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Image interactive : quels outils utiliser ?

L’image interactive est un média très apprécié tant des élèves que des enseignants. Mais avec quels outils la réaliser et la diffuser auprès de vos apprenants ? Voici quelques conseils et quelques propositions d’outils pour vous aider.

L’image interactive est un support pédagogique aussi simple qu’efficace : une image de fond présente des points ou des zones sur lesquelles l’apprenant clique pour :

  • afficher une information textuelle
  • faire surgir une autre image
  • faire jouer un enregistrement audio ou un podcast
  • déclencher le démarrage d’une vidéo
  • ouvrir une visite virtuelle à 360°
  • donner accès à un dispositif immersif (vidéo 3D, réalité virtuelle ou augmentée)
  • etc.

Et donc, à partir d’une image de fond, on peut explorer d’autres médias liés à la même thématique. Vous pouvez également intégrer ce type d’image dans un parcours en ligne (plateforme d’apprentissage virtuel ou escape game, par exemple).

3 outils pour créer une image interactive

Je vous propose d’explorer ici 4 outils différents pour créer une image interactive :

  • Thinglink
  • Genially
  • Interactiv-img

Comparatif d’outils de création d’image interactive

L’image suivante reprend les caractéristiques des 3 applications :

Un comparatif pour tout saisir d’un coup d’œil

Thinglink

À tout seigneur tout honneur : Thinglink est l’un des premiers, sinon le premier à avoir proposé un outil de création d’image interactive.

Thinglink s’associe désormais à Canva pour créer directement des images interactives à partir des outils Canva intégrés dans l’interface :

Canva intégré dans Thinglink

Et voici une image interactive, très simple, créée avec Thinglink et Canva. Cliquez sur le bouton Play au milieu de l’image pour entendre le commentaire audio :

Si vous êtes enseignant, le compte Éducation gratuit de Thinglink vous permet de partager vos ressources. Sinon, vous devrez passer à la version payante pour pouvoir diffuser vos productions.

Lien vers Thinglink.

Genially

Genially est un site web qui propose des dizaines de modèles utiles pour créer des supports pédagogiques.

Dans ces modèles, vous trouverez aussi des exemples d’image interactive. Ici aussi, vous pouvez intégrer facilement des médias externes ou des étiquettes de texte à l’aide de boutons ou de zones cliquables.

Voici un exemple que j’ai créé pour expliquer les menus et commandes Zoom pour ma formation Concevez et animez votre classe virtuelle.

Lien vers Genially.

Interactiv-img

Contrairement aux autres sites présentés dans cet article, Interactiv-img ne fait que cela : créer des images interactives. Mais il le fait plutôt bien. La prise en main est très intuitive. La version gratuite permet de créer jusqu’à 5 images gratuites. La version payante vous coûtera 4 dollars par mois.

L’image ci-dessous présente l’équipe fictive d’une startup tout aussi imaginaire :

Dans la troisième étiquette, j’ai pu intégrer une vidéo Viméo (sur l’utilisation du code iFrame, si vous n’êtes pas familier, jetez-y un coup d’œil).

L’image, quant à elle, a été créée avec Canva for Work, la version payante de l’appli de design.

Lien vers interacti-img.

Quel outil allez-vous privilégier ?

Ces trois outils sont des freemiums. Aucun n’est libre ou open source.

Ils offrent des degrés divers de sophistication. Le tandem Canva-Thinglink est le plus riche en possibilités. Si vous utilisez Canva for Education, vous serez sans doute tenté d’utiliser cette combinaison.

Genially offre également une application intuitive, qui permet de réaliser assez rapidement (avec un peu de pratique) des images enrichies très utiles pour vos cours.

Interactiv-img me paraît l’application la plus limitée, surtout dans sa version gratuite.

Je vous laisse vous faire votre propre opinion : n’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires 😉

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Logiciels

Comparatif : cinq applications et logiciels de mindmapping collaboratif

Les entreprises s’intéressent de plus en plus aux outils collaboratifs.  Qu’en est-il du mindmapping ?  Voici un comparatif de cinq logiciels de mindmapping collaboratif en ligne.

