Catégories
Apprendre à apprendre Etudier efficacement

Comment étudier efficacement en ligne : votre guide gratuit

Etudier efficacement en ligne ne va pas de soi.  C’est pourquoi j’ai rédigé ce petit guide à votre attention.  Suivez les instructions pour le télécharger gratuitement.

Etudier efficacement en ligne : un acte tout sauf naturel

Etudier ne va pas de soi.  En ligne, c’est encore plus difficile.  Beaucoup de participants abandonnent.  Plus nombreuses encore sont les personnes qui se posent beaucoup de questions.  Et n’osent pas se lancer.

Que vous soyez dans l’une ou l’autre de ces situations, ce petit guide va vous aider.  Il est rempli de conseils basés à la fois sur mon expérience de formateur, d’apprenant et aussi d’un peu de bon sens.

Un guide gratuit et efficace

Pour le télécharger, cliquez sur le bouton ci-dessous, remplissez le formulaire : c’est fait !

Catégories
Applications Apprendre à apprendre Etudier efficacement Tutoriel

Mémorisez vos cours avec Cerego : créez vos propres flashcards !

Je continue ma série d’articles sur la mémorisation des cours avec Cerego : et aujourd’hui, j’examine avec vous comment créer vos propres jeux de flashcards.  Et en particulier, des flashcards pour étudier les langues.

Dans mes articles précédents, je vous ai montré comment utiliser Cerego pour mémoriser vos cours et comment gérer vos répétitions espacées avec la Memory Bank.

Aujourd’hui, je vous invite à faire un pas supplémentaire et à créer vos propres jeux de flashcards.

Création du jeu de flashcards, pas à pas

Je vais vous décrire, dans les paragraphes suivants, toute la procédure pas à pas pour créer votre propre jeu de flashcards Cerego.

1. Créez votre premier jeu de flashcards avec le bouton Create

Pour créer votre premier jeu de flashcards, cliquez d’abord sur le bouton « Create » à gauche de votre écran.  Celui-ci devient vert et affiche l’écran d’accueil suivant :

Ecran d’accueil de la partie « Créer »

Comme vous n’avez encore rien créé, votre menu « My Content » (Mon Contenu) est vide.

Cliquez sur le bouton « Create a new set« .

2. Ajoutez une description à votre jeu de flashcards

Ensuite, Cerego vous demande d’ajouter un titre et une description à votre jeu de flashcards.  Je crée un jeu de cartes pour apprendre le français, destiné à un public anglophones de vrais débutants dans l’illustration ci-dessous :

Ajoutez une description

Ajoutez une description la plus précise possible du contenu de vos flashcards : il faut que le visiteur de Cerego comprenne immédiatement à quoi il a affaire.

3. Ajoutez une catégorie à votre jeu de flashcards

Ensuite, Cerego vous demande d’ajouter une catégorie à votre jeu de flashcards : j’ajoute mon jeu dans la catégorie « Languages« , langues.  Comme ceci :

Sélectionnez une catégorie

Ensuite, Cerego me demande de préciser la langue à apprendre et ma langue d’origine.  J’entre donc « English » pour la langue à apprendre et « French » pour ma langue d’origine.

4. Ajoutez une image de couverture à votre jeu de flashcards

Après cela, Cerego vous demande d’ajouter une image de couverture à votre jeu de flashcards.   Choisissez-la avec soin, car c’est la première chose que verront les Internautes lorsqu’ils découvriront votre jeu.  Vous n’aurez pas une seconde chance de faire bonne impression !

Ajoutez une image

 Cette image peut s’ajouter par « glisser-déposer » au centre du rectangle gris ou en sélectionnant un fichier-image sur votre disque dur (ou un autre périphérique).  Vous pouvez aussi indiquer l’URL (adresse web) d’une image présente sur un site web (position 1) ou encore ajouter une image en provenance de Flickr (position 2).

Comme toujours pour les images, soyez prudents : assurez-vous que vous possédez bien les droits d’exploitation de cette image !

 Créez votre première flashcard

A ce stade, nous avons posé les bases de notre jeu de flashcards, mais nous n’avons pas encore créé de flashcard.

C’est ce que nous allons aborder à présent : comment créer notre première flashcard.  Cerego nous présente un écran d’accueil : il nous demande si ce jeu doit être privé ou public.  En réalité, vous ne pouvez rendre votre jeu public qu’à partir de 5 « facets » ou 5 nouvelles flashcards.

Ecran de création de la flaschcard

C’est une des dimensions très positives de ces applications en ligne de flashcards : le partage.  Les efforts de chacun profitent donc à tout le monde.

1. Choisissez un template ou modèle pour votre flashcard

Prochaine étape : choisir un modèle ou « template » pour votre jeu de flashcards.

Choisissez un modèle pour votre flashcard

Le choix de ce modèle est conditionné par le type de flashcards que vous désirez créer.

Le premier modèle est celui des « Associations » : un template intéressant pour donner des définitions de vocabulaire scientifique, par exemple.  Un mot ou une expression est donnée sur la première face (facet, dans le jargon de Cerego) et ensuite, une ou plusieurs associations (mots, image, son) sont combinées avec ce mot pour faciliter la rétention.

« Language« , vous l’aurez compris, est un modèle destiné à l’apprentissage des langues.  Il permet de construire des questionnaires basés sur un mot de vocabulaire dans une phrase en langue étrangère et d’y associer des questions, du son, des images, des textes à trous que les étudiants doivent remplir.

« Passages » vous permet de construire des textes à trous : excellent moyen de se rappeler des concepts, des noms d’auteurs ou de scientifiques, de formules de mathématiques, etc.

Je n’aborderai pas aujourd’hui les deux autres templates ou  modèles (Régions et Séquences) : car ils sont trop éloignés de ce que je veux illustrer dans ce billet, la création de flashcards pour apprendre une nouvelle langue.

Sachez toutefois que Régions vous permet de créer des flashcards qui se concentrent sur des parties d’ensemble (idéal pour créer des flashcards de mécanique ou  d’anatomie, par exemple).  Tandis que « Sequences », qui n’est pas encore opérationnel, permettra de créer des « séquences » c’est-à-dire des éléments épars à remettre dans un ordre prédéfini.  Je reviendrai sur ces différents modèles dans d’autres articles à venir.

2. Ajoutez une flashcard de vocabulaire

Lorsque vous avez cliqué sur le bouton de template « Language », Cerego vous affiche un nouvel écran composé de deux grandes parties :

  • à gauche, tout ce qui concerne le mot dans la langue à apprendre
  • à droite, tout ce qui concerne le mot dans la langue d’origine

Tout en haut à gauche, l’onglet « Item Style » qui vous permet de sélectionner le style de la flashcard que vous allez ajouter.  Par défaut dans le modèle « Language », le style est « Vocabulary », soit « vocabulaire ».  Nous allons conserver ce style pour les cinq premières flashcards.  Cela permettra d’introduire le vocabulaire de manière progressive avant de proposer quelques exercices autour de celui-ci :

Ajouter une flashcard de vocabulaire

 

3. Ajoutez de l’image et du son à votre flashcard de vocabulaire

En cliquant sur l’icone en forme d’image en haut, au milieu de la fiche de gauche, vous pouvez ajouter une image par « glisser-déposer », par sélection d’un fichier sur votre disque dur, par URL ou depuis Flickr.

Vous pouvez également ajouter du son à votre flashcard en cliquant sur l’icone de droite en forme de haut-parleur : Cerego vous demande alors de télécharger un fichier de type audio.  Personnellement, j’utilise Audacity pour créer mes fichiers son.  C’est un logiciel libre, entièrement gratuit qui offre une panoplie d’outils professionnels.  Vous n’aurez pas besoin de toute cette boîte à outils pour créer vos fichiers son, il vous suffit d’enregistrer votre voix et d’exporter l’enregistrement au format *.wav et le tour est joué.  Avec un peu de pratique, cela va vous prendre quelques secondes par enregistrement…

Occupez-vous ensuite du mot anglais : ici, j’ajoute la traduction « The classroom » et la catégorie « Noun » pour signaler à mes apprenants que ce mot est bien un substantif (un nom).  Cette catégorie vous permet aussi de signaler les verbes, adjectifs, prépositions, etc.

