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Présentations

Quel est l’impact du storytelling sur le cerveau de vos auditeurs ?

Pourquoi le storytelling est-il tellement efficace pour emporter l’adhésion de votre public ?  Parce qu’il a un impact positif et puissant sur le cerveau de vos auditeurs.  Un impact comparable à nulle autre technique…

Tout le monde parle du storytelling et les marketeurs le recommandent à peu près pour tout.  D’où vient cette fascination pour cette technique narrative ?  Est-elle uniquement un effet de mode ?

J’ai déjà écrit un article sur l’utilisation de cette technique en présentation, mais d’où vient son étonnante efficacité ?

Il n’y a pas de peuple sans récit

Roland Barthes

Dans son « Introduction à l’analyse structurale des récits », Roland Barthes rappelait :

 « (…) sous ces formes infinies, le récit est présent dans tous les temps, dans tous les lieux, dans toutes les sociétés ; le récit commence avec l’histoire même de l’humanité ; il n’y a pas, il n’y a jamais eu nulle part aucun peuple sans récit. » (Communications, 1966, Vol. 8, pp. 1-27).

Le récit, l’histoire, est donc un phénomène universel.  Cela répond déjà à notre dernière question : ce n’est pas un effet de mode, mais une tendance profonde de l’humanité tout entière…

Mais d’où vient cette fascination pour le récit, cette appétence pour les histoires ?

Il semble bien que la réponse se trouve dans la façon même dont nos cerveaux fonctionnent.  Non seulement les histoires nous plaisent, nous fascinent, nous aident à mieux retenir…  Mais elles modifient même le cerveau de celui qui les écoute.  Pour le meilleur et pour le pire.

Les histoires mobilisent tout le cerveau de vos auditeurs

Les histoires entrent en résonnance avec le cerveau de nos auditeurs et le mobilisent tout entier.

Lorsque, lors d’une présentation avec Prezi ou Powerpoint, vous faites défiler des listes à puces ou des suites de mots et de chiffres, vous activez dans le cerveau de vos auditeurs/spectateurs les zones du cerveau qui correspondent aux zones du langage (aires de Broca et de Wernicke) ou du calcul.  Point.

Vos auditeurs/spectateurs ont sans doute compris ce que vous leur avez dit (dans le meilleur des cas).  L’ont-ils mémorisé ?  J’en doute.

a) Les aires des émotions et de la perception sensorielle s’activent

Lorsque vous racontez une histoire à vos auditeurs-spectateurs, c’est l’ensemble de leur cerveau qui se mobilise.  Non seulement les aires du langage ou des mathématiques, mais aussi les centres de l’émotion et de la mémoire (système limbique) ; mais aussi les zones associées aux perceptions sensorielles, motrices, etc.

PET Scan du cerveau

Autrement dit, lorsque vous racontez une histoire, le cerveau de votre auditoire active les zones correspondantes comme s’il vivait lui-même les événements relatés.  Parlez du parfum des citronniers de Murcie et les zones correspondant aux perceptions olfactives s’activent non seulement chez vous, mais aussi chez vos auditeurs.  Lorsque le héros de votre histoire, court, se bat, embrasse Lady Marianne, le cerveau de votre public se transforme en Robin des Bois…

Une recherche espagnole montre que la lecture d’un roman ou d’un poème engendre le même effet.  Ainsi, quand Marcel Proust nous dit :

« Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d’un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine ».

Ces mots activent les zones du cerveau qui correspondent au mouvement du bras et de la main pour porter la cuillèrée de thé avec la madeleine aux lèvres.  Lorsque l’auteur décrit le goût de la madeleine, ce sont les zones correspondant au goût qui s’activent dans le cerveau.

b) Les métaphores activent différentes zones du cerveau

Les métaphores agissent également comme de puissants leviers : une expression comme « une peau douce comme de la soie » éveille les aires du cerveau relatives aux sensations tactiles.  Une phrase comme « il serra le pommeau de son épée d’une main de fer » active les zones responsables de nos mouvements de saisie.

Par contre, les métaphores usées telles que « fraîche comme une rose » sont perçues par notre cortex frontal comme de simples mots dénués de toute émotion : elles n’excitent donc plus que les aires du langage et rien d’autre.

Lorsque vous présentez en public ou quand vous écrivez un texte sensé emporter l’adhésion de votre public, pensez-y : usez de métaphores originales et de mots concrets, que le cerveau de vos lecteurs ou auditeurs puissent les vivre comme autant d’objets ou de sensations réels.

Lorsque vous utilisez un support visuel, utilisez le « storytelling visuel » : des images et des symboles forts, qui déclenchent une réponse émotionnelle forte chez votre public.

c) Des cerveaux qui se synchronisent selon les péripéties de votre histoire

Enfin, des études montrent que les cerveaux de l’orateur et de l’éditeurs se « synchronisent » au rythme et selon les événements de votre histoire.

Si votre histoire est suffisamment forte, si les mots et les images choisis suscitent l’émotion, le cerveau de l’auditeur et de l’orateurs se synchronisent.

Synchronisation des cerveaux

Leur cortex cérébral fonctionne alors en miroir et les deux cerveaux activent les mêmes aires au même moment.  C’est ce qui explique l’adhésion puissante que suscite le storytelling : la synchronisation des cerveaux implique un engagement fort de la part de tous les participants, une sorte de communion cérébrale autour de votre présentation.

Utilisez le storytelling avec Prezi pour des présentations efficaces !

Utilisez ces techniques de narration et de storytelling visuels pour créer des présentations efficaces !

Alliez la force de mots à la puissance émotionnelle des images : oubliez les listes à puces, les litanies de chiffres et les graphiques incompréhensibles.  Utilisez des mots concrets et des images-chocs pour susciter une mobilisation forte chez votre auditoire.

Convaincu(e) ?

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Cerveau Neurosciences Sciences cognitives

Le QI est insuffisant pour mesurer l’intelligence globale

See on Scoop.itRevolution in Education

Des chercheurs britanniques ont montré expérimentalement que mesurer le quotient intellectuel (QI) ne…

Marco Bertolini‘s insight:

Les scientifiques redécouvrent régulièrement l’eau chaude : le QI ne mesure pas l’intelligence !

Mais au moins, cet article contient quelques indications sur des expériences menées à partir de 3 tests différents et de scans cérébraux : même pour passer le test du QI, les candidats utilisent des intelligences différentes, des connexions cérébrales différentes…

Mieux, l’entraînement ne semble pas modifier les performances !  Et les gamers sont avantagés sur le plan de la mémoire à court terme et en raisonnement.  Tandis que les fumeurs et les anxieux obtiennent des résultats inférieurs à la moyenne.

Il semble que les théories des intelligences multiples et autres aient de beaux jours devant elles.

See on www.maxisciences.com

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Société

Toi, mon cerveau exporté

See on Scoop.itRemembering tomorrow

Toi, mon cerveau exporté

Marco Bertolini‘s insight:

L’immortalité ne passera sans doute pas par le corps mais par l’aspiration des données de votre cerveau.

Le connectome, cette réplique 3D de votre cerveau et de ses connexions, servira de base pour migrer votre cerveau vers le « cloud ».  Un réseau informatique vous offrira alors l’éternité.

