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Critique livre

Managez avec le Concept Mapping, de Pierre Mongin !

Managez avec le Concept Mapping : chaque manager devrait accorder à ce livre de Pierre Mongin une place de choix dans sa bibliothèque personnelle. Un livre qui tient beaucoup plus que ce que promet son titre.

C’est toujours une grande joie de tenir entre ses mains un livre intelligent : c’est le cas avec le dernier-né de Pierre Mongin : Managez avec le concept mapping.

Je vous ai déjà parlé de cet auteur prolifique et de son ouvrage Mieux s’organiser, La stratégie du Post-it et du kanban personnel : et je vous en disais le plus grand bien.

Je ne peux que réitérer avec celui-ci : c’est un excellent guide pour qui s’intéresse aux cartes conceptuelles et à leur utilisation tant dans la vie de tous les jours qu’en entreprise ou à l’école.

Managez avec le Concept Mapping, un livre essentiel sur les cartes conceptuelles

 Pierre Mongin n’est pas un inconnu dans le monde de la pensée visuelle.  Pionnier des cartes mentales en France, auteur et co-auteur de nombreux ouvrages, il était également un des intervenants du colloque Apprendre tout au long de la vie avec le Mind Mapping que j’ai co-organisé avec Fabienne De Broeck d’Optimind.

Son dernier ouvrage, Managez avec le Concept Mapping – Du Mind Mapping aux cartes conceptuelles est sans aucun doute un livre-pivot pour tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à cette discipline mal connue de la pensée visuelle.

Pour rappel, le concept mapping ou carte conceptuelle, se distingue par plusieurs points du mindmapping ou carte mentale ou encore carte heuristique.   Alors que la carte mentale ou mindmap part toujours d’une idée centrale, la concept map ou carte conceptuelle part de n’importe quel point de la page.  L’idée ici est d’illustrer toutes les relations entre différents concepts.

Les cartes conceptuelles forment une partie importante de la pensée visuelle.  Elles sont idéales pour retracer les différentes étapes d’un parcours ou d’un processus.  Ou encore pour illustrer les différentes composantes d’un tout.  Voici un exemple réalisé avec l’outil gratuit CmapTools que Pierre Mongin présente abondamment dans son livre.

Carte conceptuelle CmapTools

Managez avec le Concept Mapping :

Un livre structuré en deux grandes parties sur les cartes conceptuelles

Le livre de Pierre Mongin s’articule en deux grandes parties et neuf chapitres.

1. Les cartes conceptuelles pour les débutants

Les quatre premiers chapitres du livre s’adressent aux débutants, à ceux qui n’ont jamais entendu parler de concept mapping et qui souhaitent découvrir cette discipline

Chapitre 1 : pourquoi les cartes conceptuelles

L’auteur y donne une définition, les besoins couverts, les origines de la carte conceptuelle et ce qui la différencie de la mindmap ou carte mentale ou encore carte heuristique.

Chapitre 2 : comment créer une carte conceptuelle ?

Pierre Mongin nous invite à découvrir comment créer une concept map d’abord à la main, ensuite avec l’ordinateur.

Chapitre 3 : Les 4 C : Capturer – Classer – Configurer – Communiquer

Nous apprenons comment construire une carte conceptuelle en respectant les 4 étapes :

  • Capturer, c’est-à-dire, collecter les données qui nous proviennent de sources différentes : emails, conversations, lectures, réunions, veille, etc.
  • Classer ces informations selon un ordre chronologique, alphabétique, par hiérarchie de catégories, etc.
  • Configurer la carte : choisir un arrière-plan, des couleurs, des formes, des polices de caractères pour les nœuds des cartes.
  • Communiquer : utiliser le module de présentation en diapositives, rédiger un compte-rendu linéaire ou la documentation d’un projet, etc.
Chapitre 4 : communiquer

Dans ce chapitre, Pierre Mongin nous explique comment utiliser le concepteur de diapositives de CMapTools et comment prendre des vues (snapshots) des diapositives.

2. Approfondissement et perfectionnement des cartes conceptuelles

Chapitre 5 : Collaborer

L’auteur y aborde les thèmes du brainstorming et du brainwriting : façons de stimuler son cerveau pour créer de nouveaux concepts. Il y expose aussi le fait que les cartes conceptuelles sont des « objets-frontières« , partagés entre « une unité et un terrain d’échanges flexibles entre des groupes différents » (p. 97). Il explique enfin comment animer une réunion.

Chapitre 6 : du monde mental au monde visuel

« Comprendre, c’est percevoir des modèles. La visualisation traduit la complexité du travail en un modèle que chacun peut assimiler« .

