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Comment faire connaître mon podcast ?

Comment faire connaître mon podcast ? C’est une question cruciale : vous avez passé des heures à concevoir, enregistrer, monter et diffuser votre podcast ? Comment le faire connaître au-delà du cercle de vos amis et collègues ? Voici quelques conseils qui vont vous aider à élargir votre audience.

Dans un article précédent, nous avons découvert Podchaser et ListenNotes, deux moteurs de recherche spécialisés dans le traçage des podcasts.

Deux moteurs de recherche pour faire connaître mon podcast

Pour les podcasteurs, tant Listen Notes que Podchaser offrent des outils pour faire connaître leur production.

Revendiquez votre podcast

D’abord, dans les deux systèmes, vous pouvez revendiquer votre podcast (si vous en êtes l’auteur, le producteur, un technicien, etc.). Cela vous permet de contrôler dans une certaine mesure ce qui se dit et se fait autour de votre podcast.

Pour les deux moteurs de recherche, il y a plusieurs procédures pour revendiquer votre podcast. Mais la plus simple est d’intégrer un code dans les notes de votre dernier épisode. Et ensuite, de faire vérifier par le système. Le tout prend environ 15 minutes sur les deux systèmes. Lorsque c’est fait, une icône « Claimed » (revendiqué) apparaît à côté du nom et du logo de votre podcast. C’est ce que j’ai fait pour mon propre podcast Formation 3.0, comme vous pouvez le voir ci-dessous :

Un podcast revendiqué sur Liste Notes

Intégrez un widget avec votre podcast dans votre site Web

Listen Notes et Podchaser vous permettent aussi de créer un code de type iFrame et d’intégrer votre podcast dans votre site Web.

Pour ma part, j’ai choisi de coller ce code iFrame dans un widget qui apparaît à la droite de chaque article du blog :

Mon podcast s’affiche à côté de chaque article de mon blog.

Sur ce widget, vous apercevez deux boutons sous le lecteur audio :

  • Subscribe : pour s’abonner
  • Share : pour partager

Lorsqu’un de vos visiteurs appuie sur l’un de ces boutons que se passe-t-il ?

Boutons du widget

Abonnement avec « Subscribe »

Lorsque les visiteurs cliquent sur « Subscribe« , ils peuvent soit copier le flux RSS de votre podcast (et l’ajouter à un agrégateur de nouvelles comme oldreader, par exemple) ou ils peuvent s’abonner à votre podcast via l’application de Listen Notes.

Partage avec « Share »

Si, par contre, ils cliquent sur Share, le widget affiche :

  • une liste de réseaux sociaux sur lesquels ils peuvent partager votre podcast
  • un lien d’affichage court
  • un lien d’intégration de type iFrame avec lequel ils peuvent intégrer directement votre podcast dans leur site web

Ce cette manière, vous facilitez la tâche de ceux qui apprécient votre production et souhaitent la faire connaître.

Demandez une revue ou une appréciation à vos abonnés

Tant Podchaser que Listen Notes permettent de faire la revue d’un podcast ou d’un épisode.

Ici, par exemple, j’ai fait la revue d’un épisode du podcast Homo Ludens de Mathieu Tassetti, que j’ai particulièrement apprécié :

Revue d’une interviewe d’Annick Pelletier

Faire connaître mon podcast avec les réseaux sociaux

N’oubliez pas non plus votre site web, votre blog et les réseaux sociaux.

Bien sûr, votre meilleur argument d’écoute, c’est la qualité de vos émissions. Mais, le fait de publier sur Facebook, Twitter ou LinkedIn augmentera votre audience.

Tenez un calendrier de publication, comme le planificateur de publication de Canva, par exemple. Canva est également très utile pour créer des visuels qui accompagneront vos épisodes ou encore le logo de votre podcast. J’ai créé le mien de cette façon.

N’oubliez pas les groupes LinkedIn, comme Podcast Français et Francophone ou encore Podcast France.

Le groupe Podcast France sur LinkedIn

Échangez avec les autres podcasteurs

Échangez avec les autres animateure et producteurs de podcasts :

  • interviewez-les dans un de vos épisodes
  • faites des émissions ensemble
  • publiez leur podcast sur une liste
  • etc.

Parlez de votre podcast autour de vous. À vos collègues, dans votre école ou votre entreprise.

Soyez fièr.e de votre bébé !

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podcast

Où trouver des podcasts qui m’intéressent ?

Où trouver des podcasts de qualité ? Des émissions qui parlent de sujets qui m’intéressent ? La croissance phénoménale de ce média audio transforme la recherche de podcasts pertinents en exploration dans une jungle foisonnante. Je vous propose donc un annuaire et deux moteurs de recherche spécialisés : Podchaser et Listen Notes.

Où trouver des podcasts pertinents ?

Le podcast connaît une croissance inattendue pour un média audio. Il faut dire que son ubiquité joue énormément en sa faveur : il est (presque) impossible – et même interdit – de regarder une vidéo tout en conduisant. Par contre, vous pouvez tout à fait écouter votre podcast préféré au volant.

Le revers de ce succès phénoménal, c’est le foisonnement des émissions. Des podcasts de tout type et sur tous les sujets. Des sujets que vous pourriez même utiliser dans vos formations ou sur votre site web.

Comment s’y retrouver dans cette jungle ?

Podcast France : l’annuaire français

Il existe un annuaire spécialisé en français : Podcast France.

Les podcasts y sont classés selon diverses catégories, comme vous pouvez le voir ci-dessous :

Quelques rubriques de Podcast France

Les propriétaires de podcasts peuvent se faire enregistrer via un simple formulaire sur le site.

Lien vers le site.

Deux moteurs de recherche spécialisés

Heureusement, il y a des moteurs de recherche spécialisés. J’en ai retenu deux :

  • Podchaser
  • Listen Notes

Ces deux moteurs sont très proches l’un de l’autre. Et ils offrent tous les deux bien plus que des recherches pertinentes.

Passons en revue leurs fonctionnalités et leurs qualités.

Des moteurs de recherche très efficaces

D’abord, tant Podchaser que Listen Notes sont des moteurs de recherche très efficaces. Je craignais que ces moteurs ne soient efficaces que pour des médias anglo-saxons. Grosse erreur ! J’ai pu y (re-)trouver facilement des émissions en français, en italien, en espagnol ou en néerlandais, comme sur l’illustration ci-dessous :

Des podcasts sur la politique en néerlandais

Cette recherche était facilitée par les « filtres » de Podchaser :

  • langue : néerlandais
  • sujet : politique

L’interface de Podchaser est en anglais, ce qui ne facilite pas la vie des francophones. Listen Notes est partiellement traduit en français.

Dans Podchaser, les filtres avancés sont gratuits alors que chez Listen Notes, ils font partie de l’offre Premium. Malgré tout, jusqu’ici, j’ai toujours trouvé ce que je cherchais via Listen Notes.

Des listes où trouver des podcasts de tout style

Tant Podchaser que Listen Notes permettent de créer des « Listes ». Ces listes peuvent être privées, non-répertoriées (même principe que les vidéos dans Youtube) ou publiques. Un bon moyen de promouvoir les podcasts que vous appréciez.

J’ai créé un liste de Podcasts éducatifs en français sur chacun des moteurs. Par contre, je n’ai pu trouver Prof Etc via Podchaser alors que j’ai pu l’inclure sans problème dans Listen Notes.

Des listes que vous pouvez compléter par des notes

Vous pouvez également commenter les différents podcasts de votre liste publique : une sorte de curation de podcasts à l’intention de vos lecteurs.

Faire connaître votre podcast ?

C’est très bien de vouloir découvrir les podcasts des autres.

Mais comment faire connaître le vôtre ?

C’est ce que nous verrons ensemble dans le prochain article dédié aux podcasts.

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formation microlearning

Présentation pour microlearning : le « mobile first » de Canva

Quel format de présentation pour le microlearning ? Le 4/3 et le 16/9 ne sont pas adaptés aux dimensions des écrans mobiles. Essayez le format « mobile first » de Canva. Il est conçu pour ce type de périphériques. Dans cet article, je vous propose un exemple aux formats présentation et vidéo.

Le microlearning commence à se faire connaître. Lorsque nous avons publié notre livre sur ce sujet, en 2018, il était encore confidentiel. Mais aujourd’hui, de nombreuses entreprises ont recours à ce type de formation. Et les plateformes de microlearning tout autant que les éditeurs de micro-modules se multiplient.