Lorsque vous avez entré votre premier mot, votre image, le son, Cerego vous offre un écran récapitulatif :

Ecran de synthèse des associations

Avec notre seconde carte de vocabulaire, nous avons une image, du son, du texte, mais aussi 3 questions à choix multiples déjà prêtes.  Nous pouvons aussi ajouter une phrase-type pour mettre le nouveau mot dans son contexte.

4. Ajoutez une phrase-type pour contextualiser le nouveau mot

Cerego vous permet de créer des phrases-types pour contextualiser le nouveau mot : cette phrase sera elle aussi accompagnée d’une image et de sa prononciation enregistrée sous forme d’un fichier audio.

Ajout d’une phrase de contexte

Pour mettre le nouveau mot en évidence, on l’enserre – ainsi que sa traduction – entre deux astérisques.  Le mot est ainsi placé en caractères gras et en orange.

N’oubliez pas de sauvegarder le tout en cliquant sur « Save ».

Cerego vous donne alors une page de synthèse de vos deux premières flashcards :

Synthèse des deux premières flashcards

 

5. Commencez à étudier

Ajoutez encore quelques items, au moins 5.  De cette façon, Cerego pourra vous confectionner un jeu de questions suffisantes pour commencer à étudier.

Vous pourrez aussi publier votre jeu de flashcards sur Cerego : ainsi d’autres internautes pourront eux aussi apprendre le français grâce à vos efforts !

Voici un enregistrement vidéo du fonctionnement de mes 5 premières flashcards dans Cerego :

A vous de jouer !  N’hésitez pas à me faire part de vos expériences.

Lien vers Cerego.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Apprendre à apprendre Apprentissage des langues Etudier efficacement Flashcards Langues Outils Tutoriel

Mémorisez tous vos cours avec Cerego : utilisez la Memory Bank

Comment gérer la mémorisation de vos cours avec l’application de flashcards Cerego ?  La Memory Bank va vous y aider.  Examinons de plus près ce dispositif et l’aide qu’il peut vous apporter.

La théorie des répétitions espacées postule qu’il faut réviser les choses que nous avons étudiées juste avant de les oublier : cela permet de contrer la « courbe d’oubli d’Ebbinghaus » et d’obtenir le schéma suivant :

Impact des répétitions espacées

Dans un article précédent, nous avons vu que Cerego, l’application en ligne de flashcards, utilise cette théorie des répétitions espacées afin de vous aider à mémoriser vos cours à long terme.

En fait, c’est surtout la Memory Bank qui va vous aider à gérer votre mémorisation à long terme.

La Memory Bank, un outil pour gérer votre mémorisation à long terme

La Memory Bank est un dispositif de visualisation de votre mémorisation.  Elle vous donne en permanence des indications sur le degré d’activation des flashcards étudiées et la qualité de leur mémorisation à long terme.

1. Le degré d’activation et de rétention à long terme

La Memory Bank est une matrice à deux entrées :

  • à l’horizontale, vous avez une ligne du temps
  • à la verticale, le degré d’activation de ce que vous avez étudié jusqu’à présent

Ce sont des petites boules colorées qui glissent le long de ces deux axes qui vous indiquent où vous en êtes dans la mémorisation :

  • plus ces petites boules sont à droite de la Memory Bank, plus les choses qu’elles représentent sont mémorisées à long terme
  • plus ces petites boules sont en haut de la Memory Bank, plus elles sont activées dans votre mémoire
La Memory Bank de Cerego

En position numéro 1 sur cette illustration, un élément qu’il est plus qu’urgent de revoir :

  • il est rouge vif (cote d’alerte),
  • il est tout au bas de la Memory Bank : il n’est quasiment pas activé dans ma mémoire
  • il est tout à fait à gauche de la Memory Bank : il n’est pas encore entré dans la mémorisation à long terme

En position numéro 2, un groupe de souvenirs en meilleur état :

  • ils sont orangés
  • ils sont un peu plus hauts dans l’activation
  • ils sont mieux placés dans la mémorisation à long terme

2. Le degré d’urgence des révisions pour consolider la mémorisation à long terme

Ces deux groupes forment les 19 « facets », c’est-à-dire « faces » de flashcards que je dois revoir de manière urgente : c’est ce que me dit d’ailleurs le bouton « Urgent : 19 » en bas de la matrice.  En cliquant sur ce bouton, je vais lancer le démarrage de ce groupe de flashcards.

En position numéro 3, un groupe de cartes qui ont été revues et maîtrisées récemment : elles sont de couleur verte, en-dessus dans l’activation et plus à droite : elles entrent dans la mémorisation à long terme.

Et enfin, en position numéro 4, des éléments qui viennent juste d’être révisés et qui sont donc très haut en activation et se dirigent vers la droite : vers la mémoire à long terme.

Les éléments ne touchent le bord droit qu’après un certain nombre de répétitions sans erreurs : vous les maîtrisez, ils font désormais partie de votre mémoire à long terme !

Une visualisation des progrès de mémorisation à long terme

Que se passe-t-il après que j’ai révisé ces différents éléments ?

Voyons la Memory Bank pour constater mes progrès :

Memory Bank : visualisation des progrès

 Mon groupe de gauche n’est plus rouge, désormais, mais vert.  Il n’est plus au bas de la Memory Bank, mais tout au-dessus : il vient d’être réactivé.

Et il est un peu plus sur la droite, car après deux révision, une partie de ces informations glisse vers la mémoire à long terme par le biais de l’hippocampe, cette partie du cerveau qui sert de « passerelle » entre la mémoire à court terme et la mémoire à long terme.

Le mot « Urgent » est désormais accompagné d’un zéro : plus aucune carte ne doit être revue en urgence.

Un rappel des dernières cartes étudiées

La Memory Bank vous indique quel jeu de flashcards a été révisé et à quel moment : date et heure.

Dernières flashcards révisées

Dans cet exemple, je viens juste de réviser mes flashcards d’espagnol, tandis qu’il y a déjà deux jours que je n’ai pas étudié l’anatomie du cerveau.

Dans la partie « Calendrier de révisions » (Your Review Schedule), vous trouverez donc :

Calendrier de révisions Cerego
  • Dans Next Up (prochain à revoir) : Brain Anatomy, pour lequel j’ai atteint 63 % de mon objectif
  • Dans Coming Soon (à revoir bientôt) : Habla Espagnol pour lequel j’ai atteint 7 % de mon objectif (mais je viens juste de le réviser)

La visualisation des flashcards à réviser

Cerego, via sa Memory Bank, vous offre une visualisation des cartes à réviser prochainement :

Prochaines flashcards à revoir

Certaines sont à revoir le 2 août, d’autre le 3 et enfin, les dernières, le 5 août.

De nouveau, il s’agit d’un des aspect de la théorie des répétitions espacées : il ne sert à rien d’étudier ce que vous maîtrisez déjà.  Les cartes que vous maîtrisez ne seront donc pas étudiées immédiatement, mais dans les prochains jours…

Une indication du degré de difficulté des éléments étudiés

Cerego vous fournit aussi une idée du degré de difficulté des éléments déjà étudiés :

Degré de difficulté des sujets étudiés

Les sujets sont divisé en quatre catégories :

  • faciles
  • modérés
  • difficiles
  • très difficiles

Les petites boules vertes indiquent le nombre de flashcards réparties dans chaque catégorie.

Des statistiques sur votre temps d’étude

La Memory Bank de Cerego vous indique aussi le temps que vous avez passé à réviser vos flashcards :

Visualisation du temps d’étude

Vous pouvez donc voir le temps réel passé à étudier.  C’est une constante chez tous les étudiants que je coache : ils ont tendance à largement surévaluer le temps passé à l’étude…

Et après quelques jours sans révisions ?

Que se passe-t-il si je passe plusieurs jours sans m’exercer ?

Après quelques jours sans exercice…

Et bien, la Memory Bank ne ne fait pas de cadeau !

Les deux jeux de flashcards effectuent une véritable chute libre dans la visualisation de mes progrès.

Les deux sphères ont descendu de façon dramatique dans l’activation et ont changé de couleur : mon cours d’espagnol a même viré au rouge.  Il est plus que temps de réviser tout ça !

Conclusion

Avec sa Memory Bank qui vous permet à chaque instant de mesurer vos progrès, vous prenez vraiment le contrôle de vos révisions.

Vous savez à tout moment où vous en êtes, ce qui est connu, ce qui n’est pas encore maîtrisé et ce qui doit être révisé d’urgence.