La puissance de la pensée visuelle – et donc, des cartes conceptuelles – c’est de visualiser les relations entre concepts qui ne sont qu’implicites dans un texte rédigé de manière linéaire.

De ce fait, les représentations graphiques « engagent » davantage les acteurs. Pierre Mongin nous propose une série de modèles tels que le business model, la carte à bulles, la carte de flux, etc.

Chapitre 7 : des entreprises visuelles, numériques et collaboratives

Vous pouvez cartographier votre entreprise en utilisant des modèles comme la matrice de Porter, afin de visualiser les flux d’information. Mais aussi, cartographier un process de qualité ou les connaissances de vos collaborateurs.

Chapitre 8 : Quatre exemples concrets de politique publique

L’auteur nous présente quatre cas concrets d’utilisation de la carte conceptuelle dans le cadre de politiques publiques.  Il commence par la réorganisation d’une mairie parisienne ; il illustre l’exemple dun diagnostic de territoire, aborde la résolution de conflits et termine par l’analyse de l’éco-système des Comores.

Chapitre 9 : enseigner et apprendre avec les cartes conceptuelles

L’ouvrage se termine par un chapitre très important sur l’enseignement et l’apprentissage.  Pierre Mongin y repasse en revue – de manière visuelle, bien sûr – quelques concepts-clés de l’éducation : le connectivisme, les niveaux d’acquisition de la connaissance, etc.

Mais surtout, il offre des exemples pratiques et des modèles de cartes concptuelles pour enseigner ou étudier.

Conclusion

Pour conclure cet article, je pense que cet ouvrage fera date : c’est non seulement un excellent livre d’introduction aux cartes conceptuelles, mais aussi un guide pratique pour tous ceux qui s’intéressent à la pensée visuelle.  Une fois de plus – c’est récurrent chez Pierre Mongin – le livre tient plus que ce que le titre promet : car il s’adresse non pas seulement aux managers, mais à tous les utilisateurs potentiels de cartes concptuelles, c’est-à-dire nous tous.

Un livre à mettre entre toutes les mains.  D’urgence !

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Ateliers creation d'entreprise Entreprendre autrement Entreprise Jeunes entrepreneurs

Formation : Visual Mapping pour Starters et Entrepreneurs

Beaucoup de candidats-entrepreneurs éprouvent des difficultés à gérer leur projet d’entreprise.  C’est pourquoi j’ai mis au point cette formation Visual Mapping pour Starters et Entrepreneurs : pour qu’ils puissent visualiser chaque étape, chaque notion de leur projet. 

Dans un article précédent, je classais les outils et méthodes de la pensée visuelle selon l’amplitude de leur champ d’action : du plus général au plus particulier.  Je concluais cet article sur la notion de « visual mapping », une synthèse qui réunit une multitudes de techniques issues des différentes méthodes : mindmapping, concept mapping, sketchnote, organisateurs graphiques, etc.

C’est également ce que j’ai fait dans certaines de mes formations, comme les « Formations pour étudiants« .

Aujourd’hui, je vous propose un autre type de formation basée sur la même synthèse de techniques : une formation de Visual Mapping pour les Starters et Entrepreneurs.

Après une présentation du programme de la journée et un brise-glace pour faire plus ample connaissance, nous entrons dans le vif du sujet.

Cette formation met l’accent sur 4 éléments-clés de la vie d’un starter ou d’un entrepreneur :

Connaître ses véritables objectifs et motivations

Les candidats-entrepreneurs ont souvent les idées très claires sur « Comment » ils vont faire les choses.

Mais ils sont rarement aussi conscients du « Pourquoi » ils entreprennent.

Quels sont leurs véritables motivations, les objectifs qu’ils poursuivent en créant leur entreprise ?

Avec une mindmap, c’est beaucoup plus facile de s’interroger sur ses propres motivations.  Exemple ci-dessous :

 

Mes motivations pour ce projet

Chaque participant aura l’occasion de travailler sur son propre projet et de définir ses propres outils.

Organiser son business plan

Comment organiser mon business plan pour qu’il soit convaincant ?  Pour qu’il reflète au mieux mon projet d’entreprise ?

Nous allons effectuer un brainstorming et définir un canevas général que chaque candidat-entrepreneur pourra ensuite personnaliser et adapter à son propre projet.

Business plan en français

Nous verrons ensuite comment, avec XMind, convertir la structure mindmap en fichier Word, Excel ou PowerPoint pour présenter votre projet de façon plus traditionnelle à vos investisseurs, banquiers, etc.

Visualiser son projet

Issu de la pensée visuelle, le visual mapping, n’aurait aucun sens si le Starter ou l’Entrepreneur ne pouvait pas « visualiser » son projet, ses étapes et en faire l’analyse avec des outils visuels.

