Catégories
cartes argumentaires concept map Mind Mapping Outils Pédagogie

Méthodes pédagogiques : plaidoyer pour l’apprentissage profond

Au milieu des années 1970, quelques chercheurs ont élaboré la théorie de l’apprentissage profond.  Ils soulignaient l’importance pour les étudiants d’exercer leur pensée critique, de créer du lien entre les concepts et de relier les nouvelles notions aux connaissances dont ils disposaient.  Un ensemble de démarches qui correspond bien à ce qui se passe lorsqu’on utilise les cartes mentales, conceptuelles ou argumentaires.

Cela fait maintenant quelques années (doux euphémisme !) que je travaille comme formateur et enseignant.  J’ai pu m’adresser à des publics aussi divers que des adolescents en difficulté – en anglais ou plus généralement en méthodes de travail – qu’à des demandeurs d’emploi en recherche de nouvelles opportunité ou des ingénieurs d’une entreprise pétrochimique multinationale, pour ne citer que quelques cas.

Quelques années aussi que je recherche inlassablement outils et méthodes pédagogiques pour leur offrir le meilleur et surtout pour les aider à réaliser leur potentiel.

Cliquez sur la mindmap Mindomo pour ouvrir la carte mentale interactive dans une autre fenêtre :

Méthodes pédagogiques

Approche profonde versus approche de surface

J’ai trouvé un article de l’Université d’Oxford qui résume très bien les trouvailles de Marton et Säljö.

Pour comprendre les différences entre les deux approches, je les ai synthétisées sous la forme d’une carte conceptuelle que voici.

Cliquez sur la carte conceptuelle pour ouvrir la présentation en ligne :

Carte conceptuelle sur les approches profondes et de surface

Autrement dit, les étudiants qui utilisent l’approche profonde sont nettement plus actifs que ceux qui approchent le cours en surface :

  • ils créent du lien entre les idées
  • ils anticipent les conclusions
  • ils repèrent les structures et les principes organisateurs d’un cours
  • ils intègrent les nouvelles notions aux connaissances déjà acquises
  • ils ne se contentent pas de reproduire des parties du cours en vue de l’examen, mais interagissent activement avec les idées et les connaissances contenues dans le cours pour bâtir leur propre système de connaissance

En un mot, ils élaborent leur savoir personnel.

L’apprentissage profond : un choix stratégique

Cela veut-il dire que les étudiants sont « condamnés » à un style d’étude ?  On est soit « apprentissage profond« , soit « apprentissage de surface » comme on est blond ou brun de naissance ?

Absolument pas !

a) Un choix stratégique selon les circonstances

Les auteurs insistent sur le fait qu’il s’agit d’un choix de stratégie et que les mêmes étudiants utilisent d’ailleurs l’une ou l’autre approche selon l’intérêt qu’ils éprouvent pour la matière…

Et, sans doute aussi, selon le poids de cette matière dans leur cursus.

Autrement dit, vous pouvez choisir dès maintenant d’être un étudiant en « apprentissage profond« .

b) Des approches différentes de la mémorisation

Marton et Säljö distinguent aussi d’autres utilisation de la mémoire dans les approches profondes et de surface.

Alors que les étudiants qui ont choisi l’approche de surface considèrent la mémorisation comme une fin en soi, ceux qui ont opté pour l’approche profonde utilisent la mémorisation des éléments-clés comme moyen de mieux comprendre la matière et de mieux l’intégrer dans leur propre système de connaissances.

Ils extraient du sens de ce processus de mémorisation : ils relient les éléments mémorisés à des choses qu’ils connaissent déjà ou qui peuvent illustrer les structures, les processus, les éléments déterminant d’une matière.

