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Comparatif : cinq applications et logiciels de mindmapping collaboratif

Les entreprises s’intéressent de plus en plus aux outils collaboratifs.  Qu’en est-il du mindmapping ?  Voici un comparatif de cinq logiciels de mindmapping collaboratif en ligne.

 

 

Les entreprises et institutions de toutes tailles s’intéressent de plus en plus aux outils collaboratifs.  Des outils qui permettent, souvent à coût réduit, de collaborer à distance, en temps réel ou différé.

Il existe aujourd’hui des dizaines d’outils collaboratifs pour répondre à une pléiade de situations différentes.

Qu’en est-il du mindmapping ?

 Mindmapping, des outils collaboratifs très différents

J’ai analysé pour vous cinq logiciels de mindmapping qui se disent « collaboratifs ».  J’ai comparé leurs caractéristiques et leurs fonctionnalités et je les ai résumées dans quelques infographies que j’ai réalisées avec Infogr.am.

Cinq logiciels de mindmapping collaboratif

Ces cinq logiciels et applications sont :

  • Mindmeister : une application en ligne développée par la société allemande Meisterlabs
  • Mindomo : une application en ligne crée par une PME roumaine
  • Wisemapping : une application en ligne, gratuite et open source qui nous vient d’Argentine
  • Mind42 : une application gratuite dont le nom est un hommage à l’oeuvre de Douglas Adams
  • Mindmup : une application en ligne, freemium et qui évolue bien

Je n’ai pas tenu compte de Framindmap dans mon comparatif pour la bonne raison que cette application a été transformée récemment.  Le groupe d’éducateurs derrière Framindmap a abandonné son propre projet pour adapter une version « maison » du logiciel open source Wisemapping.   Les conclusions qui s’appliquent à Wisemapping dans le présent article s’appliquent donc également à Framindmap.

1. Collaboration : temps réel ou temps différé

Pour les outils collaboratifs, il existe deux modes de temporalité :

  • le temps réel (ou synchrone) : tout le monde peut travailler en même temps sur la même mindmap
  • le temps différé (ou asynchrone) : on travaille sur la même mindmap, mais pas en même temps
Temps de la collaboration

La table ci-dessus synthétise mes observations à ce propos.  Mindmeister, Mindomo, Mind42 et Mindmup permettent réellement de travailler en temps réel ET en temps différé, tandis que Wisemapping ne permet de travailler qu’en temps différé.

Vous pouvez donc inviter une ou plusieurs personnes à travailler sur la même carte, mais pas en même temps.

La plupart des logiciels gratuits (ou freemium) offre donc la même fonctionnalité que les logiciels propriétaires.

Tous ces logiciels offrent un partage de carte intégré, sans faire appel à une plateforme extérieure, sauf Mindmup qui utilise Google Drive (c’est aussi le système qu’utilise Mindmaple).

2. Intégration : des différences notables entre les « gratuits » et les payants

La différence la plus notable entre les logiciels gratuits et les logiciels propriétaires tient sans doute dans leurs capacités d’intégration.

Voyez l’infographie suivante :

Facultés d’intégration des logiciels de mindmapping collaboratif

Tous les logiciels, sans exception, intègrent des images ou des pictogrammes.  Tous proposent des notes écrites, intégrables dans les branches (ou sous-sujets).  Tous ces logiciels proposent également l’intégration d’hyperliens dans les mindmaps.  Ce qui permet aussi de lier une carte principale à une carte secondaire.

Pour ce qui est de l’intégration de tâches – pour la gestion de projet, par exemple – seul Wisemapping ne la propose pas.

Des limitations très gênantes dans les logiciels gratuits

Par contre, seuls les deux logiciels propriétaires, Mindmeister et Mindomo offrent des notes audio : vous pouvez donc enregistrer votre voix et attacher cet enregistrement dans un sous-sujet de votre carte mentale.  C’est très pratique pour étudier ou pour communiquer avec vos collègues dans une carte collaborative.

Seuls Mindmeister et Mindomo proposent l’intégration de vidéos jouables dans les mindmaps.  Les logiciels gratuits ignorent cette fonction.

Plus grave : ils ne proposent pas d’attachement de documents.  Probablement pour des questions de coût de stockage.  On peut toutefois ajouter un hyperlien à la carte mentale qui renvoie vers un répertoire Dropbox ou Google Drive.  Mais on ne peut donner un accès direct aux documents dans la mindmap proprement dite.

Seuls Mindomo et Mindmeister proposent la possibilité d’ajouter des commentaires sur une carte.  C’est extrêmement pratique pour le travail collaboratif, qu’il s’agisse de gestion de projet ou d’étudier en groupe.

Par contre, seul Mindmup propose une fonction « Mesures » intéressante sur laquelle je reviendrai dans un prochain article.