Un outil en ligne, gratuit, agréable et performant !  Que vous trouverez en cliquant sur Cerego.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

 

Catégories
Applications Apprendre à apprendre Etudier efficacement Logiciels Tutoriel

Comment mémoriser tous vos cours avec Cerego

Comment mémoriser le contenu de tous mes cours ?  Rapidement et pour longtemps ?  Essayez Cerego.  Cette application de flashcards se base sur les répétitions espacées.

J’ai déjà évoqué la théorie des répétitions espacées dans plusieurs billets de ce blog : notamment un article sur la mémorisation avec les répétitions espacées.

Cerego est une application en ligne basée sur les mêmes principes. C’est une application en ligne de flashcards : des cartes dont une face pose une question et l’autre donne la réponse.  J’ai expliqué les principes de ce type d’outil d’apprentissage dans mon article sur les flashcards pour étudier du vocabulaire.

Cerego  présente de nombreuses fonctionnalités intéressantes et agréables.   L’efficacité du dispositif et son caractère attrayant, voire ludique, en font l’outil idéal pour apprendre avec plaisir !

Une application tellement riche que je vais vous la présenter en plusieurs articles, dont celui-ci est le premier.

Une interface conviviale et attrayante pour apprendre avec plaisir

Dans son intervention sur TED – l’école tue la créativité – Ken Robinson affirme que les enfants sont des étudiants naturels.  Pour eux, l’apprentissage est un plaisir intense !

Ce plaisir s’émousse et disparaît chez la plupart des adolescents, puis des adultes.  Une des raisons de ce désintérêt est l’inadéquation des méthodes d’études.  Dans mes formations pour étudiants, la majorité des participants n’a pas de réel problème de compréhension, ni d’intelligence.  Simplement, les méthodes proposées à l’école ne leur conviennent pas !  Et donc, le plaisir d’apprendre n’est plus au rendez-vous…  La démotivation, le découragement se sont installés.  Parfois, de manière durable.

Cerego semble avoir compris que l’esthétique d’une application, son dynamisme, sa navigabilité, en un mot son « attractivité » peuvent jouer un grand rôle dans le plaisir d’apprendre.

Cerego propose donc une interface à la fois conviviale et attractive.

Interface de Cerego
  • En 1, le bouton « Learn » vous donne accès aux éléments que vous êtes en train de réviser : tous les jeux de flashcards en cours.
  • En 2, le bouton « Create » vous permet de créer vos propre jeux de flashcards, un élément sur lequel je reviendrai en détail dans un autre article.
  • En 3, le champ « What will you learn today ? » – qu’allez-vous apprendre aujourd’hui ? – est un champ « moteur de recherche » pour trouver de nouveaux jeux de flashcards à mémoriser
  • En 4, « Browse » vous permet de naviguer dans toute la bibliothèque de flashcards et de trouver les jeux qui vous conviennent
  • En 5, « How it works » constitue une collection de documents explicatifs (en anglais uniquement) sur le mode de fonctionnement de Cerego
  • En 6, « About » vous donne accès à des pages sur l’application, l’équipe, l’entreprise, les emplois vacants, etc.
  • En 7, « Me » vous permet de gérer votre compte Cerego
  • En 8, la « Memory Bank » est le principal outil de gestion de votre mémorisation à long terme
  • En 9, « Next Up« , sont les jeux de flashcards en cours, ceux que vous êtes occupés à mémoriser à long terme

 Comment utiliser Cerego pour mémoriser plus vite et à long terme ?

Comment utiliser l’application en ligne de flashcards Cerego pour mémoriser des choses à long terme et sans trop d’effort ?

Je détaille ci-après la marche à suivre.   C’est très simple.

1. Trouvez le jeu de flashcards que vous voulez étudier

Pour trouver le jeu de flashards que vous voulez mémoriser, cliquez sur le lien « Browse » en 4 : Cerego affiche alors la bibliothèque de flashcards disponibles.

La bibliothèque de Cerego

Pour affiner votre sélection, cliquez sur une des catégories ou sous-catégories à gauche de l’écran.

Vous pouvez également filtrer les flashcards selon que vous vouliez des « Sets » ou des « Séries ».

Un « Set » est un jeu de flashcards sur un thème ; une « Série » est une collection de « Sets » sur le même thème.

2. Lisez la description des flashcards et commencez à étudier

Par exemple, la Série « Habla Espagnol » – Parlez l’espagnol – comporte 10 « Sets » de 100 mots chacun, soit un total de 1000 mots.

Détail d’une série Cerego

Pour obtenir la description complète de cette série, cliquez d’abord sur « Detail ».  Cerego vous donne une description détaillée du contenu de la série et des bénéfices que vous pouvez en tirer.

Si vous êtes décidé, vous pouvez commencer à étudier tout de suite en cliquant sur le bouton « Learn » en bas à droite de la description.

3. Ajoutez des flashcards à votre calendrier ou à votre bibliothèque ou partagez-les avec vos amis

Vous pouvez aussi utiliser les autres options à partir du menu « More » sur la couverture du Set ou de la Série.

Cerego vous offre alors trois options supplémentaires :

Autres options de Cerego
  • En 1, l’option « Add to Schedule » ajoute la série au calendrier de Cerego : l’application me rappellera donc d’étudier cette série à intervalles réguliers
  • En 2, l’option « Add to Library » me permet d’ajouter la série à ma collection personnelle de flashcards, sans pour autant en programmer l’étude
  • En 3, l’option « Share » me permet de partager la série avec des amis via e-mail, les médias sociaux ou de l’intégrer dans un site web : pratique pour les écoles, l’enseignement en ligne, du type MOOC, par exemple…

4. Ouvrez le set ou la série de flashcards et commencez à étudier

Lorsque vous avez appuyé sur « Learn » Cerego affiche l’écran suivant : c’est le premier écran d’accueil de votre set (votre jeu de flashcards) pour apprendre l’espagnol.

Ecran d’accueil du set Apprendre l’espagnol

L’écran vous demande combien d’articles (de flashcards) vous souhaitez étudier ?

Laissons-le à 10 pour commencer.

Ensuite, Cerego vous propose la première flashcard.  D’abord le mot en espagnol, que vous entendez prononcer par un locuteur hispanique pendant que vous le lisez.  Ensuite, la définition.  Et enfin, les deux.  Le tout s’affiche pendant quelques secondes afin que vous puissiez bien mémoriser l’ensemble.

Flashcard d’espagnol dans Cerego

5. Utilisez les phrases-types pour vous aider à contextualiser le nouveau mot

Pour vous aider à comprendre le mot, Cerego vous propose des phrases-types, écrites, prononcées à haute voix et illustrées : c’est un excellent moyen de contextualiser le nouveau mot et :

  • d’aider à la compréhension
  • d’ancrer la nouvelle notion en la replaçant dans un contexte particulier
Phrases-types dans Cerego

Vous accédez à ces phrases-types en cliquant sur « Sentences » en haut de la fiche.

Lorsque vous avez retenu le nouveau mot, cliquez sur « Got it » (j’ai compris) et Cerego vous propose soit de mémoriser un nouveau mot, soit de répondre à une première question.

6. Tapez les mots dans les cases prévues pour maîtriser l’orthographe espagnole

Cerego vous propose certaines flashcards avec des « trous » dans les phrases-types : vous devez compléter ces phrases en tapant le mot en espagnol.  Une bonne façon d’apprendre à maîtriser l’orthographe !

Mot à remplacer

Apprendre avec les répétitions espacées et la Memory Bank

Vous avez demandé à étudier 10 nouveaux mots : Cerego va donc vous proposer ces dix nouveaux mots de façon régulière : si vous les avez retenus rapidement, sans vous tromper, il ne vous les représentera plus avant un moment.  Sinon, vous devrez les revoir rapidement.  C’est l’application de la théorie des répétitions espacées.

Nous verrons dans un prochain article comment Cerego gère ces répétitions espacées à l’aide de la Memory Bank.  Et ensuite, nous verrons comment créer vos propres fiches dans Cerego.

Lien vers l’application Cerego.

Bon travail !

 Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Apprendre à apprendre Cerveau Etudier efficacement Mémoire Neurosciences

Comment tout mémoriser rapidement avec les répétitions espacées ?

Comment mémoriser mes cours ?  Comment retenir du vocabulaire anglais ?  Des formules de mathématiques ?  Des théorèmes de physique ?  Essayez les répétitions espacées !

