Formation 3.0 : 10 ans déjà !

Aujourd’hui, nous fêtons le dixième anniversaire du blog Formation 3.0. Dix ans de succès qui n’ont cessé de m’étonner. Dix ans aussi de mutations, de changements, de projets nouveaux. Et cet anniversaire ne déroge pas à la règle 😉

Dix ans !

J’ai commencé à bloguer en septembre 2003, c’était sur Joueb, une plateforme qui sentait bon l’amateurisme et la passion de faire les choses gratuitement, pour le plaisir…

De Trouve ta voie à Formation 3.0

Lorsque j’ai commencé ce blog, en décembre 2009, il s’appelait Trouve ta voie. Un nom qui peut vous paraître bizarre aujourd’hui, mais lorsque je l’ai lancé, je travaillais pour la filiale belge d’un cabinet de recrutement français et je formais des demandeurs d’emploi. Des personnes jeunes et moins jeunes qui ne savaient pas toujours bien où elles allaient. D’où le nom initial du blog.

Le blog formation 3.0 fête dix ans d'existence sur le Web
Dix ans du blog Formation 3.0

Et puis, j’ai quitté cette fonction pour créer ma propre entreprise aux Pays-Bas. J’ai continué à former des demandeurs d’emploi, mais je me suis intéressé aussi à d’autres formes de formation, comme la formation hybride ou blended learning.

Du blog au MOOC

J’ai lancé des ateliers « Apprendre à apprendre » pour les adolescents. Une formule qui comprenait un jour de formation en présentiel et un complément en ligne.

Cette formation m’a permis de rencontrer des ados souffrant de troubles Dys, ces fameux troubles spécifiques du langage et de l’apprentissage. Cette rencontre m’a donné l’idée d’un MOOC sur les Dys. Un projet qui s’est réalisé grâce à une rencontre avec Bérenger Dupont de Logopsycom et du programme européen Erasmus+.

Le succès du MOOC a largement dépassé nos espérances, puisque, tous modules confondus, nous avons accueilli plus de 17.000 inscriptions !

Ce blog a été l’amorce de ce projet avant que le MOOC ne dispose de son propre site.

Du présentiel au phygital…

Les premiers billets du blog parlaient surtout de recherche d’emploi, ce qui correspondait bien au public visé.

Mais mon intérêt pour les modalités différentes de la formation et pour les outils numériques m’ont incité à explorer diverses voies.

D’où le changement de nom : Formation 3.0. Un nom qui n’a pas toujours été bien compris. Je l’ai appelé comme ça en référence au Web 3.0 : le web des objets connectés, de l’intelligence artificielle, du web sémantique où les moteurs de recherche comprennent ce que vous écrivez et non pas juste quelques mots clés.

Et parce que j’espère que la formation va devenir comme le Web 3.0, plus participative, plus collaborative, plus intelligente 😉

Merci à tous mes lecteurs

Le blog a toujours accompagné mes évolutions personnelles. Et il continue à le faire.

Et ce qui m’étonne le plus dans cette aventure, c’est votre fidélité. Merci à vous tous qui me suivez depuis toutes ces années et qui me témoignez votre appréciation à travers vos commentaires, vos messages, etc.

Des projets pour 2020 et après…

2019 a été une année particulière pour moi car en même temps que les 10 ans du blog, je fête aussi le 30e anniversaire de ma première formation.

C’est aussi une année d’intense réflexion et d’anticipation des projets pour les années suivantes.

Pour 2020, j’ai aussi quelques projets en réserve :

Comme le Podcast de Formation 3.0, dont vous pouvez écouter l’épisode 0 ici. Ou encore lire la description de ce projet.

Je vous donne rendez-vous en janvier 2020, pour l’épisode 1 et les suivants.

Je vous en parlerai des autres projets dans quelques billets à paraître dans les prochains jours et les prochaines semaines.

Restez branchés 😉

Présentiel contre e-learning : une opposition factice ?

Devenez formateur ou formatrice en e-learning, blended learning ou microlearning

Je lis souvent sur les Web des articles du genre : Présentiel contre e-Learning ou d’autres formulations similaires. Mais la formation en présentiel s’oppose-t-elle vraiment à la formation à distance. Personnellement j’ai une autre vision des choses que je vous expose dans cet article.

Je lis souvent des articles du genre opposition entre formation en ligne et formation en présentiel.

Comme si les deux modes de formation constituaient deux pôles antinomiques et irréconciliables.

Deux réalités pédagogiques non-seulement disjointes, mais que tout oppose.

Personnellement, je suis convaincu que cette représentation est totalement fausse et passe à côté de l’essentiel : 

Il y a LA formation et différents modes de distribution qui forment un continuum

Le continuum de la formation

J’ai créé une infographie qui illustre ce que j’entends par là  (cliquez sur l’image pour accéder à l’infographie interactive en plein écran – cliquez sur les images et les étiquettes bleues pour ouvrir la fenêtre d’explication de chaque item).

Continuum de la formation : infographie sur les différents modes de distribution de la formation
Le continuum de la formation

Ce que j’entends par « continuum », c’est que les méthodes ne sont pas opposées, mais disposées le long d’une  matrice qui croise « plus de technologie / moins de technologie » et « présence / distance ».

Différentes façon de distribuer la formation

Le « présentiel pur » est celui qui utilise le moins de ressources technologiques et (presqu’)-uniquement le présentiel : c’est le modèle scolaire traditionnel – qui est pourtant moins pur qu’on le croit puisqu’il comporte des devoirs à faire à la maison et souvent, une communication avec les parents.

Le présentiel enrichi

Le présentiel enrichi utilise des ressources en ligne (sites web de référence, wiki, e-mail, etc.) mais tout cela est utilisé de manière ponctuelle : la formation n’est pas conçue comme une seule unité distribuée sur plusieurs modes, mais bien comme une formation en présentiel « opportuniste » puisqu’elle se sert des ressources distancielles qui l’intéresse. On parle dès lors d’utilisation de la technologie mais pas de technologie intégrée.

Présentiel enrichi : utilisation des ressources du web dans la classe mais de manière ponctuelle et non-intégrée
Présentiel enrichi

Le blended learning

Le blended learning ou formation mixte ou encore formation hybride est, au contraire, une formation conçue comme une seule entité mais distribuée selon des modes différents :

  • une partie en présentiel enrichi
  • une partie en ligne (accès à une plateforme d’e-learning)
  • une classe virtuelle (vidéo-conférence, synchrone, avec ou sans rediffusion asynchrone)
  • une partie en micro-learning

La classe virtuelle

La classe virtuelle est une vidéo-conférence qui utilise des outils de type pédagogique (tableau blanc, partage de documents, d’écran, de ressources numériques, etc.). Elle peut se dérouler uniquement en plénière (tous les participants assistent à tout en même temps) ou alterner des phases plénières avec des activités en sous-groupes. Une classe virtuelle bien faite donne un véritable sentiment de présence et est vécue par les participants comme du quasi-présentiel. La classe virtuelle peut être proposée seule ou comme partie intégrante d’une formation en e-learning ou en blended learning.

