Catégories
Apprendre à apprendre Ecriture Etudier efficacement Mind Mapping Outils

Structurez un essai universitaire avec xmind et le mindmapping

Il n’est pas toujours facile de trouver la bonne structure pour un essai universitaire : avec XMind et le mindmapping, c’est beaucoup plus simple.  La preuve avec une structure d’essai sur le conflit nord-irlandais.

Beaucoup des étudiants qui me demandent de l’aide ont des problèmes pour structurer leurs travaux.  En particulier, les nombreux essais qui leur sont imposé tout au long de l’année.

Je préconise l ’emploi d’une mindmap qui clarifie les choses d’une façon extraordinaire quand il s’agit de travailler avec les structures.

C’est ce que j’ai fait ici, dans le cas d’un essai de sciences politiques.

Exemple : essai de sciences politiques – présentation d’une théorie et analyse d’un conflit

L’étudiante était perdue.  Elle avait amassé des tonnes de données, elle maîtrisait plutôt bien la théorie qu’elle devait présenter, elle connaissait le conflit sur le bout des doigts.  Mais au moment de rédiger, catastrophe : tout part dans tous les sens !

« Au secours !  Mon essai est complètement déstructuré !  Aidez-moi, s’il vous plaît !

A la lecture de son document, il était évident qu’elle connaissait son sujet.  Mais il était aussi évident qu’elle courait à l’échec.  Et à toute vitesse !

Comme toujours, elle arrive en dernière minute, elle a passé une partie de la nuit à rédiger, et, la fatigue « aidant », elle a déjà explosé la limite de mots imposée (3000) alors qu’elle n’a pas encore écrit la moitié de son sujet…

Nous travaillons via Skype et je lui dis de but en blanc que ses idées sont bonnes, mais que :

  • sa structure est incohérente
  • elle se répète à plusieurs endroits sans rien apporter de neuf
  • le nombre d’erreurs orthographiques et syntaxiques crient la fatigue de l’auteur

Je reprends donc avec elle les différents éléments de son texte.

Articuler toute la structure à partir de la question de recherche

La question de recherche est claire :

Dans quelle mesure peut-on appliquer la théorie du conflit social prolongé d’Edward Azar à la guerre civile en Irlande du Nord ?

Edward Azar est un politologue libanais, professeur à Standford et qui a consacré la majeure partie de ses recherches aux conflits sociaux, intra-étatiques et a développé une théorie de la naissance et de l’évolution de ces conflits.

Cette théorie peut-elle s’appliquer au conflit nord-irlandais ?

Je ne vais pas tenter de répondre à cette question ici : si vous le voulez, tentez l’expérience avec les deux structures que je vous propose ici !

Et donc, avec XMind, j’ai utilisé la structure « arbre logique droit » pour dessiner, visualiser la structure du document.  J’ai trouvé deux façons de faire qui peuvent s’appliquer à ce type d’essai :

  • Une structure en deux phases : présentation de la théorie et analyse du conflit
  • Une structure en parallèle : le conflit est analysé au fur et à mesure de l’exposition de la théorie

Une structure en deux phases : exposition de la théorie et analyse du conflit

Voici la première structure que je propose (téléchargez gratuitement cette structure depuis ma page Biggerplate)

Une structure en deux phases

Dans cette structure, on part de la question de recherche dans l’introduction.

Ensuite, on expose la théorie d’Edward Azar : les quatre pré-conditions nécessaires pour qu’il y ait conflit social prolongé et les trois phases de ce type de conflit.

Enfin, on applique cette théorie au conflit nord-irlandais en vérifiant si chaque point de la théorie correspond ou non aux éléments de la guerre civile irlandaise.

On conclut logiquement par la conclusion avec un rappel de la question de la recherche, quelques points saillants de la comparaison et enfin on répond à la question de recherche :

la théorie s’applique-t-elle ou non ?  Partiellement ou totalement ? Pourquoi.

Et le tour est joué !

Exportez directement votre structure dans Word

Mais, l’opération ne s’arrête pas là : avec une version payante de XMind, vous pouvez exporter votre structure vers Word, directement.

Et voici ce que ça donne :

Structure de l’essai dans Word

Votre structure est prête dans le traitement de texte : à vous de rédiger !  Mais avec une telle structure pour vous guider, c’est nettement plus facile !

Une structure en parallèle : le conflit est analysé au fur et à mesure de l’exposition de la théorie

L’autre façon de traiter le même texte est d’exposer la théorie tout en analysant le conflit nord-irlandais.

Voici la visualisation de cette structure (vous pouvez également la télécharger depuis ma page Biggerplate et ce, gratuitement !)

Structure de l’essai en parallèle

Exemple : une des quatre préconditions pour la naissance d’un conflit social prolongé est le « contenu communautaire ».  Y a-t-il des groupes dont l’identité est plus forte que l’identité nationale ?  Dans le conflit nord-irlandais, l’identité catholique-protestante est plus forte – et source de conflit – que l’identité nationale.

On procède de la même manière pour chaque point de la théorie.

A vous de jouer !  Bon travail !

Intéressé(e) ?  Vous pouvez vous former à ces techniques lors de mes ateliers en France, Belgique ou Pays-Bas.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

 

50.9686775.824968
Catégories
Bien-être Mind Mapping Modèles Outils

Pensée positive : essayez la carte de gratitude

Comment se concentrer à nouveau sur la pensée positive quand on est assailli de mauvaises nouvelles ? Comment briser le cercle des idées noires quand on est déprimé ?    Positivez avec la « carte de gratitude » : une carte mentale qui vous fait redécouvrir les couleurs de votre vie !

Article mis à jour le 30 avril 2021.

Rien de plus difficile que de briser le cercle des idées noires quand on est déprimé.  Surtout quand nous sommes confinés, que nous ne pouvons avoir de relations normales avec nos amis et notre famille. Nous en avons tous fait l’expérience au moins une fois : nous savons que se concentrer sur les idées noires est la pire des choses.

Pourtant, lorsque nous sommes « down », notre esprit s’emballe et multiplie les pensées négatives qui nous tirent vers le bas.  Et à un moment donné, il est presque impossible de faire machine arrière, d’envisager le côté positif des choses, sans une aide extérieure.

Retrouvez la pensée positive avec la carte de gratitude

Cette aide, elle peut venir d’un simple outil.  Personnellement, j’utilise la « carte de gratitude« .    En voici un exemple totalement fictif pour vous montrer le principe.  Comme toujours, vous pouvez télécharger l’original au format iMindmapsur ma page personnelle Biggerplate.  Ou téléchargez le PDF sur Calaméo.

Exemple de carte de gratitude

Cette carte a été réalisée avec le logiciel de mindmapping iMindMap 7 que vous pouvez télécharger gratuitement.

Briser le cercle des idées noires et se concentrer sur la pensée positive

La carte de gratitude est inspirée d’une méthode de la psychologie positive.   Parmi les outils utilisés par ce courant psychologique, on préconise notamment d’établir une liste des choses positives qui vous sont arrivées au cours de la semaine, du mois écoulé, etc.

Personnellement, j’utilise cette méthode sous forme de mindmap depuis plusieurs années.  Non seulement pour mon usage personnel, mais aussi pour des demandeurs d’emploi que j’ai accompagnés ou des étudiants de mes ateliers.

Et ça marche !

Pourquoi ça fonctionne ?

L’idée de base est qu’il est difficile, lorsqu’on est en pleine déprime, de casser le cycle des idées noires et de se concentrer à nouveau sur ce qui est positif.

Nous impliquer dans la construction d’une liste d’éléments positifs nous oblige à nous concentrer uniquement sur ceux-ci.  Et de les « matérialiser » sous forme d’une liste de phrases.  Il n’y a pas besoin d’événements extraordinaires : des petites choses positives suffisent, des petites joies quotidiennes, de simples plaisirs de la vie de tous les jours.

Dans le cas de la mindmap, je crois que ça fonctionne encore mieux parce qu’en plus de la liste de phrases positives, on utilise aussi des couleurs gaies, des images qui renforcent l’impact émotionnel de cette liste, une non-linéarité qui est plus proche du mode de fonctionnement du cerveau, etc.

Quand vous êtes occupé(e) à construire votre carte – que ce soit à la main ou via un logiciel – vous vous concentrez sur le processus, sur les éléments positifs et la meilleure façon de les représenter pour que ça vous touche positivement. Or, le cerveau est incapable de se concentrer sur deux types d’émotions à la fois. Si vous vous concentrez assez longtemps sur la pensée positive, vous court-circuitez la spirale négative.

En termes de coaching, vous vous donnez du feedback.  Et vous le faites d’une manière qui interpelle à la fois votre cortex supérieur – votre côté rationnel – et vos émotions.