3. Portabilité des logiciels de mindmapping collaboratif

Les logiciels collaboratifs devraient pouvoir travailler sur un maximum de périphériques différents afin de connecter des personnes d’horizons différents.

On s’attend donc à ce que les logiciels de mindmapping collaboratifs travaillent sur un maximum de plateformes.

Qu’en est-il exactement ?

Sur quels périphériques travaillent-ils ?

En matière de portabilité aussi, la différence est reine

Ils travaillent tous en ligne : c’est normal, c’est leur base de départ.  Mais seul Mindomo propose une version de bureau à la fois pour Mac, Windows et Linux.  Mindmeister propose de travailler off-line, mais toujours sur base du navigateur.  Le contenu est synchronisé lorsque l’ordinateur est de nouveau connecté.

Les tablettes Android sont un peu mieux loties, puisque Mindmeister et Mindomo proposent une version complète tandis que Mind42 propose Neuronal Mind42, une version allégée de l’application en ligne.

Seuls Mindmeister, Mindomo et Mindmup ont une application pour iPad.  Et seuls Mindomo et Mindmup proposent une version pour l’iPhone.  Il est vrai que l’écran réduit ne permet pas de travailler longtemps sur une carte mentale.

Aucun des éditeurs de logiciels retenus pour ce comparatif ne propose une application pour les tablettes Windows.

Enfin, seul Mindmeister propose une application pour l’Apple Watch : son Geisterblitz, l’application de bonnes idées.

4. Compatibilité des logiciels de mindmapping collaboratif

Ces applications de mindmapping collaboratif sont-elles compatibles avec l’ensemble des standards du marché ? J’ai distingué cette compatibilité sous deux angles :

  • l’importation de fichiers de différents formats
  • l’exportation vers des fichiers de différents formats

Et voici ce que ça donne :

Compatibilité : importations

Importations depuis les autres logiciels de mindmapping

Le format Freemind, c’est confirmé, s’impose comme le format d’échange entre les logiciels de mindmapping.  Tous, sauf Mindmup, peuvent l’importer.

XMInd, un des logiciels de mindmapping les plus populaires du moment, peut être importé par Mindmeister, Mindomo et Mindmup.

Les formats Mindmup et Wisemapping ne sont importés que par eux-mêmes : c’est-à-dire que la version fichier de vos cartes mentales peuvent être téléchargée en ligne ou stockée sur un périphérique.

Mindjet est pris en charge par Mindmeister et Mindomo.  Bubbl.us n’est importé que par Wisemapping.  Tandis que l’OPML, pourtant un format d’échange intéressant, n’est importé que par Mindomo…

Et le format texte n’est transformé en mindmap que par Mindmeister et Mindomo.

Peut franchement mieux faire, en termes d’importation…

Exportation vers d’autres logiciels de mindmapping

C’est assez consternant !

Seul Mindomo exporte vers Mindomo, Mindmeister vers Mindmeister, etc.

Freemind est le seul format vers lequel tous les logiciels de ce comparatif exportent directement !

Mindjet est exporté par tout le monde sauf par Mindmup.  Seuls Mindmeister, Mindomo et Mind42 exportent vers le format OPML.

Quand les éditeurs de mindmapping écouteront-ils les utilisateurs ?  Ca fait des années que nous demandons des passerelles entre les logiciels et que nous nous heurtons à un mur !

Formats d’exportation

Exportation vers des logiciels de productivité ou autres formats

Ceux qui ont la cote, ce sont les fichiers texte (Word et PDF) et les fichiers images : tous les logiciels de mindmapping de ce comparatif exportent vers ces formats.

Par contre, seuls Mindmeister et Mindomo exportent vers Powerpoint.  Mindomo, Mindmeister et Wisemapping exportent vers le format Excel.

Mind42 ignore superbement le format HTML.  Après tout, ce n’est jamais que le langage de base de tout site web…

En parlant de site web, seuls Mindmeister, Mindomo et Mindmup prévoient l’intégration d’une carte mentale dans un site web (embed).

Le format SVG (image scalaire) est proposé uniquement par Wisemapping tandis que Microsoft Project n’est exporté que par Mindomo.

Seuls Mindomo et Mindmeister proposent l’export de groupes de diapositives au format zip (bundle).

Et enfin, Mindmup est le seul logiciel de la série à proposer des calculs dans les sous-sujets avec l’option « Mesures » exportables sous forme de tabs séparées par des virgules (csv).

5.  Présentation, Gestion de projet, classe virtuelle, et autres extensions

En plus des fonctions de minmdapping, de nombreux logiciels proposent des services complémentaires.  Ce que, dans mon infographie et dans cet article, j’ai appelé des « extensions ».