Le microlearning

Microlearning : une formation distribuée en séquences multimédia très courtes
Le microlearning

Le microlearning ou formation basée sur une granularité très fine et des séquences très courtes proposées en fonction des besoins des apprenants. Ici aussi, ce mode de distribution peut être employé seul ou comme partie d’une formation plus large. Voir notre livre Former avec le Microlearning qui fait le point sur ce mode de distribution plus varié qu’on ne le croit généralement.

Tout cela n’est donc pas opposé, mais complémentaire.

Du présentiel pur au phygital

Aujourd’hui, nous disposons d’une batterie impressionnantes d’outils qui nous permettent de travailler à la fois dans le virtuel et le réel, le physique et le digital.  Ces deux réalités s’interpénètrent tellement aujourd’hui qu’on parle de « phygital » : d’un monde à la fois physique et digital. 

Réalité virtuelle : quand réel et digital se mêlent de façon indissociable
Réalité virtuelle en formation professionnelle

C’est frappant en réalité virtuelle où le participant se déplace physiquement dans un monde entièrement virtuel, fictif, mais que son cerveau perçoit comme réel.

Le phygital, l’avenir de la formation

Avec le phygital, le numérique et le réel s’interpénètrent pour former une nouvelle réalité alternative.

Une réalité alternative dans laquelle les apprenants peuvent expérimenter sans risque, s’essayer à des techniques qui, sans cela, s’avéreraient coûteuses, voire dangereuses. Par exemple, en formation de sécurité, on peut simuler des chutes ou des accidents industriels réalistes mais sans danger ni pour le stagiaire, ni pour son environnement.

On peut placer un apprenti aux commandes d’une machine industrielle sans immobiliser du matériel réel, sans engendrer de coûts liés aux « ratages », sans risque de casse…

Ces technologies sont accessibles tant en présentiel qu’en ligne – des plateformes de téléchargement de cours en réalité virtuelles se mettent désormais en place.

Elles accentueront encore cette interpénétration entre « réel » et « virtuel », entre présentiel et distanciel. Pour une plus grande efficacité de la formation. Pour, in fine, le plus grand bénéfice des apprenants.

Co-création, collaboration et compétion avec Kahoot

Comment utiliser Kahoot pour une stimuler la co-création plutôt que la simple utilisation d’un test automatisé ? C’est ce que j’explore dans cet article. J’ai organisé, avec divers groupes, une sorte de tournoi de création de Kahoot. Une façon de passer à la vitesse supérieure.

Dans un article précédent, je développais quelques observations sur les différents niveaux de l’apprentissage en formation. Et dans un autre article, je vous parlais de Kahoot, une application de blended learning particulièrement efficace, ne serait-ce que par son côté ludique.

Si je considère l’utilisation classique de Kahoot, elle se trouve au niveau de la pratique par l’étudiant et au mieux, dans la communication de groupe, si le formateur en profite pour faire un débriefing de la séance.

Comment augmenter la richesse pédagogique de vos formations ?

Comment augmenter la richesse pédagogique d’une session Kahoot ?

Comment passer d’un niveau pédagogique relativement faible – celui de la participation individuelle des étudiants en compétition – à un niveau de collaboration et de co-création ?

En proposant un « tournoi de Kahoot« .

Favoriser la co-création avec un tournoi par équipes

Dans les milieux pédagogiques, la compétition est mal perçue. Mais les apprenants en raffolent. Ils aiments se mesurer entre eux, savoir qui est le meilleur ou le plus fort…

Comment concilier les aspects de collaboration – nécessaire tant dans l’apprentissage qu’en entreprise ou dans la vie de tous les jours – avec cette soif de compétition de nos apprenants ?

Comment augmenter la richesse pédagogique de vos sessions avec Kahoot, application de test ludique
La co-création avec Kahoot

J’ai décidé de lancer une compétition. Mais la compétition ne va pas porter sur des tests Kahoot déjà réalisés par le formateur ou le professeur. Ce sont les apprenants qui vont élaborer en groupe leur propre Kahoot et le tester sur l’équipe adverse.

Les différentes étapes du processus

Evidemment, il n’était pas question de lancer les apprenants seuls, sans consigne, dans cette aventure. D’autant plus que ces apprenants étaient des migrants qui commençaient à peine à maîtriser les bases du français.

J’ai donc procédé par étapes.

1 Une mindmap pour résumer les étapes d’élaboration du Kahoot

J’ai commencé par dessiner une mindmap, ou plutôt une ligne du temps avec XMind pour bien baliser le parcours.

Vous pouvez vous procurer gratuitement cette mindmap sur la méthodologie Kahoot sur Biggerplate, au format XMind ou PDF.

Ligne du temps créée avec XMind : les étapes d'élaboration d'un bon test avec Kahoot
Ligne du temps créée avec XMind

2 Une présentation aux participants les étapes de la co-création du tournoi

Ensuite, j’ai utilisé cette ligne du temps pour présenter l’exercice aux participants en commentant chaque étape.

a) Définir son sujet

Le sujet d’un test ou d’une interrogation doit être défini de manière précise.

Il faut savoir aussi ce qu’on veut mesurer :

  • la compréhension d’une règle de grammaire ?
  • la rétention de nouveau vocabulaire acquis ?
  • l’application de la conjugaison d’un temps ?
  • etc.

Sans cela, le test partira dans le vague et se perdra dans toutes les directions…

b) Identifier son public

Quel est leur niveau ?

  • Sont-ce des débutants ?
  • Des experts ?
  • Des niveaux intermédiaires ?

c) Rédiger les questions

S’il y a une chose que j’ai apprise tout au long de ces années en tant que formateur, c’est que rien n’est moins naturel que poser des questions.

Pour un formateur ou un enseignant, ça paraît tout à fait normal, ça fait partie du quotidien. Pour nos apprenants, par contre, c’est souvent la galère. Pour vous en convaincre, regardez une session du jeu Jeopardy et vous allez comprendre très vite…

Et donc, j’ai organisé avec les apprenants une petite séance de CQQCOQP.

Si vous ne connaissez pas cet acronyme, jetez un coup d’oeil sur la mindmap suivante :

Cet acronyme est celui des initiales des questions en français.

Avec cet outil – que vous pouvez également télécharger gratuitement aux formats XMind et PDF sur Biggerplate – les apprenants ont mieux cerné les possibilités de questions.

Le piège à éviter : les questions dans lesquelles la réponse est implicite…

d) Rédiger les réponses

Rédiger les réponses demande aussi un certain doigté.

Pas dans la manipulation de l’application qui est très simple, comme le montre cette capture d’écran :

Comment rédiger les questons et les réponses dans Kahoot : capture d'écran du modèle
Rédiger les questions et les réponses

Non, la difficulté, c’est de rédiger des réponses qui ne soient pas trop évidentes. Dans certains tests à choix multiples que j’ai pu voir sur le Web, il ne fallait pas nécessairement connaître les réponses pour répondre correctement : un peu de logique suffisait amplement. Ces questions/réponses ne mesurent donc ni un degré de compréhension ni un taux de rétention, mais bien la faculté de raisonnement de vos apprenants ? Est-ce cela que vous vouliez mesurer ? Vraiment ?

