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MindMaple: mindmapping multiplateforme, collaboratif et gratuit !

Mindmaple frappe fort !  Le logiciel de mindmapping se conjugue aujourd’hui sur Windows, iPhone, et iPad.  Et permet le travail collaboratif en temps réel en utilisant Google Drive.  Et tout cela, gratuitement pendant toute l’année 2013 !

Il y a quelques mois, je vous avais déjà dit tout le bien que je pensais de MindMaple, un logiciel de mindmapping dont l’évolution me paraissait étonnante.

Aujourd’hui, ses développeurs frappent de nouveau un grand coup !  Ils proposent quasi-simultanément une version gratuite pour iPhone et la collaboration en ligne en temps réel.  En utilisant une solution aussi  originale qu’efficace : l’intégration dans Google Drive.  Et ils annoncent en même temps la sortie prochaine d’une version Apple !

Un logiciel réellement multiplateforme

J’ai voulu en savoir plus et vérifier que la solution trouvée par MindMaple tient toutes ses promesses.  J’ai donc téléchargé la version Pro Beta V. 1.5 sur mon PC portable et sur mon PC de bureau.  J’ai synchronisé les deux avec mon compte Google Drive – un nouveau compte avec l’adresse e-mail que j’utilise pour mon entreprise.

J’ai donc téléchargé MindMaple sur mon iPhone pour tester cette version entièrement gratuite.  Et ça fonctionne !  Malgré la taille de l’écran, les cartes sont lisibles, aussi faciles à manipuler qu’avec la version Windows, le plaisir tactile en plus.

Cette version iPhone n’est pas une version bridée, limitée à quelques fonctions basiques, mais un réel logiciel de mindmapping avec les fonctions intégration d’image, de notes, de liens et de tâches pour la gestion de projets !

De l’iPhone au PC

J’ai résumé mes premières impressions sur la mindmap suivante.  Que j’ai commencée sur mon iPhone et que j’ai ensuite téléchargée sur mon Google Drive.  J’ai pu ensuite rentrer chez moi et terminer cette carte sur mon ordinateur portable, depuis le cloud !  Quant aux illustrations, elles proviennent d’un dossier stocké sur Dropbox.  C’est vraiment du travail multiplateforme dans le cloud !

Essai de MindMaple sur iPhone

Démarrez avec Google Drive !

Pour démarrer avec Mindmaple sur Google Drive, téléchargez d’abord la version Beta Pro v 1.5.  Ensuite, si vous n’avez pas de compte Google, ouvrez-en un.  C’est très simple et gratuit.  Ensuite, dans les options Google, cliquez sur Drive pour ouvrir vos documents dans le cloud.  Téléchargez Google Drive sur votre PC.  Ensuite, ouvrez MindMaple et dans le menu Share, cliquez sur la commande Signing in Google.  Votre compte Google Drive et votre logiciel Mindmaple sont à présent liés.

Connectez Google Drive et MindMaple !

Vous voilà prêt(e) à travailler à plusieurs sur une mindmap, à sauvegarder vos cartes dans le cloud, à les mettre à jour simultanément sur votre PC et dans votre compte Google Drive, etc.

C’est de nouveau le menu Share qui sera central dans toutes ces opérations.

Menu Share pour établir la connexion

La première commande à gauche vous connecte à votre compte Google.  La seconde, met à jour automatiquement votre carte sur tous vos supports, y compris Google Drive.  La troisième, Upload as Access, vous permet de télécharger votre carte vers Google Drive et de l’y sauver sous un autre nom.

Travaillez en ligne en temps réel !

Lorsque les cartes sont liées, les participants travaillent collaborent en temps réel : une manipulation de la carte sur un ordinateur se voit immédiatement sur l’autre ou les autres écrans.  Un mécanisme de protection empêche que l’on travaille simultanément à deux sur le même sujet : une bulle noire agrémentée d’un cadenas prévient qu’une branche est momentanément indisponible parce qu’en cours de modification par un autre intervenant.

C’est une version bêta, ce qui signifie que les bugs ne sont pas exclus : par exemple, une carte sauvée dans le cloud et sur un disque dur a « perdu » ses dernières modifications lors du test.  Impossible de les retrouver que ce soit sur le disque ou dans un des comptes Google Drive utilisés…

Par contre, une fois Googe Drive téléchargé sur votre disque dur, vous pouvez vous connecter avec différents comptes.  Le logiciel transfère la carte vers le compte sélectionné.