 

 

Les entreprises et institutions de toutes tailles s’intéressent de plus en plus aux outils collaboratifs.  Des outils qui permettent, souvent à coût réduit, de collaborer à distance, en temps réel ou différé.

Il existe aujourd’hui des dizaines d’outils collaboratifs pour répondre à une pléiade de situations différentes.

Qu’en est-il du mindmapping ?

 Mindmapping, des outils collaboratifs très différents

J’ai analysé pour vous cinq logiciels de mindmapping qui se disent « collaboratifs ».  J’ai comparé leurs caractéristiques et leurs fonctionnalités et je les ai résumées dans quelques infographies que j’ai réalisées avec Infogr.am.

Cinq logiciels de mindmapping collaboratif

Ces cinq logiciels et applications sont :

  • Mindmeister : une application en ligne développée par la société allemande Meisterlabs
  • Mindomo : une application en ligne crée par une PME roumaine
  • Wisemapping : une application en ligne, gratuite et open source qui nous vient d’Argentine
  • Mind42 : une application gratuite dont le nom est un hommage à l’oeuvre de Douglas Adams
  • Mindmup : une application en ligne, freemium et qui évolue bien

Je n’ai pas tenu compte de Framindmap dans mon comparatif pour la bonne raison que cette application a été transformée récemment.  Le groupe d’éducateurs derrière Framindmap a abandonné son propre projet pour adapter une version « maison » du logiciel open source Wisemapping.   Les conclusions qui s’appliquent à Wisemapping dans le présent article s’appliquent donc également à Framindmap.

1. Collaboration : temps réel ou temps différé

Pour les outils collaboratifs, il existe deux modes de temporalité :

  • le temps réel (ou synchrone) : tout le monde peut travailler en même temps sur la même mindmap
  • le temps différé (ou asynchrone) : on travaille sur la même mindmap, mais pas en même temps
Temps de la collaboration

La table ci-dessus synthétise mes observations à ce propos.  Mindmeister, Mindomo, Mind42 et Mindmup permettent réellement de travailler en temps réel ET en temps différé, tandis que Wisemapping ne permet de travailler qu’en temps différé.

Vous pouvez donc inviter une ou plusieurs personnes à travailler sur la même carte, mais pas en même temps.

La plupart des logiciels gratuits (ou freemium) offre donc la même fonctionnalité que les logiciels propriétaires.

Tous ces logiciels offrent un partage de carte intégré, sans faire appel à une plateforme extérieure, sauf Mindmup qui utilise Google Drive (c’est aussi le système qu’utilise Mindmaple).

2. Intégration : des différences notables entre les « gratuits » et les payants

La différence la plus notable entre les logiciels gratuits et les logiciels propriétaires tient sans doute dans leurs capacités d’intégration.

Voyez l’infographie suivante :

Facultés d’intégration des logiciels de mindmapping collaboratif

Tous les logiciels, sans exception, intègrent des images ou des pictogrammes.  Tous proposent des notes écrites, intégrables dans les branches (ou sous-sujets).  Tous ces logiciels proposent également l’intégration d’hyperliens dans les mindmaps.  Ce qui permet aussi de lier une carte principale à une carte secondaire.

Pour ce qui est de l’intégration de tâches – pour la gestion de projet, par exemple – seul Wisemapping ne la propose pas.

Des limitations très gênantes dans les logiciels gratuits

Par contre, seuls les deux logiciels propriétaires, Mindmeister et Mindomo offrent des notes audio : vous pouvez donc enregistrer votre voix et attacher cet enregistrement dans un sous-sujet de votre carte mentale.  C’est très pratique pour étudier ou pour communiquer avec vos collègues dans une carte collaborative.

Seuls Mindmeister et Mindomo proposent l’intégration de vidéos jouables dans les mindmaps.  Les logiciels gratuits ignorent cette fonction.

Plus grave : ils ne proposent pas d’attachement de documents.  Probablement pour des questions de coût de stockage.  On peut toutefois ajouter un hyperlien à la carte mentale qui renvoie vers un répertoire Dropbox ou Google Drive.  Mais on ne peut donner un accès direct aux documents dans la mindmap proprement dite.