Un joli conte de science-fiction dû à la plume de Pierre Barthélemy, le passeur de sciences du Monde.

See on passeurdesciences.blog.lemonde.fr

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Cerveau Jeunes

Le cerveau ado et l’apprentissage

Quelles sont les conséquences du développement du cerveau pubère sur l’apprentissage ?

Le cortex frontal n’est pas encore entièrement développé.  Cela a une incidence sur les facultés cognitives des ados.  

Et sur leurs résultats scolaires !  Un résumé de la situation.

Dans un article précédent, Ecole, cerveau et puberté, le triangle des Bermudes, j’évoquais le fait que le cerveau des ados continue à se construire.   Et que toutes les parties du cerveau ne se développent pas toutes en même temps.  Que la communication entre toutes ces aires, n’est pas encore très bien établie.

Quelles sont les conséquences de ces phénomènes sur l’apprentissage ?

Le cortex frontal : le centre de coordination

Dans l’article précédent, j’ai appelé le cortex frontal « le centre de commande de nos facultés cognitives ».   C’est que le cortex a une fonction de régulateur.  Il coordonne l’activité d’autres aires cérébrales et donc des fonctions qu’elles contrôlent.  Sur la mindmap ci-dessous, vous pouvez voir les différentes facultés cognitives coordonnées par le cortex frontal. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Le cortex frontal – centre de commande

Prenons l’exemple de la planification du travail scolaire.   Cela paraît facile ou naturel à beaucoup d’adultes.   En réalité, cela suppose un enchaînement et une coordination de tâches intellectuelles complexes.

Planifier : un ensemble de tâches complexes

Notre ado, appelons-le Antoine, doit d’abord se souvenir d’indiquer au journal de classe la matière à étudier ou le devoir à rendre.  Cela suppose de pouvoir comprendre l’information, d’en extraîre l’essentiel et de le formuler sous forme d’objectif (filtrage d’information) : une description précise de ce qu’il faut faire, de la forme que cela doit prendre, et du délai dans lequel il faut le rendre.

 Cela suppose de ne pas se laisser distraire par ce qui passe à ce moment-là dans la classe (attention soutenue).   Pendant qu’il étudie ou rédige son devoir, Antoine doit pouvoir rester concentré sur ce qu’il fait et ne pas se laisser distraire par l’environnement (sms, bruits de la maison, etc.).

Mais un devoir – comme une catastrophe – n’arrive jamais seul : souvent, il y en a plusieurs dans une même journée, qui correspondent à des cours différents et qu’il faut remettre à des dates diverses (flexibilité).  Cela suppose également de pouvoir établir des priorités : quel devoir rendre demain, le jour suivant, etc.  Lequel me demandera le plus de temps.  Par lequel commencer ?  Il faut donc être multitâches et pouvoir jongler avec l’ensemble des devoirs et leçons à remettre.

Il faut pouvoir se souvenir d’un ensemble important de choses (mémoire) et être capable de demander des précisions ou des informations complémentaires pour pouvoir s’adapter à se qui est demandé  (emploi du feedback).

Et tout cela doit être géré dans le temps en tenant compte des ressources disponibles.

Des aires qui évoluent séparément et à des moments différents

Une coordination efficace des aires cérébrales qui accomplissent toutes ces fonctions suppose une maturation complète du cerveau et en particulier du cortex frontal.

Or, chez les adolescents, certaines de ces aires sont encore en construction.  Si la plupart des fonctions de résolution de problème se mettent en place entre 5 et 12 ans, les fonctions les plus complexes, nécessaires à la planification, se construisent entre 15 et 25 ans.

Dans ce cas, demander à un adolescent de 14 ans de gérer son argent de poche n’a pas beaucoup de sens : s’il sait déjà compter depuis plusieurs années, son cortex frontal n’est pas assez développé pour assurer les tâches de gestion, planification, respect des règles, etc. que cela suppose…

La mémoire de travail

Une des découvertes les plus récentes des neurosciences est l’importance de la  mémoire de travail.  Celle-ci est beaucoup plus efficace chez les adultes que chez les enfants : les adultes peuvent se souvenir d’un nombre plus important d’objets pendant un temps plus long.  Mais ce qui fait surtout la différence, c’est le nombre et la complexité des manipulations qu’un adulte peut accomplir en utilisant sa mémoire de travail, comparativement à un enfant ou à un adolescent.   Or, dans la planification, nous sommes amenés à effectuer des opérations complexes en utilisant notre mémoire de travail.  Et chez les adolescents, les différentes aires qui travaillent ensemble à ces opérations complexes ne communiquent pas bien ensemble.

Un exemple tout simple : on demande à des enfants, des ados et des adultes de retenir une séquence de lettres pendant quinze secondes : A – D – C – E.  Tout le monde y parvient sans peine.  Si on leur demande de réciter la suite à l’envers, les ados et les enfants ont beaucoup plus de mal.  Et si on leur demande de les reciter dans l’ordre alphabétique, seuls les adultes s’en sortent bien.  Parce que la communication entre les aires du cerveau concernées est meilleure chez les adultes.  Elle n’existe pas encore chez les enfants et elle se construit chez les ados.

C’est également le cas du cortex frontal latéral, responsable de l’emploi du feedback.  Or, ce feedback ne sert pas uniquement à demander des précisions par rapport à un devoir.  C’est l’étalon personnel qui nous permet de mesurer où nous en sommes et donc d’évoluer.  Cette aire du cerveau est l’une des dernières à se construire.  Cela explique aussi pourquoi les adolescents ont du mal à changer leur façon d’agir, à tenir compte des changements dans leur environnement et de réagir à temps.  Notamment à une baisse des notes sur le bulletin.  Ou à un avertissement du professeur.  C’est aussi une des raisons pour lesquelles les ados changent difficilement leur façon d’étudier, même si celle-ci ne leur réussit pas…

Les leçons du Jacques a dit

Vous vous souvenez du jeu « Jacques a dit » de votre enfance ?  Vous devez respecter la consigne uniquement si elle s’accompagne de l’expression « Jacques a dit ».  Sinon, vous devez rester immobile.  Les adultes s’en tirent mieux que les enfants.  Les enfants de moins d’un an en sont pratiquement incapables.  Entre un an et 8 an, cela reste difficile.  Les chercheurs ont découvert qu’entre 8 et 12 ans, les enfants utilisent l’aire dorsale du cortex frontal pour mener cette opération à bien.  Entre 12 et 18 ans, le cerveau se réorganise et les adolescents utilisent désormais l’aire ventrale latérale du cortex frontal.  Mais pendant cette réorganisation, la communication entre les différentes aires est plus laborieuse que chez les adultes.  Il faut donc attendre 25 ans pour que le jeune arrête au feu orange.  Ou qu’il puisse se concentrer dans un environnement bruyant.  Ou qu’il ne sur-réagisse pas à certaines remarques désobligeantes de ses copains.