Avec cette collaboration en temps réel, MindMaple s’affirme encore plus comme un sérieux concurrent des meilleurs logiciels du moment !

La version bêta  Pro est gratuite pour toute l’année 2013, après quoi, elle deviendra payante.  Mais, j’ai acheté ma version payante pour un peu plus de 12 euros pour un an, taxes comprises…  A moins que Mindmaple change totalement sa politique de prix, cela en fait un des logiciels payants les plus abordables du marché.

La seule limite de cette version Pro gratuite est l’absence d’export en PDF, basé sur PDF Exchange version 5.  Mais si vous disposez d’une imprimante PDF virtuelle sur votre PC, cela fonctionne aussi.

J’attends avec impatience de voir la version pour Apple, promise pour bientôt 😉

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mindmapping

Mindmapping : 5 bonnes raisons d’utiliser des mots-clés !

Pourquoi utiliser des mots-clés plutôt que des phrases entières dans vos mindmaps ?  C’est une question qui m’est souvent posée, que ce soit en formation ou lors de mes conférences.J’y vois au moins 5 bonnes raisons que j’illustre par une mindmap, bien entendu 😉

Article remis à jour le 2 mai 2021.

Ca ne rate jamais !  A chacune de mes conférences ou de mes formations à propos du mindmapping, la question tombe : pourquoi utilisez-vous systématiquement des mots-clés dans vos cartes mentales ?  Pourquoi ne pas utiliser de phrases complètes ?

J’ai déjà évoqué le sujet des mots-clés et de la connectivité dans un article précédent.  Mais la question me parait suffisamment importante pour y revenir et y apporter un éclairage supplémentaire.

5 bonnes raisons d’utiliser les mots-clés

Pour moi, il y a au moins cinq bonnes raisons de recourir au mot-clé plutôt qu’à la phrase.

1. La synthèse :

Utiliser des mots-clés dans une carte mentale plutôt qu’une longue phrase vous oblige à aller directement à l’essentiel : straight to the point, comme disent les Anglo-Saxons.  Cela vous oblige donc à comprendre d’abord ce que vous lisez ou ce que vous voulez communiquer.  Vous opérez tout de suite la synthèse des idées.  C’est une tout autre démarche mentale que le simple recopiage sur une carte.  Je ne parle même pas du copier/coller…

On estime généralement que les mots signifiants constituent 10 % d’un texte : débarassez-vous de ce qui n’apporte pas une réelle information pertinente : vous irez droit au but et vous n’encombrerez pas votre carte d’informations inutiles !

(Carte réalisée avec XMind.  Cliquez sur la carte pour l’agrandir ou cliquez ici pour la télécharger gratuitement sur le site de Biggerplate).

5 bonnes raisons d’utiliser les mots-cls dans vos mindmaps

2. La connectivité

J’ai déjà consacré un article entier à la connectivité, mais c’est un concept tellement fondamental que je crois légitime d’y revenir.  Le mindmapping se base sur l’idée que notre cerveau fonctionne par associations : en connectant les neurones les uns aux autres, il connecte aussi les idées les unes aux autres.

En utilisant des mots-clés, je peux connecter plus facilement un nouveau concept à l’idée précédente.  Par exemple, si j’utilise le mot-clé « bilan » je pourrai facilement y connecter les mots-clés « compétences », « comptable », « personnel, « de santé », etc.

Si j’écris directement « bilan de compétences », cela devient difficile pour moi d’y connecter une autre idée reliée à celle de bilan.

Plus ma phrase contient de mots, moins je dispose de probabilités de connexions nouvelles : c’est mathématique !

Facile de connecter une nouvelle idée à un mot-clé

3. L’espace

Vous avez remarqué ?  L’espace sur votre feuille n’est pas infini !

Plus sérieusement, plus vous utilisez des phrases longues dans vos cartes mentales, plus vous occupez d’espace sur la feuille.  Les logiciels de mindmapping vous permettent de stocker des cartes limitées exclusivement par la mémoire de votre ordinateur.  Mais encore faut-il gérer la quantité d’informations contenues dans ces cartes.

