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Comment et pourquoi utiliser les réseaux sociaux en formation

Quels sont les usages que les enseignants et les formateurs peuvent faire des médias et réseaux sociaux ? A quoi peuvent-ils bien servir en classe ? Voici quelques idées d’utilisation et quelques réflexions qu’elles m’inspirent.

J’ai tenté de formaliser ces usages pédagogiques en réfléchissant sur ma propre expérience de formateur en la matière. J’en ai dégagé une série d’usages des réseaux sociaux qui s’appliquent à la classe ou à la salle de formation.

Les usages cités ici le sont à titre d’exemple et ne prétendent pas à l’exhaustivité : ils veulent simplement rendre compte du potentiel éducatif et formateur des réseaux sociaux si on les exploite avec un peu d’imagination et d’ouverture d’esprit.

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir.  Vous pouvez aussi la télécharger gratuitement au format XMind sur ma page Biggerplate).

Usages des réseaux sociaux en classe

1. Outils de conception de cours (course design)

Même si les médias et réseaux sociaux sont loin de constituer de véritables « authoring tools » – ces outils qui permettent de scénariser une formation – ils offrent néanmoins quelques fonctionnalités qui permettent de créer des exercices.

 Facebook par exemple propose des outils de création de documents en ligne ou de questionnaires à choix multiples. Ces documents permettent de rédiger des consignes, des intitulés d’exercices, etc. Les événements annoncent un travail à remettre, un meetup ou un webinaire, par exemple.

1.1. Scénarisation ?

Je n’ai pas trouvé d’outils permettant une véritable scénarisation des cours ou des formations dans les médias sociaux. Il faut donc passer par d’autres outils dédiés ou, comme moi, par des mindmaps, pour scénariser les séquences pédagogiques consacrées aux réseaux sociaux ou utilisant les médias sociaux comme supports de formation.

1.2. Création de documents

Facebook permet la création de documents en ligne dans ses groupes. Ces documents permettent le partage de consignes, d’intitulés d’exercices, de contenus pédagogiques, etc. Voir ci-dessous la partie « LMS » et partage de contenus.

Twitter était au départ un outil de microblogging et par conséquent, on peut créer des « micro-documents » que sont les tweets pour divers usages que je détaille dans la suite de cet article et aussi dans mon article sur la formation Enseignez avec les réseaux sociaux.

1.3. Questionnaires à choix multiple

Les groupes Facebook permettent la création en ligne de questionnaires à choix multiples. Le formateur décide de laisser ou non les participants compléter son questionnaire avec leurs propres réponses.

Ces particularités peuvent aussi être utilisées pour un sondage. Par exemple, dans une classe, j’avais proposé le choix entre diverses activités et les participants pouvaient m’en proposer une autre.

2. Support d’exercice

Les réseaux sociaux sont d’excellents supports d’exercice. Avec un peu d’imagination, on peut facilement les détourner – les « hacker » – de leur fonction première et en faire d’excellents outils dont le côté ludique motive les participants.

2.1. Twitter

La limite des 140 caractères de Twitter est particulièrement intéressante. Elle n’est pas sans rappeler les contraintes de l’Oulipo, un mouvement littéraire qui n’a cessé de (se) jouer des contraintes textuelles.

On peut d’ailleurs s’inspirer de ces contraintes oulipiennes pour corser certains jeux avec Twitter. L’emploi du lipogramme en « e » – pensez à La Disparition de Georges Pérec – est particulièrement difficile mais jouissif : les participants doivent rédiger un texte de 140 caractères sans utiliser cette voyelle.  Exemple : « tu t’y rôtiras dix doigts : sans ça pas d’communication mon loup : ni chanson, ni discours, ni bambin du limon ni John larmoyant sur son pot. » (Avez-vous reconnu les deux oeuvres auxquelles je fais allusion dans ce petit texte ?).

2.1.1. Ecriture collaborative

Sur le principe du « cadavre exquis », le formateur peut demander aux participants de rédiger une partie de texte sous forme de tweets. Le suivant continue l’histoire avec un autre tweet et ainsi de suite jusqu’à la fin du récit.

2.1.2. Haïkus

Les participants doivent rédiger un poème de 140 caractères qui respecte – ou non – l’alternance de vers des Haïkus japonais.  Le formateur peut organiser un concours, un tweet live ou une exposition des meilleures oeuvres.