Essayez, vous verrez : les résultats sont immédiats et surprenants !

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à notre newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

50.9686775.824968
Catégories
creation d'entreprise Entreprise Jeunes entrepreneurs Mind Mapping

Mindmapping et entreprise : double-bulle étude de la concurrence

Comment mieux comparer mon entreprise, mes produits avec ceux de la concurrence ?  L’analyse de la concurrence est un point essentiel du business plan.  C’est aussi une faiblesse de la majorité des entrepreneurs débutants : « moi ?  Je n’ai pas de concurrent !« 

Dans le business plan de nombreuses start-ups, il y a un point extrêmement important et qui est souvent négligé, voire nié : la concurrence !

Moi, je n’ai pas de concurrent !

Les formateurs, les business angels et les accompagnateurs de projets d’entreprise le savent bien : bon nombre de candidats-entrepreneurs arrivent avec un plan d’affaire plutôt bien ficelé, avec des chiffres bien alignés sur leurs feuilles Excel, avec de jolis graphiques – ceux qui font si professionnels.

Pourtant, il y a un point que les candidats-entrepreneurs négligent souvent voire nient face à l’évidence : la concurrence !

Combien de fois j’ai entendu des candidats-entrepreneurs me sortir cette phrase, sorte d’incantation magique : « Moi, je n’ai pas de concurrents ! »

Les professionnels le savent : si vous n’avez pas de concurrents, commencez à vous inquiéter.  Il peut y avoir plusieurs raisons à cela :

  • il n’y a pas de marché : le produit ou le service n’intéresse personne !
  • le produit est trop novateur : personne ne le comprend et ne l’achètera
  • plus vraisemblablement : vous n’avez pas identifié vos concurrents et vous allez découvrir très vite qu’ils existent !

Mais il existe peu d’outils pour aider le jeune entrepreneur à analyser ses concurrents, autrement dit à se livrer à une analyse de benchmarking.

En travaillant sur les doubles-bulles pour comparer des formes d’entreprises, je me suis dit qu’il devait être possible d’utiliser cette méthode pour analyser la concurrence.

Un outil d’analyse de la concurrence : la double-bulle

La double-bulle est un fabuleux outil pour comparer deux éléments.  Je l’ai utilisée pour aider mes étudiants à comparer deux formes d’organisation, ou pour distinguer les xMOOCs des cMOOCs.

Et comme je suis en train de réfléchir à un atelier de mindmapping pour les startups, je me suis dit que je pourrais appliquer cette méthode à l’analyse de la concurrence.

J’ai fait un essai avec deux entreprises fictives : deux éditeurs de livres papier et numériques.

Et voici le résultat (vous pouvez télécharger gratuitement cette carte sur ma page Biggerplate).

Analyse de la concurrence avec une double bulle

Un exercice de benchmarking

J’y ai placé les items qui me paraissaient intéressants à comparer :

  • la gamme de prix : suis-je plus cher ou meilleur marché que mon concurrent ?  Si oui, pourquoi ?  quels en sont les risques ou les avantages ?
  • la qualité de mes produits : suis-je meilleur ou mon concurrent présente-t-il des livres de meilleure qualité ?
  • la gamme de produits : quelle est la gamme de produit que mon concurrent propose ?  Est-celle plus large ou plus restreinte que la mienne ?  Propose-t-il aussi des produits complémentaires ou de substitution ?
  • quel est le type de marketing qu’il utilise ?
  • a-t-il recours à la publicité ?  Si oui de quel type ?  A quelle fréquence ?
  • quel est le modèle économique de mon concurrent ?  Y trouve-t-il un avantage que mon propre modèle ne me procure pas ?
  • et enfin, l’implantation de mon concurrent : où est sa zone de chalandise ?  vend-t-il aussi via Internet ?

Cet outil n’est pas un produit fini.  Je suis encore en train de réfléchir sur sa forme et ses composants, et sur la façon de l’utiliser dans un atelier.

Et vous, qu’en pensez-vous ?  Cet outil vous paraît-il utile ?  Manque-t-il quelque chose ?  Qu’est-ce que vous changeriez éventuellement ?

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événement !

50.9686775.824968
Catégories
Logiciels Mind Mapping Outils Test

WiseMapping : du mindmapping collaboratif, gratuit et open source

Je continue mon exploration des applications de mindmapping collaboratif.  Aujourd’hui, je teste WiseMapping : une application en ligne, gratuite, open source qui propose du travail collaboratif.

Je continue mon exploration des applications de mindmapping collaboratif : après Mind42, voici WiseMapping !

C’est Franck Maintenay, l’animateur de l’excellent blog Freemind par l’exemple, qui m’a signalé cette application lors d’une discussion dans un groupe Linked In consacré au mindmapping.

Contrairement à Mind42, Wisemapping est open source : ses auteurs donnent non seulement accès au code source, mais permettent aux entreprises de télécharger gratuitement le logiciel sur leurs serveurs.

WiseMapping est argentin.  Mais il peut s’afficher en plusieurs langues : espagnol, anglais, français, chinois simplifié, chinois traditionnel, allemand, italien, portugais et catalan !

Un parti pris esthétique affirmé

Par rapport à Mind42, la qualité graphique de WiseMapping saute immédiatement aux yeux : les branches sont flexibles, élégantes, même.  Les couleurs sont bien visibles.  Les icones sont largement plus nombreuses.

Carte mentale réalisée avec WiseMapping

Par contre, il est impossible d’y insérer des images, que ce soit en provenance d’Internet ou de vos propres fichiers.

Mais vous pouvez modifier la forme, la couleur de vos sujets ainsi que la taille, la police et la couleur du texte.  Il est facile de créer des sujets flottants.

Au niveau graphique, il est également possible d’intégrer des relations entre les concepts (flèches) ce qui n’est pas possible avec Mind42.

Interface et système d’exploitation

L’interface, elle, est claire et complète : on y trouve tout à portée de main sous forme d’icones claires et très visibles.

Comme Mind42, WiseMapping est une application en ligne : elle est donc tout à fait indépendante de votre système d’exploitation.  Elle est basée sur du Web Java 2 et peut donc être lue par la plupart des navigateurs :

  • Chrome
  • Firefox 14 (et plus récent)
  • Explorer 8 (ou supérieur)
  • Safari
  • Opera

Intégration de notes, liens, documents externes

Comme dans la plupart des logiciels de mindmapping, il est possible d’intégrer des éléments dans les cartes Wisemapping.

Par contre, dans les deux logiciels, il est impossible d’intégrer des documents en attachement (comme c’est le cas pour Mindmeister ou Mindomo, par exemple).  Ce qui est dommage, car si on peut travailler à distance, il est encore plus intéressant de pouvoir partager directement des documents dans la carte elle-même…

1. Editions de notes 

Il est possible d’intégrer des notes dans WiseMapping.  Mais ici aussi, l’éditeur est plus que rudimentaire : un simple cadre dans lequel on peut insérer du texte.  Mais un texte brut, sans possibilité d’enrichissement graphique (donc pas d’italique, de gras, de souligné ou de barré), encore moins de listes, qu’elles soient à puces ou numérales :

Editeur de notes

2. Intégration d’hyperliens

Il est possible d’intégrer des hyperliens dans une carte réalisée avec WiseMapping : mais uniquement des URL pour l’instant, donc des liens qui renvoient vers des sites web.

Mais, bonne surprise : à côté du champ où vous pouvez insérer votre hyperlien, se trouve un petit bouton « Open link » qui vous permet de vous assurer que votre lien n’est pas cassé ou mal rédigé.  En cliquant sur le bouton Open link, vous ouvrez en fait une nouvelle fenêtre dans laquelle apparaît le site web correspondant au lien.

Voici un exemple avec Formation 3.0 :

Editeur de liens de Wisemapping

3. Lier des cartes entre elles (cartes secondaires)

S’il est possible d’insérer des hyperliens vers des sites web, il doit être possible de lier des cartes mentales entre elles et créer des cartes secondaire.

C’est ce que j’ai essayé.  Et ça fonctionne.  Avec un bémol, toutefois : il faut ouvrir la nouvelle carte dans une nouvelle fenêtre avec le bouton Open ou la carte secondaire  ne s’ouvre pas et on revient sur la carte principale.

Ouverture d’une carte secondaire

Donc, pour ouvrir une carte secondaire, ne cliquez pas sur le bouton « Accepter » comme sur l’image ci-dessus, mais bien sur le bouton « Open Link » pour ouvrir votre carte dans une nouvelle fenêtre.