Les étudiants qui choisissent l’approche de surface fonctionnent comme des scanners : ils essaient de mémoriser le plus grand nombre de faits possibles.  Tandis que les étudiants qui privilégient l’approche profonde fonctionne comme des ordinateurs en réseau : ils agrègent des éléments-clés de la connaissance au réseau pré-existant.

c) L’approche « reproduction de contenu » versus l’approche « construction du savoir« 

Mais la différence fondamentale entre les deux approches se situe dans l’intention des étudiants.

L’approche « profonde » a pour objectif la « construction du savoir » : une élaboration personnelle du savoir.  Une approche à long terme qui permet d’obtenir les meilleures notes.  Et qui correpond aussi aux exigences des entreprises où l’on demande de plus en plus d’initiative personnelle, de pouvoir s’autoformer, d’intégrer de nouvelles connaissances et compétences en un temps record.

L’approche « de surface » privilégie la reproduction du contenu d’une matière : il n’y a pas d’interaction à proprement parler avec les éléments de connaissance, mais simple tentative de mémoriser le maximum de contenu.

Les étudiants peuvent d’ailleurs passer relativement vite de l’approche profonde à une approche de surface si la matière s’avère trop difficile ou s’ils ont une méthode de travail peu adaptée aux exigences académiques.

Il n’y a donc pas de fatalité mais choix conscient ou subconscient de stratégies en fonction des situations, parfois par les mêmes étudiants sur les mêmes matières.

L’apprentissage profond : origine

Pas de « types d’étudiants« , mais un système complexe de choix stratégiques

On ne peut donc pas parler de « deux types d’étudiants », mais d’un système complexes de choix stratégiques en réponse à un environnement.

Mais alors, pourquoi un « plaidoyer pour l’apprentissage profond » ?  Parce que j’ai la conviction profonde – elle aussi –  qu’il répond non seulement aux exigences académiques, mais surtout qu’il confère aux étudiants la panoplie de compétences dont ils auront de plus en plus besoin dans un monde où les professions les plus courues dans 10 ans n’existent pas aujourd’hui.

Il y a 5 ans, personne ne parlait de « community managers » : c’est aujourd’hui une des professions les plus demandées.  C’est aussi l’une de celles qui s’apprennent majoritairement sur le tas, en « méthode expérientielle » : learning by doing, apprendre tout en faisant.

C’est l’une des modalités les plus intéressantes de l’apprentissage profond…

Dans un prochain article, j’examinerai quelles sont les relations entre l’approche de l’apprentissage profond et les outils visuels, tels que les cartes mentales, les cartes conceptuelles, les cartes argumentaires et les organisateurs graphiques.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Uncategorized

Question : quelle est la bonne structure d’une mindmap ?

Comment être certain que la structure de ma mindmap est la bonne ?

C’est une question que les débutants me posent souvent en formation de mindmapping.   Et une question qui les préoccupe.  Une question qui les met dans l’embarras.

Y a-t-il une bonne structure pour ma mindmap ?  Existe-t-il une méthode pour trouver cette structure idéale ?

Quelques éléments de réponse illustrés par une mindmap avec une structure que j’espère pas trop mauvaise…

C’est encore arrivé lors des deux derniers ateliers que j’ai animé en Belgique cette semaine et la semaine dernière : immanquablement, un ou une participant(e) me pose LA question.

Cette question infernale, la voici : « comment trouver LA bonne structure de ma carte ?  Vous avez une méthode pour trouver LA bonne structure d’une mindmap ? »

Et immanquablement, je sens que ma réponse ne les satisfait qu’à moitié…  Et encore.

Pourtant, si insatisfaisante qu’elle paraisse, cette réponse me paraît la seule vraie : la bonne structure, c’est celle qui vous parle !  C’est la structure qui fait que votre mindmap exprime votre point de vue, vos émotions, votre ressenti, vos pensées profondes, vos estimations, vos analyses, etc.

Réponse de Normand ?  Tentative d’évitement de ma part ?

Pas du tout !   C’est simplement le résultat de mon expérience de mindmappeur (ou de cartiste) et de formateur.

