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Pensée visuelle : comparez avec les cartes doubles-bulles !

Vous devez faire des comparaisons pour vos études ?  Vous voulez comparer deux situations ou deux organisations et vous ne savez pas trop comment vous y prendre ?  Les cartes doubles-bulles sont un outil visuel très efficace pour ce type d’opération !

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Que ce soit au cours de vos études ou de votre vie professionnelle, vous êtes amené(e) à faire des comparaisons.  Le professeur vous demande, par exemple, de relever les différences et les points communs entre deux structures d’entreprises, comme dans la carte ci-dessous.

Elle a été réalisée avec le logiciel de mind mapping XMind. (Double-cliquez sur l’image pour l’agrandir.  Vous pouvez aussi la télécharger gratuitement depuis le site de Biggerplate).

Carte doubles bulles – comparaison entre organisations

La carte mentale « doubles-bulles » obtenue compare deux types d’organisation d’entreprise : la structure par produit ou division et la structure par département ou fonction.  Elle a été réalisée dans le cadre du coaching d’un étudiant qui prépare l’examen de l’ACCA (Association of Chartered Certified Accountants), une certification de comptabilité très appréciée dans le monde anglo-saxon.

Les bulles du centre représentent les catégories envisagées : Appropriée pour (pour quel type d’entreprise cette structure est-elle appropriée) ; Organisation (sur quels critères cette structure est-elle organisée) ; Croissance (quel est l’impact de ce type d’organisation sur la croissance ; etc.

Carte mentale ou carte conceptuelle ?

A l’origine, XMind n’est pas configuré pour travailler avec ce type de structure, même si ce logiciel offre de nombreuses structures différentes.  Pour réaliser cette carte, j’ai utilisé la méthode de création de carte conceptuelle :

Utiliser sujets flottants et relations

On crée un sujet flottant en double-cliquant sur le fond de la carte, ensuite, on crée une relation (CRTL L) à partir de ce sujet flottant et on clique sur le fond de la carte.  Cela crée un nouveau sujet flottant.

Pour la création de cette carte, j’ai utilisé le sujet central comme titre : le sujet central ne peut pas être déplacé et cela peut constituer un handicap sérieux si je dois ensuite effectuer des modifications de ma carte.   Chaque bulle de cette carte est donc un sujet flottant tandis que les « branches » sont en fait des relations.

Le problème est que les sujets exercent une sorte de « magnétisme » entre eux : ils sont attirés les uns par les autres, si on les rapproche un peu trop.  Même en appuyant sur la touche ALT, il n’est pas toujours facile de positionner un nouveau sujet au milieu des autres.

Bien que cette carte soit apparentées aux mindmaps, elle se construit donc selon les principes utilisés pour élaborer les cartes conceptuelles dans XMind.

Cela m’a donné l’idée d’utiliser un autre logiciel pour créer ce type de cartes : VUE ou Visual Understanding Environment.

Des doubles bulles dans VUE

VUE est clairement un logiciel de concept mapping (ou cartes conceptuelles), créé par l’université Tufts.  Ce logiciel est donc configuré pour positionner des objets – sujets et relations – les uns par rapport aux autres.

Ici, il n’y a pas de « magnétisme » si on approche les objets les uns des autres.  Et ils peuvent être déplacés à volonté sans que cela dérange l’alignement des autres.  (Double-cliquez sur l’image pour l’agrandir au maximum).

La version VUE de la carte à doubles bulles

Le résultat est sensiblement identique, mais la réalisation est beaucoup plus facile !

Je reviendrai dans d’autres billets sur ce logiciel de concept mapping et les usages qu’on peut en tirer.

Pourquoi utiliser XMind pour créer ce genre de cartes, si c’est plus difficile ?  Tout le monde n’est pas habitué au logiciel VUE.  Et d’autre part, lorsqu’on travaille sur un projet, avec plusieurs cartes rassemblées dans un même classeur, il peut être plus simple d’ajouter une feuille à ce classeur.  Cela permet aussi de créer des liens directs entre les cartes du classeur.

