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Cartes mentales, conceptuelles et argumentaires

Cartes mentales, conceptuelles et argumentaires, cartes cognitives, cartes heuristiques, arbres de la connaissance… Mindmaps, concept maps, argument maps… Comment faire le tri en face de toutes ces appellations ?  Et surtout, à quoi servent ces différentes cartes ?

Article mis à jour le 11 mai 2021.

Voici le premier article d’une série consacrée à ces différents modes de cartographie de l’information.  Et leur utilisation pour l’apprentissage profond : une façon d’étudier qui ne se contente pas d’une connaissance de surface.

Quelle est la différence entre cartes mentales, conceptuelles et argumentaires ?  Et dans quels cas se servir de l’une plutôt que l’autre ?

C’est une question qui revient souvent, dans notre formation en mindmapping pour les formateurs.

Et c’est vrai que la multiplication des appellations  ajoute à la confusion.

La mindmap est souvent traduite en français par « carte heuristique », « mentale » ou « cognitive ».  On parle aussi d' »arbres de la connaissance ».  La concept map est très logiquement traduite par « carte conceptuelle ».  Encore qu’au Québec, on appelle « carte conceptuelle » l’ensemble des modes de cartographie de l’information.  Et puis l’argument map peut être traduite par « carte argumentaire« .

Voici une carte qui résume les trois types de cartes dont je viens de parler ainsi que leurs usages.   Vous pouvez la télécharger gratuitement depuis notre page Techniques de mindmapping..

Trois types de cartographie de l’information

Pour réaliser cette carte, je me suis basé sur deux choses : un article en anglais de Martin Davies, extrêmement bien documenté, et ma propre expérience.

Je reviendrai dans d’autres articles sur les particularités et les différents usages de ces cartes, mais d’ores et déjà, en voici un résumé.

Trois façons de cartographier l’information pour la compréhension et la mémoire

Ces trois modes de cartographie de l’information permettent de représenter – par visualisation – et de manipuler des ensembles de données complexes.  De comprendre, analyser et mémoriser les relations entre ces données complexes.

Pour beaucoup de gens, elles sont plus faciles à suivre et à comprendre que leur équivalent en raisonnements verbaux ou logiques.

Et enfin, lorsque vous élaborez une telle carte, votre implication est telle que vous apprenez de manière profonde : vous ne vous contentez pas d’une « connaissance de surface » comme celle que l’on acquiert en surlignant et en résumant.   Il s’agit d’une approche profonde de l’apprentissage, une forme durable parce qu’elle a mobilisé des facultés intellectuelles différentes, des groupes de neurones différents.   Et que cela renforce à la fois notre compréhension et notre mémorisation.

Cartes mentales, conceptuelles et argumentaires : trois usages différents

Carte mentale

La mindmap ou carte heuristique est organisée, hiérarchisée autour d’une idée centrale.  Son usage principal est d’imaginer et d’explorer les associations entre les concepts – mais aussi d’établir une distinction entre eux.  C’est pourquoi le mindmapping ou carte heuristique est excellent pour le brainstorming, la conception d’un projet ou pour résumer un texte par exemple.

Carte conceptuelle

La concept map ou carte conceptuelle sert surtout à visualiser et comprendre les relations entre les concepts.  Elle est excellente pour expliquer un processus, une procédure – comment vous inscrire à une formation, par exemple – ou les relations entre les personnes d’une même famille.

Carte argumentaire

L’argument map ou carte argumentaire est utile pour vérifier la logique de nos arguments : reposent-ils sur des prémisses solides ?  Leur déroulement est-il logique, pertinent ?  Quels sont les pour et les contre ?

Alors qu’il existe de multiples logiciels et applications gratuits de cartes mentales et conceptuelles, il existe peu d’applications libres ou gratuites de cartes argumentaires. J’aime particulièrement Reasons, l’application en ligne développée par Dave Kinkead pour l’Université de Queesnland.

Je reviendrai en détail sur chacun de ces modes de cartographie de l’information et sur leur usage tant pour l’étudiant que pour l’entreprise.

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Apprentissage et créativité : apprendre, c’est d’abord comprendre

Qu’est-ce qu’apprendre ?  Qu’est-ce que comprendre ?  Qu’est-que retenir ?  Qu’est-ce que mémoriser ?  Qu’est-ce que se souvenir ?

Nous confondons allègrement ces notions.  Le langage de tous les jours entretient ces confusions et nos enfants en pâtissent.

Dans une série d’articles sur l’apprentissage et la créativité, je vous propose de faire le tour de ces notions.  Et de voir comment nous pouvons aider nos enfants et adolescents à mieux apprendre.

« – Tu as appris ta leçon ?

– Oui, maman.

– Tu la sauras pour demain ?

– Oui, maman« .

Apprendre avec plaisir

Céline est sincère : elle a lu et relu le texte sur les écrivains romantiques en prévision de son test le lendemain.  Elle a retenu les noms de Chateaubriand, de Lamartine, de Victor Hugo.  Elle connaît les titres de leurs oeuvres, les dates, etc.

Sa maman est contente : elle a reçu une réponse qui fait baisser considérablement – et très temporairement –  son stress-de-mère-aimante-et-préoccupée-par-la-réussite-scolaire-de-sa-fille !

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !

En est-on si sûr ?

Que signifie « apprendre sa leçon » ?  Qu’est-ce « savoir sa leçon » ?

Est-ce : Mémoriser ? Retenir ? Se souvenir ?  Pouvoir réutiliser ?  Pouvoir replacer les notions dans leur contexte ?  Créer du lien entre elles ?  Les rattacher à se qu’on connaît déjà ?  Pouvoir paraphraser le texte avec son propre vocabulaire ?  Retenir les principales dates ?  Mémoriser les noms des auteurs ?

Evidemment, je caricature le dialogue à l’extrême, parce que je veux souligner le fait que nous véhiculons inconciemment et involontairement des notions confuses et parfois contradictoires de l’apprentissage dans le langage de tous les jours.

