Catégories
Curation

Collections : le réseau social Google+ propose de la curation

La curation est le nouvel eldorado des marketeurs.  Le réseau social de Google n’est pas en reste et propose sa propre solution de curation  : Collections.

Collection : la solution de curation de Google+

La curation, nouvel eldorado des marketeurs !

Depuis quelques mois, la curation est devenue la Nouvelle Frontière des marketeurs, un eldorado sensé faciliter le « lean content » , le contenu « maigre ».  Entendez : contenu pas trop cher ou trop difficile à produire mais qui intéressera une majorité de visiteurs de votre site ou blog – un investissement minimum pour un maximum d’impact.  Ou un ROI – Return On Investment – maximalisé.

Il faut dire que nous sommes entrés dans l’économie de l’attention.  Comme le disait James Gleick « quand l’information est gratuite, l’attention devient hors de prix ».  Créer du contenu original, de qualité devient de plus en plus difficile et cher en ressources : temps, talents, argent.

La curation, ou l’art de traiter et de distribuer des contenus pertinents pour un public précis, prend ainsi de l’importance.  Je ne reviens pas dans ce billet sur les étapes de la curation ou sa stratégie, sujets que j’ai traités abondamment dans mon article Curation, et si on parlait un peu stratégie ?

Collections Google+ : une curation intégrée au réseau social

 Ce phénomène n’a évidemment pas échappé aux créateurs de réseaux sociaux.  Linkedin a lancé il y a peu son propre outil de curation, Elevate, qui permet aux membres du personnel d’une entreprise de partager et de commenter des contenus pertinents.  Récemment, Twitter a créé Curator, un outil dédié aux professionnels des médias et accessible sur demande.

Et aujourd’hui, Google Plus crée son propre outil de curation : Collections !

Menu Collections

Et vous n’avez pas besoin de créer un nouveau compte ou de vous connecter à l’outil : comme de nombreuses applications Google+, celle-ci est intégrée au menu du réseau social (voir la commande encadrée de rouge).

Elle est également reconnaissable à son logo en forme d’un lozange composé de tuiles bleues.

Pour lancer l’application, cliquez simplement sur la commande « Collections ».

Une nouvelle fenêtre s’ouvre alors dans votre navigateur.

Elle porte l’image d’en-tête que vous pouvez voir en haut de l’article.

Organisez votre curation avec Collections

Au haut de la page, figurent deux menus principaux : Vos collections et Sélection.

Vos collections vous permet de créer vos propres collections.  Sélection est, comme son nom l’indique, une sélection effectuée par Google + de collections susceptibles de vous intéresser.

1. Création de votre première Collection Google plus

Sous l’en-tête de la page Vos Collections, figure un bouton « Créer » : cliquez sur ce bouton pour créer votre première collection.  Une fenêtre de dialogue s’affiche :

Fenêtre de dialogue Créer

Donnez d’abord un nom à votre collection.  Choisissez un nom significatif, pas trop long à retenir, qui synthétise bien le contenu de votre collection.   Vous faciliterez ainsi le travail des Internautes.

Vous pouvez choisir, comme pour toute publication dans Google +, les cercles (les segments de votre public) auxquels vous souhaitez rendre vos contenus visibles.  Vous pouvez donc les rendre visibles pour tout le monde (public), uniquement pour vos cercles ou au contraire, en restreindre l’accès aux membres d’une communauté ou d’un groupe lié à une entreprise, une classe, etc.   Une façon de créer une curation collective pour une classe ou le service d’une grande entreprise, par exemple.

2. Personnalisation de votre nouvelle collection

Lorsque la collection est créée, vous pouvez la personnaliser : ajouter une photo proposée par Google Plus ou l’une des vôtes, ainsi que la couleur dominante de votre thème.

Menu Personnaliser la collection

Votre collection est prête !

3. Publiez votre premier post dans Collections de Google Plus

Votre collection est désormais prête.  Votre navigateur affiche maintenant votre en-tête avec l’éditeur Google plus : vous pouvez déjà publier votre premier post !

Publication de votre premier post

Comme toujours dans Google+, vous pouvez, en quelques clics, ajouter du texte, des photos, des liens, une vidéo, une page événement ou un sondage.

Une façon facile de publier du contenu sur un réseau social très proche du moteur de recherche Google…

Voilà, j’ai publié mon premier post dans ma collection « Réseaux sociaux » :

Premier post publié

Remarquez en haut à gauche du post, un lien en bleu qui porte le nom de ma collection : ce lien apparaît sous cette forme uniquement pour mes collections. Pour les autres, Google+ utilise un autre affichage.  Par exemple : le nom de l’auteur et la mention « Jean Dupond a publié cet élément et 12 autres dans » et le nom de sa collection.  Il suffit de cliquer sur ce lien pour s’abonner à la collection en question.  A droite de votre post, figure le logo de l’application de curation de Google plus, Collections.

4. Faites connaître votre Collection sur Google+

Avec le bouton « Partagez », la petite flèche courbe en bas à droite de la page d’accueil de votre collection, vous pouvez en faire la publicité sur Google Plus.

Je l’ai fait pour une collection que j’ai créée spécifiquement pour le Colloque Apprendre tout au long de la vie avec le Mind Mapping que je co-organise avec Fabienne De Broeck d’Optimind :

Publicité de votre collection

N’oubliez pas d’utiliser les hashtags pour que les internautes intéressés par vos thématiques puissent vous trouver.  Sélectionnez ici aussi le degré de visibilité que vous souhaitez pour votre promotion : public, mes cercles, mes cercles étendus, etc.

5. Avec Sélection, abonnez-vous aux contenus qui vous intéressent

Une bonne curation commence par organiser un bon système de veille.  En plus des outils habituels – mention, Google Alerte, Twitter et autres – vous pouvez aussi vous abonner aux Collections des autres internautes.

Collections des membres de vos cercles

De cette façon, non seulement vous nourrissez votre propre veille, mais vous attirez l’attention des autres membres de Collections de Google plus : une façon de construire votre propre réseau de curation !

Conclusion

 Google Plus a parfaitement compris l’intérêt de la curation pour les marques et les entreprises.  Publier du contenu original est de plus en plus coûteux, non seulement en argent, mais en temps, en talents, en ressources matérielles.