Doubt Skepticism GIF by NRK P3 - Find & Share on GIPHY

e) Choisir les images de votre Kahoot

Les images sont vraiment une partie importante de votre Kahoot.

Elles participent du côté visuel et ludique de l’ensemble. Il faut les choisir avec soin en :

  • donnant éventuellement un indice sur la réponse
  • ne donnant pas la réponse (ça arrive…)
  • fournissant une illustration proche du concept visé

Pas si évident qu’on pourrait le croire et les suggestions de Kahoot son parfois déconcertantes…

g) Assembler le tout

En règle générale, on fait tout en même temps, surtout si vous avez un peu d’expérience.

Mais pour mes apprenants, j’ai tout divisé en étapes. Et donc, je leur ai demandé de rédiger les questions et les réponses sur une feuille de papier, en sous-groupes. Toujours en sous-groupes, je leur ai demandé de choisir les images.

Ce n’est qu’ensuite, quand j’ai examiné avec eux le contenu de leur travail qu’ils ont commencé à mettre en ligne.

h) Tester, vérifier, reformuler

Dernière étape avant le jeu proprement dit : essayer le test avec les autres participants du sous-groupe. Corriger les éventuelles erreurs de frappe, reformuler certaines questions peu claires, etc.

Le tournoi Kahoot proprement dit

Lorsque les deux sous-groupes sont prêts, que les tests sont réalisés, je les rassemble.

Une première équipe invite l’autre à jouer à son kahoot. Elle a choisi la conjugaison de l’indicatif présent.

Les deux équipes vont jouer, en réalité, en mode Team. Les participants jouent donc en équipes et non pas de manière individuelle.

Teamwork Celebrate GIF by One Hope Church - Find & Share on GIPHY

Je leur demande d’expliquer à l’autre groupe pourquoi ce n’est pas la bonne réponse si c’est le cas.

Ensuite, l’autre équipe teste son jeu Kahoot de la même manière.

Enfin, après le tournoi, nous organisons un débriefing.

  • Qu’est-ce qu’ils ont fait ?
  • Quelles sont les difficultés qu’ils ont rencontrées
  • Qu’ont-ils appris ?
  • Sont-ils fiers de leur travail ? Pourquoi ?

Etc.

Résumé de la démarche pédagogique de co-création

Au départ, je m’adresse à l’ensemble des apprenants.

J’expose la matière à l’aide d’une ligne du temps. Ils écoutent, certains prennent des notes. Ils consultent la mindmap sur les questions (CQQCOQP) que je leur ai remise.

Ensuite, je les divise en deux sous-groupes : j’essaie que les deux sous-groupes soient équilibrés, qu’il y ait des « forts » et des « moins forts » dans les deux ensembles.

Je leur demande de :

  • définir le sujet de leur Kahoot
  • de rédiger les questions
  • de rédiger les réponses
  • de choisir les images
  • d’assembler le tout

Ils sont dans la collaboration et la co-création. Chacun y va de sa correction, de sa suggestion, de sa critique. Les questions s’élaborent ensemble et les réponses donnent lieu parfois à des débats mouvementés. Les participants vérifient eux-mêmes leurs réponses, ils recherchent dans les tables de conjugaison ou dans la grammaire.

Lorsque les Kahoot sont prêts, on entre en compétition. Les participants ne plaisantent pas : ils veulent gagner. Certains sont mêmes tentés de tricher…

Enfin, les Kahoot sont terminés. Une équipe a gagné les deux jeux, ce qui signifie que l’autre a perdu même à son propre jeu…

Débriefing, les participants s’expriment :

  • sur leur ressenti,
  • sur ce qui s’est passé,
  • sur ce qu’ils ont appris.

On est dans l’évaluation et l’auto-évaluation, deux compétences parmi les plus élevées de la taxonomie de Bloom.

Conclusion – tendre vers la co-création avec vos apprenants

Avec des applications comme Kahoot, il est facile de s’endormir. Je veux dire par là que ces applications ludiques sont très appréciées des participants. Qu’ils en redemandent, alors qu’en général, les séances d’interrogation ne suscitent au mieux que l’indifférence ou la mauvaise humeur.

Les formateurs peuvent donc être tentés de « servir » aux apprenants ce dont ils ont envie. C’est un moyen facile de rassembler tout le monde autour d’une activité pédagogique.

Mais, dans l’apprentissage des langues comme ailleurs, s’arrêter à ce type d’activité, c’est se condamner à ne pas apprendre grand chose…

Avec un peu d’imagination, on peut passer à un niveau supérieur de collaboration, de co-création et d’activités réellements participatives des apprenants. Les apprenants doivent alors faire preuve de créativité, de capacité d’analyse, de coopération, de compétition, d’auto-évaluation… Ce qui enrichit singulièrement une simple activité de test…

Mais, ce n’est pas la technologie qui donne cette dimension supplémentaire aux apprentissage, mais bien l’utilisation pédagogique des formateurs et des enseignants…

Kahoot : Mobilisez vos apprenants !

Comment mobiliser vos apprenants alors que les smartphones et la démotivation ont envahi non seulement les écoles mais aussi les centres de formation ? Les applications ludiques comme Kahoot peuvent apporter un élément de réponse à cette « crise de l’attention » qui sévit dans de nombreux milieux…

  • Les apprenants sont de plus en plus dissipés.
  • Il est de plus en plus difficile de capter leur attention.
  • Les smartphones prennent toute la place.
  • Il n’y a plus moyen de garder un groupe d’apprenants une journée complète
  • etc.

Vous avez déjà entendu toutes ces plaintes ?

Etudiants démotivés par l'annonce d'une interrogation ou d'un examen
Manque de motivation

Stimulez l’engagement avec Kahoot

Kahoot est un système de test ludique et dynamique.

J’ai utilisé ce système avec des groupes de FLE (Français Langue Etrangère). Lorsque vous parlez à ces apprenants d’interrogation ou d’examen, subitement l’atmosphère se charge, les visages s’allongent et la dynamique de groupe retombe comme un soufflé mal cuit…

Pas si vous leur dites : on se fait un Kahoot ?

Là, la magie opère !

Kahoot est un moyen de les interroger, de vérifier leurs connaissances acquises, de tester leur niveau de compréhension d’une nouvelle matière. Exactement comme la traditionnelle interrogation sur une page blanche.

Sauf que :

Kahoot est ludique et dynamique

Kahoot se présente comme un jeu, avec animation, musique et compétition. Et ça fait toute la différence. Soudain, le groupe apathique après la pause de midi retrouve du dynamisme et de l’enthousiasme.

Kahoot : page d'accueil d'un test de conjugaison française sur l'indicatif présent
Page d’accueil d’un test de conjugaison française

L’élaboration et la création d’un Kahoot sont extrêmement simple : l’application vous propose plusieurs modèles. Il suffit ensuite de remplir les différentes pages du formulaire avec :

  • une question
  • de deux à quatre réponses dont au moins une est bonne
  • une illustration

Ensuite, lorsque le test est complet, vous pouvez commencer à jouer 😉

Configuration simple et complète

Lorsque vous lancez le jeu, une page de configuration apparaît. Vous pouvez dès lors paramétrer la partie :

Capture d'écran de la page de paramétrage d'un jeu sur Kahoot
Page de configuration de jeu

Vous pouvez choisir entre deux modes de jeu :

  • Classic : chaque joueur joue pour lui-même
  • Team : deux équipes s’affrontent

Normalement, Kahoot se joue avec des smartphones et utilise le wi-fi. Dans l’établissement où je donnais ces formations de FLE, le Wi-fi n’était pas disponible aux stagiaires. Nous utilisions donc la classe d’informatique. J’utilisais l’ordinateur du formateur pour lancer et contrôler le jeu. Chacun des apprenant était derrière son ordinateur et nous utilisions le réseau Internet cablé.