Et que cette confusion entretient aussi l’idée d’un apprentissage passif : des têtes qu’on remplit par l’étude et qu’on vide le jour de l’examen.  Nous ne sommes pas encore sortis des métaphores physiques et mécanistes de l’apprentissage…

Apprendre, c’est d’abord comprendre

Retenir par coeur, c’est la meilleure façon d’oublier.

Apprendre, ce n’est pas seulement mémoriser.

Apprendre, c’est d’abord : comprendre !  C’est l’une des bases de la méthode Etudier efficacement en 5 étapes que je préconise.

Comprendre, du latin cumprehendere, veut dire « prendre ensemble« , « prendre avec« .

Et donc, tisser des liensEntre les différents éléments de ce qu’on apprend.   Entre les différentes parties de la matière étudiée : je fais le lien entre le courant romantique, opposition aux valeurs classiques et le courant naturaliste, réaction au sentimentalisme romantique.

Liens entre les différents cours : les cours d’histoire ou de sociologie me permettent de comprendre que le mouvement romantique est né pendant les guerres napoléoniennes, alors qu’une classe bourgeoise commence à remplacer la noblesse dans les postes-clés de la société, que les nations commencent à s’affirmer, que l’individu prend de l’importance par rapport à la communauté, etc.   Et toutes ces nouvelles valeurs s’affirment dans des poèmes et des romans qui exaltent l’individualisme, la valeur personnelle, les sentiments nobles, la patrie, la langue nationale, etc.

Et donc, le romantisme, ce n’est pas que quelques poèmes exaltés sur la mer ou sur les feuilles d’automne : c’est d’abord l’aspiration de toute une jeunesse à bâtir quelque chose de neuf, à trouver sa place sur les ruines d’un vieux monde, à mettre en avant ce qu’elle sent de meilleur en elle-même !

Si ça, ça ne parle pas à vos ados, j’ai bien peur qu’il ne leur reste plus beaucoup d’espoir…

Créez du lien

Créer des liens entre ces différentes parties de cours ou entre les cours eux-mêmes, c’est quelque chose d’actif, de créatif.  On ne vous servira pas ces liens sur un plateau : vous devrez les créer vous-mêmes.

Le mindmapping est l’une des techniques qui vous y aidera.  Les cartes heuristiques ou conceptuelles aident à visualiser les liens et les relations entre les parties et avec le tout.  C’est une des techniques que j’enseigne lors de mes ateliers Apprendre A Apprendre.

Voici un exemple d’organigramme éclaté, avec en haut le classicisme et le « vieux monde » et en bas le romantisme et le « nouveau monde ».  L’organigramme éclaté est une structure intéressante pour illustrer une opposition, une distinction entre deux concepts, deux lieux, deux époques, etc.

Le choix des structures et des outils d’apprentissage au bon moment fait partie de la stratégie dont je reparlerai bientôt. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Une carte mentale pour comprendre

On peut compléter les relations par des flèches et des nuages pour renforcer le côté visuel.  Essayez vous aussi, vous verrez, c’est très efficace.

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Des jeux pour réviser le français

La période des examens approche dangereusement.  Il est plus que temps de réviser.  Je passerai donc en revue dans les prochaines semaines des sites, des méthodes, des livres ou des outils pour vous aider à réussir vos examens.  Je commence par une initiative qui nous vient du Québec.

Le CCDMD propose un site d’exercices du français, parmi lesquels, des « jeux sérieux » ou encore « serious games » qui permettent de réviser tout en s’amusant.

Le CCDMD  (Centre collégial de développement de matériel didactique), organisme québecquois de production de matériel didactique propose un site internet – Amélioration du français – où vous trouverez de nombreuses ressources.

Celles-ci sont destinées aux étudiants du secondaire et leur proposent des exercices de français mais aussi des outils pour mieux étudier.

Parmi ceux-ci, des jeux sérieux (serious games) : des jeux éducatifs qui constituent de véritables supports d’apprentissage.

Atelier Apprendre A Apprendre : carte heuristique ou mindmap.

Dans les ateliers Apprendre à Apprendre  que j’anime, j’insiste souvent sur la nécessité de varier les modes d’apprentissage.  D’utiliser non seulement la lecture, mais aussi la prise de note sous forme de carte heuristique (mindmap), les jeux-cadres, les flash-cards, les cartes conceptuelles, les questionnaires, etc.

Des outils variés d’apprentissages qui renforcent la mémorisation

Pourquoi ? Parce que ces modes d’apprentissage différents constituent autant de portes d’entrée dans la matière qu’il faut comprendre et mémoriser.  Parce que ces outils variés sollicitent des groupes de neurones différents.  Et ceux-ci seront autant d’alliés qui nous permettront de retrouver plus facilement l’information exacte au moment voulu.  Et donc, lors des examens…

Les « jeux sérieux » constituent un outil très efficace dans la panoplie disponible aujourd’hui.  Ils présentent un mode dynamique dans lequel l’adolescent s’immerge totalement.  Il permet un haut degré de concentration pendant un temps qui peut être très long.  Les actions-réactions exigées par le jeu constituent un mode d’apprentissage très proche de l’apprentissage naturel des enfants.  Et le côté ludique assure que les ados ne se lasseront pas de sitôt !  Le site Serious Games de mon amie Yasmine Kasbi, experte francophone reconnue au niveau international, présente une infinité de ces jeux dans les domaines les plus variés, avec des niveaux qui s’échelonne de la maternelle au post-universitaire…

Le Visuel des Mots

Un de ces jeux proposés par le CCDMD est le « Visuel des Mots« .  Il propose des images assorties de lettres dans le désordre qu’il faut replacer pour recréer le mot représenté.  Destiné aux adolescents du secondaire, il se constitue de 5 modules de difficulté croissante.