De la ligne du temps à l’analyse Pestel en passant par la matrice SWOT, cette présentation PowerPoint vous montre quelques-unes des possibilités de visualiser votre projet :

C’est ce type d’outils que nous construirons ensemble lors de cette journée.

Travailler mieux et plus vite

Un des avantages de la pensée visuelle et de ses outils, c’est d’offrir de réels gains de productivité.

La façon d’organiser ses idées de manière visuelle influe déjà sur l’efficacité en matière de structure.

Mais les outils modernes de mindmapping, comme XMind, permettent d’aller beaucoup plus loin.

Vous pouvez réfléchir à tous les éléments d’un devis sous forme de mindmap, pour être certain(e) de ne rien oublier.  Et puis convertir cette carte en fichier Excel prêt à imprimer.

Vous pouvez même construire votre site web de façon intuitive avec une mindmap XMind, la visualiser sous forme de diagramme, de matrice et l’exporter finalement en tant que fichier HTML : la page de votre site web est prête !

Ce sont ces éléments et bien plus encore que vous mettrez en pratique lors de cette formation centrée sur vos projets.

Une formation qui se prolonge avec un accès de six mois à une base de connaissances et de ressources en ligne.  Et une possibilité de coaching individualisé par la suite.

Informations pratiques

Formation Visual Mapping pour Starters et Entrepreneurs,

Date : le mercredi 24 septembre de 9h30 à 16h30.

Lieu : le Wup, coworking, 42 rue Monceau-Fontaine à 6031 Monceau-Sur-Sambre.

Prix : 125 € HTVA ou 12 chèques formation à la création.

Modalités de paiement :

Azimut SCRL : N°compte : BE 48 06823242 1727
communication: Nom participant + Nom du workshop  +24 septembre 2014
Par chèques : A remettre en main propre  le premier jour de la session.
En cas d’annulation, 50 % du montant du workshop sera facturé au cas où le participant ne prévient pas  2 jours ouvrables avant le début de la session.

Inscriptions : sv@lewup.be

Incubateurs / institutions d’accompagnement à la création d’entreprise intéressés par cette formation : Ecrivez-moi via la page Contact pour recevoir le dossier complet de cette formation.

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Visual Mapping

Pensée visuelle : du mindmapping aux organisateurs graphiques

Des méthodes liées à la pensée visuelle, quelle est la plus générale et quelles sont les plus spécialisées ?  J’ai tenté de rassembler certaines d’entre elles et de les classer selon leur ordre de spécialisation : du mindmapping aux organisateurs graphiques en passant par les carte conceptuelles, les diagrammes de Venn, etc.

Mise à jour : ligne du temps de la version 7 de XMind, le 22 janvier 2016.

Tony Buzan a l’habitude de dire que le mindmapping est le « couteau suisse de la pensée« .  Autrement dit, on peut accomplir toute tâche intellectuelle avec le mindmapping.

Je suis un peu mal à l’aise avec cette affirmation.

Une classification du plus généraliste au plus spécialisé

Loin de moi l’idée de dénigrer le mindmapping : c’est une discipline qui a changé ma façon de travailler, d’étudier, de former, etc.  Je l’emploie tous les jours pour une foule de choses.

Je pense que le  mindmapping est la discipline la plus généraliste de toutes celles qui sont issues de ou liées à la pensée visuelle.  Elle peut fonctionner dans la plupart des opérations intellectuelles, c’est vrai.

Mais, mon expérience me dit qu’une foule d’autres outils visuels sont plus appropriés, fonctionnent mieux pour des tâches plus spécialisées.   Une impression qui s’est confirmée au fil de conversations que j’ai eues récemment sur ce sujet.

J’ai donc essayé d’établir une classification, d’abord pour moi-même : pour tenter d’y voir plus clair dans les usages de ces méthodes, techniques et outils visuels.

Voici un graphique qui illustre cette classification.  Encore une fois, j’insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas pour moi d’établir une hiérarchisation des méthodes, mais bien une classification selon l’ampleur du champ d’application de chacune d’elles.  (Infographie réalisée avec Infogr.am dont j’ai parlé ici).

Une classification de la pensée visuelle

Le mindmapping ou carte mentale : la méthode la plus généraliste

Comme le rappelait d’ailleurs Liam Hughes lors de son intervention au Biggerplate Unplugged de San Francisco, le mois dernier : on découvre tous les jours des applications inattendues du mindmapping.  Les gens l’utilisent pour enseigner les sciences politiques ou la géographie, mais aussi pour établir une liste de fournitures ou de choses à ne pas oublier pendant les vacances.