Seuls Mindomo et Mindmeister proposent la possibilité d’ajouter des commentaires sur une carte.  C’est extrêmement pratique pour le travail collaboratif, qu’il s’agisse de gestion de projet ou d’étudier en groupe.

Par contre, seul Mindmup propose une fonction « Mesures » intéressante sur laquelle je reviendrai dans un prochain article.

3. Portabilité des logiciels de mindmapping collaboratif

Les logiciels collaboratifs devraient pouvoir travailler sur un maximum de périphériques différents afin de connecter des personnes d’horizons différents.

On s’attend donc à ce que les logiciels de mindmapping collaboratifs travaillent sur un maximum de plateformes.

Qu’en est-il exactement ?

Sur quels périphériques travaillent-ils ?

En matière de portabilité aussi, la différence est reine

Ils travaillent tous en ligne : c’est normal, c’est leur base de départ.  Mais seul Mindomo propose une version de bureau à la fois pour Mac, Windows et Linux.  Mindmeister propose de travailler off-line, mais toujours sur base du navigateur.  Le contenu est synchronisé lorsque l’ordinateur est de nouveau connecté.

Les tablettes Android sont un peu mieux loties, puisque Mindmeister et Mindomo proposent une version complète tandis que Mind42 propose Neuronal Mind42, une version allégée de l’application en ligne.

Seuls Mindmeister, Mindomo et Mindmup ont une application pour iPad.  Et seuls Mindomo et Mindmup proposent une version pour l’iPhone.  Il est vrai que l’écran réduit ne permet pas de travailler longtemps sur une carte mentale.

Aucun des éditeurs de logiciels retenus pour ce comparatif ne propose une application pour les tablettes Windows.

Enfin, seul Mindmeister propose une application pour l’Apple Watch : son Geisterblitz, l’application de bonnes idées.

4. Compatibilité des logiciels de mindmapping collaboratif

Ces applications de mindmapping collaboratif sont-elles compatibles avec l’ensemble des standards du marché ? J’ai distingué cette compatibilité sous deux angles :

  • l’importation de fichiers de différents formats
  • l’exportation vers des fichiers de différents formats

Et voici ce que ça donne :

Compatibilité : importations

Importations depuis les autres logiciels de mindmapping

Le format Freemind, c’est confirmé, s’impose comme le format d’échange entre les logiciels de mindmapping.  Tous, sauf Mindmup, peuvent l’importer.

XMInd, un des logiciels de mindmapping les plus populaires du moment, peut être importé par Mindmeister, Mindomo et Mindmup.

Les formats Mindmup et Wisemapping ne sont importés que par eux-mêmes : c’est-à-dire que la version fichier de vos cartes mentales peuvent être téléchargée en ligne ou stockée sur un périphérique.

Mindjet est pris en charge par Mindmeister et Mindomo.  Bubbl.us n’est importé que par Wisemapping.  Tandis que l’OPML, pourtant un format d’échange intéressant, n’est importé que par Mindomo…

Et le format texte n’est transformé en mindmap que par Mindmeister et Mindomo.

Peut franchement mieux faire, en termes d’importation…

Exportation vers d’autres logiciels de mindmapping

C’est assez consternant !

Seul Mindomo exporte vers Mindomo, Mindmeister vers Mindmeister, etc.

Freemind est le seul format vers lequel tous les logiciels de ce comparatif exportent directement !

Mindjet est exporté par tout le monde sauf par Mindmup.  Seuls Mindmeister, Mindomo et Mind42 exportent vers le format OPML.

Quand les éditeurs de mindmapping écouteront-ils les utilisateurs ?  Ca fait des années que nous demandons des passerelles entre les logiciels et que nous nous heurtons à un mur !

Formats d’exportation

Exportation vers des logiciels de productivité ou autres formats

Ceux qui ont la cote, ce sont les fichiers texte (Word et PDF) et les fichiers images : tous les logiciels de mindmapping de ce comparatif exportent vers ces formats.

Par contre, seuls Mindmeister et Mindomo exportent vers Powerpoint.  Mindomo, Mindmeister et Wisemapping exportent vers le format Excel.