Information, idée et connaissance

Une fois de plus, je reviens sur ces notions d’idées, d’informations et de connaissances.

La bonne structure d’une mindmap est celle qui me parle.  Parce que la mindmap ou carte heuristique est  une médiation entre l’information et la connaissance.  Entre quelque chose d’objectif et ma subjectivité.  Entre un objet venu du monde extérieur – l’information – et mon système propre de connaissances, ma vision du monde.  Les PNListes diraient « ma carte du monde« .

Et quelle merveilleuse coïncidence que ma carte heuristique reflète ma « carte du monde » !

Ce n’est pas une coïncidence : ma carte heuristique est le cliché de ma pensée à un moment donné.  Une photo de la façon dont j’ai donné forme à mes informations, à mes idées.   Le tout en adéquation avec ma carte du monde et mes émotions du moment.

Alors, cette structure ?

Il n’y a pas de réponse unique aux questions qui me préoccupent

Notre formation scolaire nous a convaincu qu’il n’existait qu’une et une seule réponse aux questions du maître ou du professeur.

Dans la réalité, il n’y a pas une seule solution à nos problèmes.  Les bons coaches vous incitent d’ailleurs à élargir votre horizon : à explorer les solutions alternatives.  Ou de nouvelles façon de réaliser ces actions que vous voulez entreprendre.

Dans le cas du mindmapping, il y a autant de structures et de réponses que de personnes qui entreprennent les mindmaps.  Mieux (ou pire, selon votre point de vue) : une même personne ne fera pas deux fois une mindmap identique lorsqu’elle explore la même problématique.

Par exemple, j’ai fait le test avec trois groupes d’adolescents dans le cadre des ateliers Apprendre A Apprendre.  J’ai utilisé le même texte et j’ai démandé aux trois groupes d’en faire le résumé.   Sur trois groupes – plus de 20 personnes – aucun ne m’a fait une carte identique.

Mieux : j’ai fait l’exercice avec le groupe lors des trois sessions.  Aucune de mes mindmaps n’est totalement identique aux autres !

Résumé sour forme de carte mentale avec XMind

Suis-je mauvais pour autant ?  Non : mais j’ai organisé l’information selon mes idées et mes émotions.  Et cela donne un résultat quelque peu différent à chaque fois.  Des détails, sans doute – un mot placé ici plutôt que là, une icone différente, un mot-clé différent, etc.   Mais des différences tout de même.

La structure se crée d’elle-même : l’important, ce sont les questions

Oui, la structure vient en second lieu.  Incroyable ?

Un exemple.   Vous souhaitez partir en vacance l’an prochain ?  Quelle structure allez-vous donner à ce projet ?

Drôle de question, n’est-ce pas ?

Faisons une petite mindmap pour comprendre.

Où partons-nous en vacances ?

Je veux partir en vacances.  Où ?  J’interroge les membres de la famille.  Antoine veut aller sur la Costa Brava en Espagne : tous ses copains y seront et il veut faire la fête avec eux.  Julie souhaite voir les Fjords suédois depuis toujours.  Personnellement, je rêve d’un road trip au Mexique.   Ma femme qui a eu une année éprouvante ne pense qu’à un club en Turquie où les maîtres-mots serait repos et déstress.

Oui, au fait, les motivations de chacun constitueront la deuxième branche.  C’est assez logique, finalement.  Quand partirons-nous ?  En consultant les agendas de chacun, on se rend compte que la quinzaine entre le 4 et le 19 août convient à tout le monde.  Et voici ma troisième branche complétée.

Comment y allons-nous ?  En avion ?  En voiture ? Etc.  De quel budget disposons-nous ?  Et finalement, la discussion amène un consensus sur la Turquie : abordable, convenant à la fois pour le repos, la découverte et la fiesta.

La structure ?  Vous l’avez construite tout en vous posant des questions.    Tout en interrogeant votre idée centrale : où partons-nous en vacances ?  Les autres questions vous semblent couler de source.  La structure aussi.