2.1.3. Opérateurs de recherche

Twitter est un outil de veille puissant. Grâce à ses opérateurs de recherche, on peut filtrer l’information publiée sur Twitter de manière très fine. D’autant plus que les divers opérateurs peuvent être combinés entre eux pour former des requêtes très fines.

Le formateur peut lancer une recherche sur un thème libre ou imposé, lié à la thématique du jour.  Il demande aux participants de comparer les résultats des différents opérateurs et d’en expliquer le fonctionnement.

3. Partage de ressources

Les médias et réseaux sociaux sont également très importants pour le partage de ressources entre étudiants. Voici quelques exemples.

3.1 Stumbleupon

Stumbleupon est un cas particulier. Son nom signifie « trébucher sur » et il est basé en grande partie sur la sérendipité, le fait de découvrir des choses par hasard. Lorsque vous cliquez pour la première fois sur Stumbleupon, le site vous propose une page au hasard. Si vous aimez cette page, si elle vous intéresse, vous cliquez sur l’icône I Like. Et Stumbleupon vous proposera d’autres pages similaires. Sinon, cliquez sur I don’t like et Stumbleupon ne vous proposera plus de pages de ce type. Au fur et à mesure que vous l’utilisez, le média affine sa sélection et vous propose des pages ciblées.

 Ce ne serait pas un vrai média social s’il ne proposait pas de partager vos pages préférées assorties d’un commentaire de votre crû.

4. Learning Management System (plateforme de gestion d’apprentissage)

Certains médias ou réseaux sociaux sont si complets qu’ils permettent d’émuler le fonctionnement d’une plateforme d’apprentissage (LMS – Learning Management System).

4.1. Groupe fermé Facebook

 L’utilisation d’un espace en ligne comme un groupe fermé secret sur Facebook peut servir à la sensibilisation tant des formateurs que des apprenants à la formation en ligne.

 Ce groupe Facebook peut être utilisé comme prolongement ou complément à une formation en présentiel. Il constitue alors la partie en ligne d’une formation hybride.

 Le groupe Facebook permet vraiment d’échanger de nombreux articles différents, de programmer des événéments, etc. tel qu’un LMS – Learning Management System ou plateforme de distribution de formations en ligne. Je connais un professeur d’Université à la faculté de médecine de Kuala Lumpur qui n’utilise rien d’autre comme support de cours en ligne.

 La grande différence entre un LMS et un groupe fermé Facebook est l’absence de statistiques et aussi de certains éléments.

 L’utilisation d’un outil tel qu’un groupe secret Facebook peut constituer le premier pas vers l’adoption d’un LMS comme Moodle ou SpeachMe, par exemple.

 C’est aussi une base intéressante pour travailler la notion de social learning.

J’ai détaillé la pratique du groupe secret Facebook dans mon article sur la Formation Enseignez avec les réseaux sociaux.

4.2. Le Blog

Le blog est un média social particulièrement puissant. Il peut combiner texte, images, vidéo, son, questionnaires, etc.

 Je l’ai utilisé pour former des groupes de jeunes à la recherche d’emploi. Il peut servir de journal de bord des activités du groupe, d’outil de communication vers l’extérieur ou exclusivement au sein du groupe (protection par un mot de passe).

L’utilisation d’éléments dynamiques comme la vidéo, l’animation avec outils comme Explee ou Moovly, l’exploitation d’outils de création de BD, etc. font du blog un outil aussi ludique que structurant. Il demande cependant beaucoup de travail de la part du formateur.

Les participants doivent aussi être sensibilisés aux principes de la publication – c’est le cas aussi pour les réseaux sociaux, mais c’est surtout vrai pour un blog dont la permanence dans le temps l’expose à davantage de risques en matière de droits d’auteurs. Les participants doivent donc savoir qu’on ne publie pas n’importe quoi n’importe comment, qu’il faut respecter l’intégrité des personnes et la propriété intellectuelle d’autrui, etc.

Toutes ces notions ne vont pas de soi, loin s’en faut.

5. Classe virtuelle avec Google+

Google Plus propose un outil de vidéo-conférence gratuit : le Hangout.

Non seulement, il permet de s’adresser à un public distant, mais il offre des caractéristiques supplémentaires très intéressantes dans le cadre de la formation :

  •  il permet jusqu’à dix interlocuteurs connectés en vidéo
  • il accepte un nombre illimités de participants
  • les participants peuvent poser des questions via les commentaires
  • les orateurs peuvent partager plusieurs écrans d’ordinateurs
  • ils peuvent afficher des documents en provenance de Google Drive
  • ils peuvent utiliser les applications liées au compte Google Drive (cartes mentales, diagrammes, tableurs, etc.)
  • la séance peut ensuite être publiée sur Youtube où elle sera visible par tous en permanence (visibilité)

De quoi s’initier aux délices de la classe virtuelle sans bourse délier.