L’entrée du module 1

Cela paraît simple ?  Pas du tout !  En réalité, le joueur dispose de 20 à 30 secondes selon le niveau de difficulté du module.  Chaque erreur entraîne la perte de 5 secondes de jeu.  Ce qui signifie que le temps peut se réduire très vite en cas d’erreurs répétées…

La seule restriction que je vois à ce jeu est qu’il a été conçu par des Québecquois pour des Québecquois et que donc certains termes paraîtront obscurs ou certains conseils inutiles pour des joueurs français, belges ou suisses.  Comme lorsqu’on recommande aux étudiants d’utiliser le terme « avocat » et non « avocado » pour désigner le fruit.

Pour le reste, le Visuel des Mots constitue un bel exemple d’outil facile, gratuit et très efficace pour maîtriser un vocabulaire de difficulté croissante.

Un très bon moyen de  compléter les ateliers Apprendre A Apprendre ou lors de coaching scolaire.  Et une aide de plus dans  votre panoplie pour affronter les examens.

Bon travail et bonne chance 😉

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Etudier les sciences sociales avec le mindmapping

Deuxième série de mindmaps réalisées par une étudiante du secondaire.  Comment étudier son cours de sciences sociales en s’aidant du mindmapping ?

Deux exemples : l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et le Commerce du Coton.

Comment bien comprendre et mémoriser son cours de sciences sociales en vue des examens ?

Ces deux mindmaps ont été réalisées par une étudiante qui participe au prograppe « e-coaching étudiant » de la Lingua Franca Academy.  Nous enseignons également ces techniques lors de nos ateliers Triple A : Apprendre A Apprendre.

Une des motivations principales d’A. pour suivre ce programme était un problème de structuration : « je n’arrive pas à structurer mes idées.  Je ne sais pas comment créer des liens entre les parties du cours et entre les cours » me déclare-t-elle lors de notre premier contact.

Un mois et demi plus tard, elle m’envoyait par mail ces deux cartes heuristiques.  Le moins qu’on puisse dire est qu’A. a appris à créer du lien.  Quant à la structuration de la pensée, je vous laisse juge.   Je n’ai rien changé à l’expression.  J’ai juste ajouté un peu de couleurs et d’images.  La structure de base et le choix des mots-clés, des branches, etc. sont ceux d’A.

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir ou cliquez sur ce lien pour voir l‘Organisation Mondiale du Commerce sur Biggerplate).

L'organisation Mondiale du Commerce

La notion de libre-échange, qui se retrouve sur trois branches différentes – est au coeur de l’OMC.  L’étudiante le signale donc en sujet flottant en rouge en bas à gauche.  L’étudiante a également daté sa carte en bas à droite.  Une bonne habitude lorsqu’on pratique intensément le mindmapping…

Les petites icones en forme de post-it représentent des notes : A.  complète sa mindmap de notes écrites qui précisent et commentent les points importants de sa carte mentale.

L’autre mindmap concerne le commerce du coton.

(Cliquez sur la mindmap pour l’agrandir ou cliquez pour voir le Commerce du coton sur Biggerplate où vous pouvez la télécharger gratuitement).

Ici aussi, la carte est datée et comporte des notes.

Ces cartes ont été réalisées lors de la seconde et la troisième étapes de notre méthodes « Etudier efficacement en 5 étapes » : la prise de contact avec le cours et la réactivation de la mémoire.  Un premier bref résumé sous forme de mindmap a été ensuite complété avec davantage de détails et de commentaires.

C’est le type de techniques vues avec les participants de nos ateliers Triple A : Apprendre A Apprendre : après avoir passé en revue les bases du mindmapping, nous leur donnons des exercices pratiques de résumé de texte, d’interrogation de la matière, de mémorisation, etc.

La semaine prochaine, je vous donnerai quelques exemples de mindmaps à utiliser en classe pour les écoles primaires.

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Etudiez tout avec le mindmapping !

Comment étudier avec le mindmapping ?  Quelles matières est-il possible de comprendre et de mémoriser grâce à cette méthode ?

J’entends souvent des parents me dire : oui, je comprends qu’on puisse mémoriser ou comprendre des textes, des notions littéraires grâce au mindmapping.  Mais pour les sciences ou les maths, je ne vois pas comment on pourrait faire…

Faites confiance à nos ados !  Ils ont de l’imagination et des ressources.

Des mindmaps pour étudier la chimie !

La preuve en image avec ces deux mindmaps qui illustrent ce qu’une étudiante du secondaire a retenu des réactions chimiques.  Elle est a réalisé des deux cartes cognitives alors que je la suivais dans le cadre d’un coaching étudiant.  Il s’agit d’une formule de suivi individualisé, intégrant du coaching et du travail avec les techniques visuelles, etc.  A ne pas confondre avec nos Ateliers Triple A : Apprendre A Apprendre, qui sont série de formations d’une demi-journée, destinées aux étudiants du secondaire.

(Cliquez sur la carte pour l’agrandir ou allez la télécharger gratuitement sur Biggerplate)

Réactions chimiques 1

Une deuxième carte sur le même sujet :

(Cliquez sur la carte pour l’agrandir ou sur ce lien pour la télécharger gratuitement sur Biggerplate)

Réactions chimiques 2

De la chimie aux courants littéraires du 19e siècle

Notre étudiante ne s’est pas limitée à la chimie.  Elle a aussi exploré, grâce au Mindmapping et XMind, les différents courants littéraires français du 19e siècle.  Le choix de  distinguer « Romantisme » et « Pré-romantisme » est celui du professeur.

(Cliquez sur la carte pour l’agrandir ou ici pour la télécharger gratuitement depuis Biggerplate).

Romantisme, préromantisme, réalisme et naturalisme

Comment étudier avec le  mindmapping ?

C’est une technique qui fait partie de la méthode « Etudier efficacement en 5 étapes.

Le mindmapping permet de visualiser les relations entre les concepts, de structurer ses recherches et sa pensée.  Il rassemble les éléments qui appartiennent aux mêmes groupes – ici, les différents courants littéraires – et illustre les relations entre l’idée centrale et les concepts qui en découlent.

Une excellente façon non seulement de comprendre les éléments d’un cours, mais aussi de les mémoriser.

