Catégories
iMindMap Logiciels Mind Mapping MindMeister Novamind Outils Prezi XMind

Qu’est-ce qu’un logiciel de mindmapping ?

Tout le monde croit savoir ce qu’est le mindmapping.  Et les logiciels qui permettent de s’adonner à cette méthode de pensée.  Pourtant, quand je lis certains articles sur le web, je m’interroge vraiment.  Et j’ai envie d’ajouter mon grain de sel pour clarifier certaines notions.  En toute subjectivité totalement assumée.  Vous voilà prévenu(e)s !

Pas une semaine sans qu’un article s’extasie sur un « fabuleux nouveau logiciel qui révolutionne le mindmapping ! » Ou que les médias sociaux ne tombent en pamoison sur un nouveau « software pour créer des cartes mentales« .

Pourtant, la lecture de ces articles ou des ces posts me laissent souvent dubitatif, pour ne pas dire sceptique…  Certains de ces logiciels révolutionnaires me paraissent tout au plus de nouveaux gadgets aussi vite jetés que découverts.  Aussi limités dans leurs fonctions que clinquants dans leur forme et agressifs dans leurs opérations de marketing.

Pour beaucoup d’internautes, le mindmapping consisterait donc à tracer une forme centrale, à y piquer quelques lignes au bout desquelles on place des bulles avec des images ou des mots-clés (quand ce n’est pas le contenu d’une page A3, rédigé en Arial 8…).

Non, le mindmapping, ce n’est pas ça !  C’est, d’abord et avant tout, une méthode d’organisation des idées.  Qui peut se pratiquer un crayon à la main ou armé du support technologique dernier cri : PC, Mac, tablette ou smartphone.

Mais c’est là que ça se gâte !  Il ne suffit pas d’avoir un logiciel.  Et surtout : il ne suffit pas d’avoir n’importe quel logiciel !

Une collection hétéroclite de logiciels sans véritable liens

Récemment, j’ai découvert une page web qui rassemble les logiciels de mindmapping : je salue au passage le travail de collecte des informations.  Le site donne des précisions sur les prix, les modalités d’abonnement, etc.

Mais mon sang n’a fait qu’un tour lorsque j’ai découvert parmi cette liste des applications comme Prezi ou Libre Office !

Prezi, que j’utilise abondamment et avec plaisir, est un logiciel de présentation !  C’est un merveilleux support visuel pour vos conférences, vos exposés ou pour expliquer un point difficile pendant une formation.  Mais un logiciel de mindmapping ?  NON !

Libre Office est une suite bureautique…  Qu’elle comporte des outils graphiques, c’est indéniable.  Est-ce pour autant un logiciel de mindmapping ?  NON !  A ce compte-là, Word avec son outil SmartArt pourrait être classé dans la catégorie Mindmapping, pourquoi pas ?

Je pourrais continuer la liste et la démonter point par point, mais ce n’est pas l’objet de ce post.

Mindmapping : des logiciels qui correspondent à une méthode

Donc, qu’est-ce qu’un logiciel de mindmapping pour moi ?  Qu’est-ce que j’attends d’un software qui se prétend capable de tracer des cartes mentales ?

J’attends qu’il puisse me fournir au minimum des prestations qui correspondent aux bases du mindmapping manuel.  Et quelques fonctionnalités supplémentaires (et utiles, pas du bling-bling) si possible.

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir.  Vous pouvez aussi la télécharger gratuitement depuis ma page sur Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs au monde !).

Fonctions d’un logiciel de mindmapping

Une gestion automatique de la répartition des branches

Tout d’abord, le mindmapping étant une pensée rayonnante, le logiciel doit démarrer la carte par le  centre de la feuille au format paysage.  Il doit donc proposer un sujet central pouvant inclure du texte et de l’image.

Mais lorsque vous ajoutez des branches, des sujets ou des nœuds (selon le jargon de votre software), votre logiciel doit être capable de les répartir de manière automatique autour de ce sujet central.  Il doit être capable de gérer de manière dynamique l’équilibre des objets sur la feuille : si vous ajoutez deux branches, les autres branches doivent se déplacer un tant soit peu pour libérer de la place et rétablir une répartition harmonieuse de l’ensemble sur la page.

Les meilleurs logiciels vous permettront toujours d’intercaler une nouvelle branche entre deux branches existantes, de déplacer les branches sur la feuille, bref, d’améliorer la présentation générale de votre mindmap.

Vous devez aussi être capable de gérer vous-même la couleur, la forme et l’épaisseur de vos branches : selon votre pratique, les couleurs et les formes des branches renforcent l’information – vous pouvez choisir de réserver la branche rouge aux objectifs pour la gestion de projet, par exemple.

Une gestion complète des images

Un logiciel de mindmapping doit au minimum permettre l’inclusion d’images dans vos branches, nœuds ou sujets…  Cela paraît évident pour tout qui a pratiqué un minimum de mindmapping.  Et pourtant, je vois des nuées de gens s’extasier devant une série de nouveaux logiciels présentés comme « mindmapping software » mais qui ne prévoient aucune inclusion d’images.

Les images sont une partie importante du mindmapping.  Votre logiciel devrait donc vous permettre d’inclure des images de façon simple (clic sur une icone, glisser-déposer, etc.).

Mais surtout, il devrait vous donner le choix entre différentes sources d’images :

1. En provenance de vos propres fichiers :

Une interface claire vous donne accès à tout moment aux images présentes sur votre disque dur ou tout autre périphérique.

2.Depuis une banque d’images :

Le logiciel lui-même vous propose sa propre galerie d’images, de préférence classées en catégories ou avec un moteur de recherche interne.  Selon les logiciels de mindmapping, la qualité et le nombre de ces images sont extrêmement variables…

3. En provenance d’Internet :

Pour les images provenant d’Internet, les producteurs de logiciels ont opté pour plusieurs options dont chacune présente un intérêt différent :

  • images GoogleMindmeister (avec le risque d’employer des images protégées par copyright) ;
  • navigateur interne ou externeXMind ; (même problème)
  • moteur de recherche spécialisé du type iConFinder – Mindmeister, etc.