Même si pour moi, le microlearning relève plus de la conception de la formation que du périphérique utilisé, il faut bien reconnaître que le smartphone est devenu l’outil-roi du microlearning. Et pas seulement. Les visiteurs de ce blog ou de mes cours en ligne utilisent plus souvent le smartphone que le PC ou la tablette.

Il était donc impératif de concevoir des formats de présentation et de vidéos adaptés à ce périphérique.

« Mobile first » : format de présentation pour microlearning

Comment accéder à ce format ?

« Mobile first » ou « mobile d’abord » : c’est le nom du format de présentation vertical proposé par le site de Design Canva.

Pour obtenir ce format, cliquez d’abord sur Créer un design.

Ensuite, si elle n’apparaît pas directement dans les formats proposés, tapez « Présentation Mobile first » ou même « mobile » dans le champ.

Cliquez sur Présentation Mobile first.

Vous avez ainsi sélectionné le bon mode.

Comme vous pouvez le voir, Canva a récemment enrichi ses formats pour mobile…


Créez votre présentation Mobile first

L’interface de création de présentation « mobile first » se présente comme ceci :

Interface dans Canva
  1. Modèles de présentations mobile first
  2. L’animation de votre diapositive
  3. Le timing automatique de votre diapositive
  4. Un fichier audio pour ajouter un fond sonore
  5. La liste de vos diapositives (à l’aide de cet instrument, vous pouvez déplacer vos diapositives ou en ajouter très aisément tout en ne perdant pas de vue celle sur laquelle vous travaillez actuellement.

Pour le reste, la création d’une présentation mobile first ne se démarque pas d’une présentation ordinaire : vous créez votre fond, vous y déposer images, formes, textes ou extraits sonores ou vidéos.

Vous pouvez ensuite présenter ou télécharger votre présentation sous divers formats.

Différents formats de publication

Ici, j’ai choisi de télécharger ma présentation au format MP4 et de la diffuser via Vimeo.

À vous d’essayer.

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Comparatif Outils

Image interactive : quels outils utiliser ?

L’image interactive est un média très apprécié tant des élèves que des enseignants. Mais avec quels outils la réaliser et la diffuser auprès de vos apprenants ? Voici quelques conseils et quelques propositions d’outils pour vous aider.

L’image interactive est un support pédagogique aussi simple qu’efficace : une image de fond présente des points ou des zones sur lesquelles l’apprenant clique pour :

  • afficher une information textuelle
  • faire surgir une autre image
  • faire jouer un enregistrement audio ou un podcast
  • déclencher le démarrage d’une vidéo
  • ouvrir une visite virtuelle à 360°
  • donner accès à un dispositif immersif (vidéo 3D, réalité virtuelle ou augmentée)
  • etc.

Et donc, à partir d’une image de fond, on peut explorer d’autres médias liés à la même thématique. Vous pouvez également intégrer ce type d’image dans un parcours en ligne (plateforme d’apprentissage virtuel ou escape game, par exemple).

3 outils pour créer une image interactive

Je vous propose d’explorer ici 4 outils différents pour créer une image interactive :

  • Thinglink
  • Genially
  • Interactiv-img

Comparatif d’outils de création d’image interactive

L’image suivante reprend les caractéristiques des 3 applications :

Un comparatif pour tout saisir d’un coup d’œil

Thinglink

À tout seigneur tout honneur : Thinglink est l’un des premiers, sinon le premier à avoir proposé un outil de création d’image interactive.

Thinglink s’associe désormais à Canva pour créer directement des images interactives à partir des outils Canva intégrés dans l’interface :

Canva intégré dans Thinglink

Et voici une image interactive, très simple, créée avec Thinglink et Canva. Cliquez sur le bouton Play au milieu de l’image pour entendre le commentaire audio :

Si vous êtes enseignant, le compte Éducation gratuit de Thinglink vous permet de partager vos ressources. Sinon, vous devrez passer à la version payante pour pouvoir diffuser vos productions.

Lien vers Thinglink.

Genially

Genially est un site web qui propose des dizaines de modèles utiles pour créer des supports pédagogiques.

Dans ces modèles, vous trouverez aussi des exemples d’image interactive. Ici aussi, vous pouvez intégrer facilement des médias externes ou des étiquettes de texte à l’aide de boutons ou de zones cliquables.

Voici un exemple que j’ai créé pour expliquer les menus et commandes Zoom pour ma formation Concevez et animez votre classe virtuelle.

Lien vers Genially.

Interactiv-img

Contrairement aux autres sites présentés dans cet article, Interactiv-img ne fait que cela : créer des images interactives. Mais il le fait plutôt bien. La prise en main est très intuitive. La version gratuite permet de créer jusqu’à 5 images gratuites. La version payante vous coûtera 4 dollars par mois.

L’image ci-dessous présente l’équipe fictive d’une startup tout aussi imaginaire :

Dans la troisième étiquette, j’ai pu intégrer une vidéo Viméo (sur l’utilisation du code iFrame, si vous n’êtes pas familier, jetez-y un coup d’œil).

L’image, quant à elle, a été créée avec Canva for Work, la version payante de l’appli de design.

Lien vers interacti-img.

Quel outil allez-vous privilégier ?

Ces trois outils sont des freemiums. Aucun n’est libre ou open source.

Ils offrent des degrés divers de sophistication. Le tandem Canva-Thinglink est le plus riche en possibilités. Si vous utilisez Canva for Education, vous serez sans doute tenté d’utiliser cette combinaison.

Genially offre également une application intuitive, qui permet de réaliser assez rapidement (avec un peu de pratique) des images enrichies très utiles pour vos cours.

Interactiv-img me paraît l’application la plus limitée, surtout dans sa version gratuite.

Je vous laisse vous faire votre propre opinion : n’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires 😉

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Comparatif Outils

Vidéo interactive : 4 outils pour vos supports pédagogiques

La vidéo interactive est un support pédagogique de grande valeur : il ajoute au plaisir de la vidéo les bénéfices pédagogiques de l’interactivité. Mais quel outil gratuit offre le plus de fonctionnalités et de convivialité ? Cet article compare H5P, EdPuzzle, LearningApps et Thinglink. Quatre outils pour créer vos propres vidéos interactives.

La vidéo interactive : tous bénéfices pour vos apprenants

Le problème de la vidéo, c’est que c’est un support pédagogique largement passif. Les apprenants regardent, écoutent, mais ils ne sont pas vraiment actifs.

La vidéo interactive apporte à la vidéo l’interactivité qui permet aux apprenants :

  • de vérifier leur compréhension et la mémorisation des nouvelles notions
  • de maintenir un niveau élevé d’attention pendant un temps plus long
  • d’interagir avec la nouvelle matière et donc de se l’approprier vraiment

Mais comment créer votre vidéo interactive ?

Mais comment créer vos propres vidéos interactives ? Surtout, si votre niveau d’informatique ou de connaissances en codage est peu élevé ?

Quatre outils (presque) gratuits s’offrent à vous :

  • H5P
  • EdPuzzle
  • LearningApps
  • Thinglink

Un tableau comparatif pour choisir votre outil de vidéo interactive

Vous êtes pressé ?

Voici un tableau comparatif qui vous permettra de sélectionner l’outil de vidéo interactive qui convient à vos besoins.

Un tableau comparatif de quatre outils de vidéo interactive

H5P – l’outil communautaire de création de supports pédagogiques multimédias

H5P est un site communautaire. Créé par le développeur norvégien Joubel (pseudo de Svein Tore-Griff), il fait largement appel à des développeurs bénévoles. Le site présente à ce jour 46 types de supports pédagogiques multimédias, dont la vidéo interactive.

Voici un exemple que j’ai créé à partir d’une vidéo trouvée sur YouTube :

Vous pouvez en voir d’autres exemples dans la section Vidéo interactive de notre MOOC DIMPA.

L’un des avantages de H5P, ce sont ses « plugins » ou extensions. Si vous utilisez Moodle, WordPress ou Drupal, vous pouvez intégrer ces extensions à votre plateforme. Ensuite, vous pourrez créer de nouvelles vidéos interactives directement dans votre LMS. Si vous ne disposez pas de ces plateformes, vous pouvez intégrer vos applications via un code iFrame ou une clé LTI (payante).

Un petit bonus pour les utilisateurs de WordPress : vous pouvez également intégrer une application H5P dans une page ou un article en utilisant un code cours du type



[h5p id="X"]

X étant le numéro de l’application dans votre bibliothèque. C’est d’ailleurs de cette façon que j’ai intégré ma vidéo dans cet article.