Ca ne diminue en rien la jouabilité ni le plaisir des participants…

Cette page permet de gérer :

  • le nom des participants
  • leur accès à un apprentissage personnel après la session de test (révision des questions difficiles)
  • la musique
  • la distribution aléatoire des questions et des réponses (très important pour éviter les effets d’accoutumance : la bonne réponse, c’est la 4, je me souviens de la dernière fois…)
  • certains modes de connexion

Connexion à Kahoot via smartphone

Pour jouer, il faut se connecter : rien de plus facile. Les participants peuvent utiliser leur smartphone. Voici un exemple en vidéo :

  • D’abord, avec votre navigateur Web habituel, rendez-vous sur Kahoot.it.
  • Entrez le code qui s’affiche sur l’écran de l’animateur du jeu.
  • Tapez Enter
  • Entrez un surnom ou votre nom (si votre animateur possède la version académique).
  • Cliquez sur Enter.
  • Le tour est joué : vous êtes dans le jeu !

Comment se passe une session Kahoot ?

Le formateur est l’animateur du jeu. Il contrôle l’affichage des questions.

Selon le paramétrage, la durée des questions, leur défilement peut être automatique ou réglé manuellement par l’animateur.

Les apprenants répondent aux questions en cliquant sur ce qu’ils croient être la bonne réponse (entre 2, 3 ou 4 propositions).

Le jeu s’accompagne d’une musique entraînante qui participe au côté ludique de l’expérience.

Les résultats des apprenants

L’intérêt d’une version payante de Kahoot, qu’elle soit Académique ou Business, c’est le fait de pouvoir récolter des résultats intéressants sur les participants et leur progression.

Les versions payantes de Kahott permettent de récolter une foule de résultats sous forme de feuilles Google Sheets que le formateur ou le professeur peuvent consulter, conserver, imprimer, distribuer, etc.

Kahoot : résumé des résultats des participants à un test par question
Résultats – Résumé des questions sur Kahoot

Ces feuilles Google Sheets peuvent également constituer des preuves de participation et/ou de réussite académiques pour les adaministrations et les pouvoirs subsidiants…

Conclusion : Kahoot, un excellent outil de blended learning

Kahoot est vraiment un outil énergisant pour les groupes d’apprenants : les tests ne sont plus perçus comme des punitions, mais comme des moments de récréation. Ce sont les apprenants eux-mêmes qui réclament : M’sieur, on fait un Kahoot ?

Des apprenants de nouveau motivés par l'utilisation d'applications ludiques comme Kahoot
Des apprenants qui en redemandent

Et donc, l’évaluation continue s’impose d’elle-même.

Le piège, c’est évidemment de ne plus faire que ça. Et d’oublier qu’une formation efficace, c’est un parcours varié, qui permet aux apprenants de s’essayer à diverses pratiques. C’est vrai pour l’apprentissage des langues comme pour d’autres disciplines.

Mais avec Kahoot aussi, vous pouvez pratiquez d’autres disciplines qu’un simple test.

Dans un autre article de ce blog, je vous propose un autre niveau de participation avec Kahoot : l’organisation d’un tournoi inter-équipe avec collaboration, co-création et compétition.

De l’apprentissage individuel à la collaboration

Devenez formateur ou formatrice en e-learning, blended learning ou microlearning

Quelle est la forme la plus riche de la formation ? Quelles pratiques pédagogiques apportent le plus d’avantages ou de contenus intéressants aux apprenants ? C’est la collaboration qui apporte le plus de richesse comme j’essaie de le démontrer dans cet article.

C’est en lisant un article sur le journal en ligne de l’Université de Warwick que j’ai eu envie d’écrire celui-ci.

Il s’agit d’un article collaboratif : les équipes pédagogiques sont invitées à répondre aux différentes parties de l’article. Une méthode collaborative que je trouve particulièrement riche et intéressante pour d’autres institutions.

Ce qui suit n’est pas copié de cet article anglais, mais tiré de mes observations au fil des formations que j’ai suivies ou dispensées en tant que formateur, que ce soit en présentiel, en blended learning ou en e-learning.

Le diagramme, par contre, est une traduction en français de l’original en anglais.

Les différents niveaux de la formation

Comment augmenter la richesse pédagogique de vos formations ?

Niveau 0 : la présentation

C’était souvent la seule formation digitale disponible au début de l’e-learning… et c’est malheureusement encore trop souvent la seule proposée par de nombreux organismes de formation.

Elle consiste en présentation de la matière à étudier sous diverses formes :

  • la présentation PowerPoint, plus ou moins subtilement mise en ligne
  • la vidéo de type « talking head » : des professeurs ou des formateurs qui parlent sans illustration
  • de la vidéo de présentation un peu plus complexe ou de la vidéo d’animation
  • du texte
  • des illustrations

Dans le meilleur des cas, des quiz ou des tests divers viennent agrémenter ces présentations.

Le taux de participation des apprenants dans ce type de formation est proche de zéro.  On ne leur demande pas grand chose, ils n’en donneront pas plus…

Niveau 1 :  la pratique par les étudiants

Dans ce type de formation, on demande aux étudiants de « pratiquer » : les exigeances peuvent être variées.  Il pet s’agit de répondre à des exercices plus ou moins complexes, conçus et proposés par les enseignants ou les formateurs.

Il eut également s’agir de véritables projets : c’est ce que nous faisons par exemple pour nos formations de formateurs à distance, nous demandons aux participants de travailler sur leur propre projet de formation selon des consignes données de semaine en semaine.

Mais, ce projet leur appartient et ils disposent d’une large latitude quant :

  • aux contenus
  • aux modalités 
  • aux objectifs
  • au public cible

de leur projet.

Il ne s’agit pas de former de simples « exécutants » mais bien de personnes autonomes qui seront amenées à concevoir, réaliser et vendre des formations digitales de qualité.

Jeunes hommes et femmes qui apprennent ensemble
Apprentissage collaboratif

Niveau 2 : la communication dans un groupe

Le groupe, ce n’est pas une foule, un agrégat aléatoire d’individus sans but commun.  Un groupe, ce sont des personnes qui partagent au minimum un intérêt commun.

Pour communiquer sur vos apprentissages, vous devez en maîtriser la matière.  Vous devez reformuler ce que vous venez d’apprendre.  Vous devez vérifier que les personnes à qui vous parlez ont bien compris ce que vous leur avez expliqué.  Ils vont aussi vous poser des questions qui vont vous forcer à interroger vos propres connaissances.  A les reformuler, de nouveau, de manière tout à fait inattendue au départ.  Et les questions des autres ne sont pas forcément les mêmes que vous.  Attendez-vous à l’inattendu !

