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BXECO : le magazine économique de la Région Bruxelles-Capitale

BXFM nous revient avec un nouveau magazine économique : BXECO.  Un travail d’équipe sur l’actualité économique de la Région de Bruxelles-Capitale.

L’an dernier, je vous annonçais la création d’une chronique sur l’emploi sur une nouvelle radio bruxelloise : BXFM. La grille des programme a été modifiée et la chronique a disparu avec l’émission qui la portait.  C’est la vie d’une radio : il faut coller au plus près des réalités des auditeurs et celles-ci changent de plus en plus rapidement.

Aujourd’hui, je peux vous annoncer la naissance d’un nouveau magazine sur BXFM : BXECO.

Ca bouillonne chez BXECO !

Il s’agit d’un magazine économique.

« Quoi ? Un magazine économique ? Quelle horreur ! Ca doit être chia ennuyeux comme la pluie ! Et la pluie, à Bruxelles, on en a déjà notre compte… »

Une magazine économique né d’une réflexion collective

Relax, Max !

BXECO n’est pas un interminable monologue de prof de fac, ni un de ces pseudo-débats qui ne rassemblent que des experts tous d’accord sur une théorie bien jargonneuse et à laquelle le commun des mortels ne comprend que pouic…

Non, BXECO, c’est un travail d’équipe entre des animateurs radio chevronnés, des journalistes professionnels et des spécialistes de l’emploi, de la formation, de la création et de l’accompagnement de PME, du Web 2.0 et des médias sociaux, etc.

Nous préparons ce magazine depuis des mois, en stoemeling comme on dit à Bruxelles. Depuis des mois, nous nous réunissons régulièrement, nous brainstormons à tout va, livemapping à l’appui (ne me dites pas que ça vous étonne !)… et je pense que nous avons réussi à vous concocter une recette aussi appétissante que digeste et prometteuse.

Depuis l’origine de cette idée, de nombreuses institutions bruxelloises sont à pied d’œuvre sur ce projet :

  • Impulse (ex-ABE, Agence Bruxelloise pour l’Entreprise)
  • 1819 Impulse (service d’information aux entreprises)
  • la BECI (Chambre de Commerce de Bruxelles)
  • l’EFP (Centre de Formation en Alternance)
  • Bruxelles-Formation (l’équivalent de Pôle Emploi pour la formation des demandeurs d’emploi)
  • le Centre pour Entreprises en Difficulté
  • le Centre d’Entreprises de Molenbeek
  • Etc.

Un programme varié animé par une équipe plurielle

Comment ça se passe ?

Le programme sera diffusé chaque vendredi de 11 heures à midi, de quoi vous mettre en appétit pour le reste de la journée.

Chaque émission explore un thème : un métier, un homme ou une femme, un secteur d’activité.

Pour la première émission, nous commençons tout en charme et poésie avec le métier de fleuriste. Olivier Kahn, coordinateur du Centre pour Entreprise en Difficulté vous donne des conseils pour réussir la création de votre PME, mais aussi pour durer, pour consolider votre business tout au long des années. Il fait ça avec l’intelligence pénétrante et l’humour à froid qui le caractérisent dans la vie.

Roland Giroul, du centre de formation en alternance EFP vous parlera des aspects concrets de ce métier de fleuriste, de la formation professionnelle qui vous permet d’y accéder, etc. Il sait de quoi il parle, lui dont l’institution forme plus de 7.000 futurs professionnels par an. Et il sait mettre les mains dans le moteur, vous faire entrer dans le vif des choses : quand il évoque l’agencement d’une boutique de fleurs, vous sentez le parfum des roses et du jasmin comme si vous y étiez.

Ensuite, Gilian Gobé, notre journaliste-maison interviewe un fleuriste installé qui nous fait part de son quotidien : les difficultés, les heures non comptées, les obstacles d’une législation pas toujours adaptées aux réalités d’aujourd’hui… mais aussi les joies et les satisfactions d’exercer un métier qu’on a choisi, d’une vocation accomplie.

Véronique Flammang vous présente ensuite une institution : ce vendredi 21 novembre, ce sera 1819 Impulse, le service d’information aux indépendants et PME. Un portrait tout en finesse d’un service qu’elle connaît bien. Elle fera ensuite un point sur l’agenda des formations à Bruxelles ces prochaines semaines.

Et enfin, je terminerai l’émission avec trois sujets liés aux médias sociaux : la Belgique est l’un des pays les plus connectés au monde avec une moyenne de 2,5 appareils par personne. Mais quel impact cela a-t-il sur les entreprises belges ? Nous verrons aussi comment les étudiants peuvent désormais profiter de leur compte sur Linkedin et enfin, je vous présenterai une application qui permet de distinguer parmi les groupes Linkedin, quels sont ceux qui vivent vraiment et ceux qui ressemblent à des territoires zombies… Certaines semaines, j’alternerai cette chronique avec ma complice, Laurence Galambert, spécialiste bien connue du web marketing.

Ce programme n’aurait pas d’âme sans notre MC (Maître de Cérémonie) Laurent Daube, qui, en virtuose de la radio, jongle à la fois avec les manettes du studio et les réparties de l’équipe. Avec ses questions intelligentes, ses réparties inattendues et sa curiosité insatiable, il fait rebondir le magazine et captive l’auditeur de bout en bout.

Envie de vérifier si je vous raconte des salades ? Rejoignez-nous ce vendredi 21 novembre de 11 heures à midi sur BXFM 104.3 ou en écoute sur Internet. L’émission n’est pas encore podcastée, mais elle sera rediffusée pendant le weekend, restez vigilant !

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concept map creation d'entreprise Entreprise Logiciels Mindomo Outils

Mindomo pour l’entreprise : comment analyser la concurrence

Mindomo offre de nombreuses structures différentes en plus du mindmapping radial (carte mentale).  L’une d’elle, la carte conceptuelle, permet de tracer toutes sortes d’outils visuels.  J’ai utiliser cette propriété pour dessiner une carte de comparaison de la concurrence.

J’ai déjà parlé ailleurs des nombreuses structures et plateformes que propose Mindomo : j’ai donc voulu tirer parti de cette propriété pour dessiner un outil de comparaison de la concurrence.

Une carte double-bulle XMind

J’avais déjà fait un exercice de comparaison de concurrence avec une carte double-bulle dessinée avec XMind (que vous pouvez télécharger gratuitement sur Biggerplate en cliquant ici) :

Analyse de la concurrence avec une double bulle

Cette double-bulle est une structure classique des organisateurs graphiques.

Un outil de benchmarking pour me comparer à la concurrence

Aujourd’hui, je dessine un outil de comparaison de la concurrence avec Mindomo et en particulier, son layout « Carte Conceptuelle« .  J’ai repris pour cela la structure que j’avais dessinée pour la comparaison entre les apprentissages profond et de surface.  Cliquez sur l’image pour ouvrir la carte conceptuelle en ligne.