Il est aussi possible de lier une carte XMind avec une carte VUE en utilisant la liaison avec un fichier externe par hyperlien : il suffit de placer le chemin vers ce fichier dans le champ « File » ou « Fichier » de la fenêtre de dialogue comme illustré ci-dessous :

Insertion d’un hyperlien vers le fichier externe

Ceci place une icone dans le sujet sélectionné.  Lorsque vous cliquez sur cette icone, le fichier VUE s’ouvre (à condition que le programme se trouve bien sur votre ordinateur bien entendu).

Essayez les deux solutions, XMind et VUE et retenez celle qui vous convient ou les deux, si comme moi, vous travaillez dans les deux environnements !

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Ken Robinson: Comment sortir de la « Vallée de la Mort » de l’enseignement ?

See on Scoop.itRevolution in Education

Sir Ken Robinson outlines 3 principles crucial for the human mind to flourish — and how current education culture works against them.

Marco Bertolini‘s insight:

Ken Robinson revient sur l’éducation et rappelle trois principes fondamentaux :

1. tous les enfants sont différents

2. tous les enfants sont curieux, ce sont des « étudiants naturels »

3. tous les humains sont naturellement créatifs

Notre culture de la norme étouffe ces différences, cette curiosité et cette créativité.  Ce n’est pas une fatalité.  Nous pouvons changer l’enseignement et nourrir ces qualités naturelles chez les enfants.

Une vidéo  dans laquelle Ken Robinson, avec son humour légendaire, remet les choses à leur place.  L’enseignement n’a rien à voir avec l’industrie.  Cela a voir avec les gens…

See on www.ted.com

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Coaching Coaching emploi CV Entretien d'embauche Pensée positive Recherche d'emploi Stratégie

Entretien d’embauche : LA question qui fait la différence

Que dire lors d’un entretien d’embauche pour faire LA différence entre VOUS et les AUTRES candidats ?  Il y a une seule question qui doit vous préoccuper une fois que vous avez choisi de postuler pour une entreprise.  Y répondre avant qu’on vous la pose fera de vous LE candidat idéal.  Alors qu’est-ce que vous attendez ?

Article mis à jour le 18 juillet 2021.

Je suis toujours un peu énervé quand je lis sur des sites : les « 10 questions-pièges des recruteurs » !  Ou encore :  « Entretiens d’embauche : comment répondre aux questions-pièges« , etc.  Comme si l’entretien d’embauche était une épreuve du genre « preux chevalier contre vilain dragon« .

Pourtant, il y a une question que le candidat lui-même DOIT SE POSER AVANT tout entretien d’embauche.  Une question à 50 millions d’euros (au moins !) qui vous guidera tout au long de l’entretien et fera LA différence entre vous et les autres candidats.

Cette question, vous devez vous la poser et y répondre avant que le recruteur vous la pose.  Bon, assez fait durer le suspense, cette question, c’est :

LA question !

Qu’est-ce que je peux apporter à votre entreprise ?

C’est la seule question qui intéresse vraiment le recruteur et c’est celle qu’une écrasante majorité de candidats négligent.  Pire : ils l’ignorent…

Et pourtant : pourquoi le recruteur vous embauchera-t-il VOUS et pas un autre ?  Parce que vous lui apportez ce qu’il recherche :  de la jeunesse ou de l’expérience, de l’enthousiasme, des compétences techniques inédites, une faculté d’intégration immédiate dans une entreprise, une maîtrise d’une ou plusieurs langues étrangères, une curiosité à toute épreuve, un goût inné pour les nouvelles technologies, la connaissance du marché, un réseau de clients ou de partenaires possibles, une bonne santé, le goût des voyages ou du travail à l’extérieur, etc.

D’abord, connaissez-vous vous-même !

C’est vous qui vous connaissez.  Ou en tout cas qui devriez…  Pour cela, il existe plusieurs techniques.  En France, le bilan de compétences est généralisé et un rendez-vous avec votre conseiller Pôle-Emploi peut faciliter les choses.  En Belgique, le Forem offre aussi un panel de services aux demandeurs d’emploi.

