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Apprendre à apprendre Apprentissage précoce Connaissance Jeunes Pédagogie

LUDOVIA TV: une solution éducative numérique innovante pour les écoles avec BIC Education

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Marco Bertolini‘s insight:

Une « ardoise numérique » développée par Bic et Intel.

Une application qui vise l’apprentissage de l’écriture.  Une façon de continuer l’apprentissage « manuel » de l’écriture, jugé fondamental pour la structuration de la pensée.

See on www.ludovia.com

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Apprendre à apprendre Apprentissage précoce Mind Mapping Outils Pédagogie

Pourquoi le Mindmapping est-il si efficace pour étudier ?

Pourquoi dit-on que le Mindmapping peut aider les étudiants ?  Est-ce vraiment si efficace ?  Et si oui, pourquoi ? A ces questions, on peut répondre sans hésitation : OUI, le Mindmapping est une méthode efficace pour étudier.

La vue : le sens dominant d’une majorité de personnes

Une étude de Linda Kreger Silverman, Docteur en psychologie de l’Université du Colorado,  menée sur 750 élèves, a démontré qu’environ 30% d’entre eux utilisaient fortement le canal visuel-spatial, 25 % d’entre eux utilisaient principalement le canal auditif-séquentiel, et 45% utilisent les deux ensemble.  Parmi ceux-ci, 30% utilisent plutôt le canal visuel-spatial et 15%, plutôt le canal auditif-séquentiel.

Ce qui veut dire que l’enseignement actuel, basé principalement sur les mots, répond  vraiment aux besoins de 25% de la population scolaire!

Répartition des canaux sensoriels dominants

Une méthode qui sollicite tous nos sens !

Le Mindmapping est une des rares méthodes qui réconcilient nos deux hémisphères cérébraux et qui sollicitent autant de sens en même temps : avec sa structure en arbre, ses couleurs, ses images, sa disposition spatiale encourage l’utilisation du canal visuel-spatial.

Par son utilisation de mots-clés, d’associations et de relations entre les concepts stimule également l’utilisation du canal auditif et de l’intelligence verbale.

Lorsque vous dessinez une carte ou que vous suivez ses branches avec votre doigt, vous utilisez votre mémoire corporelle (kynétique).  (Voir à ce sujet mon article sur les intelligences multiples de Howard Gardner).

L’association, le maître-mot du mindmapping

Le Mindmapping  utilise aussi le principal mode  de fonctionnement de notre cerveau :  l’association.

Nous associons sans cesse des émotions et des souvenirs, des événements entre eux, etc.  Votre mémoire fonctionne par association, en créant des liens entre les nouvelles notions et celles qui sont déjà acquises.  C’est ainsi que vous construisez votre savoir : en liant du neuf avec de l’ancien.

Réconciliez la synthèse et l’analyse

Le mindmapping sollicite à la fois votre esprit de synthèse par sa vue globale, en un coup d’oeil, d’une situation, d’un problème, d’un concept, etc.  Il stimule votre faculté d’analyse par ses détails, les différentes parties de ses structures, les liens entre les différentes parties de la carte.

Par l’utilisation d’une structure très marquée, très hiérarchisée, ainsi qu’aux mots-clés, il fait appel à votre cerveau gauche, le cerveau rationnel, séquentiel, celui de la logique et des chiffres.

Par son utilisation des couleurs, des dessins, il sollicite votre cerveau droit, celui de l’intuition, de la sensibilité, de l’émotion et du sens esthétique.

La mobilisation de divers groupes de neurones

C’est l’utilisation de toutes ces propriétés qui fait du mindmapping un outil si puissant de compréhension et de mémorisation.

En un mot, si le mindmapping est si efficace, c’est parce qu’il sollicite les différentes parties de notre cerveau et leurs façons différentes de fonctionner, en association, en collaboration.

Et ce à un niveau que peu d’autres techniques abordent.

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Apprentissage des langues Apprentissage précoce Jeunes Langues Pédagogie

Apprentissage de l’anglais à New York

La connaissance de l’anglais est désormais indispensable à la formation de tous. Quelque soit le secteur vers lequel vous vous dirigez, la langue anglaise domine le marché du travail et ce n’est que le début.

L’unique façon d’apprendre correctement une langue, nous le savons, est de séjourner dans un pays étranger. Un séjour de type linguistique permet non seulement de prendre des cours tous les jours et d’améliorer l’apprentissage de la langue mais aussi et surtout de pouvoir appliquer ce qui a été appris en cours. En optant pour une colonie de vacances new york, vous offrez à votre enfant la possibilité de découvrir un nouveau pays, d’apprendre en s’amusant, mais aussi et surtout de disposer d’un atout incomparable : l’anglais.