Cela peut se révéler fastidieux de passer d’une fenêtre à l’autre plutôt que de sauter d’un onglet de la même fenêtre à l’autre, mais c’est la seule façon de lier les cartes entre elles que j’ai trouvée sur WiseMapping…

Collaboration

La collaboration sur la même carte se fait sur invitation.  En cliquant sur l’icone en forme de globe terrestre sur l’interface, on ouvre une fenêtre de dialogue :

Invitation à partager votre carte

Comme dans la plupart des logiciels qui permettent un certain degré de collaboration, vous pouvez inviter vos partenaire soit à regarder la carte, soit à l’éditer.  Dans ce cas, ils bénéficient des mêmes droits que vous.

J’ai essayé.  Il ne s’agit pas d’un mode de collaboration en temps réel comme sur MindMeister où on voit littéralement l’autre personne agir.   Lorsque la personne invitée agit sur la carte mentale en ligne, un texte apparaît qui vous prévient que la mindmap est éditée par une autre personne et que la carte est momentanément en mode « lecture seule » (read only mode).

Carte en lecture seule

Il faut donc attendre et rafraîchir la page pour voir les modifications.

Mais pour un logiciel gratuit, ce n’est déjà pas mal !

Exportations vers différents formats

En principe, WiseMapping peut exporter vos cartes vers divers formats :

  • PDF (graphisme un peu approximatif)
  • Open Office Writer (le traitement de texte libre)
  • Excel, le tableur de Microsoft
  • carte mentale Freemind (qui s’impose de plus en plus comme le standard d’échange entre de nombreux logiciels de mindmapping)
  • MindJet 8 (en version beta)
  • SVG (format graphique vectoriel)
  • plan texte

Mes essais n’ont pas été très concluants…  En tout cas, pour ce qui concerne certains formats.

1. Exportation vers Open Office Writer

L’exportation vers Open Office Writer m’a vraiment déçu : je m’attendais à avoir au moins un texte propre.  Eh bien non : voici ce que j’ai découvert après avoir exporté ma carte :

Export vers Open Office Writer

Une série de lignes de codes…

Je m’y suis repris à deux fois pour vérifier que je n’avais commis aucune erreur…

L’exportation au format PDF est sensiblement meilleure, même si le graphisme est plus qu’approximatif : le texte du titre dépasse largement l’encadrement, les traits sont baveux…  Bref, pas très net !

L’exportation au format PNG, par contre, est assez propre (la première image de cet article résulte de l’exportation de la carte mentale WiseMapping en PNG).

2. Excellente exportation vers Excel

L‘exportation au format Excel, par contre, est excellente, comme illustré ci-dessous :

Exportation vers Excel

3. Qualité exceptionnelle de l’exportation vers Freemind

Quant à l‘exportation vers le logiciel de mindmapping gratuit Freemind, elle est tout simplement exceptionnelle : toutes les couleurs et les icones sont respectées (ou presque).

La carte résultant de l’exportation est quasi-identique à l’original de WiseMapping !

Exportation vers Freemind

L’importation de et l’exportation vers Freemind peut constituer une bonne solution pour les personnes qui utilisent ce logiciel gratuit et désirent travailler en ligne.

L’exportation au format Plan texte donne une liste numérotée du contenu des sujets dans le bloc-notes de Windows.  Pas très attrayant non plus…  Mais récupérable très facilement dans Word, où vous pouvez retravailler le tout avec vos styles habituels, pour gagner du temps lors de la structuration d’un document.   Mais si vous travaillez avec un logiciel comme Scrivener, il vaut mieux passer par l’exportation Freemind et importer le tout dans Scrivener…

Le format SVG n’a pas non plus fourni de dessin vectoriel, mais bien un empilement de données issues des sujets de la cartes… 🙁

Bref, au niveau des exportations, WiseMapping a encore du pain sur la planche…

Conclusion

Un logiciel en ligne, vraiment gratuit – même si quelques publicités, moins envahissantes que sur Mind42 – et qui offre un graphisme attrayant.

Malheureusement encore de nombreux bugs malgré le dynamisme de l’équipe qui réagit très vite aux alertes et suggestions des membres de la communauté.

Parions sur l’avenir et l’amélioration d’un outil à surveiller pour les écoles, les entreprises qui veulent travailler avec du logiciel libre, etc.

Le lien vers Wisemapping.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à 

Catégories
cartes argumentaires

Cartes argumentaires : développez votre pensée logique

Les cartes argumentaires restent les grandes inconnues de la pensée visuelle. Alors que cartes mentales et conceptuelles ont fait leur entrée à l’école et en entreprise depuis bien longtemps, les cartes argumentaires sont absentes tant des programmes scolaires que des pratiques professionnelles. Pourtant, elles constituent un outil performant de raisonnement logique et critique.

Article mis à jour le 9 mai 2021.

Cartes argumentaires : répondre au besoin de structuration du discours

Or, ces cartes répondent pourtant à une série de problèmes auxquels sont confrontés de nombreux jeunes lors de leur parcours scolaire :

  • Comment structurer un écrit ?
  • Comment organiser sa pensée lors de la rédaction d’un essai ou d’une présentation ?
  • Comment articuler les différentes parties d’un discours de manière logique ?
  • Comment ne pas se disperser dans toutes les directions mais, au contraire, rester concentré sur son sujet et ordonner ses arguments de façon construite ?

La carte argumentaire, avec sa logique rigoureuse, aide le jeune – et le moins jeune – à organiser sa pensée et à travailler selon des articulations logiques.  En d’autres termes, à développer sa pensée critique.

Où se situe la carte argumentaire dans la pensée visuelle ?  Et à quoi peut-elle servir ?

Développez la pensée critique avec les cartes argumentaires

Les cartes argumentaires ont pour but d’aider à développer la pensée critique des étudiants.  Elles sont donc destinées aux étudiants du secondaire supérieur ou des études supérieures, y compris universitaires.

Grouper : travailler avec les catégories et les hiérarchies

Une des tâches que permet la carte argumentaire est le regroupement de concepts, de mots, d’idées en catégories.   Sur la carte suivante, j’ai regroupé trois catégories de cartes issues de la pensée visuelle :

  • Les cartes mentales ou mindmaps : elles sont excellentes lorsqu’il s’agit de rechercher des idées (brainstorming), de retrouver une structure sous-jacente dans un texte, pour organiser ses idées, structurer un écrit, une présentation, etc.
  • Les cartes conceptuelles : elles sont irremplaçables quand il s’agit de montrer les relations entre les concepts, pour illustrer des flux (voir cette carte sur les flux de travail dans la méthode GTD) ou des processus.
  • Les cartes argumentaires : sont excellentes pour regrouper et hiérarchiser des objets, des termes, des concepts ; elles sont uniques quand il s’agit de raisonner de manière critique.

(Cliquez sur la carte pour l’agrandir).

Carte de « regroupement »

J’ai dessiné toutes les cartes argumentaires de cet article avec la version en ligne de Rationale : c’est le meilleur logiciel de cartes argumentaires que j’ai trouvé jusqu’ici.

Raisonner avec les cartes argumentaires

J’ai repris l’exemple d’un autre article sur les cartes conceptuelles à propos des bio-carburants.  Voici la carte conceptuelle qui servait à illustrer l’argumentation :

Concept map « Biocarburant »

Cette carte a été réalisée avec la version gratuite de XMind.

Voici à présent le même sujet traité avec une carte argumentaire de Rationale.

Exemple de carte argumentaire

Raisonner avec les cartes argumentaires

Hypothèses, arguments, objections et contre-objections

Tout en haut de ma feuille s’affiche mon hypothèse de départ : les bio-carburants sont bons pour l’environnement.

Je justifie ensuite cette affirmation par différents arguments qui s’affichent dans un cadre vert avec la mention « parce que » :

  • ils émettent moins de gaz à effet de serre
  • ils émettent moins de particules polluantes que le diésel
  • ils offrent de nouveaux débouchés pour les agriculteurs du tiers-monde
  • ils offrent une alternative moins chère

Ensuite, je vais examiner ces arguments en faveur de mon hypothèse et en contredire certains par des objections :

  • ils émettent moins de gaz à effet de serre MAIS ils produisent plus de gaz à effet de serre lors de leur production

Les objections sont entourées d’un cadre rouge et d’une mention « mais« .  C’est un articulateur logique puissant, le plus fort pour exprimer une objection, une idée opposée à la précédente.  Cela peut paraître banal à la plupart d’entre nous, mais pourtant, force est de constater que de nombreux adolescents ne maîtrisent pas ces articulations logique à la sortie de l’enseignement secondaire.

Dans la même ligne verticale, j’ai inséré une « contre-objection » : dans un cadre orange, une affirmation vient tempérer l’objection précédente : toutefois, peu de chercheurs s’accordent sur ce point.

