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iMindMap 7.1.2 : un nouveau style et une mise à jour gratuite

iMindMap, le logiciel signé Buzan et Griffith, sort sa nouvelle version 7.1.2 : pas de révolution mais des améliorations graphiques bienvenues et une mise à jour gratuite pour les heureux propriétaires d’une licence iMindMap 7.

J’avais dit tout le bien que je pensais de la version 7 d’iMindMap, surnommée « Caméléon » par ses concepteurs : du graphisme encore plus proche du dessin manuel, une rapidité accrue et une synchronisation avec Droptask, le plus visuel des gestionnaires de tâches en ligne.

Buzan et Griffith sortent à présent la version 7.1.2 de leur logiciel iMindmap.

iMindMap 7.1.2 : pas la révolution, mais des améliorations graphiques bienvenues

Ce n’est pas une révolution.  Il ne s’agit pas d’une vraie « nouvelle version » du logiciel, mais plutôt d’une mise à jour de la version 7.

La bonne surprise, c’est que le duo a bien tenu sa promesse : les mises à jour du plus graphique des logiciels de mindmapping sont désormais gratuites.   Si vous êtes l’heureux propriétaire d’une licence iMindMap 7, vous pouvez télécharger les mises à jours gratuitement : rendez-vous dans le menu d’ouverture du logiciel de mindmapping et cliquez sur « Vérifiez les mises à jour » (comme dans l’encadré rouge).

Fenêtre d’accueil d’iMindMap

iMindMap devrait télécharger les dernières mises à jour disponibles.  Celles-ci ne seront vraiment accessibles qu’après le redémarrage du programme.

Un nouveau style de mindmap : le « professionnel »

iMindMap propose un nouveau style de mindmap : le style professionnel.  Celui-ci est très carré, très « filaire » comparé au style habituel de Tony Buzan.  Est-ce une façon de concurrencer des logiciels plus « corporate », plus adaptés au monde de la grande entreprise, tels Mindjet ?

Désormais, lorsque vous créez une nouvelle mindmap, iMindMap 7.1.2 vous propose non seulement différentes images centrales, mais vous offre également le choix entre deux styles :

  • professionnel
  • créatif
Choix du style

Professionnel est un nouveau style très éloigné des conceptions buzaniennes du mindmapping : une adaptation aux vues des grandes entreprises que le style quasi-enfantin des mindmaps traditionnelles rebute un peu ?

Voici un exemple de mindmap réalisée avec la dernière version de iMindmap et le « style professionnel » (vous pouvez télécharger cette carte sur ma page Biggerplate et cela, gratuitement) :

Style professionnel d’iMindMap 7.1.2

 Le style « créatif » plus proche de la tradition buzanienne

L’autre style désormais proposé à la création d’une nouvelle mindmap, le style « créatif » est bien plus proche de la tradition buzanienne :

  • graphisme proche du dessin manuel
  • branches organiques
  • usage intensif des courbes et des éléments graphiques

Vous pouvez également télécharger cette carte gratuitement depuis ma page Biggerplate :

Le style « créatif » d’iMindMap 7.1.2

De nouvelles « images centrales » plus proches du flat design

En plus des nouveaux styles de mindmaps, iMindMap 7.1.2 propose 19 nouvelles « images centrales« , c’est-à-dire ces images utilisées pour créer le centre de la mindmap.

Ces images sont utilisées pour stimuler l’imagination, pour provoquer de multiples associations, plus nombreuses et créatives qu’un mot au centre de la carte mentale.  En effet, à l’inverse d’un mot, une image n’enferme pas dans le cadre étroit d’une définition, mais ouvre grand la porte à des interprétations multiples, à des connotations, à  des associations d’idées créatrices.

iMindMap 7.1.2 propose 19 nouvelles images centrales plus « corporate », plus proche du « flat design » et qui accompagnent idéalement le nouveau style de carte mentale « professionnel » proposé dans le même temps.

