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20 activités de formation avec le mindmapping

Que faire avec le mindmapping en formation ?  Voici une liste de 20 suggestions et des liens qui renvoient vers des exemples.

Le Mind mapping : le couteau suisse de la formation

Ce qu’on peut faire avec le mindmapping en classe ou en salle de formation n’est pas toujours clair pour tout le monde.  Pourtant, cette discipline de la pensée visuelle permet d’accomplir énormément de choses.

J’ai donc rassemblé dans une carte mentale Mindomo une série d’activités et de liens renvoyant vers des articles ou d’autres ressources en ligne.  Ces activités peuvent être réalisées avec différents logiciels de mindmapping.

Les activités de formation avec le mind mapping

A. Etudier avec le Mindmapping

Le mindmapping ou cartes mentales est un excellent outil de synthèse.  Mais les logiciels de mind mapping vont encore plus loin en offrant des outils complémentaires, notamment pour la récolte des informations, par exemple.

Résumer un texte

 

1. Résumer un cours

Faire le plan ou le résumé d’un cours est souvent une épreuve pour beaucoup d’étudiants.  Avec une mindmap (et XMind, par exemple), cela devient un jeu d’enfant.

2. Résumer un article

Un article de journal ou d’un site web est souvent structuré d’une façon un peu particulière.  Voici un exemple de plan d’article réalisé lui aussi avec XMind.

Résumé sour forme de carte mentale

3. Collecter automatiquement des mots-clés d’un texte

Web Summarizer est un petit plugin que vous pouvez ajouter à votre XMind pour collecter automatiquement les mots-clés de n’importe quel texte sur Internet.   Ces mots-clés sont organisés dans une mindmap qui se crée automatiquement.

Interroger un texte

 

5. La méthode CQQCOQP

Pour étudier la matière en profondeur, rien de tel que de poser des questions.  La méthode CQQCOQP (les initiales de 7 questions de Quintilien) offre sept portes pour entrer dans la matière à étudier selon votre logique.

Comprendre, mémoriser, synthétiser

 

6. Mindmapping et apprendre à apprendre

Dans cet article, je compare les bénéfices du Mindmapping avec ceux de la méthode Apprendre à Apprendre du MOOC Learning to Learn sur Coursera.

Et, bien entendu, il n’y a pas de mystère : ma méthode pour apprendre efficacement en 5 étapes  montre bien des points communs avec celles illustrées dans ce MOOC.

7. Comparer avec les cartes double-bulle

Les cartes double-bulle permettent de visualiser de manière très concrète les différents éléments d’une comparaison.  Par exemple, quelles sont les différences entre les insectes et les araignées ?

Comparer avec une carte double-bulle

 

B. Concevoir avec une carte mentale

Le mindmapping est aussi une excellente méthode si vous devez concevoir quelque chose, qu’il s’agisse d’un projet individuel, de groupe ou bien encore d’un scénario pédagogique.

Concevoir

 

8. Concevoir un scénario pédagogique

Vous devez concevoir une séquence de formation ?  Ou préparer une leçon ?  Le mindmapping est une méthode idéale pour tout structurer et ne rien oublier.

Avec une mindmap, vous aurez l’ensemble de votre scénario pédagogique sous les yeux, y compris les ressources matérielles, la documentation, etc.

Structurer

 

9. Structurer un document ou un article

Comment structurer un document pour l’université ou un article pour votre blog ?  Utilisez une mindmap pour bien organiser vos idées.  Faites-le avec la méthode Pomodoro pour booster votre productivité et votre créativité.

Structurez votre écrit avec une mindmap

10. Exporter votre document vers un outil d’écriture

Vous pouvez aussi exporter votre mindmap ou votre brainstorming sur Scapple vers le studio d’écriture Scrivener, par exemple.  Cela vous assure une structure évolutive de votre texte.

Vous pouvez aussi exporter vos cartes mentales aux formats Word, PDF, PowerPoint, Excel ou MS Project avec la plupart des (bons) logiciels de mindmapping…

11. Rédiger un essai universitaire avec le mindmapping

Les cartes mentales vous donnent des outils uniques pour l’organisation et la structuration de vos écrits pour l’université.  La carte mentale droite est idéale pour la représentation d’un sommaire.

Voici un exemple d’essai universitaire écrit avec l’aide de ces fabuleux outils.

Présentation

 

12. Concevoir une présentation à partir d’une mindmap

Une carte mentale vous permettra d’organiser les différentes parties de votre présentation beaucoup plus simplement qu’une préparation de type linéaire.

Mais la plupart des logiciels de mindmapping actuels vous proposent aussi des modules de présentation qui vous permettent d’informer votre public sans passer par un outil comme PowerPoint ou Prezi.  Les présentations de cartes mentales Mindomo ressemblent d’ailleurs beaucoup à Prezi par leur faculté de zoom sur une partie de carte à la fois…

13. Exporter votre carte vers PowerPoint

Mais si vous êtes un accro de PowerPoint, pas de panique : vous allez pouvoir exporter votre carte mentale vers votre logiciel de présentation préféré.

 

C. Animer avec des mindmaps

 

Brainstorming

Le mindmapping est un outil idéal pour réaliser un brainstorming efficace.  Car il permet de structurer rapidement dans un ensemble cohérent les idées qui ont été exprimées en vrac.

14. Focus sur une dimension de projet avec le « Drill Down »

Mais en outre, des logiciels de XMind ou Mindomo permettent de se focaliser sur une seule partie de la carte et donc de l’atelier, du projet en cours, etc.

Cette fonction s’appelle le Drill Down chez XMind.

Expliquer

 

15. Expliquer des procédures avec une carte conceptuelle XMind

XMind, Mindjet ou Mindomo permettent la création de cartes conceptuelles en plus des cartes mentales.

Vous pouvez par exemple expliquer les procédures de gestion de votre association en passant par une carte conceptuelle.

D. Collaborer avec le mindmapping

 

16. Gérer des cartes collectives

Avec les logiciels de mindmapping collaboratif comme Mindomo, Mindmeister, Mindmup, Wisemapping ou Mind42, vous pouvez collaborer à distance et en temps réel sur la même mindmap.

Ces cartes peuvent servir de support pour la gestion de projet, mais aussi pour la co-construction d’éléments de la formation, pour la résolution collective de problèmes, etc.

Informer

 

Vous pouvez informer vos participants ou futurs apprenants avec une mindmap.  Par le biais d’une présentation comme nous l’avons déjà vu plus haut.

17. Communiquer le programme de votre formation

Mais aussi en leur communiquant le programme par une carte en ligne, par exemple.  Chaque branche peut porter un hyperlien cliquable qui renvoie vers une ressource externe.

Vous pouvez aussi mettre en ligne une carte sous forme de présentation comportant des hyperliens : c’est ce que j’ai fait pour le programme du MOOC ITyPA3 par exemple.

Partager

Avec les logiciels de mindmapping collaboratif, il devient très facile de partager des ressources dans le cloud.

18. Partager des ressources dans le cloud avec vos participants

Vous pouvez commenter et organiser des ressources dans le cloud pour les partager avec vos apprenants via une carte mentale.  C’est ce que j’ai fait avec cette carte mentale Mindomo sur les outils réalisées dans le cadre du MOOC ITyPA3.

