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Intégrer des questions Wooclap dans Genially

Comment intégrer des questions Wooclap dans Genially ? Comment bénéficier à la fois de l’animation de Genially et de la conservation des résultats de Wooclap ? Voici quelques conseils pour réussir cette intégration de Wooclap dans Genially.

Beaucoup d’utilisateurs considèrent que Genially porte bien son nom : l’application est géniale ! Sans connaître une ligne de code, vous pouvez créer des contenus pédagogiques de très grande qualité. Ce n’est pas moi qui dirai le contraire.

Par contre, le gros point noir, c’est que Genially n’a pas de mémoire : il ne conserve aucun résultat des fabuleux quiz qu’il vous permet de créer…

Alliez l’animation de Genially à la conservation des résultats de Wooclap

Une des solutions que vous pouvez mettre en œuvre pour conserver les résultats de ces quiz, c’est d’intégrer les questions Wooclap dans votre présentation Genially.

J’ai déjà parlé de Wooclap dans plusieurs articles de ce blog et notamment sur le type de questions qu’on peut poser avec cette application.

Wooclap est génial pour animer une session en présentiel ou à distance : la possibilité d’intégrer des questions dans une présentation en fait un réel support de l’attention.

Par contre, une présentation intégrée dans Wooclap est convertie en format Wooclap et devient totalement statique.

Comment allier les points forts des deux applications ?

La solution : intégrer des questions Wooclap dans Genially

Oui, vous pouvez facilement intégrer des questions Wooclap dans votre présentation Genially.

Voici comment :

Procédure pour intégrer vos questions Wooclap dans Genially

Créez votre présentation Genially

Tout d’abord, créez votre présentation Genially.

Insérez-y les diapositives vierges aux endroits où vous vous souhaitez intégrer des questions Wooclap.

Créez un nouvel événement dans Wooclap

La première chose que vous devez faire, c’est de créer un événement dans Wooclap.

C’est comme cela que Wooclap appelle les sessions.

Créez les questions que vous souhaitez intégrer

Créez dans Wooclap, les questions que vous souhaitez intégrer dans votre présentation.

Sauvegardez-les au fur et à mesure dans votre événement.

Sélectionnez le code iFrame de votre question

Pour intégrer votre question dans Genially, vous allez avoir besoin du code iFrame.

Pour le copier dans votre presse-papier, cliquez sur les trois points verticaux tout à la droite de la question.

Sélectionnez le code iFrame comme ceci :

Sélectionnez le code iframe

Collez le code iFrame dans la diapositive souhaitée

Retournez dans votre présentation Genially.

Cliquez sur Insérer dans le menu de gauche.

Cliquez sur Autres.

Collez le code iframe dans le cadre.

Ensuite, cliquez sur Insérer.

Et enfin, redimensionnez votre sondage Wooclap pour l’adapter à la taille de votre diapositive Genially.

Adaptez les couleurs de votre Wooclap à celles de votre présentation Genially

À présent, votre sondage est intégré, mais sa palette de couleurs jure complètement avec celle de la présentation Genially.

Comment faire pour accorder les deux ? Jetez un coup d’œil sur la vidéo : je vous y explique comment copier les couleurs exactes de votre présentation Genially dans votre sondage Wooclap.

Conservez les résultats du sondage

Quand les participants à votre atelier ou webinaire auront répondu à votre sondage, les résultats seront automatiquement sauvegardés dans Wooclap.

Vous pourrez non seulement les voir dans votre événement Wooclap, mais vous pourrez également les exporter au format Excel.

Exportez vos résultats dans Excel

Conclusion : intégrer des questions Wooclap dans Genially, un duo gagnant

Intégrer des questions Wooclap dans Genially nécessite quelques petites manipulations comme vous avez pu le voir dans les deux vidéos. Mais le résultat en vaut la peine : une présentation dynamique et interactive. Une conjonction de fonctionnalités qui donne le maximum de chances à votre événement.

Tous les participants des webinaires et autres ateliers que j’ai animés en utilisant cette solution se sont montrés extrêmement satisfaits : ils ont appréciés le fait d’interagir avec leur smartphone, en direct, en temps réel.

Maintenant que vous savez comment faire, faites le test ! Je serais heureux d’avoir vos retours en commentaires 😉

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Communication

Comment écrire sans stress ? Avec le mindmapping et Pomodoro

Comment écrire sans stress et sans l’angoisse de la page blanche ?  Avec le mindmapping et pomodoro, oubliez le stress et concentrez-vous sur votre travail.

Êtes-vous parfois « bloqué(e) » lorsque vous devez rédiger un essai pour vos études ?  Ou lorsque vous devez produire un article ou un rapport ?  Comme certains écrivains, connaissez-vous l’angoisse de la page blanche ?

Voici la méthode que j’emploie pour rédiger mes articles.  Elle m’a souvent évité d’éprouver ce type de problème.

Comment écrire sans stress

Comment écrire sans stress : une méthode en cinq étapes

Cette méthode fait appel à différents outils, mais surtout à différentes compétences et à divers processus.  Respectez ces cinq étapes et leurs principes respectifs : cela transformera votre façon de considérer la tâche d’écriture.  Pour que celle-ci reste (ou devienne) un plaisir, et non une corvée.

Cliquez sur la carte pour voir l’original en ligne :

La méthode en cinq points

1. Rassemblez vos informations

Tout d’abord, rassemblez les informations dont vous avez besoin.

Si vous cherchez votre informations sur Internet, vous pouvez utiliser les signets de Mindomo.  De cette manière, les éléments que vous sélectionnez sont rassemblés automatiquement dans une mindmap.

Cette façon de faire vous fera gagner du temps.  Les éléments en provenance d’autres sources électroniques – documents sur votre disque dur, textes et images en provenance d’Evernote – peuvent également être ajoutés à votre mindmap d’information.

2. Structurez votre texte avec une mindmap (ou carte mentale)

Avant de vous lancer dans la rédaction de votre texte, dessinez-en le plan.

a) Dessinez votre plan de texte avec une mindmap

La façon la plus simple et la plus efficace de créer le plan d’un texte est la mindmap ou carte mentale.

En voici un exemple, pour un essai universitaire.  Cliquez sur la carte pour voir l’original en ligne :

Structure d’un document

Si votre texte est un article, pour la presse ou un blog ou un site web, voici une série de conseils pour rédiger efficacement.

b) Exportez votre structure au format texte

La plupart des logiciels de mindmapping de nouvelle génération vous permettent d’exporter vos mindmaps sous forme de texte.  Mindomo, le logiciel que j’ai utilisé pour créer les cartes mentales de cet article, n’échappe pas à la règle.

Vous pouvez exporter au format RTF – compatible avec Word, mais aussi avec Open Office ou Libre Office, par exemple.  C’est ce que j’ai fait et voici le résultat de cette exportation :

Ma structure au format Word

Si votre texte est un rapport, une thèse ou un mémoire de fin d’études, vous utiliserez un studio d’écriture du type Scrivener plutôt  qu’un traitement de texte comme Word.

Dans ce cas, il vaut mieux importer votre structure au format OPML, compatible avec Scrivener.

Voici la commande qui permet d’importer une carte mentale ou un fichier de type OPML dans Scrivener :

L’importation d’OPML

Vous pouvez aussi utiliser Scapple plutôt qu’un logiciel de mindmapping pour tracer la structure de votre texte.

3. Définissez une plage horaire avec Pomodoro

La minuterie Pomodoro

Souvenez-vous : Pomodoro est une méthode de productivité basée sur une alternance de phases de travail et de phases de « récompenses ».

Utilisez cette méthode pour rédiger.

Comment ?

Je vous propose deux méthodes pour vous faciliter la rédaction avec la méthode Pomodoro :

  • Word ou Scrivener avec Focus Booster
  • L’écriture contrôlée avec Forcedraft

a) Word ou Scrivener avec Focus Booster

Je vous ai déjà parlé de la méthode Pomodoro et de Focus Booster.  Ce dernier est une minuterie électronique, l’équivalent logiciel de la minuterie en forme de tomate.

Programmez une séance de 25 minutes de rédaction.

b) L’écriture contrôlée avec Forcedraft

Forcedraft est une application de rédaction qui vous empêche de procrastiner.  En effet, une fois l’application lancée, tout votre ordinateur est bloqué et vous ne pouvez plus être distrait par Facebook ou les innombrables onglets ouverts dans votre navigateur.

Lancez Forcedraft et programmez une séance de 25 minutes.

c) Concentrez-vous sur le processus et non sur le résultat

Vous avez remarqué ?

Dans les deux cas, je vous ai proposé de programmer une séance de 25 minutes de rédaction.

Je ne vous ai pas conseillé de vous assigner un objectif.

Pourquoi ?

Parce que pour éviter la procrastination ou l’angoisse de l’objectif à atteindre, il vaut mieux se concentrer sur le processus de travail que sur le résultat attendu.

Avant de vous lancer dans la phase de rédaction, dites-vous :

« – je vais travailler pendant 25 minutes à mon essai pour la semaine prochaine « 

Cela va à l’encontre de beaucoup de conseils qui vous disent de vous fixer des objectifs.  Oui.  Mais ça marche !  On ressent beaucoup moins de stress et de tension quand on se concentre sur la tâche et sur le temps qu’on s’est donné que quand on se focalise sur l’objectif final.

Entre chaque phase de travail, accordez-vous une pause d’au moins cinq minutes pendant laquelle vous vous accordez une récompense :

  • une tasse de café
  • un coup de fil à votre meilleure amie
  • un petit tour sur Facebook
  • un morceau de chocolat

Avant de démarrer la phase de travail suivante, définissez la récompense que vous souhaitez vous accorder.  Vous verrez, vous n’avez pas besoin de vous promettre le gros lot du Lotto.  Une petite récompense a autant de pouvoir sur notre cerveau – et notre motivation – que la promesse d’un

Je n’y croyais pas non plus.  Aujourd’hui, je suis convaincu !

4. Écrivez, rédigez : c’est la phase créative

Vous avez programmé votre séance d’écriture, c’est le moment d’écrire, de rédiger votre texte.

Mais attention : vous êtes dans une phase créative.  Écrivez en continu.  Laisser les idées se développer.

N’essayez pas de critiquer votre texte, de le corriger, de le réviser.

Lorsque vous rédigez, vous utilisez votre créativité.  Ce n’est pas le moment de mobiliser votre esprit critique.

L’esprit critique tue la créativité.  L’angoisse de la page blanche, la procrastination, le dégoût de sa propre production viennent souvent de ce qu’on a voulu mener deux actions contradictoires en même temps :

  • la phase créative
  • la phase critique

Si vous souhaitez avancer dans votre rédaction, ne tentez pas d’analyser ce que vous écrivez.  Laissez-vous porter par la vague créatrice, par l’élan de vos doigts sur le clavier ou du stylo sur le papier.

5. Révisez, corrigez, amendez

Vous avez fini de rédiger.

C’est maintenant la dernière phase de votre travail :  la révision ou l’édition, pour parler comme les professionnels.

Ici, c’est votre esprit critique qui va passer au fil du rasoir tout ce qui n’est pas à la hauteur des espérances :

  • erreurs de syntaxe ou d’orthographe
  • formulation peu claire ou trop lourde
  • phrases trop longues
  • informations redondantes, voire non-pertinentes
  • etc.

