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Comment intéresser les médias à mon projet ?

Vous êtes une association et vous avez un nouveau projet.  Vous êtes le patron d’une PME et vous développez un produit révolutionnaire.  Vous êtes un artiste et vous organisez l’expo du siècle.  Mais comment intéresser la presse à ce projet qui vous tient tellement à coeur ?  Comment être sûr que les journalistes vont se bousculer au portillon pour publier la nouvelle ?  Voici quelques conseils.

C’est un paradoxe étonnant qui dure depuis que la presse existe et qui n’est pas près de se régler : les médias ont besoin de contenu.  Les entreprises, les associations et les artistes ont besoin de promotion.  Et pourtant, il est extrêmement difficile, voire impossible d’obtenir un article sur votre projet.  Pourquoi ?  Quelles en sont les raisons ?  Comment surmonter ce handicap et être visible dans les médias ?  Comment intéresser la presse à votre projet ?

La première chose à savoir, c’est que les journalistes ne demandent pas mieux que d’obtenir de la matière pour leurs articles : les rédactions sont toujours à la recherche d’informations originales et intéressantes pour leur public.

La deuxième chose à savoir, c’est que les candidats à la publication – quel que soit le support – sont souvent maladroits dans leur approche.  Cela vient de plusieurs facteurs que nous allons passer en revue.  Ensuite, je vous donnerai quelques conseils pour faire partie des heureux élus qui figureront dans le journal ou participeront à une émission de radio ou de télé.

Une confusion entre journalisme et communication

La plupart des gens confondent allègrement journalisme et communication.  Je vous donne un exemple réel qui m’est arrivé cette semaine et qui m’a donné l’idée de cet article.  J’ai un site dédié à mon activité de journaliste indépendant.  Un site qui n’est pas du tout à jour.  Et qui pourtant reçoit encore des visites intéressées. 😉

La dernière en date est un message qu’une dame m’envoie via le formulaire de contact du site.  Le message est authentique, j’ai juste remplacé le nom du site par une adresse fictive pour des raisons de discrétion.  Mais merci à cette dame de m’avoir donné l’opportunité d’écrire ce billet. 😉

« Bonjour,

Je me permet de vous contacter car j’ai besoin d’aide pour faire connaitre mon site à un grand nombre d’internautes.

Mon site est : http://www.undoncechienperdu.com

Ce projet nous tient à cœur.

Pourriez vous le médiatiser?

Bien à vous en attente de vous lire. »

Aucun journaliste digne de ce nom ne répondra favorablement à une telle demande ! 

Ce n’est pas de la méchanceté : mais le rôle du journaliste est totalement différent de celui d’une agence de communication.

Les journalistes publient ce qui est susceptible d’intéresser leurs lecteurs. Et en tant que journalistes, ils se doivent de prendre une distance critique par rapport aux contenus qu’ils examinent.

Exactement le contraire d’une agence de communication qui a pour mission de convaincre le monde que votre projet/produit/service est le meilleur et qu’il faut l’acheter ou contribuer d’urgence !

Donc : ne demandez jamais à un journaliste de jouer le rôle d’une agence de communication gratuite !  Ca ne marche pas !

Mais alors, comment faire pour intéresser un journaliste à mon projet ?

Utilisez les outils et les canaux de communication adéquats !

Le communiqué de presse

J’en parle par expérience : les journalistes sont des gens pressés qui font ce qu’ils peuvent avec les exigences des rédactions en matière de délais et de contenus.   Les appâter avec une bonne nouvelle ne suffit pas : il faut leur mâcher un peu le travail !

Un des outils les plus appropriés pour ce faire est le communiqué de presse.  Décrivez le plus précisément possible votre projet.  Obéissez à la règle des cinq W que les journalistes utilisent dans leurs articles.  La mindmap ci-dessous illustre le principe de ces cinq questions.  Double-cliquez sur la carte pour l’agrandir.  Vous pouvez aussi la télécharger gratuitement au format XMind sur Biggerplate.

Les 5 W – questions du journaliste

Les 5 W : ou les questions qui font le tour de la question

Les journalistes utilisent la technique des 5 W pour structurer leurs articles et s’assurer qu’ils ont bien couvert toute la matière à traiter.

Faites de même : assurez-vous que vous leur donnez toutes les dimensions de votre projet en posant vous-même ces questions.

Commencez par la question « Quoi » (What?) :

What ? Quoi ?

Décrivez votre projet, produit ou service de la manière la plus précise possible.

  • De quoi s’agit-il ?
    •  Produit ?
    •  Service ?
    •  Oeuvre d’art ?
    •  Evénement ?
    •  Projet philanthropique ?

    Utilisez les cinq sens pour décrire votre projet : aidez le journaliste (et son public) à visualiser votre projet, à le sentir, à en ressentir les effets sur sa peau, à exprimer les émotions que votre oeuvre ou votre produit suscite chez les utilisateurs…

Who ? Qui ?

  •  Qui est
    •  Le producteur ?
    •  L’artiste
    •  L’initiateur du projet ?

En communication, c’est toujours important de savoir qui parle.  Est-ce une autorité en la matière ?  Un parfait inconnu ?  Ou quelqu’un qui a une légitimité vu sa longue expérience, ses publications sur le sujet, etc.

  • A qui s’adresse votre projet ?
    • Bénéficiaires
    • Public
    • Donateurs

    Tous les médias ne s’adressent pas au même public.  Choisissez donc le média qui vous intéresse en fonction du public.

Where ? Où ?

  • Où se déroule votre événement ?
  • Quel rayon d’action ?
  • Quelle aire géographique ?
  • En ligne ?
  • Virtuel ?

Précisez bien tout cela : le rayon d’action d’un média est très ciblé : régional, local ou national ?  Ne tentez pas d’intéresser un journal national à un événement qui touche exclusivement un village ou une province.  Vous perdrez votre temps.

When ? Quand ?

  • Démarrage
  • Etapes
  • Durée
  • Fin
  • de votre projet

C’est évidemment très important pour le journaliste : et pourtant, beaucoup de communiqués de presse ou d’annonces sur le web ne mentionnent pas la date d’un événement.  Sans parler de tous ceux qui oublient l’heure ou l’adresse du rendez-vous !  Un conseil en or massif : faites relire votre communiqué par quelqu’un qui ne connait pas du tout votre projet.  Idéalement par plusieurs personnes qui appartiennent à votre public-cible.  Si elles ne comprennent pas quelque chose, soyez certain(e) que le journaliste non plus ne comprendra pas.  Et votre communiqué a de fortes chances de terminer sa carrière à la poubelle !

Why ?  Pourquoi ?

  • Origine du projet
  • Buts
  • Objectifs
  • Motivations

Qu’est-ce qui a motivé votre projet ?  Quels objectifs précis voulez-vous atteindre ?  Comment comptez-vous les atteindre ?  Autant de choses importantes pour le journaliste.

La forme du communiqué de presse

Soyez précis et concis : les journalistes n’ont pas trop de temps à perdre !