4. Depuis un programme intégré de dessin :

Le logiciel intègre un dispositif qui vous permet de dessiner des images originales en fonction de vos besoins – comme l’outil Sketch de iMindMap.  Ce dernier est non seulement un outil de dessin mais également de retouche d’images existantes.

La gestion des branches, des images, de la couleur doit vous permettre aussi de trouver votre propre style de mindmappeur : le choix des couleurs, de la simplicité ou de la complexité des cartes, le type d’image, etc. tout cela contribue à développer votre propre langage…

Intégration d’objets internes et externes

Un véritable logiciel de mindmapping doit vous permettre d’intégrer une série d’objets complémentaires et qui augmenteront votre productivité.  J’opère une distinction entre objets internes – relations, limites, accolades, notes écrites et audio, hyperliens – et objets externes – fichiers joints ou liés, informations en provenance des réseaux et médias sociaux, etc.

Relations, limites et accolades : le supplément d’information

La structure d’une mindmap visualise la hiérarchie entre les concept : d’une idée centrale, le « lecteur » de la carte dégage rapidement les idées principales, les idées secondaires, mais surtout la façon dont le tout est organisé de manière très hiérarchisée.   C’est la grande force du mindmapping : offrir tout cela en un coup d’œil !

Relations et limites

a) Relations : montrer les liens entre deux éléments séparés

Les relations – encore appelées « flèches » – servent à illustrer le lien entre deux éléments séparés, sur deux branches distinctes, par exemple.  Les bons logiciels de mindmapping permettent de modifier le format, la forme, la couleur, l’épaisseur, la forme des extrémités – triangle, boule, carré, diamant, etc.  Elles apportent un supplément d’information en ce qu’elles illustrent des liens entre concepts qui ne seraient pas évident sans cela.

b) Les limites : l’accent sur l’important    

Les limites – ou nuages – sont sans doute l’un des éléments les moins bien compris du mindmapping.  Certains utilisateurs les placent systématiquement sur chacune des branches, sans doute pour obtenir un effet coloré.

En réalité, les limites sont surtout très utiles pour mettre l’accent sur un groupe de concepts particuliers :

  • soit parce qu’on veut montrer qu’il s’agit d’un groupe particulièrement homogène.  Par exemple, dans un cours de physique, entourer un groupe de trois causes possibles d’une action-réaction
  • soit parce qu’on veut attirer l’attention du lecteur sur quelque chose d’important : dans une carte de gestion de projet, par exemple, on peut créer une limite autour de certaines actions urgentes et compléter par un titre du genre « à réaliser en priorité ».

Le fait d’utiliser des limites partout dilue leur potentiel d’information : si tout est important, plus rien ne l’est…

c) Les accolades : résumer le contenu des branches précédentes

Les accolades ne sont pas présentes dans tous les logiciels.  XMind les propose avec la possibilité de les personnaliser via son éditeur de styles.  Elles sont très utiles pour résumer le contenu de deux ou plusieurs branches.

Accolades sur XMind

C’est dommage que beaucoup de logiciels de mindmapping ne proposent pas ce type de dispositif pourtant extrêmement pratique…

d) Les notes écrites et audio : du texte et des commentaires

Les notes écrites permettent de s’épancher : je sais à quel point il est difficile pour certaines personnes de se limiter aux mots-clés dans leurs mindmaps.  La note écrite peut être l’occasion d’en dire plus sous forme de phrases linéaires.

C’est aussi l’occasion de donner une explication, d’inclure un texte déjà rédigé dans une carte qui constitue la structure d’un document à rédiger.  De cette façon, lorsque vous exporter vers un logiciel de traitement de texte, le contenu de votre note devrait figurer en bonne place dans le document.

 Les notes audio sont également très pratiques si vous devez commenter le travail d’un collègue.  C’est parfois plus sympa et plus « naturel » d’entendre un collègue vous demander de compléter une partie de sa carte par note audio…  Dans iMindMap, les notes audio sont intégrées dans votre présentation et peuvent devenir le son de la vidéo qui en résulte.  Une excellente idée !

e) Les hyperliens : l’accès à des sources externes

L’intégration des hyperliens dans les cartes mentales est également une fonction très importante.  Ces derniers permettent d’accéder d’un clic à un site web, un fichier distant ou une autre carte (carte secondaire ou différente).

Tout logiciel de mindmapping digne de ce nom doit inclure cette fonctionnalité.

d) Documents joints

La plupart des logiciels de mindmapping permettent d’intégrer ou d’attacher des documents à votre carte.  De cette manière, le destinataire de la mindmap pourra toujours accéder aux fichiers joints.  iMindMap permet l’inclusion directe d’une feuille de calcul au sein d’une branche.

L’importation : faire entrer le monde dans votre carte

Les logiciels de mindmapping ne devraient pas travailler de manière isolée.  Mais au contraire, ils devraient vous donner l’opportunité de communiquer avec le monde extérieur.

C’est pourquoi il est important de choisir un logiciel qui permette l’importation d’un maximum de documents externes.  De cartes en provenance d’autres logiciels de mindmapping, bien entendu, mais pas seulement.  De plus en plus de logiciels importent des données depuis Word, Libre Office ou Open Office, Excel, Twitter, etc.

Mindmeister intègre des textes rédigés sous format Txt  : il les transforme en mindmap.  Mindjet inclut des tweets dans certaines de ses fonctionnalités, notamment dans les modules de brainstorming.