Cette communication constitue une richesse que certains outils en ligne ne favorisent pas, voire empêchent.  Avant de choisir un outil de formation, pensez à un outil ou à une batterie d’outils qui vous permette de créer, de susciter, de maintenir en vie une communauté d’apprentissage.

Niveau 3 : l’interaction avec le monde réel

Se former en ligne, ne signifie pas que vous devez rester enfermé derrière votre ordinateur, ni coincé dans votre système d’apprentissage en ligne comme dans une bulle !

Le monde réel continue de tourner autour de vous.  Et si vous suivez une formation, surtout d’ordre professionnel, il y a de fortes chances pour que ce soit en vue d’intervenir dans ce monde réel, d’y essayer vos nouvelles connaissances, vos compétences toutes fraîches…

Pourquoi ne pas commencer tout de suite ?  Dans nos formations de formateurs, nous demandons aux candidats de travailler sur leur propre projet.  Ce projet doit être confronté au monde réel.  Nous demandons à nos étudiants de tester leur projet auprès d’un public non-averti.  Et d’en recevoir le feedback.  Et de tenir compte de ces critiques, suggestions et appréciations pour améliorer leur projet.

Même une formation qui n’est pas basée sur un projet peut recommander des actions en-dehors du Web :

  • des recherches en bibliothèque 
  • des interviews de personnes en milieu de travail
  • un travail de repérage dans une ville
  • un reportage filmé avec le smartphone sur un lieu ou un groupe particulier
  • etc.

L’interaction dans le monde réel, c’est aussi une autre manière d’infuser de l’humain dans une formation en ligne.

Une culture de la formation où chacun est tout à tour apprenant et formateur
Etre tout à tour apprenant et formateur

Niveau 4 : la collaboration dans une communauté

Une communauté, c’est plus qu’un groupe.  Une communauté est composée de personnes qui ont non seulement un intérêt commun, mais partagent des valeurs, des objectifs, etc.

Dans une vraie communauté, les personnes collaborent.  La collaboration ne naît pas forcément de façon naturelle.

Mais vous pouvez, en tant que formateur ou animateur d’une communauté d’apprentissage, susciter des collaborations.

L’évaluation par les pairs comme mode de collaboration

Un des modes de collaboration les plus utilisés est l‘évaluation par les pairs.  C’est un mode d’évaluation que nous utilisons pour nos formations de formateur digital.  Bien entendu, nous fournissons aux étudiants des lignes directrices.  Un document détaillé leur explique :

  • la philosophie de l’évaluation par les pairs
  • les objectifs pédagogiques de cette évaluation
  • l’importance  du feed-back et de la bienveillance dans cet exercice

Nous leur fournissons également, pour chaque travail à évaluer, une grille de critères à analyser.  Par exemple, pour un scénario de formation :

  • les étapes de ce scénario se suivent-elles de manière logique
  •  constituent-elles un parcours d’apprentissage cohérent ?
  • etc.

D’autres formes d’apprentissage en collaboration

Mais la collaboration, cela peut prendre d’autre formes :

  • une recherche commune
  • une présentation des résultats de cette recherche par le groupe qui l’a réalisée
  • la conception d’un projet commun
  • la réalisation de ce projet commun
  • la conception et la mise en oeuvre d’une base de connaissance
  • la création de modules de cours par les participants eux-mêmes
  • etc.

Selon le domaine d’étude, le public impliqué (formateurs, participants, intervenants extérieurs, partenaires, etc.) on peut imaginer une foule de choses, de mises en situation, etc.

Des apprentissages autres que cognitifs

Outre le fait que la communication doive circuler dans une communauté de ce type, il y a des apprentissages autres que cognitifs qui se pratiquent dans ce type de communauté :

  • sociaux : quelle est ma place dans le groupe ?  comment puis-je amener les autres à travailler avec moi ?
  • affectifs : comment travailler même avec les gens que j’apprécie moins au sein de la communauté ?
  • émotionnels : comment réagir face à l’échec dans le groupe ? ou face à la réussite ?
  • organisationnels : qui placer à telle position ou à qui confier telle tâche en fonction de quels critères ?
  • etc.

Instaurer une culture de la formation et de la collaboration

Pour une entreprise ou une institution, l’objectif ultime devrait être de créer une culture de la formation.

C’est-à-dire que chacun, à son poste, devient un formateur potentiel.

Ce ne doit pas être forcément formalisé dans un rôle, un insigne ou une fonction dans l’organigramme.

Une culture de la formation, cela suppose la création d’une véritable communauté d’apprentissage dans l’entreprise.  Que chacun comprenne qu’à son niveau, il ou elle possède une expérience unique, un point de vue à nul autre pareil dans l’entreprise, des connaissances profitables pour les autres.

Et donner à chacun, la possibilité d’exercer cette fonction de formateur avec le moins d’effort et le plus d’efficacité possible. De donner les outils, la formation et surtout, l’envie, la liberté de former les autres au sein de l’entreprise.

Mais, ça ce sera pour un autre article 😉

Semaine européenne de la dyslexie : infographie

Cette semaine est la semaine européenne de la dyslexie : un des troubles spécifiques du langage et de l’apprentissage (TSLA) que le MOOC Dys a voulu faire mieux connaître.


Cette semaine, c’est la semaine européenne de la dyslexie, un trouble qui reste mal connu malgré des initiatives comme notre MOOC Dys.

Infographie interactive sur la semaine internationale de la dyslexie

A cette occasion, j’ai créé une infographie interactive de sensibilisation que vous trouverez sur cette page du site du MOOC Dys. Vous pourrez ensuite partager ces infographie interactive sur les réseaux sociaux, etc.

Infographie du MOOC Dys - Semaine internationale de la Dyslexie
Infographie – Sensibilisation à la Dyslexie

Comme toutes les ressources du MOOC Dys, cette infographie interactive est publiée sous licence Creative Commons Attribution – Non Commercial – Partage dans les mêmes conditions 4.0.

Vous pouvez donc partager et réutiliser cette ressources à condition de mentionner le MOOC Dys et de conserver le lien qui conduit vers notre site.

L’Art du Management visuel : un livre indispensable pour manager autrement !

Donnez du punch à vos formations en utilisant les cartes mentales et les outils visuels

L’Art du Management visuel : c’est le titre du dernier ouvrage que signe Pierre Mongin.  Un ouvrage fondamental pour changer vos pratiques de manager.  Et décupler votre efficience, au passage !

C’est toujours un plaisir de commenter un livre de Pierre Mongin.  Et celui-ci en particulier.

Couverture du livre de Pierre Mongin l'art du management visuel, du post-it au poster, rendez vos idées visibles
L’art du management visuel

L’Art du Management visuel : une marge laissée à l’interprétation

Tout d’abord, j’aime le titre : L’Art du Management visuel, Du Post-it au poster, rendez vos idées visibles.

Il s’agit donc bien d’un art du management et non d’une science du management.  Car, comme l’artiste doit sentir son public, percevoir les moindres nuances de ses réactions à sa prestation, le manager doit pouvoir capter et interpréter les signaux, mêmes faibles, émis par ses équipes.  Bien sûr, la technique peut aider à objectiver et à aiguiser les interprétations et les réponses, mais une bonne dose d’intuition est souvent nécessaire, à la scène comme aux manettes de l’entreprise.