19. Intégrer vos cartes mentales dans un LMS

Les LMS ou plateformes d’apprentissage en ligne permettent aujourd’hui d’intégrer des outils externes pour les partager avec vos apprenants.  C’est le cas de Google ClassRoom ou de Itslearning qui intègrent Mindomo tout comme Moodle.

 

E. Evaluer avec une mindmap

L’évaluation est souvent vue comme une sanction ou comme une corvée dont il faut se débarrasser aussi vite que possible.  Lorsqu’on demande aux participants d’évaluer la formation, les résultats sont souvent décevants.

20. Remplacer le formulaire d’évaluation par une mindmap

Un participant à une de mes formations de mindmapping a fait une expérience : il a remplacé le formulaire d’évaluation de formation par les apprenants par une mindmap.  Le résultat est sans appel : un taux de participants de plus de 90 % et un taux de remplissage qui avoisine les 100 % !  Qui dit mieux ?

Conclusion : le mindmapping, une méthode incontournable en formation

La conclusion de cet article est que la pensée visuelle en général et le mindmapping en particulier, offrent une panoplie d’outils très efficaces qui peuvent intervenir à toutes les phases de la formation : depuis la conception jusqu’à l’évaluation finale en passant par l’animation, l’information, la collaboration, etc.

Un ensemble de méthodes et de techniques qui devraient figurer dans la boîte à outils de tout professeur ou formateur…

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Evénement

Colloque : Apprendre tout au long de la vie avec le Mind Mapping

Apprendre tout au long de la vie.  Oui, mais comment ?  Avec ce colloque, découvrez comment le mind mapping peut vous aider à étudier tout au long de votre vie !

Apprendre tout au long de la vie est devenu presque l’obsession des institutions et des entreprises.  Pour répondre aux évolutions technologiques foudroyantes auxquelles nous assistons, la formation initiale ne suffit plus.  Il faut pouvoir se former tout au long de son existence.

Personne, ou presque, ne le conteste.  Oui, mais cela ne va pas de soi !  Le Mind Mapping peut vous aider à apprendre quel que soit votre âge.  C’est toute l’ambition de ce colloque : vous montrer par le biais de conférences et d’ateliers pratiques, comment vous pouvez apprendre à tout âge grâce à cette méthode d’organisation de la pensée unique que sont les cartes mentales ou heuristiques.

Un colloque sur l’apprentissage avec le Mindmapping

Un colloque pour explorer les relations entre mind mapping et apprentissage

C’est ma collègue et amie Fabienne De Broeck, fondatrice d’Optimind, qui m’a proposé d’organiser cet événement.  Nous collaborons depuis un moment déjà à des formations au mind mapping dans les écoles.  Et j’ai immédiatement trouvé l’idée séduisante.

Nous nous sommes réunis quelques fois et nous avons beaucoup communiqué via Skype pour vous concocter un programme qui, nous l’espérons, comblera vos attentes.

7 conférences autour du mindmapping et de l’enseignement et de la formation

Nous avons réuni autour de ce thème des conférenciers belges et français.  Ils sont tous enseignants ou formateurs et pratiquent le mindmapping depuis de nombreuses années.

1. Conférence d’ouverture – Qu’est-ce que le mindmapping ? – Par Fabienne De Broeck et Marco Bertolini

Nous ouvrons les hostilités avec un duo sur les fondamentaux du mindmapping.  Un rappel du fonctionnement et des principes de base de la méthode.

2. La mind map comme outil de dévelppement de la motivation et des métaconnaissances chez l’élève – Laura Salamanca

Laura Salamanca est docteure en sciences sociales et formatrice de formateurs.  Elle nous fera part des dernières études belges en matière de carte heuristique et d’apprentissage.

3. Les cartes mentales en classe – Lucas Gruez

Lucas Gruez est bien connu dans le petit monde des mindmappeurs francophones.  Enseignant, il utilise les cartes mentales pour bon nombre d’activités pédagogiques.  C’est de cette polyvalence et de l’impact des mindmaps sur le développement des compétences des élèves qu’il nous parlera.

Logo du colloque dessiné par Kanar

 4. Mind mapping et formation d’adultes – Geneviève Lefebvre

Psychologue et formatrice d’adultes, Geneviève Lefebvre nous expliquera comment les cartes mentales peuvent aider ses étudiants à mieux appréhender leurs cours, structurer leurs travaux et faciliter leurs apprentissages.  Le mindmapping les aide aussi à faire des liens et à distinguer l’essentiel de l’accessoire.

5.  Le Mindmapping collaboratif en classe – Marco Bertolini

Je vous parlerai de mon expérience de mindmapping collaboratif en classe, notamment avec Mindomo et son interface de classe virtuelle School.  Celle-ci permet non seulement le travail collaboratif à distance en temps réel, mais offre des possibilités de partage de ressources, d’exercices, etc.  Je vous montrerai quelques exemples de travail avec des étudiants tant de l’enseignement secondaire que des études supérieures.

6. Du Mind Mapping aux cartes conceptuelles – Pierre Mongin

Pierre Mongin est un des pionniers du Mind Mapping en France.  Il vient de publier un ouvrage sur le management avec les cartes conceptuelles.  Il nous parlera ici de leur usage en classe.  Il nous expliquera comment les enseignants peuvent tirer parti de ce formidable outil visuel pour enseigner les matières les plus complexes.

7. Séance de clôture – Invité surprise

Et enfin, un invité-surprise nous fera une synthèse des thèmes de la journée et nous parlera de l’importance du concept d’apprentissage tout au long de la vie.

Cliquez sur l’image pour accéder à la carte en ligne et découvrir le programme complet de ce colloque :

Programme du colloque

8 ateliers pratiques et interactifs sur le mindmapping pour vous initier ou vous perfectionner

Vous ne resterez pas assis(e) pendant toute la journée !

Nous vous proposons pas moins de 8 ateliers qui vont de l’initiation aux cartes mentales au mindmapping collaboratif en passant par l’illustration de cartes manuelles et le brainstorming avec post-it et carte heuristique.

Nous vous suggérons aussi de terminer la journée par un networking autour d’une tasse de café pour échanger avec les intervenants ou les participants, parler de vos pratiques, de vos envies, de vos expériences personnelles et professionnelles avec le mindmapping.

Infos pratiques et inscription

Le colloque Apprendre tout au long de la vie avec le Mind Mapping se tiendra le dimanche 4 octobre 2015 au Centre Marcel Hicter de la Marlagne à Wépion, Belgique.

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Apprendre à apprendre

Préparez un exposé pour l’école avec une carte mentale (ou mindmap) !

Comment préparer un exposé pour l’école ?  Avec une mindmap !  Voici un modèle distribué par un professeur néerlandais à sa classe de groupe 8 (l’équivalent du CM2 en France et de la 6e primaire en Belgique).

Il y a quelques semaines, j’avais publié une carte mentale dessinée par un professeur pour la classe de notre fille.  C’était une carte qui détaillait comment préparer un exposé en se servant de PowerPoint.  Cette carte était en néerlandais et plusieurs personnes m’en ont demandé une traduction.  Voici donc la carte traduite (comme toujours, vous pouvez la télécharger gratuitement depuis mon profil Biggerplate).

Carte mentale de préparation

Cette carte a été réalisée avec le logiciel iMindMap 7,  agréé par Tony Buzan, l’inventeur du Mind Mapping.  Vous pouvez également en télécharger une version PDF sur ma page Scribd.

