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Mindmapping et trouble de l’attention (TDA/H) chez l’adulte

Le mindmapping peut-il aider des personnes sujettes au trouble de l’attention ?

Par sa structuration, son côté coloré et imagé, le mindmapping est une technique particulièrement adaptée aux personnes dont l’attention est vite perturbée.

On connaît depuis un certain temps les effets bénéfiques du mindmapping sur les enfants dyslexiques.

Mais les mêmes effets structurants se retrouvent aussi chez les personnes sujettes au trouble de l’attention.  (Cliquez sur la carte pour l’agrandir ou téléchargez-la depuis Biggerplate).

Symptomes du TDAH chez l’adulte

Il n’y a pas si longtemps que l’on reconnaît les troubles de l’attention chez les adultes.   Trouble que beaucoup croient encore réservé aux enfants. Mais ces enfants grandissent…

Il est vrai que ce trouble se manifeste souvent de façon moins spectaculaire chez l’adulte que chez les enfants ou les adolescents.  Souvent, l’adulte n’est pas hyper-actif.  Mais par contre, ses pensées alternent à la vitesse de la lumière.  Ce qui peut aider à la créativité.  Mais peut aussi créer de la confusion.  Ou conduire au contraire la personne à restée hyper-concentrée sur une même rêverie pendant un temps considérable.   Car la perception du temps est également altérée chez ces personnes.  On parle de « temps élastique ».  Nous éprouvons tous cette sensation du temps qui s’écoule lentement lorsque nous nous ennuyons ou très vite lorsque nous éprouvons du plaisir.  Mais ces perceptions sont extrêmes  chez les personnes TDA.

La mémoire a court terme – mémoire de travail – fonctionne généralement très mal ou de manière cahotique.  Certains scientifiques ne font d’ailleurs pas la distinction entre « attention » et « mémoire de travail« .  (1)    Cela expliquerait pourquoi les personnes souffrant d’un déficit de l’attention présentent également des troubles de la mémoire à court terme.

Ces personnes sont souvent impulsives, agissant sous le coup de l’émotion.  Elles sont sujettes à des sautes d’humeur ou à des achats compulsifs qui agissent comme moyen de diminuer la tension intérieure.

Enfin, elles souffrent souvent d’une mauvaise estime de soi et présentent le « syndrome de l’imposteur » : on les entend répéter suite à une réussite, « ce n’est pas moi qui ai réussi cela, ce n’est pas possible. »  Ou bien encore « j’ai eu de la chance, tout simplement« …

Un coaching structurant

J’ai accompagné plusieurs personnes – jeunes adultes et quadragénaires – qui présentaient ce type de trouble de l’attention.

Un des problèmes majeurs de ces personnes TDA est de s’organiser : organisation de ses pensées, de ses projets, de son temps.

Vous aurez compris que le mindmapping, avec ses éléments structurants, offre un support précieux pour organiser les pensées et les projets de personnes TDA.  Le fait est qu’elles peuvent difficilement se concentrer sur quelque chose d’ennuyeux.  Ce qui explique également les nombreux cas de procrastination lorsqu’il faut faire face à une tâche routinière ou rébarbative.

Or, la mindmap avec son côté coloré, ses images et sa structuration spatiale particulière apparaît comme quelque chose d’un peu ludique, ou en tout cas, de moins ennuyeux à créer ou à suivre qu’un texte suivi.

L’articulation des branches autour du centre et la synthétisation de la pensée en mots-clés aident aussi à mieux structurer sa pensée, à rassembler dans une hiérarchisation forte des pensées qui sinon s’égailleraient sans doute dans tous les sens.

Le mindmapping n’est évidemment pas le seul exercice que je propose : je tente de « coller » le plus possible aux besoins de la personne TDA : et donc, nous travaillons ensemble la concentration à l’aide d’exercices, mais aussi la relaxation, la visualisation.  Nous abordons également la gestion du temps et la répartition des tâches – de travail ou d’études selon les cas – sur la journée, la semaine, le mois, le quadrimestre, etc.