Comparaison de concurrence avec Mindomo

Utilisez les couleurs et les icones pour coder votre carte conceptuelle

La colonne de gauche représente mon entreprise, celle de droite, l’entreprise de mon concurrent.

Au centre, figurent les différentes catégories selon lesquelles je vais effectuer la comparaison entre mon entreprise et celle de mon concurrent : le type de services offerts, la gamme de prix, le type de clientèle, etc.

Et à gauche, je remplis ce qui concerne mon entreprise.  Dans la colonne de droite, ce qui concerne l’entreprise concurrente.

J’utilise la couleur rouge pour mes caractéristiques, la couleur verte pour celles de mon concurrent.  Les catégories centrales sont de couleurs différentes  pour bien marquer les variations.

J’utilise également les icones « check » :

  • les vertes : pour tout ce qui est semblable chez mon concurrent et moi
  • les rouges : pour indiquer les différences
  • les noires : pour montrer que le sujet représente un inconvénient

J’aurais pu ajouter d’autres couleurs pour communiquer d’autres significations.  Le tout est d’être cohérent et d’indiquer la signification de votre codage si vous devez communiquer votre carte à d’autres personnes.

Et vous ?  Quel type d’outils utilisez-vous pour votre benchmarking ?

Pour vous inscrire gratuitement sur Mindomo.

Ce type d’outils est celui que je propose lors de mes formations Visual Mapping pour Starters et Entrepreneurs.

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Ateliers creation d'entreprise Entreprendre autrement Entreprise Jeunes entrepreneurs

Formation : Visual Mapping pour Starters et Entrepreneurs

Beaucoup de candidats-entrepreneurs éprouvent des difficultés à gérer leur projet d’entreprise.  C’est pourquoi j’ai mis au point cette formation Visual Mapping pour Starters et Entrepreneurs : pour qu’ils puissent visualiser chaque étape, chaque notion de leur projet. 

Dans un article précédent, je classais les outils et méthodes de la pensée visuelle selon l’amplitude de leur champ d’action : du plus général au plus particulier.  Je concluais cet article sur la notion de « visual mapping », une synthèse qui réunit une multitudes de techniques issues des différentes méthodes : mindmapping, concept mapping, sketchnote, organisateurs graphiques, etc.

C’est également ce que j’ai fait dans certaines de mes formations, comme les « Formations pour étudiants« .

Aujourd’hui, je vous propose un autre type de formation basée sur la même synthèse de techniques : une formation de Visual Mapping pour les Starters et Entrepreneurs.

Après une présentation du programme de la journée et un brise-glace pour faire plus ample connaissance, nous entrons dans le vif du sujet.

Cette formation met l’accent sur 4 éléments-clés de la vie d’un starter ou d’un entrepreneur :

Connaître ses véritables objectifs et motivations

Les candidats-entrepreneurs ont souvent les idées très claires sur « Comment » ils vont faire les choses.

Mais ils sont rarement aussi conscients du « Pourquoi » ils entreprennent.

Quels sont leurs véritables motivations, les objectifs qu’ils poursuivent en créant leur entreprise ?

Avec une mindmap, c’est beaucoup plus facile de s’interroger sur ses propres motivations.  Exemple ci-dessous :

 

Mes motivations pour ce projet

Chaque participant aura l’occasion de travailler sur son propre projet et de définir ses propres outils.

Organiser son business plan

Comment organiser mon business plan pour qu’il soit convaincant ?  Pour qu’il reflète au mieux mon projet d’entreprise ?

Nous allons effectuer un brainstorming et définir un canevas général que chaque candidat-entrepreneur pourra ensuite personnaliser et adapter à son propre projet.

Business plan en français

Nous verrons ensuite comment, avec XMind, convertir la structure mindmap en fichier Word, Excel ou PowerPoint pour présenter votre projet de façon plus traditionnelle à vos investisseurs, banquiers, etc.

Visualiser son projet

Issu de la pensée visuelle, le visual mapping, n’aurait aucun sens si le Starter ou l’Entrepreneur ne pouvait pas « visualiser » son projet, ses étapes et en faire l’analyse avec des outils visuels.

De la ligne du temps à l’analyse Pestel en passant par la matrice SWOT, cette présentation PowerPoint vous montre quelques-unes des possibilités de visualiser votre projet :

C’est ce type d’outils que nous construirons ensemble lors de cette journée.

Travailler mieux et plus vite

Un des avantages de la pensée visuelle et de ses outils, c’est d’offrir de réels gains de productivité.

La façon d’organiser ses idées de manière visuelle influe déjà sur l’efficacité en matière de structure.

Mais les outils modernes de mindmapping, comme XMind, permettent d’aller beaucoup plus loin.

Vous pouvez réfléchir à tous les éléments d’un devis sous forme de mindmap, pour être certain(e) de ne rien oublier.  Et puis convertir cette carte en fichier Excel prêt à imprimer.

Vous pouvez même construire votre site web de façon intuitive avec une mindmap XMind, la visualiser sous forme de diagramme, de matrice et l’exporter finalement en tant que fichier HTML : la page de votre site web est prête !

Ce sont ces éléments et bien plus encore que vous mettrez en pratique lors de cette formation centrée sur vos projets.

Une formation qui se prolonge avec un accès de six mois à une base de connaissances et de ressources en ligne.  Et une possibilité de coaching individualisé par la suite.

Informations pratiques

Formation Visual Mapping pour Starters et Entrepreneurs,

Date : le mercredi 24 septembre de 9h30 à 16h30.

Lieu : le Wup, coworking, 42 rue Monceau-Fontaine à 6031 Monceau-Sur-Sambre.

Prix : 125 € HTVA ou 12 chèques formation à la création.

Modalités de paiement :

Azimut SCRL : N°compte : BE 48 06823242 1727
communication: Nom participant + Nom du workshop  +24 septembre 2014
Par chèques : A remettre en main propre  le premier jour de la session.
En cas d’annulation, 50 % du montant du workshop sera facturé au cas où le participant ne prévient pas  2 jours ouvrables avant le début de la session.

Inscriptions : sv@lewup.be

Incubateurs / institutions d’accompagnement à la création d’entreprise intéressés par cette formation : Ecrivez-moi via la page Contact pour recevoir le dossier complet de cette formation.

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creation d'entreprise Entreprise Jeunes entrepreneurs Mind Mapping

Mindmapping et entreprise : double-bulle étude de la concurrence

Comment mieux comparer mon entreprise, mes produits avec ceux de la concurrence ?  L’analyse de la concurrence est un point essentiel du business plan.  C’est aussi une faiblesse de la majorité des entrepreneurs débutants : « moi ?  Je n’ai pas de concurrent !« 

Dans le business plan de nombreuses start-ups, il y a un point extrêmement important et qui est souvent négligé, voire nié : la concurrence !

Moi, je n’ai pas de concurrent !

Les formateurs, les business angels et les accompagnateurs de projets d’entreprise le savent bien : bon nombre de candidats-entrepreneurs arrivent avec un plan d’affaire plutôt bien ficelé, avec des chiffres bien alignés sur leurs feuilles Excel, avec de jolis graphiques – ceux qui font si professionnels.