Les séjours linguistiques anglais sont des séjours spécialement conçus pour que les enfants ou les adolescents puissent apprendre une langue étrangère grâce à l’immersion dans le pays. Cette méthode est assurément la plus efficace. En effet, les jeunes qui ont pu profiter de ce genre de formations montrent un goût prononcé pour les langues et gardent un bon niveau d’anglais toute leur vie. L’enrichissement qui ressort de ce genre de séjour n’est pas quantitatif mais bien qualitatif : l’enfant améliore son niveau d’anglais tout en découvrant une nouvelle culture et en acquérant une toute nouvelle autonomie.

Votre enfant sera accueillit dans une résidence spécialement conçue pour les étudiants et recevra des cours ludiques, adaptés au niveau de chacun. Un test de connaissance permet aux professeurs de répartir les élèves par niveau pour un cours encore plus personnalisé. Les cours sont accompagnés de sorties qui permettent aux étudiant de découvrir la ville sous son meilleur jour, et le tout en anglais bien sûr ! Plusieurs formules sont disponibles en fonction des voyagistes spécialisés, vous trouverez le programme qui vous convient le mieux, en fonction de l’âge et des attentes de l’étudiant mais aussi en fonction de toutes les bourses.

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Apprendre à apprendre Apprentissage précoce formation Pédagogie Société

Ken Robinson : il faut changer le paradigme de l’éducation

Pourquoi l’école ne « marche-t-elle plus » ?  Pourquoi n’est-elle plus capable de fournir des diplômes qui conduiront à un bon emploi ?  Pourquoi l’école reproduit-elle les inégalités sociales ?

Ken Robinson explore avec son intelligence et son humour habituels le modèle éducatif dont nous avons hérité : c’est celui des Lumières.  Une période – il y a plus de deux cents ans – à l’origine de la révolution industrielle.  Et le modèle scolaire répond toujours aux besoins de l’industrie.

Mais aux besoins d’une industrie qui a disparu.  Une industrie fordiste et tayloriste où les tâches sont divisées, où chacun travaille à son poste en ignorant superbement ce que fait son voisin.  Il est interdit de copier, d’ailleurs.

De nouvelles industries qui exigent un nouvel enseignement

Alors que les industries naissantes – qu’il s’agisse d’Internet ou du développement durable – exigent la coopération, la créativité, la faculté d’adaptation.

Le modèle scolaire actuel ne répond donc plus aux exigences du marché du travail et, si le diplôme reste nécessaire, il est insuffisant…

La fausse épidémie de TDA/H

Ken Robinson dénonce aussi une « fausse épidémie » : celle du trouble des enfants hyperactifs que l’on traite à l’aide de quantités impressionnantes de médicaments.  De médicaments qui les endorment alors qu’il faudrait les éveiller, les rendre plus ouverts, plus responsables à l’utilisation des nouveaux médias…

L’école a besoin d’une révolution culturelle : pas demain.  Maintenant.

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Le sens des affaires, ça démarre tôt !

Vous croyez qu’il faut sortir de la Harvard Business School pour être un entrepreneur digne de ce nom ?

Le secret, je l’ai trouvé hier.  Lors d’une brocante dans la région de Maastricht.  Le soleil a montré le bout de son nez pendant quelques heures avant de plonger à nouveau derrière les nuages.

Au bout d’un stand qui vendait tant des vêtements que des bouquins ou de vieilles horloges, un gamin était assis une guitare miniature en plastique à la main.  Il grattait littéralement le pauvre instrument qui gémissait réellement. Et nous non plus, nous n’étions pas loin de gémir sous l’attaque de ces (dés-)accords torturés…

Mais l’important n’est pas là.  L’important, c’est que ce gamin qui avait…  quoi, dix ans ?  ce gamin avait, étendus à ses pieds, quelques vêtements qui avaient connu des jours meilleurs : un vieux jean, quelques t-shirts un peu informes à force de lavages sans doute…

Mais surtout, devant lui, une caisse avec un écriteau : avec ces quelques cents, je pourrai prendre des leçons !

Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire devant cette précocité du sens des affaires et ce talent particulier pour le marketing.  Je n’ai rien acheté au gamin.  Mais j’ai pris la photo et je lui ai donné quelques cents moi aussi.  Mais la leçon, c’est moi qui l’ai prise :  Entrepreneur, ça peut démarrer drôlement  tôt…


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Apprentissage des langues Apprentissage précoce Langues Mind Mapping Modèles Outils

Les couleurs en néerlandais – modèle gratuit

Comment dire les couleurs en néerlandais ?  Et surtout, comment retenir leur nom ?

Voici une mindmap réalisée avec XMind 3.2.1. qui vous permet par association, de connaître, et surtout de reconnaître le nom des couleurs en néerlandais.

Ce document est un modèle gratuit que vous pouvez télécharger et imprimer pour vos enfants, vos élèves, etc.

Il suffit pour cela de cliquer sur l’image ci-dessous :

Si vous aussi, vous voulez dessiner ce type de cartes heuristiques – ou mindmaps – cliquez ici pour obtenir gratuitement XMind en français.

Bon amusement,

Marco.

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Apprendre à apprendre Apprentissage des langues Apprentissage précoce formation Langues

Langues : le gène manquant des Francophones

Jeudi dernier – 17 février 2011 – je roulais vers le lieu de la formation que j’animais.  Dans la voiture, j’écoutais Classic 21, comme souvent lorsque je travaille en Belgique.

J’ai entendu une interview du colonel Luc Gennart, ancien patron de la base aérienne de Florennes, qui tonnait contre la flamandisation de l’armée.

Malgré toute l’admiration et la sympathie – réelles –  que j’éprouve pour cet officier loyal et honnête, j’ai bondi sur mon siège à l’écoute de l’un de ses arguments et je suis toujours en colère au moment où j’écris ce billet.

Le colonel expliquait que l’armée belge connaissait une « flamandisation » croissante des officiers supérieurs au point qu’à présent on compte parmi les généraux pas moins de 71 % de Néerlandophones pour 29 % de Francophones.  Je suis aussi révolté que lui par cet état de fait qui démontre une fois de plus, s’il en était besoin, à quel point les rouages institutionnels de ce pays ont été conquis et verrouillés par les Flamands.

Mais, il explique cette situation – entre autres choses, heureusement – par le fait que « pour nous les Francophones, apprendre une autre langue est plus difficile. »

Je ne m’explique pas comment ma voiture n’a pas quitté la route quand j’ai bondi derrière mon volant en entendant cette ineptie !

Quel est donc ce gène linguistique dont seraient dotés les Flamands – et les Hollandais – qui apprennent apparemment le français zonder moeite et l’anglais without effort ? (Pour reprendre le slogan d’une célèbre méthode de langue).

 

Trouvez le gène des langues et gagnez un séjour linguistique en Laponie !

Quelle est donc cette mystérieuse prédisposition qui favorise l’apprentissage des langues chez nos voisins naturellement polyglottes alors que le pauvre Francophone, lui, se retrouve prisonnier du carcan unilingue par on ne sait quel atavisme suspect ?

Peut-être faut-il donner raison à Yves Leterme qui s’était mis la moitié du pays à dos en déclarant, lors d’une interview au journal français Libération, que « les francophones ne sont pas en état intellectuel d’apprendre le néerlandais » ?

Pour ma part, je me refuse à croire à un tel darwinisme linguistique et mon expérience de formateur me suggère d’autres sources à cette différence dans les niveaux d’apprentissage.

Une différence de maîtrise

Car il y a une différence, c’est clair : alors que beaucoup de jeunes Francophones ânonnent péniblement leurs phrases stéréotypées en néerlandais ou en anglais, les jeunes Flamands et Hollandais maîtrisent souvent ou l’anglais ou le français, voire les deux dès le milieu des études secondaires.

Mais est-ce vraiment lié à une caractéristique ethnique ou génétique ?

Je n’y crois pas une seconde !

J’ai formé au cours des dernières années suffisamment de jeunes – et moins jeunes – Francophones aux langues pour savoir qu’ils sont à même d’apprendre n’importe quelle langue, de la maîtriser et d’en tirer un plaisir croissant…

Les conditions du succès

Pourquoi les jeunes Flamands et Hollandais réussissent-ils là où les jeunes Francophones échouent ?

Parce qu’ils ne sont pas placés dans les mêmes conditions d’apprentissage… Tout simplement !

Pour moi, il y a deux grandes différences objectives et une subjective qui expliquent ce fossé linguistique entre Francophones et Néerlandophones.