Des outils comme Focus Booster dont j’ai déjà parlé sur ce site facilitent aussi grandement la concentration et l’aération du cerveau pendant les pauses.

Et vous ?  Quelles sont vos expériences en la matière ?  Connaissez-vous des personnes sujettes à ce trouble ?  Comment s’organisent-elles ?  Ont-elles aussi recours à ce type de techniques ?

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(1) Jean-Philippe Lachaux, Le cerveau attentif : contrôle, maîtrise et lâcher-prise, Paris, 2011, Odile Jacob, (Sciences), 369 p., p. 25.

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Focus Booster : restez concentré sur votre tâche !

Comment rester concentré sur ma tâche ?  Comment tirer le meilleur parti de ma concentration ?

Comment ne pas me laisser envahir et perturber par les emails ou les tentations des médias sociaux ?

Focus Booster vous aide à vous concentrer sur votre tâche par sessions programmées.

Mise à jour, 3-01-2015 : importance de la récompense.

Une des causes majeures de la dispersion de la concentration est la multiplication des sources d’information.   Elle engendre une dispersion qui favorise la distraction.  Qui engendre une énorme perte de temps et de concentration.  Dont résulte au final, une écrasante frustration.

Cette description vous semble familière ?

Il y a plusieurs façons de casser cette spirale.

L’une d’elle est de vous astreindre à des périodes de concentration minutées et de vous octroyer des pauses régulières.  C’est la base de la méthode Pomodoro.

La tomate qui tue la distraction

Non, je n’ai pas vu récemment le Retour des tomates tueuses, ce monument du nanar américain dans lequel figurait un George Clooney qui préférerait sans doute oublier ces débuts peu glorieux.  Pomodoro – tomate en italien – est le nom d’une technique de gestion du temps mise au point dans les années 1980 par Francesco Cirillo.

La minuterie

Le nom curieux de cette technique vient de la minuterie en forme de tomate très en vogue à l’époque.

Le principe de la méthode est très simple : programmer sur la minuterie des sessions de travail de 25 minutes, entrecoupées de pauses de 5 minutes.  Toutes les 4 sessions, vous prenez une pause plus longue, de 15 à 20 minutes.

La théorie de Francesco Cirillo est que des sessions courtes entrecoupées de pauses fréquentes aident notre esprit à se concentrer sur une seule chose à la fois sans engendrer de lassitude.   Nous sommes donc toujours au maximum de notre potentiel.

Les formateurs expérimentés savent effectivement que la faculté de concentration baisse terriblement après 20-25 minutes : tous mes ateliers sont conçus pour alterner des séquences de cette longueur.  Je varie également les types d’exercices pour éviter la lassitude et maintenir l’esprit en éveil.

Focus Booster : un pomodoro numérique et gratuit

Focus Booster a repris les principes de Francesco Cirillo et les a traduit en une application numérique gratuite et légère.  Mais aussi très efficace !

Elle se présente sous forme d’une fenêtre très simple et très élégante : d’un clic vous lancez votre première session de 25 minutes.  Vous entendez le tic-tac du minuteur pendant quelques secondes – ou vous pouvez choisir de l’entendre pendant les 25 minutes, ce qui pour moi est tout simplement insupportable !

La fenêtre « minuterie » de Focus Booster

A la fin des 25 minutes, la minuterie sonne, exactemement comme son ancêtre des années 80.  Vous voilà libéré pendant une pause de 5 minutes – pendant laquelle vous pouvez consulter vos mails, jeter un coup d’oeil sur Facebook ou Twitter, ou mieux, vous aérer…

A la fin de la pause, une autre sonnerie retentit : vous êtes prêt pour la seconde session de la journée.

Cela peut paraître étrange, mais cette division du travail et de la concentration vous aide réellement : dès les premières sessions, vous ressentez l’effet à la fois focalisateur et libérateur de la démarche.  Pendant les 25 minutes de la session, vous êtes réellement concentré sur votre tâche.  Et vous accueillez les 5 minutes de pause avec bonheur !

Le cerveau, grand amateur de récompense !

L’explication de l’efficacité de cette méthode tient aussi dans le fait que notre cerveau est un grand amateur de récompense.