Pourtant, il y a un point que les candidats-entrepreneurs négligent souvent voire nient face à l’évidence : la concurrence !

Combien de fois j’ai entendu des candidats-entrepreneurs me sortir cette phrase, sorte d’incantation magique : « Moi, je n’ai pas de concurrents ! »

Les professionnels le savent : si vous n’avez pas de concurrents, commencez à vous inquiéter.  Il peut y avoir plusieurs raisons à cela :

  • il n’y a pas de marché : le produit ou le service n’intéresse personne !
  • le produit est trop novateur : personne ne le comprend et ne l’achètera
  • plus vraisemblablement : vous n’avez pas identifié vos concurrents et vous allez découvrir très vite qu’ils existent !

Mais il existe peu d’outils pour aider le jeune entrepreneur à analyser ses concurrents, autrement dit à se livrer à une analyse de benchmarking.

En travaillant sur les doubles-bulles pour comparer des formes d’entreprises, je me suis dit qu’il devait être possible d’utiliser cette méthode pour analyser la concurrence.

Un outil d’analyse de la concurrence : la double-bulle

La double-bulle est un fabuleux outil pour comparer deux éléments.  Je l’ai utilisée pour aider mes étudiants à comparer deux formes d’organisation, ou pour distinguer les xMOOCs des cMOOCs.

Et comme je suis en train de réfléchir à un atelier de mindmapping pour les startups, je me suis dit que je pourrais appliquer cette méthode à l’analyse de la concurrence.

J’ai fait un essai avec deux entreprises fictives : deux éditeurs de livres papier et numériques.

Et voici le résultat (vous pouvez télécharger gratuitement cette carte sur ma page Biggerplate).

Analyse de la concurrence avec une double bulle

Un exercice de benchmarking

J’y ai placé les items qui me paraissaient intéressants à comparer :

  • la gamme de prix : suis-je plus cher ou meilleur marché que mon concurrent ?  Si oui, pourquoi ?  quels en sont les risques ou les avantages ?
  • la qualité de mes produits : suis-je meilleur ou mon concurrent présente-t-il des livres de meilleure qualité ?
  • la gamme de produits : quelle est la gamme de produit que mon concurrent propose ?  Est-celle plus large ou plus restreinte que la mienne ?  Propose-t-il aussi des produits complémentaires ou de substitution ?
  • quel est le type de marketing qu’il utilise ?
  • a-t-il recours à la publicité ?  Si oui de quel type ?  A quelle fréquence ?
  • quel est le modèle économique de mon concurrent ?  Y trouve-t-il un avantage que mon propre modèle ne me procure pas ?
  • et enfin, l’implantation de mon concurrent : où est sa zone de chalandise ?  vend-t-il aussi via Internet ?

Cet outil n’est pas un produit fini.  Je suis encore en train de réfléchir sur sa forme et ses composants, et sur la façon de l’utiliser dans un atelier.

Et vous, qu’en pensez-vous ?  Cet outil vous paraît-il utile ?  Manque-t-il quelque chose ?  Qu’est-ce que vous changeriez éventuellement ?

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Communication Ecriture Entreprise Journalisme Projets

Comment intéresser les médias à mon projet ?

Vous êtes une association et vous avez un nouveau projet.  Vous êtes le patron d’une PME et vous développez un produit révolutionnaire.  Vous êtes un artiste et vous organisez l’expo du siècle.  Mais comment intéresser la presse à ce projet qui vous tient tellement à coeur ?  Comment être sûr que les journalistes vont se bousculer au portillon pour publier la nouvelle ?  Voici quelques conseils.

C’est un paradoxe étonnant qui dure depuis que la presse existe et qui n’est pas près de se régler : les médias ont besoin de contenu.  Les entreprises, les associations et les artistes ont besoin de promotion.  Et pourtant, il est extrêmement difficile, voire impossible d’obtenir un article sur votre projet.  Pourquoi ?  Quelles en sont les raisons ?  Comment surmonter ce handicap et être visible dans les médias ?  Comment intéresser la presse à votre projet ?

La première chose à savoir, c’est que les journalistes ne demandent pas mieux que d’obtenir de la matière pour leurs articles : les rédactions sont toujours à la recherche d’informations originales et intéressantes pour leur public.

La deuxième chose à savoir, c’est que les candidats à la publication – quel que soit le support – sont souvent maladroits dans leur approche.  Cela vient de plusieurs facteurs que nous allons passer en revue.  Ensuite, je vous donnerai quelques conseils pour faire partie des heureux élus qui figureront dans le journal ou participeront à une émission de radio ou de télé.

Une confusion entre journalisme et communication

La plupart des gens confondent allègrement journalisme et communication.  Je vous donne un exemple réel qui m’est arrivé cette semaine et qui m’a donné l’idée de cet article.  J’ai un site dédié à mon activité de journaliste indépendant.  Un site qui n’est pas du tout à jour.  Et qui pourtant reçoit encore des visites intéressées. 😉

La dernière en date est un message qu’une dame m’envoie via le formulaire de contact du site.  Le message est authentique, j’ai juste remplacé le nom du site par une adresse fictive pour des raisons de discrétion.  Mais merci à cette dame de m’avoir donné l’opportunité d’écrire ce billet. 😉

« Bonjour,

Je me permet de vous contacter car j’ai besoin d’aide pour faire connaitre mon site à un grand nombre d’internautes.

Mon site est : http://www.undoncechienperdu.com

Ce projet nous tient à cœur.

Pourriez vous le médiatiser?

Bien à vous en attente de vous lire. »

Aucun journaliste digne de ce nom ne répondra favorablement à une telle demande ! 

Ce n’est pas de la méchanceté : mais le rôle du journaliste est totalement différent de celui d’une agence de communication.

Les journalistes publient ce qui est susceptible d’intéresser leurs lecteurs. Et en tant que journalistes, ils se doivent de prendre une distance critique par rapport aux contenus qu’ils examinent.

Exactement le contraire d’une agence de communication qui a pour mission de convaincre le monde que votre projet/produit/service est le meilleur et qu’il faut l’acheter ou contribuer d’urgence !

Donc : ne demandez jamais à un journaliste de jouer le rôle d’une agence de communication gratuite !  Ca ne marche pas !

Mais alors, comment faire pour intéresser un journaliste à mon projet ?

Utilisez les outils et les canaux de communication adéquats !

Le communiqué de presse

J’en parle par expérience : les journalistes sont des gens pressés qui font ce qu’ils peuvent avec les exigences des rédactions en matière de délais et de contenus.   Les appâter avec une bonne nouvelle ne suffit pas : il faut leur mâcher un peu le travail !

Un des outils les plus appropriés pour ce faire est le communiqué de presse.  Décrivez le plus précisément possible votre projet.  Obéissez à la règle des cinq W que les journalistes utilisent dans leurs articles.  La mindmap ci-dessous illustre le principe de ces cinq questions.  Double-cliquez sur la carte pour l’agrandir.  Vous pouvez aussi la télécharger gratuitement au format XMind sur Biggerplate.