Une chaîne de raisonnement logique

A la suite des objections, figurent de nouvelles affirmations qui précisent et expliquent pourquoi on objecte : Par exemple :

  1. Les bio-carburants sont bons pour l’environnement
  2. PARCE QUE ils offrent de nouveaux débouchés pour les agriculteurs du tiers-monde
  3. MAIS ils constituent un risque alimentaire
  4. PARCE QUE cela diminue le risque de résistance aux maladies des végétaux
  5. PARCE QUE cela encourage la monoculture

Toute la ligne de raisonnement est complète.

Il s’agit ici d’un exemple simple.

Rationale permet bien plus que cela.  Je reviendrai sur les autres utilisations de ce logiciel et de ce type de carte argumentaire dans d’autres articles.  Je développerai davantage la préparation d’un essai et l’exportation vers le texte : une bonne façon pour les étudiants de structurer un essai de façon rationelle et logique et ensuite de rédiger directement sur base de cette structure dans leur traitement de texte préféré.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à notre newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

50.9686775.824968
Catégories
Logiciels Mind Mapping MindMeister Outils Test

Mindmeister 9 : un design plus élégant et une meilleure ergonomie

Le logiciel de mindmapping Mindmeister 9 est sorti ce 9 janvier.  J’ai testé pour vous cette nouvelle version qui mise l’essentiel sur l’ergonomie et le flat design.

La nouvelle version de MindMeister était attendue pour la fin 2013.  L’éditeur de logiciel de mindmapping a pris un peu de retard et nous présente aujourd’hui la version 9 de son software.

Je l’ai testée pour vous.  Et voici ce que ça donne.  Double-cliquez sur l’image pour l’agrandir au  maximum.  Ou cliquez pour visiter la carte publique « Essai de MindMeister 9 ».

Essai de MindMeister 9

Le flat design : un visuel épuré, très élégant

Au niveau du design, le nouveau MindMeister, tout comme la nouvelle version de XMind, sacrifie au « flat design« , un style visuel épuré dont vous trouverez une excellente description sur le blog de mon ami Philippe Boukobza.

Toute l’interface a été redessinée selon les principes du « flat design » : les nouvelles icones, les outils de navigation, etc.

Cela donne une visibilité, une clarté et surtout une lisibilité nouvelle à l’ensemble.  Mais l’aspect visuel n’est pas l’unique préoccupation des designers de MindMeister.  Ils ont manifestement bien écouté leurs utilisateurs qui leur réclamaient surtout une meilleure ergonomie.

Une ergonomie entièrement repensée

 L’ergonomie de MindMeister 9 a été entièrement repensée pour améliorer l’accessibilité des commandes et des menus.

Dès l’ouverture de l’application – MindMeister est une application de mindmapping en ligne – le changement saute aux yeux.  La liste des cartes, par exemple, a été entièrement redessinée.

La nouvelle liste des cartes

Alors qu’auparavant l’ensemble présentait une colonne unique, la page affiche à présent plusieurs colonnes : ici, par exemple, j’ai choisi d’afficher mes cartes et les dernières cartes publiques téléchargées sur le site de MindMeister.  Mais, pour la gestion de projet ou la gestion du temps avec la méthode GTD, par exemple, on peut également choisir d’afficher les tâches relatives à chaque projet.

Remarquez tout en haut de la page, le logo de l’entreprise à gauche et ma photo à droite : MindMeister est un logiciel collaboratif.  Cela explique pourquoi l’accent est mis sur les entreprises, les équipes et les membres de ces dernières.  La version Business de MindMeister vous autorise ainsi à inviter des collaborateurs, des clients ou des amis à participer à l’élaboration d’une carte avec toutes les fonctionnalités professionnelles sans devoir souscrire à un compte payant.  C’est ce que j’utilise par exemple lors de séances à distance de coaching étudiant ou chef d’entreprise.

Tout à fait à droite de cette première ligne, une icone en forme de roue dentée permet d’accéder d’un simple clic aux réglages de votre compte.

A la ligne suivante, des onglets vous donnent accès à vos cartes personnelles, à votre « channel », c’est-à-dire à vos cartes publiques sur les serveurs de MindMeister ou bien encore à l’ensemble des cartes publiques.

Enfin, la dernière ligne avant les cartes vous permet de créer une nouvelle mindmap ou un nouveau dossier, d’importer une carte ou un fichier depuis Google Drive ou un répertoire de votre disque dure par exemple.  Une autre commande – celle en forme de flux RSS – règle les paramètres de partage des cartes, le sens interdit supprime une carte tandis que le « i » affiche une liste d’informations à propos de votre carte.

Des menus plus lisibles et plus accessibles

Barre de menu

Le menu de droite a été complètement revu : ici aussi, le flat design a fait son apparition : de simples icones ont remplacé les étiquettes.

Il suffit d’un clic pour modifier la couleur ou la forme d’un sujet, l’apparence du texte et le style d’un texte.  C’est ici aussi que vous intégrerez des limites ou nuages de la couleur et de la forme que vous souhaitez.  Tout est paramétrable.

Il est toujours possible, bien entendu, d’intégrer des liens hypertextes vers des sites web ou bien des adresses e-mail (très pratique pour les garder sous la main lorsque vous travaillez sur des projets en partenariat).

C’est à travers ce menu que vous intégrerez aussi des documents (Word, PDF, Excel ou tout autre format) depuis votre disque dur, bien entendu, mais aussi depuis Dropbox, Evernote, Google Drive ou un périphérique.  MindMeister étant une application en ligne, vous pouvez tirer parti de tous les éléments du cloud.

Le même menu permet aussi l’intégration de notes et de tâches pour la gestion de projet.  Pour faire disparaître cette barre de menu, plus d’icone « réduire » dans le coin supérieur droit, mais une icone « réduire la barre » en bas à droite.

Les menus Zoom et Options de carte – qui permet de centrer la map, d’afficher ou non les ascenseurs (scrollbars) et les informations de tâches – ont été regroupés en haut à gauche de la feuille.

Exportez et intégrez vos présentations dans un blog ou un site web

Le mode présentation de MindMeister était déjà très souple et agréable.  L’affichage des branches a encore été amélioré et la transition entre les sujets est plus fluide que jamais.

Mais surtout, vous pouvez désormais exporter vos présentations : un nouveau bouton dans le menu « Exportations » vous permet de télécharger votre présentation sous forme d’une collection de slides au format ZIP (compressé).

Vous pouvez utiliser ces slides pour créer une présentation intégrée dans un blog ou un site web.  En tout cas, en théorie, car j’ai essayé à diverses reprises de télécharger deux présentations différentes avec deux extracteurs différents (Z.zip et The Extractor) et les fichiers étaient endommagés à chaque fois…   Sans doute un de ces bugs inévitables lors du lancement d’une nouvelle version…

Par contre, le mode présentation lance automatiquement le plein écran et dispose au bas de ce dernier une commande avant-arrière qui inclut le logo de votre entreprise.  Celui-ci est également repris au bas à droite de l’écran : vos auditeurs ne pourront pas ignorer d’où vous venez !

Détail du mode présentation

Il suffit de ne pas utiliser la souris ou de la placer hors du champ d’influence de cette commande pour qu’elle disparaisse.  Le mode plein écran de la présentation permet de ne pas distraire les participants de votre exposé, ce qui est appréciable…

Des améliorations de l’impression et de l’exportation

D’autres améliorations sont les bienvenues, comme celle de l’exportation en format PDF.  Les fichiers sont désormais exportés au format d’échange RDF de meilleure qualité, ce qui assure une meilleure fidélité de l’image de votre mindmap.

Les icones ont non seulement été redessinées, mais elles apparaissent à présent en haute résolution.  Leur nombre a été augmenté et elles comprennent maintenant un pack de 863 icones Emoji, très appréciées des jeunes.

L’impression des mindmaps a été revue : en cliquant sur l’icone en forme d’imprimante, vous générez en fait un fichier image de format PNG qui sera imprimé.  Je n’ai pas eu l’occasion non plus de tester cette propriété.

En conclusion

Dans la version 9 de MindMeister, comme dans la version 2013 de XMind, pas de révolution ni de grands chambardements.  Mais des améliorations appréciables de la navigabilité, de l’ergonomie et du design.

Et des améliorations de fonctions qui rendent la vie plus confortable.

Au niveau graphique des cartes à proprement parler, pas de révolution non plus.  Mais comme le disait Michael Hollauf lors de son exposé du Biggerplate Unplugged de Utrecht, MindMeister étant une application en ligne, elle est tributaire du développement des navigateurs.  Or, tous n’intègrent pas les derniers développement du html 5, par exemple, ou d’autres possibilités graphiques.

Bref, un logiciel de mindmapping rénové qui ne perturbera pas ses anciens utilisateurs mais qui risque bien, par son design, son ergonomie et son utilisation ultra-intuitive, d’attirer un nouveau public plus jeune.  Et par ses facilités d’emploi dans le travail collaboratif, il pourrait bien séduire plus d’une entreprise au passage.