Nouvelles « images centrales »

iMindMap 7.1.2 propose également quelques nouvelles formes de branches dans la section « branch art » : des bulles, une sorte d’éclaboussure, etc.  De quoi enrichir encore la palette graphique du plus graphique des logiciels de mindmapping.

Conclusion

La mise à jour 7.1.2 d’iMindMap ne constitue certes pas une révolution technique.

Mais elle accompagne une évolution du logiciel vers un souci accru de plaire aux grandes entreprises par l’addition d’un style « professionnel » plus proche de celui d’un logiciel de mindmapping comme Mindjet, par exemple.

Elle offre aussi un certain nombre d’images centrales qui s’harmonisent parfaitement avec ce nouveau style.

Et, last but not least, le tandem Buzan-Griffith tient ses promesses : les mises à jour du logiciel sont désormais gratuites pour les propriétaires d’une licence précédente, iMindMap 7.

Bref, si vous souhaitez un logiciel très graphique, très proche esthétiquement du dessin manuel, optez pour iMindMap 7.1.2 et ses ressources graphiques inimitables.

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Qu’est-ce qu’un logiciel de mindmapping ?

Tout le monde croit savoir ce qu’est le mindmapping.  Et les logiciels qui permettent de s’adonner à cette méthode de pensée.  Pourtant, quand je lis certains articles sur le web, je m’interroge vraiment.  Et j’ai envie d’ajouter mon grain de sel pour clarifier certaines notions.  En toute subjectivité totalement assumée.  Vous voilà prévenu(e)s !

Pas une semaine sans qu’un article s’extasie sur un « fabuleux nouveau logiciel qui révolutionne le mindmapping ! » Ou que les médias sociaux ne tombent en pamoison sur un nouveau « software pour créer des cartes mentales« .

Pourtant, la lecture de ces articles ou des ces posts me laissent souvent dubitatif, pour ne pas dire sceptique…  Certains de ces logiciels révolutionnaires me paraissent tout au plus de nouveaux gadgets aussi vite jetés que découverts.  Aussi limités dans leurs fonctions que clinquants dans leur forme et agressifs dans leurs opérations de marketing.

Pour beaucoup d’internautes, le mindmapping consisterait donc à tracer une forme centrale, à y piquer quelques lignes au bout desquelles on place des bulles avec des images ou des mots-clés (quand ce n’est pas le contenu d’une page A3, rédigé en Arial 8…).

Non, le mindmapping, ce n’est pas ça !  C’est, d’abord et avant tout, une méthode d’organisation des idées.  Qui peut se pratiquer un crayon à la main ou armé du support technologique dernier cri : PC, Mac, tablette ou smartphone.

Mais c’est là que ça se gâte !  Il ne suffit pas d’avoir un logiciel.  Et surtout : il ne suffit pas d’avoir n’importe quel logiciel !

Une collection hétéroclite de logiciels sans véritable liens

Récemment, j’ai découvert une page web qui rassemble les logiciels de mindmapping : je salue au passage le travail de collecte des informations.  Le site donne des précisions sur les prix, les modalités d’abonnement, etc.

Mais mon sang n’a fait qu’un tour lorsque j’ai découvert parmi cette liste des applications comme Prezi ou Libre Office !

Prezi, que j’utilise abondamment et avec plaisir, est un logiciel de présentation !  C’est un merveilleux support visuel pour vos conférences, vos exposés ou pour expliquer un point difficile pendant une formation.  Mais un logiciel de mindmapping ?  NON !

Libre Office est une suite bureautique…  Qu’elle comporte des outils graphiques, c’est indéniable.  Est-ce pour autant un logiciel de mindmapping ?  NON !  A ce compte-là, Word avec son outil SmartArt pourrait être classé dans la catégorie Mindmapping, pourquoi pas ?

Je pourrais continuer la liste et la démonter point par point, mais ce n’est pas l’objet de ce post.

Mindmapping : des logiciels qui correspondent à une méthode

Donc, qu’est-ce qu’un logiciel de mindmapping pour moi ?  Qu’est-ce que j’attends d’un software qui se prétend capable de tracer des cartes mentales ?