 6. Formation par les pairs

Personnellement, je crois énormément à la formation par les pairs.

Un élément qui nous est donné par un égal – un apprenant comme nous – possède un autre poids, une autre consistance que le même élément donné par le formateur ou le professeur.

Les médias sociaux fournissent de nombreuses occasions de formation par les pairs :

  • réponses aux questions posées les uns aux autres, aide réciproque, étude à plusieurs
  • échanges d’informations et de bonnes pratiques
  • soutien psychologique – lorsqu’un apprenant est démotivé, les autres peuvent le soutenir, lui remonter le moral, le remotiver
  • motivation, émulation : voir les autres réussir peut donner envie de s’y essayer aussi (pourquoi pas moi ?)

La socialisation est un élément important de la formation en ligne et particulièrement du social learning.

7. Socialisation

 Le social learning ne consiste pas seulement en échanges formels – informations, ressources, travaux, etc. Les échanges informels, de type social, y sont extrêmement importants.

 Cette dimension sociale de l’apprentissage est loin d’être nouvelle : elle est sans doute aussi vieille que l’école. Qui n’a pas eu de relations privilégiées avec un ou plusieurs camarades de classe ? Des personnes à qui on pouvait demander une explication ou un conseil ? Avec qui on pouvait échanger des solutions ? Qui nous apportaient nos devoirs la maison lorsque nous étions malades ? Et avec qui nous concoctions canulars et plaisanteries ? Avec qui nous passions du bon temps en-dehors du temps scolaire ?

 Nous redécouvrons soudain l’importance de cette dimension sociale de l’apprentissage. Peut-être parce que les nouveaux supports que sont les réseaux sociaux nous y ramènent par une autre support que ceux auxquels nous étions habitués ? Peut-être aussi parce que la dimension sociale est de plus en plus mince dans notre vie quotidienne ?

La socialisation en formation avec les réseaux sociaux ce peut être :

  • des échanges informels d’impressions :
    • sur le formateur
    • sur la formation
    • sur le propre parcours des participants
  • du bavardage
  • le développement de relations amicales avec une ou plusieurs personnes du groupe

Cela vous paraît trivial ?  C’est pourtant ce qui forme la trame de nos journées et c’est extrêmement important pour la réussite de n’importe quelle formation : a fortiori, en ligne !

8. Un cas particulier : la curation

La curation est un cas particulier de l’usage des réseaux et médias sociaux.

 Elle consiste en quatre étapes qui sont détaillées ci-dessous :

  • la veille (recherche de documents et de sources pertinents par rapport à une thématique particulière
  • la sélection des documents pertinents par rapport à la thématique et au public visé
  • le traitement des documents : mise en forme et ajout du point de vue du curateur
  • diffusion : distribution via des canaux différents des documents pertinents aux bons destinataires

 La curation est un élément important de l’environnement personnel d’apprentissage. C’est également une pratique très formatrice. Surtout de nos jours. En effet, de nombreux adolescents – et combien d’adultes ? – se contentent de trouver de l’information via Google, de la copier-coller et de la restituer telle quelle.

 La curation est une discipline exigeante qui demande des compétences variées, essentielles tant pour l’éducation et la formation que pour la survie en entreprise.

Je n’entre pas dans le détail de la pratique de la curation car j’en ai déjà parlé dans mon article Curation : et si on parlait un peu stratégie ?

Conclusion : les réseaux sociaux ont toute leur place en  formation

 Oui les réseaux et médias sociaux ont toute leur place dans la formation.  Ils permettent non seulement d’échanger des ressources et des informations, mais ils engagent les apprenants dans la formation comme peu d’autres méthodes.

Avec les réseaux sociaux, les apprenants se réapproprient une bonne partie des initiatives d’apprentissage.  Ils peuvent combiner production du savoir et échanges sociaux, formels et informels.  Ils tracent eux-mêmes les contours de leur apprentissage.

Les formateurs, eux, peuvent distribuer à tous en quelques clics, consignes, documents, ressources…  Ils peuvent s’adresser à tous ou à chacun en temps réel. Avec les jeunes, le côté ludique des réseaux sociaux fait tomber bien des barrières qu’un système lourd ou d’aspect trop académique érige entre le formateur et les apprenants.