L’exportation : partager votre carte avec le monde entier

Dans l’autre sens, il est important que votre carte puisse être partagées avec d’autres mindmappeurs qui n’utilisent peut-être pas le même logiciel que vous.  Mais aussi aux personnes qui utilisent Word, Excel, PowerPoint ou qui désirent lire votre carte sous un format du type PDF.  Ou qui souhaitent intégrer votre carte sous forme d’image BMP dans un document imprimé ou PNG sur une page de site Web.

L’importation et l’exportation sont donc des critères importants du choix de votre logiciel de mindmapping comme je le disais déjà dans mon article « Comment choisir mon logiciel de mindmapping« .

La collaboration avec d’autres mindmappeurs

L’évolution d’Internet et en particulier du Web 2.0 a profondément modifié les usages en ligne.

Dorénavant, les internautes ne sont plus de simples consommateurs d’informations : ils en deviennent les producteurs, ou tout au moins, les coproducteurs.  Les entreprises s’intéressent chaque jour davantage au cloud et à ses possibilités de travail à distance.

Le mindmapping n’échappe pas à cette tendance.  Et certains logiciels ont développé de réelles stratégies de collaboration en ligne en temps réel : c’est le cas de Mindjet ou de Mindmeister qui permettent vraiment de travailler en ligne de manière synchrone sur la même carte.

La plupart des autres logiciels ont développé des solutions de travail collaboratif en mode différé.  C’est le cas de XMind qui possède une plateforme où les cartes mentales peuvent être stockées et partagées.  iMindMap offre une solution Cloud qui permet de synchroniser vos cartes sur votre ordinateur de bureau, sur votre PC portable, votre tablette ou votre smartphone, qu’ils soit iOS ou Androïd.  La version 2013 de XMind offre aussi le partage et la synchronisation des cartes sur réseau local.

Cette tendance devrait se renforcer au cours des prochaines années, voire des prochains mois…

Présentation et brainstorming

De nombreux logiciels proposent des modules de présentation : Novamind offre un module basé sur des slides particulièrement fluide et agréable.  iMindMap possède un module unique, paramétrable jusqu’au moindre détail, en trois dimensions et directement exportable vers des vidéos, y compris sur Youtube !  Quand à XMind, il propose un module qui affiche la carte sujet par sujet.

La plupart des bons logiciels de mindmapping offrent également une, voire plusieurs solutions de brainstorming : avec minuteur (XMind), avec styles de brainstorming pré-établis (Mindjet), etc.

Mais ces deux fonctions ne sont pas inhérentes au mindmapping : elles sont des fonctions supplémentaires qui ont parfois fait du tort à la discipline, car de nombreuses personnes finissent par confondre les logiciels de mindmapping avec des softwares de présentation.  Et on ne compte plus les comparaisons avec – voire les assimilations à – PowerPoint, Prezi, etc.

Conclusion

Les logiciels de mindmapping devraient être des outils complets, permettant d’appliquer au minimum ce qu’il est possible d’effectuer à la main.  Et qui proposent, en outre, des outils de productivité.  De réels outils de productivité qui vous permettent de gagner du temps, de mieux structurer vos documents et vos projets, et de mieux organiser vos idées en général.

En-deça de cette définition, appelez votre logiciel comme vous voulez, mais pas « logiciel de mindmapping« .  Merci.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

50.9686775.824968
Catégories
concept map Logiciels Mind Mapping Novamind Outils XMind

Conférence : organisez vos idées et vos projets avec le mindmapping

Un outil pour vous faciliter la vie ?  Aussi bien professionnelle que privée ?

Pour prendre des notes efficaces ?  Pour ne rien oublier quand vous lancez un nouveau projet ?  ou quand vous partez en vacances ?

Une méthode pour aider le petit dernier à étudier ?

Essayez le mindmapping ! 

C’est le thème de la conférence gratuite et interactive que j’animerai le 6 mars prochain à La Forge à Liège.

S’il pouvait y avoir une méthode qui vous aide tant dans votre vie professionnelle que dans votre vie privée.  Un outil qui ne soit pas ennuyeux à utiliser.  Mais qui ne vous laisse rien oublier.  Qui vous permette de rassembler vos idées.  Des les ordonner de façon structurée.  Et donc d’écrire des documents qui tiennent la route.  De gérer des projets complexes sans rien laisser au hasard.

Bonne nouvelle !  Cet outil, cette méthode existe : c’est le mindmapping !

Mindmap réalisée avec iMindMap

Une méthode d’organisation des idées ludique, efficace et non-linéaire.   Une méthode accessible à tous les âges et pour tous les niveaux de complexité : du devoir d’école primaire à la thèse de doctorat ou au projet ICT.

Lorsque Tony Buzan a développé sa méthode, au début des années 1970, il visait surtout le développement personnel.  La prise de notes sur papier, la mémorisation, l’introspection.

Aujourd’hui, les logiciels de mindmapping – ou cartes mentales, en français – ajoutent d’autres dimensions à cette discipline.  Il est possible d’intégrer des documents Word, Excel, PDF, voire de la vidéo dans la plupart de ces logiciels.  On peut y inclure des liens vers les sites Internet intéressants.  On peut échanger ses cartes sur la toile, voire y travailler à plusieurs.

Structure de la conférence sur le mindmapping

Ce sont tous ces aspects que j’aborderai lors de cette conférence : le mindmapping dans ma vie quotidienne, dans ma vie professionnelle.  Que faire des logiciels ?  Combien ça coûte ?  Qu’est-ce que ça peut m’apporter à moi ?  Ou à mes enfants ?  Ou à mon entreprise ?

Une conférence interactive où vous aurez la possibilité de prendre la parole, de poser des questions.  Mais aussi de construire ensemble des mindmaps, des les poster sur Internet, de les télécharger à la maison après la conférence, etc.

Un premier rendez-vous avec le mindmapping et ses innombrables possibilités !