Vous avez envie, vous aussi, de créer des cartes mentales en ligne, seul ou à plusieurs ?  Inscrivez-vous gratuitement sur MindMeister et testez la version 9 !

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

50.9686775.824968
Catégories
Mind Mapping

Une mindmap pour expliquer comment faire un exposé à l’école

Mindmap d’instructions pour un exposé

Notre fille fréquente la dernière année d’école primaire aux Pays-Bas. Elle doit réaliser un exposé la semaine prochaine et a choisi le thème de la Malaisie, le pays de sa maman.

Pour instructions, le professeur lui a donné cette mindmap ou carte mentale ou carte heuristique. Chaque branche détaille une série d’instructions pour collecter les informations, les mettre en ordre, comment réaliser le PowerPoint qui servira de support visuel, etc.

Une pratique courante ici aux Pays-Bas mais qui tarde un peu à s’implanter en France et en Belgique francophone, malgré la bonne volonté de certains enseignants…

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

50.9686775.824968
Catégories
iMindMap Logiciels Mind Mapping MindMeister Novamind Outils Prezi XMind

Qu’est-ce qu’un logiciel de mindmapping ?

Tout le monde croit savoir ce qu’est le mindmapping.  Et les logiciels qui permettent de s’adonner à cette méthode de pensée.  Pourtant, quand je lis certains articles sur le web, je m’interroge vraiment.  Et j’ai envie d’ajouter mon grain de sel pour clarifier certaines notions.  En toute subjectivité totalement assumée.  Vous voilà prévenu(e)s !

Pas une semaine sans qu’un article s’extasie sur un « fabuleux nouveau logiciel qui révolutionne le mindmapping ! » Ou que les médias sociaux ne tombent en pamoison sur un nouveau « software pour créer des cartes mentales« .

Pourtant, la lecture de ces articles ou des ces posts me laissent souvent dubitatif, pour ne pas dire sceptique…  Certains de ces logiciels révolutionnaires me paraissent tout au plus de nouveaux gadgets aussi vite jetés que découverts.  Aussi limités dans leurs fonctions que clinquants dans leur forme et agressifs dans leurs opérations de marketing.

Pour beaucoup d’internautes, le mindmapping consisterait donc à tracer une forme centrale, à y piquer quelques lignes au bout desquelles on place des bulles avec des images ou des mots-clés (quand ce n’est pas le contenu d’une page A3, rédigé en Arial 8…).

Non, le mindmapping, ce n’est pas ça !  C’est, d’abord et avant tout, une méthode d’organisation des idées.  Qui peut se pratiquer un crayon à la main ou armé du support technologique dernier cri : PC, Mac, tablette ou smartphone.

Mais c’est là que ça se gâte !  Il ne suffit pas d’avoir un logiciel.  Et surtout : il ne suffit pas d’avoir n’importe quel logiciel !

Une collection hétéroclite de logiciels sans véritable liens

Récemment, j’ai découvert une page web qui rassemble les logiciels de mindmapping : je salue au passage le travail de collecte des informations.  Le site donne des précisions sur les prix, les modalités d’abonnement, etc.

Mais mon sang n’a fait qu’un tour lorsque j’ai découvert parmi cette liste des applications comme Prezi ou Libre Office !

Prezi, que j’utilise abondamment et avec plaisir, est un logiciel de présentation !  C’est un merveilleux support visuel pour vos conférences, vos exposés ou pour expliquer un point difficile pendant une formation.  Mais un logiciel de mindmapping ?  NON !

Libre Office est une suite bureautique…  Qu’elle comporte des outils graphiques, c’est indéniable.  Est-ce pour autant un logiciel de mindmapping ?  NON !  A ce compte-là, Word avec son outil SmartArt pourrait être classé dans la catégorie Mindmapping, pourquoi pas ?

Je pourrais continuer la liste et la démonter point par point, mais ce n’est pas l’objet de ce post.

Mindmapping : des logiciels qui correspondent à une méthode

Donc, qu’est-ce qu’un logiciel de mindmapping pour moi ?  Qu’est-ce que j’attends d’un software qui se prétend capable de tracer des cartes mentales ?

J’attends qu’il puisse me fournir au minimum des prestations qui correspondent aux bases du mindmapping manuel.  Et quelques fonctionnalités supplémentaires (et utiles, pas du bling-bling) si possible.

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir.  Vous pouvez aussi la télécharger gratuitement depuis ma page sur Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs au monde !).

Fonctions d’un logiciel de mindmapping

Une gestion automatique de la répartition des branches

Tout d’abord, le mindmapping étant une pensée rayonnante, le logiciel doit démarrer la carte par le  centre de la feuille au format paysage.  Il doit donc proposer un sujet central pouvant inclure du texte et de l’image.

Mais lorsque vous ajoutez des branches, des sujets ou des nœuds (selon le jargon de votre software), votre logiciel doit être capable de les répartir de manière automatique autour de ce sujet central.  Il doit être capable de gérer de manière dynamique l’équilibre des objets sur la feuille : si vous ajoutez deux branches, les autres branches doivent se déplacer un tant soit peu pour libérer de la place et rétablir une répartition harmonieuse de l’ensemble sur la page.

Les meilleurs logiciels vous permettront toujours d’intercaler une nouvelle branche entre deux branches existantes, de déplacer les branches sur la feuille, bref, d’améliorer la présentation générale de votre mindmap.

Vous devez aussi être capable de gérer vous-même la couleur, la forme et l’épaisseur de vos branches : selon votre pratique, les couleurs et les formes des branches renforcent l’information – vous pouvez choisir de réserver la branche rouge aux objectifs pour la gestion de projet, par exemple.

Une gestion complète des images

Un logiciel de mindmapping doit au minimum permettre l’inclusion d’images dans vos branches, nœuds ou sujets…  Cela paraît évident pour tout qui a pratiqué un minimum de mindmapping.  Et pourtant, je vois des nuées de gens s’extasier devant une série de nouveaux logiciels présentés comme « mindmapping software » mais qui ne prévoient aucune inclusion d’images.

Les images sont une partie importante du mindmapping.  Votre logiciel devrait donc vous permettre d’inclure des images de façon simple (clic sur une icone, glisser-déposer, etc.).

Mais surtout, il devrait vous donner le choix entre différentes sources d’images :

1. En provenance de vos propres fichiers :

Une interface claire vous donne accès à tout moment aux images présentes sur votre disque dur ou tout autre périphérique.

2.Depuis une banque d’images :

Le logiciel lui-même vous propose sa propre galerie d’images, de préférence classées en catégories ou avec un moteur de recherche interne.  Selon les logiciels de mindmapping, la qualité et le nombre de ces images sont extrêmement variables…

3. En provenance d’Internet :

Pour les images provenant d’Internet, les producteurs de logiciels ont opté pour plusieurs options dont chacune présente un intérêt différent :

  • images GoogleMindmeister (avec le risque d’employer des images protégées par copyright) ;
  • navigateur interne ou externeXMind ; (même problème)
  • moteur de recherche spécialisé du type iConFinder – Mindmeister, etc.

4. Depuis un programme intégré de dessin :

Le logiciel intègre un dispositif qui vous permet de dessiner des images originales en fonction de vos besoins – comme l’outil Sketch de iMindMap.  Ce dernier est non seulement un outil de dessin mais également de retouche d’images existantes.

La gestion des branches, des images, de la couleur doit vous permettre aussi de trouver votre propre style de mindmappeur : le choix des couleurs, de la simplicité ou de la complexité des cartes, le type d’image, etc. tout cela contribue à développer votre propre langage…

Intégration d’objets internes et externes

Un véritable logiciel de mindmapping doit vous permettre d’intégrer une série d’objets complémentaires et qui augmenteront votre productivité.  J’opère une distinction entre objets internes – relations, limites, accolades, notes écrites et audio, hyperliens – et objets externes – fichiers joints ou liés, informations en provenance des réseaux et médias sociaux, etc.

Relations, limites et accolades : le supplément d’information

La structure d’une mindmap visualise la hiérarchie entre les concept : d’une idée centrale, le « lecteur » de la carte dégage rapidement les idées principales, les idées secondaires, mais surtout la façon dont le tout est organisé de manière très hiérarchisée.   C’est la grande force du mindmapping : offrir tout cela en un coup d’œil !