Les réseaux peuvent aussi devenir le meilleur vecteur de la formation aux réseaux sociaux : ceci pour éviter les risques de harcèlement ou d’emplois frauduleux ou agressifs de ces outils par des adolescents non-conscientisés.

Bref, ils ne sont pas la panacée, mais ils valent certainement la peine d’être expérimentés, diffusés et enseignés.

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Ateliers formation Logiciels XMind

Boostez votre productivité avec XMind et le mindmapping !

Envie de gagner du temps ?  De mieux vous organiser ?  Vous avez l’impression de ne plus rien contrôler ?  Essayez le mindmapping !  Et avec XMind, c’est encore plus facile et plus efficace !  Rejoignez-nous à Ans, ce jeudi 6 février et découvrez comment changer votre vie !

Vous sentez que parfois la vie vous échappe ?  Que vous avez trop de choses à faire en même temps ?  Que vous ne savez plus par quel bout commencer ?

Ou vous avez du mal à structurer vos écrits, à organiser vos idées ?  Vous ne savez pas comment améliorer votre créativité ?  Ou celle de votre équipe ?

Alors, le mindmapping est fait pour vous !

Rejoignez-nous à la formation que je donne à Ans, en collaboration avec l’association Semaforma.

Cette journée de formation est divisée en deux parties :

Initiation au mindmapping manuel (carte mentale ou heuristique)

Cette méthode d’organisation des idées vous apporte la structuration dont vous avez sans doute besoin !

Le mind mapping a été créé au début des années 1970 par le psychologue anglais Tony Buzan.  Il combine une structure rigoureuse et des éléments ludiques : des images, des couleurs, etc. qui sollicitent votre intuition autant que votre cerveau rationnel.

Le mind mapping est parfait pour construire une architecture solide pour vos documents (rapports, articles) vos sites web et vos présentations orales, avec ou sans support visuel ; pour prendre des notes rapides, précises et structurées ; pour concevoir un projet et en assurer le suivi ; pour définir vos objectifs personnels et / ou professionnels à court, moyen et long terme ; pour ne rien oublier lorsque vous établissez des listes ; pour mieux comprendre et mémoriser de nouveaux concepts ; etc.

Carte mentale à la main

Formation au logiciel de mindmapping XMind

Un atelier en 4 étapes :

1. Construire ma carte :

  • placer le sujet central,
  • ajouter les sujets secondaires,
  • placer des sujets flottants
  • distinguer les différents niveaux
  • organiser mon document

2. Habiller ma carte :

  • ajouter de la couleur aux branches, aux sujets, au fond de carte
  • intégrer des images dans mes sujets
  • modifier la forme des branches et des sujets
  • ajouter des marqueurs
  • faire la distinction entre marqueurs et images
  • ajouter une légende
4 phases de la construction d’une mindmap avec XMind

3. Intégrer des éléments  internes et externes à ma carte mentale :

  • intégrer des notes écrites ou audio à mon document
  • ajouter des limites, des relations et des accolades pour apporter un supplément d’information
  • intégrer ou attacher des documents (Word, PDF, Excel, etc.)
  • ajouter des hyperliens, de la vidéo, du son

4. Partager ma carte :

  • Importer et exporter en différents formats (Word, Excel, PDR, images, Excel, PowerPoint, Freemind
  • Partager sur Internet
  • Partager sur un réseau local

Une formation basée sur les besoins professionnels des participants

La formation est un atelier, c’est-à-dire que nous partirons de vos besoins.

Nous rédigerons ensemble des cartes qui correspondent à vos besoins professionnels :

  • une carte cockpit pour piloter tous vos projets
  • préparation d’une présentation orale ou d’un rapport
  • organisation d’un projet d’équipe,
  • préparation d’une réunion

Informations pratiques

Date : le jeudi  6 février 2014

Heure : de 9 à 17 heures

Lieu : Sémaforma, rue Bonne Fortune 102 à 4430, Ans.

Prix : 95 euros par personne.

Formateur : Marco Bertolini.

Inscrivez-vous sans tarder, il ne reste que quelques places !

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iMindMap Logiciels Mind Mapping MindMeister Novamind Outils Prezi XMind

Qu’est-ce qu’un logiciel de mindmapping ?