Comment mémoriser tous mes cours ?  Comment mieux retenir ce que j’étudie ?  Comment ne pas oublier lors de l’examen ?  Et comment m’assurer de mémoriser à long terme ?

 Voilà le genre de question qui hante le cerveau des étudiants de tout âge et de toute condition !

Répétitions espacées : grâce à la courbe d’oubli d’Ebbinghaus 

En 1885,  Hermann Ebbinghaus publiait son livre « La mémoire. Recherches de psychologie expérimentale ».  Il y présentait une théorie de la mémoire et de la rétention, qu’il exprimait sous forme d’une formule mathématique et d’une célèbre courbe qui allait porter son nom.

Courbe d’Ebbinghaus

Cette courbe montre sans pitié que nous apprenons très vite.  Mais aussi que nous oublions très vite.

Si on étudie un sujet à fond, une seule fois, sans révision, il est impossible de retenir à long terme.  Après quelques jours, notre taux de rétention dégringole.

Cela explique aussi pourquoi les étudiants qui s’y prennent à la dernière minute peuvent réussir un examen le lendemain ou le surlendemain.  Et pourquoi ils ont du mal à construire leur savoir d’une année académique à l’autre : ils oublient la majeure partie de la matière vue très rapidement…

L’impact des répétitions espacées sur la mémoire à long terme

 Alors, est-ce sans espoir ?  Sommes-nous condamnés à oublier tout ce que nous étudions ?

Non.  Et c’est ici qu’intervient la théorie des répétitions espacées.

Cette théorie suppose que, lorsque nous étudions quelque chose de neuf, nous en retenons la majeure partie pendant un temps très court.  Ensuite, nous oublions, comme le montre la courbe d’Ebbinghaus, ci-dessus.

Mais, la bonne nouvelle, c’est que si nous revoyons la matière juste au moment où nous allons l’oublier, nous prolongeons le temps de rétention et nous transférons ces nouvelles connaissances dans la mémoire à long terme.

Impact des répétitions espacées

En fait, à chaque fois que nous allons oublier, nous révisons la matière : cela renforce la mémorisation à long terme.  Nous n’oublions plus après quelques jours, mais nous nous maîtrisons la nouvelle matière à très long terme.

Transfert de la mémoire à court terme vers la mémoire à long terme via l’hippocampe

Que se passe-t-il lors de ces répétitions ? Notre mémoire à court terme est gérée par le lobe préfrontal (partie antérieure du cortex, juste derrière notre front).  Le passage vers la mémoire à long terme s’effectue par l’hippocampe, une structure en forme de queue d’hippocampe, située dans le repli interne du lobe temporal.

Hippocampe

Mais attention !  L’hippocampe n’est pas le siège de la mémoire à long terme : il en est le catalyseur.  Il permet aux souvenirs de passer de la mémoire à court terme vers la mémoire à long terme pour nous permettre de nous souvenir longtemps des choses que nous avons apprises.

Où sont donc nos souvenirs à long termes ?

Dispersés dans différentes aires du cerveau, selon leur spécialisation et le type de souvenir.  Nous mémorisons donc différemment ce que nous voyons, ce que nous écrivons ou lisons, ce que nous imitons, etc.

D’où l’importance cruciale de diversifier les méthodes et les outils d’apprentissage !  Une chose que je répète inlassablement dans mes formations pour étudiants !

Mémorisez plus de choses avec des intervalles corrects

C’est donc la répétition – le troisième principe des systèmes de mémorisation – qui assure le transfert de la mémoire à court terme vers la mémoire à long terme avec l’aide de l’hippocampe.

Il faut dont répéter inlassablement ce que l’on veut étudier pour l’ancrer dans les différentes parties de votre cerveau qui constituent le réseau de mémoire à long terme.

C’est notamment le principe des flashcards dont je vous expliquais le fonctionnement dans cet article.  Mais encore faut-il mettre ces principes en oeuvre de la bonne façon.  Suivez donc les deux conseils ci-dessous :

1. Réétudiez juste avant d’oublier

L’idéal, c’est de réétudier la matière juste avant le moment où vous allez commencer à l’oublier.  Et plus vous la révisez, plus l’intervalle entre les séances de répétitions sera espacé.

Comment connaître l’intervalle idéal entre deux sessions ?

Vous pouvez vous tester vous-même et voir quel est l’intervalle de temps idéal pour tout retenir.  Vous pouvez aussi faire appel à des logiciels ou des applications de flashcards, comme Studyblue – disponible sur iPhone et sur PC – comme Anki ou comme Cerego dont je vous parle dans cet article.  Cerego utilise un système aussi efficace qu’élégant pour gérer votre mémorisation à long terme : la Memory Bank.  Et vous pouvez créer vos propres flashcards en ligne avec Cerego.

2. Ne réétudiez pas ce que vous connaissez déjà

L’autre inconvénient à éviter lorsque vous étudiez, c’est de réapprendre ce que vous savez déjà.  Pour cela, faites le tri entre les choses que vous maîtrisez vraiment, celles que vous pouvez vous remémorer, mais avec difficulté ou celles que vous n’avez pas encore mémorisé du tout.

De nouveau, les applications de flashcards mentionnées ci-dessus sont équipées de filtres qui vous permettent de réviser uniquement les éléments non-maîtrisés à des intervalles idéaux.

Comment ?

Ces applications comprennent des algorithmes (intelligence artificielle) qui élaborent des statistiques de vos sessions et adaptent le rythme des répétitions espacées à vos besoins.

C’est le cas, par exemple, de Wooflash, application jumelle de Wooclap, qui vous aide à réviser selon ce modèle des révisions espacées.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Ecriture Etudier efficacement formation Logiciels Scrivener

Rédigez votre thèse ou votre mémoire (TFE) avec Scrivener

De nombreux étudiants éprouvent des difficultés pour terminer leur mémoire (TFE) ou leur thèse de doctorat.  Leurs écrits prennent rapidement des proportions énormes.  Et avec un traitement de texte, cela devient vite ingérable.  Je vous propose une formation avec Scrivener, pour retrouver la maîtrise de vos travaux académiques. 

De nombreux étudiants éprouvent des difficultés énormes pour terminer leur thèse de doctorat ou leur travail de fin d’études (TFE) que ce soit pour un baccalauréat ou un master.

Les recherches s’accumulent ; les tonnes de papiers et de références web s’empilent ; les pages rédigées s’ajoutent les unes aux autres ;  le tout prend des proportions impressionnantes.  Mais rapidement, c’est le sentiment d’angoisse qui domine, propulsé à des hauteurs stratosphériques par des questions du type :

  • où est-ce que j’en suis ?
  • comment terminer ?
  • par quel bout reprendre le monstre ?
  • comment remettre de l’ordre dans cet amoncellement de données ?
  • où est ma structure d’origine qui me paraissait si judicieuse au début ?
  • vais-je pouvoir terminer à temps ?

Scrivener : un logiciel adapté aux documents longs

Si vous ou quelqu’un de votre entourage, vous posez ces questions, il est peut-être temps d’envisager une solution aussi peu chère qu’élégante : Scrivener !

Scrivener est un studio d’écriture complet, proposant de nombreuses options pratiques pour reprendre le contrôle de vos documents longs.  Et, cerise sur le gâteau, Scrivener est très bon marché. Et encore plus intéressant pour les étudiants puisqu’il propose également une licence « éducation » (pour étudiants et enseignants) qui coûte  28,18 euros (prix avec le taux de change du 9 juin 2014).

En quoi Scrivener est-il différent d’un logiciel de traitement de texte comme Word ou celui d’OpenOffice ?