Relations et limites

a) Relations : montrer les liens entre deux éléments séparés

Les relations – encore appelées « flèches » – servent à illustrer le lien entre deux éléments séparés, sur deux branches distinctes, par exemple.  Les bons logiciels de mindmapping permettent de modifier le format, la forme, la couleur, l’épaisseur, la forme des extrémités – triangle, boule, carré, diamant, etc.  Elles apportent un supplément d’information en ce qu’elles illustrent des liens entre concepts qui ne seraient pas évident sans cela.

b) Les limites : l’accent sur l’important    

Les limites – ou nuages – sont sans doute l’un des éléments les moins bien compris du mindmapping.  Certains utilisateurs les placent systématiquement sur chacune des branches, sans doute pour obtenir un effet coloré.

En réalité, les limites sont surtout très utiles pour mettre l’accent sur un groupe de concepts particuliers :

  • soit parce qu’on veut montrer qu’il s’agit d’un groupe particulièrement homogène.  Par exemple, dans un cours de physique, entourer un groupe de trois causes possibles d’une action-réaction
  • soit parce qu’on veut attirer l’attention du lecteur sur quelque chose d’important : dans une carte de gestion de projet, par exemple, on peut créer une limite autour de certaines actions urgentes et compléter par un titre du genre « à réaliser en priorité ».

Le fait d’utiliser des limites partout dilue leur potentiel d’information : si tout est important, plus rien ne l’est…

c) Les accolades : résumer le contenu des branches précédentes

Les accolades ne sont pas présentes dans tous les logiciels.  XMind les propose avec la possibilité de les personnaliser via son éditeur de styles.  Elles sont très utiles pour résumer le contenu de deux ou plusieurs branches.

Accolades sur XMind

C’est dommage que beaucoup de logiciels de mindmapping ne proposent pas ce type de dispositif pourtant extrêmement pratique…

d) Les notes écrites et audio : du texte et des commentaires

Les notes écrites permettent de s’épancher : je sais à quel point il est difficile pour certaines personnes de se limiter aux mots-clés dans leurs mindmaps.  La note écrite peut être l’occasion d’en dire plus sous forme de phrases linéaires.

C’est aussi l’occasion de donner une explication, d’inclure un texte déjà rédigé dans une carte qui constitue la structure d’un document à rédiger.  De cette façon, lorsque vous exporter vers un logiciel de traitement de texte, le contenu de votre note devrait figurer en bonne place dans le document.

 Les notes audio sont également très pratiques si vous devez commenter le travail d’un collègue.  C’est parfois plus sympa et plus « naturel » d’entendre un collègue vous demander de compléter une partie de sa carte par note audio…  Dans iMindMap, les notes audio sont intégrées dans votre présentation et peuvent devenir le son de la vidéo qui en résulte.  Une excellente idée !

e) Les hyperliens : l’accès à des sources externes

L’intégration des hyperliens dans les cartes mentales est également une fonction très importante.  Ces derniers permettent d’accéder d’un clic à un site web, un fichier distant ou une autre carte (carte secondaire ou différente).

Tout logiciel de mindmapping digne de ce nom doit inclure cette fonctionnalité.

d) Documents joints

La plupart des logiciels de mindmapping permettent d’intégrer ou d’attacher des documents à votre carte.  De cette manière, le destinataire de la mindmap pourra toujours accéder aux fichiers joints.  iMindMap permet l’inclusion directe d’une feuille de calcul au sein d’une branche.

L’importation : faire entrer le monde dans votre carte

Les logiciels de mindmapping ne devraient pas travailler de manière isolée.  Mais au contraire, ils devraient vous donner l’opportunité de communiquer avec le monde extérieur.

C’est pourquoi il est important de choisir un logiciel qui permette l’importation d’un maximum de documents externes.  De cartes en provenance d’autres logiciels de mindmapping, bien entendu, mais pas seulement.  De plus en plus de logiciels importent des données depuis Word, Libre Office ou Open Office, Excel, Twitter, etc.

Mindmeister intègre des textes rédigés sous format Txt  : il les transforme en mindmap.  Mindjet inclut des tweets dans certaines de ses fonctionnalités, notamment dans les modules de brainstorming.

L’exportation : partager votre carte avec le monde entier

Dans l’autre sens, il est important que votre carte puisse être partagées avec d’autres mindmappeurs qui n’utilisent peut-être pas le même logiciel que vous.  Mais aussi aux personnes qui utilisent Word, Excel, PowerPoint ou qui désirent lire votre carte sous un format du type PDF.  Ou qui souhaitent intégrer votre carte sous forme d’image BMP dans un document imprimé ou PNG sur une page de site Web.

L’importation et l’exportation sont donc des critères importants du choix de votre logiciel de mindmapping comme je le disais déjà dans mon article « Comment choisir mon logiciel de mindmapping« .

La collaboration avec d’autres mindmappeurs

L’évolution d’Internet et en particulier du Web 2.0 a profondément modifié les usages en ligne.

Dorénavant, les internautes ne sont plus de simples consommateurs d’informations : ils en deviennent les producteurs, ou tout au moins, les coproducteurs.  Les entreprises s’intéressent chaque jour davantage au cloud et à ses possibilités de travail à distance.

Le mindmapping n’échappe pas à cette tendance.  Et certains logiciels ont développé de réelles stratégies de collaboration en ligne en temps réel : c’est le cas de Mindjet ou de Mindmeister qui permettent vraiment de travailler en ligne de manière synchrone sur la même carte.

La plupart des autres logiciels ont développé des solutions de travail collaboratif en mode différé.  C’est le cas de XMind qui possède une plateforme où les cartes mentales peuvent être stockées et partagées.  iMindMap offre une solution Cloud qui permet de synchroniser vos cartes sur votre ordinateur de bureau, sur votre PC portable, votre tablette ou votre smartphone, qu’ils soit iOS ou Androïd.  La version 2013 de XMind offre aussi le partage et la synchronisation des cartes sur réseau local.

Cette tendance devrait se renforcer au cours des prochaines années, voire des prochains mois…

Présentation et brainstorming

De nombreux logiciels proposent des modules de présentation : Novamind offre un module basé sur des slides particulièrement fluide et agréable.  iMindMap possède un module unique, paramétrable jusqu’au moindre détail, en trois dimensions et directement exportable vers des vidéos, y compris sur Youtube !  Quand à XMind, il propose un module qui affiche la carte sujet par sujet.

La plupart des bons logiciels de mindmapping offrent également une, voire plusieurs solutions de brainstorming : avec minuteur (XMind), avec styles de brainstorming pré-établis (Mindjet), etc.

Mais ces deux fonctions ne sont pas inhérentes au mindmapping : elles sont des fonctions supplémentaires qui ont parfois fait du tort à la discipline, car de nombreuses personnes finissent par confondre les logiciels de mindmapping avec des softwares de présentation.  Et on ne compte plus les comparaisons avec – voire les assimilations à – PowerPoint, Prezi, etc.

Conclusion

Les logiciels de mindmapping devraient être des outils complets, permettant d’appliquer au minimum ce qu’il est possible d’effectuer à la main.  Et qui proposent, en outre, des outils de productivité.  De réels outils de productivité qui vous permettent de gagner du temps, de mieux structurer vos documents et vos projets, et de mieux organiser vos idées en général.

En-deça de cette définition, appelez votre logiciel comme vous voulez, mais pas « logiciel de mindmapping« .  Merci.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

50.9686775.824968
Catégories
Logiciels Mind Mapping Outils Tutoriel XMind

Utilisez la fonction « chevauchement » dans vos mindmaps XMind !

Il y a une fonction qui n’est généralement pas bien comprise par les utilisateurs de XMind : autoriser le chevauchement.  Pourtant, bien utilisée, elle offre des perspectives intéressantes.

Plusieurs personnes m’ont fait part récemment du fait qu’elles ne comprenaient pas bien à quoi pouvait servir la fonction « autoriser le chevauchement » dans XMind.  Elles craignaient surtout que les branches ne viennent se chevaucher de manière sauvage et qu’elles ne puissent pas s’y retrouver dans une sorte de plats de spaghettis totalement illisible.

En fait le chevauchement permet de placer un objet au-dessus de l’autre, totalement ou partiellement.  Vous pouvez utiliser cette propriété de manière astucieuse pour donner de la vie et du relief à vos mindmaps !

Voici comment : dans cette carte mentale XMind, j’ai utilisé cette propriété à presque toutes les branches pour les besoins de la démonstration.   Comme d’habitude, cliquez deux fois pour agrandir l’image au maximum et vous pouvez télécharger gratuitement cette mindmap sur l’autorisation de chevauchement sur ma page Biggerplate.

Donner de la vie à votre carte !

Donnez de la vie et du relief à vos mindmaps !