La différence subjective

Les Néerlandophones ont conscience d’appartenir à un groupe linguistique peu nombreux.  Si on ajoute les Flamands aux Hollandais, on arrive grosso modo à 22 millions de locuteurs (natives) et près de 30 millions si l’on y ajoute les personnes pour qui le néerlandais constitue une deuxième langue.  C’est très peu.

De plus, le néerlandais, en Belgique n’a obtenu une reconnaissance officielle tardive.

Ils savent donc qu’ils doivent parler d’autres langues s’ils veulent trouver un emploi dans un marché tourné essentiellement vers l’exportation – c’est valable aussi bien pour la Hollande que pour la Flandre.

Les Francophones, par contre, ont conscience d’appartenir à un groupe linguistique beaucoup plus large : environ 136 millions de locuteurs (natives), et jusqu’à près de 200 millions si on y ajoute les personnes pour qui le français constitue une seconde ou une troisième langue.

Le français a été la langue de la diplomatie internationale et des cours princières pendant des siècles et le parler confère un certain prestige à son locuteur comme en témoignent les nombreuses citations françaises (parfois très approximatives, d’ailleurs) dans les journaux, magazines et livres anglais, américains ou hollandais… (Ouvrez un numéro du Guardian, du New Yorker ou de Vrij Nederland, et vous serez édifié…).

Mais, ce prestige cède la place à l’anglais dès qu’il s’agit du monde économique ou scientifique.  Et les Francophones n’ont pas encore conscience – ou pas suffisamment – de cet état de fait…

Les différences objectives

  • Une plus grande exposition aux autres langues dans l’espace culturel néerlandophone
  • Des méthodes d’apprentissage des  langues plus dynamiques et plus en prise avec le monde d’aujourd’hui dans le même espace

L‘exposition à d’autres langues

Je n’ai jamais compris pourquoi, dans l’espace culturel francophone européen, les films sont systématiquement doublés.  Sauf quelques films d’auteurs, peu accessibles au plus grand nombre, dans des ciné-clubs programmés généralement à une heure où les gens qui travaillent le lendemain  dorment depuis belle lurette…

Les séries américaines sont également doublées systématiquement.  Et donc, dans nos versions aseptisées, Tom Hanks parle avec cette affreuse voix de canard si différente de l’originale, un peu rapeuse et toute en tonalités mâles… Tant mieux pour les acteurs, qui trouvent un complément de revenus, mais tant pis pour nos jeunes !

Car, tant en Flandre qu’aux Pays-Bas, les films et les séries anglo-saxons sont systématiquement sous-titrés, ce qui change tout : les jeunes sont exposés à l’anglais, à son vocabulaire, à ses structures, à la musique de la langue… dès le plus jeune âge.   Ce qui fait que, lorsqu’ils arrivent à l’école, ils n’ont pas l’impression de s’adresser à un ambassadeur Klingon, mais bien à un professeur terrien qui les accueille dans un idiome familier.  Cela fait toute la différence.

 

Des méthodes d’apprentissage adaptées

En tant que formateur officiant dans des écoles privées – dont la nôtre, la Lingua Franca Academy – je suis confronté à des demandes de jeunes Francophones qui échouent aux examens et me demandent de les aider à préparer les sessions de rattrapage.  Des étudiants qui désirent étudier à l’étranger – Angleterre, États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande, Asie, etc. – me demandent aussi de les préparer à leur nouvel environnement…  Je coache aussi des personnes qui souhaitent travailler dans un pays ou une entreprise anglophone – ou multilingue, commes les institutions européennes…

De la parole avant toute chose

Cette adorable jeune fille brune – appelons la Sandrine –  balbutie quelques mots, bégaie, hésite, se tait, reprend péniblement… et abandonne finalement dans un hoquet qui ressemble à un sanglot.

C’est la deuxième fois que je la vois et je suis perplexe : cette adolescente intelligente de 17 ans est capable de lire, en ne perdant pas une syllabe, la version anglaise de La Mouche, la nouvelle de science-fiction de George Langelaan qui a donné son nom au film avec Jeff Goldblum.

Là, je viens de lui demander de me raconter ce qu’elle a compris d’un texte de deux pages que je lui ai donné à lire la semaine précédente et, au bout de deux minutes aussi pénibles qu’une séance chez l’inquisiteur, elle est au bord des larmes.