Proposer du contenu de qualité, produit par d’autres, mais qui rend service à votre communauté – clients, prospects, collègues, fournisseurs, autres personnes intéressées mais pas clientes – renforce votre présence et votre crédibilité sur le réseau social de Google et donc sur le Net.

Le fait de ne pas devoir s’abonner à un outil tiers, de cliquer simplement sur une commande dans le menu intégrer de Google + est très séduisant pour les utilisateurs de ce réseau.

Une concurrence de plus pour les outils de curation comme Scoop it, par exemple.   Et un signe de plus de la volonté des réseaux sociaux d’occuper le plus de terrain possible sur Internet, au détriment d’autres acteurs.  Google+, tout comme Facebook, affiche clairement l’ambition de devenir un portail incontournable pour les Internautes.  Sa proximité avec le moteur de recherche le plus populaire en Europe a de quoi séduire les webmasters et les agences de marketing.

Bref, une application avec laquelle il faudra compter, n’en déplaise à ceux qui s’obstinent à annoncer la mort de Google Plus depuis le jour de sa création…

 Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Médias sociaux Réseaux sociaux

Formation : enseigner au collège avec les réseaux sociaux

Les ados passent un temps fou sur les réseaux sociaux comme Facebook et de plus en plus sur Twitter.  Comment tirer parti de cet engouement et utiliser les réseaux sociaux en classe ?  C’est l’objet de cette nouvelle formation pour enseignants du secondaire !

Dynamiser la classe avec les réseaux sociaux

Comment passionner en classe des adolescents qui passent le plus clair de leur temps sur les réseaux sociaux ? En utilisant ces mêmes réseaux sociaux en classe, pardi !

Du réseau social ennemi de l’école au réseau social allié du professeur

Facebook peut être le pire ennemi de l’école : certains adolescents y consacrent plus d’heures qu’à aucune autre activité, physique ou intellectuelle.  Résultat : perte d’intérêt, trop peu d’heures de sommeil, baisse dramatique des capacités d’attention et donc de compréhension et de mémorisation.

La syntaxe et l’orthographe sont souvent malmenées sur Twitter ?  C’est vrai et l’exemple vient parfois de haut, comme le montre une image de ce prezi (cliquez sur l’image ci-dessous pour lancer le prezi dans votre navigateur).

Des réseaux sociaux ennemis de l’école

Le cyberharcèlement non plus n’est pas une légende.  Chaque année, cette nouvelle forme de persécution cause des dépressions graves, voire des suicides chez les adolescents malmenés.

Les réseaux sociaux amis de la classe

Mais les réseaux sociaux offrent aussi des avantages qui en font davantage l’allié du professeur et l’ami de la classe.

Lors de cette formation, je commence par une présentation des médias sociaux et de leur typologie, comme sur cette image (cliquez deux fois sur l’illustration pour l’agrandir au maximum) :

Typologie des réseaux sociaux

Cette présentation ne prétend pas à l’exhaustivité – il naît des réseaux et des outils de partage quasiment toutes les semaines !  – mais elle donne un aperçu de quelques outils et des catégories selon lesquelles on peut les classer.  Cette présentation interactive a été créée avec le logiciel de mindmapping Mindomo.

Ensuite, après un brise-glace qui  nous permet de faire connaissance, nous mettons directement les mains dans le moteur !

Groupes secrets Facebook : du social learning pour toute la classe

Les groupes poussent sur Facebook comme des champignons après la pluie.  Il y en a pour tous les goûts et toutes les causes.

Mais, en réalité, il y en a bien plus que vous ne pensez : car une bonne partie de ces groupes sont secrets !

C’est une fonctionnalité de Facebook très intéressante : ces groupes sont invisibles aux non-membres.  Même, le contenu est invisible pour les anciens membres.  Et ces groupes ne sont pas repérés par les moteurs de recherche.

C’est le dispositif idéal pour créer un système de « social learning » ou d’apprentissage social en ligne gratuit et complet pour la classe.  Le professeur-administrateur peut contrôler non seulement le contenu, mais aussi les droits attribués aux élèves.  Des personnes extérieures ne peuvent se joindre au groupe que sur  invitation d’un membre qui en a le droit ou d’un administrateur.

Les groupes Facebook : un environnement sûr et familier

Les groupes Facebook constituent un environnement idéal pour l’e-learning et plus encore pour le social learning, c’est-à-dire, l’apprentissage basé sur les interactions sociales.

On l’a vu plus haut, un professeur peut contrôler tout ce qui s’y passe ainsi que l’accès aux membres.

Mais pour les élèves, Facebook constitue un environnement familier qu’ils connaissent sur le bout des doigts.  Comme pour leur materiel dans les formations BYOD, les élèves n’ont pas à apprendre un nouvel environnement, de nouveaux outils.  Ils les connaissent déjà.  Ils peuvent donc se consacrer pleinement aux nouveaux apprentissages !

Que peut-on apprendre avec un groupe Facebook ?

Tout.  Absolument tout !

Dans une école belge où j’ai donné récemment cette formation, les professeurs ont choisi la thématique Victor Horta, un architecte belge bien connu des amateurs de Modern Style.

Comment ont-ils choisi ?  En répondant à un questionnaire à choix multiple que j’ai posté sur le groupe Facebook que nous venions de créer.

Et ce n’est là qu’une des multiples fonctionnalités présentes dans les groupes Facebook !

Groupes Facebook : le plein de fonctions utiles pour la classe !

Avant-même que le groupe Facebook ne soit constitué, il peut faire l’objet d’une série d’activités.

Il faut définir l’objet du groupe.  Il faut y inclure une description pour que les nouveaux membres comprennent d’un coup d’oeil de quoi il s’agit.  Il faut inclure une « charte des usagers » afin que tous sachent quelles sont les limites de leur action…  Il faut choisir une photo pour illustrer la page d’accueil du groupe, etc.

L’écriture de la charte peut donner lieu à plusieurs exercices de co-rédaction.

