Catégories
Cerveau

Cerveau, école et puberté : le triangle des Bermudes ?

Mon fils ne sait pas se lever le matin.  Ma fille est incapable de planifier sa semaine.  Mon enfant fait toujours ses devoirs à la dernière minute.  Mon fils a des problèmes de concentration.  Ma fille déprime, elle s’irrite pour un rien.  Mon fils passe des heures au téléphone avec ses copains.  Mais, il ne m’appelle jamais quand il sait qu’il arrivera en retard.

Je ne compte plus les parents qui m’arrivent avec ce genre de réflexions.  Généralement proférées sur un ton exaspéré, voire carrément désespéré.

Ils m’arrivent aux ateliers Apprendre À Apprendre ou pour un premier contact en vue d’un accompagnement étudiant, les épaules chargées d’un immense sentiment de culpabilité, les yeux plein d’incompréhension.  Ils s’excusent presque de me présenter leur rejeton, en qui ils avaient placé tant d’espoir…

Vous vous reconnaissez un peu dans ce portrait de parents déboussolés ?  Pas de panique !

Votre enfant, votre ado, est normal.  C’est plutôt une bonne nouvelle, non ?

Un cerveau en construction

Vous connaissez ce fameux message, si agaçant sur Internet ?  Vous voulez consulter cette page qui a l’air si intéressante sur un sujet qui vous tient tellement à coeur.  Et tout ce que votre écran affiche, c’est ce message frustrant entre tous : « Page en construction« .

On pourrait afficher le même message sur certaines parties du cerveau de votre adolescent : car toutes les parties du cerveau ne se développent pas en même temps.

Lors de la puberté, entre 10 et 14 ans, l’adolescent vit sous un bombardement hormonal quasi-constant : ce sont ces hormones qui déclenchent le développement des différentes aires du cerveau.  Certaines participeront au développement de la mémoire, d’autre à celui de la gestion des émotions, d’autres à celui de la faculté de mesurer les risques ou encore le goût de l’exploration, du test de ses propres limites.   C’est ce flux hormonal, conjugué aux expériences quotidiennes de l’ado confronté à son environnement, qui va sculpter le cerveau de votre enfant.

Le problème, c’est que ces différentes zones du cerveau vont se développer à des moments différents.  Et que la communication entre ces différentes parties n’est pas encore bien établie.  D’où parfois des comportements dangereux – on veut tester ses limites sans pouvoir vraiment mesurer les risques – ou agaçants pour l’entourage – il souriait à sa petite amie, il y a cinq minutes et à présent, il agresse sa mère pour une pécadille.   Cela vous paraît familier ?

Des ados, pas des adultes

La génération jeune actuelle souffre d’un mal inédit : ils sont généralement grands, plus grands que nous, et la multiplicité des sources d’information qui les entourent, qui les submergent font qu’ils sont généralement mieux informés que nous ne l’étions à leur âge.   Ce qui fait que nous les considérons trops souvent comme les adultes qu’ils ne sont pas.   Pas encore.  Et que nous exigeons d’eux des attitudes et des prises de responsabilité qu’ils sont incapables d’assumer.

Un exemple : nous voudrions tous que nos enfants planifient leurs études longtemps à l’avance, n’est-ce pas ?  Et cela depuis la première secondaire !  Mauvaise nouvelle : la partie du néocortex en charge de la planification n’a pas terminé sa pleine maturation chez les garçon avant 21 ans… 

Cela veut-il dire que nous devons attendre tranquillement sans rien faire ?  Jusqu’à ce que leur cerveau soit complètement construit ?

Non, bien entendu.  Mais nous pouvons reconnaître les signes de cette immaturité – au sens étymologique du terme – et aider nos ados à se construire en leur proposant des modèles, en leur donnant des limites claires, en leur proposant des exercices qui les aideront à progresser.   Mais : en respectant le rythme de chacun.   Ce qui veut dire qu’en tant que parent, vous avez des chances de vivre encore de nombreuses frustrations.   Mais aussi des joies et de la reconnaissance lorsque vous constatez qu’une étape est franchie, qu’un objectif est atteint.