Rien ne stimule notre cerveau comme la promesse d’une récompense pour la moindre tâche.  Avant de vous lancer dans une séance de Focus Booster, définissez la récompense que vous allez vous accorder  pendant la pause :

  • un jus de fruit frais ou un verre d’eau glacée
  • un délicieux morceau de chocolat
  • cinq minutes de conversation avec votre chéri(e)
  • un chat avec votre meilleur(e) ami(e) sur Facebook
  • etc.

Il n’y a pas besoin d’imaginer un premier prix au Lotto ou le grand amour : une petite récompense suffit.   Mais il faut qu’elle vous « parle », qu’elle vous fasse vraiment plaisir.  Le circuit dopaminergique, celui de la récompense dans votre cerveau, fera le reste…

Focus Booster, une application gratuite et peu gourmande en ressources

Autre bonne nouvelle, Focus Booster est aussi très peu gourmand en ressources de votre ordinateur : vous ne sentirez pas sa présence.  Surtout si vous placez la fenêtre en arrière-plan : de cette façon, vous ne l’avez pas constamment sous les yeux et vous oubliez le minuteur pour vous concentrer sur votre tâche !

Vous pouvez télécharger gratuitement Focus Booster : l’application nécessite Adobe Air pour fonctionner.  Le site Focus Booster vous donne la possibilité de télécharger les deux en même temps.  Si vous ne souhaitez pas l’installer sur votre ordinateur, vous pouvez aussi utiliser une version exclusivement en ligne de Focus Booster.  Mais vous aurez besoin d’une connexion pour l’utiliser…

Bon travail 😉

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Cerveau Jeunes

Le cerveau ado et l’apprentissage – trouver l’équilibre

Quelles sont les conséquences du développement du cerveau pubère sur l’apprentissage ? Le cortex frontal n’est pas encore entièrement développé.  Il y a donc parfois décalage entre le cerveau ado et l’apprentissage.  Et sur leurs résultats scolaires !  Un résumé de la situation.

Article mis à jour le 18 mai 2021.

Dans un article précédent, Ecole, cerveau et puberté, le triangle des Bermudes, j’évoquais le fait que le cerveau des ados continue à se construire.   Et que toutes les parties du cerveau ne se développent pas toutes en même temps.  Que la communication entre toutes ces aires, n’est pas encore très bien établie.

Quelles sont les conséquences de ces phénomènes sur l’apprentissage ?

Le cortex frontal : le centre de coordination

Dans l’article précédent, j’ai appelé le cortex frontal « le centre de commande de nos facultés cognitives ».   C’est que le cortex a une fonction de régulateur.  Il coordonne l’activité d’autres aires cérébrales et donc des fonctions qu’elles contrôlent.  Sur la mindmap ci-dessous, vous pouvez voir les différentes facultés cognitives coordonnées par le cortex frontal. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Le cortex frontal – centre de commande

Prenons l’exemple de la planification du travail scolaire.   Cela paraît facile ou naturel à beaucoup d’adultes.   En réalité, cela suppose un enchaînement et une coordination de tâches intellectuelles complexes.

Planifier : un ensemble de tâches complexes

Notre ado, appelons-le Antoine, doit d’abord se souvenir d’indiquer au journal de classe la matière à étudier ou le devoir à rendre.  Cela suppose de pouvoir comprendre l’information, d’en extraîre l’essentiel et de le formuler sous forme d’objectif (filtrage d’information) : une description précise de ce qu’il faut faire, de la forme que cela doit prendre, et du délai dans lequel il faut le rendre.

 Cela suppose de ne pas se laisser distraire par ce qui passe à ce moment-là dans la classe (attention soutenue).   Pendant qu’il étudie ou rédige son devoir, Antoine doit pouvoir rester concentré sur ce qu’il fait et ne pas se laisser distraire par l’environnement (sms, bruits de la maison, etc.).