Tout le monde croit savoir ce qu’est le mindmapping.  Et les logiciels qui permettent de s’adonner à cette méthode de pensée.  Pourtant, quand je lis certains articles sur le web, je m’interroge vraiment.  Et j’ai envie d’ajouter mon grain de sel pour clarifier certaines notions.  En toute subjectivité totalement assumée.  Vous voilà prévenu(e)s !

Pas une semaine sans qu’un article s’extasie sur un « fabuleux nouveau logiciel qui révolutionne le mindmapping ! » Ou que les médias sociaux ne tombent en pamoison sur un nouveau « software pour créer des cartes mentales« .

Pourtant, la lecture de ces articles ou des ces posts me laissent souvent dubitatif, pour ne pas dire sceptique…  Certains de ces logiciels révolutionnaires me paraissent tout au plus de nouveaux gadgets aussi vite jetés que découverts.  Aussi limités dans leurs fonctions que clinquants dans leur forme et agressifs dans leurs opérations de marketing.

Pour beaucoup d’internautes, le mindmapping consisterait donc à tracer une forme centrale, à y piquer quelques lignes au bout desquelles on place des bulles avec des images ou des mots-clés (quand ce n’est pas le contenu d’une page A3, rédigé en Arial 8…).

Non, le mindmapping, ce n’est pas ça !  C’est, d’abord et avant tout, une méthode d’organisation des idées.  Qui peut se pratiquer un crayon à la main ou armé du support technologique dernier cri : PC, Mac, tablette ou smartphone.

Mais c’est là que ça se gâte !  Il ne suffit pas d’avoir un logiciel.  Et surtout : il ne suffit pas d’avoir n’importe quel logiciel !

Une collection hétéroclite de logiciels sans véritable liens

Récemment, j’ai découvert une page web qui rassemble les logiciels de mindmapping : je salue au passage le travail de collecte des informations.  Le site donne des précisions sur les prix, les modalités d’abonnement, etc.

Mais mon sang n’a fait qu’un tour lorsque j’ai découvert parmi cette liste des applications comme Prezi ou Libre Office !

Prezi, que j’utilise abondamment et avec plaisir, est un logiciel de présentation !  C’est un merveilleux support visuel pour vos conférences, vos exposés ou pour expliquer un point difficile pendant une formation.  Mais un logiciel de mindmapping ?  NON !

Libre Office est une suite bureautique…  Qu’elle comporte des outils graphiques, c’est indéniable.  Est-ce pour autant un logiciel de mindmapping ?  NON !  A ce compte-là, Word avec son outil SmartArt pourrait être classé dans la catégorie Mindmapping, pourquoi pas ?

Je pourrais continuer la liste et la démonter point par point, mais ce n’est pas l’objet de ce post.

Mindmapping : des logiciels qui correspondent à une méthode

Donc, qu’est-ce qu’un logiciel de mindmapping pour moi ?  Qu’est-ce que j’attends d’un software qui se prétend capable de tracer des cartes mentales ?

J’attends qu’il puisse me fournir au minimum des prestations qui correspondent aux bases du mindmapping manuel.  Et quelques fonctionnalités supplémentaires (et utiles, pas du bling-bling) si possible.

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir.  Vous pouvez aussi la télécharger gratuitement depuis ma page sur Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs au monde !).

Fonctions d’un logiciel de mindmapping

Une gestion automatique de la répartition des branches

Tout d’abord, le mindmapping étant une pensée rayonnante, le logiciel doit démarrer la carte par le  centre de la feuille au format paysage.  Il doit donc proposer un sujet central pouvant inclure du texte et de l’image.

Mais lorsque vous ajoutez des branches, des sujets ou des nœuds (selon le jargon de votre software), votre logiciel doit être capable de les répartir de manière automatique autour de ce sujet central.  Il doit être capable de gérer de manière dynamique l’équilibre des objets sur la feuille : si vous ajoutez deux branches, les autres branches doivent se déplacer un tant soit peu pour libérer de la place et rétablir une répartition harmonieuse de l’ensemble sur la page.

Les meilleurs logiciels vous permettront toujours d’intercaler une nouvelle branche entre deux branches existantes, de déplacer les branches sur la feuille, bref, d’améliorer la présentation générale de votre mindmap.

Vous devez aussi être capable de gérer vous-même la couleur, la forme et l’épaisseur de vos branches : selon votre pratique, les couleurs et les formes des branches renforcent l’information – vous pouvez choisir de réserver la branche rouge aux objectifs pour la gestion de projet, par exemple.