La Digitale propose un outil gratuit, Logiquiz, dont je reparlerai, qui vous permet de créer ces contenus H5P sans disposer d’une plateforme extérieure.

L’équipe de HP travaille actuellement sur un « Hub » qui permettra bientôt de réutiiser les contenus créés par les autres utilisateurs. Ces contenus seront disponibles via une fonctionnalité « Get shared content » (obtenez du contenu partagé » qui s’affichera dans le menu général :

Nouvelle fonctionnalité dans le menu du haut

Vers le site de H5P.

EdPuzzle – l’outil propriétaire de création de vidéos interactives pour la classe

EdPuzzle s’adresse clairement aux enseignants, bien qu’il ne demande aucune preuve de ce statut. Il se finance à travers certaines publicités qui s’affichent sur l’espace d’édition vidéo pendant l’édition. Son modèle économique est le « freemium » : une version gratuite et des options payantes. Vous pouvez créer ou récupérer jusqu’à 20 vidéos interactives gratuitement.

Voici un exemple que j’ai réalisé autour d’une vidéo de National Geographic :

J’ai pu y insérer des questions ouvertes et à choix multiple. Par contre, je n’ai pas pu y intégrer de commentaire audio en raison des paramètres de la vidéo YouTube…

Un éditeur très simple vous permet d’insérer les éléments interactifs :

L’éditeur d’Edpuzzle

Une vidéo interactive Edpuzzle peut s’intégrer à toute page Web via un code iFrame. Elle s’intègre également à divers LMS, comme Google Classroom, Blackboard, Canvas, etc. Vous pouvez consulter la liste des plateformes compatibles. Dans ce cas, les notes obtenues par vos élèves via Edpuzzle sont automatiquement ajoutées à votre système habituel. Un gain de temps appréciable.

Vous pouvez également réutiliser des vidéos produites par les autres utilisateurs. Les vidéos existent dans de nombreuses langues sur des sujets illimités. Enfin, un éditeur de vidéo intégré vous permet de procéder à des coupures et à des montages simples.

Essayez le site d’Edpuzzle.

LearningApps : une application de vidéo interactive complète

LearningApps est un site de création et de partage d’applications pédagogiques très apprécié des enseignants. À juste titre : il propose des tonnes d’applications variées, faciles à créer ou à réutiliser, ainsi qu’un système de gestion de classes avec statistiques et rapports d’activité. Et tout cela gratuitement !

En outre, les applications LearningApps peuvent être partagées via code QR, lien plein écran ou réduit et peuvent être intégrées dans une page web avec un code de type iFrame. Cerise sur le gâteau : LearningApps passe très bien sur smartphone : les élèves peu équipés peuvent donc suivre facilement les cours proposés sous cette forme, exactement comme avec Wooflash.

Par contre, l’éditeur de LearningApps n’est pas le plus convivial. Contrairement aux autres solutions, il faut y indiquer le début de chaque insertion. Et surtout, il faut créer les applications à l’avance. Mais cela permet d’intégrer des applications complètes, variées et réellement multimédias.

L’éditeur de vidéo interactive de LearningApps

J’aurais pu intégrer des questions audio ou plus d’images dans la vidéo. En fait, toutes les applications LearningApps peuvent être intégrées dans une vidéo interactive.

LearningApps ne peut pas être intégré dans votre LMS, par contre, il vous permet de créer des groupes d’apprenants – les classes – qui mémoriseront les performances de vos élèves ainsi que les statistiques (fréquentations, notes obtenues, etc.).

Visitez le site LearningApps.

Thinglink

Thinglink a été la première application (à ma connaissance) à proposer des images interactives. Aujourd’hui, elle se dirige vers l’utilisation des technologies immersives comme la visite virtuelle, la réalité virtuelle ou encore la vidéo interactive.

Thinglink exploite son expérience passée et propose de nombreuses intégrations :

  • image
  • vidéo
  • son
  • formulaires Google Form
  • Google Maps
  • etc.

Vous pouvez importer des vidéos YouTube ou une vidéo de votre PC, de votre compte Google Drive ou OneDrive ou encore des photos directement depuis Unsplash.

Attention : Seuls les comptes de type « Éducation » permettent de partager les réalisations avec un compte gratuit.

Vous pouvez intégrer facilement une production Thinkglink dans votre site Web ou LMS via un code iFrame. Si votre établissement souscrit un abonnement du type « School », vous pouvez également intégrer Thinglink via une clé LTI. Cette clé fonctionne notamment sur Moodle, Canvas ou Blackboard.

Lien vers Thinglink.

Conclusion : quatre applis différentes selon vos besoins

Les quatre applications de vidéo interactive présentées ci-dessus présentent des caractéristiques et des modes d’inscription différents.

Les quatre applications permettent de réaliser du contenu réalisé par d’autres utilisateurs (dans la mesure où ceux-ci ont publiés leurs productions avec l’autorisation de reproduction).

Utilisez mon tableau comparatif et la description de chaque technologie pour choisir celle qui convient le mieux aux besoins de vos apprenants.

Bonne découverte et bon travail 😉

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Médias sociaux Réseaux sociaux

Planificateur de publication gratuit sur les réseaux sociaux

Vous cherchez un planificateur de publication gratuit pour vos réseaux sociaux ? Ne cherchez plus : Canva vous permet non seulement de créer des visuels impressionnants. Son planificateur vous permet de les partager en quelques clics sur vos réseaux sociaux préférés !

Vous en avez assez de vous arracher les cheveux entre Twitter, Facebook, Instagram et LinkedIn ? Sans compter Pinterest ? Marre de passer d’un format à l’autre, de naviguer d’un éditeur ou planificateur à l’autre ?

Vous voudriez planifier vos publications à partir d’un seul système ? Et maintenir un calendrier de publication en ordre ? Mais en même temps, vous n’avez pas envie de débourser des fortunes pour un planificateur de publication ?

J’ai peut-être bien la solution 😉

Canva : un planificateur de publication gratuit et performant

J’ai déjà eu l’occasion de parler de Canva et de Canva for Work sur ce blog. Depuis, l’application de design en ligne a beaucoup évolué.

Aujourd’hui, vous pouvez non seulement créer des visuels bluffants, des vidéos, des gifs, etc. Mais vous pouvez également en programmer la publication. Et ce, sans débourser un euro de plus. Le planificateur est inclus dans Canva for Work sans supplément.

Comment tirer le meilleur parti de Canva for Work ?

Canva for Work vous permet de créer des visuels au format défini par chaque réseau social. Et ensuite, d’en programmer la publication via le planificateur.

Version mobile du planificateur de Canva for Work

Sur quels réseaux sociaux pouvez-vous publier avec ce planificateur de publication ?

Avec le planificateur de publication de Canva for Work, vous pouvez publier directement sur :

  • Facebook – page
  • Twitter
  • LinkedIn – personnel ou page d’entreprise, pas dans les groupes, malheureusement
  • Instagram – personnel ou business
  • Pinterest

Voici la marche à suivre pour tirer le meilleur parti de cet outil :

Créez un visuel au format souhaité

Tout d’abord, créez un visuel au format que vous souhaitez.

Par exemple, vous pouvez créer un visuel au format Instagram. Canva vous procure un modèle de 1080 x 1080 pixels.

Lorsque vous en êtes satisfait, passez à l’étape suivante.

Copiez et redimensionnez votre visuel

Vous souhaitez publier le même lien sur Pinterest.

Ici, le format est différent : 1000 x 1500 pixels. Ce n’est plus un carré, mais un rectangle vertical.

Pas de panique !

Avec l’outil Redimensionner, vous allez pouvoir modifier votre visuel en quelques secondes.

Cliquez, retouchez : votre visuel Pinterest est prêt à être publié !

Redimensionnez votre visuel

Programmez l’affichage avec le planificateur de publication

Avec le planificateur de publication, programmez la date et l’heure d’affichage de votre visuel sur les réseaux sociaux de votre choix.

Comme vous avez effectué une copie de votre visuel au format Pinterest, vous n’avez même pas besoin de sortir de votre éditeur : le bouton Publier sur Pinterest s’affiche en haut à droite de votre écran.

Cliquez sur ce bouton.

Sélectionnez le tableau dans lequel vous souhaitez publier votre nouvelle épingle.

Ajoutez un titre à votre publication.

Décrivez le contenu de votre article.

Ajoutez le lien vers l’article de votre blog.