Et lorsque vous les imprimez, pensez à votre malheureux lecteur, obligé de se pencher sur une écriture microscopique !  Un participant à une formation me disait la semaine dernière qu’on lui avait remis un compte-rendu de réunion sous forme de mindmap illisible.  Ce type de démarche ne peut produire qu’un résultat : nuire à la crédibilité du mindmapping.

Si nous voulons convaincre de l’utilité de notre discipline, nous devons au minimum en respecter les règles !

4. Le temps

Dimension non-négligeable, le fait d’utiliser des mots-clés vous fera gagner du temps !  Il est plus rapide de noter un mot que 10 ou 20 !  Bien sûr, au début, cela vous demandera un petit effort de trouver LE mot-clé qui synthétise une idée, un concept ou une phrase.  Mais avec un peu de pratique, vous arriverez très rapidement à distinguer le principal de l’accessoire.  Le mindmapping, par son mode structurant, vous y aidera.

En prise de notes, lors d’une réunion, d’une conférence ou d’un entretien face-à-face, vous irez beaucoup plus vite : vous perdrez moins d’information.   Votre mémoire immédiate étant limitée, vous perdrez moins de temps à vous concentrer sur vos notes et vous pourrez capturer plus vite les nouvelles informations au fur et à mesure qu’elles vous parviennent.

5. La lisibilité

Enfin, une carte qui n’est pas encombrée de texte est nettement plus lisible.  La lisibilité d’un texte est une marque de respect pour le lecteur.  C’est pareil pour une mindmap.  Ne donnez pas un machin fouillis, encombré de longues sentences rédigées dans un caractère microscopique.  Vous découragerez le lecteur de s’y plonger.

Paul Valéry disait que la véritable intelligence, c’était de pouvoir dire des choses complexes de manière simple.  Utilisez intelligemment vos mindmaps : simplifiez les notions complexes en les présentant d’une manière lisible.  Économisez les mots.  Ménagez votre lecteur.  Et jouissez du plaisir de voir un objet qui soit à la fois beau et utile.

Conclusion : utiliser des mots-clés, une nécessité

Utiliser des mots-clés pour vos cartes mentales n’est donc pas un luxe ni un snobisme d’intellectuel pédant : c’est une nécessité si vous souhaitez créer des cartes mentales efficaces.

Bien sûr, si vous devez communiquer avec des personnes qui n’ont jamais vu de cartes mentales auparavant, mieux vaut utiliser des membres de phrases plus longs.

Mais l’idéal est de passer très vite à l’utilisation de mots-clés et tous leurs avantages.

Bon travail 😉

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concept map Connaissance Etudier efficacement Mind Mapping Outils

Cartes mentales, conceptuelles et argumentaires

Cartes mentales, conceptuelles et argumentaires, cartes cognitives, cartes heuristiques, arbres de la connaissance… Mindmaps, concept maps, argument maps… Comment faire le tri en face de toutes ces appellations ?  Et surtout, à quoi servent ces différentes cartes ?

Article mis à jour le 11 mai 2021.

Voici le premier article d’une série consacrée à ces différents modes de cartographie de l’information.  Et leur utilisation pour l’apprentissage profond : une façon d’étudier qui ne se contente pas d’une connaissance de surface.

Quelle est la différence entre cartes mentales, conceptuelles et argumentaires ?  Et dans quels cas se servir de l’une plutôt que l’autre ?

C’est une question qui revient souvent, dans notre formation en mindmapping pour les formateurs.

Et c’est vrai que la multiplication des appellations  ajoute à la confusion.

La mindmap est souvent traduite en français par « carte heuristique », « mentale » ou « cognitive ».  On parle aussi d' »arbres de la connaissance ».  La concept map est très logiquement traduite par « carte conceptuelle ».  Encore qu’au Québec, on appelle « carte conceptuelle » l’ensemble des modes de cartographie de l’information.  Et puis l’argument map peut être traduite par « carte argumentaire« .

Voici une carte qui résume les trois types de cartes dont je viens de parler ainsi que leurs usages.   Vous pouvez la télécharger gratuitement depuis notre page Techniques de mindmapping..

Trois types de cartographie de l’information

Pour réaliser cette carte, je me suis basé sur deux choses : un article en anglais de Martin Davies, extrêmement bien documenté, et ma propre expérience.

Je reviendrai dans d’autres articles sur les particularités et les différents usages de ces cartes, mais d’ores et déjà, en voici un résumé.