Je ne comprends pas bien.  Je lui demande : – « Vous faites bien de l’expression orale, au cours ?  Vous parlez anglais, de temps en temps ? »

Et elle me répond cette chose incroyable : « – Oui, d’avril à juin.  Le reste de l’année, on fait de la lecture, de la grammaire, de la traduction… »

Souvenez-vous : vous étiez enfant et votre maman vous sussurait à l’oreille des choses gentilles, de ces paroles suaves comme seules les mères savent en inventer pour leur bébé…

Maintenant, imaginez : votre maman vous parle d’avril à juin.  Le reste de l’année, elle vous remet des livres de grammaire ou de très mauvaises photocopies, comme j’en vois trop souvent dans les classeurs de mes étudiants…  Il y a gros à parier qu’à 45 ans, vous en êtes encore à balbutier votre langue maternelle et à vous mettre dans des états nerveux proches de celui de Sandrine…

Une langue, ça se parle d’abord.  C’est à ça que ça sert : exprimer, avec des mots PARLÉS, ses besoins, ses envies, ses émotions, ses projets, etc.

L’écriture et la grammaire viennent plus tard consolider les acquis du langage

Nos enfants apprennent encore les langues vivantes comme nous apprenions le latin il y a 50 ans !

Mais l’anglais et le néerlandais ne doivent pas leur servir à traduire Shakespeare ou Multatuli comme nous traduisions Ciceron : ils doivent pouvoir demander à l’aéroport où se trouvent leurs bagages, au restaurant pourquoi leur pizza n’arrive pas, au chauffeur de bus si l’arrêt de Piccadilly est encore loin…   Et non pas déchiffrer à l’aide d’un dictionnaire fatigué les monologues déprimants d’un prince danois mort il y a 1000 ans… (Et c’est un passionné, collectionneur de tout ce qui se rapporte au théâtre élisabéthain et jacobéen qui vous parle…).

Des sources en prise avec l’univers des jeunes

Louise – un autre pseudo – a 16 ans.  Elle est passionnée par l’univers de Twilight, cette saga de vampires écrite par Stephenie Meyer et dont le succès auprès des jeunes constitue un véritable phénomène de société.  Xavier a 19 ans.  C’est un vrai geek : fou de jeux vidéo, il se destine à la programmation informatique.

Louise vient me voir car elle est en échec scolaire.  Xavier se rend aux États-Unis dans deux mois et veut parler les rudiments de la langue avant de partir… Après six ans d’anglais en secondaire, il est incapable de commander un sandwich dans un snack de Camden ou de New York !

Par un hasard qui fait qu’ils se croisent dans les couloirs de l’école lors de la première séance, je découvre que non seulement ils se connaissent, mais qu’ils ont eu le même professeur d’anglais.

Qui leur a procuré un medium moderne et attractif pour leur apprendre la langue de Dickens et Stevenson : Tintin et l’île noire, en traduction anglaise.

J’adore Hergé, je le tiens pour un des génies de la bande dessinée mondiale.  Mais Tintin et l’île noire a été édité en français en 1938, soit l’année de  naissance de mon père !

Et j’apprends par la même occasion que cet album sert depuis pas mal d’années pour régurgiter le même programme…

Il faut arrêter de prendre nos jeunes pour des crétins !

J’ai donné à lire à Louise des extraits de Twilight, une interview d’une des actrices principales, nous en avons discuté tous les deux.  Nous avons travaillé sur la chanson The Fear de Lilly Allen.  Nous avons visionné des extraits de films sortis dans l’année, dont Slumdog Millionaire,  dont elle a lu des extraits du livre en anglais…

Avec Xavier, nous avons travaillé sur une interview de concepteur de jeux vidéo, nous avons tenté de comprendre des extraits de The Green Hornet – la série, le film n’était pas encore sorti – et nous avons lu des passages d’Angel and Demons.  Nous avons décortiqués des extraits du New York Times et avons parlé de la chanson The Scientist de ColdPlay.

Nous avons fait aussi de la grammaire : conjugaison, accords, etc.  Nous avons simulé des entretiens au restaurant, au cinéma, dans un hôtel, dans un taxi, etc.

Louise a réussi ses examens et Xavier est en Californie.

Se donner le droit de se tromper

Amélie est aussi une jolie brune de 17 ans.  Elle parle un anglais parfait, quasi-oxfordien alors qu’elle n’a jamais mis les pieds en Angleterre.

Elle participe pour la première fois à un atelier d’anglais avec un groupe de jeunes de son âge.

Je ne comprends pas pourquoi elle est là.  Elle pourrait me remplacer demain au pied levé.  Je la soupçonne même d’être meilleure que moi en grammaire car lorsque je l’interroge sur cette matière, ses réponses fusent comme des feux d’artifice et jamais, jamais une erreur !