Cette mindmap ou carte mentale est le type d’exercice  que je propose lors de mes ateliers « J’apprends à apprendre« , pour les 9-15 ans.

Comment préparer un exposé avec cette mindmap ?

Le professeur dans cette carte mentale donne une série d’instructions afin d’aider l’élève à préparer son exposé.

1. Le sujet de l’exposé 

Choisir le sujet dans une liste prévue par le professeur ou celui de l’élève lui-même.

2. Rechercher l’information

Le professeur suggère plusieurs pistes de recherche

  • Internet : Wikipedia, sites scolaires, banques d’images (en faisant attention aux droits d’auteurs : on ne peut pas reproduire n’importe quoi sans autorisation !)
  • Les livres : ceux de l’élève ou ceux empruntés à la bibliothèque
  • Des dépliants, des journaux
  • Des questions posées à des experts
  • Visiter un lieu dont on parle
  • etc.

3.  Les chapitres

Diviser son exposé en chapitre est plus facile si on pose des questions.   Ici, la méthode CQQCOQP prend tout son sens :

Questions CQQCOQP avec le mindmapping

  • Comment ?
  • Qui ?
  • Quoi ?
  • Combien ?
  • Où ?
  • Quand ?
  • Pourquoi ?

4. Comment écrire un chapitre ?

Au moins dix phases par chapitre.

Checklist par chapitre : 

  • Est-ce que tout ce que je trouve important se trouve dans mon exposé ?
  • Les phrases sont-elles correctes ?
  • L’orthographe est-elle bonne ?
  • Ma ponctuation est-elle correcte ?

On peut aussi faire appel au visuel, image et vidéos.

5. Le PowerPoint

Créer une page de titre qui contient le nom du sujet et une image.

Mentionner la date de l’exposé ainsi que le nom et le prénom de celui qui parle.

Créer une table des matières avec le nom des différents chapitres.  Attention à la structure et à la clarté de l’ensemble !

Crée des dias qui contiennent de l’information : du texte, des images et qui se suivent dans un ordre logique.

6. Exerce-toi !

La durée de ton exposé : entre 15 et 30 minutes.

Emporte tes objets en classe (si tu veux montrer quelque chose en plus du montage PowerPoint).

Exerce-toi à la maison : devant ta famille et devant un miroir.

7. La présentation 

Vérifie que tout est bien près avant de commencer ta présentation.  Sinon, tu pourrais être perturbé et perdre tes moyens devant le public.

Parle calmement : ton public, ce sont tes copains de classe.  Ils sont curieux de savoir ce que tu va présenter.  Donc, « no stress » 😉

Regarde la classe.  Un bon conseil : ne regarde pas seulement ton meilleur copain ou ta petite amie.  Regarde une personne pendant une ou deux minutes, et puis change.  Fais cela pendant tout ton exposé : chaque copain ou copine de ta classe aura ainsi l’impression que tu lui a parlé personnellement.

8. Tes points forts

Le premier point fort : c’est toi !  Et oui, tu connais ton sujet, tu t’es bien préparé, tu as une mindmap avec les instructions que tu as suivies à la lettre, un super-PowerPoint !  Ca ne peut que réussir, aie confiance !

Le deuxième, c’est ta classe : tes copains et copines sont sûrement impatients de savoir ce que tu as préparé.  Epate-les !

Le troisième point fort, c’est ton professeur ou instituteur qui est là pour t’aider si tu as une hésitation ou si tu as besoin d’un coup de pouce technique.

Voilà : tu as à présent tous les atouts pour partir gagnant !  Bonne chance avec ton exposé 😉

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Logiciels Mind Mapping MindMeister Outils Test

Mindmeister 9 : un design plus élégant et une meilleure ergonomie

Le logiciel de mindmapping Mindmeister 9 est sorti ce 9 janvier.  J’ai testé pour vous cette nouvelle version qui mise l’essentiel sur l’ergonomie et le flat design.

La nouvelle version de MindMeister était attendue pour la fin 2013.  L’éditeur de logiciel de mindmapping a pris un peu de retard et nous présente aujourd’hui la version 9 de son software.

Je l’ai testée pour vous.  Et voici ce que ça donne.  Double-cliquez sur l’image pour l’agrandir au  maximum.  Ou cliquez pour visiter la carte publique « Essai de MindMeister 9 ».

Essai de MindMeister 9

Le flat design : un visuel épuré, très élégant

Au niveau du design, le nouveau MindMeister, tout comme la nouvelle version de XMind, sacrifie au « flat design« , un style visuel épuré dont vous trouverez une excellente description sur le blog de mon ami Philippe Boukobza.

Toute l’interface a été redessinée selon les principes du « flat design » : les nouvelles icones, les outils de navigation, etc.

Cela donne une visibilité, une clarté et surtout une lisibilité nouvelle à l’ensemble.  Mais l’aspect visuel n’est pas l’unique préoccupation des designers de MindMeister.  Ils ont manifestement bien écouté leurs utilisateurs qui leur réclamaient surtout une meilleure ergonomie.

Une ergonomie entièrement repensée

 L’ergonomie de MindMeister 9 a été entièrement repensée pour améliorer l’accessibilité des commandes et des menus.

Dès l’ouverture de l’application – MindMeister est une application de mindmapping en ligne – le changement saute aux yeux.  La liste des cartes, par exemple, a été entièrement redessinée.

La nouvelle liste des cartes

Alors qu’auparavant l’ensemble présentait une colonne unique, la page affiche à présent plusieurs colonnes : ici, par exemple, j’ai choisi d’afficher mes cartes et les dernières cartes publiques téléchargées sur le site de MindMeister.  Mais, pour la gestion de projet ou la gestion du temps avec la méthode GTD, par exemple, on peut également choisir d’afficher les tâches relatives à chaque projet.

Remarquez tout en haut de la page, le logo de l’entreprise à gauche et ma photo à droite : MindMeister est un logiciel collaboratif.  Cela explique pourquoi l’accent est mis sur les entreprises, les équipes et les membres de ces dernières.  La version Business de MindMeister vous autorise ainsi à inviter des collaborateurs, des clients ou des amis à participer à l’élaboration d’une carte avec toutes les fonctionnalités professionnelles sans devoir souscrire à un compte payant.  C’est ce que j’utilise par exemple lors de séances à distance de coaching étudiant ou chef d’entreprise.

Tout à fait à droite de cette première ligne, une icone en forme de roue dentée permet d’accéder d’un simple clic aux réglages de votre compte.

A la ligne suivante, des onglets vous donnent accès à vos cartes personnelles, à votre « channel », c’est-à-dire à vos cartes publiques sur les serveurs de MindMeister ou bien encore à l’ensemble des cartes publiques.

Enfin, la dernière ligne avant les cartes vous permet de créer une nouvelle mindmap ou un nouveau dossier, d’importer une carte ou un fichier depuis Google Drive ou un répertoire de votre disque dure par exemple.  Une autre commande – celle en forme de flux RSS – règle les paramètres de partage des cartes, le sens interdit supprime une carte tandis que le « i » affiche une liste d’informations à propos de votre carte.

Des menus plus lisibles et plus accessibles

Barre de menu

Le menu de droite a été complètement revu : ici aussi, le flat design a fait son apparition : de simples icones ont remplacé les étiquettes.

Il suffit d’un clic pour modifier la couleur ou la forme d’un sujet, l’apparence du texte et le style d’un texte.  C’est ici aussi que vous intégrerez des limites ou nuages de la couleur et de la forme que vous souhaitez.  Tout est paramétrable.

