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Travail d’étudiant : quel contrat ?

Quel type de contrat devez-vous signer pour un job de vacances ? Quels sont les plafonds à ne pas dépasser pour ne pas perdre ses avantages sociaux et fiscaux ?

Mise à jour – 15-06-2015 : cessation de la publication de la brochure Clés pour le travail des étudiants ; mise à jour des montants non-imposables et de la fiscalité des parents de l’étudiant qui travaille.

Les vacances sont là et avec elles les opportunités de jobs étudiants.  L’occasion de gagner un peu d’argent pour s’offrir de vraies vacances, sa première voiture, voire pour financer ses études…

Jobiste au repos

Mais qu’est-ce qui distingue un contrat d’étudiant d’un contrat de travail ordinaire et quels sont les points qui méritent toute votre attention ?

Le Service Fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale ne publie plus la brochure qui vous informait sur les spécificités de ce contrat.  Par contre, vous pouvez trouver les informations sur la page Contrat de travail des étudiants du SPF sur le site du SPF.

Tout d’abord, qui sont ces étudiants ?

Le terme n’est défini par aucune loi, mais seules sont concernées par ce type de contrat les personnes qui :

Le contrat proprement dit

Le contrat d’occupation d’étudiant (appellation officielle) est un contrat régi par la loi du 3 juillet 1978, comme tous les contrats de travail, c’est-à-dire les contrats liant un employeur et un travailleur salarié.  Mais comme il comporte des éléments spécifiques propres au seuls étudiants, il doit obligatoirement être conclu par un document écrit et doit comporter un certain nombre de mentions  :

Des jobs pour tous les goûts

Si une de ces mentions manque ou si le contrat n’est pas écrit, il est supposé être un CDI à temps plein.

La clause d’essai est de durée réduite, qu’il s’agisse d’un contrat d’ouvrier ou d’employé : de 7 à 14 jours.

Le contrat est rédigé en deux exemplaires, un pour l’employeur, un pour l’étudiant.  Si celui-ci est âgé de 18 ans et plus, il peut le signer lui-même, sinon, c’est son responsable légal (parent ou tuteur) qui peut signer le document.

L’employeur doit faire la déclaration électronique immédiate d’embauche (Dimona) ou envoyer le contrat dans les 7 jours de la signature à l’inspection du travail du ressort de l’entreprise.

L’employeur doit remettre au travailleur une copie du réglement de travail dès l’entrée en service.

Le contrat de travail est un document social : le fait de ne pas remplir une de ces obligations entraîne des sanctions pour l’employeur…

Le temps de travail

En règle générale, la durée du travail, dans le secteur privé n’excédera pas 38 heures semaines et 8 heures par jour.  En cas de semaine de 5 jours, les étudiants de plus de 18 ans peuvent prester jusqu’à 9 heures par jour.  Par contre, les étudiants de moins de 18 ans ne peuvent travailler plus de 8 heures par jour et ne peuvent effectuer aucune heure supplémentaire.

En outre, les étudiants ont droit à une pause après 4 heures de travail pour les moins de 18 ans et après 6 heures pour les plus de 18 ans.

Le temps partiel n’est normalement pas autorisé en-dessous de trois heures par jour et un tiers-temps hebdomadaire.

La rémunération

La rémunération doit être celle prévue par le secteur et à défaut, au moins équivalente au revenu minimum mensuel moyen, qui varie selon l’âge.  En cas de doute, on peut s’informer auprès de l’inspection des lois sociales ou de son syndicat…

Les étudiants qui travaillent ont également droit au paiement des jours fériés.

Le salaire garanti en cas de maladie varie selon la durée du contrat :

L’accident de travail doit être couvert par une assurance et l’employeur doit être à même de fournir les premiers soins.

La rupture du contrat

En cas de rupture avant le terme prévu du contrat :

Les allocations familiales

Le travail étudiant n’a pas d’incidence sur les allocations familiales si :

Par activité lucrative, il faut entendre : toute activité rémunérée dans le cadre d’un contrat de travail, d’un statut (fonctionnaires) ou d’un contrat d’indépendant.

Attention : pour le chômage, le travail étudiant prolonge le stage d’attente !

Et les impôts dans tout ça ?

Au niveau fiscal, le travail étudiat peut avoir des répercussions importantes tant sur la situation de l’étudiant que sur celle de ses parents !

Quotité du revenu exemptée d’impôt

Une partie du revenu de l’étudiant est totalement exemptée d’impôts :

Pour rappel, le revenu imposable est constitué du salaire brut moins les cotisations sociales retenues par l’employeur.  Celles-ci ne sont jamais remboursées, quel que soit le montant du salaire ou des contributions sociales…

L’étudiant est-il toujours à charge de ses parents, au niveau fiscal ?

Si l’étudiant fait partie du ménage de ses parents en 2014 ou en 2015, plusieurs possibilités sont envisageables :

Situation fiscale des étudiants à charge des parents

Attention : par ressources nettes, il faut entendre tous les revenus de l’étudiant y compris des rentes alimentaires, des revenus immobiliers, etc.  C’est donc l’ensemble qui ne doit pas dépasser ces montants !

Attention : dans tous les cas l’étudiant est tenu de compléter une déclaration d’impôts.  Dans le cas contraire, il s’expose à des amendes.


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