Je lui demande quels sont ses objectifs en venant ici.  Elle m’explique que ses parents l’emmèneront en Angleterre dans quelques mois pour un séjour d’une semaine ou deux et qu’elle veut « parler parfaitement avant d’aller là-bas« .

Car Amélie a une phobie : elle a une peur maladive de se tromper !

Imaginez un peu, si elle allait dire « I wish you was here » au lieu de « I wish you were here » !

Quel drame !  Quel déséquilibre monstrueux dans l’écosystème linguistique mondial !!!

Amélie abandonnera l’atelier après une seule séance.  Elle ne peut tout simplement pas parler devant les autres.  Par peur.  Peur que des adolescents de son âge se moquent d’elles et la montrent du doigt.  J’ai appris depuis qu’elle avait renoncé à son séjour en Angleterre…

Moi qui fréquente des Anglais, des Néo-Zélandais, des Africains, des Italiens, des Saoudiens et des Asiatiques tout au long de l’année – en plus des Hollandais et des Flamands ! – je peux vous dire une chose :

– ils se trompent tous !  Et moi aussi !

Tout le monde s’en fout !

C’est normal de se tromper !  Même dans une langue étrangère.  Même dans notre propre langue !

C’est comme ça qu’on apprend : par essai et erreur !

Il faut que les professeurs de langue cessent de traumatiser les étudiants en leur faisant viser une perfection qui n’existe pas dans le monde réel ! Et qu’en-dehors de l’école, personne n’exigera d’eux !

On ne devrait même pas donner de cotes aux cours de langue.  C’est contre-productif !

Corrigez gentiment ! Faites prendre conscience de l’erreur – pas de la faute, pour l’amour des langues !  Et amenez la personne à se corriger d’elle-même.  Et apprenez-lui à rire de ses approximations

Vous lui rendrez un meilleur service qu’en la transformant en une de ces névrosées des langues qui n’osent pas aller à Londres ou à Amsterdam parce qu’elle parle mal ou « pas trop bien »…

Hommage aux professeurs qui…

J’ai bien conscience en écrivant ce billet que je n’ai mis l’accent que sur ce qui ne marche pas.   Parce qu’en tant que formateur dans une école privée, je répare souvent les dégâts – quand c’est encore possible – commis par une éducation aux langues déficiente…

Je voudrais quand même terminer en disant que tout n’est pas négatif.  Des écoles organisent des cours en immersion.  Des professeurs prennent des initiatives qui vont dans le bon sens.

Mais ce sont encore trop souvent des initiatives isolées au sein de programmes généraux mal adaptés aux réalités d’aujourd’hui.  On apprend encore trop souvent les langues vivantes en traduisant des textes comme s’ils avaient été écrits il y a deux mille ans.

Les classes sont surchargées.  Comment faire parler tout le monde quand le cours dure 50 minutes – la fameuse « période » – alors qu’il y a près de 30 étudiants dans la classe ?

Parents, vous avez aussi une responsabilité dans tout ça : exigez des cours de langue de qualité pour vos enfants ! Etre unilingue dans le monde d’aujourd’hui, c’est un handicap plus lourd qu’être analphabète il y a 50 ans…

Aujourd’hui, comme le dit Thomas Friedman, the world is flat

 

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Deux chiffres-clés pour la Lingua Franca Foundation : 1 et 20.000

Pourquoi deux chiffres (ou plus précisément un chiffre et un nombre) aussi éloignés dans un même titre ?  Et pour la même institution, de surcroît ?

Le premier, le chiffre 1, est pour notre premier anniversaire : le 22 octobre 2009, en effet, nous sortions de chez le notaire avec les statuts signés – et promptements enregistrés –  de la Lingua Franca Foundation.

Nos objectifs étaient de promouvoir les échanges internationaux, la compréhension entre les cultures, la promotion de méthodes pédagogiques innovantes

Nous voulions apporter notre savoir-faire en termes de recherche d’emploi, de création d’entreprise et d’apprentissage des langues.

Aujourd’hui, un an plus tard, nous pouvons tirer les premières leçons de notre expérience : nous avons effectivement aidé des personnes en difficultés à trouver de l’aide, un abri, à défendre leurs droits dans un pays étranger…  Nous participons au réseau Say No to Violence against Women des Nations Unies.