Il est toujours possible, bien entendu, d’intégrer des liens hypertextes vers des sites web ou bien des adresses e-mail (très pratique pour les garder sous la main lorsque vous travaillez sur des projets en partenariat).

C’est à travers ce menu que vous intégrerez aussi des documents (Word, PDF, Excel ou tout autre format) depuis votre disque dur, bien entendu, mais aussi depuis Dropbox, Evernote, Google Drive ou un périphérique.  MindMeister étant une application en ligne, vous pouvez tirer parti de tous les éléments du cloud.

Le même menu permet aussi l’intégration de notes et de tâches pour la gestion de projet.  Pour faire disparaître cette barre de menu, plus d’icone « réduire » dans le coin supérieur droit, mais une icone « réduire la barre » en bas à droite.

Les menus Zoom et Options de carte – qui permet de centrer la map, d’afficher ou non les ascenseurs (scrollbars) et les informations de tâches – ont été regroupés en haut à gauche de la feuille.

Exportez et intégrez vos présentations dans un blog ou un site web

Le mode présentation de MindMeister était déjà très souple et agréable.  L’affichage des branches a encore été amélioré et la transition entre les sujets est plus fluide que jamais.

Mais surtout, vous pouvez désormais exporter vos présentations : un nouveau bouton dans le menu « Exportations » vous permet de télécharger votre présentation sous forme d’une collection de slides au format ZIP (compressé).

Vous pouvez utiliser ces slides pour créer une présentation intégrée dans un blog ou un site web.  En tout cas, en théorie, car j’ai essayé à diverses reprises de télécharger deux présentations différentes avec deux extracteurs différents (Z.zip et The Extractor) et les fichiers étaient endommagés à chaque fois…   Sans doute un de ces bugs inévitables lors du lancement d’une nouvelle version…

Par contre, le mode présentation lance automatiquement le plein écran et dispose au bas de ce dernier une commande avant-arrière qui inclut le logo de votre entreprise.  Celui-ci est également repris au bas à droite de l’écran : vos auditeurs ne pourront pas ignorer d’où vous venez !

Détail du mode présentation

Il suffit de ne pas utiliser la souris ou de la placer hors du champ d’influence de cette commande pour qu’elle disparaisse.  Le mode plein écran de la présentation permet de ne pas distraire les participants de votre exposé, ce qui est appréciable…

Des améliorations de l’impression et de l’exportation

D’autres améliorations sont les bienvenues, comme celle de l’exportation en format PDF.  Les fichiers sont désormais exportés au format d’échange RDF de meilleure qualité, ce qui assure une meilleure fidélité de l’image de votre mindmap.

Les icones ont non seulement été redessinées, mais elles apparaissent à présent en haute résolution.  Leur nombre a été augmenté et elles comprennent maintenant un pack de 863 icones Emoji, très appréciées des jeunes.

L’impression des mindmaps a été revue : en cliquant sur l’icone en forme d’imprimante, vous générez en fait un fichier image de format PNG qui sera imprimé.  Je n’ai pas eu l’occasion non plus de tester cette propriété.

En conclusion

Dans la version 9 de MindMeister, comme dans la version 2013 de XMind, pas de révolution ni de grands chambardements.  Mais des améliorations appréciables de la navigabilité, de l’ergonomie et du design.

Et des améliorations de fonctions qui rendent la vie plus confortable.

Au niveau graphique des cartes à proprement parler, pas de révolution non plus.  Mais comme le disait Michael Hollauf lors de son exposé du Biggerplate Unplugged de Utrecht, MindMeister étant une application en ligne, elle est tributaire du développement des navigateurs.  Or, tous n’intègrent pas les derniers développement du html 5, par exemple, ou d’autres possibilités graphiques.

Bref, un logiciel de mindmapping rénové qui ne perturbera pas ses anciens utilisateurs mais qui risque bien, par son design, son ergonomie et son utilisation ultra-intuitive, d’attirer un nouveau public plus jeune.  Et par ses facilités d’emploi dans le travail collaboratif, il pourrait bien séduire plus d’une entreprise au passage.

Vous avez envie, vous aussi, de créer des cartes mentales en ligne, seul ou à plusieurs ?  Inscrivez-vous gratuitement sur MindMeister et testez la version 9 !

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creativité Entreprise Logiciels Mind Mapping Outils Projets XMind

Facilitation : utilisez le drill down de XMind pour le focus

Comment focaliser l’attention sur une seule dimension d’un projet lors d’une séance de facilitation ?  Un exemple d’utilisation de la fonction drill down de XMind avec les 6 chapeaux de De Bono.

Tous les animateurs de réunions de facilitation vous le diront : il est extrêmement difficile de conserver le focus des participants sur une seule dimension d’un projet.  Tout naturellement, l’imagination  vagabonde et notre esprit critique n’est jamais vraiment en repos.

Cela perturbe les brainstormings autant que les séances de créativité : une idée à peine émise est critiquée ou sortie de son contexte.  On demande aux participants de se concentrer sur l’information relative à un projet et quelqu’un suggère une action qui concerne les bénéfices matériels de l’opération.

Les 6 chapeaux d’Edward De Bono sont une excellente technique pour se focaliser sur une seule dimension d’un projet à la fois.  Pour travailler phase par phase.  En mettant volontairement de côté tout ce qui pourrait nuire au bon déroulement de chacune de ces phases.

Six chapeaux pour penser en phases

Un petit rappel de la technique : on prend un chapeau de couleur différente pour illustrer chaque phase du processus de réflexion, comme illustré dans cette mindmap (cliquez sur l’image pour l’agrandir et cliquez ici pour la télécharger gratuitement sur Biggerplate)

Les 6 chapeaux d’Edward De Bono

Le chapeau bleu est celui du contrôle, de la supervision, de la vue d’ensemble : la sky view, les choses vues d’en-haut.  C’est généralement le chapeau par lequel commence la session : on prend la mesure de la tâche, on envisage le projet dans sa globalité, on en fixe le cadre.

Ensuite, on passe aux faits : le chapeau blanc.  Que sait-on de ce projet ?  De quelles informations objectives disposons-nous ?  Quelles sont les données qui nous manquent ?  Où la trouver ? Qui sont les personnes – gatekeepers – qui pourraient nous aider à la trouver ? etc.

Le chapeau rouge concerne les émotions : quels sentiments suscite notre action ?  Parmi nos collaborateurs, mais aussi au sein du public-cible de notre projet.  Quelles réponses peut-on en attendre ?

Le chapeau noir représente les menaces : les risques financiers, juridiques, la perte des repères, les impacts négatifs sur notre projet ou sur d’autres, etc.

Le chapeau jaune est celui des choses positives, des bénéfices, des récompenses qu’on peut espérer de ce projet ou de cette action.

Le chapeau vert est celui de la créativité, de la croissance, de tout ce qui peut nourrir le projet, tisser du lien avec d’autres.

Et on termine généralement par un retour vers le chapeau bleu : on peut de nouveau considérer le projet dans son ensemble, et le repenser à la lumière de ce que chacun des autres chapeaux a apporté.

Le drill down : un focus bienvenu sur chacune des phases

Utiliser une mindmap pour animer une réunion de ce type contribue à la visualisation de la progression du travail : chaque nouvel argument est placé sur la carte en relation avec les autres.  Cette visualisation immédiate de la hiérarchie et des liens entre les concepts est une des forces du mindmapping.