Mais attention de ne pas tomber dans le travers inverse : il ne s’agit pas d’écrire un rapport d’hospitalisation.  Tâchez de séduire le journaliste, soyez sexy !  Il y a beaucoup de concurrence entre les informations et donc soyez attractifs !  Illustrez votre communiqué de photos, d’illustrations, de graphiques qui aideront à la compréhension.

Si vous connaissez un peu les techniques de storytelling, racontez une histoire pour faire adhérer vos futurs lecteurs à votre projet.

Donnez envie de lire votre communiqué !  Si le journaliste a envie de le lire, ses lecteurs aussi…

Utilisez un service de diffusion

Votre communiqué est prêt : il décrit de manière attractive votre projet, service, produit ou événement.  Il ne vous reste plus qu’à l’envoyer aux journalistes.

Vous pouvez bien entendu le faire parvenir à des journalistes que vous connaissez ou dont vous avez les coordonnées.  Mais il existe aussi des services de diffusion.  La plupart sont payants, mais il en existe aussi des gratuits comme Category Net, par exemple.   Ce service diffuse le communiqué à ses abonnés correspondant à la zone choisie.  Cela vous facilitera la tâche et vous donnera un surcroît de visibilité.

Essayez aussi de rencontrer les journalistes : rien de tel qu’un contact dans la vie réelle.  Pour cela, n’hésitez pas à organiser une conférence de presse.  Je reparlerai de l’organisation d’une conférence de presse dans un prochain billet.

La liberté de la presse

OK : j’ai fait tout ce que vous m’avez dit.  Quelle garantie ai-je que mon article sera publié ?

Aucune !  Absolument aucune !

Quoi ?  J’ai fait tout ça pour rien ?

Non.  Mais encore une fois, le journaliste n’est pas une agence de communication.  Et il y a de la concurrence sur le marché.  Si votre annonce tombe en même temps qu’un grand événement ou une catastrophe nationale, votre communiqué aura moins de chance d’être traduit en un article de première page…

Et puis, la rédaction conserve le droit de publier ou non ce que vous lui communiquez.  C’est la rédaction qui juge en professionnel de ce qui intéresse le lecteur ou non.

Et même si vous êtes publié(e), vous risquez de ne pas apprécier du tout le contenu de l’article !  Parce que le rôle du journaliste n’est pas d’être une simple caisse de résonnance de ce que vous dites.  Son rôle est d’informer.  Donc de prendre une distance critique par rapport à ce que vous affirmez.  Certaines personnes refusent de m’adresser la parole depuis que j’ai publié leur interview.  D’autres sont devenues des ami(e)s.  La plupart a simplement disparu du radar.  C’est la règle du jeu : si vous ne l’acceptez pas, n’essayez pas d’être publié(e), vous serez forcément déçu(e).

Mais si vous acceptez cette règle, vous tenterez d’établir des relations de confiance avec les journalistes.  Une relation gagnant-gagnant entre celui qui a besoin d’informations pour son média et celui qui a besoin de visibilité pour son projet.  Bonne chance !

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Apprendre à apprendre Etudier efficacement Jeunes Mémoire

Palais de mémoire : comment l’utiliser ?

Qu’est-ce que le « palais de mémoire » ?  D’où vient-il ?  Et comment fonctionne-t-il ? Comment l’intégrer dans une stratégie d’apprentissage ? Je vous donne ici le fruit de mes lectures et de mes expériences personnelles avec cette méthode âgée de plus de 2800 ans…

Article mis à jour le 15 mai 2021.

Je lis parfois sur Internet des articles sur le « palais de mémoire » ou j’entends des personnes en parler.  Et je suis souvent choqué par le caractère incomplet, incompris, voire carrément erroné des informations que je découvre.

Il existe pourtant une vaste littérature sur le sujet.  Et dont les auteurs ne sont pas des moindres puisque le premier d’entre eux n’est autre que Cicéron.  Un des auteurs qui ont le plus influencé la totalité de la culture occidentale depuis 2.000 ans…

Une légende vivante : Simonide de Céos

Cicéron, dans son ouvrage « De l’Orateur« ,  nous rapporte que l’inventeur de cette méthode est le poète lyrique Simonide de Céos, une des nombreuses îles grecques.  Nous n’avons aucun portrait de cet homme qui fut une véritable star à son époque : il a remporté des prix face au tragédien Eurypide ou  encore contre Pindare, son principal rival.  Mais, comme à toutes les stars, on lui a attribué bon nombre de légendes.  Il aurait été l’inventeur, entre autres, de 4 lettres du nouvel alphabet grec (voir l’illustration sur le vase ci-dessous).

Vase grec représentant Persée et Andromède

Mais surtout, selon Cicéron, il serait l’inventeur de la méthode des « loci » – lieux, en latin – encore appelée « mémoire locale« .

Simonide de Céos aurait été le premier poète rémunéré.  Il écrivait des poèmes pour les dirigeants de son temps.  Un jour, il en écrit un pour le tyran Scopas.  Mais, celui-ci est aussi avare que vaniteux.  Il reproche à Simonide d’avoir loué autant les jumeaux Castor et Pollux que lui dans son ode.  Et donc, il ne paiera que la moitié de la somme prévue.  Simonide n’a qu’a demander l’autre moitié aux demi-dieux…

Simonide n’a d’autre choix que de s’incliner.  Il participe au banquet donné par son maître et au cours duquel il devra sans doute réciter son poème.  Un serviteur vient le prévenir que deux jeunes hommes l’attendent à la porte du palais et le réclament avec insistance.  Intrigué, Simonide va à la rencontre des deux étrangers.  Au moment où il sort du palais, celui-ci s’effondre, écrasant tous les convives.  Les deux visiteurs, qui ne sont autres que Castor et Pollux, ont donc sauvé la vie de celui qui leur a dédié la moitié d’un poème.

Le Palais de mémoire : une des méthodes de mémorisation les plus anciennes

Mais les familles des victimes sont en détresse : elles ne reconnaissent pas leurs proches, défigurés sous les débris.  Simonide déclare alors qu’il est capable de dire qui est qui : il était assis avec eux.  Et peut donc localiser chacun des corps et lui rendre son identité.  Cette circonstance lui aurait donné l’idée du « palais de mémoire« .  Un des procédés les plus anciens et les plus efficaces pour mémoriser de longues séquences.

L’historienne Frances Yates a remis à l’honneur les études sur les arts de la mémoire, notamment dans son livre The Art of Memory, dont il existe une traduction française.  Elle voit dans cette légende l’illustration d’une période de transition.  Car, pendant des siècles, les poètes ont récité leurs oeuvres sans les écrire.  Or, au moment où naît cette légende, l’écrit prend le pas sur la tradition orale.  Socrate méprisera l’écrit toute sa vie.  Platon, dans Phèdre, fait dire à  l’un de ses personnages que l’invention de l’écriture rendra les hommes bêtes, paresseux, qu’ils n’utiliseront plus leur mémoire et qu’ils oublieront qui ils sont…   Des arguments qui ressemblent étrangement à ceux qui accusent Internet et les livres numériques de tous les maux.   Mais ne sommes-nous pas, nous aussi, dans une période de transition similaire ?

Comment utiliser efficacement le Palais de Mémoire ?