Vous voulez un vrai bon conseil de pro ?  « Faites-vous confiance !« 

Bon travail 😉  Et bonnes vacances pour ceux parmi vous qui en prennent bientôt !

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Apprendre à apprendre Apprentissage des langues concept map Connaissance creativité enseignement secondaire Etudier efficacement Flashcards formation Jeunes Jeux Jeux de rôle Jeux-cadres Langues Mind Mapping Outils Pédagogie Serious games

Apprentissage et créativité : votre boîte à outils

Quelles méthodes utiliser pour étudier efficacement ?  Comment réviser mes maths ?

Comment mémoriser du vocabulaire espagnol ?  Ou des formules de chimie ?  Ou encore, des dates historiques ?

Comment ne pas oublier des processus complexes ?

Dans mon article précédent sur la notion de stratégie d’apprentissage, je vous disais que déterminer quel outil ou méthode utiliser pour les différentes matières nécessitait une certaine créativité.

Je vous propose aujourd’hui de repasser en revue une partie des outils que j’utilise avec les participants des ateliers Apprendre A Apprendre.  Et surtout de voir avec vous quels outils ou techniques utiliser pour quelles matières et dans quelles circonstances.

De nombreux parents se désespèrent : leurs enfants n’ont plus envie d’apprendre.  Ils n’ont plus de motivation.

La motivation, ça se crée et ça s’entretient

Comment ?  En se donnant des objectifs clairs, d’abord.  Un but à long terme, pour commencer.   Qu’est-ce que je veux faire plus tard ?  Médecin, pilote de chasse, mécanicien, comptable, comédien(ne), informaticien(ne), formateur(trice), journaliste, etc.

On peut être encore indécis.  Mais on peut rêver aussi.  Le rêve est un moteur puissant, à condition d’en faire un but à atteindre.

Prenons le cas de Frederique (prénom modifié).  Elle voulait être comédienne.  Cette jolie bruxelloise de 17 ans rêve d’étudier au cours Florent et de brûler les planches à Paris.

C’est ce que nous avons pris comme but à long terme.

Avant d’aller au cours Florent, il y a encore deux années de secondaire à réussir.  Pour chacune de ces années, un trimestre avec des examens.

Nous avons donc maintenu le cours Florent comme objectif général, avec la réussite de chaque trimestre comme objectif partiel.  Et nous avons procédé tous les deux à une estimation du temps de travail, des loisirs, etc.  Du temps disponible pour Frédérique.   Nous avons passé en revue ses méthodes de travail, ses difficultés particulières, nous avons travaillé sur son stress.

Aujourd’hui, Frédérique a une meilleure maîtrise de son agenda scolaire, le cours Florent se rapproche et devient plus tangible, plus accessible à chaque trimestre.   Le stress de Frédérique a considérablement diminué.  Celui de ses parents aussi.

Nous n’avons pas accompli de miracles.  Mais ensemble, nous avons déterminé un but qui lui tient à coeur, nous avons balisé le chemin, estimé de manière réaliste les efforts à fournir et les lacunes à combler et aujourd’hui, Frédérique a trouvé son rythme et ses méthodes de travail. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir ou sur ce lien pour télécharger la carte gratuitement depuis Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs).

Boîte à outils pour apprendre avec créativité

Pour nous aider dans cette étape – la première de notre méthode qui en compte cinq – nous avons utilisé le mindmapping et la visualisation.  Se voir réussir, c’est déjà accomplir un bout de chemin.  C’est déjà se placer dans une position de gagnant.  A l’aide du mindmapping, nous avons exploré ce qui était important pour Frédérique, ses goûts et ses dégoûts, ses envies, ses craintes.   Nous avons étalé sur la feuille son état d’esprit du moment et le chemin à parcourir pour atteindre son rêve.

Reprendre contact avec le cours : le mindmapping à la rescousse !