J’attends qu’il puisse me fournir au minimum des prestations qui correspondent aux bases du mindmapping manuel.  Et quelques fonctionnalités supplémentaires (et utiles, pas du bling-bling) si possible.

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir.  Vous pouvez aussi la télécharger gratuitement depuis ma page sur Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs au monde !).

Fonctions d’un logiciel de mindmapping

Une gestion automatique de la répartition des branches

Tout d’abord, le mindmapping étant une pensée rayonnante, le logiciel doit démarrer la carte par le  centre de la feuille au format paysage.  Il doit donc proposer un sujet central pouvant inclure du texte et de l’image.

Mais lorsque vous ajoutez des branches, des sujets ou des nœuds (selon le jargon de votre software), votre logiciel doit être capable de les répartir de manière automatique autour de ce sujet central.  Il doit être capable de gérer de manière dynamique l’équilibre des objets sur la feuille : si vous ajoutez deux branches, les autres branches doivent se déplacer un tant soit peu pour libérer de la place et rétablir une répartition harmonieuse de l’ensemble sur la page.

Les meilleurs logiciels vous permettront toujours d’intercaler une nouvelle branche entre deux branches existantes, de déplacer les branches sur la feuille, bref, d’améliorer la présentation générale de votre mindmap.

Vous devez aussi être capable de gérer vous-même la couleur, la forme et l’épaisseur de vos branches : selon votre pratique, les couleurs et les formes des branches renforcent l’information – vous pouvez choisir de réserver la branche rouge aux objectifs pour la gestion de projet, par exemple.

Une gestion complète des images

Un logiciel de mindmapping doit au minimum permettre l’inclusion d’images dans vos branches, nœuds ou sujets…  Cela paraît évident pour tout qui a pratiqué un minimum de mindmapping.  Et pourtant, je vois des nuées de gens s’extasier devant une série de nouveaux logiciels présentés comme « mindmapping software » mais qui ne prévoient aucune inclusion d’images.

Les images sont une partie importante du mindmapping.  Votre logiciel devrait donc vous permettre d’inclure des images de façon simple (clic sur une icone, glisser-déposer, etc.).

Mais surtout, il devrait vous donner le choix entre différentes sources d’images :

1. En provenance de vos propres fichiers :

Une interface claire vous donne accès à tout moment aux images présentes sur votre disque dur ou tout autre périphérique.

2.Depuis une banque d’images :

Le logiciel lui-même vous propose sa propre galerie d’images, de préférence classées en catégories ou avec un moteur de recherche interne.  Selon les logiciels de mindmapping, la qualité et le nombre de ces images sont extrêmement variables…

3. En provenance d’Internet :

Pour les images provenant d’Internet, les producteurs de logiciels ont opté pour plusieurs options dont chacune présente un intérêt différent :

  • images GoogleMindmeister (avec le risque d’employer des images protégées par copyright) ;
  • navigateur interne ou externeXMind ; (même problème)
  • moteur de recherche spécialisé du type iConFinder – Mindmeister, etc.

4. Depuis un programme intégré de dessin :

Le logiciel intègre un dispositif qui vous permet de dessiner des images originales en fonction de vos besoins – comme l’outil Sketch de iMindMap.  Ce dernier est non seulement un outil de dessin mais également de retouche d’images existantes.

La gestion des branches, des images, de la couleur doit vous permettre aussi de trouver votre propre style de mindmappeur : le choix des couleurs, de la simplicité ou de la complexité des cartes, le type d’image, etc. tout cela contribue à développer votre propre langage…

Intégration d’objets internes et externes

Un véritable logiciel de mindmapping doit vous permettre d’intégrer une série d’objets complémentaires et qui augmenteront votre productivité.  J’opère une distinction entre objets internes – relations, limites, accolades, notes écrites et audio, hyperliens – et objets externes – fichiers joints ou liés, informations en provenance des réseaux et médias sociaux, etc.