Comme vous le voyez sur la carte, j’ai utilisé à chaque fois des sujets flottants que je suis venu placer partiellement sur le sujet.  J’aurais pu aussi les placer au-dessus, en-dessous ou à côté.  L’essentiel est d’avoir un objet qui apporte un surcroît d’information à votre carte.  Donc, avant d’ajouter un objet de ce type – comme pour tout objet sur votre carte – posez-vous la question : ceci apporte-t-il un surcroît d’information, un élément qui facilitera la compréhension de mon message ?  Ou au contraire, cela risque-t-il de brouiller mon message, de n’apporter que du bruit ?

Ajouter une bulle au portrait d’Obama peut faire vivre une carte de sciences politiques, par exemple : que la bulle montre un extrait significatif du discours que la carte analyse.  Qu’une bulle replace William Shockley dans le cercle des inventeurs ou Darwin en tant qu’auteur de l’Origine des espèces.

Vous pouvez aussi préciser qu’un élément de votre carte doit absolument être étudié pour le prochain examen.  Ou signaler à vos collègues que ce point est incontournable dans le prochain ordre du jour !

ALT pour maîtriser les déplacements et les chevauchements

Avant tout, rendez-vous dans le menu « Modifier » de XMind.  Ensuite, cliquez sur « Autoriser le chevauchement« .  Si un onglet apparaît à côté de cette commande, cela veut dire qu’elle est déjà activée : ne touchez plus à cette commande !

Déplacer un sujet flottant autour d’une mindmap peut vraiment constituer une gageure.  Mais avec un peu de pratique de la touche ALT, vous allez maîtriser tout cela avec doigté.

D’abord, créez un sujet flottant (c’est-à-dire un sujet qui n’est pas attaché à votre carte mentale par une branche) en double-cliquant sur le fond de votre carte.  Ensuite, donnez-lui la forme souhaitée, celle d’une bulle de BD, par exemple.  Entrez le texte.

Et puis, cliquez dessus tout en maintenant la touche ALT de votre clavier enfoncée.  Cela empêche le reste de la carte mentale d’attirer le sujet flottant et de le coller au reste.

Lorsque le sujet est à l’endroit désiré, lâchez la touche ALT et le tour est joué !

Si votre mindmap évolue – si vous ajoutez de nouvelles branches – il se peut que vos sujets se déplacent et que vous deviez replacer les sujets flottants au bon endroit.  Recommencez simplement la manœuvre avec la touche ALT.

Et vous : avez-vous déjà utilisé cette propriété « autoriser le chevauchement » de XMind ?  Si oui, dans quel contexte ?  Et pour quoi faire ?  Partagez vos expériences, nous en ferons profiter nos lecteurs 😉

Vous pouvez télécharger la version gratuite de XMind et commencer vous aussi à créer des cartes mentales élégantes et esthétiques.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

50.9686775.824968
Catégories
Gestion de projet Logiciels Mind Mapping Outils Projets Tutoriel Uncategorized XMind

XMind en gestion de projet : exportez vos tâches vers Excel

Vous gérez des projets ?  Et vous souhaitez exporter vos informations de tâches vers une feuille de calcul Excel ?  C’est désormais possible avec XMind 2013 comme je vous le montre dans ce tutoriel vidéo.

Dans un article précédent, je vous ai montré comment exporter le contenu d’une carte mentale XMind vers une feuille de calcul Excel.  Aujourd’hui, je vous propose de voir ensemble comment exporter le contenu d’une mindmap de gestion de projet – les infos de tâches – vers ce même tableur de Microsoft.  C’est l’une des nouvelles fonctionnalités de la version beta 2013 de XMind.

Pour tester cette nouvelle fonctionnalité, j’ai conçu une mindmap de gestion de projet autour d’un projet fictif : le projet Waw. (Double-cliquez sur l’image pour l’agrandir au maximum ou téléchargez cette carte de gestion de projet sur ma page Biggerplate).

Exemple de gestion de projet

J’y ai ajouté des informations de tâches. Les petits marqueurs qui apparaissent à côté des sujets secondaires (comme Rédaction, Mise en page, etc.) indiquent qu’on a attribué cette tâche à une personne, avec un degré de priorité, un début de tâche, une durée ou une date-limite, et d’autres informations que vous pouvez visualiser en cliquant sur l’icone « Infos de tâches » à droite de l’écran ou en cliquant sur le menu « Vue« , « Infos de tâches » dans la barre du haut.

Insertion des infos de tâches

Lorsque vous cliquez sur cette commande, vous obtenez cet affichage :

Visualisez les infos de tâches

En haut à droite, figure le nom de la personne à qui la tâche a été assignée, ensuite, le niveau de priorité – ici, le 1, priorité haute – ensuite la date de début de la tâche, la durée, l’état d’achèvement (0 % dans notre cas) et puis ensuite, s’il y a une tâche précédente dont dépendrait notre action : et il n’y en a pas.

Vous pouvez voir cette information sous une autre forme : le diagramme de Gantt, présent dans le logiciel de mindmapping XMind (contrairement à ce qui se passe avec MindMaple qui exporte son diagramme de Gantt vers Excel).

Vue « diagramme de Gantt »

Exportation des tâches vers Excel

Mais à présent, vous pouvez aussi exporter vos infos de tâches XMind 2013 vers une feuille de calcul Excel.  Si, comme moi, vous êtes un(e) habitué(e) des mindmaps et des représentations graphiques, vous n’en avez probablement pas besoin.  Mais ce n’est pas le cas de tout le monde : il vaut donc mieux leur fournir à ces personnes des données sous forme de tableau.

Voici un tutoriel vidéo qui vous montre la procédure à suivre pour exporter vos infos de tâches dans un tableau Excel de Microsoft.

Vous avez vu ?  Ce n’est pas bien compliqué !

Et voici en prime, une image grandeur nature des résultats obtenus après exportation vers la feuille de calcul :

Vos infos de tâche dans une feuille Excel

Envie d’essayer XMind 2013 beta gratuitement

Formez-vous à l’utilisation de XMind et boostez votre productivité avec cette formation proposée par le site d’info européenne MyEurop.info !

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

50.9686775.824968
Catégories
Logiciels Mind Mapping Outils Tutoriel XMind

XMind – Excel : exportez votre mindmap dans une feuille de calcul

Avec XMind 2013, il est désormais possible d’exporter le contenu de votre mindmap dans une feuille de calcul Excel.  Voici un tutoriel en vidéo et en photos.

Une des fonctions qui manquaient le plus à XMind, était l’exportation de données d’une carte mentale vers une feuille de calcul Excel.  Cette lacune est aujourd’hui comblée, puisque la version beta de XMind 2013 permet désormais d’exporter des données d’une mindmap vers le célèbre tableur de Microsoft pour y effectuer des calculs sur le contenu.  C’est une des nouvelles fonctionnalités du logiciel.

Voici une carte que j’ai réalisée pour tester cette nouvelle fonction : il s’agit d’une liste de fournitures de bureau.  (Double-cliquez sur l’image pour l’agrandir ou téléchargez la carte sur l’export Excel sur ma page Biggerplate)

Une liste de fournitures

Le but de cette carte est de rassembler une liste de fournitures de bureau avec le nombre d’articles nécessaires dans chaque catégorie, et le prix.  Lorsque la carte sera exportée dans la feuille de calcul Excel, le tableur de Microsoft nous permettra de calculer les montants de chaque catégorie et le montant total des achats.

Plusieurs modes d’exportation vers Excel

La version beta de XMind 2013 permet trois modes d’exportation différents vers Excel.  J’ai illustré la première dans la photo suivante et dans la vidéo de mon tutoriel.  Je présenterai le résultat des autres plus bas sur les illustrations suivantes.

Voici le résultat de cette exportation :

Feuille de calcul Excel

Pour exporter cette carte mentale XMind 2013, j’ai cliqué sur le menu « Fichier« , j’ai cliqué ensuite sur « Exportation » et j’ai choisi dans le nouveau menu « Feuille de Calcul« .

Ensuite, une fenêtre de dialogue s’affiche, qui me demande des précisions au sujet du mode d’exportation que je souhaite.

Sélectionnez le mode d’exportation

Dans ce cas, j’ai demandé une fusion des cellules.  J’ai également coché l’onglet du sujet flottant, ce qui ajoutera au bas de mon tableau le lieu et la date : Geleen, le 20 juillet 2013.

L’onglet « infos de tâches » est également sélectionné, mais il ne nous intéresse pas ici : il ne concerne que les cartes de gestion de projet dont je reparlerai dans un prochain billet.

Voici une vidéo Youtube qui vous montre comment procéder :

Dans le cas de l’exportation avec « fusion des cellules », les catégories – en fait les sujets principaux de ma mindmap – sont devenus les cellules de la colonne de gauche de mon tableau : elles sont suivies de la colonne « articles » qui sont répartis selon la catégorie à laquelle ils appartiennent.  Ensuite, vient le nombre d’unités à acheter et le prix unitaire de chaque article.