Si vous souhaitez dessiner vos propres cartes avec XMind, vous pouvez en télécharger la version gratuite ici.

Découvrez d’autres mindmaps ou cartes heuristiques en français sur notre groupe, Mindmaps francophones, sur le site de Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs au monde !

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Les 7 clés de la mémoire

Quelles sont les clés de la mémoire ? Comment retenir ?  Comment mémoriser son cours en vue des examens  ?  Comment retenir des listes de chiffres ou de noms ? Au-delà des techniques mnémotechniques – que j’aborderai dans d’autres billets – il y a quelques principes à pratiquer d’urgence pour favoriser une bonne mémoire.  

Article mis à jour le 15 mai 2021.

J’ai illustré 7 clés de la mémoire sur cette carte heuristique.   Ils ne feront pas de vous des champions de la mémoire.  Mais ils prépareront le terrain d’une bonne mémorisation pour l’ensemble de vos cours.  Et pour le reste de votre vie.  Ce n’est déjà pas si mal !

Quelles sont les clés de la mémoire ?

Comment entretenir sa mémoire ?  Comment mémoriser ses cours avant les examens (qui approchent dangereusement) ?  Comment être sûr de retenir un maximum ?

En parallèle à la méthode en 5 étapes pour étudier, que je décris dans d’autres articles, il y a quelques principes généraux que vous devez respecter si vous voulez développer et entretenir votre mémoire.  Les voici résumés sous forme des « 7 clés de la mémoire » dans cette mindmap :

Vous pouvez télécharger cette carte mentale depuis notre page Mémoires – cartes mentales gratuites).

Les 7 clés de la mémoire

1. Désirer retenir, vouloir mémoriser

Eh oui : comme dans la phase « projet » de notre étude efficace en 5 étapes, vous devez d’abord vous motiver.  La mémoire est un processus complexe qui fait appel non seulement à notre faculté de compréhension mais aussi à nos émotions.  Elle dépend aussi de notre degré d’attention au moment où nous avons étudié.  Or, on ne fait attention que si l’on est motivé… et conscient.

Pourquoi étudier cette matière ?  Pourquoi retenir ce cours ?  Pourquoi mémoriser cette liste de dates ?

Les motivations pour apprendre sont personnelles.  Elles dépendent uniquement de vous.  Vous seuls pouvez décider de « pourquoi je veux étudier, mémoriser ».  Ou non.  Si vous avez des difficultés à trouver vos motivations, vous pouvez vous faire aider d’un coach.  Une ou deux séances suffisent généralement à éclaircir vos motivations, vos objectifs.  Un vrai coach ne prendra pas les décisions à votre place, mais vous aidera à vous poser les bonnes questions.  Or, tout savoir est une réponse à une question.  Toute motivation aussi : pourquoi est-ce que je veux faire cela ?  Ou, pourquoi est-ce que je refuse de faire cela ?  Pour moi ?  Parce que cela correspond à mes valeurs, à mes aspirations ?  Ou pour faire plaisir à mes parents ?  Parce que j’aime bien le prof ?

Souvent, on a plusieurs motivations à faire quelque chose.  Jouez sur la complémentarité.

2. Comprendre l’information

La véritable mémoire, celle qui vous servira non seulement dans vos études, mais tout au long de votre vie, ne consiste pas à apprendre par coeur des listes de noms, de chiffres ou  d’événements.  Même si ce type de mémoire vous aidera, elle ne suffit pas.  Ce qu’il faut, c’est d’abord comprendre la matière.  « Comprendre » vient du latin « cum prehendere » : prendre ensemble.  C’est-à-dire prendre plusieurs choses et les mettre ensemble.  Pour les comparer, les distinguer, créer du lien entre elles.  Comprendre la matière, c’est cela : c’est en distinguer les parties, mais aussi trouver les articulations entre elles.  Trouver ce qui correspond à ce qu’on connaît déjà.  Voir comment on peut lier les nouvelles connaissances avec celles que l’on a déjà.  Relier un cours avec un autre.  Par exemple, savoir que le courant réaliste en littérature française correspond à une phase d’industrialisation et de développement du capitalisme, de la lutte des classes, de l’avancement de la science, etc.  Cela permet de mobiliser des savoirs différents et donc des neurones différents.  Un excellent moyen de mémoriser !

Pour créer ces liens, la meilleure méthode est de poser des questions.  Pour cela, la technique CQQCOQP est excellente.  J’y reviendrai dans un prochain billet.

3. Structurer l’information

Pour bien comprendre une information, se l’approprier pour la transformer en « connaissance », il faut lui donner une forme.  Pas n’importe laquelle : une forme claire, compréhensible, lisible.  Il faut structurer l’information, la hiérarchiser.  Pouvoir faire la différence entre l’essentiel et l’accessoire, les causes et les effets, les idées principales et les concepts secondaires.

Rien de tels que de mettre l’information sous forme de cartes :  heuristiques (mindmaps) ou conceptuelles.  Vous trouverez les explications sur ces deux types de cartes ici et quelques exemples d’applications aux langues des deux techniques ici.

Ce type de techniques – et d’autres – vous permettent de créer du lien entre les concepts, de les distinguer et d’ancrer les nouvelles connaissances dans les plus anciennes : raccrocher ce que je découvre à ce que je connais déjà.

4. Repérer les habitudes de mon cerveau

Cela veut dire repérer entre autres les moments de la journée où je suis le plus productif.  Certains « sont du matin », d’autres « du soir ».  Cela peut dépendre des activités : personnellement, je préfère les activités productives le matin et la lecture le soir.  Mais c’est à vous de découvrir vos propres habitudes.

Chacun découvre le monde selon des canaux sensoriels de préférence.  Certains sont plutôt visuels, d’autres plutôt auditifs.  Certains ont un odorat très développé ou un besoin de bouger pour apprendre.  Repérez vos habitudes et vous déterminerez plus facilement les méthodes d’apprentissage qui vous conviennent.