Trois façons de cartographier l’information pour la compréhension et la mémoire

Ces trois modes de cartographie de l’information permettent de représenter – par visualisation – et de manipuler des ensembles de données complexes.  De comprendre, analyser et mémoriser les relations entre ces données complexes.

Pour beaucoup de gens, elles sont plus faciles à suivre et à comprendre que leur équivalent en raisonnements verbaux ou logiques.

Et enfin, lorsque vous élaborez une telle carte, votre implication est telle que vous apprenez de manière profonde : vous ne vous contentez pas d’une « connaissance de surface » comme celle que l’on acquiert en surlignant et en résumant.   Il s’agit d’une approche profonde de l’apprentissage, une forme durable parce qu’elle a mobilisé des facultés intellectuelles différentes, des groupes de neurones différents.   Et que cela renforce à la fois notre compréhension et notre mémorisation.

Cartes mentales, conceptuelles et argumentaires : trois usages différents

Carte mentale

La mindmap ou carte heuristique est organisée, hiérarchisée autour d’une idée centrale.  Son usage principal est d’imaginer et d’explorer les associations entre les concepts – mais aussi d’établir une distinction entre eux.  C’est pourquoi le mindmapping ou carte heuristique est excellent pour le brainstorming, la conception d’un projet ou pour résumer un texte par exemple.

Carte conceptuelle

La concept map ou carte conceptuelle sert surtout à visualiser et comprendre les relations entre les concepts.  Elle est excellente pour expliquer un processus, une procédure – comment vous inscrire à une formation, par exemple – ou les relations entre les personnes d’une même famille.

Carte argumentaire

L’argument map ou carte argumentaire est utile pour vérifier la logique de nos arguments : reposent-ils sur des prémisses solides ?  Leur déroulement est-il logique, pertinent ?  Quels sont les pour et les contre ?

Alors qu’il existe de multiples logiciels et applications gratuits de cartes mentales et conceptuelles, il existe peu d’applications libres ou gratuites de cartes argumentaires. J’aime particulièrement Reasons, l’application en ligne développée par Dave Kinkead pour l’Université de Queesnland.

Je reviendrai en détail sur chacun de ces modes de cartographie de l’information et sur leur usage tant pour l’étudiant que pour l’entreprise.

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Critique livre Logiciels Mind Mapping Modèles Outils Pédagogie

Transformez vraiment vos idées en projets avec le livre de Franck Maintenay

Franck Maintenay signe un livre remarquable non seulement sur Freeplane, dont il est l’expert francophone.

Mais aussi sur le mindmapping et sur la gestion de projet à l’aide de la pensée visuelle.

Je viens de terminer la lecture de « Mind Mapping, transformez vos idées en projet avec Freeplane » de Franck Maintenay, l’animateur du blog Freemind par l’exemple.  Disons-le d’emblée : c’est un des meilleurs livres que j’aie jamais lus sur le sujet !

Voici pourquoi

L’écriture :

elle est fluide, intelligente, jamais jargonneuse.  L’auteur fait confiance à son lecteur : sans jamais être pédant ou ennuyeux, il est à la hauteur de ses attentes.  Le vocabulaire spécifique au mindmapping et au logiciel n’est pas absent, mais bien expliqué.

La progression pédagogique :

un livre qui commence par des notions trop complexes peut rebuter, voire décourager le lecteur.  A l’inverse, un livre qui ne présenterait que des choses faciles ne serait d’aucun intérêt.  J’ai abandonné certains livres de langue parce qu’ils présentaient l’un ou l’autre de ces défauts.  Le livre de Franck Maintenay part de notions très simples et aboutit, dans les derniers chapitres, à des commandes avancées pour la réalisation d’un projet complexe.  L’idée d’un projet qui se développe en même temps que les commandes sert de fil rouge à l ‘ensemble du livre.  Ce projet fait sens et constitue un véritable objectif, non un simple prétexte pour une progression pédagogique factice.

La cohérence :

certains auteurs vous donnent de beaux principes et puis les abandonnent dès la page suivantes.  Je me souviens d’un formateur qui expliquait sur une carte filaire sans couleurs ni images l’importance des images, des couleurs et des branches organiques dans une mindmap.  Le tout sans la moindre trace d’ironie.