Cette co-rédaction peut prendre la forme d’un brainstorming (réalisé avec des post-it, au tableau, par exemple) ; ou d’un travail en petits groupes sur des thèmes bien précis du règlement ; ou encore d’une collaboration en ligne à l’aide d’un Wiki[1] :

  • que peuvent faire les membres ? (publier, liker, commenter, etc.)
  • quelle est la sanction en cas de grossièreté ou de manque de respect envers un membre du groupe
  • qui peut être administrateur ?
  • tous les membres du groupe sont-ils administrateurs en même temps ou y a-t-il un « tour de rôle » hebdomadaire ?

Vous voyez le parti qu’un enseignant un peu imaginatif peut tirer de ces activité.

Publier des messages, des liens, des photos, de la vidéo

Il est aussi facile de publier des messages, des liens, des photos individuelles ou rassemblées en album, de la vidéo dans un groupe Facebook que dans une page personnelle.

On peut tirer parti de ces fonctionnalités pour partager des messages avec les élèves absents,  pour répondre à une question d’élève, pour illustrer une matière, etc.

On peut publier des ressources comme des sites pour s’exercer au français, des vidéos Youtube, etc.

Publier une question

Il est extrêmement facile de publier une question à choix multiple dans un groupe Facebook.

Cela peut servir à

  • déterminer la thématique d’un groupe,
  • créer un quiz pour voir si la leçon qui vient d’être donnée a été compris
  • effectuer un sondage sur une activité à organiser,
  • etc.

De plus, on peut laisser la possibilité à tous les membres de compléter les réponses par leurs propres propositions.

C’est ce que j’ai fait lors de la dernière formation que j’ai donnée :

Question publiée dans un groupe Facebook

Les propositions « Vertus du cassoulet » et « Santé mentale des enseignants en 3 P » ont été ajoutées par les participants (enseignants en 3 P…).

Partage et création de fichiers

Le groupe peut partager des fichiers depuis un ordinateur ou depuis un compte Dropbox.

Une fonctionnalité intéressante est la création de fichiers, directement dans le groupe.  Un éditeur de texte s’affiche alors avec des possibilités d’enrichissement (gras, souligné, italique, listes à puces, etc.).

En outre, tous les documents publiés dans le groupe sont conservés au même endroit et peuvent être retrouvés par tous les membres :

Documents du groupe

Création d’événements

Comme dans une page Facebook personnelle, on peut créer des événements de groupe.

Utile pour rappeler la fête de fin d’année, le test de mathématiques, le travail à remettre pour le trimestre prochain…

Twitter, les opérateurs de recherche et la twittérature

Twitter est aussi un réseau social intéressant pour la classe.  Ses opérateurs de recherche sont nombreux et permettent une veille très fine sur le web.

On peut utiliser ces opérateurs comme filtres pour sélectionner des éléments d’une thématique.

Par exemple, pour trouver tout ce qui concerne Victor Horta, sauf l’architecte, l’élève peut taper Victor Horta -architecte

C’est n’est qu’un exemple.

Twitterature : du haïku à l’écriture collaborative

Twitter est un réseau de microblogging dont les textes sont limités à 140 caractères, (même si l’adoption récente d’un système de « cartes » permet désormais de dépasser cette limite fatidique.

Twitter vous offre aussi la possibilité de partager des photos, de la vidéo courte (via Vine, son système de vidéo), mais surtout des liens.

Concours de Haïku

Les haïkus sont de petits poèmes japonais de 17 syllabes toujours composés d’une alternance de 5-7-5.

Les 140 caractères de Twitter sont particulièrement adaptés au format de poème court. L’enseignant peut donner un thème – le printemps, la nature, l’amitié, etc. – et proposer des photos qui serviront de base aux poèmes.

Les élèves tentent d’écrire le meilleur haïku.

Les bibliothèques de Rennes organisent du 1er au 5 mars une sorte de concours de haïkus – Opération Twit’Haïku – pour le plaisir : il n’y a rien à gagner si ce n’est le plaisir de la création, de l’échange et de voir, peut-être, son poème publié par la bibliothèque.

L’annonce du journal télévisé

Exercice de synthèse : le professeur propose plusieurs textes ou articles de journaux, sans titre.

Les élèves sont des « annonceurs du journal télévisé » : ils doivent donner l’idée principale du texte ou de l’article en 140 caractères, comme le fait l’annonceur en début de journal, en une phrase par article.

Ecriture collaborative

Le professeur écrit une première phrase sur Twitter.

Les élèves doivent ensuite écrire une phrase, chacun à son tour, pour constituer un récit ou un poème.

Pinterest : l’image au service de la pédagogie

Pinterest est le réseau social de l’image par excellence.

Il se présente comme une collection de « tableaux » dans lesquel le titulaire du compte rassemblent des images ou des vidéos thématiques.

Ces tableaux peuvent être secrets tout comme les groupes Facebook.  Ils permettent la création de portfolios très esthétiques.

Exemple de tableau Pinterest

Ces portfolios peuvent rassembler la matière iconographique d’une recherche.

Chaque image (appelée « épingle » dans le jargon de Pinterest) offre un espace de texte de 500 caractères : celui-ci peut être utilisé pour commenter, présenter ou critiquer l’image.

Une autre fonctionnalité intéressante dans Pinterest est la possibilité d’associer une carte de géographie aux éléments d’un tableau.

Depuis quelques mois, Pinterest dispose de sa propre messagerie qui permet davantage d’échange entre les membres.  Une autre caractéristique utilisable en classe.

Organisez cette formation dans votre école, votre classe ou votre groupe scolaire

Intéressé(e) par l’organisation de cette formation dans votre établissement ?

Complétez le formulaire suivant et je me ferai un plaisir de vous informer des modalités.

A bientôt, Marco Bertolini.

[1] Framasoft, communauté d’éducateurs en ligne, propose plusieurs outils de wiki sur cette page : http://www.framasoft.net/rubrique335.html

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
E-learning Logiciels Mindomo

Mindomo School : mindmapping, e-learning et classe virtuelle

Cela vous étonne de trouver les mots mindmapping, e-learning et classe virtuelle associés à Mindomo ?  Alors, il est temps pour vous de découvrir Mindomo School : l’interface d’école virtuelle du célèbre logiciel de mindmapping !