Mais un devoir – comme une catastrophe – n’arrive jamais seul : souvent, il y en a plusieurs dans une même journée, qui correspondent à des cours différents et qu’il faut remettre à des dates diverses (flexibilité).  Cela suppose également de pouvoir établir des priorités : quel devoir rendre demain, le jour suivant, etc.  Lequel me demandera le plus de temps.  Par lequel commencer ?  Il faut donc être multitâches et pouvoir jongler avec l’ensemble des devoirs et leçons à remettre.

Il faut pouvoir se souvenir d’un ensemble important de choses (mémoire) et être capable de demander des précisions ou des informations complémentaires pour pouvoir s’adapter à se qui est demandé  (emploi du feedback).

Et tout cela doit être géré dans le temps en tenant compte des ressources disponibles.

Le cerveau ado et l’apprentissage : des aires qui évoluent séparément et à des moments différents

Une coordination efficace des aires cérébrales qui accomplissent toutes ces fonctions suppose une maturation complète du cerveau et en particulier du cortex frontal.

Or, chez les adolescents, certaines de ces aires sont encore en construction.  Si la plupart des fonctions de résolution de problème se mettent en place entre 5 et 12 ans, les fonctions les plus complexes, nécessaires à la planification, se construisent entre 15 et 25 ans.

Dans ce cas, demander à un adolescent de 14 ans de gérer son argent de poche n’a pas beaucoup de sens : s’il sait déjà compter depuis plusieurs années, son cortex frontal n’est pas assez développé pour assurer les tâches de gestion, planification, respect des règles, etc. que cela suppose… Une fois de plus, le cerveau ado et l’apprentissage sont en décalage.

La mémoire de travail

Une des découvertes les plus récentes des neurosciences est l’importance de la  mémoire de travail.  Celle-ci est beaucoup plus efficace chez les adultes que chez les enfants : les adultes peuvent se souvenir d’un nombre plus important d’objets pendant un temps plus long.  Mais ce qui fait surtout la différence, c’est le nombre et la complexité des manipulations qu’un adulte peut accomplir en utilisant sa mémoire de travail, comparativement à un enfant ou à un adolescent.   Or, dans la planification, nous sommes amenés à effectuer des opérations complexes en utilisant notre mémoire de travail.  Et chez les adolescents, les différentes aires qui travaillent ensemble à ces opérations complexes ne communiquent pas bien ensemble.

Un exemple tout simple : on demande à des enfants, des ados et des adultes de retenir une séquence de lettres pendant quinze secondes : A – D – C – E.  Tout le monde y parvient sans peine.  Si on leur demande de réciter la suite à l’envers, les ados et les enfants ont beaucoup plus de mal.  Et si on leur demande de les reciter dans l’ordre alphabétique, seuls les adultes s’en sortent bien.  Parce que la communication entre les aires du cerveau concernées est meilleure chez les adultes.  Elle n’existe pas encore chez les enfants et elle se construit chez les ados.

C’est également le cas du cortex frontal latéral, responsable de l’emploi du feedback.  Or, ce feedback ne sert pas uniquement à demander des précisions par rapport à un devoir.  C’est l’étalon personnel qui nous permet de mesurer où nous en sommes et donc d’évoluer.  Cette aire du cerveau est l’une des dernières à se construire.  Cela explique aussi pourquoi les adolescents ont du mal à changer leur façon d’agir, à tenir compte des changements dans leur environnement et de réagir à temps.  Notamment à une baisse des notes sur le bulletin.  Ou à un avertissement du professeur.  C’est aussi une des raisons pour lesquelles les ados changent difficilement leur façon d’étudier, même si celle-ci ne leur réussit pas…

Les leçons du Jacques a dit

Vous vous souvenez du jeu « Jacques a dit » de votre enfance ?  Vous devez respecter la consigne uniquement si elle s’accompagne de l’expression « Jacques a dit ».  Sinon, vous devez rester immobile.  Les adultes s’en tirent mieux que les enfants.  Les enfants de moins d’un an en sont pratiquement incapables.  Entre un an et 8 an, cela reste difficile.  Les chercheurs ont découvert qu’entre 8 et 12 ans, les enfants utilisent l’aire dorsale du cortex frontal pour mener cette opération à bien.  Entre 12 et 18 ans, le cerveau se réorganise et les adolescents utilisent désormais l’aire ventrale latérale du cortex frontal.  Mais pendant cette réorganisation, la communication entre les différentes aires est plus laborieuse que chez les adultes.  Il faut donc attendre 25 ans pour que le jeune arrête au feu orange.  Ou qu’il puisse se concentrer dans un environnement bruyant.  Ou qu’il ne sur-réagisse pas à certaines remarques désobligeantes de ses copains.