Lorsque vous étudiez, multiplier les registres – oral, auditif, visuel, kynétique – et variez les exercices.  Cela mobilise différentes parties de votre cerveau, différents canaux sensoriels et cela renforce à la fois votre compréhension et votre mémorisation.

Ici, aussi, un coach ou une formation peuvent vous aider à gagner du temps.

5. Entrainer votre mémoire

La mémoire n’est pas un muscle, mais elle a besoin de répétition. Entrainez-la !  Faites régulièrement des exercices, des jeux de l’esprit.  Étudiez des matières différentes.  Dessinez des cartes mentales.  Faites des flash-cards pour apprendre du vocabulaire.  De nombreux systèmes de flashcards utilisent la théorie des répétitions espacées. C’est le cas de Wooflash, par exemple, que j’utilise souvent avec les enseignants que je forme. Pratiquez la méthode de la localisation, appelée aussi Palais de mémoire.  Etc.  Ne perdez pas une occasion d’entrainer cette faculté précieuse qu’est votre mémoire.  N’abandonnez pas tous vos numéros de téléphone à la mémoire de votre smartphone…

Utilisez les flashcards pour entrainer votre mémoire

6. Prendre soin de votre cerveau

On ne le répétera jamais assez : votre cerveau est l’organe le plus complexe de l’univers.  C’est un cadeau des dieux, un vrai miracle !

Prenez-en soin !  Chouchoutez-le !  Dormez !  Le sommeil n’est pas un luxe, c’est un besoin physiologique essentiel.  De plus, pendant que vous dormez, votre cerveau réorganise l’info de la journée.  Il restructure vos souvenirs.   Ménagez-vous donc toujours une période de sommeil entre la dernière révision et l’examen.

Mangez sain : votre cerveau a besoin d’un tiers de votre énergie pendant la journée.  Mais il a besoin d’une nourriture saine, d’un apport suffisant en oxygène.  Il faut donc bouger !  Vous aérez !

Fuyez les drogues, l’alcool, le tabac.  Ne vous gavez pas de café.

Par contre, cultivez vos sens :

  • écoutez de la musique
  • allez voir des expos
  • voyez de bons films
  • mangez de bonnes choses…

Autant d’occasions pour vos neurones de créer de nouvelles associations agréables.  Et pour vous, de vous relaxer et donc d’être plus performant lorsqu’il le faut !

7. Visualiser, vous mettre en situation d’examen

Lorsque vous étudiez quelque chose ou lorsque vous entreprenez un nouveau projet, ne négligez jamais cette étape essentielle : la visualisation !

Voyez-vous, sentez-vous dans la situation de l’examen, de l’épreuve, de l’interrogation.  Voyez comment vous allez vous y prendre.  Voyez comment vous réussissez.

Se voir en situation permet de programmer votre cerveau vers la réussite.  De mettre en place les bons mécanismes qui vous permettront de « restituer ».  Car, retenir est une chose.  Se servir de ce qu’on a retenu en est une autre.  Ces deux activités mobilisent deux zones du cerveaux entièrement différentes.

Vous avez retenu votre matière ?  Bon, OK.  Votre cerveau est comme une vaste bibliothèque.  Mais un lecteur vient vous demander un ouvrage rare et précieux.  Malheureusement, vous n’avez pas de catalogue et il n’y a pas de bibliothécaire disponible.  Comment allez-vous retrouver cet ouvrage parmi les millions de volumes que contient votre bibliothèque ?

Votre cerveau est composé de 100.000.000.000 de cellules.  Offrez-vous un catalogue et un bibliothécaire à la mesure de cette gigantesque bibliothèque : apprenez à restituer.  Posez-vous les questions que le prof va vous poser.  Habituez-vous à retrouver les réponses.  A en créer de nouvelles en liant les différents éléments du cours.

Bon courage pour les examens 😉

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Etudier efficacement : se mettre en projet

Pourquoi j’étudie ?  Comment me motiver ?  Comment gérer mon temps ?  Comment venir à bout de cette charge de travail ?  Pourquoi me poser des questions ?  Et surtout : quelles questions ?

Cela fait beaucoup de questions ?  Tant mieux !

Dans vos études comme dans beaucoup de situations, pour avancer, vous devez vous poser les bonnes questions.

Première étape de notre étude efficace : se mettre en projet

Qu’est-ce que ça veut dire ?

(Cliquez sur la carte pour l’agrandir.  Cliquer ici pour la télécharger depuis Biggerplate)

Première étape de la méthode : se mettre en projet

Cela veut dire que vous allez poser quelques balises avant d’aller plus loin.

Avant de partir en voyage, vous choisissez une destination, une date, le moyen d’arriver à bon port, de quoi ramener quelques souvenirs – photos, caméra vidéo, objets typiques, etc.

Subitement, tout vous rappelle votre désir de partir : vous devenez attentif à tout ce qui se rapporte à votre voyage.  Reportages, affiches, musiques, visages.  Vous percevez autour de vous des choses dont vous n’étiez pas conscient auparavant.  Elles étaient là, mais vous ne les perceviez pas.  Maintenant, si.  Parce que vous êtes en projet de voyage !

Faites la même chose pour vos études.  C’est un long voyage.  Mettez-vous en projet d’études !

1. L’envie d’étudier… et de réussir

Jamais vous ne réussirez vos études si vous n’en avez pas envie…  Il faut donc vous motiver…  Qu’est-ce qui me motive ?  Qu’est-ce qui me donne envie d’étudier ?

Le psychologue Victor Vroom a défini la motivation comme ceci : « je suis motivé quand mon objectif est important pour moi, que j’ai confiance dans ma capacité à l’atteindre et que je m’en donne les moyens« .

Chacun des termes est importants : si l’un manque, l’équation n’est plus juste et je perds ma motivation.  Il faut un objectif.  Cet objectif doit être important pour moi : pas pour mon prof, mes parents ou ma copine (ou mon copain) !  Il faut que j’ai confiance en ma capacité à atteindre cet objectif.  Et il faut encore que je m’en donne les moyens.

