Les enfants belges seraient moyennement heureux. Et les adultes ?

Un article du Soir recense une étude menée par Unicef-Allemagne sur le bonheur des enfants.  Ils ont interrogés des enfants de 21 pays et, selon les réponses, la Belgique se classe globalement au 9e rang sur 21.

Les chercheurs ont interrogé les enfants sur six critères :

    1. situation matérielle
    2. santé
    3. chance de recevoir une bonne instruction (sic!)
    4. bonnes relations avec les parents, la fratrie, les camarades (re-sic!)
    5. la sécurité
    6. et, last but not least, la perception subjective du bonheur

Je reviendrai souvent sur cette dernière notion qui est importante dans la vie quotidienne comme dans la vie professionnelle. Selon cette enquête, ce sont les enfants des Pays-Bas qui sont les plus heureux, les Américains venant bon derniers…

Les enfants belges se sentent plutôt en sécurité (4e) et pensent avoir une bonne instruction (5e), mais sont à la traine en matière de relations familiales (13e), de la situation matérielle (15e) et de bonheur subjectif (15e également) et enfin du point de vue de la santé (16e).

Je m’interroge sur les méthodes adoptées par les chercheurs et certains résultats m’interpellent : 15e pour la situation matérielle dans un pays aussi riche et 16e du point de vue de la santé.  Je n’avais pas l’impression que nos bambins étaient si chétifs.

Quant aux enfants hollandais, moi qui vis au sud des Pays-Bas, je ne les vois pas déambuler dans les rues, un sourire radieux aux lèvres et un air béat inscrit en permanence sur leur petite frimousse, mais je ne suis pas chercheur et, donc, je ne cherche sans doute pas au bon endroit, ni de la bonne façon…

Et les adultes ?

Et vous qui lisez ce blog, qu’en pensez-vous ?  Comment percevez-vous votre vie actuelle ?  Si on vous posait les mêmes questions, que répondriez-vous ?

Quelle est votre perception du bonheur ?

Dans de futurs articles, je reviendrai sur cette notion de bonheur et sur celle de la satisfaction au travail, sur la notion de bonheur subjectif.

Pouvez-vous me donner une idée du bonheur (ou du bien-être : pour les scientifiques qui étudient le bonheur, c’est la même chose) que vous ressentez ?  Vous sentez-vous heureux ?  Ou y a-t-il des choses que vous aimeriez changer dans votre vie ?

Merci de répondre à ce petit sondage.  Vos réponses seront parfaitement anonymes

Merci et à bientôt pour un autre article sur le sujet…


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Catégories :Bien-être, Pensée positive

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9 réponses

  1. PS : j’en oublie de répondre ! 🙂
    Pour ma part, depuis que je ne fais plus dépendre ma vie de l’aspect matériel ni des autres, oh que oui, je sais ce qu’est le bonheur ! et j’en souhaite autant à tous !

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    • Bravo Emma pour cette philosphie qui vous libère. Oui, le bonheur est à chercher en soi, tout comme les autres ressources qui nous permettent réellement de grandir et d’être libres.

      Nous avons en nous un potentiel immense qu’il ne tient qu’à nous de développer ou de laisser mourir.

      Visiblement, vous avez choisi la première voie.

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  2. Il serait intéressant de connaitre l’âge des enfants car il est extrêmement difficile et tout à fait relatif pour un enfant de parler « en général ».
    L’enfant qui s’est fait punir la veille se dira sans aucun doute peu heureux !
    quant à la notion du bonheur, si elle est liée aux biens, elle est encore plus relative et … dangereuse !

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    • Bonjour Emma,

      Merci pour ce commentaire. Oui, je suis d’accord avec vous, l’âge des enfants a également de l’importance et ils sont aussi sensibles, si pas plus, que nous aux circonstances.

      Quant à l’aisance matérielle, toutes les études menées par des chercheurs sur ce thème montrent qu’une augmentation de la richesse n’a qu’un faible impact sur la perception du bonheur. En outre, cet impact n’est pas durable. Même chez les gros gagnants de lotterie, cet effet euphorique ne dure généralement pas plus d’un an. Chez certains, ces gains démesurés provoquent même de telles angoisses que les Lotteries nationales belge et française disposent à présent de services psychologiques afin d’aider les « heureux gagnants » à supporter le choc.

      Je reviendrai sur ces notions dans de futurs articles. Je crois qu’elles sont importantes et qu’elles peuvent réellement aider des personnes à se sentir mieux.

      Bonne journée à vous.

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  3. j’adore ta vision disney du bonheur …
    mais je retrouve plus mes objectifs dans la deuxieme définition.

    je repense à notre rôle de parents….

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    • Oui, en tant que parents, nous avons une double responsabilité vis-à-vis du bonheur/bien-être. Je crois que c’est Jules Renard qui disait : les gens devraient être heureux, ne fut-ce que pour montrer l’exemple. Si les enfants ont devant eux des parents constamment mal dans leur peau, ils auront beaucoup de mal à trouver en eux les ressources pour être heureux. Or, en tant qu’adepte du coaching, je crois que les ressources pour être heureux se trouvent en nous et pas ailleurs. Donc, montrons à nos enfants l’exemple de personnes équilibrées, éveillées, solides face à l’adversité. Ce ne doit pas être une simple façade, mais un réel équilibre de vie qui nous rend plus forts et plus en accord avec nous-mêmes et nos vraies valeurs.