Relations, limites et accolades : le supplément d’information

La structure d’une mindmap visualise la hiérarchie entre les concept : d’une idée centrale, le « lecteur » de la carte dégage rapidement les idées principales, les idées secondaires, mais surtout la façon dont le tout est organisé de manière très hiérarchisée.   C’est la grande force du mindmapping : offrir tout cela en un coup d’œil !

Relations et limites

a) Relations : montrer les liens entre deux éléments séparés

Les relations – encore appelées « flèches » – servent à illustrer le lien entre deux éléments séparés, sur deux branches distinctes, par exemple.  Les bons logiciels de mindmapping permettent de modifier le format, la forme, la couleur, l’épaisseur, la forme des extrémités – triangle, boule, carré, diamant, etc.  Elles apportent un supplément d’information en ce qu’elles illustrent des liens entre concepts qui ne seraient pas évident sans cela.

b) Les limites : l’accent sur l’important    

Les limites – ou nuages – sont sans doute l’un des éléments les moins bien compris du mindmapping.  Certains utilisateurs les placent systématiquement sur chacune des branches, sans doute pour obtenir un effet coloré.

En réalité, les limites sont surtout très utiles pour mettre l’accent sur un groupe de concepts particuliers :

  • soit parce qu’on veut montrer qu’il s’agit d’un groupe particulièrement homogène.  Par exemple, dans un cours de physique, entourer un groupe de trois causes possibles d’une action-réaction
  • soit parce qu’on veut attirer l’attention du lecteur sur quelque chose d’important : dans une carte de gestion de projet, par exemple, on peut créer une limite autour de certaines actions urgentes et compléter par un titre du genre « à réaliser en priorité ».

Le fait d’utiliser des limites partout dilue leur potentiel d’information : si tout est important, plus rien ne l’est…

c) Les accolades : résumer le contenu des branches précédentes

Les accolades ne sont pas présentes dans tous les logiciels.  XMind les propose avec la possibilité de les personnaliser via son éditeur de styles.  Elles sont très utiles pour résumer le contenu de deux ou plusieurs branches.

Accolades sur XMind

C’est dommage que beaucoup de logiciels de mindmapping ne proposent pas ce type de dispositif pourtant extrêmement pratique…

d) Les notes écrites et audio : du texte et des commentaires

Les notes écrites permettent de s’épancher : je sais à quel point il est difficile pour certaines personnes de se limiter aux mots-clés dans leurs mindmaps.  La note écrite peut être l’occasion d’en dire plus sous forme de phrases linéaires.

C’est aussi l’occasion de donner une explication, d’inclure un texte déjà rédigé dans une carte qui constitue la structure d’un document à rédiger.  De cette façon, lorsque vous exporter vers un logiciel de traitement de texte, le contenu de votre note devrait figurer en bonne place dans le document.

 Les notes audio sont également très pratiques si vous devez commenter le travail d’un collègue.  C’est parfois plus sympa et plus « naturel » d’entendre un collègue vous demander de compléter une partie de sa carte par note audio…  Dans iMindMap, les notes audio sont intégrées dans votre présentation et peuvent devenir le son de la vidéo qui en résulte.  Une excellente idée !

e) Les hyperliens : l’accès à des sources externes

L’intégration des hyperliens dans les cartes mentales est également une fonction très importante.  Ces derniers permettent d’accéder d’un clic à un site web, un fichier distant ou une autre carte (carte secondaire ou différente).

Tout logiciel de mindmapping digne de ce nom doit inclure cette fonctionnalité.

d) Documents joints

La plupart des logiciels de mindmapping permettent d’intégrer ou d’attacher des documents à votre carte.  De cette manière, le destinataire de la mindmap pourra toujours accéder aux fichiers joints.  iMindMap permet l’inclusion directe d’une feuille de calcul au sein d’une branche.

L’importation : faire entrer le monde dans votre carte

Les logiciels de mindmapping ne devraient pas travailler de manière isolée.  Mais au contraire, ils devraient vous donner l’opportunité de communiquer avec le monde extérieur.

C’est pourquoi il est important de choisir un logiciel qui permette l’importation d’un maximum de documents externes.  De cartes en provenance d’autres logiciels de mindmapping, bien entendu, mais pas seulement.  De plus en plus de logiciels importent des données depuis Word, Libre Office ou Open Office, Excel, Twitter, etc.