On n’est pas motivé pour tout.  On est motivé par certaines choses.  A l’intérieur et à l’extérieur des études.  C’est cela qu’il faut trouver.  Ce qui ME motive MOI.

Car la motivation est source d’énergie.  Elle améliore l’attention – je deviens subitement attentif à tout ce qui peut m’aider dans mes études.  Elle favorise une meilleure compréhension, car quand je suis motivé, je suis plus actif.  Et elle augmente mes facultés de mémorisation, car quand je suis actif et attentif, mon cerveau fonctionne mieux.

2. Me connaître – Savoir ce que je veux

Qu’est-ce que la réussite pour moi ?  Si je n’ai pas de définition de la réussite, je risque de ne jamais réussir…

  Est-ce que je veux :

C’est la réponse à ces questions qui m’aidera à définir ma stratégie d’apprentissage et les méthodes les plus adaptées pour moi !

3. Me donner des défis

Si mes études ne constituent pas un challenge, quelque chose qui me résiste, ma motivation retombera très vite.  Mais « réussir mes études« , ce n’est pas un objectif.  C’est un voeu pieux…

Découpez vos études en tranches.  En objectifs.  Prenez comme but à long terme le métier, la profession, le statut que vous visez : je veux être comédien, ingénieur, plombier, pilote d’hélicoptère, comptable, femme d’affaires…

Voyez-vous dans ce rôle.  Caressez votre rêve, chouchoutez-le.

Et puis ensuite, donnez-vous des étapes réalistes.  Donnez-vous des objectifs par cours, par trimestres, etc.  Des objectifs Smaart, comme ici !

Vous avez réussi ?  Vous avez cartonné dans vos interros au-delà de toute espérance ?  Récompensez-vous !  Faites-vous plaisir.  Vous l’avez bien mérité, non ?

Pratiquez aussi la pensée positive : nous sommes ce que nous pensons.  La pensée positive entretient une vision positive et donc votre motivation à aller plus loin…

4. Etre responsable de mes études

a. Assumer mes réussites

J’ai réussi : j’en suis fier !  J’ai mis les choses en place pour réussir.  J’ai entretenu ma motivation, j’ai investi du temps, de l’énergie, j’ai employé des méthodes adéquates.  Et ça a payé !

Ne vous endormez pas trop vite sur vos lauriers.  Mais assumez fièrement votre réussite !

b. Analyser et assumer mes erreurs

: j’ai raté quelque chose.  Pourquoi ?  Je n’ai pas bien compris la question ?  Je n’ai pas suffisamment étudié ?  J’ai répondu à côté de la plaque ?

Reconnaître ses erreurs, les assumer, les analyser permet de ne pas les reproduire.  Une erreur n’est pas une « faute » !  C’est une étape cruciale et naturelle du processus d’apprentissage.  Donc pas de complexe !  Encore moins de culpabilité !

c. Gérer ma charge de travail

Etre reponsable de mes études, cela signifie aussi gérer intelligemment ma charge de travail : être réaliste par rapport à mes ressources.  Etre réaliste par rapport au temps disponible.

La méthode Getting Things Done peut aider, de même que la méthode Pomodoro et l’application Focus Booster, par exemple.

d. Prendre soin de moi et de ma santé

Cela veut dire aussi prendre soin de soi :  de sa santé.  De son alimentation aussi.

Alcool, drogue, junk food, manque de sommeil : ce sont les pires ennemis de votre cerveau !

Chouchoutez votre cerveau :  c’est un cadeau des dieux, l’organe le plus complexe de l’univers.  Prenez-en soin comme de votre meilleur ami : donnez-lui la meilleure nourriture, l’oxygène le plus pur, l’exercice le plus stimulant.

e. Comprendre et gérer mon stress

Je ne vais pas m’étendre ici sur le stress : je parle du stress et de sa gestion dans un autre billet.  Le stress n’est pas une mauvaise chose en soi.  Nous avons besoin d’une certaine dose d’adrénaline pour avancer.  Ce qui est mauvais, c’est un stress paralysant lors d’une épreuve.  Ou un stress prolongé, qui détériore notre santé physique et mentale.

Je vois trop d’étudiants complètement démolis par le stress.  Leur stress, mais aussi celui des parents qui, avec les meilleures intentions du monde, ajoutent un fardeau inutile sur les épaules de leurs rejetons…

Gérer son stress, ses émotions, cela s’apprend.  Vous pouvez aussi faire appel à un coach si vous sentez que vous perdez pied, que vous êtes trop loin pour vous en sortir seul.  Une oreille attentive et quelques séances peuvent débloquer une situation qui vous empoisonne la vie depuis un certain temps…

5. Me poser des questions

Encore ?  Oui.  Gaston Bachelard avait coutume de dire : toute connaissance est une réponse à une question.

Mais surtout, rester en questionnement vous permet d’entretenir la machine en mouvement : cela entretient votre motivation.  Les nouvelles questions que vous vous posez vous apporteront de nouvelles réponses, mais aussi de nouvelles questions.

Cela vous incitera aussi à ne pas trouver que LA bonne réponse.  Mais aussi à chercher des solutions alternatives.

Cela changera inévitablement votre regard sur vous-même, sur les autres et sur le monde.  C’est LA condition essentielle pour progresser.  Pour que vos études fassent de vous autre chose qu’un chasseur de diplôme : un étudiant heureux !

C’est tout le mal que je vous souhaite 😉

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Résumez un cours ou un article avec XMind

Comment résumer un cours ?  Ou un article ?  Ou tout autre texte pas trop long ?   Le mindmapping est un fabuleux outil d’analyse et donc se révèle très efficace pour résumer les principales idées d’un texte.  XMind, avec ses fonctionnalités – notes, export, etc. – va vous permettre d’aller encore plus loin, encore plus vite.  Bref, d’être plus efficace !

Beaucoup de personnes éprouvent des difficultés à résumer : étudiants en période d’examen, journalistes qui doivent présenter une nouvelle loi en 1500 signes, cadres à qui leur supérieur vient de demander un rapport en « en deux pages maxi » sur la situation de l’agence de Trifouillis-les-Oies…

Par où commencer ?  Comment distinguer les principales idées émises par l’auteur ?  Et surtout, où s’arrêter ?