Fonctionnalités complémentaires

Seuls Mindomo et Mindmeister proposent un module de présentation.  Dans les deux cas, une combinaison de diapositives (slides) et de mouvements qui rappellent un peu Prezi.  Ce sont les deux seuls aussi qui proposent une interface de gestion de projet.  Dans le cas de Mindomo, elle est intégrée au logiciel, dans celui de Mindmeister, il s’agit d’une application externe, Meistertask.

Seuls Mindmeister et Mindomo offrent des solutions pour conserver ses bonnes idées : Geistesblitz pour Mindmeister, Ideagrabber pour Mindomo.

Google Drive et Dropbox peuvent être liés à vos comptes Mindmeister, Mindomo et Mindmup.  Seuls Mindomo et Mindmeister travaillent avec Evernote.

Et enfin, seul Mindomo propose des « widgets », des extensions pour Chrome, Firefox et Safari, qui permettent d’envoyer directement des liens, des images et du texte vers l’application.  Un bon moyen d’organiser sa veille.

6. Conclusions

Les logiciels en ligne gratuits et open source évoluent bien.  Comme les logiciels propriétaires, ils ont su tirer parti du potentiel offert par le HTML5 pour enrichir leur palette graphique et inclure de nouvelles fonctionnalités.

Pour autant, le fossé est toujours assez large avec les logiciels propriétaires quand il s’agit de fonctions plus avancées.  Fonctions qui correspondent toutefois à de nombreux besoins des entreprises que les éditeurs de logiciels professionnels connaissent relativement bien.  Pour la gestion de projets, Mindmeister reste un must, surtout associé à Meistertask.  Quand à l’interface Mindomo School, je l’utilise de façon quasi-quotidienne pour des classes en ligne aussi bien que pour du coaching à distance.

Les logiciels gratuits constituent donc une bonne introduction au logiciel collaboratif et leur aspect gratuit est plus qu’apprécié dans les milieux éducatifs toujours à cours de liquidités.

Mais s’ils ne se dotent pas rapidement de versions mobiles (applications iOS et Androïd) ils risquent bien de se retrouver hors course.  Le web mobile représentait 24 % du trafic en 2013, mais 30 % en 2014.  Cette part mobile ne fera qu’augmenter dans les toutes prochaines années.

Les logiciels propriétaires, eux, feraient bien d’écouter davantage leurs usagers qui leur réclament plus de passerelles entre les logiciels et les applications.  J’ai arrêté d’utiliser Mindmaple, pourtant un logiciel intuitif et très élégant.  Pourquoi ?  Parce qu’il n’était compatible avec aucun autre logiciel de mindmapping !

Windows et Apple se sont livrés à une guerre de forteresses pendant des années avant de comprendre l’intérêt de l’ouverture et des échanges.   Faudra-t-il que nous boycottions nos logiciels préférés pour que leurs éditeurs nous entendent ?

 

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Critique livre

Managez avec le Concept Mapping, de Pierre Mongin !

Managez avec le Concept Mapping : chaque manager devrait accorder à ce livre de Pierre Mongin une place de choix dans sa bibliothèque personnelle. Un livre qui tient beaucoup plus que ce que promet son titre.

C’est toujours une grande joie de tenir entre ses mains un livre intelligent : c’est le cas avec le dernier-né de Pierre Mongin : Managez avec le concept mapping.

Je vous ai déjà parlé de cet auteur prolifique et de son ouvrage Mieux s’organiser, La stratégie du Post-it et du kanban personnel : et je vous en disais le plus grand bien.

Je ne peux que réitérer avec celui-ci : c’est un excellent guide pour qui s’intéresse aux cartes conceptuelles et à leur utilisation tant dans la vie de tous les jours qu’en entreprise ou à l’école.

Managez avec le Concept Mapping, un livre essentiel sur les cartes conceptuelles

 Pierre Mongin n’est pas un inconnu dans le monde de la pensée visuelle.  Pionnier des cartes mentales en France, auteur et co-auteur de nombreux ouvrages, il était également un des intervenants du colloque Apprendre tout au long de la vie avec le Mind Mapping que j’ai co-organisé avec Fabienne De Broeck d’Optimind.

Son dernier ouvrage, Managez avec le Concept Mapping – Du Mind Mapping aux cartes conceptuelles est sans aucun doute un livre-pivot pour tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à cette discipline mal connue de la pensée visuelle.

Pour rappel, le concept mapping ou carte conceptuelle, se distingue par plusieurs points du mindmapping ou carte mentale ou encore carte heuristique.   Alors que la carte mentale ou mindmap part toujours d’une idée centrale, la concept map ou carte conceptuelle part de n’importe quel point de la page.  L’idée ici est d’illustrer toutes les relations entre différents concepts.