Programmer la date et l’heure de publication.

Planifiez votre publication

Vérifiez vos publications

De temps en temps, jetez un coup d’œil sur votre planificateur de publication.

Vérifiez que vous vous adressez aux bons segments de votre public au bon moment.

Visualisez vos publications planifiées d’un coup d’œil

Vous voyez que certains jours sont plus actifs que d’autres. Ils correspondent aux moments de présence significative de mes publics sur les réseaux sociaux.

Pour connaître les meilleurs moments de publication pour vos publics, n’oubliez pas de consulter régulièrement les statistiques de vos réseaux sociaux 😉

Le lien vers le site de Canva for Work.

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Pédagogie

Quels outils pour scénariser votre formation avec ABC ?

Quels outils pouvez-vous utiliser pour scénariser votre formation selon les principes de la méthode ABC Learning Design ? La version originale consistait en un plateau et des cartes. Mais vous pouvez également utiliser des outils en ligne pour réaliser un tel scénario.

Quels outils pour scénariser votre formation sans trop débourser ?

Dans des articles précédents, je vous ai présenté la méthode ABC Learning Design ainsi que le modèle de progression pédagogique de Gilly Salmon qui la complète bien.

Aujourd’hui, je vais vous parler de quelques outils en ligne gratuits que vous pouvez utiliser pour scénariser une formation selon cette méthode.

Outils pour scénariser votre formations en ligne ou hybrides

Learning Designer

À tout seigneur tout honneur, l’University College of London, où la méthode ABC Learning Design a été conçue propose le Learning Designer. Il s’agit d’un outil 100% en ligne et entièrement gratuit.

L’interface du Learning Designer

L’image ci-dessus est une capture d’écran de la scénarisation d’une formation que j’ai conçue lors d’un cours avec Diana Laurillard sur la méthode ABC Learning Design en formation hybride.

Chaque colonne représente un module de la formation. Les couleurs représentent les différentes activités d’apprentissage (acquisition, recherche, pratique, discussion, collaboration et production). Chaque activité est minutée. Un jeu d’icônes permet de comprendre d’un coup d’œil si l’activité se déroule en présentiel ou à distance, le nombre de participants, etc.

Le diagramme en camembert illustre le « poids » de chacun des types d’activités pédagogiques dans l’ensemble de la formation. Il s’agit d’un outil simple, assez intuitif, finalement. L’obstacle majeur est qu’il n’existe qu’en anglais, mais certains des enseignants que j’ai formés à la méthode l’ont utilisé en parallèle à une extension de traduction en ligne. Et cela a fonctionné.

L’ABC Learning Designer de Jourde et Gallenne

Cet outil est développé par François Jourde, coordinateur de l’éducation numérique auprès des Écoles Européennes, un réseau scolaire européen (Bruxelles) et Erwan Gallenne, enseignant spécialisé en pédagogie numérique.

Vous pouvez utiliser cet outil en ligne en version Google Sheet ou hors-connexion en version Excel. Il est gratuit et distribué sur cette plateforme.

Une vue du Learning Designer de Jourde et Gallenne

Le gros avantage est qu’il s’adresse à vous en français 😉

Mais ce n’est pas le seul : les deux créateurs sont vraiment à l’écoute des utilisateurs et cet outil évolue constamment pour apporter plus d’information pertinente sur votre formation. Les enseignants et référents techno-pédagogiques à qui je l’ai communiqué en sont enchantés.

Scénarisation avec Trello

Vous utilisez peut-être Trello pour la gestion de vos tâches. Je l’utilise par exemple, pour travailler en mode kanban.

Vous pouvez également scénariser vos formations avec Trello : chaque colonne représente un module de votre formation. Les couleurs illustrent les différentes activités pédagogiques.

Scénarisation ABC Learning Design avec Trello

C’est un tableau que j’ai créé avec des enseignants qui suivaient une de mes formations en conception pédagogique. Il s’agit de la même formation que dans le Learning Designer illustré plus haut. J’y ai ajouté une colonne Ressources dans laquelle j’ai mis à disposition des apprenants une carte argumentaire sur le sujet.

Chaque carte correspond à une activité désignée par sa couleur. Trello propose aussi des extensions qui permettent d’ajouter un compteur de cartes, des champs personnalisés, etc. mais uniquement dans la version payante.

Trello est collaboratif et fonctionne très bien sur smartphone, tablette ou PC.

Scénariser sa formation avec une carte mentale

Le mindmapping est un excellent outil pour concevoir des formations. La méthode ABC Learning Design ne fait pas exception.

Voici une carte mentale Framindmap : un des services proposés par l’association Framasoft.

Une carte mentale Framindmap

Ici aussi, il s’agit de la même formation sur les biocarburants. Framindmap est collaboratif en ligne, gratuit et respectueux de votre vie privée (pas de détournement de vos données personnelles).

Vous pouvez y lier des documents avec les hyperliens. Vous pouvez aussi utiliser les pictos : par exemple, le réveil rouge sur la branche vidéo, au-dessus, à droite, me signale qu’il est temps que je me réveille et que je termine cette tâche 😉

Framindmap est un excellent outil de mindmapping en ligne que nous recommandons dans nos formations Formez avec le Mindmapping.

Scénarisez avec Padlet

Pour ceux qui aiment la simplicité, Padlet peut les aider.

Voici la même formation scénarisée sur Padlet (en partie, j’ai juste voulu illustrer le principe).

Scénarisation ABC Learning Design avec Padlet

Ce tableau est public, vous pouvez le cloner avec la commande en haut à droite.

Ici aussi, les fiches de couleurs permettent de comprendre immédiatement de quel type d’activité d’apprentissage il s’agit. Les commentaires permettent de travailler à plusieurs ou de superviser à distance.

Bonus – une alternative gratuite à Padlet

Même si Padlet est devenu payant, je continue à l’utiliser, car je le trouve très souple. De plus, il permet de créer des tableaux, certes, mais aussi des cartes de géographie, des lignes du temps, etc.

Par contre, de nombreux enseignants cherchent une alternative à Padlet pour créer des murs virtuels. Dans ce cas, je leur conseille Netboard, qui est un peu moins intuitif, mais peut remplacer Padlet, tout au moins en ce qui concerne les murs en ligne.

Cinq outils pour scénariser votre formation avec ABC Learning Design

Vous l’aurez compris : ces cinq outils sont différents.

Ils n’offrent pas tous le même degré de sophistication, ni les mêmes informations pertinentes sur la qualité de votre scénario.

Mais, ces outils correspondent sans doute à des besoins et à des personnalités différentes. Selon que vous soyez attiré par les chiffres et les graphiques ou que vous soyez plus intuitif ; selon votre goût pour les applications numériques ou non ; vous trouverez, je l’espère, dans cette gamme, un outil qui vous conviendra parfaitement. C’est tout le mal que je vous souhaite 😉

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Pédagogie

Progression pédagogique : le modèle de Gilly Salmon

En formation, comment assurer une progression pédagogique adéquate ? Qui aide vraiment nos apprenants à évoluer dans leurs apprentissages ? Qui leur offre l’opportunité d’en tirer le maximum à tout point de vue ? Je vous propose le modèle de progression pédagogique développé par Gilly Samon dans le cadre de la méthode ABC Learning Design.

Dans un article précédent, je vous ai parlé de la méthode de scénarisation pédagogique ABC Learning Design. Le modèle de progression pédagogique dont il est question ici a été développé par Gilly Salmon, professeure à l’Université de Western Australia. Gilly Salmon est une des spécialistes de la méthode ABC LD.

Une progression pédagogique en 5 étapes

Mais quand proposer ces différentes activités ? A quel moment dans la formation ?

La progression pédagogique est importante. Gilly Salmon propose un modèle en 5 étapes qui me paraît vraiment répondre aux besoins des apprenants. Pour chaque étape, elle envisage l’aspect technique et la dimension pédagogique. Ce modèle a été développé pour des formations à distance, mais il peut être adapté facilement pour toute modalité, du présentiel au comodal, de l’hybride au distanciel. J’observe qu’en utilisant ABC Learning Design et le modèle en 5 étapes, j’ai davantage tendance à laisser plus de marge d’initiative et donc de créativité aux apprenants de mes propres formations.