Ca y est : Mindomo a lancé officiellement son Interface School !  Plus qu’un logiciel de mindmapping collaboratif en ligne, Mindomo se transforme en outil intégré d’e-learning avec cette interface.  Car Mindomo School, ce ne sont pas que des cartes mentales qu’on s’échange en ligne.  C’est une véritable école en ligne, avec ses classes, ses étudiants, ses enseignants, ses ressources, ses travaux à remettre, etc.

Mindomo School : une interface complète d’e-learning

L’interface School est bien plus qu’une simple extension du logiciel de mindmapping.

Elle permet un véritable travail d’enseignement et d’apprentissage à distance en utilisant les outils visuels.

Une interface très complète

L’interface peut gérer en ligne une école entière.  La version la plus étendue permet de créer une école alignant 40 enseignants, pouvant dispenser 5 cours chacun à un total de 850 étudiants…

Comment cela fonctionne-t-il ?  Très simplement, comme toujours avec Mindomo !

1. Créez votre école

Votre école est créée automatiquement lorsque vous ouvrez votre compte Mindomo School.

Un code d’accès vous est alloué.

2. Invitez des enseignants et des étudiants

Avec le menu « School Admin » invitez des enseignants et des étudiants dans votre école.

Invitez des étudiants et des enseignants

Attribuez les rôles aux personnes invitées en cliquant sur l’onglet « Rôle ».

3. Créez votre premier cours

Rendez-vous sur l’interface « Cours » et cliquez sur l’onglet « Start New Course » pour créer un nouveau cours :

Créez votre premier cours

4. Donnez un nom à votre premier cours

Donnez à votre nouveau cours en ligne son nom public.

Nommez votre nouveau cours

Votre nouveau cours s’affiche à présent.

J’ai décidé de créer un cours « J’étudie plus efficacement » du nom de la formation que j’anime pour les étudiants du secondaire.  Au lieu d’utiliser la plateforme d’e-learning Moodle comme je le faisais jusqu’à présent, je vais désormais recourir à l’interface School de Mindomo pour la partie en ligne de cette formation hybride.

Affichage de votre cours

5. Donnez accès au cours à vos participants

Vous pouvez inviter des participants à votre cours en leur donnant le code d’accès.  De cette manière, ils peuvent participer pleinement et ont accès à toutes les fonctionnalités de votre version Premium.

Donnez accès à votre premier cours

6. Rédigez une note de bienvenue à vos étudiants

J’ai rédigé une note de bienvenue aux participants de ma nouvelle classe.  Ce sont les participants à ma formation J’étudie plus efficacement de samedi dernier.

Note de bienvenue à vos participants

7. Assignez le premier devoir à vos étudiants

L’interface School de Mindomo vous permet bien entendu de créer des devoirs en ligne et de les assigner à vos étudiants.

Ici, je leur demande de résumer un texte sous forme de mindmap, comme nous avons appris à le faire lors de la formation en présentiel.

Assignez un devoir

A droite, en haut, vous pouvez déterminer la date ultime pour la remise du travail (1).

Dans le bas de votre devoir, vous pouvez choisir différentes options qui correspondent à ce que vos étudiants devront faire :

  • créer une mindmap individuelle à partir de zéro
  • créer une mindmap individuelle à partir de celle que vous attachez à la fiche du devoir
  • travailler de manière collaborative à une mindmap jointe

Dans ce cas-ci – résumer le texte sur les trois cerveaux – les étudiants doivent créer eux-mêmes leur propre mindmap.

8. Mettez à jour la consigne et fournissez une ressource complémentaire

Vous pouvez mettre à jour la consigne donnée pour le devoir et la compléter par une ressource complémentaire.

Mise à jour d’un devoir

Dans mon cas, j’ai ajouté une carte déjà créée sur la méthode d’interrogation de texte CQQCOQP.

Pour ce faire, j’ai cliqué sur le logo Mindomo en bas à droite de la fiche.

Et voici le résultat :

Mise à jour de la consigne

9. Ajoutez une ressource pour vos étudiants

Vous pouvez également ajouter des ressources pour vos cours.

Celles-ci peuvent être des mindmaps, des documents écrits sous n’importe quel format (Word, Libre Office, PDF, etc.) des fichiers  audio ou vidéo, des liens vers des sites web, etc.

De cette manière, tous vos étudiants disposeront des ressources nécessaires pour accomplir leur travail et progresser dans leurs études.

Ajoutez une ressource !

Conclusion

 Avec son interface School, Mindomo quitte les limites d’un logiciel de mindmapping, aussi bon soit-il pour entrer dans le cercle des plateformes d’e-learning.

Les différentes fonctionnalités de l’interface – création d’école virtuelle, constitution de classe, envoi de devoirs, de notes, ajout de ressources, etc. en font un réel outil d’enseignement ou d’apprentissage à distance.

L’intégration des mindmaps se fait à tous les niveaux : non seulement à titre individuel, mais aussi par le biais du mindmapping collaboratif et lors des devoirs.  Ceux-ci peuvent constituer en mindmaps créées à partir de zéro par les étudiants ou en exercice de complétion de cartes mentales créées par l’enseignant.

Cette interface peut facilement être utilisée tant pour l’apprentissage 100 % à distance que pour les formations hybrides : une ou plusieurs journées en présentiel plus un suivi en ligne.  Une bonne nouvelle tant pour les écoles que pour les entreprises.

Les prix proposés sont plus qu’abordable, puisqu’une licence « teacher » qui permet à un enseignant de donner 5 cours différents à 35 étudiants coûte 69 $ par an.  Soit, environ 60 € par an ou 5 € par mois…

Avec cette interface et d’autres innovations à venir très bientôt, Mindomo entend clairement se positionner comme un acteur incontournable du mindmapping éducatif.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

50.629253.057256
Catégories
Mind Mapping Outils

Innovablog > Les secrets de la pensée libérée : 27 façons d’utiliser le mindmapping (cartes mentales)

See on Scoop.itRevolution in Education

Ce billet se propose de vous offrir la traduction d’un fabuleux billet publié sur Bootstrapper intitulé Secrets of Thinking Outside the Box: 27 Ways Digital

Marco Bertolini‘s insight:

La traduction sur Innovablog d’un article publié sur Bootstrapper : 27 usages du mindmapping pour les entreprises digitales.  De l’organisation de l’information à la planification de la formation en passant par le business plan ou la résolution de problèmes.