Les ados sont aussi des êtres extrêmement sociaux : ils se construisent aussi – et peut-être même davantage – par leurs contacts avec leurs pairs : les jeunes du même âge, qui ont les mêmes goûts, les mêmes besoins, les mêmes envies.   N’essayez donc pas de tout contrôler : c’est le meilleur moyen de vous rendre malheureux(se).

Manque de sommeil et jetlag permanent

Vous connaissez le jetlag ?  Cette fatigue due au décalage horaire et au manque de sommeil qu’il engendre ?  La plupart des ados le connaissent en permanence.  Dans son livre « Het puberende brein« , Eveline Crone, professeur en neurosciences à l’université d’Utrecht, décrit ce cycle infernal qui épuise les jeunes durant la puberté.

C’est la mélatonine qui contrôle le sommeil et la sensation de fatigue.  C’est elle qui fait que la plupart des enfants s’endorment brutalement entre 20 et 21 heures.  Mais à la puberté, son apparition est retardée : elle se manifeste souvent entre 22 heures et minuit.  Ce qui fait que les ados n’ont jamais envie de se coucher.   Mais leur croissance rapide exige un sommeil réparateur de 9 heures à 9 h 30, chaque jour.   Ce que les horaires scolaires ne leur permettent absolument pas.

L’Etat du Minnesota a testé des horaires scolaires qui démarrent plus tard : et a constaté une nette amélioration des résultats ! La fatigue permanente de certains ados les rend irritables, nerveux, mais surtout leur interdit toute concentration soutenue.  Leur niveau d’attention est proche de zéro.  Leur capacité à mémoriser est donc plus que limitée.

Un conseil : nous ne pouvons guère influer sur les horaires scolaires européens.  Par contre, c’est une bonne idée de laisser les ados faire la grasse matinée le week-end ou pendant les congés scolaires.  De cette manière, ils récupèrent au moins une partie de ce sommeil dont leur croissance a tant besoin.

Le cortex frontal : le centre de commande des facultés cognitives

Contrairement à certaines aires du cerveau qui sont spécialisées dans une seule fonction – comme l’hypothalamus qui règle nos biorythmes – le cortex préfrontral assure un rôle plus complexe de régulation. On peut comparer le cortex préfrontal à un centre de commande des facultés cognitives.

C’est lui, en effet, qui gère l’ensemble des fonctions réparties dans d’autres aires du cerveau et qui sont nécessaires à la planification, à la vue d’ensemble et de détails, etc.   Toutes ces facultés cognitives qui nous permettent de nous projeter dans l’avenir, de faire la part des choses entre l’essentiel et l’accessoire, entre l’urgent et ce qui peut attendre, entre le but à atteindre et les moyens pour y parvenir.

Dans de prochains articles, nous verrons ensemble comment fonctionne ce « centre de commandes », quelles facultés il implique et comment entraîner nos ados à exercer ces facultés.

En n’oubliant pas, que certaines de ces facultés, et surtout leur coordination, ne sont accessibles aux ados que lorsque leur cortex préfrontal est mûr.  Le maître-mot ici est sans doute : patience !  Le meilleur moyen pour que le triangle Ecole, Cerveau et Puberté ne soit pas comme celui des Bermudes, un triangle maudit où tout est perdu d’avance !

Bon courage 😉

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à notre newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
CV Outils Recherche d'emploi Stratégie

Faut-il envoyer son CV sous forme de Mindmap ?

Il ya quelques mois, j’avais rédigé un billet intitulé « Construisez un CV gagnant avec le Mindmapping ! »

L’objectif de ce billet n’était pas de rédiger un CV sous la forme d’une mindmap (ou carte heuristique), mais bien de donner quelques conseils sur « comment structurer un CV en utilisant le Mindmapping... »

Ajourd’hui, je voudrais répondre à une autre question qui m’est souvent posée :

– « Faut-il envoyer son CV sous forme de mindmap ? »

Normalement, vous connaissez la réponse mieux que moi !

Quoi ?  Je connais la réponse ?