Interférences versus multitâches

John Ridley-Stroop a mis au point un test que bon nombre d’entre vous ont certainement déjà essayé : celui de dire à voix haute le nom d’une couleur alors que celui-ci est écrit dans une autre couleur.  Par exemple, lire le mot jaune écrit en vert.  Comme sur l’image ci-dessous. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Test de Stroop

Les adolescents, une fois de plus, ont de la peine à dire le bon mot.  Ils sont victimes de ce que les neurosciences appellent des interférences.  Le côté gauche du cortex frontal, qui permet de gérer cette dissonance entre deux informations, n’est pas mûr avant 18 ans au moins.   C’est malheureusement aussi le siège qui nous permet d’être multitâches.  Alors que les ados adorent étudier tout en écoutant leur MP3 et en regardant l’évolution d’un jeu sur Internet, leur cerveau est moins préparé que celui de leurs aînés à la gestion de plusieurs tâches à la fois.   Mais allez les convaincre d’éteindre la radio ou la télé pendant qu’ils révisent les maths ou l’anglais !

Le jeune cerveau pour l’anglais et le vieux pour les maths ?

Le cerveau de l’enfant est plus adapté à l’apprentissage des langues.  C’est pourquoi les enfants multilingues peuvent passer d’une langue à l’autre, parfois au milieu d’une même phrase, en variant les accents comme par jeu.  Il y a une « fenêtre » d’apprentissage des langues.  Entre un et deux ans, les enfants connaissent ce que les spécialistes appellent « vocabulary burst », une explosion du vocabulaire.  A trois ans, un enfant est généralement capable de construire des phrases grammaticalement correctes.  Et jusqu’à 8 ou 10 ans, il est capable d’apprendre n’importe quelle langue étrangère avec l’accent juste.

Les spécialistes pensent que le développement intense de la matière grise jusqu’à cet âge est également responsable de cette acquisition facile du langage.   Mais après les choses se compliquent.  Et si l’apprentissage des langues est possible tout au long de la vie, il nécessite plus de temps et d’énergie.  C’est le moment d’utiliser des méthodes dynamiques et efficaces…

Par contre, les neurosciences démontrent que les enfants utilisent surtout leur cortex frontal et leur mémoire de travail pour effectuer des opérations mathématiques simples : autrement dit, ils utilisent énormément de ressources mentales.  Alors que les adultes qui ont pratiqué les mathématiques régulièrement depuis des années effectuent ces mêmes opérations avec leur cortext pariétal.  Ces opérations sont devenues en quelque sorte automatiques.

Ils vaut donc mieux commencer l’apprentissage des langues et des maths le plus tôt possible.  Mais pour des raisons différentes.

En attendant, conseillez à vos ados d’étudier dans un environnement calme, qui leur permet de se concentrer.  Et ne leur demandez pas de planifier leurs études à trop long terme.

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Cerveau, école et puberté : le triangle des Bermudes ?

Mon fils ne sait pas se lever le matin.  Ma fille est incapable de planifier sa semaine.  Mon enfant fait toujours ses devoirs à la dernière minute.  Mon fils a des problèmes de concentration.  Ma fille déprime, elle s’irrite pour un rien.  Mon fils passe des heures au téléphone avec ses copains.  Mais, il ne m’appelle jamais quand il sait qu’il arrivera en retard.

Je ne compte plus les parents qui m’arrivent avec ce genre de réflexions.  Généralement proférées sur un ton exaspéré, voire carrément désespéré.

Ils m’arrivent aux ateliers Apprendre A Apprendre ou pour un premier contact en vue d’un coaching étudiant, les épaules chargées d’un immense sentiment de culpabilité, les yeux plein d’incompréhension.  Ils s’excusent presque de me présenter leur rejeton, en qui ils avaient placé tant d’espoir…

Vous vous reconnaissez un peu dans ce portrait de parents déboussolés ?  Pas de panique !

Votre enfant, votre ado, est normal.  C’est plutôt une bonne nouvelle, non ?

Un cerveau en construction

Vous connaissez ce fameux message, si agaçant sur Internet ?  Vous voulez consulter cette page qui a l’air si intéressante sur un sujet qui vous tient tellement à coeur.  Et tout ce que votre écran affiche, c’est ce message frustrant entre tous : « Page en construction« .

On pourrait afficher le même message sur certaines parties du cerveau de votre adolescent : car toutes les parties du cerveau ne se développent pas en même temps.

Lors de la puberté, entre 10 et 14 ans, l’adolescent vit sous un bombardement hormonal quasi-constant : ce sont ces hormones qui déclenchent le développement des différentes aires du cerveau.  Certaines participeront au développement de la mémoire, d’autre à celui de la gestion des émotions, d’autres à celui de la faculté de mesurer les risques ou encore le goût de l’exploration, du test de ses propres limites.   C’est ce flux hormonal, conjugué aux expériences quotidiennes de l’ado confronté à son environnement, qui va sculpter le cerveau de votre enfant.

Le problème, c’est que ces différentes zones du cerveau vont se développer à des moments différents.  Et que la communication entre ces différentes parties n’est pas encore bien établie.  D’où parfois des comportements dangereux – on veut tester ses limites sans pouvoir vraiment mesurer les risques – ou agaçants pour l’entourage – il souriait à sa petite amie, il y a cinq minutes et à présent, il agresse sa mère pour une pécadille.   Cela vous paraît familier ?

Des ados, pas des adultes

La génération jeune actuelle souffre d’un mal inédit : ils sont généralement grands, plus grands que nous, et la multiplicité des sources d’information qui les entourent, qui les submergent font qu’ils sont généralement mieux informés que nous ne l’étions à leur âge.   Ce qui fait que nous les considérons trops souvent comme les adultes qu’ils ne sont pas.   Pas encore.  Et que nous exigeons d’eux des attitudes et des prises de responsabilité qu’ils sont incapables d’assumer.

Un exemple : nous voudrions tous que nos enfants planifient leurs études longtemps à l’avance, n’est-ce pas ?  Et cela depuis la première secondaire !  Mauvaise nouvelle : la partie du néocortex en charge de la planification n’a pas terminé sa pleine maturation chez les garçon avant 21 ans… 

Cela veut-il dire que nous devons attendre tranquillement sans rien faire ?  Jusqu’à ce que leur cerveau soit complètement construit ?

Non, bien entendu.  Mais nous pouvons reconnaître les signes de cette immaturité – au sens étymologique du terme – et aider nos ados à se construire en leur proposant des modèles, en leur donnant des limites claires, en leur proposant des exercices qui les aideront à progresser.   Mais : en respectant le rythme de chacun.   Ce qui veut dire qu’en tant que parent, vous avez des chances de vivre encore de nombreuses frustrations.   Mais aussi des joies et de la reconnaissance lorsque vous constatez qu’une étape est franchie, qu’un objectif est atteint.

Les ados sont aussi des êtres extrêmement sociaux : ils se construisent aussi – et peut-être même davantage – par leurs contacts avec leurs pairs : les jeunes du même âge, qui ont les mêmes goûts, les mêmes besoins, les mêmes envies.   N’essayez donc pas de tout contrôler : c’est le meilleur moyen de vous rendre malheureux(se).

Manque de sommeil et jetlag permanent

Vous connaissez le jetlag ?  Cette fatigue due au décalage horaire et au manque de sommeil qu’il engendre ?  La plupart des ados le connaissent en permanence.  Dans son livre « Het puberende brein« , Eveline Crone, professeur en neurosciences à l’université d’Utrecht, décrit ce cycle infernal qui épuise les jeunes durant la puberté.