Une belle synthèse (non-exhaustive) des possibilités du mindmapping en entreprise, en classe et à la maison !

See on innovablog.com

Catégories
Apprendre à apprendre Apprentissage précoce Connaissance Jeunes Pédagogie

LUDOVIA TV: une solution éducative numérique innovante pour les écoles avec BIC Education

See on Scoop.itRevolution in Education

éducation & TICE, Tablettes numériques en classe, éducation numérique, école, enseignant, TNI, TBI, pédagogie, Twitter en classe, Facebook en classe, iPad en cours, e-learning, m-learning

Marco Bertolini‘s insight:

Une « ardoise numérique » développée par Bic et Intel.

Une application qui vise l’apprentissage de l’écriture.  Une façon de continuer l’apprentissage « manuel » de l’écriture, jugé fondamental pour la structuration de la pensée.

See on www.ludovia.com

Catégories
enseignement secondaire Internet Jeunes Médias sociaux Pédagogie

Twitter en classe: carte mentale

See on Scoop.itRevolution in Education

Les usages de twitter pour le premier et second degrés

http://www.scoop.it/t/classemapping

Marco Bertolini‘s insight:

Une mindmap ou carte mentale sur l’utilisation de Twitter en classe.

Carte interactive Mindmeister avec liens intégrés.

See on www.mindmeister.com

Catégories
creation d'entreprise Entreprise Jeunes Jeunes entrepreneurs Pédagogie Projets

Indépendants, chefs d’entreprise, les Jeunes Entreprises ont besoin de vous !

Les Jeunes Entreprises proposent un projet de mini-entreprise aux jeunes de 8 à 25 ans.

Face au succès grandissant, elles cherchent des indépendants, des chefs d’entreprise qui peuvent partager un peu de leur expérience avec ces entrepreneurs en herbe.

Les Jeunes Entreprises sont une association belge sans but lucratif, une asbl.  Son objectif est de contribuer à l’esprit d’entreprise chez les jeunes.

Elles propose aux jeunes de 8 à 25 ans, quatre programmes, adaptés à leur âge et à leur formation scolaire.  Pour mener à bien ces projets, elle a besoin de « coachs », d’indépendants, de chefs d’entreprise prêts à partager leur expérience avec ces jeunes qui rêvent de franchir le pas.  L’association assure une formation courte aux volontaires ainsi que les outils nécessaires à la prestation.

Programme Notre Commune

Cible : 3e & 6e primaire.

Par le biais de cinq leçons interactives, les élèves (âgés de 8 à 10 ans) découvrent leur environnement quotidien d’un point de vue économique et social. Ils prennent part à des activités qui les amènent à comprendre les lois et rôles qui régissent d’une commune ainsi que le type de responsabilités que cela implique pour chacun : habitant, gouvernement, entreprise…

Votre contribution :

Après une formation succincte par notre équipe, vous présenterez le projet à la classe. Votre expérience du monde du travail et de la vie sociale sous-tendra l’intérêt que les élèves porteront aux animations.

Prestation :

  • De 1 à 5 séances de 90 minutes répartie(s) en une ou plusieurs semaines (en accord avec le professeur)
  • Une demi-journée pour la visite d’une société (entreprise, « fabrique », service public)
  • Période : “à la carte” durant l’année scolaire en cours

Programme Mini-Entreprise

Cible : 3e & 6e primaire.

Par le biais de cinq leçons interactives, les élèves (âgés de 8 à 10 ans) découvrent leur environnement quotidien d’un point de vue économique et social. Ils prennent part à des activités qui les amènent à comprendre les lois et rôles qui régissent d’une commune ainsi que le type de responsabilités que cela implique pour chacun : habitant, gouvernement, entreprise…

Votre contribution :

Après une formation succincte par notre équipe, vous présenterez le projet à la classe. Votre expérience du monde du travail et de la vie sociale sous-tendra l’intérêt que les élèves porteront aux animations.

Prestation :

  • De 1 à 5 séances de 90 minutes répartie(s) en une ou plusieurs semaines (en accord avec le professeur) ;
  • Une demi-journée pour la visite d’une société (entreprise, « fabrique », service public) ;
  • Période : “à la carte” durant l’année scolaire en cours.

Programme YEP/ Young Enterprise Project

Cible : Enseignement supérieur universitaire et non-universitaire

Le YEP est un projet spécifique destiné aux étudiants du 1er degré de Baccalauréat au dernier degré de Master, issus de sections économiques et non économiques.

Ce programme permet aux étudiants de se projeter dans la création d’une activité et d’en élaborer le plan d’affaires. Il génère le développement d’aptitudes telles l’esprit d’équipe, le sens des responsabilités, la créativité, la rigueur, la confiance en soi ou l’esprit d’initiative.

Votre contribution :

1. Partager votre expertise dans un domaine avec les étudiants de façon à les aider à franchir avec succès les étapes de leur projet: innovation, plan financier, stratégie marketing, analyse de la concurrence, statuts juridiques, site internet, propriété intellectuelle, économie durable….

Les étudiants attendent des conseils professionnels et outils basés sur votre propre expérience.

Temps à consacrer : 2 h00 pour un séminaire/ une conférence.

Période : à la carte, en cours d’année académique.

2. Participer, seul ou avec d’autres professionnels, à l’expertise des business plan. Vous travaillez avec l’enseignant et notre équipe et vous vérifiez, ensemble, que le projet est clairement défini, structuré et financièrement viable.

Temps à consacrer : minimum 2 h00 – maximum une demi-journée.

Période : à la carte, en cours d’année académique.

Prestation :

Plus ou moins  16 heures pour conseiller un groupe (4 réunion de deux heures) ;

Une demi-journée pour un séminaire / réunion d’experts / validation ;

Période : d’octobre à mai.

Programme Innovation Camp

 Cible : collèges et universités : 1 & 2ème Master)

Durant ces 24 heures de challenge, des équipes multidisciplinaires de 4 à 5 étudiants doivent, présenter et défendre devant un jury une solution, créative, innovante et durable, comme réponse à une réelle difficulté soumise par une société.

Le premier jour, chaque compagnie participante présente et commente son problème aux étudiants.

Après une session de question – réponse, les étudiants (conseillés par les experts) cherchent, trient, sélectionnent et enrichissent leurs idées.