Les 5 W – questions du journaliste

Les 5 W : ou les questions qui font le tour de la question

Les journalistes utilisent la technique des 5 W pour structurer leurs articles et s’assurer qu’ils ont bien couvert toute la matière à traiter.

Faites de même : assurez-vous que vous leur donnez toutes les dimensions de votre projet en posant vous-même ces questions.

Commencez par la question « Quoi » (What?) :

What ? Quoi ?

Décrivez votre projet, produit ou service de la manière la plus précise possible.

  • De quoi s’agit-il ?
    •  Produit ?
    •  Service ?
    •  Oeuvre d’art ?
    •  Evénement ?
    •  Projet philanthropique ?

    Utilisez les cinq sens pour décrire votre projet : aidez le journaliste (et son public) à visualiser votre projet, à le sentir, à en ressentir les effets sur sa peau, à exprimer les émotions que votre oeuvre ou votre produit suscite chez les utilisateurs…

Who ? Qui ?

  •  Qui est
    •  Le producteur ?
    •  L’artiste
    •  L’initiateur du projet ?

En communication, c’est toujours important de savoir qui parle.  Est-ce une autorité en la matière ?  Un parfait inconnu ?  Ou quelqu’un qui a une légitimité vu sa longue expérience, ses publications sur le sujet, etc.

  • A qui s’adresse votre projet ?
    • Bénéficiaires
    • Public
    • Donateurs

    Tous les médias ne s’adressent pas au même public.  Choisissez donc le média qui vous intéresse en fonction du public.

Where ? Où ?

  • Où se déroule votre événement ?
  • Quel rayon d’action ?
  • Quelle aire géographique ?
  • En ligne ?
  • Virtuel ?

Précisez bien tout cela : le rayon d’action d’un média est très ciblé : régional, local ou national ?  Ne tentez pas d’intéresser un journal national à un événement qui touche exclusivement un village ou une province.  Vous perdrez votre temps.

When ? Quand ?

  • Démarrage
  • Etapes
  • Durée
  • Fin
  • de votre projet

C’est évidemment très important pour le journaliste : et pourtant, beaucoup de communiqués de presse ou d’annonces sur le web ne mentionnent pas la date d’un événement.  Sans parler de tous ceux qui oublient l’heure ou l’adresse du rendez-vous !  Un conseil en or massif : faites relire votre communiqué par quelqu’un qui ne connait pas du tout votre projet.  Idéalement par plusieurs personnes qui appartiennent à votre public-cible.  Si elles ne comprennent pas quelque chose, soyez certain(e) que le journaliste non plus ne comprendra pas.  Et votre communiqué a de fortes chances de terminer sa carrière à la poubelle !

Why ?  Pourquoi ?

  • Origine du projet
  • Buts
  • Objectifs
  • Motivations

Qu’est-ce qui a motivé votre projet ?  Quels objectifs précis voulez-vous atteindre ?  Comment comptez-vous les atteindre ?  Autant de choses importantes pour le journaliste.

La forme du communiqué de presse

Soyez précis et concis : les journalistes n’ont pas trop de temps à perdre !

Mais attention de ne pas tomber dans le travers inverse : il ne s’agit pas d’écrire un rapport d’hospitalisation.  Tâchez de séduire le journaliste, soyez sexy !  Il y a beaucoup de concurrence entre les informations et donc soyez attractifs !  Illustrez votre communiqué de photos, d’illustrations, de graphiques qui aideront à la compréhension.

Si vous connaissez un peu les techniques de storytelling, racontez une histoire pour faire adhérer vos futurs lecteurs à votre projet.

Donnez envie de lire votre communiqué !  Si le journaliste a envie de le lire, ses lecteurs aussi…

Utilisez un service de diffusion

Votre communiqué est prêt : il décrit de manière attractive votre projet, service, produit ou événement.  Il ne vous reste plus qu’à l’envoyer aux journalistes.

Vous pouvez bien entendu le faire parvenir à des journalistes que vous connaissez ou dont vous avez les coordonnées.  Mais il existe aussi des services de diffusion.  La plupart sont payants, mais il en existe aussi des gratuits comme Category Net, par exemple.   Ce service diffuse le communiqué à ses abonnés correspondant à la zone choisie.  Cela vous facilitera la tâche et vous donnera un surcroît de visibilité.

Essayez aussi de rencontrer les journalistes : rien de tel qu’un contact dans la vie réelle.  Pour cela, n’hésitez pas à organiser une conférence de presse.  Je reparlerai de l’organisation d’une conférence de presse dans un prochain billet.

La liberté de la presse

OK : j’ai fait tout ce que vous m’avez dit.  Quelle garantie ai-je que mon article sera publié ?

Aucune !  Absolument aucune !

Quoi ?  J’ai fait tout ça pour rien ?

Non.  Mais encore une fois, le journaliste n’est pas une agence de communication.  Et il y a de la concurrence sur le marché.  Si votre annonce tombe en même temps qu’un grand événement ou une catastrophe nationale, votre communiqué aura moins de chance d’être traduit en un article de première page…

Et puis, la rédaction conserve le droit de publier ou non ce que vous lui communiquez.  C’est la rédaction qui juge en professionnel de ce qui intéresse le lecteur ou non.

Et même si vous êtes publié(e), vous risquez de ne pas apprécier du tout le contenu de l’article !  Parce que le rôle du journaliste n’est pas d’être une simple caisse de résonnance de ce que vous dites.  Son rôle est d’informer.  Donc de prendre une distance critique par rapport à ce que vous affirmez.  Certaines personnes refusent de m’adresser la parole depuis que j’ai publié leur interview.  D’autres sont devenues des ami(e)s.  La plupart a simplement disparu du radar.  C’est la règle du jeu : si vous ne l’acceptez pas, n’essayez pas d’être publié(e), vous serez forcément déçu(e).

Mais si vous acceptez cette règle, vous tenterez d’établir des relations de confiance avec les journalistes.  Une relation gagnant-gagnant entre celui qui a besoin d’informations pour son média et celui qui a besoin de visibilité pour son projet.  Bonne chance !

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Blog d’entreprise : 12 comportements à éviter à tout prix !

Vous avez un blog d’entreprise, mais les lecteurs vous boudent.  Vos statistiques de fréquentation ne décollent pas.  Peut-être adoptez-vous inconsciemment un de ces comportements nuisibles qui réduisent la popularité de votre blog.  Passons-en une douzaine en revue.

Dans un billet précédent, j’ai passé en revue les dix bonnes raisons de créer votre blog d’entreprise.   Aujourd’hui, je vous propose d’explorer ensemble le côté obscur de la Force et d’examiner 12 comportements toxiques pour la popularité de votre blog !  Bien sûr, il y en a d’autres (et je vous invite à les signaler en commentaires) mais ceux-ci me paraissent vraiment négatifs.  Et susceptibles de tirer la notoriété de votre blog vers le bas.