Interférences versus multitâches

John Ridley-Stroop a mis au point un test que bon nombre d’entre vous ont certainement déjà essayé : celui de dire à voix haute le nom d’une couleur alors que celui-ci est écrit dans une autre couleur.  Par exemple, lire le mot jaune écrit en vert.  Comme sur l’image ci-dessous. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Test de Stroop

Les adolescents, une fois de plus, ont de la peine à dire le bon mot.  Ils sont victimes de ce que les neurosciences appellent des interférences.  Le côté gauche du cortex frontal, qui permet de gérer cette dissonance entre deux informations, n’est pas mûr avant 18 ans au moins.   C’est malheureusement aussi le siège qui nous permet d’être multitâches.  Alors que les ados adorent étudier tout en écoutant leur MP3 et en regardant l’évolution d’un jeu sur Internet, leur cerveau est moins préparé que celui de leurs aînés à la gestion de plusieurs tâches à la fois.   Mais allez les convaincre d’éteindre la radio ou la télé pendant qu’ils révisent les maths ou l’anglais !

Le jeune cerveau pour l’anglais et le vieux pour les maths ?

Le cerveau de l’enfant est plus adapté à l’apprentissage des langues.  C’est pourquoi les enfants multilingues peuvent passer d’une langue à l’autre, parfois au milieu d’une même phrase, en variant les accents comme par jeu.  Il y a une « fenêtre » d’apprentissage des langues.  Entre un et deux ans, les enfants connaissent ce que les spécialistes appellent « vocabulary burst », une explosion du vocabulaire.  A trois ans, un enfant est généralement capable de construire des phrases grammaticalement correctes.  Et jusqu’à 8 ou 10 ans, il est capable d’apprendre n’importe quelle langue étrangère avec l’accent juste.

Les spécialistes pensent que le développement intense de la matière grise jusqu’à cet âge est également responsable de cette acquisition facile du langage.   Mais après les choses se compliquent.  Et si l’apprentissage des langues est possible tout au long de la vie, il nécessite plus de temps et d’énergie.  C’est le moment d’utiliser des méthodes dynamiques et efficaces…

Par contre, les neurosciences démontrent que les enfants utilisent surtout leur cortex frontal et leur mémoire de travail pour effectuer des opérations mathématiques simples : autrement dit, ils utilisent énormément de ressources mentales.  Alors que les adultes qui ont pratiqué les mathématiques régulièrement depuis des années effectuent ces mêmes opérations avec leur cortext pariétal.  Ces opérations sont devenues en quelque sorte automatiques.

Ils vaut donc mieux commencer l’apprentissage des langues et des maths le plus tôt possible.  Mais pour des raisons différentes.

En attendant, conseillez à vos ados d’étudier dans un environnement calme, qui leur permet de se concentrer.  Et ne leur demandez pas de planifier leurs études à trop long terme.

Conclusion : le cerveau ado et l’apprentissage – un équilibre sans cesse remis en question

Si nos ados grandissent de plus en plus vite. S’ils ressemblent à des adultes de manière de plus en plus précoce… Ils restent des adolescents.

Avec un cerveau en construction. Avec un équilibre toujours mouvant entre le cerveau ado et l’apprentissage, qu’il soit scolaire ou celui que les parents essaient d’inculquer. Comme la gestion de l’argent de poche, la capacité à se projeter dans l’avenir.

Parce que nos adolescents nous ressemblent tellement, nous croyons qu’ils ont les mêmes capacités que nous. C’est une erreur courante. Mais c’est une erreur.