Mindmeister intègre des textes rédigés sous format Txt  : il les transforme en mindmap.  Mindjet inclut des tweets dans certaines de ses fonctionnalités, notamment dans les modules de brainstorming.

L’exportation : partager votre carte avec le monde entier

Dans l’autre sens, il est important que votre carte puisse être partagées avec d’autres mindmappeurs qui n’utilisent peut-être pas le même logiciel que vous.  Mais aussi aux personnes qui utilisent Word, Excel, PowerPoint ou qui désirent lire votre carte sous un format du type PDF.  Ou qui souhaitent intégrer votre carte sous forme d’image BMP dans un document imprimé ou PNG sur une page de site Web.

L’importation et l’exportation sont donc des critères importants du choix de votre logiciel de mindmapping comme je le disais déjà dans mon article « Comment choisir mon logiciel de mindmapping« .

La collaboration avec d’autres mindmappeurs

L’évolution d’Internet et en particulier du Web 2.0 a profondément modifié les usages en ligne.

Dorénavant, les internautes ne sont plus de simples consommateurs d’informations : ils en deviennent les producteurs, ou tout au moins, les coproducteurs.  Les entreprises s’intéressent chaque jour davantage au cloud et à ses possibilités de travail à distance.

Le mindmapping n’échappe pas à cette tendance.  Et certains logiciels ont développé de réelles stratégies de collaboration en ligne en temps réel : c’est le cas de Mindjet ou de Mindmeister qui permettent vraiment de travailler en ligne de manière synchrone sur la même carte.

La plupart des autres logiciels ont développé des solutions de travail collaboratif en mode différé.  C’est le cas de XMind qui possède une plateforme où les cartes mentales peuvent être stockées et partagées.  iMindMap offre une solution Cloud qui permet de synchroniser vos cartes sur votre ordinateur de bureau, sur votre PC portable, votre tablette ou votre smartphone, qu’ils soit iOS ou Androïd.  La version 2013 de XMind offre aussi le partage et la synchronisation des cartes sur réseau local.

Cette tendance devrait se renforcer au cours des prochaines années, voire des prochains mois…

Présentation et brainstorming

De nombreux logiciels proposent des modules de présentation : Novamind offre un module basé sur des slides particulièrement fluide et agréable.  iMindMap possède un module unique, paramétrable jusqu’au moindre détail, en trois dimensions et directement exportable vers des vidéos, y compris sur Youtube !  Quand à XMind, il propose un module qui affiche la carte sujet par sujet.

La plupart des bons logiciels de mindmapping offrent également une, voire plusieurs solutions de brainstorming : avec minuteur (XMind), avec styles de brainstorming pré-établis (Mindjet), etc.

Mais ces deux fonctions ne sont pas inhérentes au mindmapping : elles sont des fonctions supplémentaires qui ont parfois fait du tort à la discipline, car de nombreuses personnes finissent par confondre les logiciels de mindmapping avec des softwares de présentation.  Et on ne compte plus les comparaisons avec – voire les assimilations à – PowerPoint, Prezi, etc.

Conclusion

Les logiciels de mindmapping devraient être des outils complets, permettant d’appliquer au minimum ce qu’il est possible d’effectuer à la main.  Et qui proposent, en outre, des outils de productivité.  De réels outils de productivité qui vous permettent de gagner du temps, de mieux structurer vos documents et vos projets, et de mieux organiser vos idées en général.

En-deça de cette définition, appelez votre logiciel comme vous voulez, mais pas « logiciel de mindmapping« .  Merci.

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iMindMap 7 : l’efficacité alliée au plaisir de la créativité !