Vous pouvez aussi vous faire coacher.

Mais l’essentiel est de bien vous connaître.  De savoir où vous en êtes, là, maintenant.  Quelle est votre expérience ?  Quelles sont vos compétences ?  Quels sont vos points forts et vos points faibles ?  Que valez-vous aujourd’hui sur le marché de l’emploi ?

L’expérience me dit qu’environ un candidat sur quatre sait  quel salaire il désire.  Une proportion encore inférieure souhaite un salaire réaliste par rapport au marché de l’emploi actuel dans la région qu’il vise…

Ensuite, connaissez à fond l’entreprise où vous voulez travailler !

Je sais, je me répète.  Et ce n’est pas fini.  Mais trop de candidats postulent pour un emploi dans une entreprise qu’ils ne connaissent pas du tout.

D’où, deux problèmes fondamentaux :

  • ils ne connaissent pas du tout les conditions de travail de cette entreprise
  • ils n’ont aucune idée de ce qu’ils peuvent offrir à cette entreprise en particulier
Vous avez envie de travailler dans une boîte à l’ambiance détestable ? Qui paie mal et systématiquement en retard ? Qui tolère que ses cadres méprisent, voire harcèlent leurs employés ? Qui a une réputation tellement déplorable que son nom fera comme une tache sur votre CV ?
Pas moi !  Il y a des patrons qui ne vous méritent pas.  Un petit tour sur Internet, quelques coups de fils, quelques contacts bien choisis au sein de l’entreprise pourront vous en apprendre davantage.

Adoptez la stratégie adéquate

Votre récolte d’informations sur Internet et vos contacts sont positifs ?  Vous avez vraiment envie de travailler pour cette entreprise ?  Vous voulez vraiment ce job ?
Posez-vous alors LA question : qu’est-ce que je peux apporter à cette entreprise ?
Moi, Jean Dupont ou Thibault Albert Marie de La Marque de la Roche Tordoir ?  Qu’est-ce qui dans mon profil correspond à la demande de cette entreprise ?  Qu’est-ce que j’ai que les autres n’ont pas ?  Dans mon expérience.  Dans ma formation.  Dans mon parcours.  Dans mes hobbies.  Dans mes relations.  Dans mes traits de caractères.  Etc.
Tous ces éléments vont vous aider à déterminer votre stratégie de séduction de cette entreprise : quel type de lettre de candidature allez-vous envoyer ?  Quel type de CV ?  Qu’allez-vous écrire dans ces deux documents qui constituent l’artillerie lourde de votre campagne de marketing ?

Un fil conducteur pour un entretien d’embauche positif

Cette question constituera  aussi le fil conducteur de votre entretien d’embauche.  Lorsque le recruteur vous demande « parlez-moi de vous » ou quelque chose de ce style.  Généralement une des premières sinon la première question qu’il posera.  Au lieu de vous lancer sur l’habituelle – et très ennuyeuse –  liste de vos études et de vos entreprises précédentes.
Dites-lui plutôt quelque chose comme : « j’ai postulé chez vous car votre entreprise…. (ressortez-lui les éléments positifs que votre recherche a dégagé; montrez-lui que vous êtes séduit par l’entreprise.  Que vous avez vraiment envie de travailler ici et pas ailleurs).  Et ensuite, dites-lui quelque chose du genre : « Je pense que je pourrait apporter à votre entreprise… »  Et là, redonnez-lui les apports uniques que VOUS pouvez offrir à cette entreprise unique.
Parions que vous serez l’un des rares, sinon le seul candidat à opérer de cette façon-là.
Dans 90 % des entretiens – et je suis gentil – les candidats pensent à eux-mêmes.  Ils en oublient totalement l’entreprise et ce qu’elle recherche.
Soyez parmi les 10 %  de gagnants qui raflent le poste à tous les coups.  Ou presque.
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