Essayez de vous en souvenir la prochaine fois que votre ado dépensera son argent de poche du mois en une semaine…

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Etudiez efficacement : reprenez contact avec le cours

Seconde étape de notre méthode pour étudier efficacement : prendre contact avec le cours.  Relisez vos notes le jour-même du cours, soulignez ou surlignez les passages incompris pour demander des explications, consultez une autre version du cours sur Internet, par exemple.

Reprendre contact avec le cours, cela signifie que l’on ne va pas attendre la veille de l’examen pour l’ouvrir.  Cela veut dire que le jour même du cours, à la maison, j’ouvre mes notes du jour.

1. Relisez les notes

Relire vos notes, constitue une première étape importante de votre prise de contact.

(Cliquez sur la carte pour la visualiser sur Biggerplate).

Deuxième étape de la méthode : reprendre contact avec le cours

Comment lire efficacement ?  Encore une fois – comme dans l’étape précédente, se mettre en projet – vous devez mobiliser toute votre attention.  On ne comprend et on ne retient vraiment que ce sur quoi on s’est concentré.

a) Problèmes de concentration

Si vous avez des problèmes de concentration, il existe des exercices qui peuvent vous aider.  Vous pouvez aussi demander l’aide d’un professionnel.  Vos difficultés à vous concentrer peuvent provenir de source diverses et un coup de pouce extérieur peut souvent vous faire gagner du temps.

b) Lisez lentement !  

Ce n’est pas un concours de rapidité, mais un « contact« .

Pour qu’il soit profitable, imprégnez-vous au maximum de ce qui est écrit dans vos notes.  Une lecture approfondie, attentive, vous permet de vous baigner dans les sensations – images, sons, etc. – émotions et impressions que vous avez ressenties lors du cours.

Ou bien va vous offrir de nouvelles associations auxquelles vous n’avez pas pensé pendant le cours, par manque de temps, etc.

c) Listez les choses peu claires ou pas comprises

 Faites une liste ds choses que vous n’avez pas comprises ou qui ne sont pas très claires pour vous.  Cela vous permettra d’y revenir plus tard pour tenter de les comprendre et de les maîtriser.  Vous saurez exactement quoi demander lorsque vous chercherez d’autres explications auprès d’amis, de compagnons de classe, de parents ou de professeurs.

Cela vous fera gagner du temps et à vos professeurs aussi.  Et le fait d’écrire ce que vous n’avez pas compris est parfois suffisant pour un « déclic » : soudain, ce que vous venez de reformuler vous paraît clair !

2. Soulignez / Surlignez vos notes

Comme dans une mindmap, l’utilisation de différentes couleurs vous permet de distinguer les différentes parties du cours, les différents concepts, etc.

Faites-le sobrement, proprement : une étudiante que je suis en coaching à distance m’a dit un jour qu’elle « n’aime pas que son cours ressemble à un feu d’artifice« .  Moi non plus.  L’objectif n’est pas de colorer pour faire joli, mais bien de distinguer : de bien marquer les idées importantes et leurs différences.

Ne soulignez que les mots-clés : non seulement vous gagnerez du temps et vous épargnerez vos marqueurs, mais surtout, vous isolerez immédiatement ce qui est vraiment important.  Vous concentrez votre attention sur les poins-clés de votre cours.

Même principe qu’en mindmapping :  les couleurs associées aux concepts permettent de mieux les mémoriser.  Habituez-vous à utiliser les mêmes couleurs pour les mêmes catégories de concepts : votre cerveau les reconnaîtra d’un coup d’oeil avec un peu d’habitude.

Ne surlignez pas pour mémoriser tout de suite : utilisez ces couleurs pour indiquer les mots-clés les plus importants de votre cours.  Cela vous aidera pour l’étape suivante, Réactivez votre mémoire, pendant laquelle vous allez résumer votre cours sous forme de mindmap.

3. Consultez une autre version du cours

Allez sur Internet ou demandez à un(e) copain(e) qui fréquente une autre école ou qui suit le cours avec un autre professeur si vous pouvez obtenir une copie de son cours.  Mieux : échangez avec lui ou elle.