Thinkbuzan.com vient de sortir son nouveau logiciel de mindmapping : iMindMap 7.  Et il frappe fort !  L’intégration du gestionnaire de tâches Droptask, des possibilités graphiques étendues, un nouvel éditeur et une nouvelle cible, une nouvelle interface, un temps de chargement réduit, etc.  Petit tour d’horizon…

Ils l’annonçaient depuis quelques semaines, iMindMap 7, surnommé Chameleon, était sur le point de sortir… et de nous surprendre.  Pari réussi pour Tony Buzan et Tony Griffiths :  ce software se positionne comme le champion toute catégorie en matière de graphisme proche du dessin manuel !

Le Branch Art : un graphisme époustoufflant !

Cliquez sur l’image pour l’agrandir.  Vous pouvez aussi télécharger gratuitement cette mindmap du premier essai iMindMap 7 depuis ma page Biggerplate.

Le nouveau iMindmap Chameleon

iMindMap a toujours été très fort en graphisme, mais il faut reconnaître que le « branch art« , le nouveau design des branches en forme d’objet rapproche encore davantage le graphisme du dessin manuel.

Formes, couleurs, longueurs, etc.  Tout est paramétrable et c’est un vrai bonheur que de retrouver la joie du dessin.

Un nouvel éditeur plus ergonomique

Le nouvel éditeur est également plus ergonomique que le précédent.  Il s’ouvre à proximité de l’objet sur lequel on travaille et permet en quelques clics de régler l’image, le texte, la forme des branches ordinaires, branch art ou boîte.  Il permet aussi d’exporter directement des tâches vers Droptask, un éditeur de tâches très visuel dont je reparlerai bientôt.

L’éditeur permet évidemment de copier, coller, mais aussi d’insérer des notes écrites et audio, des hyperliens ou un nuage.

Une nouvelle cible d’insertion très pratique

Côté graphiques du type flowchart, l’insertion se fait dorénavant avec une cible très ergonomique elle aussi.  Un simple double-clic sur la branche fait apparaître la cible.  Il suffit alors de choisir l’objet qu’on veut insérer : une seconde mindmap sur la même page, un flowchart, un croquis à dessiner ou un texte flottant.

La cible, comme le nouvel éditeur, travaille très près de l’objet qu’on est en train de dessiner : ici aussi, l’ergonomie est à l’honneur.

La liaison avec le gestionnaire de tâches Droptask

iMindMap 7 a eu une très bonne idée : lier les tâches de ses cartes mentales avec le gestionnaire en ligne Droptask.  Une application dont j’ai déjà parlé et qui évolue énormément.  Une version Pro est prévue pour le début 2014 et la licence d’iMindMap 7 prévoit un abonnement gratuit de 6 mois à cette application.

C’est un coup de maître d’avoir lié deux applications visuelles comme iMindMap 7 et Droptask : les deux univers se rejoignent sur un plan esthétique et se complètent bien sur le plan des fonctionnalités.

J’explorerai cette liaison plus en détail lors d’un prochain article.

Une foule d’autres nouveautés

L’interface a été revue : le centre de gestion des cartes sur l’ordinateur et dans le cloud a été revu, il est plus clair et plus élégant que jamais.  Les modes de présentation ont également été simplifiés et de nouveaux environnement 3D ajoutés.

Pareil pour la banque d’images qui a été enrichie. iMindmap 7 est désormais disponible avec de nouvelles « skins » qui vous permettent de le personnaliser selon vos goûts.  Personnellement, j’ai un faible pour celle avec un bandeau noir et des icones très colorées 😉

Et – last but not least – le temps de chargement du logiciel a été réduit !  C’était vraiment un ds inconvénients majeurs de iMindmap 6 : le logiciel très lourd mettait un temps fou à s’ouvrir.  L’amélioration est très sensible, ce qui fait plaisir.  Même si l’ensemble est toujours gourmand en ressources : plus de 440 mégas sur votre disque dur et de la mémoire ram à gogo !

Mais le changement en vaut vraiment la peine : un logiciel encore plus efficace et qui offre encore plus de plaisir de créer !

Téléchargez gratuitement iMindMap 7 ici !

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Wine Mapping : dégustez votre vin avec une mindmap !

Dans un article de son blog, Hervé Bizeul propose une nouvelle méthode de dégustation : le Wine Mapping !