Autant de points qui suscitent l’angoisse, voire la panique chez certains… et pas chez les plus stupides, contrairement à ce qu’on pourrait croire.  Le perfectionnisme peut amener à la paralysie devant les limites de la tâche à effectuer.

D’abord un peu de théorie.

Qu’est-ce qu’un résumé ?  

C’est une version raccourcie d’un texte existant.  On ne vous demande pas de retravailler ce texte, de broder ou de réinventer ce qu’a exprimé l’auteur.  On vous demande de réexprimer, en moins de mots, les idées principales de son discours.

Jetez un coup d’oeil sur cette carte heuristique : elle illustre la méthode que je propose aux étudiants que j’aide en coaching scolaire et aux participants de nos Ateliers Triple A : Apprendre A Apprendre. (Cliquez sur la carte pour la visionner et la télécharger depuis le groupe « Mindmaps francophones » sur Biggerplate).

Un résumé de cours avec XMind

Première étape : la préparation  

Ne plongez pas directement sur votre stylo, votre crayon ou votre clavier.  Commencez par une première lecture rapide du texte.

Essayez de repérer les parties principales du texte.  Si l’auteur a bien structuré son texte, chaque partie devrait contenir une ou deux idées essentielles, pas plus.  Le titre vous donne l’idée centrale du texte.  Le chapô – ce petit texte qui résume l’article et placé sous le titre – est déjà un résumé des principales idées de l’article.  Et les intertitres d’un article ou les rubriques d’un cours vous donnent un aperçu des idées développées dans cette partie.

Première étape : préparation

Au cours de cette première lecture, prenez quelques notes.  Ces premières notes, vous pouvez les prendre sous forme d’une mindmap rudimentaire :  idée centrale (le titre), idées secondaires (intertitres, chapô, rubriques). XMind vous permet aussi de prendre des notes écrites (plus longues que de simples mots-clés, déjà « rédigées ») et qui seront incluses dans un document exporté sous format texte si vous le souhaitez.  J’y reviendrai.  Et aussi des notes audio : vous enregistrez votre voix et la note apparaît (sous forme de flèche verte) dans le sujet et la branche choisie.

Vous pouvez déjà vous poser des questions sur le contenu du texte et y répondre.  Si vous résumez en vue d’un examen, ceci est une façon efficace non seulement de comprendre et de mémoriser, mais aussi de vous préparer aux différentes questions que l’on pourrait vous poser.

Deuxième étape : la mindmap plus approfondie

Relisez votre première mindmap : vous avez ainsi en tête l’idée centrale, les idées secondaires et quelques notes, questions-réponses.  Allez plus loin : relisez votre texte une seconde fois en incluant des détails.  De nouveaux mots-clés sur de nouvelles branches.

Deuxième étape : mindmap plus approfondie

Vous pouvez repérer les mots importants en les surlignant dans l’article.  XMind vous permet aussi d’intégrer dans vos sujets des documents (ici, un PDF, une mindmap sur les techniques de réactivation de la mémoire).

A ce stade, vous avez une mindmap qui reprend toutes les idées du texte, avec un certain détail.  Si vous avez le temps, laissez peut-être passer un quart d’heure à une heure avant de passer à l’étape suivante.  Vous l’aborderez avec un esprit plus reposé et un oeil neuf.

Troisième étape : la relecture

Relisez votre texte encore une fois et votre mindmap en parallèle.  Soignez votre mindmap.  Vous trouverez peut-être que certains éléments ne s’y trouvent pas encore.  Ou pas au bon endroit sur votre carte.  XMind vous permet de déplacer tous les éléments d’une branche à l’autre, etc.

Troisième étape : dernière relecture avec la mindmap

Profitez-en pour illustrer votre mindmap : n’oubliez pas que l’association mots-clés, images, postion sur la branche est essentielle pour la compréhension et la mémorisation.

Autre élément indispensable pour la compréhension et la mémorisation : les liens.  Créez des liens, des associations entre les différentes parties de votre mindmap.  Illustrez-les avec des flèches, des accolades, ou encore des nuages.

Quatrième étape : l’export de votre mindmap

XMind vous permet d’exporter votre mindmap sous différents formats.  Profitez-en pour gagner du temps !

Quatrième étape : exportez votre mindmap

Comment ?  En exportant votre mindmap sous forme de texte : XMind vous donne accès à Word, TXT, RTF et PDF.  Attention, si vous exportez votre document sous forme de PDF, vous devrez disposer d’un éditeur PDF pour pouvoir le modifier…

Si vous l’exportez en Word, par exemple, l’idée centrale deviendra le titre de votre document, les idées secondaires des chapitres ou des rubriques, etc.  Vous pouvez choisir de conserver vos images ou non.  Et aussi, très intéressant, d’intégrer vos notes écrites dans votre document final.  Je reviendrai un de ces prochains jours sur les possibilités d’export d’XMind qui sont vraiment impressionnantes !

Et vous pouvez aussi exporter votre minmap sous forme de carte heuristique en choisissant l’image – comme dans ce billet – ou le document PDF.  Ou encore, vous pouvez choisir le mode PowerPoint qui vous donne en quelques clics une présentation qui pourrait bien épater votre patron !

Cinquième étape : la réactivation

Si vous résumez un texte en vue de le mémoriser, n’oubliez pas les techniques de réactivation.  Ce sont de puissants instruments de mémorisation.  Ce serait trop bête de vous en priver !

Cinquième étape : la réactivation de votre mindmap

Les cartes heuristiques vous permettent de réactiver votre mémoire d’une façon très simple : relisez-les, de préférence en suivant les branches avec votre doigt, à voix haute, afin de stimuler tous vos canaux sensoriels en même temps.

Ou mieux encore : recréez-les !  Redessinez vos cartes à la main ou avec un logiciel.  En les recopiant.  Ou de mémoire.  Comparez-les ensuite.  Retravaillez-les.  Posez de nouvelles questions qui demanderont de nouvelles réponses.

