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Mieux Dehors : application civique pour améliorer l’espace public

La société néerlandaise Yucat a lancé une application civique, Mieux Dehors : les citoyens peuvent signaler à leur municipalité tout problème dans l’espace public.

Ce n’est pas souvent que je vous parle d’applications développées par des entreprises de mon pays de résidence, les Pays-Bas.  Aujourd’hui, je vais faire une exception pour vous présenter une excellente idée : BuitenBeter.

Buiten Beter, signifie « Mieux Dehors » en néerlandais.  Cette application civique a pour but de signaler tout problème dans l’espace public :

  • un réverbère cassé
  • un dépôt clandestin de sacs-poubelles
  • un arrêt de bus vandalisé
  • une piste cyclable endommagée

Il faut dire que les pistes cyclables sont aussi sacrées aux Pays-Bas que les vaches en Inde…

Les municipalités, acteurs-clés de la vie néerlandaise

Le signaler à qui ?  A l’administration municipale.

Je vois déjà les sourires en coin des citoyens belges et surtout français.  C’est que la situation aux Pays-Bas est extrêmement différente du contexte français.  Depuis les années 1980, la décentralisation a conféré aux municipalités néerlandaises de nombreuses responsabilités qu’il s’agisse de la police locale, de l’environnement ou même du chômage.  Avec comme côté positif, une plus grande proximité du citoyen et de ses problèmes.  Avec comme dimension négative, un danger de dérive clientéliste et des moyens limités : un bassin d’emploi dépasse souvent le territoire d’une commune et donc, les actions ne se déroulent pas toujours à l’échelle appropriée.

Néanmoins, les administrations néerlandaises sont souvent très réactives et attentives aux messages de leurs administrés : peut-être parce que, comme son cousin anglo-saxon, le Néerlandais est prompt à intenter une action en justice.   Par exemple, vendredi dernier, le train de Maastricht-Bruxelles a été annulé, me faisant manquer un rendez-vous important.  Moins de trois minutes après que je me sois présenté au guichet, mon billet m’avait été remboursé intégralement…  A une autre occasion, un document commandé à la municipalité par téléphone à 9 heures du matin était dans ma boîte aux lettres le même jour avant 14 heures…  J’attends de voir l’équivalent à Bruxelles ou à Paris.

Une Interface plus qu’austère pour une appli efficace

BuitenBeter ou Mieux Dehors se présente sous un jour plutôt austère.  L’interface est rudimentaire au possible.  Lorsque vous ouvrez l’application, voici ce que vous obtenez :

L’écran d’accueil

1. Envoyez une photo du problème détecté

La première chose que vous pouvez faire avec cette application, c’est prendre une photo du problème que vous avez détecté.  Il suffit de cliquer sur « Foto » et l’application ouvre l’appareil-photo et sauvegarde votre cliché sur l’application.

Pas mal d’utilisateurs regrettent d’ailleurs être obligés d’utiliser l’appareil-photo en direct et de ne pouvoir utiliser des photos sauvegardées.  Mais sans doute les concepteurs ont-ils voulu éloigner le risque d’utiliser des photos dépassées ou qui représentent un problème déjà résolu.

2. Localisez l’endroit du problème détecté

En cliquant sur l’onglet « Locatie » vous pouvez donner la localisation du problème que vous avez repéré dans l’espace public.  Soit vous entrez l’adresse, comme ci-dessous, soit vous utilisez le gps et la fonction « géo-localisation » de votre smartphone.

Localisation du problème

Oui, vous avez bien lu « Avenue Céramique » en français.  « Delavignelunet » (lunette : avenue circulaire) est un autre témoin de la présence française à Maastricht depuis longtemps.  Les imprimeurs locaux ont souvent imprimé des ouvrages interdits en France au siècle des Lumières et même plus tard…

3. Identifiez le type problème dans la liste

Ensuite, identifiez le type de problème repéré dans le quartier en cliquant sur un des articles de la liste présentée :

Sélectionnez le type de problème

Cela va du dépôt d’immondices sur la voie publique à des tuiles détachées d’un toit en passant par  :

  • les déjections canines,
  • le revêtement de la chaussée défoncé
  • les graffitis
  • des déchêts de type médical, potentiellement infectieux
  • des invasions d’insectes
  • etc.