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Dans un tout récent article de son blog Clos des fées, du nom de son domaine, Hervé Bizeul évoque la possibilité d’une « dégustation non-linéaire » et propose de lancer une nouvelle discipline : le Wine Mapping !

Il déplore aussi que les logiciels de mindmapping ne soient pas à la hauteur au niveau graphique.

Je l’ai donc pris au mot, et j’ai tenté l’expérience avec le logiciel iMindMap, créé par l’équipe de choc Tony Buzan et Chris Griffiths.

Voici le résultat de ma première expérience que je livre à votre jugement 😉  Vous pouvez aussi la télécharger gratuitement sur le site Biggerplate.

Ma première expérience de Wine Mapping

J’ai essayé de rendre le souvenir et les impressions de ce Lalande de Pomerol de 1982 et que j’ai bu dans le milieu des années 1990.  J’ai tracé cette carte sans aucune note.

Une description non-linéaire de la dégustation

Il s’agit ici de mémoire olfactive, qui est une mémoire prodigieusement longue.  Ce qui qui éveille les souvenirs chez Marcel Proust, ce n’est pas le goût de la madeleine, ce sont ses arômes, bien plus nombreux et plus riches.

Je retiens après toute ces années des impressions de chaleur, de nature intense, à la fois sauvage et tendre, et des arômes de pins des landes qui me laissent encore rêveur après tant de temps écoulé.

J’ai décrit aussi le lieu – un restaurant chinois – et le mariage du vin et des plats à la fois épicés et aigres-doux.  Le patron de ce restaurant avait été élu meilleur sommelier de Belgique.

Et enfin, je décris la finale en n’utilisant pas d’image, mais la longueur d’une branche et le caractère gras du texte d’une autre pour signifier la longueur en bouche et la puissance.

Et vous ?  Qu’en pensez-vous ?  Allez-vous aussi tenter la « dégustation non-linéaire » ?

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Le Mindmapping en 12 dias

Qu’est-ce que le mindmapping ?  Comment cela fonctionne-t-il ?  12 diapositives et une carte mentale pour comprendre.

Je n’ai pas l’ambition de donner toutes les réponses : qui le pourrait, d’ailleurs ?  Simplement, j’ai voulu repréciser – peut-être plus pour moi-même que pour les autres – certaines notions essentielles du Mindmapping.

(Cliquez sur la carte pour la télécharger, l’imprimer, la modifier depuis le groupe francophone de Biggerplate).

Tout d’abord, le mindmapping n’est pas qu’un jouet installé sur certains logiciels apparemment simples à utiliser.  C’est une méthode de pensée.  Une forme de pensée rayonnante.  Probablement la forme de pensée qui reproduit le plus fidèlement le fonctionnement de notre cerveau lorsque nous pensons.

Une pensée rayonnante : physiquement, elle part du centre de la page, disposée en format paysage.  Cette disposition particulière, qui rompt complètement avec des siècles de tradition d’imprimerie, correspond à notre vision : une vision binoculaire, qui s’étend horizontalement, et non verticalement comme la page d’un journal ou de la majorité des livres.  Apple avait donné au Mac Classic un écran vertical qui correspondait au format d’une page.  La société a vite changé d’avis.  Depuis, tous les écrans respectent la disposition de nos organes visuels.

Une pensée fortement structurée et hiérarchisée

Une pensée rayonnante qui s’éloigne du centre vers les bords : une pensée fortement structurée et hiérarchisée, contrairement à ce qu’un premier coup d’oeil pourrait laisser croire.  En effet, plus on s’éloigne du centre, et plus on entre dans le détail.  Plus ce qu’on rencontre est secondaire, accessoire.

Le contenu est placé sur des branches, organiques, fluides, décroissantes.  Ce sont ces branches qui dessinent – littéralement – la structure hiérarchique de la carte.