Prendre contact avec le cours, cela veut dire tout simplement se replonger dans le cours vu – idéalement – le jour-même en classe.  Le lire lentement pour bien s’en imprégner, pour se laisser envahir par les images et les sensations évoquées par les mots.  C’est prendre de premières notes, tenter un premier résumé simple, noter ce qui n’est pas compris, synthétiser, vérifier que l’on comprend tout.

C’est le terrain idéal du midnmapping : une prise de note rapide, efficace, qui balaie la matière dans un va-et-vient constant entre analyse et synthèse.  C’est le moment de mémoriser l’information pour la première fois, de la stocker dans sa mémoire.

Mais aussi de la comprendre en créant du lien entre les différentes parties du cours.  Et avec les autres cours.  Le mindmapping par sa nature visuelle est particulièrement indiqué pour rendre visible tous ces liens sous-jacents.  Ici aussi, la créativité joue à plein.   Il s’agit de s’approprier les informations pour les transformer en connaissances, pour les agréger à son système personnel de connaissances.

Réactualiser ses connaissances

Se souvenir une seule fois, stocker ses connaissances par une première lecture et une prise de notes, fut-elle particulièrement efficace, ne suffit pas.   La théorie des répétitions espacées nous apprend qu’oublier plusieurs fois et réétudier permet d’approfondir les connaissances, de les ancrer.  A chaque répétition, nous oublions un peu moins pour nous souvenir de tout le jour de l’examen.

Ici aussi, on peut utilier les techniques de réactualisation du mindmapping : relire sa carte, en suivre les branches avec ses doigts, la lire à voix haute, la redessiner à la main ou à l’aide d’un logiciel à intervalles réguliers.

Pour mémoriser des listes de vocabulaire ou des formules mathématiques, utilisez plutôt les flashcards, ces fiches sur lesquelles vous écrivez la définition ou la traduction d’un côté et le terme à retenir, accompagné d’un dessin ou mieux d’une association de dessins, d’évocations sonores, de l’autre.  Répétez autant de fois que nécessaire.  A faire à la main ou avec des logiciels comme StudyBlue ou Anki, dont je reparlerai bientôt.

Pour les listes de noms et de concepts difficiles, on peut avoir recours à la localisation, la technique la plus puissante étant le « palais de mémoire« , dont je reparlerai bientôt.  Pour retenir des nombres longs ou des dates, rien de tel que de transformer les nombres eux-mêmes en images évocatrices et de les utiliser dans des scénarios .  Par exemple, dans la mindmap ci-dessous, le chiffre 2 est figuré sous la forme d’un cygne.  Le 1 est un clou.   Le 5 est une femme enceinte.  Le nombre 512 sera par exemple une femme enceinte qui cloue un cygne (de préférence dans un endroit que vous connaissez et que vous pouvez évoquer facilement dans votre mémoire).  L’histoire est horrible ?  Tant mieux : elle a donc d’autant plus de chances d’être retenue pour longtemps !  Tout ce qui nous fait rire, nous excite ou nous fait peur nous marque et nous le retenons sans effort !  Pour voir une illustration animée de cette méthode, visitez donc le site de mon ami Bernard Lamailloux, formateur et grand pourfendeur de préjugés pédagogiques devant l’Eternel 😉

On peut également scénariser des noms de personnages, comme les auteurs classiques français : une Corneille sur une Racine Boileau de la Fontaine Molière.  On peut écrire de véritables histoires et se mettre en scène dans de vrais décors avec d’autres personnages.  Je reviendrai également sur ces techniques.

Réutiliser les matières pour créer nos propres questions et réponses

Si le mindmapping permet d’explorer et d’organiser les idées, les concepts maps ou cartes conceptuelles sont extraordinaires pour illustrer les relations entre les concepts, les flux, les processus.