Scrivener est un studio d’écriture, il propose donc un environnement complet pour les écrivains, les rédacteurs, les journalistes, les avocats et les juristes, les enseignants, les étudiants, etc.  Toute personne confrontée un jour ou l’autre à la rédaction d’un document long…

Scrivener : un studio d’écriture complet et bon marché

Les différentes parties de l’écran de Scrivener

Scrivener vous offre une batterie d’outils pour gérer vos documents longs de A à Z.  Sur cet écran, par exemple, Scrivener déploie :

  • la barre d’outils: tout en haut.  Une véritable panoplie d’outils personnalisables, que vous décidez d’afficher ou non et qui vous facilitent la vie ;
  • le classeur : à gauche, permet de savoir à tout moment où vous vous trouvez par rapport à la structure globale.  En déplaçant un titre dans le classeur, vous déplacez aussi le texte et tous les éléments qui l’acompagnent (notes, index, etc.);
  • l’éditeur : au centre, c’est là où vous tapez votre texte.  Vous pouvez choisir d’afficher tous les éléments autour ou bien de ne voir que votre texte en plein écran pour vous concentrer uniquement sur la rédaction ;
  • la barre de format : en bas, vous indique le nombre de mots, de signes, si vous atteignez vos objectifs d’écriture ou non, etc.
  • enfin, l’inspecteur : à droite, vous donne des indications précieuses comme les synopsis, ces petits résumés de chaque partie du texte, pour garder à l’esprit non seulement le contenu, mais l’état d’avancement de chaque morceau de votre document : premier jet, brouillon, texte revu, prêt à imprimer, etc.

La vision des parties de votre document comme autant de cartes indexées sur un tableau de liège facilite aussi le voyage au sein de votre structure.  Il suffit de déplacer une carte pour que tout le contenu correspondant soit disposé au même point de votre structure

Vos chapitres vus comme des cartes indexées

Une formation d’un jour pour maîtriser tous les aspects de votre thèse ou mémoire

Il ne suffit pas d’avoir un outil de travail : encore faut-il une méthode pour l’exploîter pleinement !  C’est ce que je vous propose de faire lors de la formation que j’organise le 23 octobre prochain à Bruxelles, de 9 à 17 heures.

Au cours de cette journée de formation Scrivener, vous apprendrez :

  • à redéfinir votre question de recherche et vos objectifs avec précision
  • à dessiner la structure de votre thèse ou mémoire avec une mindmap
  • à importer cette structure dans Scrivener
  • à ajouter du texte dans Scrivener
  • à importer du texte depuis Word ou tout autre traitement ou éditeur de texte
  • à séquencer votre travail pour correspondre aux normes académiques
  • à organiser et déplacer du texte dans Scrivener
  • à utiliser les différents outils : modèles (templates), classeur, inspecteur, vision sous forme de tableau de liège, etc.
  • à réviser votre texte avec les commentaires, les correcteurs, etc.
  • à partager votre texte
  • à compiler votre texte pour l’impression, l’exportation, etc.

 Vous avez déjà commencé à rédiger votre mémoire ou votre thèse avec un autre logiciel ?  Pas de panique : Scrivener importe les textes issus de la plupart des standards du marché.

Une formation destinée à tous les étudiants de l’université et de l’enseignement supérieur confrontés aux écrits académiques : mémoires, papers, travaux de fin d’études, thèses de doctorat, etc.

A Bruxelles, le 11 juillet 2014, de 9 à 17 heures.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Critique livre Etudier efficacement

Apprendre à toute vitesse avec Xavier Delengaigne

Xavier Delengaigne vient tout juste de sortir un livre intitulé « Apprendre à toute vitesse ».  L’auteur inépuisable y fait le tour des méthodes pour apprendre mieux et plus vite.

Apprendre à toute vitesse

Quand je pose la question à Xavier Delengaigne : « comment fais-tu pour écrire tant de livres dans un temps si court« , il me répond invariablement : « j’utilise le mindmapping ! »

Même si je suis convaincu que le mindmapping fonctionne (qui l’eut cru ?), je reste tout de même ébahi devant la capacité de travail de Xavier…

J’ai déjà rendu compte de deux de ses ouvrages sur ce blog, Visualisez votre vie en quelques coups de crayons et Organisez votre temps avec le mindmapping.

Le nouvel opus, Apprendre à toute vitesse est une collaboration avec Thérèse De Laboulaye avec Salma Otmani pour les illustrations.

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une méthode d’apprentissage rapide, comme celle que je propose dans mes formations pour étudiants, mais plutôt d’un tour d’horizon des méthodes d’apprentissage.  Et quel tour !

On reste sans voix devant le nombre de théories et de pratiques diverses dans ce champ.

L’ouvrage, comme souvent, fait appel à des témoignages d’experts, dont votre serviteur…

Le livre est divisé en trois parties que nous allons à présent explorer.

1. Apprendre autrement

Cette partie du livre aborde les changements qui affectent notre environnement d’apprentissage.  On n’apprend plus à l’ère du numérique comme on le faisait à l’école de papa.  Le savoir est partout, à portée de clic et de souris.  Et on apprend largement en-dehors de l’école.

Mais encore faut-il savoir pourquoi on apprend.  Et encore faut-il savoir s’organiser pour apprendre au mieux.

a) Mieux connaître son cerveau

Bien connaître le fonctionnement de votre cerveau est également très important si vous voulez apprendre mieux et plus vite.

Pourtant, nombreux sont les étudiants – et le professeurs – qui ignorent le fonctionnement de base de leur cerveau.  Et qui peuvent donc en tirer le maximum d’avantages.

Les auteurs présentent de manière simple et pédagogique (non, ça ne veut pas dire ennuyeux !) le fonctionnement du cerveau, les intelligences multiples, etc.

b) S’organiser pour apprendre

Cette partie est plus pratique et donne des conseils pour devenir un étudiant autonome.

La définition des objectifs rejoint tout à fait ma méthode et ma conception des études : il faut concevoir vos études comme un projet à part entière.

Et donc :

  • Définir de véritables objectifs
  • Etablir des critères de réussite
  • Connaître ses ressources pour y parvenir

2. Acquérir de nouvelles méthodes

Dans cette deuxième partie, les auteurs analysent diverses méthodes pour l’apprentissage rapide :

  • la suggestopédie, une méthode mise au point par le psychiâtre bulgare Georgi Lozanov, et qui fait appel à la gestion des émotions, à la musique, etc. pour débloquer notre « hypermnésie », c’est-à-dire nos facultés de mémoire extraordinaire;
  • le mindmapping : l’organisation des idées par cartes mentales dont je parle abondamment dans ce blog;
  • les méthodes de lecture rapide dont la photolecture : qui permettent en élargissant le champ de vision du lecteur de capter plus de mot en posant un seul regard, mais aussi d’acquérir des habitudes d’écrémage des textes lus;
  • la prise de notes rapides et efficaces, notamment via les carte mentales.

3. Appliquer ces méthodes d’un nouveau genre

Et enfin, la dernière partie aborde l’application de ces méthodes dans des cas bien précis :

  • apprendre une langue rapidement
  • mémoriser un cours facilement
  • lire et retenir ce qu’on a lu
  • synthétiser et résumer

En conclusion

Ce dernier livre de Xavier Delengaigne et de Thérèse de Laboulaye est plus une cartographie des méthodes d’apprentissage rapide qu’une méthode en soi.
Il sera sans doute utile à ceux et celles qui cherchent une ou des méthodes qui leur conviennent.  Quitte à consulter d’autres ouvrages pour approfondir chacune d’elles.

Xavier Delengaigne, Thérèse de Laboulaye, illustrations de Salma Otmani,  Apprendre à toute vitesse : Faites plaisir à votre cerveau, Paris, InterEditions, 2014, 274 p.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à 

Catégories
Apprendre à apprendre Ecriture Etudier efficacement Mind Mapping Outils

Structurez un essai universitaire avec xmind et le mindmapping

Il n’est pas toujours facile de trouver la bonne structure pour un essai universitaire : avec XMind et le mindmapping, c’est beaucoup plus simple.  La preuve avec une structure d’essai sur le conflit nord-irlandais.

Beaucoup des étudiants qui me demandent de l’aide ont des problèmes pour structurer leurs travaux.  En particulier, les nombreux essais qui leur sont imposé tout au long de l’année.

Je préconise l ’emploi d’une mindmap qui clarifie les choses d’une façon extraordinaire quand il s’agit de travailler avec les structures.

C’est ce que j’ai fait ici, dans le cas d’un essai de sciences politiques.

Exemple : essai de sciences politiques – présentation d’une théorie et analyse d’un conflit

L’étudiante était perdue.  Elle avait amassé des tonnes de données, elle maîtrisait plutôt bien la théorie qu’elle devait présenter, elle connaissait le conflit sur le bout des doigts.  Mais au moment de rédiger, catastrophe : tout part dans tous les sens !

« Au secours !  Mon essai est complètement déstructuré !  Aidez-moi, s’il vous plaît !

A la lecture de son document, il était évident qu’elle connaissait son sujet.  Mais il était aussi évident qu’elle courait à l’échec.  Et à toute vitesse !