Je crois que pour trouver de nouvelles idées (brainstorming), créer des listes, concevoir un projet, préparer une intervention orale, réfléchir à la structure d’un site web : la carte mentale est imbattable !

Dans l’exemple ci-dessous, j’illustre quelques notions que je devais étudier pour préparer un test dans le cadre d’un MOOC sur les jeux vidéos. (Mindmap réalisée avec iMindMap 7, article sur iMindMap 7 Chameleon ici).

L’importance des jeux – carte iMindMap

Pour comprendre des nouvelles notions et les mémoriser, le mindmapping est une méthode de premier plan.  C’est la première que j’utilise dans mes ateliers Apprendre à apprendre.  Mais ce n’est pas la seule, car d’autres techniques s’avèrent plus pointues pour d’autres tâches intellectuelles.

Le croquinote : une méthode généraliste, mais sans la structure de la mindmap

Une autre méthode de plus en plus utilisée, est le croquinote ou sketchnote en anglais.

Ici, plus de branches, de flèches ou de noeuds, mais des associations libres de croquis, reliés parfois par des signes graphiques conventionnels (flèches, point d’exclamation ou d’interrogation, etc.).

Voici un croquinote de Xavier Delengaigne que vous pouvez retrouver avec de nombreux autres sur son blog Collectivité Numérique (avec son autorisation amicale) :

Un croquinote de Xavier Delengaigne

Une méthode très agréable, très visuelle, mais qui n’offre pas la même structuration centralisée que la mindmap.

Son origine la plus claire serait les croquis de dessins et de notes de Léonard de Vinci, ses fameux carnets.

Aujourd’hui, le croquinote est utilisé non-seulement pour la facilitation graphique, mais dans un nombre croissant d’applications, même si, à ma connaissance, il n’existe pas encore de logiciel dédié à cette discipline très intuitive.

La carte conceptuelle : idéale pour les flux et les relations entre les concepts

Par exemple, si je dois illustrer des flux, des étapes d’un processus, ou des relations entre différents concepts, la carte conceptuelle est beaucoup plus adaptée.

Créée par Joseph Novacks, elle est surtout utilisée dans les milieux universitaires, mais commence à se répandre en entreprise.

1. Carte conceptuelle pour illustrer des flux et des étapes

Voici un exemple d’illustration de flux de travail dans le cadre de la méthode Getting Things Done  de David Allen (carte conceptuelle réalisée avec XMind 2013 que j’ai présenté ici) :

Gestion du temps avec GTD – flux

La carte conceptuelle est parfaite pour illustrer les différentes étapes du processus, les noeuds du type Oui/non, etc.

On pourrait le faire avec une carte mentale, mais le résultat serait nettement moins clair…

2. Carte conceptuelle pour illustrer des boucles de rétroaction

La carte conceptuelle est également très pertinente pour illustrer des « boucles de rétroaction« , comme dans l’exemple suivant où l’action du gouvernement alimente le mécontentement social (carte conceptuelle réalisée avec CmapTools) :

Concept map : les difficultés de la contre-insurrection

Le gouvernement offre des primes à l’armée pour la motiver à agir contre les rebelles.  L’armée commet des atrocités pour augmenter l’action des rebelles pour acquérir plus de primes.  Ces atrocités augmentent le mécontentement social dans une large boucle de rétroaction.  C’est l’illustration d’un travail de sciences politiques d’une étudiante de l’université de Maastricht.

3. Carte conceptuelle non-linéaire pour illustrer les relations au sein de la famille

Un autre exemple de carte conceptuelle non-linéaire  : les relations au sein de la famille.

C’est une carte que j’ai utilisée pour donner des cours de français aux Pays-Bas : elle permet non seulement d’illustrer les relations entre les différents membres de la famille, mais aussi leurs rapports en tant que père-fils, etc. ;  l’acquisition de vocbulaire nouveau ; des articles et des pronoms possessifs (dont le genre change selon l’objet de la possession et non selon celui du propriétaire comme en anglais), etc. (Carte conceptuelle réalisée avec XMind, téléchargeable gratuitement sur mon profil Biggerplate) :

Carte conceptuelle non-linéaire

La carte argumentaire : développer la pensée critique et l’argumentation

Peu connue dans le monde francophone, la carte argumentaire vise à développer l’argumentation et la pensée critique.

Il s’agit d’illustrer les articulations logiques du discours : affirmations, objections, réfutations, etc.

Dans cet exemple, je montre une application de la carte argumentaire pour développer une réflexion sur les bio-carburants. (Carte argumentaire réalisée avec Rationale online).