Si vous voulez être prêt(e) à répondre aux questions du professeur, le mieux, c’est encore de vous poser vos propres questions : la méthode CQQCOQP vous donne l’occasion de vous poser toutes les questions possibles sur un texte, article, partie de cours, chapitre d’un livre, etc.

Apprendre avec CQQCOQP

Sur base de certaines questions, on peut créer des cartes conceptuelles, des lignes du temps sous forme d’arrête de poisson ou d’organigrammes, etc.  C’est une façon d’entrer dans le cours ou le livre par d’autres portes que celles proposées par l’auteur.  Nous rompons avec sa logique pour trouver la nôtre.  Des participants à mes ateliers Apprendre A Apprendre ont été très étonnés de voir qu’après avoir travaillé sur un texte de trois façons – résumé, CQQCOQP et ligne du temps en arrête de poisson – ils étaient incollables sur le contenu, les personnages, les circonstances de cet article.

Après cela, ils ne voulaient plus entendre parler de cet article !  Mais comme le disait un de mes vieux professeurs : « il faut casser le texte pour former le lecteur« .

Un des meilleurs moyens de comprendre et de mémoriser une matière complexe est de la reformuler.  Expliquez-la donc à votre maman, à votre petit frère, à votre voisin, à votre petit-ami…  Les résultats sont garantis : vos interlocuteurs vous poseront des questions auxquelles vous ne vous attendiez absolument pas et cela vous obligera à réexplorer la matière sous un angle nouveau.

Pourquoi croyez-vous que vos professeurs sont incollables sur leur matière ?  Parce qu’ils passent une bonne partie de leur vie à la réexpliquer à des générations d’étudiants !  C’est aussi simple que ça…

Les jeux sont un allié extraordinaire de l’étudiant efficace.  Non seulement ils évitent de s’ennuyer ferme sur la 19e lecture du même chapitre, mais en plus, ils nous procurent un moyen dynamique de nous approprier les nouvelles connaissances.  Pendant que nous nous amusons, notre cerveau enregistre les sensations de nos doigts, les couleurs, les mouvement à l’écran, les sons des hauts-parleurs, nos postures corporelles, nos émotions, etc.  Tout cela crée un réseau d’associations très puissantes qui nous aideront à nous souvenir le momenent venu.  Il existe à l’heure actuelle une foule de jeux dits « sérieux » ou « serious games » en français pédagogique contemporain.  Visitez www.seriousgame.be pour avoir un aperçu et un commentaire professionnel sur les contenus et les valeurs pédagogique de ces incroyables outils !

Les jeux-cadres – inventés par Thiagi – sont aussi de fabuleux alliés.  Je les ai utilisés pour enseigner le droit et les contrats de travail à des jeunes à peines scolarisés et ils peuvent encore vous dire aujourd’hui, quatre ans plus tard, la différence entre un CDD, un CDI et un contrat à tâche déterminée.  J’y reviendrai également bientôt.  Vous pouvez organiser avec vos amis de véritables concours qui allient compétition et coopération dans un nouveau concept-clé : la coopétition.  Ici aussi, on brise un tabou : à plusieurs on est plus fort, à l’école, à la maison, en entreprise.  Ce n’est pas de la triche, c’est de la collaboration.  Etudier à plusieurs, IRL ou à travers un groupe Facebook, permet d’aller plus vite et plus loin…

Utilisez abondamment Internet : pas pour des copier-coller frénétiques, mais pour rechercher l’information.  Apprenez aussi à la sélectionner, à l’évaluer, à la trier, à la traiter, à la présenter selon les normes académiques.  C’est un vrai travail et c’est très formateur !

Réviser : vous avez dit à long terme ?