Pourquoi une autre version ? Consulter une autre version d’un cours, d’une matière, d’un sujet… permet de confronter plusieurs points de vue.  Souvent, les auteurs mettent l’accent sur des choses différentes ou apportent un éclairage nouveau.  Ils utilisent d’autres mots, d’autres images.

Tout cela participe non seulement à l’ancrage du souvenir par la répétition, mais surtout à son activation par la comparaison, les liens établis entre les différentes versions.  Or, apprendre quelque chose, construire un savoir, c’est établir des liens entre ses différentes parties, mais aussi entre ce qu’on connaît déjà et ce qu’on découvre.

Vous pouvez aussi emprunter à la bibliothèque, un livre qui traite du même sujet ou consulter un site Internet qui parle de la même chose.  Multipliez les points de vue, confrontez-les entre eux et avec vos propres idées, votre propre compréhension de la matière.

4. Demandez des explications

Dans le même ordre d’idées, demandez des explications sur les choses non-comprises ou peu claires.  Demandez-les à un adulte de votre entourage, à un(e) copain(e) de classe.  Parlez-en sur un forum.

Les explications d’une autre personne que le professeurs, comme la version différente du cours, vous apportent un autre éclairage, d’autres mots, d’autres idées.  Peut-être une perspective différente, à laquelle vous n’auriez pas pensé.

Parler ensemble du cours vous demande de le reformuler, de le répéter avec vos propres mots.  Sans vous en rendre compte, vous et votre interlocuteur, êtes en train de comprendre et de mémoriser ce dont vous parlez.

5. Relisez à plusieurs reprises

La lecture seule ne suffit pas.  Mais elle est un élément essentiel de la compréhension et de la mémorisation.

Lire à voix haute sollicite la mémoire auditive.  Si vous êtes kynétique, n’hésitez pas à bouger, à marcher en étudiant, à faire des gestes pour accompagner le rythme de la lecture.  Ecrire, prendre des notes, dessiner une carte heuristique ou un récit imagé impliquent aussi la mémoire kynétique.  Plus on associe de canaux sensoriels, plus on se donne des chances de mémoriser efficacement !

Dans les prochains billets, nous verrons comment réactiver votre mémoire, réutiliser le cours en vue des travaux et des examens et comment réviser à long terme.

Un atelier Apprendre à Apprendre vous donnera aussi d’autres éléments comme la maîtrise du stress, la gestion de votre charge de travail, etc.  Le travail en atelier, suivi d’un e-coaching combine la dynamique du groupe  avec la possibilité d’un cours individuel, sur mesure et à votre rythme.  Pensez-y !

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Couleurs et images en mindmapping : la puissance de la synesthésie

Pourquoi utiliser des couleurs et des images en mindmapping ?  Juste pour faire joli ?  Pour attirer le regard ?  En réalité, cet usage des couleurs et des images fait appel à une des facultés les plus puissantes du cerveau humain : l’association.  Et surtout, la synesthésie, c’est-à-dire l’association de plusieurs perceptions sensorielles différentes.  Explications.

Passionné d’outils visuels en général et de mindmapping en particulier, je surfe sans fin à la recherche de nouvelles cartes, de nouveaux exemples, de sources d’inspiration renouvelée.

Et souvent, je « trébuche » sur des cartes sans relief, sans couleur, sans image.  Parfois même, ces images ternes font l’objet de revendications, d’affirmations du genre : « je ne veux pas des conneries hippies à la Tony Buzan ! »

Avant la mise en forme XMind

Or, si l’aspect « starisation » du personnage Tony Buzan me paraît aussi excessive qu’à la plupart des lecteurs francophones, il faut quand même rendre justice à celui qui a inventé le concept de « mindmapping« .

Une technique héritée de la Grèce antique

Tony Buzan a raison.  L’utilisation de plusieurs canaux sensoriels en même temps afin de renforcer la compréhension et la mémorisation est utilisée depuis plus de 2.000 ans.   Elle fait même partie du fonctionnement de base de notre mémoire.