Associez des lieux et des images

La méthode qu’aurait inventée Simonide de Céos – et qui existait sans doute depuis des siècles à son époque – consiste à associer lieux et images.  Dans mon article sur les principes de la mémorisation, je rappelais que ceux-ci sont au nombre de trois :

  1. L’ordre
  2. L’association
  3. La répétition

Le « palais de mémoire » ne fait pas exception à la règle.  Ici, l’ordre est donné par le trajet et les emplacements dans un bâtiment. ou dans une partie de ville : un quartier, une place, etc.

Lors de mes formations sur la mémoire, je demande aux participants d’utiliser le lieu qu’ils connaissent le mieux : leur propre maison.

Maison – rez-de-chaussée

Utilisez un lieu connu pour mémoriser rapidement et à long terme

Le principe de la « mémoire locale » ou « palais de mémoire » est de placer une image qui représente la chose ou le mot dont on doit se souvenir dans une partie de l’immeuble, ici, le rez-de-chaussée de la maison.  Plus l’image est éloignée de la routine, mieux elle fonctionne : donc, on utilise :

  • le grotesque
  • le monstrueux
  • l’humour
  • les allusions sexuelles (qui sont sans doute un des facteurs d’exclusion du palais de mémoire de l’école)
  • les sentiments à l’égard d’une personne : amour ou haine
  • etc.

Toute image mentale qui déclenche une émotion – votre petit ami, votre vedette de cinéma préférée, l’animal qui vous dégoûte le plus (une araignée, un rat, etc.)…

Quand je pratique cette méthode pour la première fois avec des participants de mes ateliers, je leur demande de dresser une liste de 20 mots : vingt choses dont ils auront besoin pour organiser la fête de leur anniversaire.  Selon la littérature scientifique, la mémoire de travail moyenne permet de retenir 7 mots, avec un écart-type de 2, soit de 5 à 9 mots.   Mais je rencontre de nombreux jeunes qui présentent une rétention de 11 ou 12 mots…

Mais (pratiquement) personne n’est capable de retenir 20 mots sans erreurs ni de les répéter dans un sens ou dans l’autre, depuis le premier vers le dernier ou vice-versa.

Associez image, sensations et localisation

Premier ingrédient pour notre fête : un saumon.  Nous allons le placer dans la boîte aux lettres, juste à côté de la porte.  Un beau saumon vivant, qui sent fort la marée et qui s’agite dans tous les sens.  Il mouille tout le contenu de sa boîte aux lettres et sa queue rose frappe la porte en cadence : boum ! boum ! boum !

Vous aurez compris à la lecture de ce premier item le fonctionnement de l’association :

  1. on place le saumon dans un endroit inattendu – on sort de la routine
  2. on associe un maximum de représentations sensorielles à chaque image : l’odeur de la marée, le mouvement de la queue, le boum-boum de celle-ci contre la porte, la sensation tactile du poisson mouillé… 

Tous ces éléments servent à renforcer la mémorisation.

Deuxième item : deux bouteilles de vin.   Celles-ci sont en réalité deux personnages à taille humaine, dont la silhouette est en forme de bouteilles, qui sont complètements saoules et qui titubent sur les marches du perron.  Elles rotent et chantent des chansons à boire.

Le troisième item : des couverts en plastique.  L’acteur préféré de notre participant est Johnny Depp.  Nous le déguisons en Chapelier fou, son rôle dans le film Alice de Tim Burton.  Johnny Depp est debout sur la table basse du salon, entre le sofa et les fauteuils.  Il jongle avec les couverts et danse une sorte de gigue tout en proférant des sons incongrus et en grimaçant comme dans le film.

Le quatrième item : de la musique.  Où allons-nous la placer ?  Dans l’installation hi-fi au salon ?  Certainement pas !  Nous allons louer les services d’un orchestre de Schtroumpfs que nous allons placer dans le four, à la cuisine.  A la moindre fausse note, on allume le four !

L’émotion favorise la rétention à long terme

Etc, etc. jusqu’à vingt mots, vingt images grotesques, monstrueuses, sexy ou amusantes, associées à vingt emplacement de l’endroit que nous connaissons le mieux au monde.

Les plus sophistiqués ajouteront un scénario à leur trajet.

Vous aurez compris le principe : nous nous souvenons mieux de ce qui sort de l’ordinaire.   De ce qui tranche avec la vie de tous les jours.  De ce qui nous touche.   Car la mémoire est très fortement liée à l’émotion.

J’ai effectué une recherche sur l’Elfstedentocht : cette course en patins à glace qui traverse 11 villes de Frise, dans le nord-ouest des Pays-Bas.   Tous les habitants me disent que les hivers là-bas sont extrêmement rigoureux, qu’il neige et qu’il gèle à pierre fendre chaque année.

Pourtant, ma recherche personnelle montre que la course a eu lieu 15 fois en 112 ans.  Les autres années, il ne gelait pas suffisamment pour organiser la course sur les cours d’eau de Frise…   Il a donc gelé dur 15 fois en plus d’un siècle, malgré ce que les habitants m’affirmaient.  Ils étaient pourtant sincères : mais leur mémoire n’avait gardé le souvenir que des hivers exceptionnels.  Ceux où ils s’étaient calfeutrés chez eux en attendant le jour de la course, où ils avaient traversé péniblement les champs couverts de neige.  Quinze hivers sur 112 !

C’est sur cette confrontation avec l’ordinaire que jouent les techniques d’association dans les arts de la mémoire.   La publicité aussi le sait bien : elle nous présente des endroits paradisiaques où la plupart d’entre nous n’iront jamais, des modèles dont la beauté surhumaine doit plus à Photoshop qu’à la sélection génétique, des produits fabuleux qui ne fonctionnent miraculeusement que sur le petit écran.   Nous le savons, dans le fond.   Mais nous achetons.   Parce que ces images surnaturelles ont trouvé leur chemin dans nos mémoires et nos émotions.  Et que nous ne demandons qu’à les revivre dans le réel.

Troisième principe : les répétitions

Cette méthode, très efficace, ne fonctionne que si on respecte le troisième principe : la répétition.  Il faut visiter et revisiter mentalement la maison et revoir régulièrement chacune des images dans son emplacement.  Parcourez le trajet dans un sens puis dans l’autre.  Ou depuis le milieu.

Les répétitions espacées sont aussi le principe de base des applications de flashcards, telles Anki ou Cerego. C’est aussi le principe utilisé pour la conception de parcours d’apprentissage sous forme de microlearning. C’est également le principe mis en œuvre par Wooflash, une application qui permet aux apprenants de s’exercer et de mesurer leur taux d’ancrage mémoriel.

Le « palais de mémoire » est utile pour retenir une liste d’objets.  Ou les éléments d’un discours ou d’une conférence.   Les avocats romains, comme Cicéron, étaient célébrés pour tenir des discours de plusieurs heures sans aucune note.   Mais le préalable de toute étude réellement efficace à long terme est la compréhension.  N’étudiez pas quelque chose que vous n’avez pas compris d’abord…

Bon travail et amusez-vous bien 😉

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Mémoire

Mémoriser des données complexes par l’image : l’exemple Microsoft

Comment mémoriser des données complexes ?  Comment se souvenir de mots de passe compliqués ?