Informations pratiques

Le mercredi 6 mars 2013 à partir de 19h30

Espace de Coworking La Forge

Rue Cathédrale 58

4000 Liège – Belgique..

L’entrée est gratuite, mais nous vous demandons de vous inscrire via le formulaire sur le site de La Forge.

Catégories
formation Ingénierie de la formation Logiciels Mind Mapping Modèles Novamind Outils XMind

Une mindmap pour l’évaluation de vos formations

Quel outil utiliser pour l’évaluation en fin de formation ?  Après 6 heures de formation, vos participants n’en peuvent plus. 

Leur donner une grille interminable à remplir ne les fait pas bondir de joie.

Leur envoyer une évaluation par mail ou par courrier quelques jours plus tard est illusoire : si 10 % d’entre eux répondent, vous avez de la chance !

Que faire ?  Une mindmap peut s’avérer très utile.  Un exemple réalisé par Benoît, un participant à une formation de formateurs.

Tout le monde s’accorde sur le fait qu’il faut évaluer les formations.

Les participants ont ainsi l’occasion de s’exprimer.  La personne ou l’institution qui a payé l’intervention veut être sûre d’en avoir pour son argent.  Et le formateur a constamment besoin d’un feedback.  Non seulement pour savoir s’il doit se réjouir ou non.  Mais surtout pour progresser et « coller » davantage aux besoins de son public.

Mais les outils sous forme de grille sont tout sauf amusants à compléter.  Et après une formation d’une journée ou même de quelques heures, vos participants aspirent à un repos bien mérité et non pas à un exercice supplémentaire.

Vous pouvez opter pour des solutions alternatives.  J’utilise souvent le « blob tree » de Pip Wilson lorsque j’ai besoin de connaître le ressenti des participants après une réunion ou une formation.  Les jeux-cadres de Thiagi offrent aussi une batterie d’outils d’évaluation.  Mais il faut prévoir une animation supplémentaire, ce qui n’est pas toujours aisé.

Le côté ludique de la mindmap

L’autre solution que je préconise est d’utiliser une mindmap pour ce faire.  Surtout si vous terminez une session sur le mindmapping : ce sera la cerise sur le gâteau.

Benoît, l’un des participants à une formation que je suis en train de donner à des formateurs et acteurs de l’économie sociale m’a envoyé une carte d’évaluation de formation.  Elle est d’une qualité telle que je lui ai immédiatement demandé l’autorisation de la publier ce qu’il m’a gentiment accordé.  (Ciquez sur la carte pour l’agrandir ou téléchargez-là gratuitement sur Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs au monde).

Mindmap d’évaluation de formation

Toutes les dimensions de la formation

Ce qui me plaît surtout dans cette carte, c’est qu’elle recouvre tous les aspects d’une formation.  (Il est responsable de formation et il sait de quoi il parle, manifestement).

Il commence par le « feeling général » ce qui me paraît une exellente idée : quelle impression générale la personne retient-elle de sa formation ?  C’est éminemment subjectif, mais intéressant.  Nous savons tous que c’est surtout cette impression générale que les participants vont conserver en mémoire et partager avec d’autres.  « Oui, c’était bien. »  « C’était super !  On a appris plein de nouvelles choses ! »  « Bof, c’était pas mal, sans plus… »  Là, ce serait peut-être utile d’ajouter une branche vide pour exprimer le feeling général en une phrase ou un mot…

Pour la réponse, Benoît a utilisé un sujet vide, de forme rectangulaire, qu’on peut remplir d’une croix ou d’un symbole « check » tous deux présent dans les marqueurs de XMind.  Malheureusement, XMind ne prévoit pas de boîte cliquable, contrairement à un logiciel comme Novamind par exemple.

Les rubriques suivantes ont trait à la satisfaction vis-à-vis du contenu théorique et pratique de la session de formation.  Deux rubriques classiques, mais qui me paraissent incontournables.  L’équilibre entre les deux est fondamental.

« Je serai plus performant grâce à la formation » : c’est une excellente idée.  Le participant est déjà invité à penser à l’après-formation et à ses acquis.  Sera-t-il plus performant qu’avant ?  De quelle façon ?   Que va-t-il en faire ?   Il peut d’ailleurs le préciser dans le sujet suivant « Mise en oeuvre possible de mes acquis« .

« J’ai apprécié » avec un smiley positif et un négatif, est une rubrique assez classique, mais qui donne des informations utiles sur ce qui a été marquant dans le cours.

« Transfert de comptétences vers d’autres personnes »  est une rubrique beaucoup moins utilisée et pourtant indispensable si vous voulez transformer votre entreprise ou votre association en « organisation apprenante« .   C’est-à-dire un lieu où les savoirs circulent, s’échangent.  Où le savoir-faire se transmet de manière formelle et /ou informelle.  C’est important que les nouveaux acquis des participants puissent percoler au sein de leur institution.

« Aspects pratiques » porte plus sur l’organisation de la formation, sur le comportement du groupe, etc.  Nous sommes ici au niveau des systèmes autant qu’à celui de la pédagogie (voir à ce sujet l’article sur les trois niveaux de l’ingénierie de la formation).

« Si c’était à refaire » est un indicateur précieux sur le ressenti global qui rejoint et complète le premier item sur le « feeling global ».   Le participant peut nuancer et/ou compléter ses appréciations.

Personnellement, j’aurais ajouté un item – parce que je suis amené à vendre de la formation : « nous recommanderiez-vous à d’autres personnes » ?  avec un oui, non, peut-être, sans hésitation, sûrement pas…   Les plus hardis peuvent même demander les coordonnées d’une personne à qui recommander, mais personnellement, je n’aime pas forcer la main des participants.