Si vous êtes un habitué de ce blog, vous savez que pour moi :

  1. Le CV est un outil de communication qui fait partie d’une stratégie de recherche d’emploi
  2. Il est le résultat d’un travail préalable de connaissance de soi et du marché du travail
  3. Il est ciblé sur une fonction précise dans une entreprise particulière
  4. Pour être efficace dans la rédaction de votre CV, vous devez connaître l’entreprise à laquelle vous l’envoyez

Si vous maîtrisez ce dernier point, vous savez si vous avez affaire à une entreprise innovante, plutôt ouverte aux nouveaux outils et aux méthodes inédites.  Ou à une entreprise plutôt traditionnelle, où on s’en tient aux bonnes vieilles méthodes : « on a toujours fait comme ça ! »

Une mindmap pour l’entreprise innovante

Dans le cas d’une entreprise innovante, moderne : je vous dirais, oui, envoyez votre CV sous forme de mindmap en plus de votre CV traditionnel !  Cela apportera une touche supplémentaire qui démontrera que vous êtes en phase avec la tendance novatrice de la maison.

Pourquoi en plus ?

Parce que si vous le faites uniquement sous forme de mindmap, votre CV risque de ne pas convenir à une personne ou plusieurs.  Il risque aussi de ne pas être lu par les logiciels qui trient les CV en première lecture dans la plupart des cabinets de recrutement ou des sites d’emploi…  Ceux-ci effectuent une recherche par mots-clés, et je ne suis pas convaincu que votre CV-mindmap soit lisible par la plupart des logiciels de recrutement du marché (je suis même certain du contraire…).  Dans tous les cas, faites dans la simplicité : que votre carte soit réellement lisible sur une page A4.  Envoyez-la sous format PDF ou Word, toutes les entreprises ne possèdent pas de logiciel de mindmapping.  Et de toute façon, ces logiciels sont tellement nombreux en ce moment, que l’entreprise en question risque bien d’en avoir un qui ne soit pas compatible avec le vôtre.  Utilisez aussi les rubriques classiques, dans un ordre normal.  Le même que votre CV classique : soyez cohérent !

Un CV classique pour une entreprise plus traditionnelle

Dans une entreprise plus classique, plus traditionnaliste : mettez votre passion pour le mindmapping en veilleuse et envoyez un CV classique.  Lorsque vous serez engagé, il sera encore temps de faire la démonstration à vos collègues des vertus de cette méthode qui a maintenant 40 ans (eh oui !) mais que les entreprises francophones ne découvrent qu’aujourd’hui !

Dans tous les cas : n’envoyez jamais un document sous forme de mindmap sans explication à une personne qui ne maîtrise pas le concept.  Joignez un mot d’explication et/ou ajoutez une légence à votre carte.  C’est une bonne habitude, de toute façon, de légender vos cartes.

Et pour ceux qui seraient en manque d’inspiration, voici un petit exemple de  :

CV sous forme de mindmap

Cliquez sur la carte pour l’agrandir :

Votre CV-Mindmap

Envie d’essayer ?

Nous avons développé pour vous deux modèles de CV sous forme de mindmap :

un modèle de CV pour employé expérimenté, disposant de quelques années d’expérience.
– un modèle de CV pour employé débutant qui ne dispose pas de beaucoup d’expérience.

Besoin d’un coup de pouce ?  Visitez notre page Coaching emploi !

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

50.9686775.824968
Catégories
Ateliers E-learning formation Internet Logiciels Outils Projets

E-learning : pourquoi nous avons choisi Moodle et Moostic !

Apprendre à distance, est-ce forcément être seul devant son écran ?  Sans assistance ?  Sans conseil ?  Sans possibilité d’échanger avec d’autres participants ?  Sans rien connaître du formateur ou professeur ?

Non, ceci est un modèle dépassé.  Mais ce n’est pas une fatalité.

La preuve ? Moodle et Moostic !

Nous avons choisi la plateforme Moodle pour ce type de raisons.  Parce que nous ne voulions pas reproduire un modèle scolaire du type : « le professeur sait tout et il va vous dispenser son savoir.  Et vous allez l’avaler sans broncher ».

Phénomène agravé si l’on est seul derrière son clavier à se débattre face à de telles méthodes qui ne devraient même plus avoir droit de cité dans les écoles.

Dans la plupart de nos ateliers de formation, nous pratiquons l’enseignement mixte, le blended learning : c’est-à-dire que nous dispensons une partie en présentiel et le reste en ligne.