Mind42 ignore superbement le format HTML.  Après tout, ce n’est jamais que le langage de base de tout site web…

En parlant de site web, seuls Mindmeister, Mindomo et Mindmup prévoient l’intégration d’une carte mentale dans un site web (embed).

Le format SVG (image scalaire) est proposé uniquement par Wisemapping tandis que Microsoft Project n’est exporté que par Mindomo.

Seuls Mindomo et Mindmeister proposent l’export de groupes de diapositives au format zip (bundle).

Et enfin, Mindmup est le seul logiciel de la série à proposer des calculs dans les sous-sujets avec l’option « Mesures » exportables sous forme de tabs séparées par des virgules (csv).

5.  Présentation, Gestion de projet, classe virtuelle, et autres extensions

En plus des fonctions de minmdapping, de nombreux logiciels proposent des services complémentaires.  Ce que, dans mon infographie et dans cet article, j’ai appelé des « extensions ».

Fonctionnalités complémentaires

Seuls Mindomo et Mindmeister proposent un module de présentation.  Dans les deux cas, une combinaison de diapositives (slides) et de mouvements qui rappellent un peu Prezi.  Ce sont les deux seuls aussi qui proposent une interface de gestion de projet.  Dans le cas de Mindomo, elle est intégrée au logiciel, dans celui de Mindmeister, il s’agit d’une application externe, Meistertask.

Seuls Mindmeister et Mindomo offrent des solutions pour conserver ses bonnes idées : Geistesblitz pour Mindmeister, Ideagrabber pour Mindomo.

Google Drive et Dropbox peuvent être liés à vos comptes Mindmeister, Mindomo et Mindmup.  Seuls Mindomo et Mindmeister travaillent avec Evernote.

Et enfin, seul Mindomo propose des « widgets », des extensions pour Chrome, Firefox et Safari, qui permettent d’envoyer directement des liens, des images et du texte vers l’application.  Un bon moyen d’organiser sa veille.

6. Conclusions

Les logiciels en ligne gratuits et open source évoluent bien.  Comme les logiciels propriétaires, ils ont su tirer parti du potentiel offert par le HTML5 pour enrichir leur palette graphique et inclure de nouvelles fonctionnalités.

Pour autant, le fossé est toujours assez large avec les logiciels propriétaires quand il s’agit de fonctions plus avancées.  Fonctions qui correspondent toutefois à de nombreux besoins des entreprises que les éditeurs de logiciels professionnels connaissent relativement bien.  Pour la gestion de projets, Mindmeister reste un must, surtout associé à Meistertask.  Quand à l’interface Mindomo School, je l’utilise de façon quasi-quotidienne pour des classes en ligne aussi bien que pour du coaching à distance.

Les logiciels gratuits constituent donc une bonne introduction au logiciel collaboratif et leur aspect gratuit est plus qu’apprécié dans les milieux éducatifs toujours à cours de liquidités.

Mais s’ils ne se dotent pas rapidement de versions mobiles (applications iOS et Androïd) ils risquent bien de se retrouver hors course.  Le web mobile représentait 24 % du trafic en 2013, mais 30 % en 2014.  Cette part mobile ne fera qu’augmenter dans les toutes prochaines années.

Les logiciels propriétaires, eux, feraient bien d’écouter davantage leurs usagers qui leur réclament plus de passerelles entre les logiciels et les applications.  J’ai arrêté d’utiliser Mindmaple, pourtant un logiciel intuitif et très élégant.  Pourquoi ?  Parce qu’il n’était compatible avec aucun autre logiciel de mindmapping !

Windows et Apple se sont livrés à une guerre de forteresses pendant des années avant de comprendre l’intérêt de l’ouverture et des échanges.   Faudra-t-il que nous boycottions nos logiciels préférés pour que leurs éditeurs nous entendent ?

 

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Europe formation Jeunes Le travail en Europe Pédagogie Société Travailler en Europe

L’enseignement en Europe : que nous apprend le rapport 2012 ?