Les cartes conceptuelles forment une partie importante de la pensée visuelle.  Elles sont idéales pour retracer les différentes étapes d’un parcours ou d’un processus.  Ou encore pour illustrer les différentes composantes d’un tout.  Voici un exemple réalisé avec l’outil gratuit CmapTools que Pierre Mongin présente abondamment dans son livre.

Carte conceptuelle CmapTools

Managez avec le Concept Mapping :

Un livre structuré en deux grandes parties sur les cartes conceptuelles

Le livre de Pierre Mongin s’articule en deux grandes parties et neuf chapitres.

1. Les cartes conceptuelles pour les débutants

Les quatre premiers chapitres du livre s’adressent aux débutants, à ceux qui n’ont jamais entendu parler de concept mapping et qui souhaitent découvrir cette discipline

Chapitre 1 : pourquoi les cartes conceptuelles

L’auteur y donne une définition, les besoins couverts, les origines de la carte conceptuelle et ce qui la différencie de la mindmap ou carte mentale ou encore carte heuristique.

Chapitre 2 : comment créer une carte conceptuelle ?

Pierre Mongin nous invite à découvrir comment créer une concept map d’abord à la main, ensuite avec l’ordinateur.

Chapitre 3 : Les 4 C : Capturer – Classer – Configurer – Communiquer

Nous apprenons comment construire une carte conceptuelle en respectant les 4 étapes :

  • Capturer, c’est-à-dire, collecter les données qui nous proviennent de sources différentes : emails, conversations, lectures, réunions, veille, etc.
  • Classer ces informations selon un ordre chronologique, alphabétique, par hiérarchie de catégories, etc.
  • Configurer la carte : choisir un arrière-plan, des couleurs, des formes, des polices de caractères pour les nœuds des cartes.
  • Communiquer : utiliser le module de présentation en diapositives, rédiger un compte-rendu linéaire ou la documentation d’un projet, etc.
Chapitre 4 : communiquer

Dans ce chapitre, Pierre Mongin nous explique comment utiliser le concepteur de diapositives de CMapTools et comment prendre des vues (snapshots) des diapositives.

2. Approfondissement et perfectionnement des cartes conceptuelles

Chapitre 5 : Collaborer

L’auteur y aborde les thèmes du brainstorming et du brainwriting : façons de stimuler son cerveau pour créer de nouveaux concepts. Il y expose aussi le fait que les cartes conceptuelles sont des « objets-frontières« , partagés entre « une unité et un terrain d’échanges flexibles entre des groupes différents » (p. 97). Il explique enfin comment animer une réunion.

Chapitre 6 : du monde mental au monde visuel

« Comprendre, c’est percevoir des modèles. La visualisation traduit la complexité du travail en un modèle que chacun peut assimiler« .

La puissance de la pensée visuelle – et donc, des cartes conceptuelles – c’est de visualiser les relations entre concepts qui ne sont qu’implicites dans un texte rédigé de manière linéaire.

De ce fait, les représentations graphiques « engagent » davantage les acteurs. Pierre Mongin nous propose une série de modèles tels que le business model, la carte à bulles, la carte de flux, etc.

Chapitre 7 : des entreprises visuelles, numériques et collaboratives

Vous pouvez cartographier votre entreprise en utilisant des modèles comme la matrice de Porter, afin de visualiser les flux d’information. Mais aussi, cartographier un process de qualité ou les connaissances de vos collaborateurs.

Chapitre 8 : Quatre exemples concrets de politique publique

L’auteur nous présente quatre cas concrets d’utilisation de la carte conceptuelle dans le cadre de politiques publiques.  Il commence par la réorganisation d’une mairie parisienne ; il illustre l’exemple dun diagnostic de territoire, aborde la résolution de conflits et termine par l’analyse de l’éco-système des Comores.

Chapitre 9 : enseigner et apprendre avec les cartes conceptuelles

L’ouvrage se termine par un chapitre très important sur l’enseignement et l’apprentissage.  Pierre Mongin y repasse en revue – de manière visuelle, bien sûr – quelques concepts-clés de l’éducation : le connectivisme, les niveaux d’acquisition de la connaissance, etc.

Mais surtout, il offre des exemples pratiques et des modèles de cartes concptuelles pour enseigner ou étudier.

Conclusion

Pour conclure cet article, je pense que cet ouvrage fera date : c’est non seulement un excellent livre d’introduction aux cartes conceptuelles, mais aussi un guide pratique pour tous ceux qui s’intéressent à la pensée visuelle.  Une fois de plus – c’est récurrent chez Pierre Mongin – le livre tient plus que ce que le titre promet : car il s’adresse non pas seulement aux managers, mais à tous les utilisateurs potentiels de cartes concptuelles, c’est-à-dire nous tous.

Un livre à mettre entre toutes les mains.  D’urgence !

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