Etape 1 : Motivation et accessibilité

Dans cette première étape de votre formation, vous faites tout ce que v​ous pouvez pour motiver vos apprenants :

Motivation

  • vous les accueillez chaleureusement
  • vous vous présentez ainsi que les autres membres de l’équipe
  • vous leur demandez de se présenter, peut-être avec un brise-glace
  • vous présentez le programme de la formation
  • vous leur désignez les objectifs du parcours d’apprentissage 
  • vous leur décrivez les critères de réussite de ce parcours
  • vous leur expliquez les modalités de la formation : 100% présentiel, hybride ou à distance
  • ​​vous leur fournissez le calendrier de la formation avec toutes les échéances
  • vous leur indiquer où sont les forums ou les systèmes d’échange d’information et vous les invitez à s’y manifester (écrire un premier billet sur le forum, par exemple)

Accessibilité

Vous procurez à vos apprenants toutes les informations et l‘assistance nécessaire pour accéder à votre formation ; pour y naviguer à l’aise ; pour trouver l’information adéquate au moment où ils en ont besoin :

  • vous envoyez à vos futurs apprenants leurs identifiants (nom d’utilisateur, mot de passe) ainsi que les instructions de base pour se connecter
  • vous postez des vidéos qui expliquent aux futurs apprenants dans quel environnement ils vont évoluer
  • si vous utilisez des dispositifs différents (pour les classes virtuelles et les séances d’autoformation à distance) mentionnez-le et fournissez les informations relatives aux deux systèmes, comment ils interagissent, si vos apprenants ont besoin de créer deux comptes différents, etc.
  • vous proposez une page FAQ (questions souvent posées) avec des réponses claires et directement accessibles
  • vous affichez un e-mail, un numéro de téléphone ou un chat en ligne via lesquels les apprenants pourront entrer en contact avec un tuteur ou un formateur
  • vous proposez une séance d’information pendant laquelle vous ferez une démonstration de connexion et de navigation de base

Etape 2 : socialisation en ligne

Vous proposez à vos apprenants des activités de socialisation en ligne et de « mise en confiance » : c’est une étape de team building, d’activités qui contribueront à la constitution d’une communauté apprenante.

Envoyez régulièrement des messages

Socialisation

  • Vous leur proposez des activités de découverte de l’environnement d’apprentissage
  • À ce stade, les participants découvrent des activités d’acquisition, des exercices et de la recherche individuelle
  • vous leur faites faire des exercices de « faible barrière technologique » (une contribution à un Padlet, par exemple)
  • vous proposez à vos apprenants des échanges via forum, billets ou autres publications, d’échanger sur leurs envies, leurs craintes, leurs demandes d’aide
  • vous pouvez organiser une bourse d’entraide : certains apprenants offrent une aide technique en échange d’une révision de l’orthographe ou d’un coup de pouce en anglais
  • le tuteur stimule les premières discussions entre les participants ; au besoin, il leur rappelle les règles de base
  • tout ceci constitue les bases de la « communauté d’apprentissage » essentielle aux activités de discussion et de collaboration que vous proposerez lors des étapes suivantes

Messages et communication

  • Le tuteur ou le formateur envoie un message aux apprenants à chaque fois qu’un nouveau module s’ouvre, qu’une classe virtuelle est programmée : cela participe de la « ritualisation » qui structure le cours et contribue au renforcement de la communauté apprenante
  • le tuteur est attentif aux absences, aux apprenants qui ne se connectent pas régulièrement : il les contacte par message en leur proposant son aide, leur demande s’ils rencontrent des difficultés, etc.
  • certains de ces messages peuvent être automatisés, mais attention : n’automatisez pas tous vos messages. Ou vos apprenants se rendront compte qu’ils ont affaire à des robots. Pour les personnes qui ne se sont pas connectées depuis un certain temps, vous pouvez par exemple envoyer un premier message automatique, mais personnalisez au maximum les suivants : montrez-vous empathique et prévenant.

Étape 3 : échange d’information

Cette phase commence généralement à la fin de la première semaine ou au début de la deuxième semaine.

Faciliter le travail et accompagner dans l’utilisation des supports pédagogiques

  • Le tuteur accompagne les apprenants dans leur appropriation des supports pédagogiques : utilisation des cartes mentales, des infographies, etc.
  • Il propose des activités structurées : recherches, discussions autour d’une thématique, d’une tâche à réaliser, il programme des travaux à remettre, réexplique au besoin où trouver les échéances, comment manipuler l’agenda ou le calendrier intégré à l’environnement d’apprentissage
  • le tuteur attribue des rôles et des responsabilités aux apprenants dans les différents groupes (préparation à la collaboration, à l’évaluation par les pairs)
  • le tuteur stimule les discussions entre apprenants
  • il résume les résultats des apprenants, leur donne un retour sur leurs travaux et leurs stratégies d’apprentissage (feedback formatif)

Recherche, personnalisation et appropriation des supports pédagogiques

  • Le tuteur accompagne les apprenants dans la maîtrise des outils : environnement d’apprentissage, mais aussi applications et logiciels utilisés pendant le parcours de formation
  • les apprenants s’approprient les outils et constituent leur environnement personnel d’apprentissage (EPA)
  • les apprenants eux-mêmes proposent des outils qu’ils ont découverts ou déjà utilisés dans un autre contexte

Étape 4 : construction de la connaissance

Cette étape se met en place généralement vers la troisième semaine. Les apprenants prennent de l’assurance et des initiatives.

Quand la liberté incite les apprenants à initier la discussion

Faciliter les processus

  • Les apprenants deviennent de plus en plus maîtres de leurs propres apprentissages
  • ils prennent l’initiative des discussions
  • ils conduisent ces discussion sous la supervision du tuteur ou non
  • le tuteur invite les apprenants à réfléchir sur ce qu’ils ont déjà appris (métacognition) de manière individuelle ou en sous-groupes
  • le tuteur fournit des outils et des méthodes, mais ce sont les apprenants qui construisent leur propre projet
  • les apprenants établissent des liens entre ce qu’ils apprennent et d’autres contextes :
    • autres cours et formations
    • lieu de travail ou de stage
    • projets personnels non-liés à la formation

Visio-conférences et collaborations

  • Les participants se sont appropriés la plupart des outils d’apprentissage : ils organisent leur propre travail en sous-groupe en utilisant
    • la vidéo-conférence
    • le chat intégré dans l’environnement d’apprentissage
    • l’e-mail ou tout autre messagerie

Étape 5 : développement

Les apprenants sont à présent des étudiants confirmés : ils sont capables de réfléchir sur leur apprentissage et d’utiliser leurs nouvelles connaissances, compétences et attitudes dans de nouveaux contextes :

Soutien et réponses

  • Le tuteur propose des moments de réflexion sur les stratégies d’apprentissage : comment ai-je appris ? Seul et en groupe.
  • Les apprenants conduisent les discussions seul, sans supervision
  • ils peuvent pratiquer l’évaluation par les pairs en fonction de critères donnés et en fournissant un véritable feedback formatif
  • Les apprenants sont prêts à transférer leurs connaissances et compétences à d’autres
  • ils peuvent réutiliser leurs nouvelles connaissances, compétences et attitudes dans d’autres contextes :
    • autre formation
    • cadre professionnel

Fournir des liens vers d’autres contextes

  • Le tuteur fournit des liens et des informations vers d’autres :
    • formations complémentaires
    • stages en entreprise
    • entreprises : en fin de qualification, par exemple
  • Le tuteur attire l’attention des apprenants sur leur degré de maîtrise, les invite à porter un regard positif sur ce qu’ils ont appris, les encourage à montrer leur production

Une progression pédagogique vers plus d’interactivité

Vous l’avez sans doute noté vous-même : le modèle de progression pédagogique de Gilly Salmon évolue vers plus d’interactivité entre les apprenants.

Vers une communauté apprenante

L’objectif est bien de créer une communauté apprenante : un groupe qui partage les mêmes intérêts et qui, par ses contributions individuelles et collectives, participe à l’apprentissage de tous et de chacun.

Collaborer partout et en tout temps

Une véritable interactivité

Cette interactivité ne consiste pas seulement en actions-réactions mécaniques, telles que l’on voit dans certaines formations où l’interactivité n’est constituées que de jeux d’aller et retour avec un jeu ou un média. Cette interactivité implique les participants dans :

  • des productions collectives
  • dans de la prise de décisions communes
  • dans des discussions autour de la pertinence de la matière, des modes de production
  • dans de la réflexion de groupe sur les acquis et les stratégies d’apprentissage

Une pratique structurée de la métacognition

Arrêtons-nous un peu sur la dernière partie de cette énumération : des moments de réflexion collective sur les acquis et les stratégies d’apprentissage.