Adam Stubblefield, un étudiant interne chez Microsoft, a eu une idée originale : combiner les tâches de Rorschach avec des acronymes.  La méthode est non seulement élégante : elle est terriblement efficace !

Les mots de passe représentent un véritable casse-tête : non seulement lorsqu’il s’agit de les créer, mais aussi au moment de s’en souvenir.

Tous les administrateurs de systèmes vous le diront : le maillon faible d’une chaîne de sécurité, c’est l’utilisateur, l’humain.

Ce dernier a tendance à créer des mots de passe trop simples pour pouvoir les retenir.  Et à les écrire sur des post-it parfois collés sur l’écran de l’ordinateur pour être certain de ne pas les oublier…   En outre, avec les logiciels et le matériel de « cracking » résoudre un mot de passe devient un jeu d’enfant.

Comment faire pour que les utilisateurs créent des mots de passe suffisamment complexes pour ne pas être facilement trouvés par un intrus ?  Et comment s’assurer qu’ils les mémorisent  ?

Il existe des générateurs de mots de passe.  Y compris des générateurs de mots de passe « mnémoniques ».  Mais le problème est que s’en souvenir n’est pas aussi simple que le prétendent leurs créateurs.  Comment mémorisez-vous AKovI3471YoP ?  C’est le mot de passe « mnémonique » que vient de me suggérer ce générateur.  J’ai bien ma petite idée pour Yop qui me rappelle une série de publicités.  Mais pour le reste ?

Dans mon article sur les principes de la mémorisation, je vous ai parlé des combinaisons d’associations.   Adam Stubblefield,  un étudiant de la John Hopkins University en internat chez Microsoft a inventé une méthode originale pour résoudre les deux problèmes des mots de passe : la création de mots suffisamment complexes et leur mémorisation à long terme.

Des taches d’encre à la rescousse de la technique

Taches d’encre à associer aux mots de passe

L’idée d’Adam Stubblefield était de suggérer aux utilisateurs une image suffisamment floue pour que chacun y associe quelque chose de différent : un peu comme les nuages dans lesquels chacun peut reconnaître une forme différente.  Il a donc pensé aux taches de Rorschach, qu’on utilise en psychologie.

La première étape a consisté en la création d’un programme générateur de taches d’encre aléatoires.  Ensuite, ces taches d’encre étaient montrées aux utilisateurs.   Ceux-ci devaient identifier mentalement la tache à un objet, une personne ou un animal.  Et écrire une très courte abréviation liée à cette tache.  La première et la dernière lettre du mot par exemple.  Si la tache évoquait une mouche, l’utilisateur tapait « M » et « E » sur son clavier.   De même pour chaque tache de la séquence.  D’autres ont vu un homme volant ce qui donne « H », « E », « V » et « T » pour une seule image.

Un des points forts de la méthode est que même si les personnes voient la même chose dans une tache, elles ont souvent des façons différentes de la décrire et elles génèrent donc des mots de passe différents.

Chaque personne a dû mémoriser les associations avec dix images. Cette mémorisation s’est faite simplement en visionnant plusieurs fois de suite la séquence des images.  De nouveau le principe de la répétition qui suit celui de l’ordre et de l’association.

A la fin, les 25 personnes qui étaient soumises à cette expérience avaient des mots de passe comptant entre 50 et 80 lettres dont l’ensemble ne signifie rien.  Impossible à retenir…

Sauf que… Après une semaine, 18 des 25 personnes se souvenaient encore de l’intégralité de leur mot de passe !  Quant aux autres, elles se souvenaient des associations avec 9 images sur 10 !

Adam Stubblefield en déduisit donc qu’avec un mot de 20 lettres, par exemple, on pourrait obtenir 100 % de rétention.  Après avoir tapé ce mot un certain nombre de fois, il est pratiquement impossible de l’oublier.

Une des dimensions importantes qui ont assuré la réussite de cette expérience, c’est son caractère ludique : de nombreux participants ont déclaré avoir éprouvé du plaisir à définir leurs mots et à les mémoriser.  Une fois de plus, une émotion positive associée à une activité ou à une notion renforce sa mémorisation.

Vous pouvez lire l’article en anglais sur cette recherche sur les Microsoft inkblots ou télécharger le rapport complet d’Adam Stubblefield et Dan Simon.

Et vous ?  Que voyez-vous dans ces taches ?  Et quels mots de passe avez-vous créés ?

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Principes de mémorisation – ne plus rien oublier

Quels sont les principes de mémorisation utilisés dans les arts de la mémoire ?   Comment mémoriser des quantités d’informations sans se tromper ? Quel rôle peuvent encore jouer les arts de la mémoire à l’ère numérique ? Ce sont quelques questions que je me pose depuis quelques années.  Et sur lesquelles je voudrais échanger avec vous au cours d’une nouvelle série d’articles.

Article mis à jour le 15 mai 2021.

Les arts de la mémoire ont connu une longue éclipse avant d’être remis à l’honneur par les livres de Dame Frances Yates.  Et d’être repris comme tentative d’explication du fonctionnement des mindmaps par Tony Buzan.    Et j’utilise ces principes de mémorisation tant dans mes Formations à destination des écoles.

Mais quels sont les principes qui ont été utilisés par les « mnémonistes » au cours des 3 derniers millénaires pour mémoriser tant des discours que des poèmes ou des formules de mathématiques ?

Trois principes fondamentaux

En fait, ces principes sont au nombre de 3.  Oui, vous avez bien lu : trois !

  1. L’ordre
  2. L’association
  3. La répétition

Sur la carte heuristique suivante, j’ai dessiné quatre branches : j’ai scindé « association » et « combinaison d’associations » pour une question de visualisation.  Mais c’est totalement arbitraire.  Cette carte est disponible sur notre page Mémoires pour un téléchargement gratuit au format XMind.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Arts de la mémoire – principe de mémorisation

J’ai essayé, en utilisant une série de sources et mon expérience personnelle, de rassembler les principes de mémorisation et les techniques associées.  Je ne prétends pas à l’exhaustivité : si vous en connaissez d’autres, surtout, dites-le moi.  Je serai plus qu’heureux de les associer à ma panoplie !

1. L’ordre

Pour mémoriser, il faut d’abord placer les éléments à retenir dans un certain ordre.

Cet ordre peut être spatial, comme dans le cas des « mémoires locales » comme le célèbre « palais de mémoire« .  On place les objets à retenir dans un lieu.  Et on définit un parcours entre les différents objets placés dans différents endroits du lieu.  Je reviendrai sur le palais de mémoire qui est l’une des plus anciennes et l’une des plus efficaces techniques de mémorisation.

Il peut être chronologique : des événements situés dans le temps peuvent servir de trame.  Mais là, je pense davantage à la scénarisation qu’à une chronologie pure et simple.  Je ne connais pas d’exemple qui utilise une simple chronologie.  Et il s’agit donc davantage d’un ordre de type narratif qui insère une chronologie dans le récit.

Il peut être logique : c’est le cas de l’ordre dialectique ou des taxonomies.

2. L’association

C’est le fait de lier un concept et une image, par exemple.  Notre mémoire des images est en général bien meilleure que la mémoire des mots.