Le management visuel : un va-et-vient permanent entre théorie et pratique

Une caractéristique intéressante de cet ouvrage, c’est qu’il alterne des apports théoriques – abondamment illustrés par Luis Garcia – avec des « Fiches » qui constituent autant de conseils pratiques à mettre en place chez soi et au bureau.

Quant aux outils du Management, Pierre Mongin en propose une batterie impressionnantes.

Les post-it

Si, comme moi, vous pensiez que les post-it sont réservés à conserver des notes sur le tableau de liège de la cuisine, vous êtes à côté de la plaque.

Pierre Mongin démontre que les petits carrés de papier peuvent servir à une multitude d’emplois :

  • aide au brainstorming individuel ou collectif
  • supports de kanban
  • supports de brainwriting
  • briques de systèmes de gestion de projet
  • supports d’activités collaboratives
  • récupération et réutilisation numérique via smartphone ou tablette

Les cartes mentales

Pierre Mongin n’oublie pas qu’il est l’un des introducteurs de la carte mentale ou mindmap en France.

Dans ce chapitre, il rappelle que les cartes mentales sont un instrument puissant de lutte contre les méfaits de l’infobésité. Elles nous permettent de gérer la charge cognitive que nous impose la vie moderne.

Pierre Mongin nous rappelle aussi :

  • comment choisir le type de carte mentale à réaliser selon vos objectifs,
  • comment créer des cartes mentales numériques
  • ou encore comment collaborer en ligne en temps réel avec une application comme Mindomo
Mindomo, application de mindmapping avec collaboration en ligne en temps réel

Les cartes conceptuelles

Pierre Mongin est également un spécialiste des cartes conceptuelles sur lesquelles il a d’ailleurs écrit le premier ouvrage en français.

Comme pour les cartes mentales, les cartes conceputelles sont utiles pour une foule d’applications pratiques :

  • prise de notes
  • développement de systèmes
  • construction de modèles
  • transformation des connaissances implicites en connaissances explicites
  • etc.

Le management visuel : unique pour révéler les invisibles

Dans ce chapitre, il ne s’agit pas de chasser des fantômes. Mais bien de mettre au jour toutes les relations d’une entreprise :

  • ses fournisseurs
  • ses collaborateurs
  • ses clients
  • ses prescripteurs

Mais aussi ses contraintes administratives, les spécificités de son environnement, etc.

Bref, de dresser la cartographie de l’entreprise et de tout ce qui s’y passe. Pour le Manager, cette cartographie devient un élément essentiel du pilotage des équipes.

Réfléchir avec ses mains : des briques Lego pour matérialiser sa pensée
Des Lego pour réfléchir sur l’entreprise

Réfléchir avec ses mains

Dans ce sixième et ultime chapitre, Pierre Mongin nous présente quelques techniques de visualisation – j’ai envie de dire de « matérialisation » – non plus à l’aide d’outils comme les cartes mentales ou conceptuelles, mais avec les briques Lego.

Cette partie est peut-être encore plus pratique que les précédentes, mais cela découle sans doute de la nature de l’outil utilisé.

Pierre Mongin nous explique comment utiliser les Lego :

  • comme outil de réflexion et d’innovation
  • en approche Serious Play
  • en Serious Play et Six Sigma
  • en Serious Play avec le Business Model Canvas
  • en exercice sur l’influence du numérique dans une stratégie d’entreprise

Conclusion : une vue totalement innovante du Management visuel

Et quand je dis « une vue », je ne joue pas sur les mots.

Management visuel : pour voir les choses autrement en tant que manager
La management visuel pour une vision plus réaliste

La pensée visuelle est d’un apport essentiel au Management : il lui permet de visualiser – et même de matérialiser dans le cas des Lego – des éléments importants, voire vitaux pour l’entreprise qui sans cela risqueraient de constituer une menace invisible pour l’entreprise.

Un livre que je recommande donc chaleureusement à tous ceux qui ont une responsabilité managériale en entreprise !

L’Art du Management visuel de Pierre Mongin est publié chez Dunod. Co-auteurs : Laurent Delhalle et Elisabeth Planchon. Illustré par Luis Garcia.

Formez autrement avec le Mindmapping !

Donnez un coup d’accélérateur à vos formations en utilisant les cartes mentales et conceptuelles. Avec notre formation en ligne, vous maîtriserez en 5 semaines, des techniques de conception, de production et de présentation de contenus de formation.


Avec mon complice Pierre Mongin, auteur d’une vingtaine d’ouvrage sur le Mindmapping et la pensée visuelle, je vous propose une formation en ligne destinée aux Formatrices, Formateurs, responsables de formations, enseignants, etc.

Des outils visuels pour vous faciliter la vie !

  • vous perdez du temps à concevoir vos leçons ou vos contenus de formation ?
  • vous sentez que vous pourriez mieux vous organiser ?
  • vos présentations sont un peu brouillonnes ?
  • vous avez du mal à communiquer clairement ?
Les cartes mentales vous aident à la conception pédagogique
Des outils pour vous aider à la conception pédagogique

Flexibilité et tutorat par des spécialistes de la pensée visuelle

Notre formation est conçue de manière pratique. Vous vous connectez sur notre plateforme quand et où vous le souhaitez. Une fois par semaine, vous assistez à la classe virtuelle – une vidéo-conférence en direct, pendant laquelle vous pouvez poser toutes vos questions aux deux formateurs ou échanger avec les autres participants.

Si vous n’avez pas pu vous connecter ce jour-là, pas de souci : la vidéo est retransmise dès le lendemain sur la plateforme.

En outre, les deux formateurs assurent un tutorat à distance via les outils de publication de la plateforme : billet, e-mail, chat. De cette manière, vous trouvez toujours réponse à vos questions !

Classe virtuelle d’une session précédente

Un programme complet pour former autrement

Ce programme exclusif de 5 semaines vous procure les méthodes et les outils pour changer radicalement votre travail de Formatrice / Formateur :

Module 0 : découvrez votre environnement d’apprentissage

Nous utilisons la plateforme The Course Networking, un réseau social d’apprentissage en ligne qui vous rappellera LinkedIn. Mais avec des fonctionnalités d’apprentissage en e-learning en plus…

Durant ces premiers jours, vous allez :

  • explorer votre nouvel environnement d’apprentissage
  • faire connaissance avec les formateurs
  • échanger avec les autres participants
  • découvrir autrement le programme de votre formation (surprise)
  • expérimenter certains outils interactifs
  • etc.
Page d'accueil de la formation Formez avec le Mindmapping sur la plateforme d'elearning
La page d’accueil de votre formation

Module 1 : Introduction au Mindmapping

Ca y est : vous avez les mains dans le cambouis ! Avec l’aide de vos formateurs, vous allez apprendre :

  • les principes du mind mapping
  • les éléments qui font que les cartes mentales fonctionnent
  • pourquoi utiliser le mindmapping ?
  • comment lutter contre l’infobésité
  • comment réaliser votre première carte manuelle ?
  • comment choisir votre type de carte en fonction de vos objectifs ?
  • les différents niveaux de lecture d’une carte mentale
  • les avantages des cartes mentales