Pour une de ses premières cartes heuristiques, Benoît a réussi un coup de maître pour moi.  La carte est complète, mais elle ne donne pas l’impression d’une surcharge ou d’un questionnement intrusif.  Mon expérience personnelle me dit que lorsque les personnes voient une évaluation de ce type, elles sont moins réticentes, moins enclines à résister, que quand on leur présente plusieurs feuilles remplies de questions et de grilles qui paraissent vite interminables.   Merci à Benoît pour cet outil que je vais m’empresser d’adapter et d’utiliser pour mon propre usage 😉

Et vous ?  Utilisez-vous aussi des outils d’évaluation particuliers ?  Avez-vous déjà utilisé une mindmap ?  Ou autre chose ?  Comment cela a-t-il fonctionné ?

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Logiciels Mind Mapping Novamind Outils Test

Essai de logiciel : Novamind, beau, riche et polyvalent !

J’ai testé le logiciel Novamind pendant le mois d’essai.

Et la conclusion est plus que positive : un logiciel graphiquement beau, riche de fonctions intéressantes et par conséquent, très polyvalent.

Un logiciel de mindmapping dont l’excellent rapport qualité-prix en fait de plus un outil intéressant tant pour le monde associatif que pour les entreprises.

Je teste depuis le début de ce blog différents logiciels et applications.  Que ce soit des programmes de mindmapping pour PC ou pour iPhone, des applications en ligne comme Framindmap.  Des applications pour les blogueurs – comme easel.ly ou encore infogram que j’ai analysés il y a peu.  Ou encore des applications pour faciliter le travail des étudiants, que ce soit pour les flashcards – comme Studyblue – ou des jeux pour améliorer le vocabulaire français ou la maîtrise de l’anglais.

Depuis environ un mois, je teste la version d’essai du logiciel de mindmapping Novamind.  Et je dois dire que j’ai rarement été aussi agréablement impressionné.  J’ai rassemblé dans une mindmap – réalisée avec Novamind, évidemment – les différents points que j’ai testés et qui m’ont donné entière satisfaction.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Essai de Novamind

Tout d’abord, un mot de la convivialité de ce logiciel : les commandes sont accessibles, l’écran d’accueil et les menus très lisibles.  La prise en main est très intuitive et peut se faire très rapidement, surtout si vous avez déjà utilisé d’autres logiciels de mindmapping.

Les possibilités graphiques de ce logiciel sont impressionnantes : tout est paramétrable !  La forme des sujets, la forme des branches, l’écartement entre les branches, entre les sujets, l’orientation générale de la carte, etc.  Pour les mindmappeurs qui, comme moi, considèrent que la dimension esthétique de leurs cartes est importante, Novamind apporte un produit de rêve !

Les options d’impression sont également très complètes et permettent notamment d’imprimer sur plusieurs pages.  C’est particulièrement confortable pour la lecture de cartes de grandes dimensions.

J’ai voulu aussi tester la gestion des tâches de ce logiciel.  J’ai donc repris le modèle de mindmap « tableau de bord » que j’ai élaboré pour la formation Mindmapping pour Formateurs.  Je voulais savoir si je pouvais réaliser l’équivalent avec Novamind.

Gestion de projet

La réponse est clairement Oui.  Voici la carte « tableau de bord » réalisée avec Novamind. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Tableau de bord pour la gestion de projet

Mon objectif n’était pas de reconstituer tous les outils que j’avais créés sur XMind, mais bien de voir si je pouvais créer l’équivalent avec Novamind.

Et donc, j’ai ajouté au sujet « Référence » une note qui explique ce qu’est cette référence dans un projet de formation.  Et ensuite, j’ai ajouté, depuis le sujet « Calendrier » une nouvelle carte dans laquelle j’ai intégré des informations de tâches.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Carte mentale calendrier Novamind

 Remarquez au passage la qualité graphique de ces cartes : effets de relief, d’ombre, réflexion de l’image principale – elle aussi paramétrable !

Gestion des tâches et rapports

L’insertion des tâches est très facile.  Elle se fait via un menu qui s’ouvre à la droite de l’écran.  Non seulement c’est très simple de compléter ce menu, mais en outre, il calcule automatiquement les dates des tâches si vous entrez la durée.  Les tâches peuvent être entrées aux formats jours, heures, ou minutes !

Menu gestion des tâches

Pour une gestion optimale de vos projets, Novamind vous offre aussi des rapports : vous pouvez de cette façon effectuer le suivi du travail pour chacune des tâches ou sous-tâches de vos projets.  Ces données sont exportables vers MS Project.  Et le site de Novamind annonce un nouveau produit qui le rendra bientôt full compatible avec le logiciel de Microsoft.

Fenêtre rapport dans le calendrier

De vraies boîtes à cocher

Une autre caractéristique que j’ai beaucoup appréciée dans ce logiciel est celle des boîtes à cocher (tick box).  Ce sont de vraies boîtes que vous pouvez cocher pour effectuer des choix.  Une fonction très pratique pour des cartes d’évaluation, par exemple ou des sondages.

Ici, j’ai donné aux utilisateurs la possibilité de choisir la méthode pédagogique correspondant à un projet de formation.

Boîtes à cocher

Un des modules les plus impressionnants de Novamind est Presenter, son module de présentation.  Je l’ai utilisé lors de ma conférence sur le mindmapping pour l’entreprise il y a quelques semaines.  C’est un mode de présentation très fluide, très agréable à la fois pour l’orateur et le public.

La carte se déploie à l’écran d’un clic, elle se replie d’un autre clic.  D’un troisième clic vous ouvrez un programme associé ou un site web, etc.

Je reviendrai plus longuement sur cette fonctionnalité dans un autre article, car elle est si complète et si performante que je crois qu’elle mérite un article entier 😉

Dernier point que je voudrais aborder : les importations / exportations.  Novamind importe les cartes de logiciels comme iMindMap, Freemind, XMind, MindManager, MSProject et au format OPML.  Il les importe vraiment : j’ai fait un essai avec des cartes XMind et aussi bien les couleurs que les images sont conservées.  Malheureusement, les tâches ont disparu !