Comme toujours, elle arrive en dernière minute, elle a passé une partie de la nuit à rédiger, et, la fatigue « aidant », elle a déjà explosé la limite de mots imposée (3000) alors qu’elle n’a pas encore écrit la moitié de son sujet…

Nous travaillons via Skype et je lui dis de but en blanc que ses idées sont bonnes, mais que :

  • sa structure est incohérente
  • elle se répète à plusieurs endroits sans rien apporter de neuf
  • le nombre d’erreurs orthographiques et syntaxiques crient la fatigue de l’auteur

Je reprends donc avec elle les différents éléments de son texte.

Articuler toute la structure à partir de la question de recherche

La question de recherche est claire :

Dans quelle mesure peut-on appliquer la théorie du conflit social prolongé d’Edward Azar à la guerre civile en Irlande du Nord ?

Edward Azar est un politologue libanais, professeur à Standford et qui a consacré la majeure partie de ses recherches aux conflits sociaux, intra-étatiques et a développé une théorie de la naissance et de l’évolution de ces conflits.

Cette théorie peut-elle s’appliquer au conflit nord-irlandais ?

Je ne vais pas tenter de répondre à cette question ici : si vous le voulez, tentez l’expérience avec les deux structures que je vous propose ici !

Et donc, avec XMind, j’ai utilisé la structure « arbre logique droit » pour dessiner, visualiser la structure du document.  J’ai trouvé deux façons de faire qui peuvent s’appliquer à ce type d’essai :

  • Une structure en deux phases : présentation de la théorie et analyse du conflit
  • Une structure en parallèle : le conflit est analysé au fur et à mesure de l’exposition de la théorie

Une structure en deux phases : exposition de la théorie et analyse du conflit

Voici la première structure que je propose (téléchargez gratuitement cette structure depuis ma page Biggerplate)

Une structure en deux phases

Dans cette structure, on part de la question de recherche dans l’introduction.

Ensuite, on expose la théorie d’Edward Azar : les quatre pré-conditions nécessaires pour qu’il y ait conflit social prolongé et les trois phases de ce type de conflit.

Enfin, on applique cette théorie au conflit nord-irlandais en vérifiant si chaque point de la théorie correspond ou non aux éléments de la guerre civile irlandaise.

On conclut logiquement par la conclusion avec un rappel de la question de la recherche, quelques points saillants de la comparaison et enfin on répond à la question de recherche :

la théorie s’applique-t-elle ou non ?  Partiellement ou totalement ? Pourquoi.

Et le tour est joué !

Exportez directement votre structure dans Word

Mais, l’opération ne s’arrête pas là : avec une version payante de XMind, vous pouvez exporter votre structure vers Word, directement.

Et voici ce que ça donne :

Structure de l’essai dans Word

Votre structure est prête dans le traitement de texte : à vous de rédiger !  Mais avec une telle structure pour vous guider, c’est nettement plus facile !

Une structure en parallèle : le conflit est analysé au fur et à mesure de l’exposition de la théorie

L’autre façon de traiter le même texte est d’exposer la théorie tout en analysant le conflit nord-irlandais.

Voici la visualisation de cette structure (vous pouvez également la télécharger depuis ma page Biggerplate et ce, gratuitement !)

Structure de l’essai en parallèle

Exemple : une des quatre préconditions pour la naissance d’un conflit social prolongé est le « contenu communautaire ».  Y a-t-il des groupes dont l’identité est plus forte que l’identité nationale ?  Dans le conflit nord-irlandais, l’identité catholique-protestante est plus forte – et source de conflit – que l’identité nationale.

On procède de la même manière pour chaque point de la théorie.

A vous de jouer !  Bon travail !

Intéressé(e) ?  Vous pouvez vous former à ces techniques lors de mes ateliers en France, Belgique ou Pays-Bas.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

 

50.9686775.824968
Catégories
Applications Apprendre à apprendre Apprentissage des langues Ateliers enseignement secondaire Etudier efficacement Flashcards Langues Logiciels Mémoire Mind Mapping Outils Pédagogie Test Tutoriel XMind

Tutoriel XMind2Anki : de la mindmap XMind à la flashcard Anki

Cartes mentales et flashcards sont d’excellents outils pour étudier.   Mais comment passer de l’une à l’autre sans perdre trop de temps ?

Bruno Martin y a apporté une réponse élégante : une application qui convertit les mindmaps XMind en flashcard Anki en quelques clics.

J’ai déjà parlé longuement dans mes articles précédents de l’usage des cartes cognitives pour étudier.  J’ai également présenté les flashcards et un logiciel de création – Studyblue – dans des articles précédents.  Les flashcards sont ces fiches  qui vous permettent de mémoriser des tas de choses : formules de mathématiques, mots de vocabulaire, formules chimiques, etc.  La question figure sur une face, la réponse sur l’autre, et les meilleurs flashcards sont celles qui contiennent aussi une image.

Aujourd’hui, je veux vous parler d’une application qui permet de créer le lien entre les deux : qui vous permet de convertir des éléments d’une mindmap  XMind en un jeu de flashcards Anki.  Et donc de gagner un temps précieux !

C’est mon ami Bruno Martin, doctorant et membre du groupe Hack your PhD qui a créé cette application.  Les cartes mentales sont excellentes pour comprendre et analyser un sujet, pour en dégager la structure et pour une première mémorisation.  Les flashcards sont idéales pour étudier en fonction de la théorie des répétitions espacées : vous mémorisez plus facilement et plus rapidement des mots de vocabulaire, des faits, des dates, des formules de mathématique, etc.  Mais le tout sans structure : vous étudiez des éléments séparés, sans lien entre eux.

L’application de Bruno vous permet de cumuler les avantages des deux méthodes : compréhension, structuration et création des liens par la carte mentale.  Mémorisation efficace et rapide des éléments constitutifs du cours par les flashcards.

C’est exactement ce que je donne comme exercices aux participants de mes ateliers Apprendre A Apprendre.

Comment passer de la mindmap au jeu de flashcards

J’ai fait l’essai avec une carte sur les Présidents de la Ve République. Vous pouvez la télécharger gratuitement depuis Biggerplate (Double-cliquez sur l’image pour l’agrandir au maximum).

Carte XMind : les Présidents de la Ve République

J’ai ensuite téléchargé l’application XMind2Anki.

L’application est téléchargée sous forme de fichier rar.  Vous devez donc décompresser le tout et cliquer sur le fichier XMind2Anki.exe pour le lancer sous Windows ou le fichier jar si vous êtes sous Mac ou Linux.  XMind2Anki fonctionne avec les trois standards.

Lorsque le fichier s’ouvre, la fenêtre suivante s’affiche :

Menu principal XMind2Anki

Cliquez d’abord sur le bouton en haut à gauche avec le fichier rouge : entrez dans le cadre rouge en face de « input file (.xmind) » le nom du fichier XMind à convertir – ma carte mentale avec les présidents.

Choisissez ensuite le nom et l’emplacement de votre fichier Anki dans le champ en face de « .anki location« .

Et choisissez un nom de fichier XMind pour « output file (.xmind) ».

Des sujets de la carte aux questions-réponses de la flashcard

L’application vous permet d’ajouter des options et des filtres, mais pour cet article, nous nous limiterons à une exportation très simple.

Je veux que le sujet principal de ma mindmap devienne le nom de ma flashcard – Premier, Deuxième, Troisième, etc. – et les sous-sujets deviendront des réponse à la question : qui était le premier président, etc.

Avec ce que nous avons entré dans la mindmap XMind et dans XMind2Anki, c’est suffisant.  Cliquez maintenant sur le bouton avec la flèche verte.

Conversion de la carte mentale en flashcards

L’étape suivante est la conversion, qui prend un temps relatif à l’importance de votre fichier : ici, j’ai huit sujets principaux, donc la conversion prend quelques secondes.

Si je regarde maintenant  ma carte mentale XMind, je m’aperçois que le sujet central comporte à présent un hyperlien en forme de logo Anki.

Hyperlien Anki dans ma mindmap XMind

Il me suffit de cliquer dessus pour ouvrir mon nouveau jeu de flashcards Anki.

Voici un exemple des huit flashcards Anki générées par XMind2Anki  : la quatrième carte.  En titre – pour la question – Quatrième.  Et la photo, le nom du président, ses dates de naissance et de décès, les dates de début et de fin de mandat, et le parti auquel il appartenait.