J’ai cru que Franck Maintenay  nous faisait le même coup avec son brainstorming au début du livre : de longues phrases dont les mots s’enfilaient comme autant de perles sur un collier.  En fait, il s’agissait d’une façon de démontrer l’importance des mots-clés et la façon de synthétiser de longues phrases à l’aide de commandes simples.

La cohérence bis :

l’auteur fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait.   J’ai beaucoup aimé le résumé des principes du mindmapping au début du livre et les rappels constant tout au long de l’ouvrage.   Non seulement, ils sont rappelés, mais ils sont mis en oeuvre et expliqués de manière très concrète.

Un exemple : les nuages. Page 59 et 60, l’auteur montre deux cartes en demandant au lecteur où se trouve l’information importante.  A moins d’être un demeuré mental profond, la réponse saute aux yeux dans la première, mais bien malin qui trouvera la seconde.  Une façon très simple, très pratique – en un mot pédagogique – d’illustrer le problème de l’utilisation abusive des nuages qui gâche tant de mindmaps sur Internet et ailleurs…

Un seul regret :

mais qui incombe à l’éditeur.  L’absence de couleurs.  Comme souvent dans l’édition française, l’ouvrage est en noir et blanc ce qui nous prive d’un élément essentiel du mindmapping.  Les éditeurs sortiront leurs arguments habituels : cela coûte trop cher.  J’attends toujours qu’on m’explique pourquoi les éditeurs anglosaxons y parviennent et publient de magnifiques mindmaps en couleurs à toutes les pages – voir le livre de Tony Buzan Mind Maps for business.  On nous rétorquera sans doute que les anglosaxons ont de plus gros tirages.  Pourquoi ont-ils de gros tirages ?  Produisent-ils des livres de qualité parce qu’ils ont de gros tirage ? Ou ont-il de gros tirages parce qu’ils produisent des livres de qualité ?

J’ai bien aimé aussi le format carré du livre qui permet des illustrations lisibles et de bonne qualité, nonobstant le noir et blanc.  Le chapitrage est clair et cohérent : chacun correspond à un groupe de commandes de même niveau et à une phase du projet.  La mise en page est aérée et permet une lecture confortable tant du texte que des images.  Important lorsqu’on traite d’une méthode visuelle.

J’ai apprécié aussi les dernières pages sur la comparaison entre logiciels de mindmapping et leur portabilité.  Qui est compatible avec Freeplane et dans quelle mesure ?  Voilà qui devrait inciter les producteurs de logiciels à plus de possibilités d’échanges entre leurs produits.  L’index en fin d’ouvrage est aussi très clair et lisible.

Enfin, j’ai bien aimé la possibilité de télécharger certains modèles de cartes abordés dans le livre.

En résumé :

un ouvrage indispensable non seulement pour les adeptes de Freeplane mais aussi pour tous les amateurs de mindmapping.  Le rappel des principes de cette discipline, la progression pédagogique et le projet utilisé comme fil rouge sont transposables dans d’autres logiciels.  Un livre qui m’a fait réellement découvrir un logiciel gratuit que je connaissais mal et dont je sous-estimais le potentiel.

Franck Maintenay, Mind Mapping : transformez vos idées en projet avec Freeplane, Paris, Editions Eni, 2012, 236 p.

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Apprendre à apprendre Apprentissage des langues Connaissance enseignement secondaire Etudier efficacement Flashcards Jeunes Langues Logiciels Outils Pédagogie

Studyblue : créer ses flashcards en ligne

Vous devez mémoriser des flots de matière ?  Vous ne savez pas comment faire ?

Studyblue, une application pour créer vos flashcards en ligne peut vous aider !

Il y a quelques semaines, je vous avais dit tout le bien que je pense des « flashcards », ces fiches que l’on peut dessiner soi-même et utiliser pour mémoriser rapidement des quantités impressionnantes d’informations.

Je vous disais aussi comment les dessiner à la main.  J’ai une bonne nouvelle pour vous : plusieurs programmes et applications vous permettent de le faire en ligne ou via un programme téléchargeable sur votre PC.

Aujourd’hui, je vais vous parler de Studyblue, une application en ligne et sur iPhone.  Une autre bonne nouvelle : il existe une version de base gratuite qui permet de faire beaucoup de choses.  Une (moins bonne) nouvelle : elle est en anglais.  Voyons le bon côté des choses : c’est aussi l’occasion de réviser la langue de Shakespeare !