Il exporte aussi vers de nombreux formats comme Word, PDF, PNG, PowerPoint, MSProject, MindManager et en OPML.

En conclusion

Un logiciel très performant !  Graphiquement très beau, des fonctionnalités très riches et variées.

Un seul regret : n’avoir pas retrouvé les structures en arrête de poisson ou en tableau auxquelles je suis habitué avec XMind.  Et qui sont très appréciées, notamment en gestion de projet.

Mais : un rapport qualité / prix très intéressant pour un logiciel très polyvalent.  Jugez-en vous même en téléchargeant vous aussi la version d’essai de Novamind.  Promenez-vous sur le site, il y a des tutoriels, une galerie de mindmaps très intéressante, un blog qui bouge…

Bonne visite  et surtout bon travail 😉

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

50.9686775.824968
Catégories
Logiciels Mind Mapping Novamind XMind

Une carte heuristique interactive avec Novamind et Thinglink

Comment créer simplement une carte interactive à intégrer dans un site ?

Une solution simple : combiner une carte Novamind avec l’application en ligne Thinglink.

Peu de logiciels de mindmapping proposent des cartes interactives en ligne.  Mindmeister et Mindomo sont deux rares exemples.

Cela veut-il dire que ceux qui travaillent avec les autres logiciels sont définitivement privés de ce type d’outils ?

Avec Thinglink, vous pouvez désormais intégrer une image – et donc une carte heuristique ou conceptuelle – interactive à votre blog ou site web.

Un essai avec Novamind

Je suis en train de tester le logiciel Novamind – dont je pense le plus grand bien ! – et j’ai donc fait l’essai.

J’ai recréé une carte très simple pour présenter nos ateliers Apprendre A Apprendre : une carte interactive qui renvoie vers une série d’articles sur ce blog à propos de ma méthode Comment étudier efficacement en 5 étapes.  (Cliquez sur l’image pour voir la version interactive sur le site).

Cinq étapes pour étudier efficacement

Téléchargement dans Thinkglink

J’ai ensuite téléchargé l’image sur Thinglink et puis, j’y ai ajouté des liens : c’est extrêmement simple.  Dès qu’ l’image est chargée, Thinglink vous propose de « tagger » les emplacements où vous souhaitez placer l’hyperlien.

Vous pouvez ajouter une courte description de la cible du lien.  Et bien sûr, n’oubliez pas de coller l’adresse de la cible.

Carte XMind taggée avec Thinglink

 Vous appuyez sur « save » lorsque vous avez terminé et votre image est prête !

Intégration dans le site web

Vous pouvez ensuite la partager avec vos amis ou l’intégrer dans un site web.

Pour cela, un clic droit sur l’image et vous choisissez l’option « embed » : Thinglink vous propose alors un code à recopier et à coller à l’emplacement voulu sur votre site.  Pas plus compliqué que ça et le résultat est bluffant!

Insérer la carte mentale dans un site web

Envie d’essayer ?  Rendez-vous sur Thinglink !

Cette minmap a été réalisée avec la version d’essai de Novamind que vous pouvez télécharger ici !

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Entretien d'embauche Entretien embauche Logiciels Mind Mapping Novamind Outils Recherche d'emploi

Une mindmap pour votre entretien d’embauche

Comment structurer son entretien d’embauche ?  Peut-on emporter un aide-mémoire ?

Quelques éléments de réponse avec une mindmap.

Souvent, on ne sait pas comment préparer son entretien d’embauche.  On ne sait pas très bien par quoi commencer.  On a peur de ne plus savoir quoi dire.

Je vous ai déjà dit dans d’autres articles de bien connaître l’entreprise avant d’envoyer votre CV, sous forme de mindmap ou sous forme plus classique.  Mais par contre, je vous conseille fortement de structurer votre CV en partant d’une mindmap qui vous aidera à rester cohérent et à ne rien oublier !

Je vous conseille de faire de même pour votre entretien d’embauche.  Celui-ci est l’aboutissement d’un processus qui fait que vous vous connaissez bien, que vous connaissez l’entreprise et que votre projet est clair.

Reste à structurer tout ça sous forme synthétique : une mindmap ! (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Une mindmap pour vos entretiens d’embauche

Un entretien non-linéaire

Une mindmap vous offre quelques avantages considérables sur les notes linéaires :

  1. Vous disposez d’une synthèse de l’information sur une seule page aisément consultable
  2. Un entretien d’embauche est généralement non linéaire et la structure mindmap est donc plus adaptée à ce type de prestation qu’une prise de notes classique

Je ne vais pas m’étendre sur le premier point : il suffit de regarder une mindmap pour se rendre compte que toute l’info se trouve résumée sur la page.  Vous pouvez appréhender l’ensemble d’un coup d’oeil et entrer dans le niveau de détail que vous souhaitez.

L’entretien d’embauche n’est pas linéaire : souvent, il commence par une question du genre « parlez-moi de vous« .  Et puis ensuite, il part dans tous les sens : ou du moins, c’est l’impression qu’il donne.   En réalité, le recruteur peut revenir plusieurs fois sur le même point, poser la même question différemment, etc.  Il recoupe l’info comme le ferait un bon journaliste.  Il vérifie que vous êtes cohérent… et que vous ne mentez pas !

Votre mindmap

Il ne s’agit pas de raconter toute votre vie : il faut offrir au recruteur une information aussi courte et pertinente que possible.  Le recruteur n’a pas de temps à perdre : montrez-lui que vous savez aller droit au but et anticiper ce qu’on attend de vous !

J’ai donc préparé une mindmap très synthétique.  Faites pareil : un mot-clé par information.  Cela ne doit vous servir que d’aide-mémoire.  Vous ne devez pas lire.  Faites attention de ne pas perdre le contact visuel : regardez le plus possible votre interlocuteur dans les yeux !