Oui, à très long terme, même.  Si vous utilisez toutes ces techniques, vous n’apprendrez pas seulement pour l’examen d’après-demain mais pour toute votre vie.   Echelonnez les périodes d’étude.  Cela ne sert à rien de bloquer comme un fou la veille.   Etudiez, oubliez, réétudiez, réoubliez, re-réétudiez, re-reoubliez, etc.  Vous serez le premier étonné de vos connaissances au bout de l’année…

Quelques conseils pour tirer parti de ces techniques :

  • variez les techniques : ne vous contentez pas d’un seul « truc » qui fonctionne bien.  Vous restez alors dans votre « zone de confort » et vous finirez par vous lasser.  Et à moins retenir : prenez des risques, testez de nouveaux outils, gardez ceux qui marchent, jetez les autres sans pitié !
  • alternez les périodes d’activité intense avec de courtes pauses réparatrices : utilisez des outils comme Focus Booster pour vous aider à minuter le tout !
  • n’oubliez pas de vous reposer : le sommeil est une partie fondamentale de votre programme d’études
  • amusez-vous : vous avez besoin de changer d’air et de musique de temps en temps
  • sortez, aérez-vous, faites de l’exercice, voyez des potes, buvez de l’eau, etc.
  • accordez-vous des récompenses quand vous avez réussi un truc important : « parce que vous le valez bien » 😉
  • voyez-vous réussir : c’est important !  La visualisation fait partie de la panoplie de tous les champion, ce n’est pas par hasard…

Bonus : le secret des secrets :  Apprendre, c’est d’abord un plaisir !

Il me reste à vous souhaiter bonne chance et bon travail 😉

Et vous ?  Quelles techniques utilisez-vous ?  En connaissez-vous que je n’ai pas citées ?  Comment fonctionnent-elles ?  Quels sont les résultats ?  En êtes-vous satisfaits ?

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Apprendre à apprendre Ateliers Coaching Coaching scolaire concept map Connaissance enseignement secondaire Etudier efficacement formation Jeunes Logiciels Mind Mapping Outils Pédagogie

Etudier avec le mindmapping et CQQCOQP : la ligne du temps

Résumer un texte est une excellente façon de préparer la compréhension et la mémorisation en vue d’un examen.

Mais cela ne suffit pas.  Je vous propose d’aller plus loin avec la méthode CQQCOQP et quelques fonctionnalités intéressantes d’XMind.

Hier, nous avons vu un exemple de résumé de texte réalisé avec XMind.  Ce résumé correpond aux étapes 2 et 3 de notre méthode Etudier efficacement en 5 étapes : prendre contact avec le cours et réactiver la mémoire.

Aujourd’hui, nous allons travailler avec une méthode et des outils qui s’apparentent davantage à la quatrième étape : réutiliser ses connaissances.

Mobiliser les bons neurones

Pourquoi changer de méthode ?  Pourquoi ne pas continuer à lire et à résumer, puisque cela fonctionne ?

Pour plusieurs raisons.  Lire et résumer sont d’excellents moyens de comprendre et de mémoriser un texte – cours, article, livre, etc.

Mais, si nous voulons être performants lors d’un examen, nous devons aller plus loin.

Car, le professeur va nous poser des questions auxquelles il va falloir répondre précisément.  Non pas restituer toute la matière.  Mais « réutiliser« , « mobiliser » la partie de celle-ci qui correspond exactement à la question posée.  Et sous une forme qui n’est pas la même que celle du cours.

Comprendre, mémoriser, restituer, réutiliser… ne font pas appel aux mêmes groupes de neurones dans notre cerveaux.  Parce que ce sont des opérations mentales différentes, elles mobilisent d’autres région du cerveau.

Pour être performants lors des examens, il va falloir travailler sur ces zones différentes.  Voici comment.

Entrer par d’autres portes : CQQCOQP

Hier, en résumant notre texte par une mindmap, nous sommes entrés dans ce texte en suivant le chemin proposé par l’auteur : le titre, le chapô, les intertitres, etc.  C’est l’ordre et la logique de l’auteur.  Et nous nous les sommes appropriés en résumant le texte selon ces titres, intertitres, etc.