Heureusement, tous ces comportements peuvent être corrigés !  Je vous donne à la suite de chacun d’entre eux quelques conseils pour y remédier et adopter une attitude plus positive.

12 comportements nocifs pour votre blog

Des objectifs ?  Pour quoi faire ?

Des objectifs, cela sert à savoir où vous voulez aller.  Et à vérifier si vous êtes toujours sur la bonne voie.

Quel est le but de votre blog ?  Acquérir de la notoriété ?  Attirer du trafic vers votre site ?

Prenons ce dernier cas.  Combien de visiteurs voulez-vous attirer d’ici la fin de l’année ?  Combien sont-ils à présent ?  Quelle progression mensuelle devez-vous assurer pour atteindre cet objectif ?  Est-ce possible ?  Avez-vous tenu compte des variations saisonnières ?  Dans certains secteurs – formation, tourisme, etc. – elles peuvent être très importantes.

Donnez-vous des objectifs clairs, de type SMAART : cela vous aidera à avancer !  Fixez à l’avance des critères de réussite : cela vous permettra de savoir à tout moment où vous en êtes par rapport à vos objectifs.  Vous pourrez ainsi vous féliciter si vous les dépassez.  Ou corriger le tir si vous êtes en-dessous…

Un calendrier éditorial, c’est inutile !

Ah oui ?

Pourtant, par expérience, je peux vous dire qu’un bon calendrier éditorial est une aide précieuse : pour vous et vos lecteurs.

Au début de votre blog, vous serez tout feu, tout flamme : vous déborderez d’idées, d’énergie et d’enthousiasme.  Mais au bout de quelques semaines, vous sentirez le poids du travail que cela représente.  Vos idées risquent de se tarir.  Vous pourriez alors abandonner, comme tant d’autres avant vous (et probablement après…)  Il n’y a qu’à voir le nombre de blogs abandonnés après moins d’un an de fonctionnement, c’est assez édifiant.

Un calendrier éditorial vous permet d’étaler votre travail, de respecter un rythme.  De prendre de l’avance quand vous avez un peu de temps.  D’anticiper sur les publications à venir.   C’est un bon moyen d’évaluer votre charge de travail.  C’est un gage de pérennité.

Ayez toujours quelques brouillons d’articles d’avance : cela vous permettra de souffler un peu quand vous êtes très occupé par ailleurs.

Vos lecteurs vous seront reconnaissants de publier régulièrement.  C’est aussi un bon moyen de les fidéliser.

Je n’ai pas besoin de plan

La principale erreur des débutants…

J’ai une idée ; je me rue sur le clavier et je tape mes idées au kilomètre.  Lorsque j’ai fini, je presse le bouton « Publier » et c’est parti !

C’est parti et c’est mal parti dans la plupart des cas…

Lorsque vous écrivez, respectez toujours la règle des 3 R : elle vous évitera bien des déboires.  Et, bonne nouvelle : elle facilitera la lecture tant par les humains que par les robots de Google !  Pour une raison toute simple : un texte bien structuré guide le lecteur sur le cheminement de votre pensée.

R comme Réflexion

Réfléchissez à ce que vous allez écrire.  Quel est mon objectif en écrivant ce texte ?  Quel est le message que je veux faire passer ?  Qui sont les destinataires de ce texte : des experts, des professionnels ou des personnes qui n’ont jamais entendu parler de ce sujet ?

Comment structurer mon document ?  Une mindmap peut vous y aider.  Cet article a été écrit à partir de la mindmap MindMeister en illustration ci-dessus.

Lors que vos idées principales sont dégagées et que la structure de votre texte est bien claire, passez à l’étape suivante.

R comme Rédaction

Commencez à rédiger.  Le titre et les sous-titres vont vous y aider.  Ecrivez le plus naturellement possible.  Soyez-vous même.  Laissez vos idées couler sur le papier ou sur l’écran.

R comme Révision

Et relisez-vous !  Ou mieux encore, faites-vous relire par une personne bienveillante.  Traquez les répétitions, les fautes d’orthographes, les contre-sens, les phrases incomplètes, les formulations, maladroites, etc.

Rien n’est plus énervant et plus agaçant qu’un article d’expert truffé de fautes d’orthographe, d’erreurs de syntaxe et d’expressions presque françaises mais pas tout à fait…

Je m’occuperai des médias sociaux plus tard

Grosse erreur !  Colossale erreur !

Vous avez l’intention de lancer un blog ?  Commencez donc par une campagne à travers les médias sociaux !

Annoncez la parution de votre nouveau blog quelques semaines avant que le premier billet ne paraisse.  Donnez déjà envie à vos lecteurs potentiels de venir vous découvrir.

Envoyez un tweet, postez un message sur Facebook.  Postez un premier billet de présentation sur Facebook et dans les groupes Linked In : suscitez l’envie de vous lire !

Et puis, n’arrêtez plus : utilisez les systèmes d’automatisation de partage.  Liez votre blog avec vos comptes Facebook, Twitter, Linked In afin que chaque billet soit partagé dès qu’il est publié.  Utilisez un outil comme HootSuite qui vous permet de programmer la publication sur différents médias sociaux à des moments différents.

Mais aussi, réagissez aux commentaires, suscitez-les, engagez le débat dans des groupes Linked In ou des communautés Google+.  Faites le buzz autour de vos articles.  Diffusez vos articles avec un outil de curation comme Scoop it !

Les médias sociaux vont générer un trafic non-négligeable vers votre blog et votre site.  Et ils sont excellents pour votre référencement !

Pensez donc à les intégrer dans votre plan marketing dès que l’idée de votre blog a germé !

Le SEO ? Jamais entendu parler !

Le référencement naturel ?  Les mots-clés ?  Les moteurs de recherche ?  Très peu pour moi !

Une autre grosse erreur !  Vous écrivez pour être lu, non ?  Alors, il faut que vos lecteurs puissent vous trouver.

Informez-vous : il existe suffisamment de pages web, de forums et de groupes sur Internet que pour se tenir au courant des dernières évolutions en la matière.

Optimisez vos pages, rendez-les lisibles pour les robots de Google mais aussi accessibles pour vos lecteurs.

On ne vous demande pas d’ouvrir une agence de référencement dès demain : mais au moins de maîtriser les bases du SEO pour booster votre blog dans les pages de résultats des moteurs de recherche.

Si les médias sociaux sont importants, sachez que les moteurs de recherche restent une porte d’entrée essentielle vers vos contenus.  Tenez-en compte !

Les statistiques, très peu pour moi !

Si vous voulez prendre le pouls de votre communauté, savoir ce qui intéresse vos lecteurs, gardez un œil sur vos statistiques en permanence !

Quels sont les mots-clés les plus populaires  ?  Quels sont les articles les plus lus ?  Quels jours de la semaine sont les plus fréquentés ?  Quels créneaux horaires présentent le plus grand nombre de visites ?  Quels articles ont le plus intéressé vos lecteurs ?