Carte argumentaire sur les bio-carburants

C’est un domaine de la pensée visuelle déjà très spécialisé comparé aux techniques précédentes.

Diagramme de Venn : pour distinguer les ensembles

Les diagrammes de Venn sont un type d’organisateur graphique, mais qui reste largement utilisé.

Il est évidemment très fréquent en mathématiques, mais sert aussi à illustrer des points de divergence, de convergence, d’intersection, etc.

Ici, par exemple, je l’ai utilisé pour illustrer les trois points qu’un projet de starter doit absolument présenter pour être viable (Diagramme de Venn réalisé avec Cacoo) :

Le tiercé gagnant du starter

Chacun des grands ensembles représente une notion : Expertise, Passion et Responsabilité.  Les intersections entre deux ensembles, le résultat de leur conjonction : Passion + Expertise = un merveilleux hobby qui va vous faire passer des heures inoubliables, mais ne vous nourrira pas.  Expertise + Rentabilité = ennui garanti avant longtemps et donc risque d’abandon.  Passion + Rentabilité = risque d’obsolescence.  Les experts se tiennent informés des innovations et des tendances du marché.  Ils continuent à progresser tandis que vous stagnez.  La rencontre des trois Passion + Expertise + Rentabilité = Mon projet d’entreprise viable.  La passion nourrira l’expertise et inversément tandis que la rentabilité soutiendra l’édifice.

Le diagramme de Gantt : visualisez les tâches et responsabilités de vos projets

Le diagramme de Gantt est l’un des outils les plus anciens de la pensée visuelle moderne : il date des années 1910.

C’est un moyen visuel très pratique pour déterminer qui est responsable de quoi dans vos projets et à quelle étape vous en êtes.

Je le classe immédiatement avant les organisateurs graphiques les plus spécialisés car il sert uniquement à ça (mais il le fait diablement bien !).

Voici un exemple de diagramme de Gantt tiré d’une mindmap de gestion de projet réalisée avec XMind :

Vue « diagramme de Gantt »

Chaque trait rouge correspond à une tâche étalée dans une ligne du temps.  Cela permet de visualiser chaque tâche, mais aussi l’ensemble des tâches et des personnes impliquées dans un projet.  Un must pour tous les gestionnaires de projet !

Les organisateurs graphiques : les outils les plus spécialisés

Les organisateurs graphiques sont souvent très spécialisés dans une seule tâche :

  • comparaison
  • recherche des causes
  • illustration de séquences
  • hiérarchies
  • cycles
  • etc.

1. Organisateurs graphiques de comparaison : les doubles-bulles

Voici un exemple d’organisateur graphique de comparaison : la double-bulle (Double-bulle réalisée avec XMind) :

Comparer avec une carte double-bulle

C’est une comparaison entre araignées et insectes à destination des élèves de l’école primaire.  La double-bulle permet des comparaisons entre deux items en utilisant des catégories centrales et des propriétés des deux éléments à comparer.

Ces comparaisons ne sont pas réservées à la petite école : j’ai utilisé ce type de schémas pour comparer des types d’organisations pour des étudiants en masters…

 2. Organisateur graphique de causalité : l’Ishikawa

Pour retrouver les causes d’un problème, l’Ishikawa (du nom de son inventeur) ou structure en arête de poisson est un outil très performant.
Ici, un exemple d’Ishikawa 5 M pour retrouver les causes multiples d’un accident de travail. (Ishikawa réalisé avec XMind).

Ishikawa – recherche de causes

C’est un exemple classique de recherche de causes multiples : un jeune stagiaire est victime d’un accident de travail.

On explore les 5 dimensions du problème :

  • main d’oeuvre
  • management
  • marchandises
  • machines
  • money (causes financières éventuelles)

Dans cet exemple, le stagiaire n’a pas été formé correctement (Main d’oeuvre).  La maintenance de la machine était en retard et le management est responsable de n’avoir pas pris suffisamment de mesures pour la prévention des accidents.

Il faut donc agir sur trois dimensions (Machines, Main d’Oeuvre et Management) afin que l’accident ne se reproduise plus.

3. Organisateur graphique séquentiel : la ligne du temps

Avant la version 7 de XMind, j’avais pour habitude de détourner l’ishikawa ou arête de poisson : je le retournais afin de créer une ligne du temps dans XMind.

Depuis la version 7 de XMind, je n’ai plus besoin de recourir à ce subterfuge puisque le logicie propose à présent une structure « Ligne du temps » à part entière.  Celle-ci peut-être orientée à la verticale ou à l’horizontale.  C’est cette dernière formule que j’ai retenu pour la ligne du temps que voici :

Evolution de la FOAD

C’est un outil très pratique pour visualiser les étapes dans le temps.  Mais il existe de nombreux autres  outils sur Internet qui permettent de créer des lignes du temps.