Cette phase est essentielle.  Dans la phase créative, vous êtes dans le « flux » et vous ne vous souciez pas de la qualité de ce que vous écrivez.  Vous pouvez donc produire des erreurs inconscientes.

Par respect pour votre lecteur, partez à la chasse de toutes ces imperfections, petites ou grandes, qui entachent votre travail.  C’est valable – ou ça devrait l’être – sur le Net, où je lis trop souvent des articles écrits à la va comme je te pousse et qui n’ont fait l’objet d’aucune relecture…

Mais n’entamez pas cette phase avant d’avoir terminé la précédente.  Encore une fois, la créativité s’accommode mal de la critique.

Comment écrire sans stress : conclusion

Vous l’aurez compris, écrire sans stress ne signifie pas sans travail.

Mais quelle joie de ne plus souffrir du syndrome de la page blanche, de pouvoir rédiger un texte qui vous ressemble qui porte votre voix et qui engendre des réactions des lecteurs !

Il me reste à vous souhaiter un bon travail.  Dites-moi en commentaire si cela vous a aidé.  Ou si vous avez une autre méthode qui fonctionne bien.

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Communication Présentation

Présentations Prezi : quelques principes de communication

Avant de vous lancer dans une présentation Prezi : posez-vous ces quelques questions selon des principes simples de communication.  Vous gagnerez en efficacité et vous emporterez l’adhésion de votre public !

Comment structurer une communication Prezi ?  Comment être sûr(e) de trouver la bonne formule pour persuader votre public d’adhérer à votre cause ?  Comment délivrer le bon message pour être entendu(e) ?

Dans un article précédent, je vous décrivais les principes du storytelling visuel de Dan Roam, très proches de ma propre conception de la façon de raconter des histoires avec un support de présentation.

Aujourd’hui, je vais vous parler de quelques principes de communication que je propose dans mes formations à propos de Prezi et du storytelling.  Vous pouvez y participer à Bruxelles, à Paris, à Genève et à Lille.

Mais ces principes, vous pouvez les utiliser pour n’importe quelle action de communication.  Je les ai proposés, par exemple, pour aider les participants de mes formatons à publier des mindmaps efficaces.

Quelques principes simples pour communiquer en toutes circonstances

Ces principes sont extrêmement simples à décrire ; parfois, extrêmement difficiles à mettre en oeuvre.  Je les ai résumés dans une présentation Prezi que j’ai enregistrée en vidéo et publiée sur Youtube.  Elle fait partie d’une playlist de ma chaîne Youtube intitulée Communiquez avec Prezi.

1. Quel est votre message ?  Qu’est-ce que vous voulez dire ?

Quel est le message que vous voulez faire passer auprès de votre public ?  Vous devez être capable de résumer ce message en une phrase.

Si vous n’arrivez pas à résumer votre message en une phrase, c’est probablement que vous ne le maîtrisez pas encore.  Vous ne savez pas encore ce que vous voulez dire.  Il y a encore une certaine confusion dans votre esprit.

Essayez de relire vos notes, de refaire le point dans votre tête, de dessiner une mindmap pour rassembler vos idées.

Et ensuite, essayez d’écrire votre message principal en une phrase :

  • les formations en ligne coûtent moins cher que vous ne  le pensez et la qualité des outils est telle  aujourd’hui, que vous y gagnerez même en qualité
  • la croix mauve est l’association qui convient à vos aspirations spirituelles de jeune urbain
  • vous ne pourrez plus vous passer de mon produit/service parce que je suis comme vous et que je connais donc bien vos besoins
  • le cerveau produit de nouveaux neurones tous les jours et ce n’est donc pas grave si vous en perdez quelques-uns au passage
  • etc.

Pouvoir écrire votre message en une seule phrase vous permet de bien orienter toute votre présentation vers son but ultime : un appel à l’action.

En effet, vous prenez la parole en public pour un objectif bien précis.

2. Définissez votre objectif et votre appel à l’action

La question de l’objectif est primordiale : qu’est-ce que je veux tirer de cette présentation ?  Pour beaucoup d’entre nous, la prise de parole en public ne vas pas de soi.  Pour certains, c’est même une épreuve, voire une phobie.

Vous ne prenez sans doute pas la parole en public sans raison.

Définissez votre objectif soigneusement car c’est lui qui va donner le « ton » de votre présentation.  Que voulez-vous faire :

  • informer ?
  • vendre ?
  • former ?
  • convaincre ?
  • mobiliser ?

En lisant ces différents verbes d’action, vous déduisez instinctivement que le ton employé ne sera pas le même dans tous les cas : on ne vend pas un service de la même manière qu’on forme un groupe de personnes à l’utilisation d’un logiciel de communication…

Du point de vue du storytelling, vous choisirez une histoire différente en fonction de cet objectif.

3. Qui est votre public-cible ?

 Et enfin, troisième question fondamentale : qui est mon public-cible ?

Dans son livre Construire et animer une session de formation, Bernard Lamailloux rappelle que, souvent, le formateur ne dispose pas de l’identité des gens qu’il va former.

C’est souvent le cas aussi des conférenciers : vous ne savez pas qui sont les personnes qui composent votre public.  Dans ce cas, vous utiliserez une langue simple, des mots concrets, du langage de tous les jours.  Le storytelling vous y aidera : raconter une histoire vous incite souvent à privilégier les mots concrets et les descriptions plaisantes plutôt que les chiffres et les faits bruts qui souvent lassent votre audience au bout de quelques minutes…

Si vous savez que votre public est composé de spécialistes comme vous, vous pourrez vous faire plaisir.  Mais attention, dans tous les cas, évitez le jargon pédant et prétentieux : ça peut faire impression sur les imbéciles, mais ça agace les personnes à même de comprendre la vacuité d’une telle attitude…

 4. L’important, en communication, ce n’est pas ce que vous dites…

LE principe le plus important de tous :

« En communication, l’important, ce n’est pas ce que vous dites.  L’important, en communication, c’est ce que l’autre comprend. »

Tenez les mains loin du volant

C’est la chose au monde la plus difficile à faire : se mettre dans la peau de l’autre.  Il y a des outils qui peuvent vous y aider.  Personnellement, j’aime bien utiliser la carte d’empathie (j’en reparlerai dans un autre article).

L’image ci-contre est très parlante : si vous avez bu, tenez les mains loin du volant.

Le monsieur, sans doute émêché, fait ce qu’il a compris : il tient les mains loin du volant.

Ce n’est sans doute pas ce que voulait dire le rédacteur du paneau.  Mais c’est ce que le conducteur a compris.

Souvent, nous tenons pour acquis que les mots n’ont qu’une seule signification et que celle-ci est claire pour tout le monde.  Mais c’est rarement le cas.  Lors de formations, j’ai pu me rendre compte à quel point, au sein d’équipes dont les membres travaillaient ensemble depuis de longues années, les mêmes mots renvoyaient à des réalité différentes.

Assurez-vous que tout le monde peut comprendre ce que vous dites : faites le test sur une personne qui ne connaît rien au domaine dont vous parlez.  Si elle ne comprend pas quelque chose, interrogez-vous :

  • y a-t-il un autre mot plus simple, plus concret pour parler de cela ?
  • y a-t-il une formulation plus adéquate ?
  • une anecdote ou un exemple aiderait-il à comprendre ce que je veux dire ?

5. Restez simple !

Encore un conseil plus facile à donner qu’à mettre en oeuvre !

Nous sommes parfois tentés par les usines à gaz.  Nous aimons la langue française et ses subtilités et nous croyons qu’il en va de même pour tous.  Ou nous nous perdons dans des détails qui n’intéressent que nous.

Songez aux manuels d’instructions des appareils ménagers ou des ordinateurs.  Ceux-ci sont souvent rédigés par des techniciens amoureux de leur métier et férus d’ohms, d’ampères, de données techniques certainement précieuses pour les réparateurs.   Mais le client, lui, aimerait juste savoir comment régler l’image sur le téléviseur à écran plat qu’il vient d’acquérir : il ne prépare pas une thèse de doctorat sur l’affichage des écrans plasma…

Et donc, quelques explications simples, assorties d’illustrations claires, lui auraient sans doute rendu un meilleur service que ce déballage de données techniques auxquelles il ne comprend absolument rien…

6. Choisissez soigneusement votre support

Tous les supports ne conviennent pas pour toutes les présentations.   J’utilise abondamment Prezi, mais aussi Mindomo lors de l’introduction d’un atelier de mindmapping, par exemple.  Mais il m’arrive aussi de dessiner une mindmap au tableau avec le public.  J’utilise aussi la technique du brainstorming au cours de laquelle je demande aux participants de venir coller leur idée sur un post it.

Un duo de dirigeants d’entreprise que je coachais a un jour abandonné l’idée d’une présentation Prezi pour un grand rassemblement de membres de leur réseau professionnel.  Il ont finalement opté pour un sketch avec une valise : ils sortaient un objet de cette mystérieuse valise à chaque fois qu’ils évoquaient une nouvelle étape de leur parcours d’entrepreneurs…  Je vous laisse imaginer le sentiment d’attente curieuse que ce dispositif a créé chez leurs spectateurs…  Et combien ils se sont distingués de leurs collègues qui ont noyés ces mêmes spectateurs sous des flots de chiffres sur d’interminables dispositives Powerpoint…

6. Ayez une conversation conviviale avec votre public

Le bonus : votre présentation ne doit pas constituer un soliloque, un numéro de « one woman » ou « one man show » devant votre public.

Faites-le participer.  Ayez une conversation avec vos spectateurs.  Faites-les réagir.  Posez-leur des questions.  Répondez à leurs questions.  Faites-les rire : l’humour est une arme de convivialité massive,tous les bons formateurs vous le diront !

Au besoin, modifiez le plan de votre présentation, mettez-vous en danger :  improvisez !

Faites-le uniquement si vous vous sentez à l’aise : mais vous surprendrez votre public (et vous vous surprendrez vous-même en étant mille fois plus naturel et créatif qu’en récitant vos notes…).

Conclusion : seule une préparation solide vous donnera l’air naturel

 Ce n’est pas une contradiction avec ce que je disais dans les paragraphes précédents : vous ne pourrez improviser dans votre présentation que si vous maîtrisez parfaitement votre sujet.

Soyez prêt(e).  Connaissez votre  matière.  Maîtrisez tous les aspects possibles de votre présentation.

Tenez-vous prêt à l’impréparable : même avec beaucoup d’imagination, vous ne pouvez pas anticiper toutes les questions et remarques de votre public.   Dans chacune de mes formations ou de mes conférences, j’ai été confrontés à des questions ou des remarques originales.  Parfois, je ne pouvais pas répondre immédiatement.   Dans ce cas, le mieux est de l’admettre :

« Je ne peux répondre à votre question immédiatement, mais elle m’intéresse.  Laissez-moi vos coordonnées à la fin de la séance et je vous rappellerai avec plaisir lorsque j’aurai la réponse. ».
 

Ensuite, tenez votre promesse.  Il n’y a rien qui puisse blesser autant votre public qu’une promesse non-tenue…   Mais il vous sera reconnaissant de reconnaître que vous n’êtes pas omniscient.

Par contre, ne vous produisez jamais sans avoir bien préparé votre intervention.  Ne travaillez pas comme un « amateur » dans le mauvais sens du terme.  Soyez professionnel jusqu’au bout des ongles.  Ne prenez pas votre inexpérience comme excuse.  Même si votre conférence est gratuite, votre public s’est déplacé pour entendre un expert.  Pas pour écouter les excuses maladroites d’un débutant qui en sait moins que lui…

Si vous êtes aimable, sincère, que vous connaissez « votre truc », il y a de fortes chances que votre présentation se passe bien.  En général, le public vous attend avec une bienveillante impatience.  Il n’est pas un ennemi prêt à se ruer sur vous, mais un ami qui attend que vous lui appreniez quelque chose de neuf.  Vous pouvez même vous permettre de le bousculer quelque peu dans ses convictions.

Mais à condition de le faire avec respect et professionnalisme.

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Communication

Curation : et si on parlait un peu stratégie ?

Trop de curateurs amateurs se jettent sur Scoop it ou Paper.li.  Et ils oublient le ba-ba de la curation : d’abord déterminer votre stratégie !

La curation est très en vogue en ce moment.  Tout le monde en fait ou presque.

Mais la curation, qu’est-ce que c’est ?

La curation, un métier vieux comme les musées !

A force de parler « curation » en association avec Internet, on en oublie qu’il s’agit en fait d’un vieux mot latin qui signifie « celui qui prend soin de« .

La curation, c’est le métier d’un « curateur » : en Belgique, on l’utilise souvent pour désigner une personne qui prend soin des actifs et passifs d’une société en faillite.  Mais aussi pour qualifier une personne qui, dans les musées ou les institutions culturelles, organise les expositions.

Dans ce cas, le curateur, c’est la personne qui :

  1. détermine le thème d’une exposition,
  2. cible les oeuvres qui méritent d’être vues
  3. les contextualise en les reliant entre elle mais aussi à leur auteur, à leur époque, etc.
  4. les partage avec le public en les mettant en scène

La curation sur Internet : c’est la même chose !

Trop d’articles sur la curation ne parlent que des outils, des plateformes : de l’aspect purement technique.

Or, l’essentiel dans la curation comme dans toute veille, se trouve ailleurs.  L’essentiel, c’est votre stratégie.  Trop de curateurs l’oublient.  Et donc, ils attirent peu d’abonnés.  Car ils ne remplissent pas leur fonction qui est de :

  1. déterminer le thème de leur veille
  2. cibler les informations qui valent la peine d’être lues ou vues
  3. les contextualiser en ajoutant leur point de vue et/ou en ajoutant des liens vers d’autres ressources
  4. les partager avec leur public, leur communauté, en les mettant en forme

Et donc, la curation, ce n’est pas glâner des trucs sur le Net au petit bonheur la chance et les rassembler dans l’espoir que des foules vont se déplacer pour visiter votre cabinet de curiosités.

La curation : l’arme mortelle de l’infobésité

La curation répond à un besoin crucial : la lutte contre l’infobésité.

Nous sommes tous submergés par un flux ininterrompu d’informations qui croît de jour en jour.  Vous croyez que j’exagère ?  Examinons un peu les chiffres.

Regardez  les premières minutes de cette vidéo de Brad Frost sur Youtube.  Elle est en anglais, mais les graphiques sont suffisamment éloquents.

Texte :

En 2012, 15 millions de livres ont été publiés aux Etats-Unis, soit 10 % des livres jamais publiés.

Photos :

  • 10 % de toutes les photos qui ont été prises depuis la création de la photographie, il y a 200 ans ont été prises en 2012.
  • 300 millions de photos postées sur Facebook chaque jour.

 Vidéos :

  • Sur Youtube, 72 heures de vidéo sont téléchargées chaque minute.
  • Les internautes y regardent l’équivalent de 4 milliards d’heures de vidéo chaque mois.
  • Netflix utilise 32,7 % de la bande passante totale d’Internet…

Blogs, sites et médias sociaux :

  • 571 sites web sont créés chaque minute
  • 347 blogs WordPress sont créés chaque minute
  • 27.778 posts sont créés sur Tumblr chaque minute
  • 500 millions de tweets sont envoyés chaque jour
  • 2,5 milliards de contenus (images, texte, liens) sont partagés chaque jour sur Facebook

Tout ceci contribue à la production de 667.000.000.000.000.000.000 hexabytes de contenus !

Mais ce déluge ne menace qu’une portion de l’humanité : seuls 2,5 milliards d’humains ont accès à Internet sur 7 milliards.  Cela veut dire que la grosse majorité, 4,5 milliards, n’ont pas accès à cette information du tout…

Partage inégal de l’accès à Internet

Etablir une stratégie pour échapper à l’infobésité

Le rôle de la curation, c’est justement de vous aider à échapper à tout ce bruit et à trouver l’info que vous cherchez et pas dix milliards d’autres.

Et donc, avant de vous ruer sur les outils, prenez le temps de la réflexion.  Et peut-être un crayon ou une feuille.

Dans le cas d’une veille, la première étape, c’est le ciblage de l’information.  Mais nous parlons de curation.  C’est-à-dire de partage de votre veille.

Si nous partions plutôt de votre public ?

Parce qu’après tout, l’objectif premier de la curation, c’est d’aider les membres de votre communauté à s’y retrouver dans le déluge de l’infobésité et de trouver LA bonne info qui les intéresse…

Qui est votre public ?  A quoi s’intéresse-t-il ?  Quels sont les thèmes, les secteurs de l’information qui l’intéressent ?  Quel sont les éléments susceptible de l’aider dans son travail, dans ses études, dans sa vie quotidienne ?  Ou tout simplement, quelle passion partage-t-il avec vous ?

Utilisez une carte d’empathie pour identifier les besoins de votre public

Au besoin aidez-vous d’une carte d’empathie.  En voici un modèle que j’ai réalisé avec Mindomo et que vous pouvez également voir en ligne en cliquant sur ce lien.

Carte d’empathie

De cette manière, vous pouvez mieux ressentir ce que fait votre public, ce qu’il pense,  la manière dont il s’exprime, etc.

Vous avez plus de chance d’identifier les bons thèmes.

Ensuite, cibler votre veille.  Quelles sont les bonnes sources d’informations ?  Les sites fiables, les blogs qui ne racontent pas n’importe quoi, les forums ou les groupes Linkedins où les professionnels s’expriment ?

Enfin, choisissez un outil de curation.

Mais attention !

Gardez à l’esprit votre objectif initial : éviter le bruit pour vos abonnés !

Je vois trop de Scoop it du type « trucs glânés sur le Web« , « ma collection de trucs« , etc.

Si vous procédez de cette façon-là, vous reproduisez à votre échelle ce que le web fait déjà à l’échelle planétaire : vous entretenez le bruit, vous noyez les informations intéressantes dans un brouhaha qui assourdit vos visiteurs.

Premier conseil : ciblez un ou deux mots-clés par topic

Déterminez un thème, un ou deux mots-clés, pas plus par « topic » comme on les appelle sur Scoop it.  Et consacrez-y les 99 % de votre curation.  Laissez un petit pourcent pour la sérendipité.  Il n’est pas mauvais de surprendre quelquefois ses visiteurs par un écart, par un coup de coeur qui n’est pas directement lié à votre topic.  Mais n’abusez pas de cette surprise, et surtout, n’ajoutez pas un article sur la nouvelle voiture de sport dans un Scoop it qui parle d’écologie et de développement durable.  Si vous pensez que j’exagère, faites un tour sur Scoop it et vous verrez que les surprises de ce genre ne manquent pas.

Deuxième conseil : évitez absolument le clic automatique sur tout ce qui bouge !

Je vois aussi trop de curateurs sur Scoop it qui cliquent systématiquement sur tout ce qui concerne leur discipline.  Encore une fois, le rôle de la curation, c’est bien d’orienter l’information pertinente vers vos abonnés.  Pas tout et n’importe quoi !

J’ai refusé des tonnes de suggestions de la part d’autres scoopiteurs parce que, désolé les gars, leurs articles n’étaient pas à la hauteur : syntaxe aproximative, orthographe inexistante, sujet mal compris, article inachevé ou d’une superficialité qui ferait passer Nabilla pour la fille d’Einstein…  et j’en passe, c’est un jour de bonté aujourd’hui, vous avez remarqué ?

Ce qu’attendent de vous vos abonnés, c’est une information de qualité.  Et donc,

Troisième conseil : lisez avant de partager !

 Je vois aussi des scoopiteurs qui cliquent sur tout ce qui concerne leur discipline sans avoir lu le contenu de ce qu’ils ont diffusé.  C’est manifeste.

Je me suis dit que j’allais un jour faire l’expérience : je publierai un titre hyper-sérieux avec un texte débile, constitué d’insultes et de phrases collées au hasard.  Et bien, je suis certain qu’un nombre non-négligeable de « curateurs » relaieront joyeusement « l’information« .

Il n’est pas toujours nécessaire de lire tout l’article avant de le relayer, mais une lecture en diagonale des titres, intertitres et mots principaux des paragraphes s’impose.  Au pire, lisez au moins le chapô.  Mais lisez, bon dieu !

Quatrième conseil : contextualisez, commentez, ajoutez de la valeur

Vous avez trouvé l’info du siècle qui va passionner vos abonnés ?  C’est très bien.

Mais allez-vous leur transmettre cette information brute ?  Ce serait dommage.

Ajoutez donc votre grain de sel : donnez votre point de vue sur cet article, sur le contenu de cette vidéo, sur la pertinence de cette infographie.  Commentez-la.  Replacez-la dans son contexte.  Ajoutez-y des liens pertinents.

C’est cela votre valeur ajoutée en tant que curateur : la bonne information avec le regard d’un professionnel.  Sinon, un agrégateur de flux RSS fera tout aussi bien l’affaire…

Non seulement vos abonnés apprécieront votre point de vue, mais vous gagnerez en notoriété : vous serez considéré comme un expert, capable de repérer la bonne information pour le bon public ; capable de la commenter, de la relativiser, de la contextualiser.

Et croyez-moi, des curateurs de cette qualité-là, ça ne court pas les avenues de l’information !

Conclusion : la curation c’est difficile et ça prend du temps

Eh non, on n’a rien sans rien.  Si vous voulez des followers ou des abonnés sur Scoop it ou Paper.li, il faut faire des efforts.  Il faut cibler son public, cibler son info, lire, parcourir des sites web, des médias sociaux, bouffer des kilomètres de texte et des dédales d’images pour publier, in fine, une portion infime de tout cela.  La partie qui en vaut la peine, la perle de l’information dans le fumier d’Internet.

Il faut y consacrer du temps, de l’énergie, de la passion.  Mais vos abonnés vous en seront reconnaissants 😉

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Applications Communication iPhone Logiciels Prezi

Pourquoi utiliser Prezi pour créer vos présentations ?

Beaucoup de gens me posent la question : pourquoi utiliser Prezi plutôt que PowerPoint pour mes présentations ? Les réponses sont multiples et j’ai tenté de les synthétiser ici.

Bien que Prezi totalise aujourd’hui 40 millions d’utilisateurs et qu’il vienne de publier une nouvelle interface en français, peu de personnes le connaissent vraiment.  Nombreux sont ceux qui ne perçoivent pas bien les différences avec PowerPoint.  Nombreux aussi ceux qui, n’ayant vu que des présentations de piètre qualité, en ont une représentation complètement faussée.

Nombreux sont ceux qui me demandent pourquoi j’ai arrêté les formations PowerPoint au profit de formations Prezi

Je vais donc essayer de vous montrer ici quels sont les avantages de Prezi.

Une petite carte mentale XMind pour commencer (elle est aussi sur ma page Biggerplate d’où vous pouvez la télécharger gratuitement) :

Pourquoi utiliser Prezi ?

Une application non-séquentielle

Prezi est non-séquentiel.  Non seulement lors de la présentation, mais déjà lors de la conception.

a. Une conception non-séquentielle

Prezi se présente d’emblée non comme une suite de slides (ou de diapositives, en français), mais comme une vaste feuille blanche.  Un espace vide dans lequel vous disposez vos textes, vos images, vos vidéos comme autant d’objets sur une table.

Cela peut-être un peu perturbant au début quand on est habitué à la séquence de diapositive des concurrents.  Mais très vite, on découvre l’incroyable liberté d’expression que vous laisse cette disposition.

Pour ceux qui ne savent pas très bien par où commencer, je leur conseille de dessiner d’abord une mindmap (ou carte mentale) de ce qu’ils veulent exprimer dans leur présentation.  C’est un guide.  Un guide qu’on suivra pas à pas… ou pas, selon votre inspiration du moment, mais qui vous donnera les grandes lignes directrices de votre communication…

b. Une présentation non-séquentielle

Jetez un coup d’oeil sur la vidéo ci-dessous : votre présentation peut voyager dans tous les sens.  Vos objets ne se suivent pas comme dans PowerPoint, ou d’autres logiciels de présentation.  Ils sont dispersés sur la feuille et vous les présentez dans l’ordre que vous souhaitez.  Vous n’êtes pas tenu par le caractère chronologique, séquentiel, de votre présentation comme dans PowerPoint…

Mieux : en cours de présentation, vous pouvez naviguer et zoomer à votre guise en cliquant sur les éléments que vous souhaitez montrer.  Lors d’une session de questions/réponses après une présentation, il est très facile de retourner à un point précis de votre présentation pour illustrer une notion mal comprise, qui fait l’objet d’une discussion ou d’un approfondissement.

De quoi nouer une relation plus intense avec vos auditeurs.  C’est l’objectif de toute présentation digne de ce nom : instaurer un véritable dialogue avec votre public.

Le zoom : la fonction la plus (mal) connue !

Tout le monde a déjà vu ces zooms impressionnants dans Prezi : on passe d’une image à l’autre à une vitesse décoiffante et ceux qui sont assis trop près de l’écran sont pris de nausée…

Oui.  Mais l’essentiel n’est pas là.

La fonction Zoom a surtout comme avantage d’attirer l’attention sur quelque chose d’important.  Un concept-clé de votre présentation.  Une image qui va frapper votre public.

Mais attention : tout comme le reste de votre présentation, le zoom doit rester au service de votre message !

Avant d’ajouter un zoom – ou tout autre élément de votre présentation – demandez-vous : cela renforce-t-il mon message ?  Cela apporte-t-il un supplément d’information ?

Si la réponse est non, laissez tomber !  Passez à autre chose.

Dans Prezi, vous pouvez toujours tout modifier, tout effacer, tout reconstruire…

Le regroupement d’idées et d’objets dans les cadres ou des fonds différents

Contrairement aux diapositives séquentielles, Prezi peut vous indiquer un groupe d’idées ou d’objets (images, vidéos, symboles, etc.) qui a du sens.

a. Regroupement d’objets dans un cadre

Vous pouvez regrouper vos idées dans un encadrement rond ou rectangulaire.  C’est ce que j’ai fait ici :

Regroupement d’objets

C’est une fonction très puissante dans une présentation : elle aide votre public à comprendre la structure de votre message.

Vous parlez d’un sujet qui évolue à travers le temps ?  Vous pouvez regrouper les grandes étapes dans un même cadre, rond ou rectangulaire.

Vous expliquez les différents niveaux d’ingénierie de formation ?  Regroupez les tâches et responsabilité des trois niveaux dans trois cadres différents.

C’est un point qui aide votre public à rester concentré sur la présentation : il sait qu’il y a un groupe d’éléments qui vont être expliqués et cela crée un sentiment d’attente.

b. Regroupement d’objets dans plusieurs fonds différents

Une nouvelle fonction permet désormais d’ajouter jusqu’à trois fonds personnalisés à votre présentation.

Une fonction très utile pour montrer à votre public que des éléments appartiennent à une thématique différente au sein de votre conférence.

Mais, une fois encore, n’abusez pas de ces possibilités graphiques : n’en usez que lorsqu’elles apportent du sens à votre message !

Ajoutez du son et de la vidéo à votre présentation

Prezi offre aussi la possibilité d’ajouter du son et de l’image à votre présentation.

Pour la vidéo, c’est très simple : il suffit d’insérer l’URL (l’adresse web) d’une vidéo Youtube pour que celle-ci soit automatiquement intégrée à votre présentation.  Il suffit ensuite de la déplacer et d’en modifier la taille si vous le souhaitez.  Pour cela, quelques clics et mouvements de souris suffisent.

Vous pouvez aussi ajouter un fond musical à votre présentation.  De nouveau, utilisez le menu « Insérer » et choisissez l’option « Musique de fond ».

Vous pouvez ensuite télécharger un fichier MP3, Wav, etc.

Pour ajouter des commentaires à certains objets, enregistrez vos commentaires dans un fichier audio (en utilisant Audacity, par exemple).

Ensuite, dans l’éditeur de diapositives, cliquez sur « Editer le chemin ».  Sélectionnez l’image à laquelle vous souhaitez ajouter le commentaire. Et cliquez.  Un menu s’ouvre pour sélectionner le fichier sonore.  Prezi le convertit ensuite.  Et le tour est joué.

A chaque fois que la présentation affichera cette image, elle « jouera » également la bande sonore associée.

Collaboration en ligne en temps réel

Mais l’un des aspects les plus importants de Prezi, pour moi, c’est la possibilité de travailler à plusieurs en ligne en temps réel (synchrone).

Non seulement pour l’édition, mais également pour la  présentation.

a. Edition collaborative en temps réel

Vous pouvez collaborer en temps réel et en ligne jusqu’à dix personnes à la fois.

C’est-à-dire que chacun des intervenants peut tout effectuer en ligne.

Les autres participants peuvent voir en temps réel les actions effectuées par chacun.

On peut inviter de nouveaux participants à tout moment.

b. Présentation en ligne en temps réel

Vous devez présenter un nouveau projet aux responsables de vos filiales ?

Ou un nouveau produit à un client distant ?

Ou vous travaillez avec des collaborateurs en déplacement ?

Pas de problème !

Vous pouvez présenter votre Prezi en ligne en temps réel.  Vous pouvez inviter de nouveaux participants en cours de présentation.

Vous pouvez même modifier la présentation pendant que votre public la voit fonctionner.

Prezi mobile : emportez-le sur votre iPad et iPhone

Prezi n’est pas qu’une application en ligne.

Outre la version intégralement gratuite que tout le monde connaît,  il existe une version « Enjoy » qui permet de concevoir vos présentations en ligne et de les sauvegarder sur votre disque dur ou une clé USB.  Et une version Pro, de bureau, que vous pouvez installer sur votre PC ou votre Mac.

Mais Prezi existe également en version iPad et iPhone.

Si l’écran de ce dernier se révèle un peu étroit pour la conception, il est nettement suffisant pour le partage de présentations.  Quand à l’iPad, même le mini est suffisant pour composer de très belles présentations.

Importez vos PowerPoint !

Et mes vieux PowerPoint ?  Sont-ils perdus à jamais ?

Non.  Vous pouvez les importer dans Prezi.

Ils sont alors affichés comme des slides Prezi et vous pouvez les introduire dans votre présentation un par un.

Ou vous pouvez utiliser un modèle et y importer toutes vos diapositives PowerPoint en un seul lot.

Vous pouvez également retravailler tous les éléments de vos diapositives : texte, illustrations, etc.  Et les personnaliser afin qu’ils correspondent au layout de votre Prezi.

En conclusion : un outil de présentation sans égal !

Il existe de plus en plus d’alternatives à PowerPoint.  Mais aucune n’est aussi riche ni complète que Prezi.

Cette application dynamique est non seulement disponible gratuitement en ligne, mais les versions pour Mac, PC, iPad et iPhone en font un must de la présentation partagée.

Ses fonctions de collaboration en temps réels en font un outil particulièrement adapté aux nouveaux modes de travail collaboratif.

Le lien vers Prezi.

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Communication

Formation 3.0 en 2013 : une rétrospective de votre incroyable fidélité !

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog.

Je ne résiste pas au plaisir de partager ces résultats avec vous.  Car ce qu’ils montrent, c’est votre incroyable fidélité.  Un intérêt constant qui me va droit au coeur.  Qui me donne envie de continuer, d’aller plus loin.

Merci à vous tous qui alimentez le contenu de ce blog par vos visites, vos questions, vos commentaires, vos suggestions.  Par vos conversations qui se prolongent sur les médias sociaux ou – mieux encore – dans la « vraie » vie.

Je vous laisse à présent découvrir ce que les lutins statisticiens nous ont concoctés, mais que VOUS avez rendu possible.

Merci,

Marco.

En voici un extrait :

Le Musée du Louvre accueille chaque année 8.500.000 visiteurs. Ce blog a été vu 260  000 fois en 2013. S’il était une exposition au Louvre, il faudrait à peu près 11 ans pour que chacun puisse la voir.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Ateliers Communication formation Prezi

Prenez la parole avec Prezi – formation d’un jour à Paris

Comment bien faire passer votre message ?  Comment garder l’attention de votre public ?   Comment prendre la parole comme un professionnel avec un support visuel tel que Prezi ?

C’est à toutes ces questions que nous répondrons lors de l’atelier « Je prends la parole avec Prezi » que j’animerai à Paris le 26 novembre 2013.

Cette journée sera consacrée à la prise de parole en public avec un support visuel dynamique, en l’occurrence, la dernière version de Prezi.

Présentation Prezi

Un atelier basé sur VOTRE projet

Vous n’y apprendrez pas seulement à utiliser ce support : il s’agit d’un véritable atelier qui part de VOTRE projet.  Vous devez préparer une intervention ?  Vous devez présenter les grandes lignes de votre thèse ou de votre mémoire ?  Votre patron vous demande de synthétiser l’activité de votre équipe devant le personnel ?

Venez avec votre projet !

Nous travaillerons ensemble et à la fin de la journée, vous repartirez avec votre présentation, votre discours ou votre conférence.

Les principes que nous proposons pendant cet atelier s’adressent à toutes les communications orales.  Y compris à la vôtre !

Une formation progressive, mais rapide !

Après l’accueil et la présentation – Prezi – du programme du jour, nous entrerons dans le vif du sujet.

Nous découvrirons d’abord les principes de base de la communication illustrés dans le Prezi suivant (vidéo Youtube) :

Une formation basée sur vos besoins concrets

Cette formation est pratique et se base sur vos besoins concrets :

  • élaborer votre message
  • définir vos objectifs
  • identifier votre public

Ensuite, nous passerons aux recettes éprouvées des professionnels :

  • captivez votre public dès la première seconde
  • évitez l’effet Von Restorff et maintenez l’attention en alerte
  • les 5C, cinq attitudes positives pour gagner votre public
  • la règle de 3 : quand répéter votre message ?
  • et enfin, personnalisez votre message en racontant des histoires de Marcel

Nous verrons aussi quels pièges éviter pour ne pas braquer votre public contre vous !

Tout ceci est résumé dans la mindmap suivante (cliquez sur l’image pour l’agrandir ou télécharger cette mindmap sur la prise de parole avec Prezi, gratuitement, sur Biggerplate).

Les ingrédients de la parole en public

Le support visuel Prezi

Nous aborderons ensuite la partie plus technique avec Prezi :

  • la structure de votre présentation
  • comment répartir les objets sur la feuille
  • le tracé d’un objet à l’autre
  • les zooms, fadings et autres effets
  • présentation en ligne
  • etc.

Vous pourrez ensuite tester votre présentation en grandeur nature avec le formateur et les autres participants.  Si nous n’en avons plus le temps, nous organiserons une réunion en ligne dans les jours qui suivent la formation et vous aurez alors l’occasion de nous montrer votre travail !  Et de recevoir du feedback qui vous aidera à progresser…

Toutes les informations pratiques sont sur la page EventBrite Je prends la parole avec Prezi !

Bénéficiez de 25 € de réduction si vous vous inscrivez avant le 5 octobre !  Réductions spéciales pour les abonnés à notre newsletter !

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Chomage Communication Société

Le chômeur : un « petit travers » bien français !

La marque Le Léon a retiré de la vente un pull « Chômeur » qu’elle vendait pour la modique somme de 285 euros.  Ou quand le mépris des élites ne connaît plus de limites.

C’est un pull d’une banalité affligeante qui a suscité la polémique : un pull un peu sport, ras de cou.  Il fait partie d’une série sensée surfer sur les clichés, les « petits travers » des Français.  Une série qui exhibe fièrement des trouvailles langagières aussi subtiles que « Cassou laid », « Rockfort » ou « Grande gueule ».

C’est une « petite marque parisienne » Le Léon, appartenant à un certain Léon Taïeb qui produit cette fine fleur du pseudo-artisanat franchouillard.

Un pull ou une provocation ?

Une marque « contestataire à la cocarde inversée ».  Contestataire ?  Mais que conteste-t-elle donc ?  Je vous le donne en mille : la monarchie absolue !

Avouons que les contestataires du prêt à porter post-moderne ne prennent pas trop de risque : contester un régime politique disparu depuis trois siècles, cela ne vous mène pas tout droit à la guillotine, qu’un certain Badinter a du reste envoyé au Musée depuis les années 80 du siècle dernier…

Un chômeur qui vaut 285 euros la pièce

« Il n’était pas question de devenir riche » répond le propriétaire de la marque aux journalistes de 20 Minutes.  Pourtant à 285 euros l’unité, la marque pourrait bien le devenir à l’insu de son plein gré…

Mais la suite vaut son pesant de cacahuètes à destination des singes du zoo de Vincennes :

« Non, on voulait juste faire réagir à la manière de Coluche ou Desproges. »

Les inventeurs des Restos du Coeur et des Restos du Foie doivent se retourner dans leur tombe : rien n’est plus insupportable que cette fausse contestation de marketteux en mal de références populaires.

Sous prétexte de surfer sur les clichés et de détourner les préjugés à des fins commerciales, on tombe dans le mépris des classes populaires.  Et on dévoile sa vraie nature…

Le chômage, un « petit problème du moment »

Mais la marque, toute contestataire qu’elle soit, ne s’en prend pas aux chômeurs.  Ce qu’elle veut stigmatiser, ce sont « les petits travers des Français, les problèmes du moment« .

Chômeurs, vous n’avez rien compris !

Vous vous croyiez victimes des retombées de la mondialisation.  Vous pensiez que vous aviez affaire une mauvaise conjoncture économique, à une crise sociale profonde.

Eh bien non !  Vous êtes juste atteint d’un « petit travers français« , vous connaissez juste un « petit problème du moment« .

Ah, on respire !

Un mépris permanent de la souffrance sociale

Des politologues et des journalistes sérieux se penchent sur les résultats électoraux atteints par les partis populistes en Europe.   Des think tanks de gauche comme de droite s’interrogent : « pourquoi les classes populaires votent-elles de plus en plus pour Marine Le Pen ? »

Un des éléments de réponse est ce mépris de la souffrance sociale, de cette condescendence permanente à l’égard de ces classes populaires.

Quand était-ce la dernière fois que vous avez vu une représentation positive d’un ouvrier dans les médias ?  Les classes populaires sont devenues invisibles à la télévision.  Sauf lors des licenciements massifs, où elles servent d’alibi aux pleureuses pathétiques que sont devenus nos politiciens face à la mondialisation.  Ou bien lors des élections pour montrer leur bêtise crasse face à l’idéologie populiste.  Ou comme argument de vente pour des fringues de bobos en mal de sensations fortes que les chômeurs ne pourront jamais s’offrir…

La marque a retiré le pull de la vente.  Non pas après une réflexion sociologique intense, mais à la suite d’un bad buzz, une de ces contestations immédiates sur le Net auxquelles les marques deviennent aussi sensibles qu’aux fluctuations de la bourse.  Souvenez-vous en…

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Communication Ecriture Entreprise Journalisme Projets

Comment intéresser les médias à mon projet ?

Vous êtes une association et vous avez un nouveau projet.  Vous êtes le patron d’une PME et vous développez un produit révolutionnaire.  Vous êtes un artiste et vous organisez l’expo du siècle.  Mais comment intéresser la presse à ce projet qui vous tient tellement à coeur ?  Comment être sûr que les journalistes vont se bousculer au portillon pour publier la nouvelle ?  Voici quelques conseils.

C’est un paradoxe étonnant qui dure depuis que la presse existe et qui n’est pas près de se régler : les médias ont besoin de contenu.  Les entreprises, les associations et les artistes ont besoin de promotion.  Et pourtant, il est extrêmement difficile, voire impossible d’obtenir un article sur votre projet.  Pourquoi ?  Quelles en sont les raisons ?  Comment surmonter ce handicap et être visible dans les médias ?  Comment intéresser la presse à votre projet ?

La première chose à savoir, c’est que les journalistes ne demandent pas mieux que d’obtenir de la matière pour leurs articles : les rédactions sont toujours à la recherche d’informations originales et intéressantes pour leur public.

La deuxième chose à savoir, c’est que les candidats à la publication – quel que soit le support – sont souvent maladroits dans leur approche.  Cela vient de plusieurs facteurs que nous allons passer en revue.  Ensuite, je vous donnerai quelques conseils pour faire partie des heureux élus qui figureront dans le journal ou participeront à une émission de radio ou de télé.

Une confusion entre journalisme et communication

La plupart des gens confondent allègrement journalisme et communication.  Je vous donne un exemple réel qui m’est arrivé cette semaine et qui m’a donné l’idée de cet article.  J’ai un site dédié à mon activité de journaliste indépendant.  Un site qui n’est pas du tout à jour.  Et qui pourtant reçoit encore des visites intéressées. 😉

La dernière en date est un message qu’une dame m’envoie via le formulaire de contact du site.  Le message est authentique, j’ai juste remplacé le nom du site par une adresse fictive pour des raisons de discrétion.  Mais merci à cette dame de m’avoir donné l’opportunité d’écrire ce billet. 😉

« Bonjour,

Je me permet de vous contacter car j’ai besoin d’aide pour faire connaitre mon site à un grand nombre d’internautes.

Mon site est : http://www.undoncechienperdu.com

Ce projet nous tient à cœur.

Pourriez vous le médiatiser?

Bien à vous en attente de vous lire. »

Aucun journaliste digne de ce nom ne répondra favorablement à une telle demande ! 

Ce n’est pas de la méchanceté : mais le rôle du journaliste est totalement différent de celui d’une agence de communication.

Les journalistes publient ce qui est susceptible d’intéresser leurs lecteurs. Et en tant que journalistes, ils se doivent de prendre une distance critique par rapport aux contenus qu’ils examinent.

Exactement le contraire d’une agence de communication qui a pour mission de convaincre le monde que votre projet/produit/service est le meilleur et qu’il faut l’acheter ou contribuer d’urgence !

Donc : ne demandez jamais à un journaliste de jouer le rôle d’une agence de communication gratuite !  Ca ne marche pas !

Mais alors, comment faire pour intéresser un journaliste à mon projet ?

Utilisez les outils et les canaux de communication adéquats !

Le communiqué de presse

J’en parle par expérience : les journalistes sont des gens pressés qui font ce qu’ils peuvent avec les exigences des rédactions en matière de délais et de contenus.   Les appâter avec une bonne nouvelle ne suffit pas : il faut leur mâcher un peu le travail !

Un des outils les plus appropriés pour ce faire est le communiqué de presse.  Décrivez le plus précisément possible votre projet.  Obéissez à la règle des cinq W que les journalistes utilisent dans leurs articles.  La mindmap ci-dessous illustre le principe de ces cinq questions.  Double-cliquez sur la carte pour l’agrandir.  Vous pouvez aussi la télécharger gratuitement au format XMind sur Biggerplate.

Les 5 W – questions du journaliste

Les 5 W : ou les questions qui font le tour de la question

Les journalistes utilisent la technique des 5 W pour structurer leurs articles et s’assurer qu’ils ont bien couvert toute la matière à traiter.

Faites de même : assurez-vous que vous leur donnez toutes les dimensions de votre projet en posant vous-même ces questions.

Commencez par la question « Quoi » (What?) :

What ? Quoi ?

Décrivez votre projet, produit ou service de la manière la plus précise possible.

  • De quoi s’agit-il ?
    •  Produit ?
    •  Service ?
    •  Oeuvre d’art ?
    •  Evénement ?
    •  Projet philanthropique ?

    Utilisez les cinq sens pour décrire votre projet : aidez le journaliste (et son public) à visualiser votre projet, à le sentir, à en ressentir les effets sur sa peau, à exprimer les émotions que votre oeuvre ou votre produit suscite chez les utilisateurs…

Who ? Qui ?

  •  Qui est
    •  Le producteur ?
    •  L’artiste
    •  L’initiateur du projet ?

En communication, c’est toujours important de savoir qui parle.  Est-ce une autorité en la matière ?  Un parfait inconnu ?  Ou quelqu’un qui a une légitimité vu sa longue expérience, ses publications sur le sujet, etc.

  • A qui s’adresse votre projet ?
    • Bénéficiaires
    • Public
    • Donateurs

    Tous les médias ne s’adressent pas au même public.  Choisissez donc le média qui vous intéresse en fonction du public.

Where ? Où ?

  • Où se déroule votre événement ?
  • Quel rayon d’action ?
  • Quelle aire géographique ?
  • En ligne ?
  • Virtuel ?

Précisez bien tout cela : le rayon d’action d’un média est très ciblé : régional, local ou national ?  Ne tentez pas d’intéresser un journal national à un événement qui touche exclusivement un village ou une province.  Vous perdrez votre temps.

When ? Quand ?

  • Démarrage
  • Etapes
  • Durée
  • Fin
  • de votre projet

C’est évidemment très important pour le journaliste : et pourtant, beaucoup de communiqués de presse ou d’annonces sur le web ne mentionnent pas la date d’un événement.  Sans parler de tous ceux qui oublient l’heure ou l’adresse du rendez-vous !  Un conseil en or massif : faites relire votre communiqué par quelqu’un qui ne connait pas du tout votre projet.  Idéalement par plusieurs personnes qui appartiennent à votre public-cible.  Si elles ne comprennent pas quelque chose, soyez certain(e) que le journaliste non plus ne comprendra pas.  Et votre communiqué a de fortes chances de terminer sa carrière à la poubelle !

Why ?  Pourquoi ?

  • Origine du projet
  • Buts
  • Objectifs
  • Motivations

Qu’est-ce qui a motivé votre projet ?  Quels objectifs précis voulez-vous atteindre ?  Comment comptez-vous les atteindre ?  Autant de choses importantes pour le journaliste.

La forme du communiqué de presse

Soyez précis et concis : les journalistes n’ont pas trop de temps à perdre !

Mais attention de ne pas tomber dans le travers inverse : il ne s’agit pas d’écrire un rapport d’hospitalisation.  Tâchez de séduire le journaliste, soyez sexy !  Il y a beaucoup de concurrence entre les informations et donc soyez attractifs !  Illustrez votre communiqué de photos, d’illustrations, de graphiques qui aideront à la compréhension.

Si vous connaissez un peu les techniques de storytelling, racontez une histoire pour faire adhérer vos futurs lecteurs à votre projet.

Donnez envie de lire votre communiqué !  Si le journaliste a envie de le lire, ses lecteurs aussi…

Utilisez un service de diffusion

Votre communiqué est prêt : il décrit de manière attractive votre projet, service, produit ou événement.  Il ne vous reste plus qu’à l’envoyer aux journalistes.

Vous pouvez bien entendu le faire parvenir à des journalistes que vous connaissez ou dont vous avez les coordonnées.  Mais il existe aussi des services de diffusion.  La plupart sont payants, mais il en existe aussi des gratuits comme Category Net, par exemple.   Ce service diffuse le communiqué à ses abonnés correspondant à la zone choisie.  Cela vous facilitera la tâche et vous donnera un surcroît de visibilité.

Essayez aussi de rencontrer les journalistes : rien de tel qu’un contact dans la vie réelle.  Pour cela, n’hésitez pas à organiser une conférence de presse.  Je reparlerai de l’organisation d’une conférence de presse dans un prochain billet.

La liberté de la presse

OK : j’ai fait tout ce que vous m’avez dit.  Quelle garantie ai-je que mon article sera publié ?

Aucune !  Absolument aucune !

Quoi ?  J’ai fait tout ça pour rien ?

Non.  Mais encore une fois, le journaliste n’est pas une agence de communication.  Et il y a de la concurrence sur le marché.  Si votre annonce tombe en même temps qu’un grand événement ou une catastrophe nationale, votre communiqué aura moins de chance d’être traduit en un article de première page…

Et puis, la rédaction conserve le droit de publier ou non ce que vous lui communiquez.  C’est la rédaction qui juge en professionnel de ce qui intéresse le lecteur ou non.

Et même si vous êtes publié(e), vous risquez de ne pas apprécier du tout le contenu de l’article !  Parce que le rôle du journaliste n’est pas d’être une simple caisse de résonnance de ce que vous dites.  Son rôle est d’informer.  Donc de prendre une distance critique par rapport à ce que vous affirmez.  Certaines personnes refusent de m’adresser la parole depuis que j’ai publié leur interview.  D’autres sont devenues des ami(e)s.  La plupart a simplement disparu du radar.  C’est la règle du jeu : si vous ne l’acceptez pas, n’essayez pas d’être publié(e), vous serez forcément déçu(e).

Mais si vous acceptez cette règle, vous tenterez d’établir des relations de confiance avec les journalistes.  Une relation gagnant-gagnant entre celui qui a besoin d’informations pour son média et celui qui a besoin de visibilité pour son projet.  Bonne chance !

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Blog Communication Ecriture Ecriture web Entreprise

Blog d’entreprise : 12 comportements à éviter à tout prix !

Vous avez un blog d’entreprise, mais les lecteurs vous boudent.  Vos statistiques de fréquentation ne décollent pas.  Peut-être adoptez-vous inconsciemment un de ces comportements nuisibles qui réduisent la popularité de votre blog.  Passons-en une douzaine en revue.

Dans un billet précédent, j’ai passé en revue les dix bonnes raisons de créer votre blog d’entreprise.   Aujourd’hui, je vous propose d’explorer ensemble le côté obscur de la Force et d’examiner 12 comportements toxiques pour la popularité de votre blog !  Bien sûr, il y en a d’autres (et je vous invite à les signaler en commentaires) mais ceux-ci me paraissent vraiment négatifs.  Et susceptibles de tirer la notoriété de votre blog vers le bas.

Heureusement, tous ces comportements peuvent être corrigés !  Je vous donne à la suite de chacun d’entre eux quelques conseils pour y remédier et adopter une attitude plus positive.

12 comportements nocifs pour votre blog

Des objectifs ?  Pour quoi faire ?

Des objectifs, cela sert à savoir où vous voulez aller.  Et à vérifier si vous êtes toujours sur la bonne voie.

Quel est le but de votre blog ?  Acquérir de la notoriété ?  Attirer du trafic vers votre site ?

Prenons ce dernier cas.  Combien de visiteurs voulez-vous attirer d’ici la fin de l’année ?  Combien sont-ils à présent ?  Quelle progression mensuelle devez-vous assurer pour atteindre cet objectif ?  Est-ce possible ?  Avez-vous tenu compte des variations saisonnières ?  Dans certains secteurs – formation, tourisme, etc. – elles peuvent être très importantes.

Donnez-vous des objectifs clairs, de type SMAART : cela vous aidera à avancer !  Fixez à l’avance des critères de réussite : cela vous permettra de savoir à tout moment où vous en êtes par rapport à vos objectifs.  Vous pourrez ainsi vous féliciter si vous les dépassez.  Ou corriger le tir si vous êtes en-dessous…

Un calendrier éditorial, c’est inutile !

Ah oui ?

Pourtant, par expérience, je peux vous dire qu’un bon calendrier éditorial est une aide précieuse : pour vous et vos lecteurs.

Au début de votre blog, vous serez tout feu, tout flamme : vous déborderez d’idées, d’énergie et d’enthousiasme.  Mais au bout de quelques semaines, vous sentirez le poids du travail que cela représente.  Vos idées risquent de se tarir.  Vous pourriez alors abandonner, comme tant d’autres avant vous (et probablement après…)  Il n’y a qu’à voir le nombre de blogs abandonnés après moins d’un an de fonctionnement, c’est assez édifiant.

Un calendrier éditorial vous permet d’étaler votre travail, de respecter un rythme.  De prendre de l’avance quand vous avez un peu de temps.  D’anticiper sur les publications à venir.   C’est un bon moyen d’évaluer votre charge de travail.  C’est un gage de pérennité.

Ayez toujours quelques brouillons d’articles d’avance : cela vous permettra de souffler un peu quand vous êtes très occupé par ailleurs.

Vos lecteurs vous seront reconnaissants de publier régulièrement.  C’est aussi un bon moyen de les fidéliser.

Je n’ai pas besoin de plan

La principale erreur des débutants…

J’ai une idée ; je me rue sur le clavier et je tape mes idées au kilomètre.  Lorsque j’ai fini, je presse le bouton « Publier » et c’est parti !

C’est parti et c’est mal parti dans la plupart des cas…

Lorsque vous écrivez, respectez toujours la règle des 3 R : elle vous évitera bien des déboires.  Et, bonne nouvelle : elle facilitera la lecture tant par les humains que par les robots de Google !  Pour une raison toute simple : un texte bien structuré guide le lecteur sur le cheminement de votre pensée.

R comme Réflexion

Réfléchissez à ce que vous allez écrire.  Quel est mon objectif en écrivant ce texte ?  Quel est le message que je veux faire passer ?  Qui sont les destinataires de ce texte : des experts, des professionnels ou des personnes qui n’ont jamais entendu parler de ce sujet ?

Comment structurer mon document ?  Une mindmap peut vous y aider.  Cet article a été écrit à partir de la mindmap MindMeister en illustration ci-dessus.

Lors que vos idées principales sont dégagées et que la structure de votre texte est bien claire, passez à l’étape suivante.

R comme Rédaction

Commencez à rédiger.  Le titre et les sous-titres vont vous y aider.  Ecrivez le plus naturellement possible.  Soyez-vous même.  Laissez vos idées couler sur le papier ou sur l’écran.

R comme Révision

Et relisez-vous !  Ou mieux encore, faites-vous relire par une personne bienveillante.  Traquez les répétitions, les fautes d’orthographes, les contre-sens, les phrases incomplètes, les formulations, maladroites, etc.

Rien n’est plus énervant et plus agaçant qu’un article d’expert truffé de fautes d’orthographe, d’erreurs de syntaxe et d’expressions presque françaises mais pas tout à fait…

Je m’occuperai des médias sociaux plus tard

Grosse erreur !  Colossale erreur !

Vous avez l’intention de lancer un blog ?  Commencez donc par une campagne à travers les médias sociaux !

Annoncez la parution de votre nouveau blog quelques semaines avant que le premier billet ne paraisse.  Donnez déjà envie à vos lecteurs potentiels de venir vous découvrir.

Envoyez un tweet, postez un message sur Facebook.  Postez un premier billet de présentation sur Facebook et dans les groupes Linked In : suscitez l’envie de vous lire !

Et puis, n’arrêtez plus : utilisez les systèmes d’automatisation de partage.  Liez votre blog avec vos comptes Facebook, Twitter, Linked In afin que chaque billet soit partagé dès qu’il est publié.  Utilisez un outil comme HootSuite qui vous permet de programmer la publication sur différents médias sociaux à des moments différents.

Mais aussi, réagissez aux commentaires, suscitez-les, engagez le débat dans des groupes Linked In ou des communautés Google+.  Faites le buzz autour de vos articles.  Diffusez vos articles avec un outil de curation comme Scoop it !

Les médias sociaux vont générer un trafic non-négligeable vers votre blog et votre site.  Et ils sont excellents pour votre référencement !

Pensez donc à les intégrer dans votre plan marketing dès que l’idée de votre blog a germé !

Le SEO ? Jamais entendu parler !

Le référencement naturel ?  Les mots-clés ?  Les moteurs de recherche ?  Très peu pour moi !

Une autre grosse erreur !  Vous écrivez pour être lu, non ?  Alors, il faut que vos lecteurs puissent vous trouver.

Informez-vous : il existe suffisamment de pages web, de forums et de groupes sur Internet que pour se tenir au courant des dernières évolutions en la matière.

Optimisez vos pages, rendez-les lisibles pour les robots de Google mais aussi accessibles pour vos lecteurs.

On ne vous demande pas d’ouvrir une agence de référencement dès demain : mais au moins de maîtriser les bases du SEO pour booster votre blog dans les pages de résultats des moteurs de recherche.

Si les médias sociaux sont importants, sachez que les moteurs de recherche restent une porte d’entrée essentielle vers vos contenus.  Tenez-en compte !

Les statistiques, très peu pour moi !

Si vous voulez prendre le pouls de votre communauté, savoir ce qui intéresse vos lecteurs, gardez un œil sur vos statistiques en permanence !

Quels sont les mots-clés les plus populaires  ?  Quels sont les articles les plus lus ?  Quels jours de la semaine sont les plus fréquentés ?  Quels créneaux horaires présentent le plus grand nombre de visites ?  Quels articles ont le plus intéressé vos lecteurs ?

Le suivi de vos statistiques vous permet de brosser le portrait de votre lecteur.  De corriger le tir si vous avez commis des erreurs de paramétrage ou de communication.

Vous saurez quels sont les meilleurs jours pour publier.  Les meilleures heures. Quels médias sociaux vous rapportent vraiment du trafic.  Quels sites soutiennent votre positionnement (link juice).

C’est l’équivalent de votre tableau de bord.  Ne le quittez pas des yeux sans pour autant oublier la route : vous le faites bien avec votre voiture, non ?

Le HTML, c’est pour les techniciens

Moi, je suis un littéraire : je m’occupe du texte, du côté « écriture ».  Le reste c’est de l’intendance, c’est pour les techniciens !

Erreur !  Qu’est-ce qu’une balise H1 et quelle est son importance pour votre référencement ?  Quelle est l’influence du fichier robots.txt sur votre présence dans les résultats de Google ou de Bing ?  Que faites-vous si les méta-descriptions de votre site ne correspondent pas au contenu ?

Une fois de plus, on ne vous demande pas de devenir LE spécialiste du HTML.  Mais au moins, sachez-en un minimum.   Ne fut-ce que pour comprendre ce qui se passe et comment fonctionne votre site.  Et aussi pourquoi subitement, des dysfonctionnements apparaissent sur votre blog.

Vous serez d’autant plus performant en SEO que vous comprendrez la cuisine interne de votre blog.

J’écris pour moi

J’ai une vocation littéraire.  Depuis toujours, sommeille en moi un écrivain qui ne demande qu’à s’exprimer !  Mon blog d’entreprise me donne enfin l’opportunité de me faire plaisir : écrire.

Vous vous êtes trompé d’endroit !

Le blog d’entreprise est un lieu d’échanges.  Un lieu de communication.  Cela veut dire que vous écrivez d’abord pour les autres :

  • Pour leur venir en aide.
  • Pour leur prodiguer des conseils judicieux, des solutions astucieuses.
  • Pour leur signaler une nouveauté qui leur sera utile.
  • Pour les mettre en garde contre les mauvaises pratiques.
  • Pour leur apporter un éclairage unique sur un problème qui les préoccupe.

Pas pour exposer vos états d’âme !  Et encore moins pour vous essayer à la virtuosité linguistique et littéraire (voir la partie Le jargon il n’y a que ça de vrai !).

Bien sûr, si écrire ne vous procure aucun plaisir, laissez tomber l’idée du blog.  Car il va vous falloir de la persévérance pour tenir le coup à long terme.  Écrire régulièrement sur les mêmes thématique exige de l’endurance.  C’est la passion pour votre activité conjuguée au plaisir d’écrire qui vous donnera la force de continuer pendant des années.

Mais ce plaisir d’écrire doit être tourné vers les autres.  Quelqu’un a dit que les Français s’expriment tandis que les Anglo-Saxons communiquent.  Sur un blog d’entreprise, vous devez être anglo-saxon !

Je sais tout !

Ou le syndrome de l’auteur.

Fini le temps où l’auteur vénéré tonnait du haut de sa chaire !  L’heure est au web 2.0 où chacun peut s’exprimer, commenter, rebloguer, liker, googler ou curater à tout va !

Si le blog est LE lieu où vous pouvez faire état de votre expertise, il est aussi et surtout LE lieu privilégié pour échanger avec les membres de votre communauté.  C’est-à-dire avec des experts comme vous, des clients existants, des prospects, des gens intéressés par le même domaine, des étudiants qui seront de futurs professionnels – et pas les moins critiques !

Autrement dit, une foule de gens qui partagent au moins une fraction de votre expertise, une expérience différente, des pratiques divergentes, des besoins non-encore satisfaits.

Des gens qui ne demandent pas mieux que vous donner leur point de vue, un conseil ou une astuce pour gagner du temps, une correction lorsque vous vous trompez !

Et quand vous vous trompez, ayez l’élégance de le reconnaitre et de remercier celui ou celle qui vous a corrigé.   Les gens élégants ne sont pas si nombreux : démarquez-vous par votre attitude de gentleman ou de lady !

Je prends le lecteur pour un crétin

Mon lecteur n’y connait rien, donc, je peux lui raconter n’importe quoi.  Mon lecteur est paresseux, donc je simplifie.  Mon lecteur est pressé, donc je fais court, voire télégraphique.  Mon lecteur est illettré, donc si je collectionne les fautes d’orthographe, ce n’est pas grave.

Autant d’erreurs, voire de fautes…

Votre lecteur est celui qui fait vivre votre blog et votre entreprise.  La moindre des choses est de le respecter.

En outre, il est très probable que les lecteurs de votre blog soient – au moins en partie – des collègues, des clients potentiels, des donneurs d’ordre potentiels, des prescripteurs, etc.  Donc, des personnes intéressées par le sujet, et intéressantes – sinon vitales ! – pour la vie de votre entreprise.

Votre blog est une pièce maitresse de votre stratégie de marketing et de communication.  Ne gâchez vos chances de réussite en présentant une vitrine de mauvaise qualité…

Le jargon, il n’y a que ça de vrai !

Ah, le jargon !  Ce langage inaccessible au commun des mortels, mais qui vous fait sentir que vous êtes unique.  Que vous seul maitrisez tous les aspects les plus techniques ou les plus subtils de la chose.

Ce comportement-ci est lié au précédent : vous vous faites plaisir.  Vous oubliez votre lecteur.  Vous oubliez l’intérêt du lecteur.

Certains blogs sont tout simplement illisibles parce que les auteurs prennent un malin plaisir à jargonner ; à utiliser des mots rares et précieux ; à se gargariser de termes alambiqués…

Entre deux mots, choisissez toujours le plus simple, le plus concret.  Celui qui aidera votre lecteur à voir, à entendre, à sentir ce dont il s’agit.  N’oubliez pas : vous êtes à son service, pas l’inverse !

Les ingénieurs parlent aux ingénieurs

Une variante particulièrement insupportable du jargon : le jargon technique.

Vous avez sans doute déjà assisté à la scène. Vous êtes au rayon « PC et accessoires » d’une grande surface. Un monsieur d’une quarantaine d’années écoute un vendeur.

« Et donc, vous disposez d’une mémoire ram de 4 gigas que vous pouvez upgrader à 8 gigas moyennant un supplément.  Le hard disk a une capacité totale de 1 térabyte et vous avez 4 clés USB 3.0 plus deux USB 2.0 et la possibilité de connecter une série de périphériques avec le BlueTooth ».

Le monsieur en question veut savoir si son garçon pourra faire ses devoirs avec cette machine et si lui, ou sa femme, pourra travailler sa comptabilité le soir, quand il aura fermé la boucherie.  C’est tout.

Et le vendeur continue de le bombarder de termes techniques incompréhensibles.

S’il réussit à vendre son PC à ce monsieur, il a beaucoup de chances.

Certains blogs ressemblent à ce vendeur : ils vous bombardent de jargon professionnel.  Il faudrait un dictionnaire encyclopédique pour comprendre le sens général de ce qu’on vous raconte.

L’auteur, souvent, ne le fait pas exprès.  Il est pris dans son « trip » : un domaine qui le passionne, dans lequel il excelle.  Et il oublie que le commun des mortels ne maitrise pas le 10e de ce qu’il connait sur le bout des doigts.

Ne tombez pas dans cette erreur : ou en tout cas, essayez de ne  pas tomber dans cette erreur.  Ce n’est pas évident : j’y ai succombé, moi aussi, comme tout le monde.  Mais je m’entraine 😉

Sur mon blog, de la pub à mort !

Dans ce cas, c’est votre blog qui risque de mourir.

En effet, vos visiteurs, comme la plupart d’entre nous, sont déjà assaillis de pub un peu partout : dans notre boîte aux lettres, à la télé, à la radio.  Sans parler d’Internet.

Alors ne commettez pas l’erreur de prendre votre blog pour une annexe de votre vitrine ou de votre agence de pub.

Bien sûr que votre blog est là pour vous faire connaître : mais pas juste pour vendre !  Pour cela, utilisez les pages commerciales de votre site, les annonces Adwords ou  d’autres canaux.

Le lecteur ne vient pas sur votre blog pour être bombardé de messages publicitaires ou autres popups envahissants.  Il vous consacre son temps pour lire votre avis d’expert, pour trouver une solution à son problème.  Donnez lui ce qu’il cherche.

J’attends d’avoir du trafic pour gagner de l’argent

Ne vous attendez pas à gagner des fortunes avec votre blog.  Mais si vous voulez  le monétiser, n’attendez pas d’avoir 100.000 visiteurs par mois.  Faites-le dès le début.  Intégrez des bannières – pas trop, voir titre précédent…  Intégrez des annonces ou des liens payants.

Si vous monétisez votre blog, faites-le dès le premier jour : d’abord, vous configurerez votre blog en conséquence.  C’est toujours mieux que de coller des parties commerciales sur quelque chose qui n’était pas prévu pour : ça fait vraiment pièce rapportée !

Et puis, votre lecteur ne sera pas surpris de voir un jour débarquer tout un arsenal de pubs ou de messages marketing sur un blog où, jusque-là, il pouvait très bien s’en passer…

N’en faites pas trop non plus :  votre lecteur vient pour trouver ce qu’il cherche, pas pour faire son marché.  Si vous l’agressez avec une pub envahissante, il risque fort de ne pas s’attarder et de ne jamais revenir.

A bon entendeur…

En guise de conclusion

La meilleure façon d’éviter toutes ces erreurs, c’est d’avoir toujours votre lecteur présent à l’esprit.  Qu’est-ce qu’il cherche ?  De quoi a-t-il besoin ?  Comment puis-je l’aider ?

De cette façon, vous serez toujours dans le bon axe.  Et vos lecteurs vous récompenseront non seulement en vous lisant, mais en échangeant avec vous.  Et en vous recommandant auprès de leurs amis.  Et ça, en termes de marketing, ça n’a pas de prix !

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Ecrire pour la presse web : le mythe du toujours plus court

Au secours : les lecteurs ne lisent plus !  Il faut écrire de plus en plus court !  Les gens n’ont plus le temps de lire !
Il faut résumer !  La lecture à l’écran fatigue !  Le lecteur ne lira pas plus de 1500 signes ! 

Les rédactions sont comme obnubilées, voire obsédées par ce qui apparaît surtout comme un mythe : le mantra « toujours plus court ! »

(Suite de ma série sur l’écriture web, entamée avec les portes d’entrée de votre article.)

Lorsque j’écris pour la presse en ligne, j’entends ce mantra à longueur de journée : il faut écrire plus court !  Les gens n’ont plus le temps !  Il leur faut des textes courts !

Un rédacteur en chef me disait récemment que mes articles étaient trop longs : « le lecteur décroche !« 

Lorsque je lui demande quels sont les critères objectifs qui lui font dire que le lecteur décroche, il avoue : « je n’ai pas de moyen objectif de le démontrer, mais le lecteur doit décrocher après un article de 7.000 signes !« 

C’est évident !  Un lecteur DOIT décrocher avant la fin d’un article de 7.000 signes.   Mais il n’y a rien de plus trompeur que les évidences.