Aujourd’hui, nous allons explorer le même texte en entrant par différentes portes.  En utilisant 7 questions : CQQCOQP.  Comme sur la carte ci-dessous :

Carte mentale : la méthode CQQCOQP

Vous l’avez compris, cette expression bizarre est simplement un acronyme, un mot construit à partir de l’initiale de chaque question : comment ?  Qui ? Quand ? Combien ? Où ? Quoi ? (ou que ?) et Pourquoi ?

Ces simples questions vont nous permettre d’interroger le texte de Don Verzé.

Nous allons faire comme le professeur : poser des questions !

Cela va mobiliser d’autres régions de notre cerveau, d’autres neurones.  Et donc, renforcer notre compréhension et notre mémorisation du texte.  Mais en plus, cela nous prépare à répondre de façon efficace aux questions du professeur le jour de l’examen !

Et – bonus non négligeable – en utilisant diverses techniques, nous empêchons notre cerveau de se lasser.  Si vous variez les techniques lorsque vous étudiez, vous vous fatiguerez beaucoup moins et vous vous lasserez beaucoup moins vite qu’en vous contentant de lire le texte encore et encore !  Et vous serez beaucoup plus efficace… tout en vous ennuyant beaucoup moins !

Première question : Quand ? Et la ligne du temps

Hier, nous avons vu que l’année 1970 marquait un véritable tournant dans la vie de Don Verzé.

Aujourd’hui, je vous invite à explorer davantage le temps dans ce texte.

Pour ce faire, nous allons repérer toutes les dates.  Et puis, nous allons construire un outil visuel.  Mais pas une mindmap.  Nous allons profiter d’une autre fonction de XMind :  l’arrête de poisson qui va nous permettre de créer une ligne du temps pour bien visualiser la progression des événements.

Ligne du temps du texte Don Verzé

Le texte ne nous donne pas la date de naissance du prêtre.  Mais nous savons quand il est mort et à quel âge.  Nous pouvons donc en déduire qu’il est né en 1920.

Ensuite, le texte nous donne la date de 1970, qui est l’année-charnière de son existence.  Et puis 2010 et 2011, deux années pendant lesquelles les événements se précipitent jusqu’au décès du personnage principal de cette histoire…

Nous avons donc, rassemblés sur une page, sous forme graphique, la succession des événements et leurs relations entre eux.

Dans un autre article, je vous montre comment répondre à la question Qui ?  avec une autre méthode : la carte conceptuelle.

Bon travail 😉

Ces cartes ont été réalisées avec XMind.  La version gratuite est suffisante pour réaliser ces outils sur votre ordinateur, PC, Mac ou Linux.

J’enseigne ces méthodes lors d’ateliers Apprendre A Apprendre et aussi lors de coaching étudiant à distance ou de soutien scolaire individuel.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à

Catégories
creativité Mind Mapping Outils Projets

Comment et pourquoi les entreprises utilisent-elles les logiciels de Mind Mapping ?

Quels sont les logiciels de mindmapping utilisés par les entreprises ?  Et à quoi les utilisent-elles ?  Le point sur la question avec une enquête de Chuck Frey !

Chuck Frey est non seulement un mindmappeur convaincu, mais il est aussi l’auteur de The Mindmapping Softwareblog, un des meilleurs blogs anglophones dans le domaine des logiciels de Mind Mapping et de pensée visuelle.

Une enquête annuelle sur l’utilisation des logiciels de mindmapping

En 2006, il publiait le rapport d’une première enquête sur l’utilisation par les entreprises des logiciels de Mind Mapping.  Quatre ans plus tard, Chuck Frey renouvelle l’expérience.  Les résultats en anglais sont téléchargeables à cette adresse.

Vous pouvez également visionner et télécharger cet article sous forme de document :

 Les enseignements de cette deuxième enquête – et les différences avec les résultats de la première – sont extrêmement intéressants et parfois même, surprenants.

Carte mentale numérique

50.9686775.824968