Pour se souvenir des chiffres, on utilise aussi l’association avec des images.  Le blog de mon ami Bernard Lamailloux en offre une magnifique illustration sur cette page Vous avez une mémoire extraordinaire.

L’association peut être phonétique : on part de la similitude entre les sons d’un nombre et celui d’un objet ou d’une personne : le chiffre « un » est associé au mot « hun », par exemple.  On utilise énormément les « acronymes » ou expressions formées des initiales de chacun des mots à retenir : CQQCOQP joue à la fois sur la similitude phonétique « C’est cucu, c’est occupé » et sur l’acronyme des sept questions formulées par Quintilien : Combien ? Qui ?  Quoi ?  Comment ? Où ? Quand ?  Pourquoi ?

L’association sémantique est plus rare, mais elle peut être très efficace comme dans le cas suivant : le cosinus est menteur et raciste.  Si vous ne me croyez pas, allez consulter cette (très longue) liste de mnémoniques dans laquelle figure l’explication de cette affirmation pour le moins bizarre.

Vous avez dit « bizarre » ?  Oui, car dans les arts de la mémoire, ce qui sort de l’ordinaire, de la logique, de la routine, de l’ordre attendu des choses se mémorise mieux.  Et donc, les associations bizarres – sons incongrus, noms ou phrases stupides, images grotesques, etc. – sont des moyens mnémotechniques plus efficaces que les associations « logiques ».

Stanislavski, dans sa formation des comédiens, utilisait la mémoire affective : il demandait aux comédiens de se rappeler des émotions vécues pour « animer » leur représentations.  Il leur demandait aussi d’associer ces émotions à un geste, ce qui n’est pas sans rappeler l’utilisation de la mémoire kinétique (mouvement).

Les combinaisons d’associations

Mais ce qui fonctionne le mieux, c’est la combinaison d’associations.   Associer une idée à une image placée dans un ordre particulier, comme dans le palais de mémoire.

Dans le cas des épreuves de cartes au championnat mondial de la mémoire, les mnémonistes associent les cartes à un personnage et à une narration.  Cela donne, chez les joueurs entraînés, les résultats surprenants comme celui-ci : Ben Pridmore, 4 fois champion du monde, qui mémorise un jeu de cartes entier en 24,97 secondes !  Record battu depuis…

Les mindmaps associent les mots-clés, les images, les couleurs, la disposition spatiale des branches et les relations pour aider à mieux comprendre à à mémoriser.

Microsoft a mis au point une méthode de mémorisation des mots de passe à l’aide d’images et d’acronymes  : un bel exemple d’utilisation d’une technique pluriséculaire rénovée par une entreprise high-tech !

Enfin, certaines méthodes allient chiffres et lettres pour mémoriser des suites complexes de nombres, comme les décimales de Pi : le principe se base sur un « poème » composé de mots dont le nombre de lettres est égal au chiffre à retenir :

Que j ’ aime à faire apprendre un nombre utile aux sages !

3     1    4     1   5     9                    2        6          5         3        5

Le poème proposé dans la liste de mnémoniques permet de retenir les 126 premières décimales de Pi.  Une paille à côté des 22.514 que Daniel Tammet a pu réciter lors d’un gala londonien en mars 2004 !

3. La répétition

Il y a au moins un point sur lequel s’accordent tous les auteurs qui ont écrit sur la mémoire depuis l’Antiquité: on ne retient bien, avec ou sans les autres méthodes, que si l’on répète plusieurs fois ce que l’on doit mémoriser.

Lorsque le mnémoniste place des images dans son palais de mémoire, il parcourt ce dernier plusieurs fois dans un sens et puis dans l’autre pour renforcer la mémorisation.

Le mindmapping propose une mode particulier de répétition : la réactivation.  Qui consiste à revisiter sa carte une heure après l’avoir conçue et à intervalles réguliers par la suite.  Intervalle dont la fréquence peut varier d’une personne à l’autre.

De nouvelles théories basées sur les neurosciences cognitives préconisent des répétitions espacées : c’est la base de l’utilisation des flashcards, qu’elles soient manuelles ou numériques comme celles que permet de créer Wooflash, par exemple.

C’est sur cette même théorie qu’est basée l’application Anki, compatible avec XMind, dont je vous reparlerai bientôt.

Enfin, d’autres théories sur la mémoire épisodique préconisent les exercices variés sur la même matière comme méthode de répétition.  C’est ce que je ne cesse de répéter au cours de mes ateliers Apprendre A Apprendre : que vous soyez visuels, auditifs ou kinétiques.  Variez les exercices !  Cela vous évite la lassitude liée aux mêmes exercices répétés inlassablement.  Surtout aux résumés et aux relectures totalement inefficaces…  Et vous mobiliserez différentes parties du cerveau qui seront prêtes à vous répondre au moment de l’examen.

Cet article n’est qu’un aperçu des différents principes de mémorisation.  Je reviendrai dans les prochaines semaines sur chacune des techniques évoquées.  Si vous en connaissez d’autres, si vous avez des expériences dans ce domaine : n’hésitez pas !  Utilisez les commentaires ou la page Contact pour me faire part de vos remarques, de vos suggestions, de vos expériences 😉

A bientôt !

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H-emploi : un salon de l’emploi pour les moins-valides !

C’est la commune de Morlanwelz qui a eu cette super-idée qu’on aimerait voir reproduire ailleurs très rapidement : un salon de l’emploi dédié aux personnes souffrant d’un handicap !

Mise à jour le 16 août 2012 : ajout du dossier de présentation du projet.

C’est une réponse à une forte demande des personnes handicapées, elles-mêmes, résume M. Malfroid, un des organisateurs.

l’objectif de cet événement est non seulement de fournir des informations, mais surtout de mettre en contact travailleurs moins valides et employeurs potentiels.

La commune organise ce 20 juin, une soirée officielle de présentation, mais le salon proprement dit devrait avoir lieu le 4 octobre prochain.  Les organisateurs sont toujours à la recherche de sponsors.

Quelques trente institutions ont déjà répondu « présents » à l’appel : l’agence wallone pour l’intégration de la personne handicapée (AWIPH), l’ASBL mutualiste Altéo, l’Association Socialiste de la Personne Handicapée (ASPH), le SPF Sécurité sociale, des centres de formation ainsi que des employeurs potentiels issus du secteur des titres-services et des entreprises de travail adapté.

« Notre ambition et celle de nos partenaires est surtout de donner une impulsion pour que nos entreprises portent un nouveau regard sur « les personnes extraordinaires », déclarent les organisateurs.

Vous pouvez consulter le programme complet de cet événement ici : Dossier de présentation

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Etudiez efficacement : réactivez votre mémoire

Troisième étape de notre méthode pour étudier efficacement : la réactivation.

La mémoire a besoin de répétition.  Mais pas seulement.  Lire et relire ses notes ou ses manuels ne suffit pas.  Il faut « réactiver » la mémoire et la préparer à restituer.

Après la « mise en projet » et « la prise de contact avec le cours« , voici la troisième étape de notre méthode pour étudier efficacement : la réactivation.