Le suivi de vos statistiques vous permet de brosser le portrait de votre lecteur.  De corriger le tir si vous avez commis des erreurs de paramétrage ou de communication.

Vous saurez quels sont les meilleurs jours pour publier.  Les meilleures heures. Quels médias sociaux vous rapportent vraiment du trafic.  Quels sites soutiennent votre positionnement (link juice).

C’est l’équivalent de votre tableau de bord.  Ne le quittez pas des yeux sans pour autant oublier la route : vous le faites bien avec votre voiture, non ?

Le HTML, c’est pour les techniciens

Moi, je suis un littéraire : je m’occupe du texte, du côté « écriture ».  Le reste c’est de l’intendance, c’est pour les techniciens !

Erreur !  Qu’est-ce qu’une balise H1 et quelle est son importance pour votre référencement ?  Quelle est l’influence du fichier robots.txt sur votre présence dans les résultats de Google ou de Bing ?  Que faites-vous si les méta-descriptions de votre site ne correspondent pas au contenu ?

Une fois de plus, on ne vous demande pas de devenir LE spécialiste du HTML.  Mais au moins, sachez-en un minimum.   Ne fut-ce que pour comprendre ce qui se passe et comment fonctionne votre site.  Et aussi pourquoi subitement, des dysfonctionnements apparaissent sur votre blog.

Vous serez d’autant plus performant en SEO que vous comprendrez la cuisine interne de votre blog.

J’écris pour moi

J’ai une vocation littéraire.  Depuis toujours, sommeille en moi un écrivain qui ne demande qu’à s’exprimer !  Mon blog d’entreprise me donne enfin l’opportunité de me faire plaisir : écrire.

Vous vous êtes trompé d’endroit !

Le blog d’entreprise est un lieu d’échanges.  Un lieu de communication.  Cela veut dire que vous écrivez d’abord pour les autres :

  • Pour leur venir en aide.
  • Pour leur prodiguer des conseils judicieux, des solutions astucieuses.
  • Pour leur signaler une nouveauté qui leur sera utile.
  • Pour les mettre en garde contre les mauvaises pratiques.
  • Pour leur apporter un éclairage unique sur un problème qui les préoccupe.

Pas pour exposer vos états d’âme !  Et encore moins pour vous essayer à la virtuosité linguistique et littéraire (voir la partie Le jargon il n’y a que ça de vrai !).

Bien sûr, si écrire ne vous procure aucun plaisir, laissez tomber l’idée du blog.  Car il va vous falloir de la persévérance pour tenir le coup à long terme.  Écrire régulièrement sur les mêmes thématique exige de l’endurance.  C’est la passion pour votre activité conjuguée au plaisir d’écrire qui vous donnera la force de continuer pendant des années.

Mais ce plaisir d’écrire doit être tourné vers les autres.  Quelqu’un a dit que les Français s’expriment tandis que les Anglo-Saxons communiquent.  Sur un blog d’entreprise, vous devez être anglo-saxon !

Je sais tout !

Ou le syndrome de l’auteur.

Fini le temps où l’auteur vénéré tonnait du haut de sa chaire !  L’heure est au web 2.0 où chacun peut s’exprimer, commenter, rebloguer, liker, googler ou curater à tout va !

Si le blog est LE lieu où vous pouvez faire état de votre expertise, il est aussi et surtout LE lieu privilégié pour échanger avec les membres de votre communauté.  C’est-à-dire avec des experts comme vous, des clients existants, des prospects, des gens intéressés par le même domaine, des étudiants qui seront de futurs professionnels – et pas les moins critiques !

Autrement dit, une foule de gens qui partagent au moins une fraction de votre expertise, une expérience différente, des pratiques divergentes, des besoins non-encore satisfaits.

Des gens qui ne demandent pas mieux que vous donner leur point de vue, un conseil ou une astuce pour gagner du temps, une correction lorsque vous vous trompez !

Et quand vous vous trompez, ayez l’élégance de le reconnaitre et de remercier celui ou celle qui vous a corrigé.   Les gens élégants ne sont pas si nombreux : démarquez-vous par votre attitude de gentleman ou de lady !

Je prends le lecteur pour un crétin

Mon lecteur n’y connait rien, donc, je peux lui raconter n’importe quoi.  Mon lecteur est paresseux, donc je simplifie.  Mon lecteur est pressé, donc je fais court, voire télégraphique.  Mon lecteur est illettré, donc si je collectionne les fautes d’orthographe, ce n’est pas grave.

Autant d’erreurs, voire de fautes…

Votre lecteur est celui qui fait vivre votre blog et votre entreprise.  La moindre des choses est de le respecter.

En outre, il est très probable que les lecteurs de votre blog soient – au moins en partie – des collègues, des clients potentiels, des donneurs d’ordre potentiels, des prescripteurs, etc.  Donc, des personnes intéressées par le sujet, et intéressantes – sinon vitales ! – pour la vie de votre entreprise.

Votre blog est une pièce maitresse de votre stratégie de marketing et de communication.  Ne gâchez vos chances de réussite en présentant une vitrine de mauvaise qualité…

Le jargon, il n’y a que ça de vrai !

Ah, le jargon !  Ce langage inaccessible au commun des mortels, mais qui vous fait sentir que vous êtes unique.  Que vous seul maitrisez tous les aspects les plus techniques ou les plus subtils de la chose.

Ce comportement-ci est lié au précédent : vous vous faites plaisir.  Vous oubliez votre lecteur.  Vous oubliez l’intérêt du lecteur.

Certains blogs sont tout simplement illisibles parce que les auteurs prennent un malin plaisir à jargonner ; à utiliser des mots rares et précieux ; à se gargariser de termes alambiqués…

Entre deux mots, choisissez toujours le plus simple, le plus concret.  Celui qui aidera votre lecteur à voir, à entendre, à sentir ce dont il s’agit.  N’oubliez pas : vous êtes à son service, pas l’inverse !

Les ingénieurs parlent aux ingénieurs

Une variante particulièrement insupportable du jargon : le jargon technique.

Vous avez sans doute déjà assisté à la scène. Vous êtes au rayon « PC et accessoires » d’une grande surface. Un monsieur d’une quarantaine d’années écoute un vendeur.

« Et donc, vous disposez d’une mémoire ram de 4 gigas que vous pouvez upgrader à 8 gigas moyennant un supplément.  Le hard disk a une capacité totale de 1 térabyte et vous avez 4 clés USB 3.0 plus deux USB 2.0 et la possibilité de connecter une série de périphériques avec le BlueTooth ».

Le monsieur en question veut savoir si son garçon pourra faire ses devoirs avec cette machine et si lui, ou sa femme, pourra travailler sa comptabilité le soir, quand il aura fermé la boucherie.  C’est tout.

Et le vendeur continue de le bombarder de termes techniques incompréhensibles.

S’il réussit à vendre son PC à ce monsieur, il a beaucoup de chances.

Certains blogs ressemblent à ce vendeur : ils vous bombardent de jargon professionnel.  Il faudrait un dictionnaire encyclopédique pour comprendre le sens général de ce qu’on vous raconte.

L’auteur, souvent, ne le fait pas exprès.  Il est pris dans son « trip » : un domaine qui le passionne, dans lequel il excelle.  Et il oublie que le commun des mortels ne maitrise pas le 10e de ce qu’il connait sur le bout des doigts.

Ne tombez pas dans cette erreur : ou en tout cas, essayez de ne  pas tomber dans cette erreur.  Ce n’est pas évident : j’y ai succombé, moi aussi, comme tout le monde.  Mais je m’entraine 😉

Sur mon blog, de la pub à mort !

Dans ce cas, c’est votre blog qui risque de mourir.

En effet, vos visiteurs, comme la plupart d’entre nous, sont déjà assaillis de pub un peu partout : dans notre boîte aux lettres, à la télé, à la radio.  Sans parler d’Internet.

Alors ne commettez pas l’erreur de prendre votre blog pour une annexe de votre vitrine ou de votre agence de pub.

Bien sûr que votre blog est là pour vous faire connaître : mais pas juste pour vendre !  Pour cela, utilisez les pages commerciales de votre site, les annonces Adwords ou  d’autres canaux.

Le lecteur ne vient pas sur votre blog pour être bombardé de messages publicitaires ou autres popups envahissants.  Il vous consacre son temps pour lire votre avis d’expert, pour trouver une solution à son problème.  Donnez lui ce qu’il cherche.

J’attends d’avoir du trafic pour gagner de l’argent

Ne vous attendez pas à gagner des fortunes avec votre blog.  Mais si vous voulez  le monétiser, n’attendez pas d’avoir 100.000 visiteurs par mois.  Faites-le dès le début.  Intégrez des bannières – pas trop, voir titre précédent…  Intégrez des annonces ou des liens payants.

Si vous monétisez votre blog, faites-le dès le premier jour : d’abord, vous configurerez votre blog en conséquence.  C’est toujours mieux que de coller des parties commerciales sur quelque chose qui n’était pas prévu pour : ça fait vraiment pièce rapportée !

Et puis, votre lecteur ne sera pas surpris de voir un jour débarquer tout un arsenal de pubs ou de messages marketing sur un blog où, jusque-là, il pouvait très bien s’en passer…

N’en faites pas trop non plus :  votre lecteur vient pour trouver ce qu’il cherche, pas pour faire son marché.  Si vous l’agressez avec une pub envahissante, il risque fort de ne pas s’attarder et de ne jamais revenir.

A bon entendeur…

En guise de conclusion

La meilleure façon d’éviter toutes ces erreurs, c’est d’avoir toujours votre lecteur présent à l’esprit.  Qu’est-ce qu’il cherche ?  De quoi a-t-il besoin ?  Comment puis-je l’aider ?

De cette façon, vous serez toujours dans le bon axe.  Et vos lecteurs vous récompenseront non seulement en vous lisant, mais en échangeant avec vous.  Et en vous recommandant auprès de leurs amis.  Et ça, en termes de marketing, ça n’a pas de prix !

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creativité Entreprise Logiciels Mind Mapping Outils Projets XMind

Facilitation : utilisez le drill down de XMind pour le focus

Comment focaliser l’attention sur une seule dimension d’un projet lors d’une séance de facilitation ?  Un exemple d’utilisation de la fonction drill down de XMind avec les 6 chapeaux de De Bono.

Tous les animateurs de réunions de facilitation vous le diront : il est extrêmement difficile de conserver le focus des participants sur une seule dimension d’un projet.  Tout naturellement, l’imagination  vagabonde et notre esprit critique n’est jamais vraiment en repos.

Cela perturbe les brainstormings autant que les séances de créativité : une idée à peine émise est critiquée ou sortie de son contexte.  On demande aux participants de se concentrer sur l’information relative à un projet et quelqu’un suggère une action qui concerne les bénéfices matériels de l’opération.

Les 6 chapeaux d’Edward De Bono sont une excellente technique pour se focaliser sur une seule dimension d’un projet à la fois.  Pour travailler phase par phase.  En mettant volontairement de côté tout ce qui pourrait nuire au bon déroulement de chacune de ces phases.

Six chapeaux pour penser en phases

Un petit rappel de la technique : on prend un chapeau de couleur différente pour illustrer chaque phase du processus de réflexion, comme illustré dans cette mindmap (cliquez sur l’image pour l’agrandir et cliquez ici pour la télécharger gratuitement sur Biggerplate)

Les 6 chapeaux d’Edward De Bono

Le chapeau bleu est celui du contrôle, de la supervision, de la vue d’ensemble : la sky view, les choses vues d’en-haut.  C’est généralement le chapeau par lequel commence la session : on prend la mesure de la tâche, on envisage le projet dans sa globalité, on en fixe le cadre.

Ensuite, on passe aux faits : le chapeau blanc.  Que sait-on de ce projet ?  De quelles informations objectives disposons-nous ?  Quelles sont les données qui nous manquent ?  Où la trouver ? Qui sont les personnes – gatekeepers – qui pourraient nous aider à la trouver ? etc.

Le chapeau rouge concerne les émotions : quels sentiments suscite notre action ?  Parmi nos collaborateurs, mais aussi au sein du public-cible de notre projet.  Quelles réponses peut-on en attendre ?

Le chapeau noir représente les menaces : les risques financiers, juridiques, la perte des repères, les impacts négatifs sur notre projet ou sur d’autres, etc.

Le chapeau jaune est celui des choses positives, des bénéfices, des récompenses qu’on peut espérer de ce projet ou de cette action.

Le chapeau vert est celui de la créativité, de la croissance, de tout ce qui peut nourrir le projet, tisser du lien avec d’autres.

Et on termine généralement par un retour vers le chapeau bleu : on peut de nouveau considérer le projet dans son ensemble, et le repenser à la lumière de ce que chacun des autres chapeaux a apporté.

Le drill down : un focus bienvenu sur chacune des phases

Utiliser une mindmap pour animer une réunion de ce type contribue à la visualisation de la progression du travail : chaque nouvel argument est placé sur la carte en relation avec les autres.  Cette visualisation immédiate de la hiérarchie et des liens entre les concepts est une des forces du mindmapping.

La fonction Drill down ou « zoom sur le sujet » de XMind va nous permettre d’aller nettement plus loin.

Je sélectionne la branche qui représente le chapeau sur lequel je veux me concentrer.  Prenons la rouge, celle des émotions.   Et j’actionne le Drill down : en cliquant sur Zoom sur le sujet dans le menu Vue ou en appuyant sur F6.

Zoom sur le sujet dans le menu Voir

A présent, mon chapeau rouge est devenu le centre de ma mindmap et le reste est invisible.  Les participants vont pouvoir se concentrer uniquement sur les sentiments suscités par le projet.  Je complète alors la branche avec les réponses des participants.