Nous avons animé quatre groupes de recherche d’emploi avec des résultats positifs et encourageants pour la suite.  Ceux-ci s’adressaient à des demandeurs d’emploi de Charleroi, de Pont-à-Celles et de Gembloux et un groupe est toujours en cours à Verviers.

Nous avons donné des conférences et animés des ateliers et séminaires sur le mindmapping, les jeux-cadres, la pensée visuelle... d’Aiseau à Bruxelles en passant par Kuala Lumpur

Et nous avons entamé, depuis un peu plus d’un mois maintenant, des cours de langues dans la région de Maastricht…  Nous avons traduit plusieurs conférences de TED.com et avons participé à la traduction en français du logiciel de Mindmapping XMind 3.2.0.

Nous ne nous arrêterons pas là et nos cartons (nos disques durs, en fait) regorgent déjà de projets pour les prochaines années.

Mais aussi, nous avons publié deux blogs sur l’emploi, la création d’entreprise et l’apprentissage des langues.

C’est l’un de ces blogs qui est concerné par le nombre 20.000.

Car, depuis la mi-décembre 2009, période de sa création, vous avez été plus de 20.000 à fréquenter Trouve ta Voie !



Ceci nous indique que nous sommes… sur la bonne voie !  Et nous encourage à poursuivre nos efforts et à vous proposer davantage encore d’articles, d’interviews et de résultats de recherches.

MAIS SURTOUT : MERCI A VOUS TOUS POUR VOTRE FIDELITE QUI EST LE PLUS BEAU DES CADEAUX !

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Combien de sens avons-nous ? (2)

Quels autres nouveaux sens les physiologistes nous ont-ils répertoriés ? 

Après la proprioception et l’equilibroception que nous avons rencontrés récemment, voici les autres sens qui  nous relient au monde et participent à notre conscience de la réalité. (Cliquez sur la carte pour en obtenir une copie PDF).

 

La thermoception ou perception de la température

La thermoception ou perception de la température est l’un des sens les plus disputés aujourd’hui.  En effet, les spécialistes ne s’accordent pas toujours sur la définition à cause de la différence de perception entre la température extérieure du corps et celle de l’intérieur qui ne font pas appel aux mêmes récepteurs.  Les récepteurs internes permettent non seulement de connaître la température de notre corps, mais surtout de maintenir une température constante (homéostasie).  Nous connaissons tous l’effet des locaux surchauffés ou mal aérés sur l’étude : la somnolence, la perte de concentration… Le froid réveille jusqu’à un certain point au-delà duquel les membres s’engourdissent et l’énergie disponible servira surtout à rétablir une température corporelle supportable…  La perception de la chaleur et la résistance aux températures extrêmes varient énormément d’un individu à l’autre.  Nous connaissons tous des personnes frileuses, toujours occupées à augmenter le chauffage et à enfiler 4 couches de chemises, pull-over, etc.  tandis que d’autres se baladent en t-shirts été comme hiver…

La nociception ou perception de la douleur

La nociception ou perception de la douleur est fondamentale pour l’apprentissage.  L’apprentissage « naturel » commun aux humains et aux animaux dans la nature est fait d’essais et d’erreurs (c’est une des raisons qui me font bondir quand je vois comment on stigmatise l’erreur dans l’enseignement traditionnel).  Dans ces essais et erreurs, l’expérience de la douleur est une notion fondamentale de l’apprentissage : celle du danger et, par corrélation, celle de la préservation de l’intégrité corporelle de l’individu (et par extension, la survie de l’espèce).  C’est donc une expérience proche de celle de la perception de la faim/satiété, tout au moins dans ses finalités : protéger le corps de la destruction en nous prévenant d’une menace.  Une coupure, qui peut nous vider de notre sang si nous n’y prenons pas garde.  Une brulûre qui peut endommager un membre.  Un écrasement, etc.

 

En apprentissage, nous découvrons très tôt, enfants, que nous ne pouvons pas toucher le feu, que les lames coupent, que les aiguïlles piquent, etc.  C’est aussi un apprentissage fondamental des limites.

Nous savons tous qu’un mal de tête ou toute autre douleur peut perturber notre concentration.  A contrario, se concentrer sur autre chose peut nous aider à oublier ou à atténuer la sensation de la douleur.  L’hypnose peut même nous ôter toute sensation de douleur, au point de se substituer à l’anesthésie chez les patients réceptifs.  Ce qui prouve bien le rôle du cerveau et de la conscience dans la nociception.