C’est la mélatonine qui contrôle le sommeil et la sensation de fatigue.  C’est elle qui fait que la plupart des enfants s’endorment brutalement entre 20 et 21 heures.  Mais à la puberté, son apparition est retardée : elle se manifeste souvent entre 22 heures et minuit.  Ce qui fait que les ados n’ont jamais envie de se coucher.   Mais leur croissance rapide exige un sommeil réparateur de 9 heures à 9 h 30, chaque jour.   Ce que les horaires scolaires ne leur permettent absolument pas.

L’Etat du Minnesota a testé des horaires scolaires qui démarrent plus tard : et a constaté une nette amélioration des résultats ! La fatigue permanente de certains ados les rend irritables, nerveux, mais surtout leur interdit toute concentration soutenue.  Leur niveau d’attention est proche de zéro.  Leur capacité à mémoriser est donc plus que limitée.

Un conseil : nous ne pouvons guère influer sur les horaires scolaires européens.  Par contre, c’est une bonne idée de laisser les ados faire la grasse matinée le week-end ou pendant les congés scolaires.  De cette manière, ils récupèrent au moins une partie de ce sommeil dont leur croissance a tant besoin.

Le cortex frontal : le centre de commande des facultés cognitives

Contrairement à certaines aires du cerveau qui sont spécialisées dans une seule fonction – comme l’hypothalamus qui règle nos biorythmes – le cortex préfrontral assure un rôle plus complexe de régulation. On peut comparer le cortex préfrontal à un centre de commande des facultés cognitives.

C’est lui, en effet, qui gère l’ensemble des fonctions réparties dans d’autres aires du cerveau et qui sont nécessaires à la planification, à la vue d’ensemble et de détails, etc.   Toutes ces facultés cognitives qui nous permettent de nous projeter dans l’avenir, de faire la part des choses entre l’essentiel et l’accessoire, entre l’urgent et ce qui peut attendre, entre le but à atteindre et les moyens pour y parvenir.

Dans de prochains articles, nous verrons ensemble comment fonctionne ce « centre de commandes », quelles facultés il implique et comment entraîner nos ados à exercer ces facultés.

En n’oubliant pas, que certaines de ces facultés, et surtout leur coordination, ne sont accessibles aux ados que lorsque leur cortex préfrontal est mûr.  Le maître-mot ici est sans doute : patience !  Le meilleur moyen pour que le triangle Ecole, Cerveau et Puberté ne soit pas comme celui des Bermudes, un triangle maudit où tout est perdu d’avance !

Bon courage 😉

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Apprendre à apprendre enseignement secondaire Etudier efficacement Jeunes Pédagogie

Etudiez efficacement : réutilisez la matière

Quatrième étape de notre méthode « Etudier efficacement en 5 étapes » : réutilisez la matière apprise en variant les méthodes et les outils, en vous exerçant avec plaisir et créativité.

Une étape essentielle pour mémoriser à long terme.

Comment retenir à long terme ?  Comment être sûr de pouvoir répondre aux questions posées lors d’un examen ?  Comment être certain de retrouver la bonne information au bon moment ?

Quatrième étape de notre méthode « Etudier efficacement en 5 étapes » : réutilisez la nouvelle matière apprise.

C’est essentiel.  La plupart d’entre vous utilise une bonne méthode d’approche de l’étude : vous relisez attentivement vos cours, surlignant et en prenant des notes.   C’est très bien.  C’est une première étape vers la compréhension et la mémorisation.

Relire ne suffit pas !

Mais la relecture,  cela ne suffit pas !

Cette relecture correspond à la deuxième étape de notre méthode : prendre contact avec le cours.  Autrement dit, vous stockez quelque part dans votre mémoire, des éléments de ce cours.

Mais serez-vous capable de les retrouver et de les réutiliser selon ce que le prof demande lors de l’examen ?

Rien n’est moins sûr.  « Pour beaucoup d’étudiants, ce n’est pas comme s’ils ne se souvenaient pas de la matière, mais c’est comme s’ils ne l’avaient jamais vue auparavant » affirme Henry L. Roediger III, professeur de psychologie à l’université de Washington, dans un article du New York Time.

L’oubli : un passage obligé de la mémorisation à long terme

Cela peut paraître bizarre.  Contradictoire ou paradoxal, sans doute.  Mais notre cerveau retient bien ce qu’il revisite.  Ce qu’il a d’abord oublié.  Et qu’il redécouvre ensuite.  Et de préférence, sous des formes différentes.

Personne ne sait exactement pourquoi, affirme encore l’article du NYT.  Mais il semble que le processus d’oubli et de redécouverte soit un moyen efficace du cerveau pour renforcer l’apprentissage.

Un exemple : combien de fois avez-vous demandé à vos enfants d’éteindre la lumière de la salle de bain avant qu’ils l’aient fait ?  Mais une fois cet apprentissage ancré dans leur mémoire profonde, il devient une sorte de conditionnement.

C’est pareil pour l’apprentissage scolaire.

Et donc, il vaut mieux consacrer plusieurs séances de courte durée à l’apprentissage de la même matière.  Des séances espacées dans le temps.  Pour que le cerveau puisse « oublier » ce que vous avez étudié.  Pour mieux le redécouvrir ensuite.

Oubliez donc – et pour toujours, de préférence – ces interminables sessions la veille de l’interrogation.  Elles conduisent surtout à l’épuisement physique et à la perte de concentration due à la lassitude !

Un outil peut vous aider à programmer ces séances d’apprentissage de manière efficace : Focus Booster, que vous pouvez télécharger gratuitement sur votre Mac ou PC ou bien utiliser en tant qu’application en ligne.  C’est un système de  minuterie inspirée de la méthode Pomodoro et qui vous aide à rester concentré(e) sur votre tâche.

Variez les méthodes et les outils d’apprentissage

L’autre secret de la mémorisation à long terme est tout aussi simple : variez les méthodes d’apprentissage et utilisez des outils différents, qui font appel à des compétences diverses et à des zones complémentaires de votre cerveau.

Cela vous évitera l’ennui de la relecture inlassable des mêmes textes ou des mêmes formules pendant de longues heures.  Cela vous donnera davantage de plaisir.  Cela mobilisera des parties différentes de votre cerveau.  Ce qui est la meilleure garantie de mémorisation à long terme.