La fonction Drill down ou « zoom sur le sujet » de XMind va nous permettre d’aller nettement plus loin.

Je sélectionne la branche qui représente le chapeau sur lequel je veux me concentrer.  Prenons la rouge, celle des émotions.   Et j’actionne le Drill down : en cliquant sur Zoom sur le sujet dans le menu Vue ou en appuyant sur F6.

Zoom sur le sujet dans le menu Voir

A présent, mon chapeau rouge est devenu le centre de ma mindmap et le reste est invisible.  Les participants vont pouvoir se concentrer uniquement sur les sentiments suscités par le projet.  Je complète alors la branche avec les réponses des participants.

Le chapeau rouge est devenu le centre de la carte

Lorsque le temps est écoulé et que cette partie de la session est terminée, j’actionne le drill up en cliquant sur la flèche verte qui apparaît sur mon sujet central pour revenir à la carte complète.

Se concentrer sur l’essentiel à chaque phase du projet

Et je peux passer au drill down ou zoom sur le sujet sur la phase suivante :  le chapeau noir des menaces, après une courte pause.

Lorsque toutes les phases ont été examinées de la sorte, ma carte est complète : il me reste à revenir au chapeau bleu pour effectuer la synthèse des nouvelles idées.  Car, avec la fonction drill down, tout ce que je transforme sur la carte « temporaire » est conservé dans la carte complète.  Contrairement à ce qui se passe avec des cartes secondaires ou filles.

Et j’ai la certitude que les participants ne se sont pas laissés distraire par une autre information ou une autre phase du projet que celle qui était au programme.

Et vous : animez-vous des sessions de créativité de ce type ?  Et utilisez-vous des techniques visuelles comme le mindmapping ?  Ou pratiquez-vous des sessions de créativité avec les 6 chapeaux de De Bono ?

Marco Bertolini

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Question : quelle est la bonne structure d’une mindmap ?

Comment être certain que la structure de ma mindmap est la bonne ?

C’est une question que les débutants me posent souvent en formation de mindmapping.   Et une question qui les préoccupe.  Une question qui les met dans l’embarras.

Y a-t-il une bonne structure pour ma mindmap ?  Existe-t-il une méthode pour trouver cette structure idéale ?

Quelques éléments de réponse illustrés par une mindmap avec une structure que j’espère pas trop mauvaise…

C’est encore arrivé lors des deux derniers ateliers que j’ai animé en Belgique cette semaine et la semaine dernière : immanquablement, un ou une participant(e) me pose LA question.

Cette question infernale, la voici : « comment trouver LA bonne structure de ma carte ?  Vous avez une méthode pour trouver LA bonne structure d’une mindmap ? »

Et immanquablement, je sens que ma réponse ne les satisfait qu’à moitié…  Et encore.

Pourtant, si insatisfaisante qu’elle paraisse, cette réponse me paraît la seule vraie : la bonne structure, c’est celle qui vous parle !  C’est la structure qui fait que votre mindmap exprime votre point de vue, vos émotions, votre ressenti, vos pensées profondes, vos estimations, vos analyses, etc.

Réponse de Normand ?  Tentative d’évitement de ma part ?

Pas du tout !   C’est simplement le résultat de mon expérience de mindmappeur (ou de cartiste) et de formateur.

Information, idée et connaissance

Une fois de plus, je reviens sur ces notions d’idées, d’informations et de connaissances.

La bonne structure d’une mindmap est celle qui me parle.  Parce que la mindmap ou carte heuristique est  une médiation entre l’information et la connaissance.  Entre quelque chose d’objectif et ma subjectivité.  Entre un objet venu du monde extérieur – l’information – et mon système propre de connaissances, ma vision du monde.  Les PNListes diraient « ma carte du monde« .

Et quelle merveilleuse coïncidence que ma carte heuristique reflète ma « carte du monde » !

Ce n’est pas une coïncidence : ma carte heuristique est le cliché de ma pensée à un moment donné.  Une photo de la façon dont j’ai donné forme à mes informations, à mes idées.   Le tout en adéquation avec ma carte du monde et mes émotions du moment.

Alors, cette structure ?

Il n’y a pas de réponse unique aux questions qui me préoccupent

Notre formation scolaire nous a convaincu qu’il n’existait qu’une et une seule réponse aux questions du maître ou du professeur.

Dans la réalité, il n’y a pas une seule solution à nos problèmes.  Les bons coaches vous incitent d’ailleurs à élargir votre horizon : à explorer les solutions alternatives.  Ou de nouvelles façon de réaliser ces actions que vous voulez entreprendre.

Dans le cas du mindmapping, il y a autant de structures et de réponses que de personnes qui entreprennent les mindmaps.  Mieux (ou pire, selon votre point de vue) : une même personne ne fera pas deux fois une mindmap identique lorsqu’elle explore la même problématique.

Par exemple, j’ai fait le test avec trois groupes d’adolescents dans le cadre des ateliers Apprendre A Apprendre.  J’ai utilisé le même texte et j’ai démandé aux trois groupes d’en faire le résumé.   Sur trois groupes – plus de 20 personnes – aucun ne m’a fait une carte identique.

Mieux : j’ai fait l’exercice avec le groupe lors des trois sessions.  Aucune de mes mindmaps n’est totalement identique aux autres !

Résumé sour forme de carte mentale avec XMind

Suis-je mauvais pour autant ?  Non : mais j’ai organisé l’information selon mes idées et mes émotions.  Et cela donne un résultat quelque peu différent à chaque fois.  Des détails, sans doute – un mot placé ici plutôt que là, une icone différente, un mot-clé différent, etc.   Mais des différences tout de même.

La structure se crée d’elle-même : l’important, ce sont les questions

Oui, la structure vient en second lieu.  Incroyable ?

Un exemple.   Vous souhaitez partir en vacance l’an prochain ?  Quelle structure allez-vous donner à ce projet ?

Drôle de question, n’est-ce pas ?

Faisons une petite mindmap pour comprendre.

Où partons-nous en vacances ?

Je veux partir en vacances.  Où ?  J’interroge les membres de la famille.  Antoine veut aller sur la Costa Brava en Espagne : tous ses copains y seront et il veut faire la fête avec eux.  Julie souhaite voir les Fjords suédois depuis toujours.  Personnellement, je rêve d’un road trip au Mexique.   Ma femme qui a eu une année éprouvante ne pense qu’à un club en Turquie où les maîtres-mots serait repos et déstress.

Oui, au fait, les motivations de chacun constitueront la deuxième branche.  C’est assez logique, finalement.  Quand partirons-nous ?  En consultant les agendas de chacun, on se rend compte que la quinzaine entre le 4 et le 19 août convient à tout le monde.  Et voici ma troisième branche complétée.

Comment y allons-nous ?  En avion ?  En voiture ? Etc.  De quel budget disposons-nous ?  Et finalement, la discussion amène un consensus sur la Turquie : abordable, convenant à la fois pour le repos, la découverte et la fiesta.

La structure ?  Vous l’avez construite tout en vous posant des questions.    Tout en interrogeant votre idée centrale : où partons-nous en vacances ?  Les autres questions vous semblent couler de source.  La structure aussi.

Vous voulez un vrai bon conseil de pro ?  « Faites-vous confiance !« 

Bon travail 😉  Et bonnes vacances pour ceux parmi vous qui en prennent bientôt !