La liste est longue et vous pouvez la compléter par quelque chose d’aussi imprévu qu’une invasion d’aliens…

4. Donnez une description personnelle de l’événement

La commande suivante vous permet de décrire en quelques mots la situation constatée.  On vous demande de décrire l’endroit exact et au moins une caractéristique du problème signalé.

Description du problème constaté

« Gereed » vous permet de sauvegarder la description sur l’appli.

La fonction « Proefmelding » vous permet d’envoyer un « message de test » pour vérifier que rien ne manque et que tout fonctionne dans votre application.

5.  Envoyez votre message !

Enfin, quand tout est prêt, envoyez votre message à l’administration compétente.

Conditions minimales pour que ça fonctionne

Il faut que tous les acteurs jouent le jeu.

Les Pays-Bas, tout comme les pays anglo-saxons, ont une grande tradition de « communauté » assez absente des pays latins.  Cela veut dire que chacun se sent responsable de ce qui se passe dans son environnement proche.  Avec des conséquences positives : la communauté peut réagir rapidement aux problèmes.  Avec des côtés plus négatifs, comme un plus grand contrôle social qui entraîne parfois un hyperconformisme.  La liberté et l’extravagance des quartiers chauds d’Amsterdam sont loin de refléter toute la vie sociale néerlandaise.

Ce sens de la communauté peut prendre des formes-limites, comme dans le cas des corps de police bénévole ou des réseaux de signalement de comportements suspects.   Chaque municipalité dispose aussi, sur son site web, d’une page de dénonciation où il vous est loisible de signaler un voisin qui travaille au noir ou qui rentre ivre tous les soirs…

Avec BuitenBeter, il ne s’agit pas de dénoncer le coupable, mais de signaler un  problème et d’espérer le voir réglé rapidement.

Une efficacité qui dépend de la réactivité des municipalités

Cela fonctionne-t-il ?

Cela dépend de la réactivité des communes.  Toutes ne participent pas au programme.  Mais elles sont de plus en plus nombreuses à le faire.  Et les Néerlandais se sont pris au jeu : en 6 mois, plus de 10.000 signalements sont ainsi parvenus à destination.

Avec des résultats plus ou moins heureux.  De nombreux utilisateurs sont ravis de la rapidité avec laquelle leur message a été traité.

  « Ca fonctionne super : j’ai envoyé un message le lundi avec cette appli et le mercredi , la situation était déjà résolue » affirme Xindi.
« Cette appli fonctionne bien et je l’ai utilisée plusieurs fois, mais de grâce, mettez-là à jour, elle est affreuse ! », implore JD Willemse.
« Cela fonctionne aussi très bien à Arnhem, tandis que la municipalité ne fait strictement rien », déplore un utilisateur anonyme.
« La communication sur le statut du message est aussi très transparente » déclare Rein Groot.

La transparence, un condition sine qua non

On touche là un point essentiel de ce type de dispositif : tout doit être transparent pour l’utilisateur.

Lorsqu’il envoie son message, il doit recevoir un accusé de réception qui l’informe que l’administration ad hoc a bien reçu sont information.

Ensuite, le système informe en temps réel du suivi de cette communication :  qui l’a traitée, comment et quand.

Ce type d’application peut rendre d’énormes services à une collectivité sans pour autant verser dans la délation.

Les pays latins sont-ils prêts pour ce type de démarche ?  Quel est votre avis sur la question ?

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creation d'entreprise Entreprise Jeunes entrepreneurs Mind Mapping

Mindmapping et entreprise : double-bulle étude de la concurrence

Comment mieux comparer mon entreprise, mes produits avec ceux de la concurrence ?  L’analyse de la concurrence est un point essentiel du business plan.  C’est aussi une faiblesse de la majorité des entrepreneurs débutants : « moi ?  Je n’ai pas de concurrent !« 

Dans le business plan de nombreuses start-ups, il y a un point extrêmement important et qui est souvent négligé, voire nié : la concurrence !

Moi, je n’ai pas de concurrent !

Les formateurs, les business angels et les accompagnateurs de projets d’entreprise le savent bien : bon nombre de candidats-entrepreneurs arrivent avec un plan d’affaire plutôt bien ficelé, avec des chiffres bien alignés sur leurs feuilles Excel, avec de jolis graphiques – ceux qui font si professionnels.

Pourtant, il y a un point que les candidats-entrepreneurs négligent souvent voire nient face à l’évidence : la concurrence !