Afin de répondre aux principes de notre Charte pédagogique, nous avions besoin d’un outil qui permette une pédagogie ouverte, participative, basée sur les échanges et la formation entre les pairs.

Nous avons trouvé tout cela chez Moodle.  (Cliquez sur la carte pour la voir en taille réelle dans notre espace XMind).

Moodle et Moostic

Moodle, est la contraction de Modular Object-Oriented Dynamic Learning Environment (environnement d’apprentissage dynamique et modulaire, orienté objet).  C’est une plateforme d’apprentissage en ligne de philosophie constructiviste qui a été conçue par Martin Dougiamas, un formateur et informaticien australien.

Qu’entend-t-on par constructiviste ?

D’après l’article WikiPedia sur Moodle « le constructivisme postule que la connaissance est construite dans l’esprit de l’apprenant et non retransmise de manière statique via des livres ou des formateurs. La fonction du formateur, du point de vue du constructivisme, est de créer un environnement pédagogique permettant aux apprenants de construire leurs connaissances à partir de leurs expériences et compétences. »

Cela se traduit par des outils qui permettent la collaboration en ligne et l’échange des savoirs.  Par exemple, un forum permet à tous les participants de poser une question, de formuler une proposition, partager une expérience… avec tous les autres participants et avec le formateur quand il le désire.  Un candidat entrepreneur peut parler de ses difficultés, faire partager ses expériences ou proposer des solutions à un autre participant à la formation Je crée mon entreprise…

Le formateur peut également organiser un chat de manière régulière.   Tous les participants peuvent donc lui adresser leurs questions, leurs remarques, etc. et intervenir en temps réel avec les autres apprenants.

Espace de travail Moodle

Dans nos formations, nous organisons un chat par semaine, de façon à ne pas perdre le contact avec les participants.

Un système d’email permet d’échanger de manière individuelle avec tous les participants d’une formation ou avec le formateur.

La plateforme est accessible 24 heures sur 24, quand vous le souhaitez.  Vous vous connectez quand vous le désirez et travaillez à votre rythme.

Vous lisez les manuels, effectuez les exercices.  Certains d’entre eux (comme les questionnaires à choix multiples) sont auto-corrigés (le système vous donne immédiatement vos résultats) d’autres sont déposés pour le formateur à une date indiquée.

Les exercices remis sont toujours commentés par le formateur pour vous permettre d’avancer efficacement dans l’acquisition des nouvelles notions.

Nous ajoutons aussi des ressources à chacun de nos cours :

  • bibliographies : des livres accessibles sur le sujet
  • modèles gratuits (mindmaps, questionnaires pour votre projet d’entreprise, etc.)
  • vidéos, fichiers MP3, etc.
  • liens vers des sites Internet de référence
  • Etc.

qui vous permettent d‘aller plus loin dans votre progression personnelle, si vous le désirez.

Moodle peut également vous permettre de créer un espace de travail dans votre entreprise pour le travail à distance.

Nous l’utilisons aussi lors de cours en apprentissage mixte (Blended learning)  pour des entreprises ou institutions qui souhaitent bénéficier des avantages combinés de l’apprentissage en présentiel et en ligne : gain de temps, d’argent, contact avec le formateur, rythme personnel respecté, renforcement des acquis par l’autoformation…

Et Moostic ?

Moostic est une société suisse qui héberge votre plateforme moyennant un abonnement modique.  Nous l’avons choisie pour sa facilité d’utilisation, pour sa dimension multilingue : votre formation en français sera vraiment en français sans avoir la mauvaise surprise de tomber sur des exercices en anglais ou de la documentation en coréen…

Logo Moostic

Nous pouvons donc nous concentrer totalement sur les dimensions pédagogiques de nos formations et confier la tuyauterie (le hardware) à notre hébergeur préféré…

Bon amusement et surtout, bonne progression dans vos formations avec nous !

Catégories
Chomage CV

Vous n’avez pas de diplôme ? Mais du savoir-faire ? Faites valider vos compétences !

Vous n’avez pas terminé vos études ?  Ou vous avez appris le carrelage sur le tas ?  Vous avez pratiqué la coiffure en noir ?