Retenir et restituer sont deux activités cérébrales différentes.  Elles font appel à des groupes de neurones différents.  Et donc à des techniques différentes si l’on veut être efficace.

Dans cette 3e étape de notre parcours, nous allons surtout nous attacher à la première notion : retenir.  Mais certaines des techniques dont je vais vous parler aujourd’hui abordent déjà la seconde.

(Cliquez sur la mindmap pour l’agrandir ou téléchargez-la gratuitement sur Biggerplate).

Techniques de réactivation de votre mémoire

1. Le mindmapping

a) Prendre des notes rapides et efficaces

Prendre des notes sous forme de mindmapping est une excellente façon de réactiver votre mémoire.  Je ne vais pas m’étendre sur ce sujet puisque je l’ai déjà fait abondamment dans d’autres articles, notamment dans « Pourquoi le mindmapping est-il si efficace pour étudier« .  Mais l’association des mots-clés, des images, des liens, des couleurs, de la disposition spatiale favorise la compréhension et la mémorisation, par la synesthésie et l’utilisation des émotions aussi bien que de nos facultés rationnelles : tout cela favorise une rétention plus efficace à court et à long terme.

Oubliez le surlignage qui n’apporte rien en terme de rétention : vous retenez moins de 1 % des éléments soulignés après une semaine…

Aidez-vous plutôt des index et des tables de matières.  Des titres, des intertitres et du chapeau,  s’il s’agit de résumer un article.  Convertissez les mots-clés surlignés en mots-clés pour vos mindmaps.  Créez des relations entre les différentes parties du cours.  L’idéal est de dessiner cette carte à la main.  C’est ce qui sollicite le mieux nos différentes mémoires : visuelle, kynétique, etc.

b) Réactivez votre mémoire de manière régulière

Le mindmapping permet également une réactivation régulière : lorsque votre carte est terminée, posez-la, aller vous promener, vous oxygéner, buvez un verre d’eau, lisez une BD, etc.  Bref : relaxez-vous.  Une heure plus tard, reprenez votre mindmap en main : relisez-la – de préférence à voix haute, afin de solliciter votre mémoire auditive – parcourez-en les branches avec vos doigts.  Comparez-la avec vos notes de cours.  Il y a de grandes chances pour que vous y ajoutiez quelques petites-choses : un mot-clé oublié, un nouveau lien que vous venez d’apercevoir, un petit dessin parlant,  etc.

Ensuite, oubliez votre carte ! Revenez-y le lendemain.  Et ensuite, la semaine suivante.  Et puis, à votre rythme, revenez-y.   En pratiquant un peu ce genre d’exercice, vous trouverez votre propre rythme : une fois par semaine, deux fois par mois, etc.  Je reviendrai sur la notion de temps dans les études lors d’un autre billet.

c) Révisez juste avant les examens

Un peu avant les examens, lors de la révision finale, retravaillez votre carte.  Au besoin, redessinez-la.  Entretemps, vous avez appris de nouvelles choses, vous pouvez peut-être les y intégrer et/ou créer du lien entre les notions qui figurent sur la carte originale et la nouvelle…

Un autre avantage que mes étudiants et moi-même avons expérimenté en utilisant les mindmaps de cette façon : cela développe votre mémoire visuelle.

Cela fait beaucoup de travail ? Oui.  Je vous ai parlé d’une méthode efficace, pas d’une méthode sans travail…  Mais le travail peut-être amusant : voyez le paragraphe suivant !

 2. Des jeux pour étudier : jeux-cadres et flashcards

a) Les jeux-cadres

Les jeux-cadres – comme leur nom l’indique – offrent un cadre : à vous d’y ajouter du contenu.  Inventés par Thiagi, ils ont été popularisés en France par Bruno Hourst.

Réactivez votre mémoire avec les jeux-cadres !

Les jeux-cadres sont utilisés en entreprise, en formation, etc.  Mais vous pouvez aussi en tirer parti pour apprendre mieux et plus vite.

Les jeux-cadres peuvent aussi se pratiquer en groupe : utilisez la notion de « coopétition » : coopérez pour certaines phases et organisez des tournois à d’autres moments…

Etudier à plusieurs est plus amusant et donne l’occasion de confronter les points de vue, d’utiliser vos propres mots pour expliquer, etc.  Lorsque vous créez vos jeux, vous devez impérativement connaître la matière, la reformuler sous forme de questions et de réponses,  vérifier si la réponse donnée est correcte ou non, réexpliquer pourquoi ce n’est pas correct, ce que vous attendiez, etc.

Formuler des questions et des réponses vous prépare en outre à répondre à celles du professeur

b) Les flashcards

La théorie des répétitions espacées

Un jeu classique et abondamment utilisé dans les pays anglo-saxons est celui des « flashcards« .  Ce sont des cartes sur lesquelles figure généralement une question ou un mot d’un côté et la réponse ou la traduction du mot de l’autre.  Ces flashcards se basent sur la théorie des répétitions espacées : en révisant juste avant le moment où vous allez commencer à oublier, vous réactivez votre mémoire et vous renforcez la mémorisation à long terme.

Etudier du vocabulaire

Les flashcards sont très utiles pour étudier du vocabulaire par exemple.  Vous voulez réviser votre anglais ?  Achetez un paquet de fiches en carton.  Ecrivez le mot anglais d’un côté de la carte.  De l’autre, écrivez la traduction en français.  Dessinez une image, un croquis, parlant pour vous.  N’hésitez pas à utiliser l’humour ou le double-sens :  la mémoire aime ce qui sort de l’ordinaire.  Ici, vous pouvez consulter un article plus complet sur la fabrication et l’utilisation des flashcards pour étudier du vocabulaire.

Si vous utilisez vos flashcards pour d’autres matières, utilisez aussi des couleurs différentes selon le type de concepts : rouge pour l’algèbre, bleu pour la trigo, etc.

Des logiciels et des applications pour réactiver votre mémoire

Il existe également des flashcards numériques. Cerego est une application en ligne et sur iPhone : entièrement gratuite, elle applique la théorie des Studyblue est une application en ligne qui vous permet d’utiliser vos flashcards y compris sur votre smartphone : pratique pour réviser dans les transports en commun, par exemple.  Anki est une autre application en ligne.  Elle est très peu conviviale au départ, mais elle présente de nombreux avantages : une communauté intéressante en ligne avec laquelle vous pouvez partager et échanger vos flashcards.  Mais aussi, grâce à mon ami Bruno Martin et son application XMind2Anki, vous pouvez transformer une mindmap XMind en un jeu de flashcards Anki.

Je reviendrai aussi sur l’utilisation des jeux-cadres en formation et en étude individuelle ou de groupe.  Et notamment, sur les sérious games ou le concept de « gamification » d’un cours en présentiel ou en ligne.

3. La visualisation

La visualisation est un outil extrêmement puissant.  Utilisée par les coaches pour stimuler les champions, elle peut aussi vous aider dans votre motivation.  C’est un excellent moyen de préparer la réussite !

La visualisation pour se voir réussir !