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Une mindmap pour l’évaluation de vos formations

Quel outil utiliser pour l’évaluation en fin de formation ?  Après 6 heures de formation, vos participants n’en peuvent plus. 

Leur donner une grille interminable à remplir ne les fait pas bondir de joie.

Leur envoyer une évaluation par mail ou par courrier quelques jours plus tard est illusoire : si 10 % d’entre eux répondent, vous avez de la chance !

Que faire ?  Une mindmap peut s’avérer très utile.  Un exemple réalisé par Benoît, un participant à une formation de formateurs.

Tout le monde s’accorde sur le fait qu’il faut évaluer les formations.

Les participants ont ainsi l’occasion de s’exprimer.  La personne ou l’institution qui a payé l’intervention veut être sûre d’en avoir pour son argent.  Et le formateur a constamment besoin d’un feedback.  Non seulement pour savoir s’il doit se réjouir ou non.  Mais surtout pour progresser et « coller » davantage aux besoins de son public.

Mais les outils sous forme de grille sont tout sauf amusants à compléter.  Et après une formation d’une journée ou même de quelques heures, vos participants aspirent à un repos bien mérité et non pas à un exercice supplémentaire.

Vous pouvez opter pour des solutions alternatives.  J’utilise souvent le « blob tree » de Pip Wilson lorsque j’ai besoin de connaître le ressenti des participants après une réunion ou une formation.  Les jeux-cadres de Thiagi offrent aussi une batterie d’outils d’évaluation.  Mais il faut prévoir une animation supplémentaire, ce qui n’est pas toujours aisé.

Le côté ludique de la mindmap

L’autre solution que je préconise est d’utiliser une mindmap pour ce faire.  Surtout si vous terminez une session sur le mindmapping : ce sera la cerise sur le gâteau.

Benoît, l’un des participants à une formation que je suis en train de donner à des formateurs et acteurs de l’économie sociale m’a envoyé une carte d’évaluation de formation.  Elle est d’une qualité telle que je lui ai immédiatement demandé l’autorisation de la publier ce qu’il m’a gentiment accordé.  (Ciquez sur la carte pour l’agrandir ou téléchargez-là gratuitement sur Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs au monde).

Mindmap d’évaluation de formation

Toutes les dimensions de la formation

Ce qui me plaît surtout dans cette carte, c’est qu’elle recouvre tous les aspects d’une formation.  (Il est responsable de formation et il sait de quoi il parle, manifestement).

Il commence par le « feeling général » ce qui me paraît une exellente idée : quelle impression générale la personne retient-elle de sa formation ?  C’est éminemment subjectif, mais intéressant.  Nous savons tous que c’est surtout cette impression générale que les participants vont conserver en mémoire et partager avec d’autres.  « Oui, c’était bien. »  « C’était super !  On a appris plein de nouvelles choses ! »  « Bof, c’était pas mal, sans plus… »  Là, ce serait peut-être utile d’ajouter une branche vide pour exprimer le feeling général en une phrase ou un mot…

Pour la réponse, Benoît a utilisé un sujet vide, de forme rectangulaire, qu’on peut remplir d’une croix ou d’un symbole « check » tous deux présent dans les marqueurs de XMind.  Malheureusement, XMind ne prévoit pas de boîte cliquable, contrairement à un logiciel comme Novamind par exemple.

Les rubriques suivantes ont trait à la satisfaction vis-à-vis du contenu théorique et pratique de la session de formation.  Deux rubriques classiques, mais qui me paraissent incontournables.  L’équilibre entre les deux est fondamental.

« Je serai plus performant grâce à la formation » : c’est une excellente idée.  Le participant est déjà invité à penser à l’après-formation et à ses acquis.  Sera-t-il plus performant qu’avant ?  De quelle façon ?   Que va-t-il en faire ?   Il peut d’ailleurs le préciser dans le sujet suivant « Mise en oeuvre possible de mes acquis« .

« J’ai apprécié » avec un smiley positif et un négatif, est une rubrique assez classique, mais qui donne des informations utiles sur ce qui a été marquant dans le cours.

« Transfert de comptétences vers d’autres personnes »  est une rubrique beaucoup moins utilisée et pourtant indispensable si vous voulez transformer votre entreprise ou votre association en « organisation apprenante« .   C’est-à-dire un lieu où les savoirs circulent, s’échangent.  Où le savoir-faire se transmet de manière formelle et /ou informelle.  C’est important que les nouveaux acquis des participants puissent percoler au sein de leur institution.

« Aspects pratiques » porte plus sur l’organisation de la formation, sur le comportement du groupe, etc.  Nous sommes ici au niveau des systèmes autant qu’à celui de la pédagogie (voir à ce sujet l’article sur les trois niveaux de l’ingénierie de la formation).

« Si c’était à refaire » est un indicateur précieux sur le ressenti global qui rejoint et complète le premier item sur le « feeling global ».   Le participant peut nuancer et/ou compléter ses appréciations.

Personnellement, j’aurais ajouté un item – parce que je suis amené à vendre de la formation : « nous recommanderiez-vous à d’autres personnes » ?  avec un oui, non, peut-être, sans hésitation, sûrement pas…   Les plus hardis peuvent même demander les coordonnées d’une personne à qui recommander, mais personnellement, je n’aime pas forcer la main des participants.

Pour une de ses premières cartes heuristiques, Benoît a réussi un coup de maître pour moi.  La carte est complète, mais elle ne donne pas l’impression d’une surcharge ou d’un questionnement intrusif.  Mon expérience personnelle me dit que lorsque les personnes voient une évaluation de ce type, elles sont moins réticentes, moins enclines à résister, que quand on leur présente plusieurs feuilles remplies de questions et de grilles qui paraissent vite interminables.   Merci à Benoît pour cet outil que je vais m’empresser d’adapter et d’utiliser pour mon propre usage 😉

Et vous ?  Utilisez-vous aussi des outils d’évaluation particuliers ?  Avez-vous déjà utilisé une mindmap ?  Ou autre chose ?  Comment cela a-t-il fonctionné ?

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Comment gérer la quantité d’informations d’une mindmap ?

Comment gérer la quantité colossale d’informations de certaines mindmap ?

Difficile, parfois, de conserver un tant soit peu de lisibilité.  Et je ne parle même pas des problèmes d’impression.

Je vous propose, dans une série d’articles dont voici le premier, d’explorer plusieurs façons de gérer ce problème.

L’infobésité nous guette.  Nous sommes assaillis – voire submergés – d’informations.

Les utilisateurs de mindmapping – et moi le premier – vous diront qu’une mindmap permet de transformer l’information en connaissances.  Qu’une mindmap est un excellent moyen de gérer vos informations et vos ressources.

Seulement voilà : certaines mindmaps contiennent tant d’informations, qu’elles prennent des proportions phénoménales et deviennent proprement illisibles.  Qu’elles deviennent également impossibles à imprimer.  Sauf avec quelques logiciels comme Novamind ou iMindMap qui permettent d’imprimer une carte sur plusieurs feuilles.

Je vous propose donc dans une nouvelle série d’articles, d’explorer avec vous « comment gérer une grande quantité d’informations dans une mindmap« .