Module 2 : Je m’organise avec le mindmapping

Dans ce nouveau module, vous allez découvrir :

  • les avantages pédagogiques des cartes mentales
  • comment organiser votre année scolaire
  • comment créer un cours ou une formation à partir d’une carte mentale
  • créez une carte mentale collective avec vos élèves ou étudiants
  • les différentes utilisations du mindmapping en formation
Créer un scénario pédagogique à l’aide d’une carte mentale ou mindmap

Module 3 : Présenter / Raisonner avec le Mindmapping

  • Stratégies d’utilisation du mindmapping avant, pendant et après le cours
  • Exemple de liaison cartes-fille et carte-mère
  • Les types de raisonnements et leur représentation graphique
  • Créer une carte d’apprentissage
  • Le croquinote ou sketchnoting

Module 4 : Les cartes conceptuelles

  • Qu’est-ce qu’une carte conceptuelle ?
  • Créer une bonne carte conceptuelle : les différentes étapes
  • Un outil gratuit de cartes conceptuelles : CMapTools
  • La méthode des 4 C
  • Développer l’esprit critique

Module 5 : Collaborer avec le mind mapping

  • Mindomo : logiciel collaboratif en ligne
  • Créer et utiliser un Padlet
  • Framindmap : du collaboratif en différé
  • Créer une fiche de révision avec Framindmap
  • Produire collectivement
  • Animer collectivement avec le mindmapping
  • Evaluer avec une carte mentale
Mindomo, application de mindmapping collaboratif en temps réel

Vos formateurs

Pierre Mongin

Pierre Mongin est un pionnier du Mindmapping en France et le spécialiste français des cartes conceptuelles
  • Pierre Mongin est l’un des pionniers du Mindmapping en France
  • Il est le spécialiste francophone des cartes conceptuelles
  • Pierre Mongin est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages en lien avec le mindmapping et traduits en 7 langues
  • Il anime des formations en mindmapping et en gestion de projet tant en France qu’en Afrique ou en Asie

Marco Bertolini

Marco Bertolini - blogueur sur formation 3.0 et consultant en digital learning
  • Marco Bertolini est l’auteur de ce blog
  • Marco est auteur, conférencier et consultant en formation
  • Il a animé des dizaines de formation en mindmapping tant en France qu’en Belgique
  • Il est le co-fondateur du MOOC Dys, une formation en ligne sur les troubles d’apprentissage qui a rassemblé des milliers de participants en six langues

Informations pratiques

Formez autrement avec le Mindmapping : session Hiver 2019

Dates des prochaines sessions :

Session d’hiver 2019

Du 25 novembre au 29 décembre 2019

Montant de l’inscription :

Particulier ou autoentrepreneur sans TVA : 399 € tout compris (possibilité de régler en 3 fois sans frais).

Cliquez sur le bouton afin de régler votre inscription via Paypal ou carte bleue.

Indépendant – auto-entrepreneur avec TVA : 399 € + TVA

Entreprise : 599 € + TVA

Demandeurs d’emploi : financement possible par Pôle Emploi

Contactez-nous !

Contactez-nous à l’aide du formulaire ci-dessous pour recevoir le programme complet de la formation et les modalités d’inscription : nous répondons toujours avec plaisir 😉

Aider son enfant à mieux apprendre grâce au visuel

Xavier Delengaigne et Vincent Damato signent un nouveau livre sur l’apprentissage et les outils visuels. Un petit livre très utile y compris pour les parents d’enfants dyslexiques ou dyspraxiques.


Donnez du punch à vos formations en utilisant les cartes mentales et les outils visuels
Comment aider son enfant à mieux apprendre avec les outils visuels
Couverture du livre de Desengaigne et Damato

Ce n’est pas le premier livre de Xavier Delengaigne dont je rends compte sur ce blog. Je vous avais déjà parlé de Visualisez votre vie en quelques croquis ; d’organiser votre temps avec le mindmapping ou bien encore d’Apprendre à toute vitesse.

Dans ce nouvel ouvrage, Xavier Delengaigne et son complice Vincent Damato explorent des moyens d’aider votre enfant à mieux apprendre grâce aux outils visuels tels que les cartes mentales, le croquinote (ou sketchnoting), etc.

Un ouvrage très complet en 3 parties

D’emblée, je peux vous dire que ce livre est à la fois très complet et très équilibré entre la théorie et la pratique.

Première partie : les outils visuels pour apprendre

Cette première partie aurait pu n’être qu’une liste des outils visuels pour apprendre : il n’en est rien.

Les auteurs passent d’abord en revue le fonctionnement du cerveau lors de l’apprentissage. Ensuite, ils examinent le pouvoir des outils visuels : pourquoi ils fonctionnent si bien pour apprendre.

Ils examinent en détail les cartes mentales manuelles et numériques et aussi le croquinote, ce mélange subtil de texte et d’image qui séduite les enfants aussi bien que les adultes.

Deuxième partie : apprendre autrement

Dans cette deuxième partie de leur ouvrage, les auteurs nous expliquent comment mieux mémoriser grâces aux propriétés unique de la pensée visuelle.

Ils mettent également l’accent sur la concentration comme clé de la mémorisation et donc de l’apprentissage.

Nos mémoires forment un système : le comprendre permet de les maîtriser et de les entretenir à long terme
Les différentes mémoires

Ils explorent ensuite ce que c’est qu’apprendre et le rôle de l’autonomie et de la métacognition dans l’apprentissage.

Ils terminent ce chapitre en explicitant ce que sont la collaboration et la créativité et ce qu’elles apportent de spécifique aux apprentissages.

Troisième partie : appliquer les outils visuels

Dans cette troisième partie, les auteurs nous montrent comment appliquer les méthodes visuelles – cartes mentales, sketchnoting… – aux différentes matières scolaires :

  • français
  • mathématiques
  • histoire-géo

Conclusion : un livre à mettre entre toutes les mains !

En conclusion : voici un excellent petit livre que je recommande à tous les parents.

Même s’il n’est pas explicitement destiné aux parents d’enfants Dys – dyslexique, dyspraxique ou encore dysphasique ou dyscalculique – une partie du livre est consacrée à ces troubles spécifiques du langage et de l’apprentissage (TSLA).

En outre, les techniques présentées dans cet ouvrage fonctionnent avec la majorité des enfants. En plus de l’exposition des différentes matières, le livre fourmille de concepts pratiques, d’informations utiles, de références incontournables.

Aider son enfant à mieux apprendre grâce au visuel est publié chez Eyrolles, un éditeur de référence.

Envie de devenir formateur en e-learning ?

Si vous êtes : formateur/formatrice ; coach ; responsable des ressources humaines ou de la formation…  Ce parcours est fait pour vous.  Et cette session d’hiver a été entièrement revue et rénovée.  Une bonne raison de vous former et de booster votre carrière en cette année 2020 si particulière !