Combien de fois j’ai entendu des candidats-entrepreneurs me sortir cette phrase, sorte d’incantation magique : « Moi, je n’ai pas de concurrents ! »

Les professionnels le savent : si vous n’avez pas de concurrents, commencez à vous inquiéter.  Il peut y avoir plusieurs raisons à cela :

  • il n’y a pas de marché : le produit ou le service n’intéresse personne !
  • le produit est trop novateur : personne ne le comprend et ne l’achètera
  • plus vraisemblablement : vous n’avez pas identifié vos concurrents et vous allez découvrir très vite qu’ils existent !

Mais il existe peu d’outils pour aider le jeune entrepreneur à analyser ses concurrents, autrement dit à se livrer à une analyse de benchmarking.

En travaillant sur les doubles-bulles pour comparer des formes d’entreprises, je me suis dit qu’il devait être possible d’utiliser cette méthode pour analyser la concurrence.

Un outil d’analyse de la concurrence : la double-bulle

La double-bulle est un fabuleux outil pour comparer deux éléments.  Je l’ai utilisée pour aider mes étudiants à comparer deux formes d’organisation, ou pour distinguer les xMOOCs des cMOOCs.

Et comme je suis en train de réfléchir à un atelier de mindmapping pour les startups, je me suis dit que je pourrais appliquer cette méthode à l’analyse de la concurrence.

J’ai fait un essai avec deux entreprises fictives : deux éditeurs de livres papier et numériques.

Et voici le résultat (vous pouvez télécharger gratuitement cette carte sur ma page Biggerplate).

Analyse de la concurrence avec une double bulle

Un exercice de benchmarking

J’y ai placé les items qui me paraissaient intéressants à comparer :

  • la gamme de prix : suis-je plus cher ou meilleur marché que mon concurrent ?  Si oui, pourquoi ?  quels en sont les risques ou les avantages ?
  • la qualité de mes produits : suis-je meilleur ou mon concurrent présente-t-il des livres de meilleure qualité ?
  • la gamme de produits : quelle est la gamme de produit que mon concurrent propose ?  Est-celle plus large ou plus restreinte que la mienne ?  Propose-t-il aussi des produits complémentaires ou de substitution ?
  • quel est le type de marketing qu’il utilise ?
  • a-t-il recours à la publicité ?  Si oui de quel type ?  A quelle fréquence ?
  • quel est le modèle économique de mon concurrent ?  Y trouve-t-il un avantage que mon propre modèle ne me procure pas ?
  • et enfin, l’implantation de mon concurrent : où est sa zone de chalandise ?  vend-t-il aussi via Internet ?

Cet outil n’est pas un produit fini.  Je suis encore en train de réfléchir sur sa forme et ses composants, et sur la façon de l’utiliser dans un atelier.

Et vous, qu’en pensez-vous ?  Cet outil vous paraît-il utile ?  Manque-t-il quelque chose ?  Qu’est-ce que vous changeriez éventuellement ?

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Une sitemap interactive pour mon site web avec XMind et Thinglink

Comment créer une sitemap – ou carte de navigation dans votre site – à partir d’une mindmap XMind ?

Une fois de plus, j’ai fait appel à Thinglink pour résoudre ce problème : l’absence de carte interactive en ligne chez XMind.

Et j’ai créé la sitemap de mon nouveau site web avec cette solution : une carte heuristique XMind contenant des liens et une description de contenu avec Thinglink!

J’avais déjà utilisé Thinglink avec le logiciel de mindmapping Novamind pour réaliser une carte interactive sur mes ateliers Apprendre A Apprendre ainsi que pour un cycle de formations sur le mindmapping pour l’entreprise.

Mais j’avais envie d’aller plus loin et de donner à mon nouveau site web – marco-bertolini.com – une sitemap interactive basée sur XMind et sur Thinglink.

Chacun des sujets de ma mindmap représenterait une page : les visiteurs pourraient promener leur souris sur la carte pour voir apparaître les liens, ainsi qu’une brève description du contenu de la page.  Il leur suffirait de cliquer sur ces liens pour atterrir sur la bonne page.

Une sitemap claire et ludique

En outre, une mindmap est un outil visuel particulièrement clair  et ludique : le visiteur pourrait avoir une vision globale du contenu du site d’un seul coup d’oeil.

Et l’utilisation des images et des couleurs transformerait un document « obligatoire » en une image attractive !