Les antalgiques (médicaments antidouleurs) et autres sédatifs peuvent évidemment calmer cette sensation de douleur, malheureusement, ils ont souvent une facheuse tendance à provoquer la somnolence et la perte de concentration.  Pas très bienvenu en période d’examen…

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Brain Booster Program Manifesto : une éducation pour le 21e siècle

Un nouveau blog pour une nouvelle éducation !

Dans un billet précédent, je vous annonçais une série d’ateliers d’été au Hub de Bruxelles.

Dans ceux-ci, figure un programme au nom un peu surprenant : le Brain Booster Program.  Celui-ci est un programme de cinq jours qui offre aux participants des techniques d’étude différenciées selon leur type d’intelligence dominant, leurs styles d’apprentissage, etc.  Il comprend du mind mapping, bien entendu, mais aussi des jeux-cadres, des techniques de mémorisation et de relaxation bienvenues lors des examens si proches…

brain booster

Mais Brain Booster, depuis aujourd’hui, c’est aussi un nouveau blog, bilingue, sur l’éducation du 21e siècle et sur les techniques d’apprentissage qui conviennent aux enfants et aux adultes d’un monde globalisé, informatisé, médiasocialisé…

On apprend pas comme en 1930 quand on est né après l’invention du PC et qu’Internet a accompagné chaque moment de votre vie depuis vos premiers pas…

Donc, rendez-vous sur Brain Booster Program pour découvrir ce que le 21e siècle nous offre en matière d’éducation et de formation !

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Ken Robinson : les écoles tuent la créativité !

Pourquoi les enfants de moins de 6 ans font-ils preuve d’une créativité débordante ?  Et pourquoi, ces mêmes enfants, dix ans plus tard, ont-ils perdu cette étincelle créative ?  Pour Ken Robinson, la réponse est simple : l’école actuelle tue la créativité !

Dans une discussion sur la page FaceBook de Trouve ta voie, j’ai promis de poster cette vidée d’un exposé de Ken Robinson à propos des écoles et de la créativité.

Ken Robinson est, selon moi, l’un des pédagogues majeurs de notre époque.  Fils d’une famille modeste, il est repéré par l’un des inspecteurs de son école qui va lui permettre d’entrer comme boursier dans des écoles prestigieuses, comme Cambridge.

L’élément, un principe pour l’éducation du 21e siècle

Ken Robinson est l’auteur de The Element, un livre remarquable par sa lisibilité, son humour inimitable, mais surtout par le sujet lui-même : l’Elément, c’est ce qu’on appelait naguère la vocation.  Ce qu’on aime faire, qu’on fait bien et qui nous rend heureux…

Je reviendrai sur ce livre dans un autre article consacré à une éducation pour le XXIe siècle, car Robinson est sans doute l’un de ceux qui ont le mieux réfléchi sur le sujet.

Dans cette conférence aussi drôle que profonde, Ken Robinson affirme que nous ne pouvons prévoir le futur et qu’il est donc difficile pour l’éducation de préparer nos enfants à un avenir encore flou et inconnaissable.

L’une des capacités qui permettent de surmonter cet obstacle est sans conteste la créativité : non pas forcément celle des artistes, mais celle qui permet de trouver des solutions innovantes et de s’adapter à un environnement en perpétuel changement.

Or, l’éducation telle qu’elle est structurée et proposée actuellement dans nos systèmes d’enseignement, ne favorise pas – c’est le moins qu’on puisse dire – l’éclosion de la créativité chez les étudiants depuis la maternelle jusqu’au doctorat…

Mais écoutez plutôt Ken Robinson qui en parle avec passion et expertise

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Ne mangez pas le marshmallow : ou comment une friandise américaine peut prédire l’avenir de vos enfants !

Non, je ne suis pas obsédé par les marshmallows, mais il se trouve que cette  petite friandise américaine a de troublants pouvoirs : non seulement celui de tester les équipes – comme vous l’a démontré l’exposé de Tom Wujec que j’ai publié il y a quelques jours ici même – mais aussi celui de prédire l’avenir de vos enfants…

Marshmallows

C’est mon ami Léo Sclapari, l’organisateur du Salon de l’Emploi et de la Création d’activités qui m’a signalé ce délicieux exposé (non moins que la friandise elle-même, très appréciée des enfants comme vous pouvez le voir sur la vidéo suivante).

Bon appétit.

L’épreuve du marshmallow : bâtissez une tour, bâtissez une équipe

Le Salon de l’Emploi et de la Création d’activités se tient le 20 mai à Aiseau-Presles.   Plus d’info sur http://www.salon-emploi.be