Dans son livre « Aventures au coeur de la mémoire« , Joshua Foer nous raconte comment les participants au championnat du monde de la mémoire arrivent à mémoriser des quantités d’informations par de simples associations : association d’une image bizarre, grotesque avec un mot ou un nombre.  Placé dans un endroit particulier, bien connu du champion, selon la technique millénaire du « Palais de mémoire« .

Ca  ne vous rappelle rien ?  Regardez la carte ci-dessus : les différents mots-clés sont placés selon une disposition spatiale particulière.  Cela reflète bien la structure des trois types d’attention : sélective, exécutive et soutenue (j’y reviendrai dans un autre billet).  C’est déjà une utilisation de l’espace qui rappelle le principe des palais de mémoire : chaque mot se trouve à un endroit précis de la carte.

Les trois branches dans trois zones différentes et la hiérarchisation des mots-clés selon leur distance relative par rapport à l’idée centrale facilitent déjà la compréhension.  Et donc, à la mémorisation, car on retient mieux ce que l’on comprend.

Les branches forment des « liens » entre les mots : c’est une autre façon de comprendre et de mémoriser les concepts.

L’apport du cerveau droit et de la synesthésie

Regardez maintenant la carte ci-dessous.  C’est la même.  Mais j’y ai appliqué les principes énoncés par  Tony Buzan.  A l’utilisation de branches et de mots-clés, j’ai ajouté celle des couleurs, des images et d’un lien supplémentaire sous forme de flèche. (Cliquez sur la carte pour la visionner et la télécharger depuis le groupe « Mindmaps francophones » sur Biggerplate).

Après la mise en forme XMind

Grâce à la couleur, la distinction entre les concept est plus aisée : en rouge, tout ce qui se rapporte à l’attention sélective.  En bleu, tout ce qui concerne l’attention exécutive et en vert tout ce qui est relatif à l’attention soutenue.

La flèche en bleu foncé à la droite montre clairement le lien supplémentaire entre certains processus mentaux de l’attention exécutive associés à la sélection des informations sensorielles.  Dans certains cas, nos processus mentaux sont directement liés à ce que nous percevons du monde autour de nous.  Dans d’autres non : si nous rêvons de vacances à la plage pendant le cours de mathématiques, ce processus mental ne dépend en rien de la voix du professeurs qui aborde les équations à deux inconnues du premier degré…

Enfin, les images viennent renforcer la compréhension.   Et la mémorisation.  Si vous réactivez votre carte – en la relisant, en la recréant, en suivant les branches avec vos doigts, en réfléchissant à la signification de chaque mot-clé et à son association, vous aurez plus de chances d’en mémoriser le contenu à long terme.

Solliciter différentes zones du cerveau

Aussi bien les champions de la mémoire – les actuels comme ceux de l’Antiquité – que les neurosciences nous montrent qu’il vaut mieux solliciter plusieurs canaux sensoriels afin de comprendre et de mémoriser.

Lorsque nous associons couleurs, images, mots-clé et positions dans l’espace, nous sollicitons des types de neurones différents, établis dans des zones différentes de notre cerveau.  De ce fait, nous créons de nouveaux liens entre ces différents neurones.  Cela renforce notre mémorisation.  Nous nous approprions mieux et pour plus lontemps une expérience qui a sollicité plusieurs sens.

Les images « hippies » de Tony Buzan remplissent la même fonction : plus elles sont grotesques, plus nous avons de chances de les retenir.  Car nous ne nous souvenons bien que de ce qui ressort du flux quotidien de nos expériences.

Un exemple ?  Entre 1905 et 2012, il a gelé suffisamment 15 fois pour organiser la plus célèbre course en patins à glace hollandaise : la Elfstedentocht.   Mais tous les Néerlandais de plus de 65 ans vous diront qu’à leur époque, les hivers étaient très rigoureux, il neigeait et gelait en permanence.  Oui.  15 fois en 107 ans !  Mais ce sont ces 15 fois-là que les vieux ont retenues.  Pas les 92 autres hivers sans gel profond…

Faites en sorte que vos mindmaps soient aussi mémorables que des hivers rigoureux ou des étés torrides : mettez-y de la couleur et des images !

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