Voici un exemple de résumé de texte que j’ai réalisé de cette façon avec des participants à l’atelier Apprendre A Apprendre.

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Pourquoi le Mindmapping est-il si efficace pour étudier ?

Pourquoi dit-on que le Mindmapping peut aider les étudiants ?  Est-ce vraiment si efficace ?  Et si oui, pourquoi ? A ces questions, on peut répondre sans hésitation : OUI, le Mindmapping est une méthode efficace pour étudier.

La vue : le sens dominant d’une majorité de personnes

Une étude de Linda Kreger Silverman, Docteur en psychologie de l’Université du Colorado,  menée sur 750 élèves, a démontré qu’environ 30% d’entre eux utilisaient fortement le canal visuel-spatial, 25 % d’entre eux utilisaient principalement le canal auditif-séquentiel, et 45% utilisent les deux ensemble.  Parmi ceux-ci, 30% utilisent plutôt le canal visuel-spatial et 15%, plutôt le canal auditif-séquentiel.

Ce qui veut dire que l’enseignement actuel, basé principalement sur les mots, répond  vraiment aux besoins de 25% de la population scolaire!

Répartition des canaux sensoriels dominants

Une méthode qui sollicite tous nos sens !

Le Mindmapping est une des rares méthodes qui réconcilient nos deux hémisphères cérébraux et qui sollicitent autant de sens en même temps : avec sa structure en arbre, ses couleurs, ses images, sa disposition spatiale encourage l’utilisation du canal visuel-spatial.

Par son utilisation de mots-clés, d’associations et de relations entre les concepts stimule également l’utilisation du canal auditif et de l’intelligence verbale.

Lorsque vous dessinez une carte ou que vous suivez ses branches avec votre doigt, vous utilisez votre mémoire corporelle (kynétique).  (Voir à ce sujet mon article sur les intelligences multiples de Howard Gardner).

L’association, le maître-mot du mindmapping

Le Mindmapping  utilise aussi le principal mode  de fonctionnement de notre cerveau :  l’association.

Nous associons sans cesse des émotions et des souvenirs, des événements entre eux, etc.  Votre mémoire fonctionne par association, en créant des liens entre les nouvelles notions et celles qui sont déjà acquises.  C’est ainsi que vous construisez votre savoir : en liant du neuf avec de l’ancien.

Réconciliez la synthèse et l’analyse

Le mindmapping sollicite à la fois votre esprit de synthèse par sa vue globale, en un coup d’oeil, d’une situation, d’un problème, d’un concept, etc.  Il stimule votre faculté d’analyse par ses détails, les différentes parties de ses structures, les liens entre les différentes parties de la carte.

Par l’utilisation d’une structure très marquée, très hiérarchisée, ainsi qu’aux mots-clés, il fait appel à votre cerveau gauche, le cerveau rationnel, séquentiel, celui de la logique et des chiffres.

Par son utilisation des couleurs, des dessins, il sollicite votre cerveau droit, celui de l’intuition, de la sensibilité, de l’émotion et du sens esthétique.

La mobilisation de divers groupes de neurones

C’est l’utilisation de toutes ces propriétés qui fait du mindmapping un outil si puissant de compréhension et de mémorisation.

En un mot, si le mindmapping est si efficace, c’est parce qu’il sollicite les différentes parties de notre cerveau et leurs façons différentes de fonctionner, en association, en collaboration.

Et ce à un niveau que peu d’autres techniques abordent.

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Modèle gratuit : le pronom démonstratif en néerlandais

Comment accorder le pronom démonstratif en néerlandais ?

Le pronom démonstratif en néerlandais s’accorde selon le genre du substantif auquel il se rapporte.  Selon qu’il est masculin/féminin ou neutre, il prend des formes différentes.

Voici une carte heuristique – ou mindmap – qui vous aide à distinguer les différentes formes que peut prendre ce pronom.

Cliquez sur l’image pour obtenir une carte au format PDF que vous pouvez :

-télécharger

– imprimer

-partager

-stocker sur votre disque dur

Cette carte a été réalisée avec XMind 3.2.1.

Vous pouvez télécharger gratuitement ce programme en cliquant sur ce lien.   Choisissez celui qui correspond à votre système d’exploitation : Windows, Linux ou Mac.

 

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Une carte pour comprendre le mouvement des « Indignés »

Comment est né le mouvement des Indignés ?  Qui est-il ?  Quels sont ses objectifs ?  Où trouver de l’information à ce sujet ?

Voilà autant de questions auxquelles on peut répondre de deux façons différentes (au moins).

La première, est la façon la plus classique : poster une série de questions et y lister une série de réponses.

La seconde, que je considère à la fois plus élégante et plus efficace, est de dessiner une carte heuristique ou mindmap.

Je l’ai fait avec XMind 3.2.1. en français.  Et j’y ai inclus des liens hypertextes qui renvoient vers des articles en français et en espagnol expliquant les différentes facettes de ce mouvement : son origine, son évolution, ses objectifs, etc.

Tout cela est synthétisé sur différentes branches qui répondent chacune à une question spécifique.

Pour que vous puissiez vraiment tirer tous les bénéfices de cette carte, je vous propose :

1. une reproduction en PDF (cliquez sur l’image ci-dessous pour y accéder)

2. un lien vers le site de XMind.net où j’ai stocké la carte

Si vous désirez télécharger cette carte, la placer sur votre blog ou site , l’imprimer, la partager avec d’autres, cliquez ici.

Vous pouvez télécharger gratuitement les deux cartes et les utiliser comme bon vous semble.  Vous pouvez les partager avec vos amis, le imprimer, etc.

Une fois que vous avez téléchargé la carte XMInd (si vous disposez du logiciel) vous pouvez aller plus loin : la mettre à jour, la modifier, etc.

Si vous ne disposez pas de XMind 3.2.1 en français, téléchargez-le ici.

Amusez-vous bien !