Premier principe : le mot-clé

Le premier principe est simple en théorie, mais beaucoup de gens ont semble-t-il du mal à l’appliquer : utilisez des mots-clés !  Si vous utilisez des mots-clés, non seulement vous augmenterez votre taux de connectivité dans vos cartes, mais en outre, vous réduirez les chances d’aboutir rapidement à un monstre ingérable.  J’en ai encore vu quelques exemples ce matin sur le Net et je me demande vraiment quel avantage leurs auteurs tirent de ces documents illisibles…

Même si vous respectez ce principe, certaines mindmaps complexes vous donneront du fil à retordre en matière de quantité d’informations.

Pour moi, il y a deux grandes catégories de moyens pour gérer la quantité d’informations dans une mindmap : les moyens temporaires et les moyens permanents.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Mindmap – comment gérer une grande quantité informations

Aujourd’hui, je vous propose de nous concentrer sur les premiers : les moyens temporaires.

Les moyens temporaires : jouer sur l’affichage

Quand je parle de moyens temporaires, je veux surtout parler des commandes qui permettent de modifier l’affichage d’une carte et donc de se concentrer sur un ou quelques points particulier de cette mindmap.

Comme exemple de ce type de commandes, je vais utiliser la carte de l’article d’hier, Créer une description de fonction.  Elle n’est pas monstrueuse, mais suffisamment complexe pour que l’utilisation de ces moyens se justifie.

Voici donc la carte complète.   (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Description de fonction : coordinatrices d’activités parascolaires

 Si je veux d’abord présenter les grands axes de cette description de fonction, je vais d’abord « réduire » la carte.  C’est à dire éliminer de l’affichage tous les éléments dont je n’ai pas besoin pour l’instant.  Pour ce faire, j’utilise la commande « Réduire tout » dans le menu Modifier.  Ou j’appuie sur le « / » de mon clavier numérique.  XMind affiche alors uniquement les sujets principaux, de premier niveau.   (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Carte réduite au premier niveau

Je peux maintenant expliquer à mon interlocuteur les six axes principaux de cette description de fonction sans m’embarrasser de détails inutiles.

Vous voyez à l’extrémité de chacun de ces sujet un petit signe « + » : c’est la marque d’une carte réduite.  Si vous cliquez sur le signe « + », vous pouvez étendre le niveau suivant.  Vous obtenez la même chose en tapant « + » dans votre clavier numérique.  Pour réduire d’un niveau, tapez le signe « – » ou utilisez la commande « Réduire » dans le menu Modifier.

Pour étendre toute la carte, il suffit de taper le signe « * » au clavier ou d’activer la commande « Etendre tout » dans le menu Modifier.

Cela peut être intéressant d’afficher l’ensemble des niveaux d’un sujet.  Je l’ai fait ici, par exemple, pour le sujet « Prospection » qui n’est pas trop fourni.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Carte réduite – 1 sujet étendu

Mais si le sujet est trop étendu, il vaut mieux utiliser une autre commande très utile de XMind : le « Drill down » dont nous avons déjà vu une application dans la carte Calendrier 2012-2013.

Ici, il ne s’agit pas de remplir une case d’un tableau, mais de transformer – temporairement – un sujet en idée centrale d’une nouvelle carte heuristique.  Le sujet « Organisation d’événements est le plus fourni.  Je vais donc créer une mindmap temporaire à partir de celui-ci.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Carte heuristique secondaire temporaire – sujet réduit avec drill down

Cette commande « Drill down » se trouve dans le menu Voir ou Visionner de votre logiciel XMind.  Vous pouvez aussi utiliser la flèche vert clair qui figure en haut à droite de votre menu.

Vous imaginez sans peine le parti qu’on peut tirer de cette commande lors de séances de brainstorming, par exemple.  Ou lors d’ateliers de créativité.  Si vous utilisez la méthode des 6 chapeaux de De Bono, vous pouvez vous concentrer temporairement sur chacun des chapeaux sans être perturbé par la présence des autres.  Tout en conservant l’ensemble des données sur votre carte.

Pour revenir à la carte initiale, cliquez sur la flèche verte « Drill up » au centre de votre carte heuristique temporaire.  Ou cliquez sur la commande « Drill up » dans le menu Modifier.

Filtrer l’information

XMind – et la plupart des logiciels de mindmapping – permettent de filtrer l’information.  C’est-à-dire placer des « marqueurs » ou des « étiquettes » qui informeront le logiciel que cette information appartient à une classe ou catégorie particulière.

Je ne vais pas revenir sur les marqueurs : j’en ai déjà parlé abondamment dans les articles sur le coaching de collaborateur et sur la description de fonction.  Vous pouvez vous y référer pour plus d’information sur ce sujet.

Par contre, je voudrais revenir sur les étiquettes.  Nous en avons vu une application dans le cas des matrices ou tableaux à propos de l’analyse Swot : les étiquettes, dans ce cas, servent à indiquer au logiciel XMind que cette information doit figurer dans une colonne du tableau.

Mais les étiquettes servent également à filtrer l’affichage de l’information.  J’ai placé dans la carte Description de fonction des étiquettes « Public-cible » à chaque fois qu’apparaissaient les mots « étudiants », « jeunes » ou « groupes » qui constituent le public-cible de mes actions.   (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Filtrage de l’information de la carte avec étiquette

Les étiquettes figurent sur fond jaune, accolées au-dessous du sujet qu’elles concernent.

Voyons maintenant leur effet lorsque j’utilise la commande « filtrage avancé » du menu Voir ou Visionner du logiciel XMind.   (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Carte heuristique : affichage de l’information filtrée par les étiquettes

Seuls les sujets « marqués » par l’étiquette « public-cible » apparaissent en surbrillance sur ma carte heuristique.   L’information a été filtrée.  Cela me permet d’identifier instantanément les fonctions ou tâches liées directement à mon public-cible.

Dans un article sur les cartes secondaires, nous verrons ensemble comment gérer de manière permanente de grandes quantités d’information sur une mindmap avec XMind.

Bon travail 😉

Et vous ?  Quel logiciel utilisez-vous ?  Disposez-vous aussi de commandes ou menus similaires ?  Dans quelle circonstances les utilisez-vous ?

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Entreprise Mind Mapping Modèles Outils

Mindmapping pour l’entreprise : créez une description de fonction

Comment créer une description de fonction visuelle ? Un document qui ne soit pas une suite linéaire de tâches décousues les unes des autres ? Le mindmapping, une fois de plus offre une solution élégante qui permet de visualiser l’ensemble des tâches et responsabilités d’un coup d’oeil.

Ou de se focaliser sur certaines d’entre elles.  Les outils dynamiques de XMind permettent en outre de filtrer l’information selon les besoins.

La description de fonction, quoi qu’indispensable à la bonne réalisation de la relation contractuelle, est souvent un document fastidieux.

Une liste de tâches et responsabilités qui se suivent parfois d’une façon très décousue.  Et, disons-le franchement, rébarbative.

Le mind mapping offre à l’entreprise une solution visuelle élégante.  La vision synthétique permet de se rendre compte en un coup d’œil de l’ampleur et de la diversité des tâches.

J’ai pris un exemple de fonction sur laquelle je travaille actuellement : celle d’une coordinatrice pour une association qui organise des activités parascolaires.  Il s’agit d’enseignement supérieur non-universitaires, appelé Hautes Ecoles en Belgique. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Description de fonction : coordinatrices d’activités parascolaires

La possibilité de voir toute l’information d’un coup d’œil est précieuse dans ce genre de documents.  Elle permet de vérifier, par exemple, l’équilibre entre les tâches et responsabilités.    Et quels sont les secteurs qui mobilisent le plus de temps et d’énergie.