Choisissez un endroit calme, un moment de la journée ou vous êtes détendu.  Imaginez-vous à l’examen.  Voyez-vous à l’endroit où cela se passe.  Ressentez toutes les sensations : température de la pièce, bruits, lumière.  Les voix des autres élèves, la dureté du bois de la chaise, le froid de la surface de la table, l’odeur de crayon, le bruit des radiateurs.

Exactement comme si vous y étiez.  Et ensuite, voyez-vous en train de réussir votre examen.  Vous êtes calme, détendu. Vous prenez connaissance des questions.  Vous commencez à y répondre.  Visualisez-vous en vainqueur.  Vous répondez tranquillement, vous êtes maître de la matière et de vos émotions.   Tout se passe bien.  Vous avez réussi.

La visualisation est une excellente façon de diminuer le stress, donc d’augmenter vos performances.  Il faut se voir dans une situation confortable, de réussite.  Le fait de vous voir répondre aux questions constitue aussi un ancrage de la matière à laquelle vous répondez.  Imaginez de vraies questions et de vraies (bonnes) réponses.  Cela augmentera la qualité de votre mémorisation.

4. Les associations : localisation, etc.

Nous avons généralement une très mauvaise mémoire des noms et des chiffres.  Pas de chance !  C’est généralement ce que l’école nous demande de retenir !

Associez images, sensations et souvenirs !

Par contre, depuis l’Antiquité au moins, on sait que nous retenons merveilleusement bien les visages et les lieux dans l’espace.  Ces deux éléments sont probablement liés à la survie lorsque nos ancêtres étaient des chasseurs-cueilleurs.

L’idée est donc d’associer le mot ou le nombre à un visage ou un lieu.  La technique des « Palais de mémoire » en est un exemple.  Associez chaque mot à une image qui le représente.  Et puis placez cette image dans un endroit connu.

Cela permet de retenir de longues listes de noms, de mots nouveaux, etc.  Je reviendrai aussi bientôt sur ces techniques et principes de mémorisation  dans une autre série d’articles.  Ces techniques sont parfois méprisées par les enseignants, comme du « par coeur », de vieilles techniques dépassées.  Tout comme d’autres techniques mnémotechniques.  Pourtant, elles sont très efficaces dans certains cas.  Le tout est de ne pas s’y limiter, mais au contraire, de les intégrer dans une stratégie d’apprentissage plus générale.

Le mindmapping participe aussi de cette méthode : il localise sur une feuille des concepts représentés par des associations de mots-clés et d’images, disposés à un endroit précis sur la page.

Cette carte a été réalisée avec le logiciel XMind.  Vous pouvez en télécharger la version gratuite.  Choisissez la version qui correspond à votre système d’exploitation, cliquez, le tour est joué !

Vous pouvez aussi rejoindre notre groupe « Mindmaps francophones » sur Biggerplate : vous y retrouverez d’autres cartes dessinées par des mindmappeurs francophones.  Et pourquoi pas, y apporter vos propres contributions ?

Vous pouvez également suivre nos formations pour maîtriser le mindmapping, assister à nos conférences ou apprendre à apprendre grâce à nos méthodes innovantes : rendez-vous sur notre page Agenda.

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Couleurs et images en mindmapping : la puissance de la synesthésie

Pourquoi utiliser des couleurs et des images en mindmapping ?  Juste pour faire joli ?  Pour attirer le regard ?  En réalité, cet usage des couleurs et des images fait appel à une des facultés les plus puissantes du cerveau humain : l’association.  Et surtout, la synesthésie, c’est-à-dire l’association de plusieurs perceptions sensorielles différentes.  Explications.

Passionné d’outils visuels en général et de mindmapping en particulier, je surfe sans fin à la recherche de nouvelles cartes, de nouveaux exemples, de sources d’inspiration renouvelée.

Et souvent, je « trébuche » sur des cartes sans relief, sans couleur, sans image.  Parfois même, ces images ternes font l’objet de revendications, d’affirmations du genre : « je ne veux pas des conneries hippies à la Tony Buzan ! »

Avant la mise en forme XMind

Or, si l’aspect « starisation » du personnage Tony Buzan me paraît aussi excessive qu’à la plupart des lecteurs francophones, il faut quand même rendre justice à celui qui a inventé le concept de « mindmapping« .

Une technique héritée de la Grèce antique

Tony Buzan a raison.  L’utilisation de plusieurs canaux sensoriels en même temps afin de renforcer la compréhension et la mémorisation est utilisée depuis plus de 2.000 ans.   Elle fait même partie du fonctionnement de base de notre mémoire.

Dans son livre « Aventures au coeur de la mémoire« , Joshua Foer nous raconte comment les participants au championnat du monde de la mémoire arrivent à mémoriser des quantités d’informations par de simples associations : association d’une image bizarre, grotesque avec un mot ou un nombre.  Placé dans un endroit particulier, bien connu du champion, selon la technique millénaire du « Palais de mémoire« .

Ca  ne vous rappelle rien ?  Regardez la carte ci-dessus : les différents mots-clés sont placés selon une disposition spatiale particulière.  Cela reflète bien la structure des trois types d’attention : sélective, exécutive et soutenue (j’y reviendrai dans un autre billet).  C’est déjà une utilisation de l’espace qui rappelle le principe des palais de mémoire : chaque mot se trouve à un endroit précis de la carte.

Les trois branches dans trois zones différentes et la hiérarchisation des mots-clés selon leur distance relative par rapport à l’idée centrale facilitent déjà la compréhension.  Et donc, à la mémorisation, car on retient mieux ce que l’on comprend.

Les branches forment des « liens » entre les mots : c’est une autre façon de comprendre et de mémoriser les concepts.

L’apport du cerveau droit et de la synesthésie

Regardez maintenant la carte ci-dessous.  C’est la même.  Mais j’y ai appliqué les principes énoncés par  Tony Buzan.  A l’utilisation de branches et de mots-clés, j’ai ajouté celle des couleurs, des images et d’un lien supplémentaire sous forme de flèche. (Cliquez sur la carte pour la visionner et la télécharger depuis le groupe « Mindmaps francophones » sur Biggerplate).

Après la mise en forme XMind

Grâce à la couleur, la distinction entre les concept est plus aisée : en rouge, tout ce qui se rapporte à l’attention sélective.  En bleu, tout ce qui concerne l’attention exécutive et en vert tout ce qui est relatif à l’attention soutenue.

La flèche en bleu foncé à la droite montre clairement le lien supplémentaire entre certains processus mentaux de l’attention exécutive associés à la sélection des informations sensorielles.  Dans certains cas, nos processus mentaux sont directement liés à ce que nous percevons du monde autour de nous.  Dans d’autres non : si nous rêvons de vacances à la plage pendant le cours de mathématiques, ce processus mental ne dépend en rien de la voix du professeurs qui aborde les équations à deux inconnues du premier degré…

Enfin, les images viennent renforcer la compréhension.   Et la mémorisation.  Si vous réactivez votre carte – en la relisant, en la recréant, en suivant les branches avec vos doigts, en réfléchissant à la signification de chaque mot-clé et à son association, vous aurez plus de chances d’en mémoriser le contenu à long terme.