Je m’y suis donc attelé.  J’ai d’abord créé une mindmap ou carte heuristique avec XMind, reprenant chaque page du site web.  Ensuite, j’ai exporté cette carte au format d’image PNG.    Puis, j’ai téléchargé cette image sur le site de Thinglink.  Et j’y ai édité les liens et les descriptions de page.

Edition des liens et des description de pages de la sitemap dans Thinglink

Ensuite, j’ai sauvegardé l’image sur Thinglink.   Et enfin, j’ai choisi l’option « embed » – ou intégrer dans un site web – et j’ai recopié le code HTML de mon image.

Il m’a suffit de l’intégrer dans la page Sitemap de mon site web pour pouvoir l’afficher.  Il n’y a donc pas besoin d’être programmeur ou de connaître le code HTML pour éditer une sitemap sous forme de carte interactive avec Thinglink, contrairement à d’autres solutions.  J’ai créé mon site avec Weebly : une solution qui me permet de concevoir et de mettre à jour mes sites web de manière très simple.

Voici la sitemap terminée : cliquez sur l’image pour voir l’original avec les liens et la description du contenu des pages.

Sitemap interactive du site Marco Bertolini – Conseil et Formation

Cela veut dire aussi qu’à chaque mise à jour du site, je vais devoir modifier la map et y inclure tous les liens à nouveau.

Mais je crois que le résultat en vaut la peine.

Cette carte a été entièrement réalisée avec la version gratuite d’XMind !

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà utilisé ce type de carte interactive pour votre site web ?  Quelle solution avez-vous adoptée ?  Et quels logiciels ou applications avez-vous utilisé ?

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Entreprise Mind Mapping Modèles Outils

Mindmapping pour l’entreprise : créez une description de fonction

Comment créer une description de fonction visuelle ? Un document qui ne soit pas une suite linéaire de tâches décousues les unes des autres ? Le mindmapping, une fois de plus offre une solution élégante qui permet de visualiser l’ensemble des tâches et responsabilités d’un coup d’oeil.

Ou de se focaliser sur certaines d’entre elles.  Les outils dynamiques de XMind permettent en outre de filtrer l’information selon les besoins.

La description de fonction, quoi qu’indispensable à la bonne réalisation de la relation contractuelle, est souvent un document fastidieux.

Une liste de tâches et responsabilités qui se suivent parfois d’une façon très décousue.  Et, disons-le franchement, rébarbative.

Le mind mapping offre à l’entreprise une solution visuelle élégante.  La vision synthétique permet de se rendre compte en un coup d’œil de l’ampleur et de la diversité des tâches.

J’ai pris un exemple de fonction sur laquelle je travaille actuellement : celle d’une coordinatrice pour une association qui organise des activités parascolaires.  Il s’agit d’enseignement supérieur non-universitaires, appelé Hautes Ecoles en Belgique. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Description de fonction : coordinatrices d’activités parascolaires

La possibilité de voir toute l’information d’un coup d’œil est précieuse dans ce genre de documents.  Elle permet de vérifier, par exemple, l’équilibre entre les tâches et responsabilités.    Et quels sont les secteurs qui mobilisent le plus de temps et d’énergie.

On voit mieux aussi les tâches qui pourraient être déléguées à un niveau inférieur.  Ici, on se situe clairement au niveau de la coordination ou des systèmes pour reprendre la terminologie de l’ingénierie de formation.

Filtrez l’information avec les marqueurs

Cette carte heuristique peut être dessinée à la main, en collaboration ou avec un logiciel.  Ici, j’ai utilisé XMind qui permet notamment de filtrer les informations.

J’ai utilisé des marqueurs : par exemple, le petit calendrier signifie « prise de rendez-vous« .  Je l’ai également inclus dans une légende qui explique à mon lecteur de quoi il s’agit.

Je peux demander à XMind de filtrer l’info et de ne me montrer que les tâches ainsi « marquées » par le petit calendrier : celles qui nécessitent une prise de rendez-vous.

Marqueurs mis en valeur par XMind

Les données peuvent être affichées ou non selon les besoins du moment.  Je reviendrai sur ces propriété du logiciel de mindmapping XMind dans de prochains articles.

Les petites icones en forme de post-it présentes dans certains sujets sont des notes écrites : elles développent dans un texte suivi des points abordés dans la carte.  Cela peut-être des précisions, des extraits de documents, etc.  Dans la carte que je prépare pour une entreprise figurent aussi des documents Word et PDF intégrés.

Cette description de fonction peut également servir de base à un autre document dont j’ai déjà parlé dans ces pages : le coaching de collaborateur.