Un rapport de la Commission Européenne évalue l’enseignement en Europe.  Il s’agit des grandes tendances générales de l’évolution récente de l’enseignement au sein des pays-membres.   Une amélioration globale des systèmes d’éducation, mais aussi quelques risques : celui de moins investir face à la crise économique, un danger de pénurie dans plusieurs pays du continent et des jeunes surqualifiés par rapport à l’emploi qu’ils occupent…

Ce vendredi 10 février, la Commission européenne présentait à Bruxelles son dernier rapport sur l’état de l’enseignement en Europe : Chiffres clés de l’éducation en Europe 2012.  Les grandes tendances qui s’en dégagent peuvent se résumer en 5 points :

  1. Des réformes qui tendent à offrir une éducation de base pour tous
  2. Une augmentation globale de la qualité de l’enseignement en Europe
  3. Des investissements inchangés dans certains pays mais réduits dans d’autres face à la crise
  4. Une meilleure formation des enseignants mais aussi un risque de pénurie dans certains pays
  5. Une augmentation des jeunes qualifiés, dans le tertiaire, mais aussi des jeunes surqualifiés par rapport aux emplois qu’ils occupent

Cliquez sur la carte pour obtenir le fichier XMind

1. La plupart des pays d’Europe ont entamé des réformes qui étendent l’offre éducative de base pour tous.  Autrement dit, tout le monde ou presque peut bénéficier d’un enseignement de base en Europe.

Partout, les auteurs constatent un allongement de la scolarité obligatoire, généralement aux environs de  18 ans.

La tendance générale est également d’accroître l’autonomie des écoles au niveau local.

2. Les chercheurs constatent également une augmentation globale de la qualité de  l’enseignement en Europe.  De plus en plus de pays font appel à des procédure « d’assurance-qualité » afin d’évaluer leurs systèmes d’enseignement.

3. Les investissements dans l’enseignement sont restés globalement inchangés face à la crise de 2008.  Mais, certains pays ont tendance à revoir les subsides à la baisse en réponse aux difficultés budgétaires.  Or, l’éducation et la formation sont les seuls avantages comparatifs que l’Europe peut encore avoir face aux concurrents extérieurs dans une économie globalisée.  Le danger est donc réel d’un déclin de notre compétitivité dans une économie de plus en plus tournée vers la connaissance.

4. La qualité de formation des enseignants augmente aussi.  Et les chercheurs voient une volonté de continuer à améliorer cette formation.  Mais, la profession est de moins en moins attractive et certains pays, dont la Belgique et Bruxelles en particulier risquent de connaître une grave pénurie d’enseignants dans les toutes prochaines années.   En outre, de nombreux jeunes enseignants changent d’emploi avant 5 ans.  Il faut donc trouver des pistes de valorisation.

5. Il y a une augmentation très nette des jeunes diplomés de troisième cycle, surtout dans les groupes d’âge 20-24 ans et 30-34 ans.  Mais, ils occupent trop souvent des emplois sous-qualifiés par rapport à leur formation.

Les auteurs préconisent donc une meilleure adéquation de l’enseignement aux exigences du marché.  Ils suggèrent deux pistes : anticiper ses besoins par une observation du marché du travail à court terme et adapter la formation par des modules courts de spécialisation qui permettraient de réponde rapidement aux besoins.

Si le paysage général brossé par les auteurs est plutôt positif, certains danger menacent et, à moyen terme, risquent de fragiliser davantage l’économie européenne : la pénurie d’enseignants prévue dans plusieurs pays, la réduction des budgets de l’enseignement face à la crise économique et le manque d’adéquation entre la formation et un marché du travail en évolution rapide et constante.

Encore une fois, la formation est le seul levier que l’Europe puisse encore actionner pour rester compétitive face aux économies émergentes.   Des pays d’Asie investissent énormément dans la formation de leurs jeunes.  Les jeunes des pays du Golfe sont de plus en plus nombreux dans les universités occidentales, mais aussi à Singapour ou à Tokyo.

Si l’Europe n’investit pas massivement dans la formation et l’enseignement, elle se condamne elle-même au déclin économique à moyen terme.  Ce n’est pas dans quelques années qu’il faut agir : c’est maintenant !

Pour visionner la carte ou en créer vous-même, télécharger XMind gratuitement ici !