En conclusion : l’essor du Visual Mapping

La conclusion de cet exercice, c’est que le mindmapping a été l’une des premières disciplines – avec le concept mapping – a remettre la pensée visuelle au goût du jour.  Et le mindmapping s’avère une discipline très généraliste qui permet de visualiser beaucoup de choses.

Mais depuis, d’autres outils sont venus s’ajouter et nous sommes de plus en plus nombreux à utiliser ces outils et méthodes de manière intégrée.

Ce qui donne lieu à une nouvelle discipline visuelle plus complète qui fait appel à toutes les ressources de la pensée visuelle.  Non seulement cartes mentales et conceptuelles, mais aussi les cartes argumentaires, le croquinote, les organisateurs graphiques, le design, la visualisation de données, l’infographie, etc.

Une discipline, presqu’une philosophie, une synthèse en tout cas.  Cette synthèse, c’est le Visual Mapping.

Je pense que là réside l’avenir de la pensée visuelle : vers une synthèse des meilleurs apports de différentes disciplines.  Je vois le même type de démarche chez beaucoup de collègues comme Philippe Boukobza ou Xavier Delengaigne en France ou encore Hans Terhurne aux Pays-Bas.

Je crois que c’est par le désenclavement de nos disciplines et par la recherche de nouveaux outils d’expression visuelle que nous arriverons à nous intégrer tant l’entreprise que dans les milieux académiques.

Et vous, qu’en pensez-vous ?  Etes-vous d’accord avec cette classification que je tente aujourd’hui ?  Encore une fois, une classification en fonction du champ d’application et non pas une hiérarchisation ni un jugement qualitatif.  Pour moi, toutes ces disciplines ont leur place dans le Visual Mapping.

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Apprendre à apprendre concept map Logiciels Outils VUE XMind

Pensée visuelle : comparez avec les cartes doubles-bulles !

Vous devez faire des comparaisons pour vos études ?  Vous voulez comparer deux situations ou deux organisations et vous ne savez pas trop comment vous y prendre ?  Les cartes doubles-bulles sont un outil visuel très efficace pour ce type d’opération !

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Que ce soit au cours de vos études ou de votre vie professionnelle, vous êtes amené(e) à faire des comparaisons.  Le professeur vous demande, par exemple, de relever les différences et les points communs entre deux structures d’entreprises, comme dans la carte ci-dessous.

Elle a été réalisée avec le logiciel de mind mapping XMind. (Double-cliquez sur l’image pour l’agrandir.  Vous pouvez aussi la télécharger gratuitement depuis le site de Biggerplate).

Carte doubles bulles – comparaison entre organisations

La carte mentale « doubles-bulles » obtenue compare deux types d’organisation d’entreprise : la structure par produit ou division et la structure par département ou fonction.  Elle a été réalisée dans le cadre du coaching d’un étudiant qui prépare l’examen de l’ACCA (Association of Chartered Certified Accountants), une certification de comptabilité très appréciée dans le monde anglo-saxon.

Les bulles du centre représentent les catégories envisagées : Appropriée pour (pour quel type d’entreprise cette structure est-elle appropriée) ; Organisation (sur quels critères cette structure est-elle organisée) ; Croissance (quel est l’impact de ce type d’organisation sur la croissance ; etc.

Carte mentale ou carte conceptuelle ?

A l’origine, XMind n’est pas configuré pour travailler avec ce type de structure, même si ce logiciel offre de nombreuses structures différentes.  Pour réaliser cette carte, j’ai utilisé la méthode de création de carte conceptuelle :

Utiliser sujets flottants et relations

On crée un sujet flottant en double-cliquant sur le fond de la carte, ensuite, on crée une relation (CRTL L) à partir de ce sujet flottant et on clique sur le fond de la carte.  Cela crée un nouveau sujet flottant.

Pour la création de cette carte, j’ai utilisé le sujet central comme titre : le sujet central ne peut pas être déplacé et cela peut constituer un handicap sérieux si je dois ensuite effectuer des modifications de ma carte.   Chaque bulle de cette carte est donc un sujet flottant tandis que les « branches » sont en fait des relations.

Le problème est que les sujets exercent une sorte de « magnétisme » entre eux : ils sont attirés les uns par les autres, si on les rapproche un peu trop.  Même en appuyant sur la touche ALT, il n’est pas toujours facile de positionner un nouveau sujet au milieu des autres.

Bien que cette carte soit apparentées aux mindmaps, elle se construit donc selon les principes utilisés pour élaborer les cartes conceptuelles dans XMind.