Et donc :

  • prenez des notes en surlignant, si vous le souhaitez, mais ne surlignez que les mots importants pour disposer de mots-clés pour vos mindmaps
  • Dessinez des cartes heuristiques – ou mindmaps qui vous aideront à prendre des notes efficaces et à bien résumer votre cours
  •   Dessinez des cartes conceptuelles, qui sont le meilleur moyen de comprendre l’articulation entre les concepts principaux d’un cours, leurs relations entre eux, etc.
  • Construisez vos propres questionnaires.  Utilisez la méthode CQQCOQP pour vous faciliter la tâche.
  • Utilisez les flashcards pour mémoriser du vocabulaire anglais ou des formules mathématiques.
  • Inventez des histoires dans lesquels vous insérez les concepts ou les personnages que vous devez retenir. La scénarisation est une excellente méthode à la fois pour comprendre et pour mémoriser quelque chose.
  • Expliquez à votre petit frère la théorie de la relativité : pour ce faire, vous devez avoir compris la matière et la reformuler de façon compréhensible pour quelqu’un qui ne connaît pas le sujet.   En outre, les personnes qui n’y connaissent rien sont susceptibles de vous poser des questions auxquelles vous ne vous attendez pas, et donc de revisiter le cours sous un angle inattendu.
  • Créez une bande-dessinée qui raconte la bataille de Lépante : si vous êtes bon en dessin, utilisez ce don pour visualiser le contenu de votre cours.
  • Dessinez des lignes du temps. Rien de tel pour visualiser des actions dans le temps, les étapes d’un projet, l’évolution d’une situation.
  • Utilisez les serious games pour réviser votre français ou votre des applications pour revoir votre conjugaison anglaise. Le jeu a un pouvoir quasi-magique : il vous permet de rester concentrer sur la même tâche pendant très longtemps sans vous lasser.
  • Visitez les sites Internet qui proposent des exercices.
  • Composez votre propre feuille de questions d’examen comme si vous étiez le prof et répondez-y quelques jours plus tard. De cette façon, vous avez déjà reformulé la matière selon la logique du professeur et vous avez déjà pu vérifier si vos réponses sont bonnes et complètes.
  • Etudiez avec vos copains/copines.  Organisez des tournois entre vous.  Etudier seul, ce n’est pas toujours drôle.  Mais étudier à plusieurs demande de la méthode si on veut arriver à quelque chose.  L’arrivée des médias sociaux et des outils collaboratifs change aussi la donne.

Les maîtres-mots : créativité et plaisir

Tout ça constitue énormément de travail ?  Nous sommes bien d’accord.

Cette méthode ne prétend pas vous faire apprendre de manière accélérée.  Bien que l’utilisation des outils que je préconise favorise l’étude rapide.  On retient mieux et plus vite en créant des mindmaps ou des cartes conceptuelles, par exemple.

C’est pourquoi je vous offre 15 outils gratuits pour mieux étudier sur cette page de mon site web.

Mais les maîtres-mots de vos études devraient être : créativité et plaisir.

  • Créativité : parce qu’il faut être créatif pour choisir la bonne méthode, le bon exercice par rapport au cours qu’on veut étudier.  Mais aussi pour dessiner une carte mentale ou conceptuelle efficace, pour créer un bon scénario pour mettre en scène des événements qu’on veut mémoriser, etc.
  • Plaisir : parce que tout ce travail, selon les méthodes que je vous propose, doit être amusant !  Jamais on n’a dit qu’étudier devait être une souffrance.  Les neurosciences confirment de plus en plus qu’on apprend mieux dans le plaisir et la bonne humeur.  Personnellement, j’utilise énormément l’humour dans mes ateliers et je vois que la majorité des participants apprécient.  Mais même l’effort est un plaisir : quand vous avez étudié un cours et que vous sentez que vous le maîtrisez, c’est un réel plaisir.  C’est une sensation de plénitude, de bien-être et d’accomplissement personnel.   Réussir, y compris dans l’effort, ça fait du bien !

Bonne chance et bon courage à tous les étudiants en bloque 😉

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Etudier avec le mindmapping et CQQCOQP : la ligne du temps

Résumer un texte est une excellente façon de préparer la compréhension et la mémorisation en vue d’un examen.

Mais cela ne suffit pas.  Je vous propose d’aller plus loin avec la méthode CQQCOQP et quelques fonctionnalités intéressantes d’XMind.

Hier, nous avons vu un exemple de résumé de texte réalisé avec XMind.  Ce résumé correpond aux étapes 2 et 3 de notre méthode Etudier efficacement en 5 étapes : prendre contact avec le cours et réactiver la mémoire.

Aujourd’hui, nous allons travailler avec une méthode et des outils qui s’apparentent davantage à la quatrième étape : réutiliser ses connaissances.

Mobiliser les bons neurones

Pourquoi changer de méthode ?  Pourquoi ne pas continuer à lire et à résumer, puisque cela fonctionne ?

Pour plusieurs raisons.  Lire et résumer sont d’excellents moyens de comprendre et de mémoriser un texte – cours, article, livre, etc.

Mais, si nous voulons être performants lors d’un examen, nous devons aller plus loin.

Car, le professeur va nous poser des questions auxquelles il va falloir répondre précisément.  Non pas restituer toute la matière.  Mais « réutiliser« , « mobiliser » la partie de celle-ci qui correspond exactement à la question posée.  Et sous une forme qui n’est pas la même que celle du cours.

Comprendre, mémoriser, restituer, réutiliser… ne font pas appel aux mêmes groupes de neurones dans notre cerveaux.  Parce que ce sont des opérations mentales différentes, elles mobilisent d’autres région du cerveau.

Pour être performants lors des examens, il va falloir travailler sur ces zones différentes.  Voici comment.

Entrer par d’autres portes : CQQCOQP

Hier, en résumant notre texte par une mindmap, nous sommes entrés dans ce texte en suivant le chemin proposé par l’auteur : le titre, le chapô, les intertitres, etc.  C’est l’ordre et la logique de l’auteur.  Et nous nous les sommes appropriés en résumant le texte selon ces titres, intertitres, etc.

Aujourd’hui, nous allons explorer le même texte en entrant par différentes portes.  En utilisant 7 questions : CQQCOQP.  Comme sur la carte ci-dessous :

Carte mentale : la méthode CQQCOQP

Vous l’avez compris, cette expression bizarre est simplement un acronyme, un mot construit à partir de l’initiale de chaque question : comment ?  Qui ? Quand ? Combien ? Où ? Quoi ? (ou que ?) et Pourquoi ?

Ces simples questions vont nous permettre d’interroger le texte de Don Verzé.

Nous allons faire comme le professeur : poser des questions !

Cela va mobiliser d’autres régions de notre cerveau, d’autres neurones.  Et donc, renforcer notre compréhension et notre mémorisation du texte.  Mais en plus, cela nous prépare à répondre de façon efficace aux questions du professeur le jour de l’examen !

Et – bonus non négligeable – en utilisant diverses techniques, nous empêchons notre cerveau de se lasser.  Si vous variez les techniques lorsque vous étudiez, vous vous fatiguerez beaucoup moins et vous vous lasserez beaucoup moins vite qu’en vous contentant de lire le texte encore et encore !  Et vous serez beaucoup plus efficace… tout en vous ennuyant beaucoup moins !

Première question : Quand ? Et la ligne du temps

Hier, nous avons vu que l’année 1970 marquait un véritable tournant dans la vie de Don Verzé.

Aujourd’hui, je vous invite à explorer davantage le temps dans ce texte.

Pour ce faire, nous allons repérer toutes les dates.  Et puis, nous allons construire un outil visuel.  Mais pas une mindmap.  Nous allons profiter d’une autre fonction de XMind :  l’arrête de poisson qui va nous permettre de créer une ligne du temps pour bien visualiser la progression des événements.

Ligne du temps du texte Don Verzé

Le texte ne nous donne pas la date de naissance du prêtre.  Mais nous savons quand il est mort et à quel âge.  Nous pouvons donc en déduire qu’il est né en 1920.