Mais vous n’avez pas de diplôme ?

Comment mettre tout ça sur un CV ?  Comment faire reconnaître ces compétences que vous avez apprise ailleurs qu’à l’école ?

Une bonne nouvelle : la validation des compétences !


En Belgique, depuis quelques années, il est possible de faire reconnaître des compétences que vous avez acquises autrement qu’à l’école.  Ou que vous n’avez pas eu l’occasion de faire vérifier par un examen ou un diplôme.  Pour la France, vous trouverez plus d’infos ici.

Pour quels métiers ?

Pratiquement, il existe un nombre croissant de métiers pour lesquels vous pouvez obtenir une reconnaissance officielle :

  • mécanicien automobile
  • employé des services commerciaux
  • aide-comptable
  • carreleur, coffreur, maçon, peintre en bâtiment
  • peintre industriel
  • électricien
  • technicien de scène de théâtre,
  • etc.

Vous trouverez la liste des métiers – mise à jour régulièrement – ici.

Comment ça se passe ?

C’est très simple : vous identifiez sur le site le métier qui correspond au vôtre.

Vous prenez contact avec un centre agréé – dont vous trouverez la liste sur cette page web.

Le responsable du stage vous fait remplir un formulaire, vous inscrit.  Lorsque la date de l’épreuve est fixée, vous vous rendez au centre et vous montrez ce que vous savez faire.  Par exemple, pour un maçon, on vous demande de monter un mur.  Pour un électricien, on vous fera faire un montage électrique.  Pas de théorie ou de blabla, ici : que de la pratique, du vrai, du concret !

Un jury, composé de professionnels et de formateurs du secteur, décide si vous avez réussi ou non.

Si vous avez réussi, on vous délivre un Titre de compétence : un document officiel qui confirme que vous maîtrisez votre métier.

Combien ça coûte ?

Rien !   Nada !   Shnoll !    C’est entièrement gratuit ! C’est pris en charge par le gouvernement.

Qu’est-ce que ça vaut ?

Un Titre de compétence n’est pas un diplôme, mais un document officiel qui certifie que vous êtes capable d’exercer un métier.

C’est ce qui intéresse vraiment une entreprise : savoir si, au moment où elle vous engage, vous êtes capable ou non de pratiquer ce qu’on vous demande.  En un mot, si vous êtes rentable !

Et le Titre de compétence est un titre officiel reconnu par la Région wallonne, la Communauté française et la Région de Bruxelles-Capitale.  Il est aussi reconnu par le Forem,  Bruxelles Formation, l’Enseignement de Promotion Sociale, l’IFAPME et le SFPME.

La validation des compétences vous fait gagner du temps : vous n’avez pas besoin de (re-)suivre une formation pour avoir un diplôme – vous passez directement l’épreuve et vous savez tout de suite si vous avez réussi ou non.

C’est confidentiel : l’inscription et les résultats vous sont communiqués  à vous et à personne d’autre.  Si vous réussissez ou si vous ratez, personne n’en saura rien, sauf si vous avez envie de fêter ça avec vos amis ou votre famille, bien entendu !

C’est tout le mal que je vous souhaite !

Catégories
Jeunes Recherche d'emploi Stratégie

Construisez un CV gagnant avec le Mind Mapping – Phase 3

A présent, vous avez mentionné toutes les compétences professionnelles correspondant à celles de l’emploi que vous visez.  Il est temps maintenant de dire comment vous avez acquis ces compétences.  Nous abordons à présent la rubrique : Expérience professionnelle.

Une fois de plus, posons-nous la question : qu’est-ce qui intéresse le recruteur ou le future employeur  ?

Il sait qui vous êtes (du moins comment vous vous appelez, où vous habitez et comment vous joindre) et il sait que vous possédez au moins plusieurs des compétences dont il a besoin, si pas toutes.

Comment avez-vous acquis vos compétences ?

Il veut à présent savoir où et comment vous avez acquis ces compétences : si vous postulez dans une multinationale et que, jusqu’ici vous n’avez travaillé que dans une PME, vous diminuez vos chances de décrocher cet emploi.