 Votre contribution

Vous identifiez et définissez un challenge auquel votre société fait face (ou doit faire face).

Cela peut être un problème dans lequel vous n’avez pas trouvé de solutions satisfaisantes ou un projet en attente (manque de temps, de moyens …).

Après une session de question – réponse, vous conseillez les étudiants dans la recherche, le tri et la sélection de leurs idées.

Ensuite, ils réfléchissent sur la solution la plus pertinente et innovante.

Enfin, ils présentent « l’idée » aux sociétés qui composent le Jury de la demi-finale et de la finale

 Prestation :

Quelques heures consécutives pour définir le problème soumis aux étudiants ;

Une demi-journée du premier jour de l’Innovation Camp : présenter les problèmes, répondre aux questions et sélectionner les idées ;

Une demi-journée lors du deuxième jour de l’Innovation Camp en tant que jury de la demi-finale et de la finale.

Intéressé ?  Prenez contact avec  :

Céline Louis (0498 750 072)

Courriel : celine@lje.be

Inscrivez-vous : complétez le formulaire en ligne !

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Apprendre à apprendre Apprentissage des langues Connaissance enseignement secondaire Etudier efficacement Flashcards Jeunes Langues Logiciels Outils Pédagogie

Studyblue : créer ses flashcards en ligne

Vous devez mémoriser des flots de matière ?  Vous ne savez pas comment faire ?

Studyblue, une application pour créer vos flashcards en ligne peut vous aider !

Il y a quelques semaines, je vous avais dit tout le bien que je pense des « flashcards », ces fiches que l’on peut dessiner soi-même et utiliser pour mémoriser rapidement des quantités impressionnantes d’informations.

Je vous disais aussi comment les dessiner à la main.  J’ai une bonne nouvelle pour vous : plusieurs programmes et applications vous permettent de le faire en ligne ou via un programme téléchargeable sur votre PC.

Aujourd’hui, je vais vous parler de Studyblue, une application en ligne et sur iPhone.  Une autre bonne nouvelle : il existe une version de base gratuite qui permet de faire beaucoup de choses.  Une (moins bonne) nouvelle : elle est en anglais.  Voyons le bon côté des choses : c’est aussi l’occasion de réviser la langue de Shakespeare !

Une création facile et intuitive

Pour vous connecter sur Studyblue, le plus simple, c’est de vous « logger » via Facebook.

Ensuite, vous arrivez sur un écran d’accueil plutôt austère :

Ecran d’accueil

Vous avez le choix entre trois menus : Make (faire, créer), Find (trouver) ou Study (étudier).

Le premier menu vous permet de créer immédiatement de nouvelles flashcards.  Il vous conduit à un autre écran où vous pouvez composer vos cartes personnelles.

Ecran flashcards

La carte que vous êtes en train de créer figure au centre de l’écran.  Vous tapez le premier terme en haut et immédiatement, des suggestions – toutes en anglais – apparaissent à votre droite.  Ce sont des suggestions provenant de cartes similaires à la vôtre.  Cela peut être utile pour compléter vos définitions.

Une petite icone en forme de clip pour papier vous permet d’intégrer très simplement une image dans votre carte : soit en glissant une image depuis votre tableau de bord, soit en la chargeant depuis un répertoire de votre disque dur.

Vous créez la carte suivante en tapant sur la touche tab de votre clavier.

Lorsque votre jeu de cartes est terminé, vous le sauvegardez dans un répertoire :

Fenêtre de dialogue de sauvegarde

J’ai créé dans mon espace disponible, un répertoire « Anglais » dans lequel j’envisage de sauvegarder toutes mes applications dans cette langue.

Voici mon Backpack, c’est-à-dire mon espace de sauvegarde, dans lequel je retrouve mon répertoire « Anglais » et les deux jeux de vocabulaire que j’ai créés aujourd’hui afin de tester l’application.  Vous accédez à cet espace via le menu « Study » en page d’accueil.

Backpack ou espace de sauvegarde

L’application gratuite permet déjà de créer des jeux complexes.  Elle vous donne accès aussi à du contenu déjà créé par le menu Find où vous trouverez les jeux élaborés par d’autres.

Si vous êtes étudiants, vous pouvez ajouter votre école et votre classe et ainsi partager avec vos collègues les ressources que vous avez créées via StudyBlue.  Une boîte personnelle a été créée à vote nom grâce à laquelle vous pouvez aussi échanger des messages de type email.

Tarifs

Il existe deux versions payantes du logiciel : SB Go et SB PRO

Tarifs

La version Go – qui coûte un dollar par mois – vous enlève les pubs : franchement, elles ne sont pas trop dérangeantes.  Mais dans l’environnement scolaire, elles sont rarement les bienvenues…

La version PRO ajoute des Study Reminders, c’est-à-dire des rappels qui vous préviennent qu’il est temps de revoir telle ou telle matière.

Elle masque automatiquement les cartes que vous connaissez déjà ce qui vous économise des ressources mentales : vous vous fatiguez donc moins puisque vous ne revoyez pas inutilement des choses que vous connaissez déjà !

Pour les matheux, cette version comprend également un « éditeur d’équations » très utile pour revoir vos cours !

Vous pouvez également télécharger le contenu partagé et formater le texte de vos flashcards.

Mais la version gratuite offre déjà de nombreuses fonctions pour vous aider à réviser efficacement !

Et pour ceux qui ont un iPhone, il existe aussi une app gratuite téléchargeable depuis l’AppStore.  Une version Androïd est également disponible pour ceux qui travaillent sur une tablette.

C’est sur Studyblue.com !  Bon travail 😉

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Apprentissage des langues Langues Mind Mapping Modèles Outils Pédagogie

Modèle gratuit : le pronom démonstratif en français

Vous enseignez le français ?  Ou vous apprenez la langue de Molière ?

Voici un modèle gratuit qui va vous aider.  Le pronom démonstratif est plutôt compliqué en français.  Sauf lorsqu’il est expliqué de manière visuelle à l’aide d’une mindmap…

Ceci est un modèle gratuit : en cliquant sur l’image vous accédez au fichier PDF téléchargeable gratuitement.  Vous pouvez ensuite reproduire et utiliser cette carte heuristique aussi souvent que vous le souhaitez.  A condition de ne pas en faire un usage commercial.