Ensuite, le texte nous donne la date de 1970, qui est l’année-charnière de son existence.  Et puis 2010 et 2011, deux années pendant lesquelles les événements se précipitent jusqu’au décès du personnage principal de cette histoire…

Nous avons donc, rassemblés sur une page, sous forme graphique, la succession des événements et leurs relations entre eux.

Dans un autre article, je vous montre comment répondre à la question Qui ?  avec une autre méthode : la carte conceptuelle.

Bon travail 😉

Ces cartes ont été réalisées avec XMind.  La version gratuite est suffisante pour réaliser ces outils sur votre ordinateur, PC, Mac ou Linux.

J’enseigne ces méthodes lors d’ateliers Apprendre A Apprendre et aussi lors de coaching étudiant à distance ou de soutien scolaire individuel.

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Mindjet : notre cerveau a besoin d’aide !

La structure de notre cerveau n’a guère changé depuis 150.000 ans.  Par contre, notre environnement nous innonde de données de plus en plus nombreuses et complexes.  Pour la première fois dans l’histoire nos cerveaux seraient dépassés.

Mindjet a commandé à un institut indépendant une étude qui confirme les apports du mindmapping et des outils visuels.  Les réponses confirment de manière scientifique ce que nous savions de manière empirique : les outils visuels aident le cerveau à mieux appréhender la complexité contemporaine !

Mindjet s’est imposé depuis quelques années comme le leader du marché des programmes de mindmapping et d’outils visuels.  Aujourd’hui, la firme a demandé à un institut indépendant d’étudier l’apport des outils visuels à nos cerveaux.  En travail individuel aussi bien qu’en équipe.  Et les résultats sont sans appel : mindmapping et outils visuels augmentent réellement nos performances !  Les travailleurs utilisent 20 % de ressources mentales en moins.  Les individus connaissent une augmentation moyenne de productivité de 17 %.  Les équipes utilisent 10 % de ressources mentales en moins.

Le cerveau noyé dans les données

L’augmentation du nombre de données disponible n’est pas anecdotique : les chercheurs du Global Information Industry Centre parlent de 1,8 zettabytes (10 exposé en 21) produits en 2011, soit de quoi saturer 115 milliards d’iPad de 16GB !

Données qui s’ajoutent au 9,57 zettabytes existant déjà sur les serveurs l’an dernier !  Mais au nombre de bytes, pour avoir une image complète de cette avalanche de données, il faut également ajouter leur complexification.  Le moindre appareil électro-ménager d’aujourd’hui est infiniment plus complexe que l’instrument scientifique du 16e siècle.  Les réseaux sur Internet, les disciplines transversales – comme l’optronique, utilisant à la fois les connaissances de l’optique et de l’électronique – ont  croisé et multiplié les données comme jamais auparavant…

Une connaissance universelle comme celle d’un Léonard de Vinci est tout simplement impossible.  Les sciences et les technologies se subdivisent en spécialités qui ressemblent de plus en plus à des niches de marketing.  Un psychiatre renommé me disait il y a quelques années, qu’il était le spécialiste d’une demi-page du DSM, le manuel de psy américain,  qui en contient 384 dans l’édition française qu’il me montrait…

De plus, les sources d’informations se sont démultipliées : en plus de l’écrit et du téléphone, nous recevons maintenant des fax, des sms, des emails, des infos en provenance des réseaux sociaux, des coups de fil, des visites imprévues dans notre bureau pour nous poser une question ou nous commander une tâche urgente, etc.

L’ennemi : le multitâche !

Alors que notre cerveau fait preuve d’une adaptabilité surprenante, il est très mauvais lorsqu’il s’agit de traiter plusieurs tâches à la fois.  Peut-être les nouvelles générations, habituées à gérer plusieurs situations à la fois sur des jeux vidéo à une vitesse ébouriffante s’en sortiront-elles mieux que nous…

En attendant, nos cerveaux peinent à séparer l’essentiel de l’accessoire, à filtrer l’information pertinente au sein du flot incessant de données brutes.  Cette inadaptation engendre du stress, un surcroît de cortisol, hormone qui ralentit nos neurotransmetteurs.  Et réduit d’autant nos performances intellectuelles…

Les outils de type linéaire et séquentiel sont dépassés.  Ils ne correspondent plus à l’information éclatée, morcelée d’aujourd’hui.  Nous avons besoin d’outils capables de filtre l’information, de la découper en parties gérables, tout en créant entre ces parties des liens qui les réintègrent dans un tout, dans un système d’interactions.

Les outils visuels à la rescousse ?

Ces tâches de filtrage, de séquençage et de liens, les outils visuels sont les mieux à même de les réaliser.  Le mindmapping, les cartes conceptuelles, etc. font nettement mieux que la panoplie classique dans ces domaines.

Mindjet a mené une enquête auprès de 2000 employés du Royaume Uni.  Celle-ci démontre que :

  • en moyenne, chaque jour, un employé participe à au moins une réunion, passe 5 coups de fil ou assiste à autant de conférences téléphoniques, reçoit 36 emails dont un tiers ne sera jamais lu
  • le flux interne de données submerge les employés car ils ne sont pas équipés pour y faire face
  • deux-tiers des emplois sont affectés d’une manière ou d’une autre par la surcharge d’information, ce qui contribue à 14 % de collaborateurs insatisfaits
  • le temps passé à rechercher la bonne info coûte aux entreprises britanniques la bagatelle de 1.248,51 livres par an…

C’est suite à cette enquête que Mindjet a confié une étude à Mindlab International, un laboratoire du Sussex.  Ce dernier a soumis 12 volontaires à des tests lors de tâches accomplies avec des logiciels classiques et des programmes de type visuel.  Le travail reproduisait celui d’une journée ordinaire dans une entreprise classique.

Les volontaires étaient reliés à des équipements de type EEG (électro-encéphalogramme) et EDA (conductibilité de la peau) afin de mesurer leur activité cérébrale et leur niveau de stress.  Les mesures ont été prises aussi bien en travail individuel qu’en travail d’équipe.

Des performances sensiblement meilleures avec les logiciels visuels

Les résultats globaux – tâches individuelles et travail d’équipe – montrent une utilisation moins importante des ressources mentales de 15 %.  Cela signifie que les employés ont dû consacrer moins d’efforts pour comprendre et traiter l’information.

Leurs performances ont été augmentées de 13 % : non seulement ils ont perdu moins de temps pour réaliser ce qui leur était demandé, mais surtout leurs réponses étaient plus pertinentes.

Les participants mémorisaient 5,5 % de l’information en plus en utilisant les outils visuels que les autres méthodes.

Résultats de l’enquête

 Lors des tâches individuelles, l’utilisation de ressources mentales baisse davantage : de 20 %.  Tandis que les performances générales augmentent de 17 % et la mémorisation s’améliore de 4,5 %.

Le travail d’équipe a démontré une diminution de l’utilisation des ressources mentales de 10 %, une augmentation de productivité de 8 % et un gain de mémorisation de 6,5 %.