On voit mieux aussi les tâches qui pourraient être déléguées à un niveau inférieur.  Ici, on se situe clairement au niveau de la coordination ou des systèmes pour reprendre la terminologie de l’ingénierie de formation.

Filtrez l’information avec les marqueurs

Cette carte heuristique peut être dessinée à la main, en collaboration ou avec un logiciel.  Ici, j’ai utilisé XMind qui permet notamment de filtrer les informations.

J’ai utilisé des marqueurs : par exemple, le petit calendrier signifie « prise de rendez-vous« .  Je l’ai également inclus dans une légende qui explique à mon lecteur de quoi il s’agit.

Je peux demander à XMind de filtrer l’info et de ne me montrer que les tâches ainsi « marquées » par le petit calendrier : celles qui nécessitent une prise de rendez-vous.

Marqueurs mis en valeur par XMind

Les données peuvent être affichées ou non selon les besoins du moment.  Je reviendrai sur ces propriété du logiciel de mindmapping XMind dans de prochains articles.

Les petites icones en forme de post-it présentes dans certains sujets sont des notes écrites : elles développent dans un texte suivi des points abordés dans la carte.  Cela peut-être des précisions, des extraits de documents, etc.  Dans la carte que je prépare pour une entreprise figurent aussi des documents Word et PDF intégrés.

Cette description de fonction peut également servir de base à un autre document dont j’ai déjà parlé dans ces pages : le coaching de collaborateur.

Et vous ?  Quelle méthode utilisez-vous ?  Avez-vous déjà eu recours aux outils visuels pour élaborer ce type de documents ?

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Usages du mindmapping papier ou électronique

Il y a les partisans du mindmapping manuel, sur papier.  Et il y a les tenants du mindmapping électronique.

Les uns et les autres aiguisent leurs arguments  et campent sur leurs positions.

Lequel est le meilleur ?  Lequel est le plus utile ?

Les deux ont des avantages et des inconvénients.  Et des contextes d’utilisation différents.

Passons-les un peu en revue…

C’est une carte publiée sur Biggerplate par Toni Krasnic, l’auteur de Concise Learning, qui m’a inspiré cet article.  Intitulée « Electronic Mapping vs Paper Mapping« , cette carte résume surtout les avantages du mindmapping électronique sur le mindmapping papier.

C’est vrai que les logiciels de mindmapping offrent des avantages indéniables : j’en suis un utilisateur fervent et quotidien.  Et je suis le premier à revendiquer les gains de productivité que j’en tire et dont j’ai déjà rendu compte dans mon article sur l’expérience commanditée par Mindjet.

Mais faut-il jeter le mindmapping papier pour autant ?  S’agit-il d’une technique aussi obsolète que les tablettes sumériennes ?

Non.  Certainement pas.  Et le papier a des avantages que la meilleure application électronique n’aura jamais.  Notamment quand il s’agit de prise de notes ou de contact face-à-face.

Comparons les avantages et les inconvénients des deux méthodes

(Cliquez sur la carte pour l’agrandir ou ici pour la télécharger depuis Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs au monde).

Votre mindmapping : papier ou logiciel ?

 Comme je le disais récemment dans l’échange organisé par Signos, les logiciels de mindmapping ont déjà transformé les usages du mindmapping.

Lorsque Tony Buzan a développé cette méthode, il avait surtout en vue le développement personnel, l’instrospection, l’amélioration de la compréhension et de la mémoire.

Aujourd’hui, les logiciels s’adressent de plus en plus à des équipes et les cartes s’échangent sur Internet.

Conservez le contact visuel lors d’entretiens

Le papier conserve pourtant sa raison d’être.  Si vous devez travailler en face-à-face, pour prendre des notes lors d’un entretien d’embauche, pour noter ce qu’un client potentiel vous dit de ses besoins, pour enregistrer ce qu’un malade vous dit de ses symptomes, utilisez le papier.

Si vous avez un peu de pratique, vous jetterez très rapidement quelques mots ou abréviations sur la feuille : vous n’avez pas besoin de beaucoup de temps et cela vous permettra un contact visuel plus important qu’en notes linéaires.  Tandis que l’écran des portables  vient se dresser entre vous et votre interlocuteur dans ce genre de situations.

Prendre des notes lors d’une conférence, ou noter une idée au vol dans le métro peuvent se faire rapidement sur une page de carnet.  Ou sur un smartphone ou une tablette si vous êtes un utilisateur averti.

Pour l’introspection, pour déterminer ses objectifs personnels, pour s’interroger sur soi, certains préfèrent le papier : les sensations tactiles les rapprochent de leur subconscient.  Personnellement, j’utilise aussi un logiciel pour ce genre de tâches, parce que j’écris plus vite au clavier, tout simplement…

Un extraordinaire outil de dynamique de groupe

Rien de tel qu’une énorme feuille de papier pour animer un groupe : pour connaître les attentes d’un groupe lors d’une formation ou d’une thérapie, pour définir un projet ensemble,  pour organiser un brainstorming, etc.

Jamais un logiciel n’aura cette dimension conviviale d’une feuille de papier de grand format étendue sur le sol et où chacun vient s’agenouiller pour compléter les détails d’une branche avec son marqueur !

Pour un brainstorming, venir ajouter « son » post-it à la galaxie qui figure déjà sur la carte accrochée au mur a une autre portée symbolique que de crier un mot qu’un secrétaire reporte sur le logiciel.  Même si ce dernier conservera plus facilement une version qu’on pourra ensuite envoyer à chacun des participants.  Mais en termes de dynamique de groupe, la feuille de papier de grand format, étalée sur le sol ou sur une grande table ou accrochée au mur recèle un pouvoir quasi-magique…

Des logiciels de plus en plus polyvalents

Les logiciels de mindmapping sont de plus en plus polyvalents et de plus en plus ouverts à leur environnement.  Tous, ils vous permettent d’échanger vos cartes avec d’autres, via des supports électroniques ou via le web, avec des plateformes dédiées ou par email.  Certains autorisent même le travail collaboratif en temps réel.  Ils vous permettent de modifier à l’infini vos cartes, d’en conserver les différentes versions, d’y intégrer des documents ou des hyperliens, de la vidéo, des notes audio ou écrites, de connecter les cartes entre elles, etc.

Vous pouvez choisir le ou les logiciels qui vous convien(nen)t parmi plus de 150 offres sur le marché.  Avec le cloud, vous pouvez concevoir une carte sur votre PC, la terminer sur votre portable et la transmettre à vos collègues.

Ce serait vraiment dommage de vous priver de cette richesse au nom de je ne sais quel respect du support papier ou de quelque bizarre nostalgie…

Avant d’effectuer votre choix, posez-vous les questions suivantes :

  • Quel est mon objectif ?
  • S’agit-il de quelque chose que je dois communiquer ?
  • Que je dois échanger ?
  • S’agit-il d’une carte strictement personnelle ?
  • Est-ce une version définitive ?  Ou quelque chose que je peux retravailler sur un autre support ?

Et vous choisirez votre méthode en connaissance de cause.

Et vous  ?   Quelles sont vos pratiques ?  Quel moyen choisissez-vous ?  Quel est votre mindmapping : papier ou logiciel ?  N’hésitez pas à partager votre expériences dans les commentaires !

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