Le modèle de Gilly Salmon prône des moments privilégiés de métacognition individuelle et collective.

Dans la quatrième étape, il s’agit des acquis :

  • qu’est-ce que j’ai appris ?
  • Qu’est-ce que je sais de neuf ?
  • Qu’est-ce que je sais faire que je n’étais pas capable de faire auparavant ?
  • En quoi mon attitude a-t-elle changé face à certaines situations ?

Tandis que dans la cinquième étape, il s’agit de réflexion sur les stratégies d’apprentissage :

  • comment est-ce que j’apprends ? Seul ?
  • Quelles sont les méthodes qui me conviennent le mieux ?
  • Où ai-je échoué ?
  • Où ai-je réussi ? Pourquoi ? Comment ?
  • Qu’est-ce que je peux faire pour renforcer mes points forts ?
  • Pour compenser mes points faibles ?
  • En groupe, comment me suis-je comporté ? Etait-ce payant ?
  • Quels rôles ai-je joué pendant cette formation ?
  • etc.

Conclusion : un module de progression pédagogique

Le modèle de progression pédagogique en 5 étapes de Gilly Salmon est particulièrement bien adapté à la scénarisation pédagogique avec l’ABC Learning Design. Il dessine une courbe d’évolution dans l’usage des activités pédagogiques variées prônée par l’ABC-LD.

Il n’est pas toujours facile à mettre en œuvre : il faut réfléchir à chaque étape, au degré de familiarité de nos apprenants avec l’environnement d’apprentissage, bien doser l’utilisation de l’interaction.

Mais, au fond, n’est-ce pas ce que nous devrions toujours faire lorsque nous scénarisons une formation ?

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Pédagogie

Scénario pédagogique : ABC Learning Design

Comment créer un scénario pédagogique de qualité ? Qui réponde précisément aux besoins de vos futurs apprenants ? Et qui sorte définitivement de la spirale infernale vidéo-quiz ? Essayez la méthode ABC Learning Design. Une méthode basée sur les besoins de l’apprenant et sur les compétences à acquérir.

Un scénario pédagogique de qualité, qu’est-ce que c’est ?

Ce que je vais énoncer ici peut vous paraître très subjectif (j’assume). Pour moi, un scénario pédagogique de qualité, c’est :

  • Un plan qui tient compte de tous les besoins des futurs apprenants, y compris les besoins non cognitifs:
    • (problèmes socio-affectifs
    • soucis techniques,
    • difficultés administratives,
    • croyances limitantes,
    • manque de communication,
    • etc.
Concevez en pensant aux besoins spécifiques de vos apprenants
  • Un scénario qui ne se contente pas de présenter la matière (activités d’acquisition) mais offre aux futurs apprenants des opportunités :
    • d’interagir avec les nouvelles notions,
    • de communiquer et de collaborer avec les autres apprenants,
    • d’utiliser les nouvelles compétences et connaissances dans un contexte différent (création, recréation, mixage)
    • de réfléchir sur ce qu’ils ont appris
    • de prendre du recul par rapport à leurs stratégies d’apprentissage (métacognition)

ABC Learning Design : le scénario pédagogique Made in UCL

D’où vient ce scénario pédagogique ABC Learning Design et qu’a-t-il de si particulier ?

Cette méthode de scénarisation pédagogique a été développée au sein de l’University of Central London. Elle est issue du modèle « Conversational Framework » de Diana Laurillard, avec qui j’ai eu le plaisir de suivre une formation sur le Blended Learning proposée par l’Université de Leeds.

C’est cette méthode de scénarisation que je propose désormais aux participants de ma formation Créez votre cours en ligne. Car elle s’adapte particulièrement bien à mes préoccupations de répondre aux besoins des apprenants. Et elle s’inscrit de manière très fluide dans la Pensée Design, qui est la méthode générale de conception de formation que j’utilise.

A l’origine, la méthode ABC Learning Design consistait en un jeu de plateau sur lequel les enseignants disposaient des cartes correspondant aux différentes activités d’apprentissage. Aujourd’hui, il existe divers outils numériques permettant ce type de scénarisation, y compris en collaboration à distance. Nous en parlerons dans un article à paraître bientôt sur ce blog.

Des activités qui engagent vos apprenants

Je vois souvent des articles, qui ressemblent furieusement à des annonces publicitaires, qui vantent les qualités de tel ou tel outil « engageant » pour vos apprenants. Alors qu’en réalité, ce sont les usages des outils qui feront que vos apprenants seront motivés ou non.

L’acquisition

Or, dans de nombreuses formations, à distance ou hybride en particulier, les seules activités proposées sont réellement d’un niveau faible : celui de l’acquisition. Ce sont par exemple :

  • des documents à lire ou à télécharger
  • des vidéos à regarder
  • des podcasts ou fichiers audio à écouter
  • des témoignages d’experts
  • des infographies ou des graphiques
Écouter un podcast ou visionner une vidéo

Loin de moi l’idée de dénigrer ces activités d’acquisition : mais elles ne représentent qu’une petite partie des activités d’apprentissage que vous pouvez mettre en œuvre dans une formation de qualité. La méthode ABC Learning Design classe ces activités en 6 catégories, dont l’acquisition.

Viennent ensuite :

La pratique – l’exercice ou encore l’entraînement

Ce sont toutes les activités qui vont permettre à vos apprenants de s’exercer, d’acquérir des compétences pratiques :

  • QCM – formatif avec rétroaction immédiate : peut s’adapter à de nombreuses matières, surtout pour la mémorisation ou la compréhension
  • Stack / CodeRunner : pour l’écriture du code et la vérification immédiate de la correction
  • Jeux de rôles en ligne (forum, classe virtuelle)
  • Tâches réflexives – individuelles ou en groupe (forum)
  • Études de cas (forum, cours) 
  • Questions d’examen en rafale (forum)
  • Quiz : texte à trous, appariement, tri en catégories, etc.
  • Activités de terrain, de laboratoire
  • Simulations (Réalité virtuelle, augmentée, mixte, simulateurs de vol, de machines-outils, etc.)
Scénario pédagogique avec ABC Learning Design : les types d’activité

L’enquête – la recherche

Ici, il s’agit d’effectuer des recherches, mais aussi de sélectionner les informations pertinentes en vue de l’objectif du cours.

  • Recherches sur le Web via des moteurs de recherches génériques  (Google, Duckduckgo, Lillo, etc.) ou spécialisés (CC Search, Podchaser, etc.)
  • Comparaison de textes  
  • Collecte de données numériques (veille, scrapers, etc.)
  • Évaluation d’idées, de propositions d’action, etc.
  • Recherches-actions
  • Rédaction d’articles de synthèses

La discussion

La discussion, bien entendu, concerne toutes les activités d’échanges entre les apprenants, mais aussi, les prises de décisions (sur les informations pertinentes à conserver, sur la forme à donner à une production ou à une collaboration, etc.).

  • Interview d’un expert (forum/chat) 
  • Webinaires (classes virtuelles)
  • Réponse / exemple type d’un travail précédent (forum)
  • Analyse d’un chat (pendant le cours ou téléchargé)
  • Réflexion par rapport à un travail/professionnel (blog)
  • Discussion de groupes sur un sujet, un problème, une lecture (chat, blog, wiki ou réseaux sociaux internes ou externes)
  • Tâches réflexives – individuel ou en groupe (forum) 
  • Forums électroniques – échanges sur un sujet
  • Conduite d’un projet de groupe
Activités de discussion

La collaboration

Les trois derniers types d’activités sont parfois difficiles à discerner les uns des autres, car il existe de nombreuses intersections : difficile, en effet, de collaborer sans discuter, de produire une présentation de groupe sans discuter ni collaborer…

  • travail de groupe
  • groupes d’échanges, d’intérêts
  • évaluation par les pairs
  • rédaction collective (de type Framapad ou sur carte mentale au mur ou sur le sol)
  • wiki, bibliothèques de ressources, murs virtuels (Padlet), glossaire collaboratif, etc.
  • réseaux sociaux (rédaction de statuts, likes, commentaires, recommandations, etc.)
  • encadrement d’autres apprenants (tutorat par les pairs)
  • élaboration d’une production en ligne
  • coconstruction : production de nouveaux savoirs, d’intelligence collective, de créations intellectuelles collaboratives

La production

Je n’ai pas tenté d’être exhaustif – encore moins dans cette liste que dans les autres – car les activités possibles sont innombrables :

  • Interview d’un expert, d’un témoin ou d’un pair
  • Revues et critiques de la littérature (forum/blog/wiki/RSS)
  • Développement d’une bibliothèque partagée de ressources (base de données/glossaire/wiki) 
  • Présentation des acquis (affichage, posters, présentations) 
  • Portfolios, journal de formation
  • Études de cas (forum, leçon) 
  • Synthèses (mise en ligne de textes produits individuellement ou en groupe,  écriture d’un rapport ou d’un article, d’un billet de blog) 
  • Schématisation conceptuelle, cartes mentales, infographies 
  • Production vidéo, commentaire audio, podcast
  • Conduite d’un projet de groupe
  • Etc.