Pourquoi ?  Parce qu’un emploi, ce n’est pas qu’une question de compétences techniques, mais aussi de contexte, de conditions de travail, de relations avec vos collègues et votre hiérarchie.

Dans une PME de type familial, vous connaissez tout le monde, il y a de fortes chances pour que tout le monde se tutoie et que vous appeliez le patron par son prénom.  Dans une multinationale, vous connaissez sans doute moins de 1 % du personnel et les relations hiérarchiques sont très marquées.

Ces différences changent tout le contexte et aussi le type de relations que vous entretenez avec les personnes qui vous entourent (huit heures par jour, voire plus…).

L’employeur veut vérifier si vos compétences sont récentes ou si elles ont été utilisées récemment : si vous ne parlez plus anglais depuis 12 ans ou si vous n’avez plus touché un clavier d’ordinateur depuis 10 ans, il y a de fortes chances que ces compétences soit un peu dépassées, vous ne croyez pas ?  L’employeur, lui, n’en doutera pas une seconde !

Même si vous avez 12 ans d’expérience mais que vous n’avez plus pratiqué depuis 5 ans, vous avez moins de chances d’avoir ce poste que quelqu’un qui n’a que 5 ans d’expérience, mais qui a pratiqué jusqu’à la semaine dernière (j’exagère, mais c’est pour l’exemple…).

Ce qui l’intéresse aussi, (et peut-être surtout), c’est de savoir ce que vous avez vraiment fait : soyez donc le plus précis possible.  Ne dites pas : j’ai été soudeur chez X.  Mais plutôt : soudeur, chez X, j’ai réalisé des soudures à l’arc avec électrodes non fusibles en atelier, j’ai effectué du soudage oxyacétylénique lors de réparation d’installations techniques à Y, etc.  Il faut que la personne qui lit votre CV puisse visionner, dans sa tête, le film de vos expériences professionnelles.

Parlez aussi de vos résultats 

si vous étiez vendeur ou si on vous avait assigné des objectifs dans votre emploi précédent – et que vous les avez atteints, voire dépassés : dites-le !  C’est important de savoir que vous étiez le meilleur vendeur, l’assistante la mieux organisée, le programmeur le plus rapide ou celui à qui on confiait les tâches les plus complexes !

Votre rubrique Expérience professionnelle doit donc comporter les éléments suivants :

Votre expérience professionnelle

Le titre de la rubrique

Si vous optez pour « Expérience professionnelle« , laissez l’expression au singulier.  Cela donne une impression d’unité, de cohésion.  Si vous le mettez au pluriel « Expériences professionnelles« , cela peut laisser penser que vous avez vécu des expériences disparates, sans lien entre elles.  Même si nous vivons dans un monde en perpétuel changement, avec des réajustements de carrière permanents, de nombreux recruteurs conservent des préjugés tenaces contre les carrières « éclatées ».  De trop nombreuses expériences dans des domaines divers sont souvent interprétées comme de l’instabilité.

Si vous ne voulez pas employer cette expression qui vous parait trop banale, essayez de rester simple.  J’ai vu dernièrement un CV dans lequel le candidat avait pris pour titre « Synthèse de carrière« .  Si vous n’avez pas au moins quinze ans de boutique à un niveau de cadre supérieur, laissez ce genre d’expression à d’autres…  A moins que vous ne vouliez trimballer une réputation de prétentieux pour le reste de votre carrière, avec ou sans synthèse…

Les dates

Comme pour le reste du CV, présentez votre expérience professionnelle de manière antichronologique, c’est-à-dire de la plus récente à la plus ancienne Il n’est pas nécessaire de détailler la date au jour près, surtout si vous avez une longue expérience, vous pouvez avoir oublié certaines dates… Mais dans la mesure du possible, mentionnez le mois et l’année.  Sauf si vous n’avez pas envie d’insister sur une période de travail très courte (surtout pour les jeunes qui n’ont pas beaucoup d’expérience).  Mais sachez qu’une période imprécise peut attirer l’attention et vous valoir des questions un peu délicates lors de l’entretien d’embauche…

Faites attention de ne pas mentir sur vos années d’expérience : les employeurs utilisent de plus en plus l’email et le téléphone pour s’informer auprès de leur collègues.  Vous risquez d’en faire les frais.

Attention aussi de ne pas avoir de périodes qui se recouvrent : travaillé chez Tartempion jusqu’au 15 juillet et commencé chez Dupuis le 15 juin de la même année, c’est suspect, sauf si vous travailliez à temps partiel…

Pour plus de sûreté, faites relire votre CV par quelqu’un qui ne le connaît pas…

La fonction

Spécifiez votre fonction exacte : aide-comptable, assistante de direction, ouvrier mécanicien, plombier-chauffagiste, prothésiste dentaire, etc.  Encore une fois, la précision aidera votre interlocuteur à se faire une idée précise de ce que vous avez réalisé.

L’entreprise

Ici aussi, soyez précis et complet  : si vous avez été vendeuse dans une grande surface franchisée, il vaut mieux donner le nom du distributeur (par exemple, Traffic ou Aldi ou Champion) et le nom de la société ou de l’employeur franchisé : SPRL Neveu ou SARL Dupond.  Si vous avez sufisamment d’espace, mentionnez l’adresse complète, mais donnez au minimum la ville où vous travailliez.  Cela donne une idée du type d’environnement (grande ville, métropole, petite ville de province, milieu rural, etc.).

La description des tâches et des responsabilités

Ici aussi, il faut être très clair et très complet.  Imaginez que la personne qui lira votre CV ne connaît rien à votre métier ni au poste que vous occupiez.  Il faut donc tout lui dire… en peu de mots !

Décrivez les tâches essentielles : aidez-vous du mind mapping pour décomposer ce que vous faisiez.  Par exemple, notre aide-comptable a travaillé dernièrement dans le service du personnel d’une entreprise moyenne.  Voici ce que cela donne : (cliquez sur l’image pour accéder au PDF).

Détails du CV de comptable – expérience professionnelle

Faites la même chose pour toutes vos expériences passées.  Au besoin, faites une nouvelle mind map avec pour centre le titre de la rubrique : Expérience professionnelle et prenez une nouvelle branche pour chacune des expériences.  (Cliquez sur l’image pour accéder au PDF).

Experience professionnelle

Vous pouvez télécharger le PDF en cliquant sur l’image.  Vous pouvez ensuite le compléter à la main.  Vous pouvez aussi vous en inspirer pour créer votre propre mind map manuelle ou sur un logiciel de mind mapping.

Les résultats

Peu de candidats utilisent cette rubrique, et pourtant, Dieu sait si elle intéresse un employeur potentiel : vous avez été aide-comptable dans une entreprise moyenne de Charleroi.  OK.  Mais étiez-vous bon ?  Etiez-vous vraiment à la hauteur de ce qu’on vous demandait ?  Qu’avez-vous accompli ?

Ici, j’ai ajouté deux résultats qu’il me paraissait intéressant de signaler :

  • implémentation d’un nouveau système d’encodage des données : cela prouve que vous avez le sens de l’initative, que vous pouvez proposer des innovations intéressantes pour votre entreprise
  • 150 dossiers d’employés traités par mois : le volume de travail que vous êtes capable d’effectuer est aussi un indicateur important pour un employeur.  Vous pouvez être comme certains employés : extrêmement méticuleux et donc très lent dans votre travail.  Ou au contraire, être très rapide, mais plutôt négligeant et vite content du résultat.

Encore une fois, tout est dans la manière de présenter les choses.   Mais mieux vous vous connaissez, plus vous avez réfléchi sur vos expériences passées, plus vous vous donnez de chances de décrocher un nouveau job qui vous correspond.   C’est pour cela que vous êtes là, non ?

A ce stade, votre CV devrait ressembler à ceci :

Votre CV !

Vous voulez essayer ?  Téléchargez gratuitement une version d’essai du logiciel en cliquant sur le logo ci-dessous :

A suivre…

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

50.9686775.824968
Catégories
CV Recherche d'emploi Stratégie

Construisez un CV gagnant avec le Mind Mapping – Phase 2

Mon CV avec DropMind

Suite de mon article d’hier sur la construction d’un CV avec le mind mapping et le logiciel DropMind en particulier…

Cliquez sur l’image ci-contre pour lire le premier article de cette série…

Nous avons terminé la partie « fiche signalétique », qui est l’équivalent d’une poignée de main suivie d’une courte présentation, ce que nous ferions en nous présentant à une personne que nous ne connaissons pas, dans un cadre un peu formel ou officiel…

Posons-nous de nouveau la question : à ce stade, qu’est-ce qui intéresse l’employeur ou le recruteur ?  Que désire-t-il savoir ?

50.9686775.824968
Catégories
CV Mind Mapping Outils Recherche d'emploi Stratégie

Construisez un CV gagnant avec le Mind Mapping – Phase 1

Comment être sûr de la structure de son CV ?  Quelles sont les rubriques importantes ?  Et dans quel ordre  les placer pour que ce soit le plus efficace possible ?

La construction d’un CV n’est pas une science exacte : il n’y a pas une réponse unique à ces questions, mais un ensemble de règles à connaître et de conseils à appliquer pour structurer un CV de manière efficace !

Un logiciel de mind mapping peut vous aider à trouver la structure adéquate et à l’exporter dans Word ou un autre traitement de texte.

Ici, j’ai utilisé DropMind.

Vous n’aurez plus ensuite qu’à remplir les détails de vos rubriques pour obtenir un CV percutant ! (Cliquez sur l’image ci-dessous pour l’agrandir).

Quelles rubriques pour mon CV ?

Un outil essentiel de votre campagne de marketing

50.9686775.824968
Catégories
Mind Mapping Outils Projets

Mind Mapping aux REWICS : changements de dernière minute !

Je vous annonçais il y a quelques jours un atelier de gestion de projet avec iMindMap que j’animerai aux Rencontres Wallonnes de l’Internet Citoyen le 17  mars prochain.

C’est toujours d’actualité, mais il y a quelques changements au programme :

  • je serai présent tout au long de la journée dans le stand de la Lingua Franca Foundation, de 9 à 17h30.
  • Quant à l’atelier Mind Mapping et gestion de projet, il est désormais programmé à 16h20.

Ici aussi quelques changements, puisque je présenterai d’abord les concepts et le fonctionnement du Mind Mapping et ensuite, un petit exposé sur la gestion de projet avec iMind Map.

Un co-animateur me rejoindra ensuite, Monsieur Frédéric Taes, de la société Strategy and go, qui présentera d’autres logiciels de Mind Mapping ainsi que la nouvelle extension de ConceptDraw pour Google Wave, la nouvelle application Internet de Google.

Au plaisir de vous y retrouver nombreux !

Catégories
creativité formation Mind Mapping Outils

Atelier Mind Mapping aux Rewics !

Les REWICS ?  Qu’est-ce que c’est que ça ?


Ce sont les Rencontres Wallonnes de l’Internet Citoyen.  Un « Forum de l’innovation sociale de l’ère digitale ».  On y présente toute l’informatique et l’Internet  à destination du non-marchand. Et cette année, les REWICS soufflent leurs dix bougies avec plus de 120 intervenants et partenaires, donc votre serviteur.

J’y anime en effet un atelier sur le thème « Organiser ses idées et monter des projets grâce au Mind Mapping« .

Voici le programme de cette animation de 20 minutes :

Je vous y ferai une courte démo : qu’est-ce que le  Mind Mapping  ? (mais les lecteurs de ce blog le savent déjà !).

Ensuite,  je ferai une démo de la gestion de projet avec le logiciel de Tony Buzan, iMindMap, que je vous présenterai plus en détail très bientôt.  Une démo interactive, puisque nous construirons ensemble un projet et nous mettrons en place les outils pour le gérer…

Tout cela en 20 minutes ?  Eh oui, un beau défi en perspective !  Mais avec le Mind Mapping et iMindMap, c’est possible.

Cette année, les REWICS c’est le 17 mars prochain de 9 à 17 heures, à la Géode, Palais des Expos, Avenue de l’Europe, 21 à 6000, CHARLEROI.

Mon atelier commence à 12h20, mais je serai là dès 9 heures pour vous accueillir et vous faire une démo personnelle si vous le souhaitez.

Tout est GRATUIT : l’accès au Forum et aux ateliers ! Profitez-en !

A bientôt ?