Ces résultats montrent clairement que l’investissement dans les logiciels de type visuel est rentable.  Encore faut-il que les personnes soient correctement formées à l’utilisation de ces techniques.  Je vois malheureusement trop d’utilisateurs qui emploient ces logiciels de façon basique, quand ce n’est pas carrément erronée : structures peu claires, utilisation massive de texte, absence ou utilisation cahotique des couleurs et des images, liens incohérents, etc.

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Le Cercle vicieux du stress… et comment s’en faire un allié !

Beaucoup d’étudiants sont paralysés par le stress avant une interrogation ou un examen.  Pourtant, le stress est un phénomène naturel, lié à la survie de l’espèce.  Et nous pouvons même nous en faire un allié pour étudier de manière plus performante.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le stress n’est pas forcément négatif.  C’est une réaction ancienne, liée à l’instinct de survie.  Il y a quelques dizaines de milliers d’années, le stress nous faisait réagir au danger : face à un animal inconnu, le cerveau envoie une bonne dose d’adrénaline qui accélère les battements du cœur.  Les muscles irrigués par cet afflux de sang neuf sont plus performants : l’homme court plus vite.  Cela peut sauver sa vie !

Quelque 10.000 ans plus tard, notre environnement a bien changé.  Mais pas notre cerveau !

Devant l’épreuve que constitue un examen ou une interrogation, le cerveau envoie une bonne dose d’adrénaline…  Malheureusement, nous ne devons pas courir plus vite, mais nous concentrer et comprendre ce que le professeur demande, nous rappeler ce qui est écrit dans nos notes, répondre aux questions le plus précisément possible…

Le stress exagéré et continu est extrêmement dangereux, même pour la santé physique.  Mais il est aussi extrêmement dommageable pour notre estime de soi : le stress entraîne des blocages, qui à leur tour produisent des échecs.  Et à force de rater, on se sent nul.  Ce qui engendre de nouvelles peurs, de nouvelles pensées négatives.  De quoi stresser encore plus.  Ca y est :  le cercle vicieux est installé !

Et cet échec permanent finit par me convaincre que je suis vraiment nul ; que de toute façon, je rate tout ce que j’entreprends.  Donc : à quoi bon ?

Le cercle vicieux du stress

Le bon stress

Comme je le disais au début de cet article, le stress n’est pas forcément négatif !

Lorsqu’on est un peu stressé, le cerveau envoie un peu d’adrénaline, on ressent un petit pincement au cœur et un surcroît d’énergie.  Cette énergie supplémentaire est la bienvenue, elle nous aide à être performant, à aller au bout de notre tâche.

Mais trop de stress nous paralyse.  Notre cerveau est incapable de penser, de se concentrer.  Notre mémoire ne fonctionne plus.  C’est comme si on avait effacé notre disque dur interne !

 

Des techniques pour dompter le stress

Pour éviter cette installation permanente du stress, cette paralysie, et finalement, cette image négative de nous-même, il existe plusieurs techniques.  Pour les cas les plus graves, il y a la méthode de l’ancrage.  C’est une technique issue de la PNL (programmation neuro-linguistique) qui « ancre » un souvenir positif et qui l’associe à l’idée d’examen, d’épreuve.  Cela diminue l’angoisse et le stress.  J’y reviendrai dans un autre article consacré à cette technique et à ses nombreux usages.

Dans la plupart des cas, quelques exercices de brain gym suffisent.

Les points positifs

Il faut se concentrer sur une situation dans laquelle on veut être plus positif.  Par exemple, comprendre cette satanée leçon de maths sur laquelle je coince depuis deux semaines…  Se visualiser en train de réussir, tout en massant légèrement, du bout des doigts, les points situés au-dessus des yeux – ce qu’on appelle les proéminences frontales.  Répéter l’exercice plusieurs fois.  Cela renforce les pensées positives, la visualisation de la réussite et une sorte d’ancrage léger.

Les points d’équilibre

Placer une main sur le nombril, et avec les trois doigts de l’autre main, toucher le point d’équilibre situé juste où le crâne repose sur le cou.  Masser la vertèbre pendant trente secondes.  Et puis changer de mains.  Cela aide à la concentration et à la relaxation.

Visualisation du point X

Mentalement, on imagine un X en face de soi ou flottant au-dessus de soi.  On peut l’imaginer d’une taille ou d’une couleur particulière.  On ferme les yeux et on le visualise mentalement.  C’est une façon de concentrer sa pensée, de la focaliser sur un point.  D’évacuer tout ce qui n’est pas le X.  Et donc aussi les pensées négatives et le stress.  C’est aussi un entraînement à la concentration.

Le roulement du cou

Laisser tomber la tête en avant et la faire rouler à gauche, puis à droite, lentement, sans forcer.  Imaginer qu’on a une craie sur le bout du nez et qu’on dessine un grand sourire au tableau.  Recommencer, toujours de manière décontractée.  Cet exercice relâche les muscles du cou que l’on a tendance à contracter au maximum quand on est stressé.  Ce qui engendre crispation, maux de tête, difficultés de concentration… et nouveau stress.

Vous voilà paré(e) pour votre interrogation ou votre examen.  Dans un autre billet, nous verrons la préparation juste avant l’examen.

Ces techniques font parties de la panoplie d’exercices que nous proposons lors de nos formations Apprendre A Apprendre : une journée d’atelier, centrée sur les techniques d’apprentissage, du mindmapping et de la mémorisation.  Suivie de 5 semaines d’e-coaching pendant lesquelles les participants peuvent aller plus loin en gestion du stress, gestion du temps, techniques de mémorisation, etc.

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Les 7 clés de la mémoire

Comment retenir ?  Comment mémoriser son cours en vue des examens  ?  Comment retenir des listes de chiffres ou de noms ?

Au-delà des techniques mnémotechniques – que j’aborderai dans d’autres billets – il y a quelques principes à pratiquer d’urgence pour favoriser une bonne mémoire.  J’en ai illustré 7 sur cette carte heuristique.   Ils ne feront pas de vous des champions de la mémoire.  Mais ils prépareront le terrain d’une bonne mémorisation pour l’ensemble de vos cours.  Et pour le reste de votre vie.  Ce n’est déjà pas si mal !

 

Comment entretenir sa mémoire ?  Comment mémoriser ses cours avant les examens (qui approchent dangereusement) ?  Comment être sûr de retenir un maximum ?

En parallèle à la méthode en 5 étapes pour étudier, que je décris dans d’autres articles, il y a quelques principes généraux que vous devez respecter si vous voulez développer et entretenir votre mémoire.  Les voici résumés sous forme des « 7 clés de la mémoire » dans cette mindmap :

(Cliquez dessus  pour l’agrandir ou ici pour la télécharger depuis Biggerplate).

1. Désirer retenir, vouloir mémoriser

Eh oui : comme dans la phase « projet » de notre étude efficace en 5 étapes, vous devez d’abord vous motiver.  La mémoire est un processus complexe qui fait appel non seulement à notre faculté de compréhension mais aussi à nos émotions.  Elle dépend aussi de notre degré d’attention au moment où nous avons étudié.  Or, on ne fait attention que si l’on est motivé… et conscient.

Pourquoi étudier cette matière ?  Pourquoi retenir ce cours ?  Pourquoi mémoriser cette liste de dates ?