Cela m’a donné l’idée d’utiliser un autre logiciel pour créer ce type de cartes : VUE ou Visual Understanding Environment.

Des doubles bulles dans VUE

VUE est clairement un logiciel de concept mapping (ou cartes conceptuelles), créé par l’université Tufts.  Ce logiciel est donc configuré pour positionner des objets – sujets et relations – les uns par rapport aux autres.

Ici, il n’y a pas de « magnétisme » si on approche les objets les uns des autres.  Et ils peuvent être déplacés à volonté sans que cela dérange l’alignement des autres.  (Double-cliquez sur l’image pour l’agrandir au maximum).

La version VUE de la carte à doubles bulles

Le résultat est sensiblement identique, mais la réalisation est beaucoup plus facile !

Je reviendrai dans d’autres billets sur ce logiciel de concept mapping et les usages qu’on peut en tirer.

Pourquoi utiliser XMind pour créer ce genre de cartes, si c’est plus difficile ?  Tout le monde n’est pas habitué au logiciel VUE.  Et d’autre part, lorsqu’on travaille sur un projet, avec plusieurs cartes rassemblées dans un même classeur, il peut être plus simple d’ajouter une feuille à ce classeur.  Cela permet aussi de créer des liens directs entre les cartes du classeur.

Il est aussi possible de lier une carte XMind avec une carte VUE en utilisant la liaison avec un fichier externe par hyperlien : il suffit de placer le chemin vers ce fichier dans le champ « File » ou « Fichier » de la fenêtre de dialogue comme illustré ci-dessous :

Insertion d’un hyperlien vers le fichier externe

Ceci place une icone dans le sujet sélectionné.  Lorsque vous cliquez sur cette icone, le fichier VUE s’ouvre (à condition que le programme se trouve bien sur votre ordinateur bien entendu).

Essayez les deux solutions, XMind et VUE et retenez celle qui vous convient ou les deux, si comme moi, vous travaillez dans les deux environnements !

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Heuristiquement: Carte conceptuelle et carte heuristique

Différences et points communs entre carte heuristiques et conceptuelles

See on Scoop.itRevolution in Education

Marco Bertolini‘s insight:

Différences et points communs entre cartes mentales et cartes conceptuelles.  Un excellent article illustré de Philippe Boukobza.

See on www.heuristiquement.com

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concept map E-learning Internet Mémoire Mind Mapping Mondes virtuels Outils Pédagogie

De l’Illiade aux mondes virtuels : 3000 ans de pensée visuelle !

Quel est le point commun entre Cicéron, Thomas d’Aquin, Dante Alighieri, Giordano Bruno, Tony Buzan et les mondes virtuels ?

Réponse : la pensée visuelle et la mémoire locale.

Depuis au moins 3.000, ans les hommes utilisent les images pour se souvenir des notions les plus complexes.   Aujourd’hui, les mondes virtuels offrent une localisation supplémentaire aux arts de la mémoire.

C’est ce dont je vous parlerai lors d’une conférence pour Métalectures le mardi 19 février prochain dès 21 h 15.

Dans le cadre du cycle des Rencontres Formation et Pédagogie sur OpenSimulator, je vous parlerai le mardi 19 février à 21H15 du sujet suivant : De l’Illiade aux mondes virtuels : 3000 ans de pensée visuelle, une occasion de présenter les arts de la mémoire depuis Simonide de Céos jusqu’au mindmapping, le concept mapping et l’utilisation des plateformes virtuelles, à la fois comme lieu virtuel de mémorisation et comme centre d’apprentissage virtuel.

Depuis la plus haute antiquité, les hommes ont développé des systèmes de mémorisation basés sur la localisation et la visualisation. Les aèdes qui contaient les récits homériques comptaient sur ces techniques pour se rappeler les milliers de vers de l’Illiade et de l’Odyssée. Cicéron nous a donné la clé de ces techniques en décrivant le « palais de mémoire »  dans son De l’orateur.

Cicéron, l’orateur, par Maccari

Ces techniques ont été utilisées par les moines mendiants et les universités jusqu’à la fin de la Renaissance. Période où les réformateurs tels qu’Erasme ou Pierre de la Ramée porteront un coup fatal à l’utilisation de la « lecture intérieure ».

Dans les années 1970, l’historienne britannique Frances Yates remet au goût du jour les études hermétiques et les techniques mnémotechniques. En particulier dans ses ouvrages The Art Memory ou Giordano Bruno and the Hermetic Tradition.