Et vous ?  Quelle méthode utilisez-vous ?  Avez-vous déjà eu recours aux outils visuels pour élaborer ce type de documents ?

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CV Internet Logiciels Recherche d'emploi Stratégie

Le CV et les mots-clés : votre passeport électronique pour l’emploi

Des mots-clés pour un CV ?  Et pourquoi faire ?  Et comment savoir si les mots-clés de mon CV sont lisibles par les logiciels ds recruteurs ?

Bon nombre de personnes rédigent encore le CV uniquement dans une optique « papier » : c’est-à-dire en supposant qu’une personne recevra votre lettre de motivation avec votre CV et les lira tous les deux avec attention.

Le seul problème, c’est que dans une majorité croissante de cas, ce n’est plus vrai !

CV Word ?

L’ère des robots a commencé

Il y a peut-être un cas de figure qu‘Isaac Asimov – le père de la robotique – n’avait pas envisagé : celui de la lecture des CV.

En effet, lorsque vous expédiez votre CV par e-mail à un recruteur professionnel ou au responsable Ressources Humaines d’une grande entreprise, il (elle) ne passe pas sont temps à les lire tous.

On estime qu’un recruteur moyen reçoit environ 300 CV par jour.   Vous croyez vraiment qu’il lira ces 300 CV + 300 lettres de motivation dans la journée ?

Soyons sérieux !  Dans la réalité, ce sont des robots, des logiciels spécialisés, qui opéreront le premier tri.  Et sélectionneront votre CV.  Ou pas !

La lecture des mots-clés par un logiciel

Votre CV est sous format électronique – une ou deux page(s) en Word ou PDF – annexé à l’e-mail que vous avez adressé à la personne responsable du recrutement.

Celle-ci – son assistante, plus probablement, va soumettre votre CV et tous les autres, à un logiciel spécialisé.  Ce programme va rechercher des mots-clés dans votre CV.

Attention : les logiciels des recruteurs ne sont pas toujours capables de lire les mots-clés de votre CV s’ils sont au format PDF.  Réfléchissez-donc bien à ce que vous voulez : le PDF vous assure que la mise en page sera uniforme sur toutes les imprimantes.  Mais le format Word est commun dans la majorité des entreprises et les mots-clés contenus dans votre CV sont lisibles par les robots…

Pour en savoir plus, lisez mon article sur les CV au format Word , Open Office ou PDF.

Quels mots-clés utiliser sur mon CV ?

Ceux que le responsable du recrutement estime importants pour définir le poste pour lequel vous postulez.  Ceux qui correspondent à la pratique du métier, à l’expertise requise pour exercer votre profession, ceux qui démontrent que vous correspondez au moins à 70% aux exigences du poste…

Pour un comptable : comptable, comptabilité, bilan, crédit, débit, analyse, financière, financier, etc.

Pour un cadre de haut niveau : management, responsabilité, équipe, leadership, team, etc.

Vous voyez le principe ?

Où trouver les mots-clés dont j’ai besoin ?

Si vous connaissez votre métier, si vous avez complété un bilan de compétences, vous pouvez puiser dans le vocabulaire de base de votre spécialité mais aussi dans celui qui définit vos compétences.

Un bon truc pour trouver à la fois les compétences de votre métier et des mots-clés qui y correspondent : les fiches-emploi de Pôle Emploi.  Vous pouvez les consulter dans toutes les agences de Pôle-Emploi en France.  Et en Belgique ?  Dans toutes les Maisons de l’Emploi et de nombreux services du Forem.

Vous pouvez également les consulter en ligne : c’est ici.

Ces fiches vous offrent une description de métier d’une richesse et d’une rigueur professionnelles.  Il faut parfois chercher un peu pour « tomber » sur le bon métier, mais cela en vaut la peine.

Comment savoir si mon CV est lisible par la plupart des logiciels des recruteurs ?

Je ne peux pas vous garantir une certitude absolue, mais un bon moyen de savoir si votre CV est lisible est de le tester.

Vous pouvez le faire ici, sur le site Jobetic.net qui a eu la bonne idée de mettre gratuitement ce test à la disposition des personnes qui le souhaitent.

Il suffit d’uploader votre CV en format Word ou PDF et quelques secondes plus tard, vous obtenez le résultat.

C’est parfois un peu décourageant…

Faites donc revoir votre CV par un professionnel !

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