Solliciter différentes zones du cerveau

Aussi bien les champions de la mémoire – les actuels comme ceux de l’Antiquité – que les neurosciences nous montrent qu’il vaut mieux solliciter plusieurs canaux sensoriels afin de comprendre et de mémoriser.

Lorsque nous associons couleurs, images, mots-clé et positions dans l’espace, nous sollicitons des types de neurones différents, établis dans des zones différentes de notre cerveau.  De ce fait, nous créons de nouveaux liens entre ces différents neurones.  Cela renforce notre mémorisation.  Nous nous approprions mieux et pour plus lontemps une expérience qui a sollicité plusieurs sens.

Les images « hippies » de Tony Buzan remplissent la même fonction : plus elles sont grotesques, plus nous avons de chances de les retenir.  Car nous ne nous souvenons bien que de ce qui ressort du flux quotidien de nos expériences.

Un exemple ?  Entre 1905 et 2012, il a gelé suffisamment 15 fois pour organiser la plus célèbre course en patins à glace hollandaise : la Elfstedentocht.   Mais tous les Néerlandais de plus de 65 ans vous diront qu’à leur époque, les hivers étaient très rigoureux, il neigeait et gelait en permanence.  Oui.  15 fois en 107 ans !  Mais ce sont ces 15 fois-là que les vieux ont retenues.  Pas les 92 autres hivers sans gel profond…

Faites en sorte que vos mindmaps soient aussi mémorables que des hivers rigoureux ou des étés torrides : mettez-y de la couleur et des images !

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Formation Mindmapping à Liège

Vous voulez gagner du temps ?  Etre plus efficace ?  Mieux vous connaître ?  Gérer vos projets de manière ludique et performante ?

Pensez Mindmapping !

Je serai l’animateur d’une formation organisée par l’asbl Semaforma le jeudi 25 octobre   prochain : soyez des nôtres !

Au menu de cette formation d’une journée : 

Le matin, dès  de 9h30 à 12h30 : le mindmapping manuel

– Qu’est-ce que le mindmapping ?  comment ça marche ?  Qu’est-ce que je peux en tirer personnellement ?

– Ma première carte manuelle : prise de contact avec les outils et les concepts.

– Organiser mes idées : exercices pratiques pour la vie quotidienne et professionnelle.

L’après-midi, de 13h30 à 16h30 : concevoir des cartes heuristiques avec le logiciel XMind

Atelier en 4 étapes :

  1. Construire ma mindmapconcevoir un sujet central, ajouter des branches, des sujets principaux, des sous-sujets, organiser mon document
  2. Habiller ma carte mentale : ajouter des couleurs, du relief au branche, du style au texte, changer la couleur du fond de ma carte, etc.
  3. Intégrer des éléments dans ma carte cognitive : créer des liens entre les différentes parties de ma carte, intégrer des hyperliens, des documents, des notes écrites ou audio, etc.
  4. Partager mes cartes heuristiques : importation de documents et exportation de mes cartes vers différents formats de documents, échanger mes mindmaps sur Internet, travailler à plusieurs sur une même carte heuristique, etc.

J’offre à tous les inscrits un mois d’e-coaching gratuit : pendant un mois, vous pouvez me soumettre vos cartes heuristiques, vos projets, vos demandes, vos remarques.  Je vous donnerai des conseils, des pistes, des modèles gratuits pour réaliser vos propres cartes et projets.

Informations pratiques :

Organisé par l’asbl Semaforma

Le  jeudi 25 octobre  2012 de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h30.

Asbl Semaforma, rue Bonne Fortune, 102 à 4430 à ANS (Liège).

Participation : 100 euros tout compris (la journée de formation, la version gratuite du logiciel et le mois d’e-coaching gratuit).  Montant à verser préalablement sur le compte : BE38 0682 4681 1372.

Matériel : tout est fourni sur place.   Pour la partie logicielle, venez avec votre portable pour télécharger le programme et commencer à l’utiliser gratuitement.

Une question, un commentaire ?  Utilisez la page Contact !  A bientôt 😉

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Pourquoi le Mindmapping est-il si efficace pour étudier ?

Pourquoi dit-on que le Mindmapping peut aider les étudiants ?  Est-ce vraiment si efficace ?  Et si oui, pourquoi ? A ces questions, on peut répondre sans hésitation : OUI, le Mindmapping est une méthode efficace pour étudier.

La vue : le sens dominant d’une majorité de personnes

Une étude de Linda Kreger Silverman, Docteur en psychologie de l’Université du Colorado,  menée sur 750 élèves, a démontré qu’environ 30% d’entre eux utilisaient fortement le canal visuel-spatial, 25 % d’entre eux utilisaient principalement le canal auditif-séquentiel, et 45% utilisent les deux ensemble.  Parmi ceux-ci, 30% utilisent plutôt le canal visuel-spatial et 15%, plutôt le canal auditif-séquentiel.

Ce qui veut dire que l’enseignement actuel, basé principalement sur les mots, répond  vraiment aux besoins de 25% de la population scolaire!

Répartition des canaux sensoriels dominants

Une méthode qui sollicite tous nos sens !

Le Mindmapping est une des rares méthodes qui réconcilient nos deux hémisphères cérébraux et qui sollicitent autant de sens en même temps : avec sa structure en arbre, ses couleurs, ses images, sa disposition spatiale encourage l’utilisation du canal visuel-spatial.

Par son utilisation de mots-clés, d’associations et de relations entre les concepts stimule également l’utilisation du canal auditif et de l’intelligence verbale.

Lorsque vous dessinez une carte ou que vous suivez ses branches avec votre doigt, vous utilisez votre mémoire corporelle (kynétique).  (Voir à ce sujet mon article sur les intelligences multiples de Howard Gardner).

L’association, le maître-mot du mindmapping

Le Mindmapping  utilise aussi le principal mode  de fonctionnement de notre cerveau :  l’association.

Nous associons sans cesse des émotions et des souvenirs, des événements entre eux, etc.  Votre mémoire fonctionne par association, en créant des liens entre les nouvelles notions et celles qui sont déjà acquises.  C’est ainsi que vous construisez votre savoir : en liant du neuf avec de l’ancien.

Réconciliez la synthèse et l’analyse

Le mindmapping sollicite à la fois votre esprit de synthèse par sa vue globale, en un coup d’oeil, d’une situation, d’un problème, d’un concept, etc.  Il stimule votre faculté d’analyse par ses détails, les différentes parties de ses structures, les liens entre les différentes parties de la carte.

Par l’utilisation d’une structure très marquée, très hiérarchisée, ainsi qu’aux mots-clés, il fait appel à votre cerveau gauche, le cerveau rationnel, séquentiel, celui de la logique et des chiffres.

Par son utilisation des couleurs, des dessins, il sollicite votre cerveau droit, celui de l’intuition, de la sensibilité, de l’émotion et du sens esthétique.

La mobilisation de divers groupes de neurones

C’est l’utilisation de toutes ces propriétés qui fait du mindmapping un outil si puissant de compréhension et de mémorisation.

En un mot, si le mindmapping est si efficace, c’est parce qu’il sollicite les différentes parties de notre cerveau et leurs façons différentes de fonctionner, en association, en collaboration.

Et ce à un niveau que peu d’autres techniques abordent.

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