Vous souhaitez vous aussi réaliser des mindmaps – ou cartes heuristiques : comme celles-ci ?  Vous voulez dessiner vos propres cartes et les utiliser en classe ou dans des actions de formation ?

Téléchargez le logiciel XMind gratuitement ici !

 

Bon travail  😉

Catégories
Apprendre à apprendre E-learning formation Langues Mind Mapping Orientation professionnelle Pédagogie

On site learning, e-learning, blended learning : quelques explications sur les modalités d’apprentissage

On vous a parlé – voire proposé – des formation en e-learning ou  en blended learning ?  Et vous vous demandez toujours de quoi il s’agit ?

Pas de panique : voici quelques explications et une mindmap pour éclaircir tout ça !

Derrière ces termes techniques se cachent des réalités très simples à comprendre.  Cette carte heuristique vous donne un aperçu des trois modes d’apprentissage que je vais aborder ensuite. (cliquez sur l’image pour l’agrandir.  Vous pouvez aussi  visionner la carte ici, sur le site du logiciel de mindmapping XMind.  Ceux (il y en a encore) qui n’ont pas le programme XMind, peuvent le télécharger ici).

Les modalités d’apprentissage

Trois grands modes d’apprentissage

Déjà, on peut commencer par traduire ces termes :

On site learning :

c’est la formation en classe ou en local commun.  C’est ce que vous avez connu depuis la maternelle :  tout le monde – formateur et apprenants –  est dans la même pièce et participe physiquement à la formation.  Cela peut-être plus ou moins directif ou participatif, mais tout le monde est physiquement présent.  C’est pourquoi ce terme à été traduit en français par formation en présentiel.

e-learning (ou encore online learning) :

ici, il s’agit d’apprentissage à distance, généralement via une plateforme d’e-learning, accessible par Internet.  Une plateforme est un ensemble de programmes, hébergés sur un serveur, et qui vous permettent de vous former à distance.  Vous pouvez donc apprendre des langues, le mindmapping, la photo, le secrétariat, la comptabilité, la cuisine asiatique, etc. sans bouger de votre fauteuil préféré.  On le traduit en français par les expressions apprentissage à distance, en ligne ou encore distanciel.

e-learning ou apprentissage à distance

Il existe plusieurs standards pour les plateformes d’e-learning, mais cet article ne se voulant pas trop technique, je citerai simplement quelques plateformes existantes : Moodle, Ganesha, Claroline

Il existe encore une différence fondamentale dans la façon d’organiser l’apprentissage à distance :

synchrone :

  • c’est-à-dire que le cours ou la formation est donné(e) à un moment précis (c’est le principe des webinars, séminaires en ligne). Tout le monde se connecte en même temps pour suivre une vidéo-conférence ou un chat, ou simplement des instructions en temps réel.

asynchrone :

  • ici, vous vous connectez quand vous le désirez et vous vous formez à votre rythme.  Vous effectuez vos exercices, vous lisez vos instructions, vous passez les tests quand cela vous convient.    C’est en grande partie de l’autoformation.

Ces deux modes d’apprentissage en ligne peuvent s’assortir d’e-tutorat : c’est-à-dire qu’un professeur ou un formateur peut vous suivre, vous encourager, vous donner un retour sur vos performances, corriger vos exercices et vous les renvoyer avec des commentaires, etc.  Exactement comme le ferait un professeur en présentiel, mais à distance.  Cela peut se faire par e-mail, par chat, par participation à des forums ou en vidéoconférence.

Synchrone ou asynchrone ?

Blended learning :

c’est un mélange des deux précédents.  Le formateur donne quelques cours en présentiel, mais les apprenants peuvent continuer à s’autoformer, à effectuer des exercices en ligne, à chatter entre eux ou à participer à des forums ou compléter des documents wiki…  Ces séquences en ligne peuvent être synchrones – tout le monde se connecte en même temps – ou asynchrones –  chacun apprend à son rythme – entre deux séances en présentiel…

C’est ce qu’on appelle l’apprentissage mixte.

Dans de prochains articles, nous explorerons ensemble les avantages et les inconvénients de chacun de ces sytèmes ainsi que les outils qu’on peut y utiliser.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !


Catégories
Chomage Recherche d'emploi Société

Le quai de Ouistreham – Florence Aubenas réussit son pari : nous plonger jusqu’au cou dans le quotidien des précaires

Pourquoi un livre « réalité » sur le quotidien des précaires devient-il un best-seller ?  Réponse, plus que convaincante, dans le dernier ouvrage de Florence Aubenas.

Phot. Kenji-Baptiste OIKAWA

Journaliste à Libération puis au Nouvel Observateur, la journaliste française née à Bruxelles en 1961 a connu une notoriété dont elle se serait bien passée en devenant l’otage, de janvier à juin 2005, de ravisseurs irakiens.

Elle était déjà l’auteur d’un livre aussi touchant que documenté sur l’affaire d’Outreau (La méprise – l’affaire d’Outreau, éditions du Seuil, 2005) et elle vient de signer un nouvel ouvrage unanimement salué par la critique : Quai de Ouistreham.

L’observatoire des médias ACRIMED, dans un de ces articles aussi sagaces que fouillés dont il est coutumier, analyse d’ailleurs ce succès médiatique, centré davantage sur la personne et le parcours de la journaliste que sur les vies anonymes qu’elle met au jour dans son enquête…

Mais précisément, quelles sont ces vies ?  Et que nous révèlent-elles de la situation des travailleurs précaires en 2009, en plein déploiement d’une crise économique sans précédent ?

Pour écrire ce livre, Florence Aubenas a pris un congé sans solde auprès de sa rédaction et a loué une chambre meublée à Caen.  Elle s’est mise  – comme elle le dit elle-même – non dans la peau, mais dans la situation de ces hommes et de ces femmes à la situation fragile, à l’avenir toujours plus incertain. Elle a livré, pendant ces six mois une enquête digne de celles conduites inlassablement par un autre journaliste d’investigation célèbre : Günter Walraff.