Une fois tout cela exporté dans ma feuille Excel, j’ai pu recalculer les prix et le montant total de mes achats.  Mais après avoir converti mes chiffres en « nombres », car Excel importe tout le contenu de la mindmap comme du texte.  Il y a donc une petite opération intermédiaire à effectuer si vous désirez effectuer du calcul sur les données importées.

Exportation avec le mode « Pivot »

Dans ce mode d’exportation, contrairement à ce qui se passe dans le mode « Fusion des cellules », les catégories ne sont pas rassemblées en une seule ligne, mais bien en autant de lignes qu’il y a d’articles, comme ci-dessous.  Cela peut-être utile si on doit refaire des manipulations sur certains items ou si on doit pouvoir compter les lignes qui comprennent le même libellé, par exemple.

Répartition des cellules par « pivot »

Chaque ligne est répétée et mon sujet flottant figure bien au bas du tableau.

Exportation selon le mode Structure ou Outline

Le troisième mode d’exportation de XMind 2013 vers une feuille de calcul du tableur Excel, est de les rassembler selon la structure ou outline (si vous travaillez avec la version anglaise du logiciel comme moi…).

Voici le résultat de cette opération :

Cellules exportées selon la structure

Chacune des cellule est décalée d’une ligne par rapport à la précédente.  Cela donne des tableaux très aérés par rapport aux précédents, mais cela prend beaucoup d’espace et je ne vois pas très bien  l’application possible de ce type présentation.

Si certains d’entre vous utilisent ce type de structures, ils peuvent éclairer ma lanterne ?

(J’ai écrit « agraphes » au lieu d’agrafes, mais je n’ai pas envie de tout changer : donc, je vous demanderai d’être indulgent(e)s pour cette fois…)

Une spécificité intéressante pour les gestionnaires de projet : désormais, XMind 2013 permet aussi d’exporter vos infos de tâches vers Excel.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

 

50.9686775.824968
Catégories
Logiciels Mind Mapping Outils Test XMind

XMind 2013: les 10 nouvelles fonctions du logiciel de mindmapping !

Elle était annoncée depuis plusieurs semaines : la version beta 2013 de XMind, le logiciel de mind mapping le plus populaire, est disponible.  Elle rassemble dix nouvelles fonctions et 11 améliorations très attendues des afficionados.

Read this article in English!

Disons-le d’emblée, ce n’est pas la révolution…

Lorsque vous ouvrez votre écran d’accueil, c’est à peine si quelques détails trahissent quelques changements à l’oeil averti.  Mais, comme pour certaines voitures, c’est sous le capot qu’il faut regarder pour apprécier, en amateur – au sens authentique du mot – les améliorations techniques.  Et leur potentiel.

Et ces améliorations techniques sont nombreuses : pas moins de 10 nouvelles fonctions et 11 améliorations.

Les 10 nouvelles fonctions de XMind

Ces nouvelles fonctions ne sont pas toutes du même niveau : si certaines touchent au coeur du logiciel, certaines, comme les nouveaux marqueurs, paraissent plutôt périphériques.

Mais passons-les donc en revue.  Rien de tel qu’une mindmap pour les visualiser toutes d’un seul coup d’oeil !  Double-cliquez sur la carte pour l’agrandir au maximum ou cliquez ici pour la télécharger sur Biggerplate (gratuitement !)

10 nouvelles fonctions et 11 améliorations

Toujours pas de travail collaboratif en ligne et en temps réel : c’est pourtant une fonction de plus en plus demandée par les utilisateurs, surtout les professionnels.

Par contre, XMind 2013 autorise le partage automatique des cartes via un réseau local : c’est une grande percée !  Et c’est la dernière version de la carte qui est partagée et mise à jour automatiquement.  Plus besoin d’échanger d’emails avec vos collaborateurs ou même de télécharger vos cartes sur la plateforme XMind.

Il est possible d’importer directement du texte depuis Word dans une note : auparavant, il fallait jouer avec le copier-coller : une fonction qui permet un gain de temps sensible lors de l’assemblage de documents, par exemple !

Pour moi, une des plus belles réussite de cette nouvelle version XMind 2013, c’est l’export vers Excel !  C’est quelque chose qui manquait cruellement à XMind, et ça fonctionne très bien.

L’exportation vers Excel, une vraie réussite !

J’ai procédé à un essai avec une carte souvent publiée sur mon blog ou ailleurs : la mindmap sur la méthode du CQQCOQP.  Pour rappel, je vous la repropose ici (vous pouvez aussi l’acquérir gratuitement en la téléchargeant sur ma page Biggerplate).

Questions CQQCOQP avec le mindmapping

Et voici ce que donne la même information une fois exportée vers une feuille Excel : tout est ordonné selon la position des sujets.  Le sujet central est devenu le titre de ma feuille Excel, les niveaux sont les titres de mes colonnes, et les questions sont devenues les cellules A, tandis que les autres sujets viennent se placer derrière en ordre logique.

Feuille Excel après exportation

J’ai effectué d’autres tests sur les modes d’exportation de XMind 2013 vers Excel et il me donne entière satisfaction.

Je ne dispose pas d’un ordinateur Mac OS et je n’ai donc pas pu tester les nouveautés par rapport à ce système, notamment l’export direct vers PowerPoint, Word et Excel.

Xmind 2013 exporte aussi vers SVG, le dessin vectoriel redimensionnable.

Au niveau des classeurs, il est désormais possible de les fusionner et de les imprimer dans leur intégralité et non plus carte par carte.  Ici aussi, un gain de temps sensible.

Maintenant, il est possible de réduire la taille des fichiers XMind 2013 : fini les fichiers lourds impossibles à envoyer par email.

J’ai également testé le nouvel éditeur de styles : très intuitif, très complet.  Il vous permet de modifier la forme, la couleur, la taille, la police, etc.  Il fonctionne non seulement avec les sujets, mais aussi avec les accolades, les limites, etc.  Un bel outil pour ceux qui aiment les cartes mentales esthétiques.

Je termine cette liste des nouvelles fonctions par les marqueurs : une nouvelle série de marqueurs plus lisibles, plus jolis complète les nouveautés de cette version beta.

11 améliorations sensibles du logiciel de mindmapping

L’équipe de XMind 2013 a bien travaillé au niveau des exportations : meilleure exportation PDF avec du dessin vectoriel SVG, Word, PowerPoint.

La gallery est renommée Clip Arts : personnellement, j’aurais préféré qu’on remplace certaines images vieillotes ou rudimentaires par de nouvelles illustrations à la hauteur des nouveaux marqueurs, particulièrement bien réussis…

L’attachement de fichiers et  l’hyperlien relatifs ont également été améliorés – quoi que ce ne soit pas directement perceptible.  Il faudra tester ici aussi.

Des raccourcis claviers ont été ajoutés pour les utilisateurs de Mac OS, notamment pour l’ajout de nouvelles feuilles.

On peut aussi se concentrer simultanément sur un sujet et voir ses tâches dans le diagramme de Gant : un avantage certain pour les gestionnaires de projets.

Une amélioration que XMind ne signale pourtant pas sur son blog : le nouveau zoom au bas de l’écran, pour régler l’affichage de la carte.  Ca n’a l’air de rien, mais ce petit changement qui permet d’afficher la carte à 50, 100, 150 %, etc. ajoute au confort d’utilisation.  A l’usage, vous verrez que c’est bien pratique !

Enfin, les marqueurs connaissent eux aussi plusieurs améliorations : leur taille est désormais proportionnelle à la police de caractère du sujet dans lequel ils sont inclus.  Ce qui les rend nettement plus visibles dans certains cas.

Les groupes de marqueurs dans le menu deviennent des plages extensibles, ce qui évite de faire défiler une interminables suite de marqueurs sur son écran lorsqu’on cherche un groupe particulier…

Et enfin, l’ordre des marqueurs est le même dans un sujet que dans le menu « vue » : en cas de sujets multiples, il pouvait y avoir confusion avec les versions précédentes.

Conclusions

Si ce n’est pas la révolution, et si le changement de version n’a pas entraîné de modification spectaculaire de l’apparence du logiciel, les améliorations sont réelles.

Certaines des nouvelles fonctions, comme l’export vers Excel, la fusion et l’impression de classeurs entiers vont évidemment faciliter la vie des utilisateurs, leur faire gagner du temps et rendre le logiciel encore plus compatibles avec de nouveaux logiciels standards.

Une version à ne pas bouder, mais à utiliser au mieux… en attendant le XMind collaboratif en ligne en temps réel (je sais, je me répète, mais c’est une demande croissante du marché…   Aux producteurs de logiciels de nous entendre et de s’adapter…).

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

 

50.9686775.824968