Les sujets principaux sont devenus l’en-tête de mes flashcards et les sous-sujets, les éléments de réponse, rangés dans une liste à puces :

Quatrième flashcard Anki

Il ne me reste plus qu’à étudier les éléments de chaque flashcard selon les principes d’Anki : ceux de la répétition espacée.

Profitez des avantages des deux méthodes

Combinez ces exercices de mémorisation avec la construction de cartes mentales, de cartes conceptuelles, de jeux sérieux, de scénarisation, etc.  Expliquez la matière à quelqu’un d’autre.  Bref : ne vous contentez jamais d’une seule technique ou  d’un seul outil.  Variez au maximum les techniques et les outils pour chaque matière.  De cette manière, vous apprenez de manière profonde, à très long terme.

Je reviendrai dans d’autres articles sur ces applications : XMind, Anki et XMind2Anki.   Car elles offrent des options et des filtres très intéressants pour les étudiants tant du niveau secondaire qu’universitaire.  Et même pour l’école primaire, après tout.

Vous pouvez vous aussi apprendre ces techniques lors de mes ateliers Apprendre A Apprendre.

Et vous ?  Quelles techniques ou logiciels utilisez-vous pour ces techniques ?

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Apprendre à apprendre concept map enseignement secondaire Etudier efficacement Flashcards formation Jeunes Mind Mapping Outils Pédagogie

Apprendre A Apprendre : nouvel atelier à Verviers !

Apprendre A Apprendre s’installe à Verviers !

Une journée pour apprendre autrement : un atelier qui combine cartes mentales, cartes conceptuelles, utilisation des flashcards et techniques de mémorisation.

Apprendre, cela s’apprend !

C’est ce que nous allons faire tout au long de la journée du samedi 27 avril au Château de Séroule à Verviers, de 9 à 17 heures.  Un atelier réservé aux adolescents de 13 à 18 ans, étudiants de l’enseignement secondaire.

Apprendre avec le mindmapping

Vous allez apprendre :

  • à résumer un texte à l’aide du mindmapping :
    • identifier les idées principales
    • distinguer ce qui est important et ce qui est secondaire
    • établir des liens entre les parties du texte
    • repérer les détails importants, les pivots autour desquels le texte s’articule
  • à poser les bonnes questions

Questions CQQCOQP avec le mindmapping

  • à comprendre et illustrer les relations entre les concepts
    • à l’aide d’une carte conceptuelle
    • à visualiser qui sont les acteurs d’un texte, les circonstances d’un récit, etc.
  • à dessiner une ligne du temps
    • pour voir la sucession des étapes d’un texte
    • pour préparer votre projet d’études

Ligne du temps

Une journée pour apprendre autrement.  Non pas en relisant et en recopiant inlassablement les mêmes résumés.  Mais en variant les techniques et les outils d’apprentissage.  En comprenant d’abord la matière.  En créant du lien entre les différentes matières et les différentes parties du cours.  En mémorisant à long terme.   Pas seulement pour les prochains examens, mais pour construire mon propre savoir, pour apprendre à apprendre.  Pour devenir autonome dans mes études.

Une journée d’apprentissage basée sur notre méthode Comment étudier efficacement en 5 étapes.

Informations pratiques :

Le samedi 27 avril de 9 à 17 heures

au Château de Séroule

Rue de Franchimont 1 à 4802 Verviers

Formation réservée aux étudiants de l’enseignement secondaire, de 13 à 18 ans.

Inscription : 100 € pour la journée, sandwich et boisson comprise

Tarif dégressif pour plusieurs enfants d’une même famille

Tout le matériel est fourni sur place par le formateur

Apportez votre ordinateur portable et votre envie d’apprendre !

Cette formation est passée !  Vous pouvez vous inscrire à nos prochains ateliers : consultez notre agenda pour connaître les dates et lieux des prochaines sessions.

 

Catégories
Apprendre à apprendre Ateliers Etudier efficacement formation Jeunes Logiciels Mémoire Mind Mapping Neurosciences Outils Pédagogie XMind

Comment hacker son Phd : faire partager ses connaissances et sa passion! Atelier HackYourPhd Mindmap

See on Scoop.itRevolution in Education

Des jeunes qui partagent leurs connaissances lors de soirées à thème : c’est Hack your PhD.

Timothée raconte les mémoires

Et si hacker son Phd, c’était aussi partager ses connaissances et ses recherches à un public plus large que ses collègues de labo…   C’est ce que Bruno et Timothée ont fait le 21 mars 2013  lors d’u…

Marco Bertolini‘s insight:

Un groupe d’étudiants à l’université qui organise des ateliers d’échange de savoir sur le mindmapping et la mémoire locale.  C’est Hack you PhD qui m’accueillait à Paris comme invité à l’atelier de Bruno Martin et Thimotée Behra.  Un groupe qui croit au renouvellement de la recherche et de l’éducation et qui propose des alternatives concrètes.  Bravo !

Je reviendrai sur les membres et les activités de ce groupe d’étudiants.  J’ai trouvé dans ces ateliers une belle envie d’apprendre, de progresser, de bousculer les habitudes.   Un cocktail qui mérite qu’on s’y attarde et qu’on en fasse la promotion.

J’espère que nous aurons encore des collaborations concrètes à l’avenir.

Bruno Martin fait une démonstration de XMind

See on hackyourphd.wordpress.com

Catégories
Apprendre à apprendre Etudier efficacement Jeunes Mémoire

Palais de mémoire : comment l’utiliser ?

Qu’est-ce que le « palais de mémoire » ?  D’où vient-il ?  Et comment fonctionne-t-il ? Comment l’intégrer dans une stratégie d’apprentissage ? Je vous donne ici le fruit de mes lectures et de mes expériences personnelles avec cette méthode âgée de plus de 2800 ans…

Article mis à jour le 15 mai 2021.

Je lis parfois sur Internet des articles sur le « palais de mémoire » ou j’entends des personnes en parler.  Et je suis souvent choqué par le caractère incomplet, incompris, voire carrément erroné des informations que je découvre.

Il existe pourtant une vaste littérature sur le sujet.  Et dont les auteurs ne sont pas des moindres puisque le premier d’entre eux n’est autre que Cicéron.  Un des auteurs qui ont le plus influencé la totalité de la culture occidentale depuis 2.000 ans…

Une légende vivante : Simonide de Céos

Cicéron, dans son ouvrage « De l’Orateur« ,  nous rapporte que l’inventeur de cette méthode est le poète lyrique Simonide de Céos, une des nombreuses îles grecques.  Nous n’avons aucun portrait de cet homme qui fut une véritable star à son époque : il a remporté des prix face au tragédien Eurypide ou  encore contre Pindare, son principal rival.  Mais, comme à toutes les stars, on lui a attribué bon nombre de légendes.  Il aurait été l’inventeur, entre autres, de 4 lettres du nouvel alphabet grec (voir l’illustration sur le vase ci-dessous).

Vase grec représentant Persée et Andromède

Mais surtout, selon Cicéron, il serait l’inventeur de la méthode des « loci » – lieux, en latin – encore appelée « mémoire locale« .

Simonide de Céos aurait été le premier poète rémunéré.  Il écrivait des poèmes pour les dirigeants de son temps.  Un jour, il en écrit un pour le tyran Scopas.  Mais, celui-ci est aussi avare que vaniteux.  Il reproche à Simonide d’avoir loué autant les jumeaux Castor et Pollux que lui dans son ode.  Et donc, il ne paiera que la moitié de la somme prévue.  Simonide n’a qu’a demander l’autre moitié aux demi-dieux…

Simonide n’a d’autre choix que de s’incliner.  Il participe au banquet donné par son maître et au cours duquel il devra sans doute réciter son poème.  Un serviteur vient le prévenir que deux jeunes hommes l’attendent à la porte du palais et le réclament avec insistance.  Intrigué, Simonide va à la rencontre des deux étrangers.  Au moment où il sort du palais, celui-ci s’effondre, écrasant tous les convives.  Les deux visiteurs, qui ne sont autres que Castor et Pollux, ont donc sauvé la vie de celui qui leur a dédié la moitié d’un poème.