      Ensuite, si nous nous sentons bien, si nous sommes bien dans notre peau, nous serons beaucoup plus disponibles pour nos enfants que si nous sommes fatigués, en colère ou déprimés. Nous accueillerons plus facilement leurs gaffes ou leurs sautes d’humeur ou leurs caprices. Nous serons plus bienveillants et nous relativiserons mieux l’importance réelle de ce qu’ils font. Quant les parents sont à cran ou malheureux, les enfants sont rarement au 7e ciel…

      Je crois que ce type de bonheur rejoint ce que le philosophe Michel Foucault appelait « le souci de soi ». Dans ce cas-ci, c’est prendre soin de soi pour être bien avec soi-même et avec les autres. Pas évident tous les jours, j’en suis conscient, mais certaines choses valent la peine qu’on y mette le prix et, pour moi, celle-là en fait partie.

      Amitiés.

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  4. il serait en effet, intéressant de savoir comment ils ont procédé parce que s’il s’agit de l’analyse d’un sondage, les réponses à ce sondage ne sont alors que des perceptions subjectives et relative.s ex : qqun dont l’enfant a souvent des rhumes trouvera que son enfant est souvent malade jusqu’à ce qu’il rencontre qqun qui a un enfant avec une maladie grave.

    Les résultats en général ne m’étonnent pas. On est quand même dans un pays où quoi!qu’on dise la sécurité sociale est là mais la peur de la crise est là aussi, le chômage et l’insécurité matérielle qui va avec sont là également. La perception de ceci est véhiculée à nos enfants, aux générations en dessous de nous.

    A la traine au niveau relationnel, cela ne m’étonne pas trop dans la mesure ou il y a tant de divorces, tant de familles monoparentales, recomposées et donc tant de déchirures, incompréhensions, conflits, dans la mesure aussi ou on est dans une période ou l’un des plus grands problème de société est le manque de communication… mais qu’en est-il au niveau relationnel/familial et communication dans les autres pays examinés j’avoue que je n’en sais trop rien…

    enfin ce qui m’interpelle et m’inquiète c’est la notion de bonheur subjectif… déjà ceci nécessiterait de définir la notion de bonheur mais tu le suggère et j’avoue qu’à ce stade de ma vie c’est une des réflexions qui me poursuit.
    ce qui m’interpelle c’est que finalement si peu de nos petits se sentent heureux à l’heure d’aujourd’hui… est-ce qu’il faudrait lier ce sentiment négatif à une insatisfaction au niveau matériel… ? « je peux « tout » avoir mais il me manque toujours qqch…, comment être heureux quqnd il manque qqch ? et il me manque qqch parce que mon voisin, a … et je n’ai pas » frustration ?! bonheur ?
    la société de consommation pousse à ce non bonheur non ?

    et puis j’en reviens à dire qu’est-ce que le bonheur ? comment situer sur une échelle le sentiment d’être heureux et est-ce un sentiment « stable » dans la durée ? je pense que c’est un idéal de vie et à ce titre je ne peux pas répondre à ce sondage parce que pour moi un idéal c’est un rêve, le bonheur une ligne d’horizon apres laquelle on court.
    (et aussi parce qu’à ce stade de ma vie il me manque un pilier qui ne me permet pas d’être en total équilibre et donc heureuse)

    « le bonheur est un instant présent qui se cultive » telle est la devise qui me tient à coeur en ce moment. l’important étant dès lors de collecter un maximum d’instants présents agréables et de voir le positif dans le petit instant que l »on vit, de vivre à fond les petits plaisirs (un rire d’enfant, le chant d’un oiseau, une petite victoire personnelle)…

    je pense que notre rôle en tant que parents est aussi d’inculquer cette maniere de jouir de la vie à nos enfants. et leur manière de ressentir le bonheur s’en trouvera pe changée.

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    • Woaw ! Ca c’est un commentaire !

      Il n’est malheureusement rien dit sur la méthode utilisée, or on sait que la méthode influe inévitablement sur les résultats, voire les fausse complètement en cas de non-respect de certaines règles. Venant de l’Unicef, j’aurais quand même tendance à croire que la méthode était plutôt rigoureuse.

      Que nos enfants ne se sentent pas franchement heureux ne me surprend pas outre mesure. Nous sommes dans une société où la pression à la réussite matérielle et le stress imposé par le rythme de vie sont sans égale dans l’histoire humaine.

      Je suis en train de revoir, pour TED, une conférence de Nancy Etcoff sur le bonheur et elle montre que le taux de suicide croit partout : Japon, Europe, USA où pour la première fois, le nombre de suicides dépasse celui des meurtres.

      Sur la définition du bonheur : c’est là qu’il y a un vrai problème. Les définitions traditionnelles s’appuient sur une véritable imagerie d’Epinal, du genre : il vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants et baiser torride avant le fondu enchainé…

      La définition que donnent les scientifiques qui étudient cette notion est plutôt celle d’un état de bien-être, de sérénité, de résilience : c’est à dire de faculté de ne pas être affecté trop longtemps ni trop durement par les évènements négatifs de la vie.

      Pour y parvenir, il y a différentes pistes : la pensée positive, l’estime de soi, les constacts sociaux, etc. C’est ce genre de choses que je veux aborder tant dans ce blog que dans des ateliers dédiés à la pensée positive, aux actions qui conduisent vers cet état d’esprit. Je dis bien « actions », car toutes les études sérieuses montrent que le vrai bonheur réside dans l’action et non dans l’attente. On décide d’abord d’être heureux, ensuite, on met en place toute une série d’actions qui vous conduisent à cet état dont je parlais et qui vous donne de l’énergie, de la joie et de la gratitude d’être en vie…

      Merci en tout cas pour ce commentaire enrichissant.

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Rétroliens

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