Les motivations pour apprendre sont personnelles.  Elles dépendent uniquement de vous.  Vous seuls pouvez décider de « pourquoi je veux étudier, mémoriser ».  Ou non.  Si vous avez des difficultés à trouver vos motivations, vous pouvez vous faire aider d’un coach.  Une ou deux séances suffisent généralement à éclaircir vos motivations, vos objectifs.  Un vrai coach ne prendra pas les décisions à votre place, mais vous aidera à vous poser les bonnes questions.  Or, tout savoir est une réponse à une question.  Toute motivation aussi : pourquoi est-ce que je veux faire cela ?  Ou, pourquoi est-ce que je refuse de faire cela ?  Pour moi ?  Parce que cela correspond à mes valeurs, à mes aspirations ?  Ou pour faire plaisir à mes parents ?  Parce que j’aime bien le prof ?

Souvent, on a plusieurs motivations à faire quelque chose.  Jouez sur la complémentarité.

2. Comprendre l’information

La véritable mémoire, celle qui vous servira non seulement dans vos études, mais tout au long de votre vie, ne consiste pas à apprendre par coeur des listes de noms, de chiffres ou  d’événements.  Même si ce type de mémoire vous aidera, elle ne suffit pas.  Ce qu’il faut, c’est d’abord comprendre la matière.  « Comprendre » vient du latin « cum prehendere » : prendre ensemble.  C’est-à-dire prendre plusieurs choses et les mettre ensemble.  Pour les comparer, les distinguer, créer du lien entre elles.  Comprendre la matière, c’est cela : c’est en distinguer les parties, mais aussi trouver les articulations entre elles.  Trouver ce qui correspond à ce qu’on connaît déjà.  Voir comment on peut lier les nouvelles connaissances avec celles que l’on a déjà.  Relier un cours avec un autre.  Par exemple, savoir que le courant réaliste en littérature française correspond à une phase d’industrialisation et de développement du capitalisme, de la lutte des classes, de l’avancement de la science, etc.  Cela permet de mobiliser des savoirs différents et donc des neurones différents.  Un excellent moyen de mémoriser !

Pour créer ces liens, la meilleure méthode est de poser des questions.  Pour cela, la technique CQQCOQP est excellente.  J’y reviendrai dans un prochain billet.

3. Structurer l’information

Pour bien comprendre une information, se l’approprier pour la transformer en « connaissance », il faut lui donner une forme.  Pas n’importe laquelle : une forme claire, compréhensible, lisible.  Il faut structurer l’information, la hiérarchiser.  Pouvoir faire la différence entre l’essentiel et l’accessoire, les causes et les effets, les idées principales et les concepts secondaires.

Rien de tels que de mettre l’information sous forme de cartes :  heuristiques (mindmaps) ou conceptuelles.  Vous trouverez les explications sur ces deux types de cartes ici et quelques exemples d’applications aux langues des deux techniques ici.

Ce type de techniques – et d’autres – vous permettent de créer du lien entre les concepts, de les distinguer et d’ancrer les nouvelles connaissances dans les plus anciennes : raccrocher ce que je découvre à ce que je connais déjà.

4. Repérer les habitudes de mon cerveau

Cela veut dire repérer entre autres les moments de la journée où je suis le plus productif.  Certains « sont du matin », d’autres « du soir ».  Cela peut dépendre des activités : personnellement, je préfère les activités productives le matin et la lecture le soir.  Mais c’est à vous de découvrir vos propres habitudes.

Chacun découvre le monde selon des sens privilégiés.  Certains sont plutôt visuels, d’autres plutôt auditifs.  Certains ont un odorat très développé ou un besoin de bouger pour apprendre.  Repérez vos habitudes et vous déterminerez plus facilement les méthodes d’apprentissage qui vous conviennent.

Lorsque vous étudiez, multiplier les registres – oral, auditif, visuel, kynétique – et variez les exercices.  Cela mobilise différentes parties de votre cerveau, différents canaux sensoriels et cela renforce à la fois votre compréhension et votre mémorisation.

Ici, aussi, un coach ou une formation peuvent vous aider à gagner du temps.

5. Entrainer votre mémoire

La mémoire n’est pas un muscle, mais elle a besoin de répétition. Entrainez-la !  Faites régulièrement des exercices, des jeux de l’esprit.  Etudiez des matières différentes.  Dessinez des cartes mentales.  Faites des flash-cards pour apprendre du vocabulaire.  Pratiquez la méthode de la localisation.  Etc.  Ne perdez pas une occasion d’entrainer cette faculté précieuse qu’est votre mémoire.  N’abandonnez pas tous vos numéros de téléphone à la mémoire de votre smartphone…

Flashcards

6. Prendre soin de votre cerveau

On ne le répétera jamais assez : votre cerveau est l’organe le plus complexe de l’univers.  C’est un cadeau des dieux, un vrai miracle !

Prenez-en soin !  Chouchoutez-le !  Dormez !  Le sommeil n’est pas un luxe, c’est un besoin physiologique essentiel.  De plus, pendant que vous dormez, votre cerveau réorganise l’info de la journée.  Il restructure vos souvenirs.   Ménagez-vous donc toujours une période de sommeil entre la dernière révision et l’examen.

Mangez sain : votre cerveau a besoin d’un tiers de votre énergie pendant la journée.  Mais il a besoin d’une nourriture saine, d’un apport suffisant en oxygène.  Il faut donc bouger !  Vous aérez !

Fuyez les drogues, l’alcool, le tabac.  Ne vous gavez pas de café.

Par contre, cultivez vos sens :

  • écoutez de la musique
  • allez voir des expos
  • voyez de bons films
  • mangez de bonnes choses…

Autant d’occasions pour vos neurones de créer de nouvelles associations agréables.  Et pour vous, de vous relaxer et donc d’être plus performant lorsqu’il le faut !

7. Visualiser, vous mettre en situation d’examen

Lorsque vous étudiez quelque chose ou lorsque vous entreprenez un nouveau projet, ne négligez jamais cette étape essentielle : la visualisation !

Voyez-vous, sentez-vous dans la situation de l’examen, de l’épreuve, de l’interrogation.  Voyez comment vous allez vous y prendre.  Voyez comment vous réussissez.

Se voir en situation permet de programmer votre cerveau vers la réussite.  De mettre en place les bons mécanismes qui vous permettront de « restituer ».  Car, retenir est une chose.  Se servir de ce qu’on a retenu en est une autre.  Ces deux activités mobilisent deux zones du cerveaux entièrement différentes.

Vous avez retenu votre matière ?  Bon, OK.  Votre cerveau est comme une vaste bibliothèque.  Mais un lecteur vient vous demander un ouvrage rare et précieux.  Malheureusement, vous n’avez pas de catalogue et il n’y a pas de bibliothécaire disponible.  Comment allez-vous retrouver cet ouvrage parmi les millions de volumes que contient votre bibliothèque ?

Votre cerveau est composé de 100.000.000.000 de cellules.  Offrez-vous un catalogue et un bibliothécaire à la mesure de cette gigantesque bibliothèque : apprenez à restituer.  Posez-vous les questions que le prof va vous poser.  Habituez-vous à retrouver les réponses.  A en créer de nouvelles en liant les différents éléments du cours.

Bon courage pour les examens 😉

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