Une création facile et intuitive

Pour vous connecter sur Studyblue, le plus simple, c’est de vous « logger » via Facebook.

Ensuite, vous arrivez sur un écran d’accueil plutôt austère :

Ecran d’accueil

Vous avez le choix entre trois menus : Make (faire, créer), Find (trouver) ou Study (étudier).

Le premier menu vous permet de créer immédiatement de nouvelles flashcards.  Il vous conduit à un autre écran où vous pouvez composer vos cartes personnelles.

Ecran flashcards

La carte que vous êtes en train de créer figure au centre de l’écran.  Vous tapez le premier terme en haut et immédiatement, des suggestions – toutes en anglais – apparaissent à votre droite.  Ce sont des suggestions provenant de cartes similaires à la vôtre.  Cela peut être utile pour compléter vos définitions.

Une petite icone en forme de clip pour papier vous permet d’intégrer très simplement une image dans votre carte : soit en glissant une image depuis votre tableau de bord, soit en la chargeant depuis un répertoire de votre disque dur.

Vous créez la carte suivante en tapant sur la touche tab de votre clavier.

Lorsque votre jeu de cartes est terminé, vous le sauvegardez dans un répertoire :

Fenêtre de dialogue de sauvegarde

J’ai créé dans mon espace disponible, un répertoire « Anglais » dans lequel j’envisage de sauvegarder toutes mes applications dans cette langue.

Voici mon Backpack, c’est-à-dire mon espace de sauvegarde, dans lequel je retrouve mon répertoire « Anglais » et les deux jeux de vocabulaire que j’ai créés aujourd’hui afin de tester l’application.  Vous accédez à cet espace via le menu « Study » en page d’accueil.

Backpack ou espace de sauvegarde

L’application gratuite permet déjà de créer des jeux complexes.  Elle vous donne accès aussi à du contenu déjà créé par le menu Find où vous trouverez les jeux élaborés par d’autres.

Si vous êtes étudiants, vous pouvez ajouter votre école et votre classe et ainsi partager avec vos collègues les ressources que vous avez créées via StudyBlue.  Une boîte personnelle a été créée à vote nom grâce à laquelle vous pouvez aussi échanger des messages de type email.

Tarifs

Il existe deux versions payantes du logiciel : SB Go et SB PRO

Tarifs

La version Go – qui coûte un dollar par mois – vous enlève les pubs : franchement, elles ne sont pas trop dérangeantes.  Mais dans l’environnement scolaire, elles sont rarement les bienvenues…

La version PRO ajoute des Study Reminders, c’est-à-dire des rappels qui vous préviennent qu’il est temps de revoir telle ou telle matière.

Elle masque automatiquement les cartes que vous connaissez déjà ce qui vous économise des ressources mentales : vous vous fatiguez donc moins puisque vous ne revoyez pas inutilement des choses que vous connaissez déjà !

Pour les matheux, cette version comprend également un « éditeur d’équations » très utile pour revoir vos cours !

Vous pouvez également télécharger le contenu partagé et formater le texte de vos flashcards.

Mais la version gratuite offre déjà de nombreuses fonctions pour vous aider à réviser efficacement !

Et pour ceux qui ont un iPhone, il existe aussi une app gratuite téléchargeable depuis l’AppStore.  Une version Androïd est également disponible pour ceux qui travaillent sur une tablette.

C’est sur Studyblue.com !  Bon travail 😉

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Un groupe « Education » sur Biggerplate

Vous cherchez des cartes heuristiques éducatives ?  Vous vous demandez comment étudier efficacement l’histoire ou la géo grâce au mindmap ?  Vous souhaitez partager vos propres cartes éducatives avec d’autres passionnés ?  Ou échanger avec d’autres étudiants ?

Lucas Gruez, enseignant dans le secondaire, mindmappeur invétéré 😉 et auteur de l’excellent blog Classmapping  vient de créer un groupe Education sur Biggerplate.

Vous y trouverez des cartes sur toutes les matières du cursus : histoire, géo, français, sciences éco, mais aussi nutrition, psychologie, etc.

Des cartes réalisées par Lucas Gruez lui-même, mais aussi de Philippe Packu ou de votre serviteur.  Ou encore, par exemple, les cartes réalisées par les participants à nos ateliers Apprendre A apprendre.