  • Vous avez envie de « passer à l’e-learning » mais vous n’osez pas franchir le pas ?
  • Vous vous demandez si ce n’est pas « trop technique pour vous » ?
  • Pouvez-vous vraiment ajouter cette corde à votre arc ou n’est-ce que du vent ?
  • Est-ce vraiment possible de créer une formation en ligne sans être informaticien ?
  • Est-ce que je peux vraiment gagner  ma vie en créant des formations en ligne ?

Si vous vous posez une ou plusieurs de ces questions, il est temps de lire ce qui suit…

Créez votre cours en ligne : Session « Hiver2020 »

La formation « Créez votre cours en ligne » a bien évolué depuis la première session de janvier 2016.

Et aujourd’hui, elle revient avec une session « Hiver 2020 » rénovée et adaptée aux évolutions du secteur : 

  • nouvelles plateformes d’e-learning
  • nouveaux outils pour le blended learning
  • réalité virtuelle, augmentée, mixte, etc.
  • méthodes dérivées du microlearning

Cette formation certifiée par le label « Learning Pro » de ProCertif.

Vous pouvez la faire financer via votre OPCO.

Une jeune femme consulte son smartphone devant son ordinateur portable et un bloc-note - outils de conception de formation en ligne
Ce printemps,  formez-vous à l’e-learning

Un accompagnement personnalisé pour développer votre propre projet

Pendant toute la durée de cette session, vous pourrez participer à la classe virtuelle hebdomadaire (par vidéo-conférence) qui traite d’un thème lié à une étape du développement de votre projet.  Et vous bénéficierez d’un tutorat personnalisé à distance, via e-mail, chat ou vidéo-conférence.

Car l’objectif de cette formation 100 % en ligne, c’est bien de vous accompagner dans le développement de votre propre projet !

Votre projet de formation peut être :

  • l‘adaptation d’une formation existante en présentiel vers
    • de la formation 100 % en ligne (e-learning)
    • de la formation hybride (blended learning : en partie en présentiel, en partie en ligne)
    • en microlearning (capsules très courtes distribuées sur des appareils mobiles ou non)
  • la création d’une formation originale sur un sujet qui vous passionne ou que vos clients vous ont commandé.   Ici aussi, votre projet peut devenir une formation en e-learning, blended learning ou microlearning

Un parcours balisé mais flexible

Ce parcours comprend 5 étapes qui ont fait leurs preuves.  Ce parcours est établi selon la méthode de la Pensée Design.

1. Définition de votre projet et identification de votre public

Lors de cette première étape, vous allez définir l’objectif pédagogique global de votre projet.  Vous allez aussi travailler le « pitch » de votre projet : comment le présenter en quelques mots qui emportent l’adhésion de ce public.

Ce public, qui est-il ?  Vous allez découvrir des outils pour vous mettre en empathie avec vos apprenants.  Pour mieux comprendre leurs obstacles, ce qui les freine dans leur parcours d’apprentissage.

2. Séquençage de votre formation et progression pédagogique

Vous avez maintenant le thème et l’objectif principale de votre formation.  Vous connaissez votre public.

Il faut à présent « séquencer » votre formation : la découper en unités assimilables par vos futurs apprenants.

Il faut aussi que la progression de la difficulté permette à vos apprenants de passer d’un niveau à l’autre sans trop souffrir mais sans trop s’ennuyer non plus.

C’est un équilibre délicat qui est crucial pour entretenir la motivation de vos futurs apprenants.

Graphisme manuel - comment concevoir le parcours de vos apprenants ?
Concevoir le parcours de vos apprenants

3. Le script et la notion de granularité

Vous allez à présent allez plus loin dans la description de votre formation.  Vous allez créer un script, un scénario complet qui détaille :

  • chaque objectif pédagogique de votre formation (ce que vos apprenants seront capables de faire à la fin de votre formation)
  • chaque support multimédia (vidéo, infographie, carte interactive, etc.)
  • chaque activité (publication d’un billet, d’un sondage, réponses à un quiz, etc.)
  • chaque exercice (sous forme de quiz, de projet, d’essai, etc.)
  • chaque méthode d’évaluation (comment vous allez évaluer les progrès de vos apprenants)

Vous allez découvrir la notion de « granularité » et comment elle vous permet à la fois une grande rigueur et une flexibilité maximale.

4. La création de supports multimédias

Aujourd’hui, nous disposons d’une multitude d’outils performants qui transforment nos formations en parcours ludiques et dynamiques.

Vous allez découvrir lors de cette quatrième étape quels outils correspondent à quel objectif pédagogique.

Quel support multimédia utiliser pour expliquer cette matière :

  • une vidéo d’animation ou une capture d’écran ?
  • une infographie statique ou interactive ?
  • une présentation interactive ?
  • une carte mentale ou un quiz de vérification des connaissances ?
  • Etc.

5. La distribution de votre projet

Comment allez-vous distribuer votre formation à vos futurs apprenants  :

  • de manière hybride  (blended learning) : en partie en présentiel, en partie en ligne ?  Quelle répartition utiliser dans ce cas pour un résultat optimal ?
  • en e-learning pur : 100 % en ligne ?  Quel type de tutorat allez-vous mettre en place pour un meilleur suivi de vos apprenants ?
  • en microlearning : des micro-capsules distribuées via différents périphériques (ordinateur, tablette, smartphone) ?  Votre formation sera-t-elle distribuée selon des modes particuliers : au fil de l’eau, à date fixe, sur un mode individualisé ?
Une main tient un smartphone en face d'un ordinateur portable - symbole de la multimodalité de la formation digitale
Toutes les modalités de la formation digitale

Selon le type de projet, de public et d’objectif pédagogique, vous aurez tout intérêt à choisir le canal de distribution approprié.

Bonne nouvelle : la méthode de développement en grains que nous préconisons vous permettra de distribuer votre formation selon différentes modalités en fonction des publics !

Votre résultat concret : votre formation prête à être vendue et distribuée !

Au terme de ces cinq étapes, vous distribuez votre formation selon les modalités que vous avez définies :

Vous calculez vos prix de revient et de vente, vous faites de la promotion en ligne et hors-ligne, etc.

Vous avez non-seulement acquis un savoir-faire précieux sur le marché du travail, mais vous avez construit un « produit » de formation que vous pouvez :

  • vendre en tant que Formatrice/Formateur indépendant sur votre propre plateforme ;
  • présenter à votre employeur actuel ou futur ;
  • diffuser sur des réseaux pré-existants ;
  • etc.

A qui cette formation est-elle destinée ?

Si vous êtes formateur/formatrice ; coach ; responsable des ressources humaines ou de la formation…  Ce parcours est fait pour vous.  Et cette formation a été entièrement revue et rénovée.  Une bonne raison de vous former et de booster votre carrière en ce troisième trimestre 2020 !

Informations pratiques

Session « Hiver 2020 »

Du 26 octobre au 29 novembre 2020

Montant de l’inscription :

Particulier ou autoentrepreneur sans TVA : 399 € tout compris (possibilité de régler en 3 fois sans frais).

Indépendant – auto-entrepreneur avec TVA : 399 € + TVA

Entreprise : 599 € + TVA

Contactez-nous !

Utilisez le formulaire ci-dessous pour prendre contact avec nous et recevoir le programme complet et les modalités d’inscription : nous répondons toujours avec plaisir 😉