Un scénario pédagogique qui mobilise tous les niveaux de compétences

L’intérêt majeur de cette méthode de scénarisation, c’est de pouvoir proposer des activités d’apprentissage qui mobilisent tous les niveaux de compétences de vos apprenants. Je pense à la taxonomie de Bloom, notamment, dans laquelle les activités d’acquisition et d’exercice ne forment que les premiers niveaux. Celle-ci a été récemment révisée par Krathwolh. Voici une carte mentale que j’ai créée sur le sujet à l’occasion d’une formation sur le design en formation hybride. Vous pouvez la télécharger au format XMind depuis notre page Conception pédagogique. Ou au format PDF en utilisant le lien de téléchargement ci-dessous.

Taxonomie de Bloom révisée par Krathwolh

Un scénario pédagogique transversal

Dans vos activités, n’oubliez pas que vos apprenants ont aussi une vie en-dehors du Web : ce n’est pas parce que vous proposez une formation à distance que tout doit se passer en ligne ou via des applications numériques. Suggérez aussi à vos apprenants :

  • de rencontrer des gens
  • de les interviewer
  • de prendre des photos ou des vidéos de leur environnement
  • de dessiner leurs idées ou leur projet
  • de découper des prototypes dans du carton
  • etc.

Le retour d’expérience : une opportunité de métacognition

Toutes les activités hors-ligne permettent aussi un retour d’expérience en ligne, qui peut faire l’objet d’une présentation, d’un compte rendu, d’une discussion entre pairs, etc.

C’est ainsi que je demande aux participants de notre formation Créez votre cours en ligne à destination des enseignants de faire un retour d’expérience de leur projet :

  • quel était le sujet de leur cours ?
  • quels étaient leurs objectifs pédagogiques ?
  • ceux-ci ont-ils été atteints ?
  • quels obstacles ont-ils rencontrés ?
  • etc.

Je leur donne le choix de la forme du compte rendu : réponses à des questions formulées sur une carte mentale ; formulaire dynamique créé avec H5P ; texte, libre ; présentation ; vidéo, etc.

Ces comptes rendus font l’objet d’une discussion lors d’une classe virtuelle finale.

Je compléterai cette présentation de la scénarisation avec cette méthode ABC Learning Design avec un article sur la progression pédagogique selon le modèle de Gilly Salmon et un autre sur les outils que vous pouvez utiliser pour créer un tel scénario pédagogique.

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Logiciels Mindomo

Nouvelle interface ergonomique pour Mindomo

Le logiciel de Mindmapping collaboratif Mindomo propose une nouvelle interface ergonomique, au design minimaliste. Un environnement de travail Zen, dépouillé, qui permet de se concentrer sur l’essentiel sans distractions.

J’ai déjà parlé très souvent de Mindomo sur ce blog et j’y repique encore, car cette fois, l’éditeur de cartes mentales nous revient avec une nouvelle interface ergonomique : un environnement de travail minimaliste. Un jardin Zen de cartes mentales pour se concentrer sur l’essentiel et rien d’autre.

Une nouvelle interface ergonomique et minimaliste

La plupart des détracteurs de Mindomo insistaient sur le caractère un peu « vieillot » et pas très ergonomique de ce logiciel de cartes mentales.

Mindomo vient de leur asséner une réponse très séduisante en proposant une nouvelle interface ergonomique Zen : un environnement de travail réduit à l’essentiel, exempt de distraction.

L’environnement Zen est souvent une option, offerte par exemple par les dernières versions de XMind. Ici, c’est l’interface par défaut.

Toutes les commandes à portée de clic

Toutes les commandes (ou presque) ont été rassemblées dans une fenêtre activable depuis l’onglet droit sur le sujet concerné.

Les commandes sont proches du sujet concerné

À partir de cet onglet droit vous pouvez :

  • intégrer une note, un commentaire, un hyperlien ou un contenu de votre compte Evernote
  • insérer une vidéo, une image, un pictogramme ou encore un fichier sonore (très intéressant pour les professeurs de langues, par exemple)
  • entourer vos sous-sujets d’un nuage ou les lier entre eux via une flèche (relation)
  • modifier la forme, la couleur, le texte de vos sujets (branches)
  • modifier les polices de caractères, leur taille, leur couleur, etc.
  • dessiner les branches de votre mindmap, les colorer, en modifier l’épaisseur, la forme (flèches, pointillés, etc.)
  • modifier la structure de votre graphique (mindmap, arbre droit ou gauche, organigramme bas ou haut, carte conceptuelle)
  • intégrer des tâches pour la gestion de projet avec des dates de début, de fin, des niveaux de priorités, des personnes responsables, etc.
  • et puis enfin, dans la rubrique Outils de ce même onglet, vous pouvez contrôler certains attributs de votre carte (comme le copier-coller du style ou encore la création de cartes mentales secondaires

La nouvelle interface ergonomique de Mindomo : une réponse élégante à ses détracteurs

Mindomo a réussi son pari de créer une interface claire, zen et minimaliste.

Plus que jamais, il est facile de se concentrer uniquement sur sa tâche, sans être distrait par des menus accessoires, des instructions périphériques sans lien avec la tâche en cours.

Le nouvel éditeur de notes est, lui aussi, très dépouillé et permet la rédaction d’un vrai texte suivi.

Une belle réussite.

Si vous n’avez pas encore de compte Mindomo, vous pouvez en créer un ici.

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Cerveau

Comment prendre soin de votre cerveau ?

Comment prendre soin de votre cerveau pendant ou après le confinement ? Alors que la traditionnelle période des examens approche, je vous propose quelques conseils pour prendre soin de votre cerveau. Et surtout, pour le maintenir en grande forme pendant très longtemps.

Le cerveau ne représente pas 10% du poids du corps humain. Et pourtant, qui niera son importance dans notre vie ? Voire, dans notre survie ?

Comment prendre soin de votre cerveau en toute circonstance

Cet organe, comme tout autre, a besoin d’être soigné, entretenu. Et le confinement de ces derniers mois a mis à rude épreuve le cerveau de nombreuses personnes. Que ce soit le stress, le manque d’exercice, la solitude… Autant de facteurs qui ont pu jouer en défaveur de notre santé mentale. Et aussi, de la santé physique de nos neurones.

Cette carte mentale résume quelques conseils utiles

Comment prendre soin de votre cerveau ? Quelques conseils

Vous pouvez la télécharger au format XMind depuis notre page Mémoires. Ou la télécharger au format PDF ci-dessous. Les pictogrammes utilisés pour créer cette carte proviennent du site Icons8.

Comment prendre soin de votre cerveau à long terme ?

Exercez votre cerveau

Certains éditeurs proposent des applications pour stimuler votre cerveau. Et garantissent une protection contre le vieillissement. Hélas, les recherches montrent qu’une seule application ne peut pas lutter contre le vieillissement et la détérioration des neurones. L’une d’elles, Lumosity, a d’ailleurs été condamnée à deux millions de dollars d’amende pour publicité trompeuse.

Sommes-nous dès lors condamnés à une déchéance irrémédiable ? Non. Mais, notre cerveau a besoin de tâches complexes, de réelles difficultés pour rester en forme… Voici quelques tâches qui peuvent vous aider :

  • Apprendre une nouvelle langue : eh oui, apprendre une nouvelle langue est une tâche ardue et complexe. Elle exige de mémoriser du vocabulaire, de comprendre des structures grammaticales et syntaxiques parfois très éloignées des nôtres. De créer des liens entre des concepts inconnus, etc.
  • S’engager dans une nouvelle discipline : vous avez passé votre vie à faire des mathématiques ? Essayez-vous à la musique ou à l’histoire de l’art. Vous étiez uniquement cérébral ? Tentez le bricolage. Ces diversions mettent le cerveau à rude épreuve. Et il adore ça !
  • Apprendre un poème par jour : Stéphane Hessel, ancien diplomate et militant convaincu, s’y est astreint jusqu’à son dernier souffle, à l’âge de 95 ans.
Exercez votre cerveau

Reposez-vous

Cela peut paraître contradictoire, mais le cerveau a besoin de repos. Même si les sciences n’expliquent pas encore bien ce qui se passe dans notre cerveau lorsque nous dormons, il n’y a aucun doute : le sommeil est réparateur. Au sens propre comme figuré. Et donc, suivez ces quelques conseils :

Dormez suffisamment

Notre époque productiviste nous pousse à travailler plus. À toujours être plus efficace. Parfois même à mépriser le repos. À l’assimiler de la paresse. En réalité, le repos nous est aussi nécessaire que l’air que nous respirons.