Mais vous pouvez aussi contribuer à la vie du groupe en vous y inscrivant et en y ajoutant vos propres cartes.

De cette façon, nous contribuerons tous à la diffusion des outils visuels dans la vie de l’école.

A bientôt sur le groupe Education sur Biggerplate 😉

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Apprendre à apprendre Ateliers Coaching Coaching scolaire Etudier efficacement formation Jeunes Mind Mapping Outils Pédagogie

Etudier avec le mindmapping : deux cartes en géo et sciences écos

Est-il vraiment possible d’étudier grâce aux techniques du mindmapping ?  Ou bien n’est-ce qu’une mode qui passera bien vite ?  Simon nous donne deux réponses plutôt convaincante sous formes de deux superbes mindmaps !

Je vous avais promis dans mes articles sur les ateliers Triple A : Apprendre A Apprendre de Bruxelles et de Liège de vous présenter des exemples de mindmaps réalisées par les participants.

Voici donc,  après les cartes sur les sciences sociales, les courants littéraires ou la chimie, deux exemples de cartes mentales qui ont été réalisées par Simon, étudiant du secondaire et participant de l’atelier Triple A : Apprendre A Apprendre de Bruxelles.

Il a créé ces deux cartes heuristiques afin de préparer une interrogation en géographie sur les Etats-Unis et une autre en sciences économiques.

(Cliquez sur la carte pour la visionner et la télécharger dans Biggerplate).

Simon a réalisé une magnifique mindmap qui fait abondamment appel aux liens sous forme de flèches. Notez aussi l’utilisation judicieuse des sujets flottants « Achat d’un bien/service »  ou « Egale » qui, à l’aide des flèches, viennent compléter les concepts de la carte centrale.

Simon a également fait usage d’une deuxième feuille au sein du livre de travail XMind pour y placer une carte avec les définitions qui lui serviront lors de cette interro :

(Cliquez sur la mindmap pour la télécharger depuis Biggerplate).

Voici une deuxième mindmap réalisée par Simon sur XMind : il s’agit de préparer une interrogation sur la géographie des Etats-Unis, et plus particulièrement sur l’organisation des villes.

(Cliquez sur la mindmap pour la visionner et la télécharger depuis Biggerplate).

Ici aussi, Simon a fait un usage intensif des liens.  Observez la structuration judicieuse de l’information.  Dans la partie « évolution », les différentes phases sont distinguées par les « marqueurs » de priorité de XMind.  La partie « coupe synthèse » est structurée de la façon suivante  : position relative au centre des villes, photos et ensuite explication des origines ou des mutations de ces types de villes.  Les liens sous forme de flèche viennent renforcer les relations entre ces illustrations et la partie « Dynamiques urbaines« .

Tout est fait à la fois pour distinguer les concepts et créer du lien entre eux.   Un excellent travail 😉

Vous voulez en faire autant ?  Inscrivez-vous sans tarder à l’un de nos ateliers Triple A : Apprendre A Apprendre.  Ou demandez-nous un coaching étudiant individualisé de votre enfant à tout moment de l’année.  Suivi sur mesure et selon les besoins.

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Apprentissage des langues formation Jeunes Langues Mind Mapping Modèles Outils Pédagogie

Néerlandais : comment se dire « au revoir » !

Suite de notre série sur les salutations en néerlandais : comment se dire « au revoir » !

Les salutations sont – dans toutes les langues – un moyen d’entrer en contact avec l’autre ou de s’en séparer pacifiquement.

Aujourd’hui, je vous propose une petite carte heuristique sur la façon de se quitter en néerlandais : au revoir, à bientôt, à la semaine prochaine, à demain, à mardi !

Autant de formules pour mettre de l’huile dans les rouages de nos relations avec les voisins du nord 😉

(Cliquez sur la carte pour obtenir une copie en PDF ou sur ce lien pour la télécharger gratuitement depuis Biggerplate).

Au revoir !

Mindmap – carte cognitive – réalisée avec le logiciel XMind.  Téléchargez gratuitement le votre ici !

Envie de voir d’autres cartes en néerlandais ou en français ?  Ou de contribuer en ajoutant vos propres cartes à une collection existante ?  Et de partager votre passion avec d’autres mindmappeurs ?  Rendez-vous sur la page « Groupes » de Biggerplate !