Cette pensée fonctionne par associations : associations de nos « deux cerveaux » pour commencer.  C’est une métaphore, on le sait, car notre cerveau fonctionne en réalité de manière plus globale, mais c’est une métaphore puissante et donc je continue à l’utiliser.  Le cerveau gauche, siège de la pensée rationnelle, logique, séquentielle – il a besoin de considérer les éléments un par un – et analytique.  C’est le cerveau du détail, de la logique, des chiffres.  Le cerveau droit, plus intuitif, sensible, global – qui comprend tout en une seconde – et synthétique.

Le mindmapping offre une vue à la fois synthétique – tout est vu en un coup d’oeil – et analytique – chaque détail est à sa place dans une structure hiérarchique.

Il utilise également d’autres associations, telles celles des mots-clés, des images, des couleurs, des branches.  Il permet de créer des liens entre les différents éléments, telles les flèches sur cette carte qui partent d’une branche vers une autre pour montrer le lien entre nos perceptions et nos deux cerveaux.

Des émotions pour penser

Les couleurs, les images, les branches organiques font que le mindmapping sollicite nos émotions : notre sens esthétique, nos souvenirs, notre ressenti face à certaines dimensions du monde qui nous entoure.  Peu de méthodes de pensée font appel de manière aussi profonde à ces deux cerveaux.  Et pourtant, comme l’a démontré le chercheur Antonio Damasio, les émotions sont essentielles dans notre capacité à prendre des décisions.  Coupez un être humain de ces émotions, et sa pensée devient stérile, déconnectée de toute réalité.

Le mindmapping, par son utilisation des mots-clés, de sa structure puissante, stimule également notre rationalité.  Notre besoin de clarté, de structuration.

C’est l’alliance de ces deux formes de pensées utilisées ensembles qui donne au mindmapping sa pleine puissance de créativité.

La recherche de la  connectivité maximale

Les mots-clés plutôt que des phrases : cela perturbe fortement les francophones, pour qui le verbe est quasiment sacralisé.  Nous avons l’habitude des longues phrases, des formules interminables.  Les Anglo-Saxons et les Germains sont beaucoup plus concis et attachés au sens qu’à la forme.  Est-ce cette différence culturelle qui fait que le mindmapping est beaucoup plus implanté dans les pays influencés par ces cultures ?

Le mot-clé est pourtant un élément essentiel de la carte heuristique : environ 10 % des mots que nous utilisons sont réellement significatifs.  Ils constituent le coeur même de nos discours.  Le reste est constitué d’articulations, de conjonctions, de précisions circonstancielles.  Le mindmapping se concentre sur ces 10 %.  Et se charge d’établir de nouvelles connexions.

Si on utilise un mot-clé par branche, ce n’est pas uniquement pour faire joli : c’est pour s’assurer d’un maximum de connexions possibles à partir d’un seul mot.  Si j’écris « pensée innovante » sur une branche, je me coupe de toute une série de connexions possibles.  Si j’écris « pensée » sur une branche et « innovante » sur la suivante, je peux facilement connecter « latérale », « créative », « provocatrice », etc.  sur de nouvelles branches qui se connectent sur la première…

La synesthésie facilite la compréhension et la mémorisation

La synesthésie est un autre mot-clé du mindmapping : c’est l’utilisation de plusieurs sens en même temps.  Cette utilisation de plusieurs canaux sensoriels – la vue, l’ouïe, le mouvement – mobilise différents groupes de neurones dans notre cerveau.  Cela renforce notre compréhension – chaque concept a sa couleur, sa disposition dans l’espace, ses mots-clés, ses images – et la mémorisation.

La puissance des techniques de mémorisation millénaires – comme le palais de la mémoire, par exemple – est confirmée par les découvertes les plus récentes des neurosciences : la sollicitation de divers sens à la fois pour comprendre et mémoriser entraîne une meilleure reconnaissance et une rétention à long terme beaucoup plus efficace.

Pensez-y lorsque vous dessinerez votre prochaine mindmap : utilisez toutes les dimensions que ce fabuleux outils vous offre.  Et tirez-en le maximum.  A la main comme avec votre logiciel préféré !

Cette carte a été dessinée avec le logiciel iMindMap : téléchargez-le gratuitement ici !

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