Si le recruteur commence en posant la question : « parlez-moi de vous » !  Jackpot !

Pourquoi ?  Cela vous donne immédiatement l’opportunité de répondre à la question à 50 millions d’euros : qu’est-ce que je peux apporter à votre entreprise.

Lorsqu’on les invite à parler d’eux-mêmes la plupart des candidat répondra : j’ai étudié à truc, j’ai travaillé chez machin…

Fort bien.   Mais ce que le recruteur veut savoir, c’est ce que l’entreprise va gagner en vous embauchant VOUS !   Autant le lui dire tout de suite.

Commencez-donc par ce qui vous motive à travailler pour l’entreprise.  Et ce que vous, Jean Dupont, vous pouvez apporter d’unique à cette entreprise.

Cela vous donnera aussi l’opportunité de mettre l’accent sur vos compétences.  Compétences que vous justifierez par votre expérience et votre formation.  Vous pouvez alors parler de vos qualifications, etc.

N’oubliez pas non plus d’autres informations qui peuvent être pertinentes pour l’entreprise : on demande quelqu’un qui ait le sens du leadership et vous avez été ou vous êtes encore capitaine de l’équipe de volleyball de Triffouillis-les-Oies !  Pour être un bon capitaine, vous devez être un bon leader.

Vous avez voyagé, organisé une expo, créé un club de vol à voile, vous avez gagné un jeu télévisé ou vous avez participé au marathon de New York ?  Tout ce qui peut donner un éclairage positif sur vous peut être abordé.

Attention aux pièges

Disposer d’une mindmap ne doit pas vous dispenser de certaines règles de base :

  • répétez votre entretien, de préférence avec une personne critique et bienveillante
  • restez synthétique
  • ne mentez pas !
  • ne parlez pas comme une mitraillette dans l’espoir de marquer des points : entretien est synonyme de conversation.  Respirez et laisser un espace d’expression à votre interlocuteur
  • n’en faites pas des tonnes : si votre recruteur connaît le mindmapping, cela vous fait un point commun, c’est toujours bon !  Mais s’il ne connaît pas, évitez de pontifier et de poser au spécialiste qui écrase le pauve ignare d’en face.   Rien de tel pour plomber votre prestation !
  • Gardez au maximum le contact visuel : la mindmap avec ses mots-clés vous donne l’avantage de poser le regard très brièvement sur la feuille.  Contrairement aux notes linéaires qui vous obligent à lire plus longtemps.  Ne négligez pas ce point.  Regarder l’interlocuteur dans les yeux témoigne d’une certaine assurance et surtout, vous permet de vérifier comment il réagit à ce que vous dites.  S’il a l’air d’accord, continuez dans cette voie.  Sinon, changez de sujet ou de ton.

A vous de jouer !  Créez votre propre mindmap en suivant ces conseils et bonne chance !

J’ai créé cette carte avec Novamind, un logiciel de mindmapping aussi intuitif que performant.  Vous pouvez vous aussi télécharger et essayer gratuitement Novamind !

Besoin d’un conseil ou d’une aide dans votre recherche d’emploi ?  Consultez notre page Coaching emploi.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Logiciels Mind Mapping Novamind Société

Agences de notation : profil de deux actionnaires en mindmapping

Dans le précédent billet, je présentais les agences de notation et leurs nombreuses relations avec les marchés qu’elles sont sensées contrôler.

Je m’attarderai ici sur le profil de deux acteurs proches de ces agences : le fond Black Rock et Marc Ladreit de Lacharrière, actionnaire principal de Fitch.

Dans le billet précédent sur la présentation de données sur les agences de notation via les outils visuels, je vous ai abondamment parlé des trois soeurs : les agences de notation Fitch, Moody’s et Standard & Poor’s.  Aujourd’hui, je voudrais m’attarder sur le profil de deux acteurs-clé de ce monde de la finance proche des agences : le fonds d’investissement américain Black Rock et l’homme d’affaires français Marc Ladreit de Lacharrière.

Ces informations proviennent du livre de Paolo Gila et Mario Miscali, I signori del rating.

Black Rock : une omniprésence aussi discrète qu’influente

Le nom de Black Rock ne vous dit sans doute pas plus qu’à moi avant que je lise le livre de Gila et Miscali.  Il s’agit d’un fonds d’investissement américain qui gère la bagatelle de 3.700 milliards de dollars.  Soit, le Produit Intérieur Brut cumulé de pays comme l’Allemagne et l’Italie.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Structure des investissements

Sur cette carte, vous pouvez voir les participations de ce fonds en Allemagne et en Italie, précisément.   Mais, Black Rock, qui vent et qui achète des participations, possède des intérêts financiers partout sur la planète.  A tel point que les auteurs du livre n’hésitent pas à parler de toile d’araignée mondiale.

Bien plus, le fonds est très proche de l’administration américaine et de la Maison Blanche.  A qui Tim Geitner a-t-il demandé un rapport sur les moyens de surmonter la crise financière qui se profilait en 2008 après l’effondrement des sub-primes ?  Bingo !  A Black Rock !  Geitner n’innovait pas en la matière, puisque son prédécesseur sous le gouvernement George Bush, Henry Paulson avait fait appel aux services de la Roche Noire à plusieurs reprises…

Voici donc un gigantesque fonds américain, proche de la Maison Blanche, qui gère des montants d’échelle planétaire, qui est à la fois vendeur et acheteur sur les marchés mondiaux.  Et qui est l’actionnaire de deux agences de notation « indépendantes » : Moody’s et Standard & Poor’s…

On comprend mieux pourquoi ces agences sont si miséricordieuses vis-à-vis de l’économie américaine – y compris lors des faillites d’Enron ou de Lehman Brothers – qu’avec les pays de l’Union européenne ou leurs institutions financières…  Et même lorsque l’Etat américain menace de faillite et que le Congrès doit relever la limite légale de la dette extérieure… les trois soeurs n’y voient rien à redire !