Le chapeau rouge est devenu le centre de la carte

Lorsque le temps est écoulé et que cette partie de la session est terminée, j’actionne le drill up en cliquant sur la flèche verte qui apparaît sur mon sujet central pour revenir à la carte complète.

Se concentrer sur l’essentiel à chaque phase du projet

Et je peux passer au drill down ou zoom sur le sujet sur la phase suivante :  le chapeau noir des menaces, après une courte pause.

Lorsque toutes les phases ont été examinées de la sorte, ma carte est complète : il me reste à revenir au chapeau bleu pour effectuer la synthèse des nouvelles idées.  Car, avec la fonction drill down, tout ce que je transforme sur la carte « temporaire » est conservé dans la carte complète.  Contrairement à ce qui se passe avec des cartes secondaires ou filles.

Et j’ai la certitude que les participants ne se sont pas laissés distraire par une autre information ou une autre phase du projet que celle qui était au programme.

Et vous : animez-vous des sessions de créativité de ce type ?  Et utilisez-vous des techniques visuelles comme le mindmapping ?  Ou pratiquez-vous des sessions de créativité avec les 6 chapeaux de De Bono ?

Marco Bertolini

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Ateliers Entreprise formation Logiciels Mind Mapping Outils Projets XMind

Formation : initiation au Mindmapping manuel et à XMind

Comment mieux m’organiser ?  Donner une meilleure structure à mes documents ?

Comment préparer un bon business plan ?  Comment prendre des notes plus efficaces ?

Comment visualiser les informations d’un projet d’un seul coup d’oeil ?

En participant à la formation Initiation au Mindmapping du 7 février prochain à Waterloo !

Vous avez besoin de mieux vous organiser ?  Vous voudrier prendre des notes plus efficaces ?  Vous voudriez mieux communiquer avec vos collègues, vos amis ou votre famille ?

Alors, le mindmapping est fait pour vous !

Cette méthode unique d’organisation des idées vous permettra de donner une meilleure structure à votre pensée.  Et donc à vos documents et à vos présentations.  Vous organiserez votre temps et vos projets de manière intuitive et visuelle.  Vous communiquerez vos idées et vos émotions avec plus d’impact.

Premier atelier du cycle Mindmapping pour l’entreprise

organisé par l’association Be Next Alumni

Le jeudi 7 février 2013 de 9 à 17 heures à Waterloo

Formation d’un jour en présentiel, suivi de 3 mois d’e-coaching

A. Rappel des principes du mindmapping

Une courte présentation pour se remettre en mémoire les principes du mindmapping et se créer un vocabulaire commun pour la suite du module de formation.

B. Mindmapping manuel

Ma première carte heuristique manuelle :

  •  utilisation de l’image centrale, des branches, des couleurs, des images
  •  quelques applications : prise de notes, exploration d’un thème personnel, etc
Prise de notes en mindmapping

C. Initiation au logiciel XMind

  • construire votre première carte heuristique ou mindmap
  • habiller votre carte de couleurs, d’images, de marqueurs, de types de texte différents afin de mieux communiquer votre pensée
  • intégrer des éléments à votre carte, comme des relations, des documents (Word, PDF, Excel, etc.) ou des sites web
  • partager votre carte sur Internet, l’exporter sous d’autres formats ou importer des documents d’autres programmes

Réalisation de différentes cartes à partir du logiciel : projet personnel, rapport, etc. Les participants peuvent adapter ces différentes mindmaps selon leurs besoins spécifiques.

D. Cas pratique : structuration d’un business plan

Une carte cognitive permet de dresser la cartographie du projet et de ne rien oublier.

Le mindmapping permet de structurer tout les documents, y compris les business plans de manière efficace. Un logiciel comme XMind offre en outre l’intégration de documents existants – Word, Excel, PowerPoint, PDF, etc. – afin de compléter les notes. L’exportation de l’ensemble vers Word ou PowerPoint constitue également un gain de temps appréciable.

Business plan : mindmap réalisée avec XMind

A la fin de cette première journée, les participants seront à même de créer un business plan sous forme de carte heuristique, d’y intégrer tous les documents, notes, sites Internet, etc. nécessaires et de le partager sur Internet.

Ce business plan est en fait un prétexte pour apprendre de manière très pratique et concrète les principes du mindmapping et les commandes de base du logiciel XMind.

Déroulement de la journée :

Le jeudi 7 février 2013, de 9 à 17 heures

  •  8h30 Accueil et café
  • 9h00 Début du workshop
  • 10h30 Pause café (15′)
  • 12h15 Lunch (45′)
  • 15h00 Pause café (15′)

Prix :

  • 100 euros pour les membres Be Next
  • 125 euros pour les non-membres Be Next

Café et lunch prévus pour tous les participants

Un minimum de 7 participants est nécéssaire. Si ce minimum n’est pas atteint, le montant des inscriptions sera intégralement remboursé.

Adresse du jour :

Metaphore Group Offices

94 Chaussée de Bruxelles

1410 Waterloo

Belgique

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creation d'entreprise Entreprise Ingénierie de la formation

Un nouveau projet d’entreprise

Pour 2013, pas de bonnes résolutions, mais un nouveau projet d’entreprise !

Le début d’année est, selon la tradition, le moment où on se fixe de nouveaux objectifs, où on prend de « bonnes résolutions » pour l’année nouvelle.

 En ce qui me concerne, cette année, je suis allé un pas plus loin : j’ai créé un nouveau projet d’entreprise !

 Non pas pour le plaisir de changer, mais pour plusieurs raisons plus fondamentales.

 D’abord, le nom Lingua Franca Academy ne se justifiait plus du tout : l’enseignement des langues ne représentait plus qu’une infime partie de nos activités.

 Ensuite, Suzianna – ma femme et mon partenaire dans cette entreprise – avait envie de développer de nouveaux projets dans d’autres secteurs.

 Et moi, j’avais envie d’approfondir certains aspects de la formation, comme l’ingénierie, le conseil, l’utilisation des nouvelles technologies en général et des mondes virtuels en particulier…

 Voici donc Marco Bertolini – Conseil et Formation ! Un nouveau site pour un nouveau projet d’entreprise.

 Mes bonnes résolutions pour 2013 sont donc toutes trouvées : mener ce projet à la réussite… avec vous !

 Bonne année !

 Marco Bertolini.

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Connaissance Entreprise Internet Médias sociaux

Google recrute Ray Kurzweil, l’homme de la singularité technologique

See on Scoop.itGoing social

Des machines qui pensent et développent l’humanité, ça fait frémir ?

Marco Bertolini‘s insight:

Le père de la « singularité technologique » et de l’inquiétude face à l’indépendance de l’intelligence artificielle rejoint Google.

« Je suis ravi de faire équipe avec Google pour travailler sur certains des problèmes les plus complexes en informatique pour que nous puissions faire des visions irréalistes, une réalité au cours de la prochaine décennie » déclare-t-il au journaliste qui l’interviewe.

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