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Combien de sens avons-nous ? (2)

Quels autres nouveaux sens les physiologistes nous ont-ils répertoriés ? 

Après la proprioception et l’equilibroception que nous avons rencontrés récemment, voici les autres sens qui  nous relient au monde et participent à notre conscience de la réalité. (Cliquez sur la carte pour en obtenir une copie PDF).

 

La thermoception ou perception de la température

La thermoception ou perception de la température est l’un des sens les plus disputés aujourd’hui.  En effet, les spécialistes ne s’accordent pas toujours sur la définition à cause de la différence de perception entre la température extérieure du corps et celle de l’intérieur qui ne font pas appel aux mêmes récepteurs.  Les récepteurs internes permettent non seulement de connaître la température de notre corps, mais surtout de maintenir une température constante (homéostasie).  Nous connaissons tous l’effet des locaux surchauffés ou mal aérés sur l’étude : la somnolence, la perte de concentration… Le froid réveille jusqu’à un certain point au-delà duquel les membres s’engourdissent et l’énergie disponible servira surtout à rétablir une température corporelle supportable…  La perception de la chaleur et la résistance aux températures extrêmes varient énormément d’un individu à l’autre.  Nous connaissons tous des personnes frileuses, toujours occupées à augmenter le chauffage et à enfiler 4 couches de chemises, pull-over, etc.  tandis que d’autres se baladent en t-shirts été comme hiver…

La nociception ou perception de la douleur

La nociception ou perception de la douleur est fondamentale pour l’apprentissage.  L’apprentissage « naturel » commun aux humains et aux animaux dans la nature est fait d’essais et d’erreurs (c’est une des raisons qui me font bondir quand je vois comment on stigmatise l’erreur dans l’enseignement traditionnel).  Dans ces essais et erreurs, l’expérience de la douleur est une notion fondamentale de l’apprentissage : celle du danger et, par corrélation, celle de la préservation de l’intégrité corporelle de l’individu (et par extension, la survie de l’espèce).  C’est donc une expérience proche de celle de la perception de la faim/satiété, tout au moins dans ses finalités : protéger le corps de la destruction en nous prévenant d’une menace.  Une coupure, qui peut nous vider de notre sang si nous n’y prenons pas garde.  Une brulûre qui peut endommager un membre.  Un écrasement, etc.

 

En apprentissage, nous découvrons très tôt, enfants, que nous ne pouvons pas toucher le feu, que les lames coupent, que les aiguïlles piquent, etc.  C’est aussi un apprentissage fondamental des limites.

Nous savons tous qu’un mal de tête ou toute autre douleur peut perturber notre concentration.  A contrario, se concentrer sur autre chose peut nous aider à oublier ou à atténuer la sensation de la douleur.  L’hypnose peut même nous ôter toute sensation de douleur, au point de se substituer à l’anesthésie chez les patients réceptifs.  Ce qui prouve bien le rôle du cerveau et de la conscience dans la nociception.

Les antalgiques (médicaments antidouleurs) et autres sédatifs peuvent évidemment calmer cette sensation de douleur, malheureusement, ils ont souvent une facheuse tendance à provoquer la somnolence et la perte de concentration.  Pas très bienvenu en période d’examen…

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Comment ne jamais décrocher un emploi ! (1)

Envie de rester à la maison ?  De ne plus jamais louper un épisode de Derrick ?  De battre votre crétin de beau-frère à la Playstation ?

Oui, mais la pression se fait de plus en plus forte : vous devez trouver un job !

Pas de panique !  En suivant nos conseils, vous devriez éviter n’importe quel job pour les 20 prochaines années… Nous ne pouvons vous garantir 100 % de réussite : on est jamais à l’abri d’un coup de chance !  Mais en suivant scrupuleusement notre méthode, nous pouvons vous assurer au moins 98 % de chances… de ne jamais trouver de boulot !  de ne jamais vous voir offrir le job de vos rêves…  de ne jamais devoir vous lever le matin pour aller gagner votre croute…

Notre garantie

Au cours des prochaines semaines , nous allons distiller de précieux conseils pour passer entre les mailles du filet, des tuyaux (quasi)infaillibles pour être invisible face aux recruteurs, des recettes-miracle pour ne jamais être invité à un entretien d’embauche !

Et si, malgré tout, un employeur inconscient vous conviait à une interview pour un job, ne vous inquiêtez pas : nous avons aussi des stratégies d’évitement qui vous assureront de sortir de son bureau… sans avoir signé de contrat.   Nous nous y engageons !

Leçon numéro 1 : je prends n’importe quel job !

Cette petite phrase n’a l’air de rien, elle parait tout à fait anodine, suprêmement inoffensive…  Il n’en est rien ! 

En réalité, c’est quasiment une arme de destruction massive !

Tous les spécialistes du recrutement, tous les experts en développement personnel vous le confirmeront à longueur de pages ou de débats télévisés : pour réussir, il faut se concentrer sur un objectif, savoir exactement ce que l’on veut, focaliser toute son énergie sur un seul point…

En visant un job précis, qui vous correspond exactement, vous maximalisez vos chances de l’obtenir…  Ca ne va pas, non ?  Donc, vous savez ce qu’il vous reste à faire : claironnez partout, à qui est prêt à vous entendre :

– « Moi, je prends n’importe quel boulot !  N’importe quoi, c’est bon ! »

 De cette façon, vous donnerez vraiment l’impression que vous n’êtes bon à rien; que rien ne vous intéresse;  qu’on peut vous traiter comme une carpette puisque vous n’avez aucune considération pour vous-même.  Si vous ne vous intéressez pas sufisamment à vous-même pour choisir un job qui vous convient, pourquoi un patron ou un recruteur devrait-il s’intéresser à vous ?

Croyez-nous : c’est une arme redoutable !!!

Et si tout de même, on vous prenait au mot ?  Si, malgré tout, un patron vous proposait n’importe quoi ?

Entre nous, le risque est vraiment minime, mais soyons honnête : il existe.  Le risque, c’est qu’on vous confie un boulot merdouilleux, dont personne ne veut, qui ne présente vraiment aucun intérêt et mal payé par-dessus le marché…  C’est vrai.  Mais notre expérience nous dit que :

  1. Il y a vraiment peu de chances pour que cela vous arrive
  2. Si cela vous arrive, cela ne durera pas longtemps : personne ne reste longtemps dans un boulot pareil, vous pas plus qu’un autre

Donc, premier instrument dans notre stratégie d’évitement de l’emploi :

« N’importe quoi, pour moi, un boulot, c’est bon ! »

Répétez cette phrase devant un miroir, dans le bus, sous la douche…  En peu de temps, elle va vous coller au corps, faire partie de vous, devenir une seconde nature.   Vous en serez tellement convaincu que vous oublierez qu’il  s’agissait d’une simple stratégie, au départ…  Et vous éviterez à peu près tout ce qui existe en matière d’emploi…

Elle est pas belle, la vie ?

Prochaine leçon : surtout ne pas se poser de questions !