Marc Ladreit de la Charrière, le businessman qui n’a pas le blues

La troisième agence, Fitch, est plus européenne.  De taille plus modeste, elle peut jouer de ses atouts européens auprès des institutions du vieux continent.  Ses actionnaires principaux sont le groupe Hearst Corporation, groupe d’édition mais aussi d’affaires immobilières et financière.  Il s’agit bien de l’entreprise fondée par William Randolph Hearst, l’homme qui a servi de modèle au Citizen Kane d’Orson Welles.

L’autre actionnaire principal, détenteur de 60 % des parts, est  Fimalac, une société financière fondée par le businessman français Marc Ladreit de Lacharrière, dont la fortune personnelle est évaluée à un minimum de 650 millions d’euros.  Descendant d’une famille de vieille noblesse française, Marc Ladreit a su diversifier ses affaires.  Il a présidé L’Oréal de 1984 à 1991.

Secteurs d’activité

Proche de Nicolas Sarkozy, il compte aussi parmi ses amis des personnalités telles François Fillon, Johnny Hallyday ou encore Jacques Chirac.  Son implication dans le show business lui a valu le surnom de « Monsieur 40 de la musique« .  Il est vrai qu’il est – entre autres – l’heureux actionnaire principal de Gilbert Coulier Productions, l’organisateur des concerts de Céline Dion à travers le monde.  Mais aussi, actionnaire important des Casino Lucien Barrière, tenus par la loi d’organiser eux aussi des spectacles… où l’on retrouve les artistes de Gilbert Coulier.  Et enfin d’Auguri Productions, le producteur de Vanessa Paradis, par exemple.

Mais monsieur de la Charrière ne passe pas tout son temps dans les salles de spectacle : on peut le croiser aussi lors des conseils d’administration de Synthélabo, du Crédit Lyonnais, de Renault, de France Télécom, d’Air France, etc.

Comment croire une seule seconde à l’indépendance de ces agences de notation, quand elles sont aussi liées par tant d’intérêts privés ou politiques particuliers ?

A quand un réveil des politiques européens et une législation qui remettent à leur place ces géants qui décident du sort de populations entière avec des moyens considérables ?

Ces deux mindmaps ont été réalisées avec le logiciel de Mindmapping Novamind, dont vous pouvez télécharger gratuitement une version d’essai ici.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Logiciels Mind Mapping Novamind Outils Pédagogie

Présenter des informations complexes de manière visuelle : l’exemple des agences de notation

Comment présenter de manière simple et compréhensibles, des données parfois complexes issues de livres ou d’autres sources ?

Je suis en train de lire I signori del rating de Paolo Gila et Mario Miscali.  Un livre sur les agences de notation.  J’en ai tiré quelques exemples d’outils visuels avec le logiciel Novamind.

L’euro, des banques et des pays européens comme la Grèce et l’Italie ont subi de plein fouet – et subissent encore – les effets des notes que leur attribuent les agences de notation.

Lorsqu’on lit dans la presse que Moody’s, Fitch ou Standards & Poor’s ont dégradé la note d’un pays, on a l’impression d’un pouvoir abstrait, désincarné.  De l’intervention presque éthérée d’institutions indépendantes, de déités infaillibles qui décident du destin des nations comme les dieux du panthéon grec décidaient du destin des hommes.

Des institutions pas si neutres

Les trois soeurs – comme on les appelle dans les milieux financiers – sont en réalité des entreprises privées, côtées en bourses et dont les relations avec les banques, les fonds d’investissement et autres gouvernements sont loin d’être aussi désintéressées qu’elles voudraient nous le faire croire…

Les Trois Soeurs : les trois principales agences de rating

Comment rendre ces informations lisibles et accessibles au commun des mortels ?

Visualiser l’information complexe

Je suis en train de tester le logiciel de mindmapping Novamind.  Et j’ai donc tenté de traduire de manière visuelle les données que j’ai recueillies dans ce livre écrit par un journaliste financier et un avocat italiens, Paolo Gila et Mario Miscali : I signori del rating, les seigneurs du rating.

Pourquoi deux auteurs italiens ?  Parce que le 19 janvier 2012, la police italienne, sur ordre d’un juge d’instruction, a perquisitionné les bureaux milanais de Standard & Poor’s.  L’agence qui avait délivré une note catastrophique à l’Italie quelques jours auparavant était soupçonnée de délit d’initié, de conflit d’intérêt et autres chefs d’accusation.

Ce livre regorge d’informations extrêmement intéressantes mais qu’on ne lit jamais dans la presse ou de façon très fragmentaire.  Ici, le lecteur dispose vraiment d’une analyse très fine et précise de la réalité des agences de rating.  Leur fonctionnement, leur richesse, leur efficacité toute relative et aussi les conflits d’intérêts dans lesquels leurs relations avec le monde financier les expose en permanence.

Voici donc, sous forme de présentation PowerPoint, les relations des agences de notation avec les marchés financiers :

Dans un prochain billet, je vous présenterai quelques données intéressantes au sujet de Black Rock, actionnaire de Moody’s et de Standard & Poor’s.  Et j’examinerai le profil de Marc Ladreit de Lacharrière, un personnage discret mais influent du monde des affaires en France…

Ces présentations ont été conçues et réalisées avec le logiciel de mindmapping Novamind dont vous pouvez télécharger gratuitement une version à l’essai ici.

Envie de vous former aux outils visuels en tant que formateur ?  Inscrivez-vous à notre formation Mindmapping pour formateurs.  Ou encore à notre atelier Initiation au Mindmapping à Liège en octobre.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !