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La malédiction du chiffre 1 en entreprise

Etes-vous superstitieux ?  Consultez-vous les astres ou votre boule de cristal avant de prendre une décision importante ?

Pour ma part,  ma seule concession au genre est de toucher du bois quand j’évoque un projet ou une hypothèse…  Je ne crains ni les chats noirs, ni les échelles et je ne partage pas l’obsession de certains de mes contemporains pour la numérologie…

Pourtant, en réfléchissant bien, il y a un chiffre fatidique, un chiffre particulièrement dangereux pour les entrepreneurs.  Et ce n’est pas le nombre 13 – les paraskevidékatriaphobes peuvent dormir tranquilles – non, il s’agit tout simplement du chiffre 1.

Quoi ?  Tout ça pour ça ?  Vous vous inquiétez pour un chiffre aussi banal, aussi anodin, aussi inoffensif ?

Vous croyez que j’exagère ?  Ou que j’ai perdu la boule ?  Jetez un petit coup d’oeil sur cette mind map (cliquez dessus pour agrandir) :

Premier danger : une seule idée

On vous l’a dit et répété : il vous faut une idée de départ ! Il faut concentrer votre énergie sur un objectif.  Il faut garder le cap coûte que coûte !

Je ne suis d’ailleurs pas le dernier à recommander de focaliser son énergie sur un projet à la fois.

Mais attention, danger !  Une seule idée, cela peut rapidement devenir… une obsession !  Et le piège se referme !

Vous avez une idée d’affaire, une idée géniale, qui va révolutionner votre secteur!  Et, bien entendu, vous la poursuivez contre vents et marées.  Et surtout, contre tous les indicateurs qui, au rouge, vous indiquent l’échec tout proche…

Encore une fois, une idée doit être confrontée au marché : elle vous passionne.  OK.  Mais passionne-t-elle vos clients potentiels ?  Sont-ils prêts à payer pour votre idée ?  Sont-ils prêts à abandonner leur produit actuel pour adopter le vôtre ?

Souvent, le produit ou le service innovant ne résulte pas d’une seule idée géniale, mais de l’observation de ce qui manque ou de ce qui pourrait mieux marcher si…  Autrement dit, du mariage de plusieurs idées : certaines qui existent déjà et d’autres qui apportent une possibilité d’innovation…

Pour savoir si votre idée peut marcher, une seule méthode éprouvée : demandez à vos futurs clients ce qu’ils en pensent.  Si cela les intéresse, combien sont-ils prêts à payer pour cela ?  Quel est le meilleur conditionnement pour votre produit ? etc.  Autrement dit, faites une étude de marché !

Vous avez peur qu’en parlant de votre idée, quelqu’un vous la pique ?  Ne vous inquiêtez pas : une idée en soi n’a pas de valeur.  Vous ne pouvez d’ailleurs pas protéger une idée, contrairement à une… idée répandue.  Vous ne pouvez en protéger que l’exécution.  C’est-à-dire, la façon de la concrétiser.  Et personne ne peut concrétiser votre idée comme vous.  Et si elle marche, elle sera copiée !  Je ne compte plus les articles ou projets ou titres de formations qu’on m’a « empruntés ».  A chaque fois, j’ai envie de piquer une colère et puis, bon, je le prends comme un hommage à ma créativité…  Si vous êtes réellement créatif, vous aurez toujours une longueur d’avance sur les pirates et les copieurs.  Mais ils vous suivront toujours.  Il faut se faire une raison…

L’autre gros inconvénient de devenir l’esclave de votre idée, est que cela vous met des oeillères et vous risquez de ne plus voir certaines véritables opportunités.  Parfois, c’est dans les « déchets » d’une fausse bonne idée que se trouve la vraie perle rare…

Deuxième danger : un seul produit

Votre idée était finalement la bonne : votre produit a rencontré le désir des clients autant que leur compte en banque et vous vendez à tour de bras !  Bref, vous êtes un entrepreneur heureux !

Attention : un produit ne se vend vraiment que pendant une période limitée.  C’est ce qu’on appelle le cycle de vie d’un produit.  Voyez le graphique ci-dessous (cliquez dessus pour agrandir) :

Vous consacrez d’abord du temps à le développer, ensuite vous l’introduisez sur le marché.  Les ventes augmentent, atteignent un pic (la maturité) et puis le déclin s’amorce, votre produit se vend de moins en moins, jusqu’à ce que plus personne ne l’achète.

Or, tous les spécialistes vous le diront, le cycle de vie des produits  raccourcit singulièrement ces dernières années.  Il y a de plus en plus de produits sur le marché et les clients se lassent de plus en plus vite des produits existants.  Ils veulent de la nouveauté. Les clients ne sont plus fidèles à une marque, comme ils ont pu l’être il y a 20 ans : ils sont plus versatiles. (Pour en savoir plus sur le cycle de vie, consultez cette page Wikipedia dont est tirée le graphe de cet article).

Autre phénomène : le produit de substitution.  Un petit exemple : le GSM.  Tous nos GSM sont rechargeables par un cable et un transformateur. Ces cables s’abîment, se perdent, ne sont pas compatibles entre eux, etc.  pour le plus grand bonheur des fabricants qui en produisent en quantités astronomiques.  Pour le moment.  Car, dans des laboratoires disséminés aux quatre coins du monde (y compris en Belgique) on met au point des GSM solaires, des GSM qui se rechargent grâce à votre chaleur corporelle ou grâce aux vibrations émises par votre voix lorsque vous les utilisez.  Autrement dit, dans 5 ans au grand maximum, ces cables et transformateurs auront quasiment tous disparus.

Vous voyez l’idée ?  Un concurrent fabrique un produit qui rend le vôtre inutile, obsolète ou plus cher : et vos ventes plongent !

Pour diminuer le risque et augmenter vos chances de vous développer, dès que vous mettez un produit sur le marché, pensez au suivant, ou bien aux améliorations que vous pouvez apporter à celui-ci, à des variantes (couleur, forme, taille, fonctions complémentaires, conditionnement, etc.) ou à des produits ou des services complémentaires : vous vendez des pizzas ?  Vendez aussi l’huile piquante, le couteau spécial à pizza, les assiettes à pizzas, la carte de fidélité, etc.   De cette façon, vous ne serez pas pris au dépourvu lorsque les ventes du premier produit ou de sa première version commenceront à baisser.

Troisième danger : un seul client

Vous avez un gros client, qui vous achète tout ce que vous produisez, produit ou service.  C’est confortable, ça roule tout seul, pas besoin de pub, de marketing ou de force de vente… Super !

La loi Renault, ça vous dit quelque chose ?  Le 27 janvier 1997, Renault annonçait la fermeture de son usine à Vilvoorde, jetant  au passage 3.100 emplois à la poubelle.  Ce qui a donné lieu à une réglementation européenne en matière de licenciement collectif.  Mais les sous-traitants ?  On estime à 1.000 le nombre d’emplois perdus chez les sous-traitants.   Pour eux, on n’a instauré aucune loi de protection…

Un exemple ?  La société X fabriquait des sièges de voitures pour Renault.  Renault qui était son seul client.  Lorsque ce dernier a cessé son activité, la société X a tout simplement fermé ses portes. (Si la question vous intéresse, vous pouvez trouver une importante bibliographie ici).

Sans aller aussi loin, si vous n’avez qu’un seul client, il y a gros à parier que c’est une entreprise importante, probablement plus importante que vous.  Autrement dit, dans les négociations vous ne pèserez pas lourd et vous serez  soumis au bon vouloir d’un seul client qui vous imposera tôt ou tard ses prix, ses délais, ses méthodes, etc.   Qui vous paiera quand l’envie lui en prendra et que vous n’oserez pas affronter de peur de perdre… votre unique client.  C’est pour cela que vous vouliez être indépendant ?

Autre piège lié à celui-ci : lier votre commerce à une entreprise existante.  Vous ouvrez une sandwicherie à proximité d’une entreprise ou d’une école et avec le passage, vous vendez des centaines de sandwiches par jour…  jusqu’à ce que l’école soit fermée ou l’entreprise délocalisée en Tchéquie ou en Chine.   Ne jamais se lier à une seule source de revenu lorsqu’on est indépendant.  JAMAIS.

A suivre…    En cliquant ici.


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Boostez la création de votre entreprise avec le Mind Mapping et les outils de créativité

Vous avez envie de créer votre entreprise…  Mais vous ne savez pas par où commencer ? Vous avez une idée…  Mais vous ne savez pas comment la mettre en pratique ?

Alors, cet atelier est fait pour vous !

Cet atelier sera bientôt disponible en ligne : cliquez ici pour recevoir les informations pour vous inscrire !

Fini de tourner en rond ! Notre méthode unique, basée sur le mind mapping et des outils de créativité va :

  • vous faire gagner du temps
  • vous aider à définir votre projet avec précision
Se poser les bonnes questions

En une journée, posez les bases de votre future entreprise :

 

1. Passez d’une simple idée à un véritable projet d’entreprise :

Quelques questions d’abord…  pour préciser notre vocabulaire.  Il faut s’entendre sur les termes pour bien nous comprendre.

  • qu’est-ce qu’une idée ?
  • qu’est-ce qu’une idée d’affaire ?
  • qu’est-ce qu’un projet ?
  • Qu’est-ce qu’un projet d’entreprise ?
  • Comment passer de l’idée au projet ?
  • Comment passer de l’idée d’affaire au projet d’entreprise ?
  • Combien de temps cela va-t-il prendre ?
  • Quels sont les étapes nécessaires ?
  • Quels sont les outils qui vont me faire gagner du temps ?

Ces questions, et bien d’autres, vous allez y répondre à l’aide des outils que nous vous proposons.

2. Définissez votre « Core Business », le cœur de votre entreprise, grâce à la technique du Tiercé gagnant :

Tous les experts vous le diront.   Les entrepreneurs qui réussissent s’appuient sur trois dimensions :

  1. La passion
  2. L’excellence ou expertise
  3. La rentabilité

Découvrez quelles sont ces trois dimensions pour vous et votre projet.   Et définissez le cœur de votre future activité.

Peut-être faudra-t-il recadrer votre projet par rapport à votre idée de départ.  Ou élargir le champ de vos activités…   Dans tous les cas, les outils visuels que nous vous proposons vous aideront à « voir » littéralement les différentes dimensions de votre projet.

3. Définissez vos  objectifs personnels grâce à la technique de la Liste de 100

Pour cerner de plus près encore votre projet, pour concentrer votre énergie sur vos objectifs et vos valeurs, utilisez cette puissante technique de créativité, alliée au mind mapping dans une nouvelle formule originale.

Cela vous donnera une direction pour les prochaines années, un cap qui vous évitera de vous disperser dans des activités stériles ou sans lien avec vos propres aspirations.

4. Explorez toutes les facettes de votre projet avec la Preuve par 9

Analyser et concevoir un projet, c’est d’abord se poser les bonnes questions.  J’ai rassemblé pour vous 9 questions fondamentales et je les ai organisées en arborescence par le mind mapping pour vous donner une matrice d’analyse de projet puissante et complexe.

Grâce à cette matrice, vous allez :

  • identifier les points connus de votre projet
  • traquer les questions qui attendent encore une réponse
  • vous donner des objectifs et des échéances réalistes
  • visualiser l’état d’avancement de votre projet
En route vers le succès !

5. Créez la structure de votre Business Plan

  • Qu’est-ce qu’un Business Plan ?
  • A quoi sert le Business Plan ?
  • En quoi est-ce différent d’un plan financier ?
  • A qui sert le Business Plan ?

Nous répondrons ensemble à ce questions et je vous donnerai ensuite des pistes et des modèles pour élaborer vous-même VOTRE Business Plan, celui qui vous correspond et qui présente votre projet sous son meilleur jour.  Celui qui constituera le meilleur outil de communication et de contrôle pour vous et ceux qui vous accompagneront tout au long de votre vie d’entrepreneur.

Voici par exemple, un modèle simple de business plan pour une petite entreprise.  Double-cliquez dessus pour l’agrandir ou téléchargez-là gratuitement sur ma page Biggerplate.

Modèle de business plan

 

Et au terme de la journée, vous réaliserez vous aussi, comme tant d’autres avant vous, que : « bien comprendre son projet d’entreprise, c’est surtout bien se comprendre soi-même. »

Bien comprendre :

  • vos buts
  • vos valeurs
  • vos aspirations

Et les mobiliser dans un projet que vous allez porter et qui va vous porter pendant plusieurs années, voire pour le reste de votre vie…

Après la formation, vous disposerez :

  • de tous les documents produits pendant la session
  • d’une séance d’e-coaching pour valider votre pratique (au moins une semaine après la session)
  • d’un syllabus reprenant l’ensemble des enseignements de la journée
  • d’outils et de modèles personnels pour continuer à travailler sur votre projet

 Cet atelier d’une journée a été transformé en cours en ligne.  Cliquez sur le lien ci-dessous pour recevoir les informations et pouvoir vous inscrire.

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creation d'entreprise Europe indépendant Jeunes Jeunes entrepreneurs

Un concours européen de vidéo pour encourager l’esprit d’entreprise

Vous aimez la vidéo ? vous êtes passionné par l’esprit d’entreprise ?

Alors ce concours européen est pour vous !

La Commission européenne invite les jeunes – et moins jeunes – vidéastes  « à démontrer leur créativité et leur talent en produisant une courte vidéo qui traite des questions suivantes : Qu’est-ce que l’esprit d’entreprise ? Qu’est-ce qui peut encourager les gens à devenir entrepreneurs ? Comment détruire les vieux préjugés et offrir de nouvelles visions de l’esprit d’entreprise ?« 

La Commission européenne offre des prix dans les trois catégories suivantes :

  • « L’esprit d’entreprise : un style de vie différent »
  • « L’esprit d’entreprise : défis et satisfactions »
  • « L’esprit d’entreprise : une voie vers le futur »

Les gagnants recevront des prix respectivement de 3.333 euros pour le premier; de 2.222 euros pour le deuxième et de 1.111 euros pour le troisième (non, je n’ai pas bu, ce sont les montants proposés par les organisateurs…).  Cinq prix de 555 euros iront à des jeunes réalisateurs de moins de 25 ans.

Les gagnants seront récompensés lors d’une cérémonie qui aura lieu dans le cadre de la Semaine européenne des PME. (Je vous en reparlerai dans un autre article).

La date limite de dépôt des vidéos est fixée au 9 avril 2010.

La Commission européenne est bien consciente de la faiblesse de l’esprit d’entreprise au sein de l’Union, surtout comparé aux Etats-Unis ou à l’Asie où créer une entreprise est valorisé socialement et non pas considéré comme une prise de risque insensée…  J’en veux pour preuve l’introduction à la page d’information sur le concours :

« Avez-vous jamais pensé à devenir votre propre chef, à devenir entrepreneur? Voulez-vous faire ce en quoi vous croyez au lieu d’obéir aux ordres d’une personne qui vous paie? Si oui, vous êtes différent. La plupart des Européens n’ont jamais eu une telle idée. »

On sent comme une pointe de regret dans ces affirmations.  Et comme je le disais dans un précédent article, le taux de création d’entreprise est encore plus faible en Belgique.  Toutes les inititatives promouvant l’esprit d’entreprendre sont donc les bienvenues.

Pour en savoir plus visitez la page d’information ou la page FaceBook du concours.

Bonne chance !