Les adolescents ont des difficultés à s’endormir le soir et à s’éveiller le matin. C’est normal, comme je l’explique dans cet article déjà ancien. Leur cycle de sérotonine est différent de celui des adultes. Et la lumière bleue des écrans n’arrange rien. Essayez de négocier une utilisation des écrans pas trop irrationnelle dans l’intérêt de vos ados.

Accordez-vous des pauses entre les session d’étude ou de travail

L’expérience montre que des sessions ininterrompues d’étude ou de travail sont improductives. Il vaut mieux les entrecouper de périodes de repos.

Vous pouvez également utiliser la méthode Pomodoro : celle-ci consiste à alterner des périodes de haute productivité de 25 minutes et des périodes de repos ou de distraction de 5 à 25 minutes.

Un moment de pause, ça fait un bien fou !

Faites de l’exercice physique

La vie sédentaire est dangereuse. L’absence d’exercice physique entraîne toute une série de conséquences désastreuses tant pour votre santé mentale que physique. L’exercice entraîne une meilleure oxygénation du cerveau, un entretien des articulation, prévient le durcissement des artères, etc.

Une vie trop sédentaire peut provoquer :

  • le surpoids
  • la dépression nerveuse
  • le diabète
  • le cholestérol
  • le vieillissement prématuré des articulations
  • etc.

Faites donc de l’exercice physique : c’est aussi important pour votre cerveau que l’exercice intellectuel. Vous ne devez pas forcément devenir un champion. Ni céder aux sirènes de l’agitation à tout prix. Ces exercices sont amplement suffisants :

  • Marchez 2 à 3 fois par semaine
  • Gymnastique : inscrivez-vous à un club, c’est plus gai à plusieurs
  • Quittez votre chaise régulièrement : si comme moi, vous travaillez de longues heures face à un écran, forcez-vous à vous lever, à faire quelques pas, modifiez la hauteur de votre siège plusieurs fois par jour.

Mangez sain

On ne le répétera jamais assez : une alimentation saine est la meilleure des préventions !

Ne mangez pas trop :

  • de graisse
  • de sucre

Mangez varié :

  • viande
  • légumes
  • fruits
  • pâtes

Buvez de l’eau en suffisance : non seulement c’est bon pour votre corps, mais votre cerveau est un organe électrique et l’eau est un excellent conducteur… Quand vous avez la « gueule de bois », vous n’avez pas mal au cerveau, mais aux méninges. Parce que l’alcool les a déshydratées. Boire de l’eau régulièrement assure un meilleur équilibre de votre cerveau.

Évitez les stupéfiants : boire un verre de vin à table n’a jamais tué personne. Mais évitez d’exagérer. Les substances comme le cannabis, la cocaïne ou les autres drogues peuvent vous procurer un moment d’euphorie bienvenue, mais à long terme, elles sont dommageables pour vos neurones.

Manger sain et bon, c’est possible

Comment prendre soin de votre cerveau pour investir en vous-même

Tous ces conseils vous paraîtront peut-être rébarbatifs. Mais votre cerveau est unique. Il n’y en a pas deux identiques sur cette planète qui en compte pourtant plus de 7 milliards…

Le cerveau est le siège de votre identité – voyez la mémoire épisodique – et donc de votre indépendance.

Si nous vivons de plus en plus vieux, nous vivons également de plus en plus longtemps en état de dépendance. En entretenant votre cerveau, vous repoussez, voire annuler cette période de dépendance de votre âge avancé.

C’est tout le mal que je vous souhaite 😉

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Communication Présentation

Intégrer des questions Wooclap dans Genially

Comment intégrer des questions Wooclap dans Genially ? Comment bénéficier à la fois de l’animation de Genially et de la conservation des résultats de Wooclap ? Voici quelques conseils pour réussir cette intégration de Wooclap dans Genially.

Beaucoup d’utilisateurs considèrent que Genially porte bien son nom : l’application est géniale ! Sans connaître une ligne de code, vous pouvez créer des contenus pédagogiques de très grande qualité. Ce n’est pas moi qui dirai le contraire.

Par contre, le gros point noir, c’est que Genially n’a pas de mémoire : il ne conserve aucun résultat des fabuleux quiz qu’il vous permet de créer…

Alliez l’animation de Genially à la conservation des résultats de Wooclap

Une des solutions que vous pouvez mettre en œuvre pour conserver les résultats de ces quiz, c’est d’intégrer les questions Wooclap dans votre présentation Genially.

J’ai déjà parlé de Wooclap dans plusieurs articles de ce blog et notamment sur le type de questions qu’on peut poser avec cette application.

Wooclap est génial pour animer une session en présentiel ou à distance : la possibilité d’intégrer des questions dans une présentation en fait un réel support de l’attention.

Par contre, une présentation intégrée dans Wooclap est convertie en format Wooclap et devient totalement statique.

Comment allier les points forts des deux applications ?

La solution : intégrer des questions Wooclap dans Genially

Oui, vous pouvez facilement intégrer des questions Wooclap dans votre présentation Genially.

Voici comment :

Procédure pour intégrer vos questions Wooclap dans Genially

Créez votre présentation Genially

Tout d’abord, créez votre présentation Genially.

Insérez-y les diapositives vierges aux endroits où vous vous souhaitez intégrer des questions Wooclap.

Créez un nouvel événement dans Wooclap

La première chose que vous devez faire, c’est de créer un événement dans Wooclap.

C’est comme cela que Wooclap appelle les sessions.

Créez les questions que vous souhaitez intégrer

Créez dans Wooclap, les questions que vous souhaitez intégrer dans votre présentation.

Sauvegardez-les au fur et à mesure dans votre événement.

Sélectionnez le code iFrame de votre question

Pour intégrer votre question dans Genially, vous allez avoir besoin du code iFrame.

Pour le copier dans votre presse-papier, cliquez sur les trois points verticaux tout à la droite de la question.

Sélectionnez le code iFrame comme ceci :

Sélectionnez le code iframe

Collez le code iFrame dans la diapositive souhaitée

Retournez dans votre présentation Genially.

Cliquez sur Insérer dans le menu de gauche.

Cliquez sur Autres.

Collez le code iframe dans le cadre.

Ensuite, cliquez sur Insérer.

Et enfin, redimensionnez votre sondage Wooclap pour l’adapter à la taille de votre diapositive Genially.

Adaptez les couleurs de votre Wooclap à celles de votre présentation Genially

À présent, votre sondage est intégré, mais sa palette de couleurs jure complètement avec celle de la présentation Genially.

Comment faire pour accorder les deux ? Jetez un coup d’œil sur la vidéo : je vous y explique comment copier les couleurs exactes de votre présentation Genially dans votre sondage Wooclap.

Conservez les résultats du sondage

Quand les participants à votre atelier ou webinaire auront répondu à votre sondage, les résultats seront automatiquement sauvegardés dans Wooclap.

Vous pourrez non seulement les voir dans votre événement Wooclap, mais vous pourrez également les exporter au format Excel.

Exportez vos résultats dans Excel

Conclusion : intégrer des questions Wooclap dans Genially, un duo gagnant

Intégrer des questions Wooclap dans Genially nécessite quelques petites manipulations comme vous avez pu le voir dans les deux vidéos. Mais le résultat en vaut la peine : une présentation dynamique et interactive. Une conjonction de fonctionnalités qui donne le maximum de chances à votre événement.

Tous les participants des webinaires et autres ateliers que j’ai animés en utilisant cette solution se sont montrés extrêmement satisfaits : ils ont appréciés le fait d’interagir avec leur smartphone, en direct, en temps réel.

Maintenant que vous savez comment faire, faites le test ! Je serais heureux d’avoir vos retours en commentaires 😉

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