Le Palais de mémoire : une des méthodes de mémorisation les plus anciennes

Mais les familles des victimes sont en détresse : elles ne reconnaissent pas leurs proches, défigurés sous les débris.  Simonide déclare alors qu’il est capable de dire qui est qui : il était assis avec eux.  Et peut donc localiser chacun des corps et lui rendre son identité.  Cette circonstance lui aurait donné l’idée du « palais de mémoire« .  Un des procédés les plus anciens et les plus efficaces pour mémoriser de longues séquences.

L’historienne Frances Yates a remis à l’honneur les études sur les arts de la mémoire, notamment dans son livre The Art of Memory, dont il existe une traduction française.  Elle voit dans cette légende l’illustration d’une période de transition.  Car, pendant des siècles, les poètes ont récité leurs oeuvres sans les écrire.  Or, au moment où naît cette légende, l’écrit prend le pas sur la tradition orale.  Socrate méprisera l’écrit toute sa vie.  Platon, dans Phèdre, fait dire à  l’un de ses personnages que l’invention de l’écriture rendra les hommes bêtes, paresseux, qu’ils n’utiliseront plus leur mémoire et qu’ils oublieront qui ils sont…   Des arguments qui ressemblent étrangement à ceux qui accusent Internet et les livres numériques de tous les maux.   Mais ne sommes-nous pas, nous aussi, dans une période de transition similaire ?

Comment utiliser efficacement le Palais de Mémoire ?

Associez des lieux et des images

La méthode qu’aurait inventée Simonide de Céos – et qui existait sans doute depuis des siècles à son époque – consiste à associer lieux et images.  Dans mon article sur les principes de la mémorisation, je rappelais que ceux-ci sont au nombre de trois :

  1. L’ordre
  2. L’association
  3. La répétition

Le « palais de mémoire » ne fait pas exception à la règle.  Ici, l’ordre est donné par le trajet et les emplacements dans un bâtiment. ou dans une partie de ville : un quartier, une place, etc.

Lors de mes formations sur la mémoire, je demande aux participants d’utiliser le lieu qu’ils connaissent le mieux : leur propre maison.

Maison – rez-de-chaussée

Utilisez un lieu connu pour mémoriser rapidement et à long terme

Le principe de la « mémoire locale » ou « palais de mémoire » est de placer une image qui représente la chose ou le mot dont on doit se souvenir dans une partie de l’immeuble, ici, le rez-de-chaussée de la maison.  Plus l’image est éloignée de la routine, mieux elle fonctionne : donc, on utilise :

  • le grotesque
  • le monstrueux
  • l’humour
  • les allusions sexuelles (qui sont sans doute un des facteurs d’exclusion du palais de mémoire de l’école)
  • les sentiments à l’égard d’une personne : amour ou haine
  • etc.

Toute image mentale qui déclenche une émotion – votre petit ami, votre vedette de cinéma préférée, l’animal qui vous dégoûte le plus (une araignée, un rat, etc.)…

Quand je pratique cette méthode pour la première fois avec des participants de mes ateliers, je leur demande de dresser une liste de 20 mots : vingt choses dont ils auront besoin pour organiser la fête de leur anniversaire.  Selon la littérature scientifique, la mémoire de travail moyenne permet de retenir 7 mots, avec un écart-type de 2, soit de 5 à 9 mots.   Mais je rencontre de nombreux jeunes qui présentent une rétention de 11 ou 12 mots…

Mais (pratiquement) personne n’est capable de retenir 20 mots sans erreurs ni de les répéter dans un sens ou dans l’autre, depuis le premier vers le dernier ou vice-versa.

Associez image, sensations et localisation

Premier ingrédient pour notre fête : un saumon.  Nous allons le placer dans la boîte aux lettres, juste à côté de la porte.  Un beau saumon vivant, qui sent fort la marée et qui s’agite dans tous les sens.  Il mouille tout le contenu de sa boîte aux lettres et sa queue rose frappe la porte en cadence : boum ! boum ! boum !

Vous aurez compris à la lecture de ce premier item le fonctionnement de l’association :

  1. on place le saumon dans un endroit inattendu – on sort de la routine
  2. on associe un maximum de représentations sensorielles à chaque image : l’odeur de la marée, le mouvement de la queue, le boum-boum de celle-ci contre la porte, la sensation tactile du poisson mouillé… 

Tous ces éléments servent à renforcer la mémorisation.

Deuxième item : deux bouteilles de vin.   Celles-ci sont en réalité deux personnages à taille humaine, dont la silhouette est en forme de bouteilles, qui sont complètements saoules et qui titubent sur les marches du perron.  Elles rotent et chantent des chansons à boire.

Le troisième item : des couverts en plastique.  L’acteur préféré de notre participant est Johnny Depp.  Nous le déguisons en Chapelier fou, son rôle dans le film Alice de Tim Burton.  Johnny Depp est debout sur la table basse du salon, entre le sofa et les fauteuils.  Il jongle avec les couverts et danse une sorte de gigue tout en proférant des sons incongrus et en grimaçant comme dans le film.

Le quatrième item : de la musique.  Où allons-nous la placer ?  Dans l’installation hi-fi au salon ?  Certainement pas !  Nous allons louer les services d’un orchestre de Schtroumpfs que nous allons placer dans le four, à la cuisine.  A la moindre fausse note, on allume le four !

L’émotion favorise la rétention à long terme

Etc, etc. jusqu’à vingt mots, vingt images grotesques, monstrueuses, sexy ou amusantes, associées à vingt emplacement de l’endroit que nous connaissons le mieux au monde.

Les plus sophistiqués ajouteront un scénario à leur trajet.

Vous aurez compris le principe : nous nous souvenons mieux de ce qui sort de l’ordinaire.   De ce qui tranche avec la vie de tous les jours.  De ce qui nous touche.   Car la mémoire est très fortement liée à l’émotion.

J’ai effectué une recherche sur l’Elfstedentocht : cette course en patins à glace qui traverse 11 villes de Frise, dans le nord-ouest des Pays-Bas.   Tous les habitants me disent que les hivers là-bas sont extrêmement rigoureux, qu’il neige et qu’il gèle à pierre fendre chaque année.

Pourtant, ma recherche personnelle montre que la course a eu lieu 15 fois en 112 ans.  Les autres années, il ne gelait pas suffisamment pour organiser la course sur les cours d’eau de Frise…   Il a donc gelé dur 15 fois en plus d’un siècle, malgré ce que les habitants m’affirmaient.  Ils étaient pourtant sincères : mais leur mémoire n’avait gardé le souvenir que des hivers exceptionnels.  Ceux où ils s’étaient calfeutrés chez eux en attendant le jour de la course, où ils avaient traversé péniblement les champs couverts de neige.  Quinze hivers sur 112 !

C’est sur cette confrontation avec l’ordinaire que jouent les techniques d’association dans les arts de la mémoire.   La publicité aussi le sait bien : elle nous présente des endroits paradisiaques où la plupart d’entre nous n’iront jamais, des modèles dont la beauté surhumaine doit plus à Photoshop qu’à la sélection génétique, des produits fabuleux qui ne fonctionnent miraculeusement que sur le petit écran.   Nous le savons, dans le fond.   Mais nous achetons.   Parce que ces images surnaturelles ont trouvé leur chemin dans nos mémoires et nos émotions.  Et que nous ne demandons qu’à les revivre dans le réel.

Troisième principe : les répétitions

Cette méthode, très efficace, ne fonctionne que si on respecte le troisième principe : la répétition.  Il faut visiter et revisiter mentalement la maison et revoir régulièrement chacune des images dans son emplacement.  Parcourez le trajet dans un sens puis dans l’autre.  Ou depuis le milieu.

Les répétitions espacées sont aussi le principe de base des applications de flashcards, telles Anki ou Cerego. C’est aussi le principe utilisé pour la conception de parcours d’apprentissage sous forme de microlearning. C’est également le principe mis en œuvre par Wooflash, une application qui permet aux apprenants de s’exercer et de mesurer leur taux d’ancrage mémoriel.

Le « palais de mémoire » est utile pour retenir une liste d’objets.  Ou les éléments d’un discours ou d’une conférence.   Les avocats romains, comme Cicéron, étaient célébrés pour tenir des discours de plusieurs heures sans aucune note.   Mais le préalable de toute étude réellement efficace à long terme est la compréhension.  N’étudiez pas quelque chose que vous n’avez pas compris d’abord…

Bon travail et amusez-vous bien 😉

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à notre newsletter et ne ratez plus aucun article ou événement !