J’aime me baser sur des preuves.  Et donc, je pars à la chasse de ces « signes de décrochage » des lecteurs.

Je prends l’article le plus long de la série : 9.000 signes !  Un scandale par les temps qui courent…

Il se trouve que c’est le plus lu sur ce site web d’information depuis longtemps.  C’est aussi l’article  le plus cité par les confrères d’autres sites d’information.  Et c’est l’article le plus reproduit par les réseaux sociaux.  Or, les icones de partage de l’article sur les réseaux sociaux sont placés tout en bas de page (très mauvaise idée, soit-dit en passant).   Ce qui signifie que les lecteurs sont allés jusqu’au bout de la page, sinon de leur lecture…

L’article court : un mythe digital que rien n’étaie

Car cette obsession du toujours plus court n’est qu’un mythe !  Un mythe que rien n’étaie.

Celui qui en parle le mieux, pour moi, n’est pas un journaliste.  Alberto Cairo est un spécialiste de l’infographie et de la visualisation de données.  Mais  sa longue pratique des médias lui a appris quelques leçons.  Dans une interview pour Lab.radio.Canada, il précise ce « mythe du toujours plus court » :

« La vérité est que chaque lecteur est différent. Si tous les lecteurs étaient les mêmes, des publications comme The New Yorker, le National Geographic, The Atlantic, Harper’s, etc., cesseraient d’exister. »

Alberto Cairo précise que chaque lecteur est spécifique :  le « lecteur moyen », cet être mythique dont on nous rebat les oreilles dans les rédactions, n’existe pas.  Chaque lecteur montre un intérêt pour certains thèmes et pas pour d’autres.  Si c’est la politique internationale et l’économie qui l’intéressent, ill survolera à peine les articles qui parlent de sport et de produits cosmétiques.  Par contre, il lira en profondeur les articles qui traitent du positionnement de la Turquie au Moyen Orient et il appréciera qu’on lui apporte une information approfondie sur ce sujet.  C’est-à-dire un vrai contenu : de l’information inédite, certes,  mais aussi de l’analyse,  un point de vue de spécialiste ou de véritable témoin, un éclairage original, des liens internes et externes qui permettent d’aller plus loin, une infographie intelligente qui apporte un surcroît de compréhension, etc.

Rien n’est plus inutile que ces articles moyens, sans véritable contenu, trop longs pour le lecteur pressé et frustrants pour le lecteur intéressé qui souhaite un véritable traitement de l’information…

Une écriture multicouches

Comment remédier à cette situation ?  Alberto Cairo donne une fois de plus une partie de la solution :

« Quelle est la solution, alors? Les couches d’informations, et c’est ce que font les journalistes depuis longtemps : en premier lieu, présenter un résumé de votre histoire, un bon titre, et une introduction avec les faits les plus importants. »

Et donc présenter l’information selon un plan en entonnoir : un bon titre, un vrai chapô et un premier paragraphe qui reprenne les faits les plus importants.

Je reviendrai sur ces éléments – titre, chapô, mots-clés pertinents –  dans d’autres billets.  Ils sont essentiels pour une lecture non seulement par les humains, mais aussi par les robots qui sont votre premier public… (par ordre chronologique, bien entendu : in fine, c’est bien au lecteur humain qu’on s’adresse).

Sens de la lecture sur papier

Une mise en page structurée

Cette écriture multicouche doit être épaulée par une mise en page claire, structurée qui guide le lecteur.  Une titraille adaptée qui balise la page comme le ferait une signalisation intelligente en ville : vous savez toujours où vous êtes et quelle direction prendre pour vous rendre à votre destination !

Car, les rédacteurs ont raison au moins sur un point : on ne lit pas sur le web comme on lit sur papier.  L’internaute, comme l’explique le professeur  Thierry Baccino dans cet article de Télérama, ne lit pas de façon linéaire.

« Lorsque nous lisons un texte imprimé, explique Thierry Baccino, professeur de psychologie cognitive et maître des lieux, le mouvement oculaire est caractérisé par des fixations plus ou moins longues et de nombreux retours en arrière : on parle d’une lecture profonde et attentive. La lecture du Web, elle, n’est pas linéaire. C’est une lecture sélective de recherche d’information qui doit être rapide et efficace. »

Il faut donc en tenir compte et découper la page en « blocs » facilement identifiables.  En portions aisément reconnaissables par le lecteur.  Les intertitres et les photos doivent être placés de façon judicieuse afin que le lecteur sache d’un coup d’oeil ce que contient le paragraphe.

Sens de la lecture sur le web

Il peut donc « écrémer » la page et ne lire que les paragraphes dont les intertitres et les illustrations – photos, infographies, graphiques – ont retenu son attention et son intérêt.

A vous de lui faciliter la tâche en structurant votre page et en guidant votre lecteur avec une signalétique claire et adaptée.  Je reviendrai aussi bientôt sur l’importance de l’habillage pour un article web.

Et vous ?  quelle est votre expérience de l’écriture web ?

Marco Bertolini

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Ecrire pour la presse web : les portes d’entrée de votre article

Les articles sont lus – on peut l’espérer – sur une grande diversité de supports.  Et le lecteur y entre par de multiples portes.  Quelles en sont les conséquences pour le journaliste ?

Voici une première série de réponses.

Qu’est-ce qui fait la différence entre écrire pour la presse web ou la presse papier ?

L’actualité est la même et le lecteur reste la même personne.

Oui, mais les supports changent et ça change tout !

Une multiplicité de supports différents

Avant, le lecteur achetait SON journal.  Un journal auquel il était fidèle.  Les lecteurs du Figaro se distinguaient nettement de ceux de Libération.   Ceux du Soir de Bruxelles ne voulaient pas être confondus avec ceux de la Libre Belgique.  Le titre, la mise en page, le ton, les convictions politiques plus ou moins affichées, le format du papier…  tout concourrait à une  distinction tant physique qu’intellectuelle des divers titres.   La distinction était aussi claire entre presse régionale et nationale.

Avec l’avènement du numérique, le nombre de supports se multiplie.  Leur nature aussi.  A côté du papier, format journal, apparaissent une kyrielles de formats sur supports numériques : le lecteur dévore maintenant l’actualité depuis son PC, portable ou de bureau, sur sa tablette ou via son smartphone.  Les sites adoptent le « responsive design » : le même contenu doit apparaître et être lisible de la même manière sur tous les écrans.  Tandis que les éditeurs font pression sur les journalistes pour écrire toujours plus court…

Presse : papier, papier et web et pure players

Les journaux papiers seuls tendent à disparaître.  Aujourd’hui, la presse se décline soit sur papier ET Internet, soit sur Internet seul avec les pure players comme MyEurop, Rue89 ou encore le regretté Owni.

Je n’aborderai pas ici la question du modèle économique de la presse en ligne qui se cherche encore.  Ni de la probable disparition d’une majorité de titres existants.

Je veux dans cette série d’articles considérer le point de vue du journaliste et voir comment écrire efficacement pour le web.  Efficacement signifie : écrire pour être lu et compris.

Une multiplicité de portes d’entrée pour votre article

Le web – et ses différents supports : PC, tablettes, smartphones – constitue un changement radical par rapport au journal papier.

Avec le journal – ou le périodique papier – vous entrez dans votre article par une seule porte :  la une, la première page.  Vous y trouvez déjà une introduction des principaux articles, avec leur titre, une photo, un chapô, quelques lignes.    Et l’indication de la page où trouver la suite de l’article.  La page Une constituait donc une sorte de table des matières illustrée, en même temps qu’un résumé et une introduction aux articles.

Si vous aviez entendu évoquer un article à la radio ou si quelqu’un vous avait parlé d’un événement qui vous touche particulièrement, vous vous précipitiez vers la page en question.  Mais c’était l’exception à la règle.

Les différentes portes d’entrée vers votre article

Avec Internet, le nombre de portes d’entrée vers votre article s’est multiplié de façon exponentielle !

Bien sûr, il y a toujours la page d’accueil du site, qui est l’équivalent de la une d’un journal.   Ici, vous ne feuilletez plus – à moins que vous consultiez une édition en PDF – mais vous cliquez sur des liens pour vous rendre sur la page de l’article.

Mais cette façon de faire ne représente qu’une infime partie de vos lecteurs : les lecteurs réguliers qui consultent la page d’accueil de leur journal préféré.

Mais la majorité d’entre eux ne lisent plus la presse de cette façon.

Bon nombre d’entre vos lecteurs trouveront votre article grâce à des mots-clés qu’ils ont tapé dans Google.

Exemple : votre article traite de l’abdication de la reine Beatrix des Pays-Bas.  Vos mots-clés comprendront au minimum « reine », « Pays-Bas », « Beatrix », « abdication », etc.

D’autres viendront via la newsletter du journal, à laquelle ils sont abonnés.  Certains auront eu – par e-mail, via un ami, par exemple – un lien qui renvoie directement vers votre article.

De plus en plus de lecteurs vous arrivent via les médias sociaux : Facebook, Twitter, Linked In, Stumble Upon… pour n’en citer que quelques-uns…  Les outils de curation – comme Scoop it, Paper.ly ou encore Hootsuite – sont aussi responsables d’une bonne part du trafic en relayant les liens publiés dans les médias sociaux…

Les sites des journaux concurrents ou les blogs dirigent aussi un nombre important de lecteurs vers l’article original dont ils se sont au mieux inspirés, au pire qu’ils ont plagié sans scrupule…

Vos lecteurs les plus assidus sont peut-être abonnés au flux RSS de votre publication.  Ou ils suivent ces flux via un agrégateur comme Google Reader.  C’est souvent le cas des professionnels qui veulent concentrer en un même lieu toute l’information qui les intéresse.

Enfin, les professionnels – journalistes, mais aussi cadres ou experts – lancent des alertes pour organiser une veille sur l’évolution de leur secteur ou pour soigner leur personal branding.  Des outils comme Google Alert ou Mention permettent de sélectionner les mots-clés relatifs à l’actualité que vous suivez.

Un article autosuffisant

Vous aurez compris qu’une écrasante majorité de lecteurs arriveront directement sur votre article.  Par une multiplicité de portes d’entrée.  Et avec une énorme variété d’outils et des attentes différentes.

Afin de répondre à cette nouvelle donne, votre article doit être autosuffisant.  Il n’y a plus de « page Une » pour expliquer au lecteur à quoi s’attendre.  C’est l’article lui-même qui doit s’en charger.

Cela signifie qu’il va falloir baliser le terrain et faciliter la lecture de votre visiteur.   Pour cela, vous disposez d’une série d’outils et de méthodes.  L’habillage – mise en page, titraille – va vous y aider.

Par contre, contrairement au papier, l’écriture web est hypertexte et les liens peuvent constituer un fil rouge qui guide votre lecteur.  A condition de les choisir avec soin : ils doivent renforcer la cohérence de votre article et non pas la diluer dans une dispersion inutile.

Ce sont tous ces éléments que je vous propose d’explorer dans une série d’articles à venir.  N’hésitez pas à me faire des suggestions : tous les avis sont les bienvenus 😉

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