Elle décide de mener la vie d’une de ces femmes sans qualification, ni atouts professionnels et de s’arrêter le jour où on lui proposera un CDI.  Contrairement à Walraff, elle ne change pas de nom.  Elle se teint en blonde et s’invente une biographie banale : femme d’un garagiste qui l’a « entretenue » pendant 20 ans, elle se retrouve sans ressource au lendemain de la rupture et doit trouver rapidement une source de revenus.  Lorsqu’on s’étonne devant ce nom célèbre, elle prétexte l’homonymie et cela passe, personne – sauf une femme qui gardera le secret jusqu’au bout – ne s’empresse de reconnaître dans cette femme éprouvée une journaliste vedette d’un grand hebdomadaire français.

Ce que Florence Aubenas nous raconte dans cette enquête, ce ne sont pas des drames épouvantables, des ruptures grandioses ou des aventures grandguignolesques dignes de figurer chez un Zola du XXIe siècle.  Non.  C’est sans doute plus terrible encore.  Car ce qu’elle nous dévoile au long de ces pages prenantes, captivantes, ce sont des vies en miettes, des bouts d’existence qui s’effilochent et se racomodent au gré des petits boulots, de la débrouille et de l’espoir sans cesse contrarié d’un lendemain plus stable.

C’est d’abord la confrontation avec les agences d’interim, qui n’ont rien à proposer à quelqu’un qui ne peut prouver ni formation ni expérience.  C’est Pôle Emploi – la nouvelle dénomination des services du chômage en France suite à la Fusion de l’ANPE et des ASSEDIC – et son cortège de formalités, sa bureaucratie labyrinthique, ses conseillers dépassés par les exigences du chiffre, les obligations vides de sens faites aux demandeurs d’emploi de participer à des stages ou  des formations au contenu plus creux que leurs intitulés, aux séances d’information sans information, aux imprimantes systématiquement en panne…  Ce sont ces chômeurs désespérés qui s’abandonnent de plus en plus souvent à la violence envers le personnel.

C’est un bassin industriel sinistré par les crises et les délocalisations sucessives : Moulinex, dont les travailleuses formaient une sorte d’aristocratie ouvrière, la métallurgie dont les autorités locales n’ont de cesse de rayer les vestiges du paysage, Ouistreham dont le canal vers le port n’a jamais tenu les promesses de prospérité qu’il portait dès l’origine…

Ce sont surtout des hommes et des femmes qui déploient une énergie et une vitalité hors du commun pour mettre bout à bout des heures interminables de travail et de déplacements mal payés, sans jamais obtenir le rêve pourtant dérisoire qui les anime : un travail à temps plein.

Florence croise le destin de Victoria, une ancienne syndicaliste qui dévoile au détours de conversations chaleureuses le mépris dans lequel leurs compagnons de lutte masculin considéraient ces femmes de ménage.  Elle rencontre Philippe, dont l’oeil mort vaut quelques points aux employeurs qui souhaiteraient l’embaucher et qui accompagnera Florence tout au long de ses pérégrinations dans le Tracteur, une voiture essoufflée prêtée par une amie de Victoria.  Elle croise aussi Marilou, qui enchaîne chantier sur chantier dans une sarabande infernale de trajets et d’heures supplémentaires non payées.  Il y a Mauricette, qui tient d’une main de fer l’équipe de nettoyage du Ferry de Ouistreham.  Il y a Françoise qui, contre toute attente, sera celle qui lui proposera le CDI qui mettra fin à son enquête…  Et tant d’autres encore, que je ne veux pas dévoiler ici, tant ce livre se dévore comme le roman vrai de toute une classe de nouveaux travailleurs pauvres qui galèrent juste pour ne pas sombrer…

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : de la fragilisation d’une classe entière de travailleurs appauvri par le bouleversement des structures de l’emploi.  Georges Friedmann avait publiéen 1956 un ouvrage intitulé Le travail en miettes, devenu depuis un classique de la sociologie du travail, dans lequel il exposait l’atomisation du travail et la perte de sens qui en résultait pour les travailleurs.  En lisant le livre de Florence Aubenas, j’ai l’impression de découvrir des vies en miettes, dans lesquelles les protagonistes tentent désespérément de tisser en une trame cohérente une vie privée atomisée et une multitude d’expédients : petits boulots plus ou moins déclarés, contrats de quelques heures par semaines voire par jour, interim, remplacements, etc.  Tout cela sous la pression d’entreprises en concurrence féroce, aux exigences de plus en plus aigües face à la crise…  Ce qui nous est décrit là est moins l’épuisement par excès de travail – comme dans les romans du XIXe siècle – que par la recherche de possibilités de survie dans un monde du travail de moins en moins lisible.  Les normes ne sont plus respectées, y compris par les employés de Pôle Emploi, qui craignent une baisse des offres dans leur région et donc des sanctions.  Les évènements se succèdent comme autant d’éléments d’un destin non compris, non maîtrisé : les ouvrières se demandent si elles peuvent vraiment utiliser l’allocation spéciale qui leur a été versée.  Elles ne savent pas qui en est à l’origine : le gouvernement, les ASSEDICS, la caisse d’allocations familiales ?  S’agit-il d’une erreur ?  Va-t-on la leur réclamer ?

De même pour la crise.  Comment interpréter ce tremblement de terre économique ?  Est-ce naturel ?  Est-ce réel ?  Ou s’agit-il d’une Nième ruse des patrons ou du gouvernements pour payer les ouvriers moins chers ?

Au travers du livre de Florence Aubenas, ce qui me frappe, c’est la généralisation ce que Robert Castel appelait la désaffiliation.  On n’est pas totalement exclu de la société, on y survit tant bien que mal.  Mais on n’en comprend plus les mécanismes de base, on ne s’y sent plus partie prenante.  On n’y perçoit plus sa place. Et donc on en subit les mouvements en tentant d’y surnager.

Dans les ouvrage de Robert Castel, ce sont des personnes exclues du monde du travail qui connaissaient ce phénomène.  Ici, c’est une nouvelle classe de travailleurs pauvres qui en fait l’expérience.  Personnellement, je trouve cela plutôt inquiétant.  Car comment continuer à faire société avec des personnes dont la vie atomisée ne se rattache plus que sporadiquement à la vie sociale ?  Bien qu’elles contribuent, par leur travail précaire et socialement non reconnu, à la prospérité de cette même société ?