Au même moment, le psychologue anglais Tony Buzan formalise le mindmapping tandis que l’Américain Joseph Novak publie ses premières cartes conceptuelles. La pensée visuelle connaît alors une nouvelle renaissance.

Mindmap réalisée avec iMindMap

Les mondes virtuels, avec leur conjugaison unique des trois dimensions et de l’ubiquité propre à Internet, offrent de nouvelles perspectives à la pensée visuelle et à la formation à distance.

Accès à la conférence

Cette conférence sur les mondes virtuels aura lieu dans un monde virtuel, cohérence oblige !

Pour y accéder, vous devez ouvrir un compte sur Francogrid, le monde virtuel français.  C’est entièrement gratuit.  Toutes les étapes sont décrites sur la page de Métalectures, l’organisateur de l’événement.

La conférence sera également retransmise en streaming vidéo sur le site de Francogrid.

Je remercie Lorenzo Soccavo, le fondateur de Métalectures qui me donne cette opportunité de m’exprimer pour la première fois dans un monde virtuel.  Merci aussi à Jenny Bihouise, aka Cheops, pour son aide technique et sa patience inaltérable à mon égard 😉

Au plaisir de vous y retrouver 😉

Marco Bertolini

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concept map Etudier efficacement Europe Logiciels Mind Mapping Outils Société XMind

Exemple de concept map : les biocarburants

Comment illustrer les différentes facettes d’un sujet?

Et comment illustrer les relations entre les différentes dimensions d’un problème ?

Une concept map ou carte conceptuelle peut vous aider.

J’ai examiné un sujet qui préoccupe les Français en ce moment : celui des biocarburants.

Comment représenter visuellement les relations entre les différentes dimensions d’un problèmes ?  Ou entre les différents concepts d’une même théorie ?

Si la mindmap constitue un excellent outil d’exploration des concepts, de leur hiérarchie, la carte conceptuelle ou concept map présente une solution élégante à la visualisation des relations entre concepts.

Une solution facilitée par XMind comme nous avons déjà eu l’occasion de le voir dans plusieurs articles de ce blog.

Le biocarburant : LA solution énergétique ?

Le gouvernement français étudie la possibilité d’interdire le diesel dans les centres-ville.  Et encourage la consommation de biodiésel.

Il est clair que les biocarburants sont une énergie renouvelable et donc nous libéreraient en partie tout au moins de notre dépendance aux énergies fossiles.  C’est une bonne nouvelle !

Vous pouvez télécharger la carte gratuitement depuis le site de Biggerplate.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Concept map « Biocarburants »

 

Des inconvénients très nombreux

Une production énergivore

Ses partisans mettent en avant une réduction des effets de serre.  Mais des études viennent contredire ces affirmations : l’énergie dépensée pour produire ces carburants seraient nettement supérieure au gain pendant la combustion.  En outre, les engrais et la motorisation des cultures, le transport, la transformation seraient plus producteurs de gaz à effet de serre que le CO2 dégagé par les carburants fossiles.

Une déforestation massive

Les écologistes mettent aussi en avant la déforestation – comme celle des forêts du Brésil, détruites pour produire toujours plus de soja, ou celles d’Indonésie et de Malaisie, mises en danger pour la production d’huile de palme…   Les monocultures d’exportation comportent des risques : destinées à l’exportation, elles profitent aux grands groupes, mais ne nourrissent pas les populations locales.  Elles présentent une faiblesse face aux maladies : on se souvient du mildiou qui a ravagé les pommes de terre irlandaise au 19e siècle, contribuant ainsi à la famine et l’exode de milliers de familles vers les Etats-Unis.

Une spéculation hasardeuse

Et enfin, risque non négligeables pour des populations toujours au bord de la disette, la production de ces carburants dits « verts » engendre une spéculation qui affecte le prix des denrées alimentaires de base : la hausse actuelle des prix de base ne serait pas due uniquement à la sécheresse sévissant aux Etats-Unis, mais surtout à la spéculation de Wall Street sur le prix des denrées et le succès des biocarburants

Une pompe à subsides

Enfin, une fois de plus, tout ceci ne serait pas viable sans les subsides que versent les institutions européennes aux producteurs sous la pression des lobbies énergétiques et agroalimentaires.  Seule solution que ces institutions nombreuses – on compte sept lobbyistes pour un parlementaire européen – ont trouvée à la surproduction européenne.   Mais les Américains ne sont pas en reste : pour les dix prochaines années, ils paieront 10 milliards par an de subsides directs à leurs agriculeurs.  Non pas à tous : 62 % d’entre eux ne percevront rien.  Tandis que les 10 % les plus riches percevront 74 % de la manne céleste !

Tout n’est donc pas rose au pays des carburants verts ?

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