Une gestion complète des images

Un logiciel de mindmapping doit au minimum permettre l’inclusion d’images dans vos branches, nœuds ou sujets…  Cela paraît évident pour tout qui a pratiqué un minimum de mindmapping.  Et pourtant, je vois des nuées de gens s’extasier devant une série de nouveaux logiciels présentés comme « mindmapping software » mais qui ne prévoient aucune inclusion d’images.

Les images sont une partie importante du mindmapping.  Votre logiciel devrait donc vous permettre d’inclure des images de façon simple (clic sur une icone, glisser-déposer, etc.).

Mais surtout, il devrait vous donner le choix entre différentes sources d’images :

1. En provenance de vos propres fichiers :

Une interface claire vous donne accès à tout moment aux images présentes sur votre disque dur ou tout autre périphérique.

2.Depuis une banque d’images :

Le logiciel lui-même vous propose sa propre galerie d’images, de préférence classées en catégories ou avec un moteur de recherche interne.  Selon les logiciels de mindmapping, la qualité et le nombre de ces images sont extrêmement variables…

3. En provenance d’Internet :

Pour les images provenant d’Internet, les producteurs de logiciels ont opté pour plusieurs options dont chacune présente un intérêt différent :

  • images GoogleMindmeister (avec le risque d’employer des images protégées par copyright) ;
  • navigateur interne ou externeXMind ; (même problème)
  • moteur de recherche spécialisé du type iConFinder – Mindmeister, etc.

4. Depuis un programme intégré de dessin :

Le logiciel intègre un dispositif qui vous permet de dessiner des images originales en fonction de vos besoins – comme l’outil Sketch de iMindMap.  Ce dernier est non seulement un outil de dessin mais également de retouche d’images existantes.

La gestion des branches, des images, de la couleur doit vous permettre aussi de trouver votre propre style de mindmappeur : le choix des couleurs, de la simplicité ou de la complexité des cartes, le type d’image, etc. tout cela contribue à développer votre propre langage…

Intégration d’objets internes et externes

Un véritable logiciel de mindmapping doit vous permettre d’intégrer une série d’objets complémentaires et qui augmenteront votre productivité.  J’opère une distinction entre objets internes – relations, limites, accolades, notes écrites et audio, hyperliens – et objets externes – fichiers joints ou liés, informations en provenance des réseaux et médias sociaux, etc.

Relations, limites et accolades : le supplément d’information

La structure d’une mindmap visualise la hiérarchie entre les concept : d’une idée centrale, le « lecteur » de la carte dégage rapidement les idées principales, les idées secondaires, mais surtout la façon dont le tout est organisé de manière très hiérarchisée.   C’est la grande force du mindmapping : offrir tout cela en un coup d’œil !

Relations et limites

a) Relations : montrer les liens entre deux éléments séparés

Les relations – encore appelées « flèches » – servent à illustrer le lien entre deux éléments séparés, sur deux branches distinctes, par exemple.  Les bons logiciels de mindmapping permettent de modifier le format, la forme, la couleur, l’épaisseur, la forme des extrémités – triangle, boule, carré, diamant, etc.  Elles apportent un supplément d’information en ce qu’elles illustrent des liens entre concepts qui ne seraient pas évident sans cela.

b) Les limites : l’accent sur l’important    

Les limites – ou nuages – sont sans doute l’un des éléments les moins bien compris du mindmapping.  Certains utilisateurs les placent systématiquement sur chacune des branches, sans doute pour obtenir un effet coloré.

En réalité, les limites sont surtout très utiles pour mettre l’accent sur un groupe de concepts particuliers :

  • soit parce qu’on veut montrer qu’il s’agit d’un groupe particulièrement homogène.  Par exemple, dans un cours de physique, entourer un groupe de trois causes possibles d’une action-réaction
  • soit parce qu’on veut attirer l’attention du lecteur sur quelque chose d’important : dans une carte de gestion de projet, par exemple, on peut créer une limite autour de certaines actions urgentes et compléter par un titre du genre « à réaliser en priorité ».

Le fait d’utiliser des limites partout dilue leur potentiel d’information : si tout est important, plus rien ne l’est…

c) Les accolades : résumer le contenu des branches précédentes

Les accolades ne sont pas présentes dans tous les logiciels.  XMind les propose avec la possibilité de les personnaliser via son éditeur de styles.  Elles sont très utiles pour résumer le contenu de deux ou plusieurs branches.

Accolades sur XMind

C’est dommage que beaucoup de logiciels de mindmapping ne proposent pas ce type de dispositif pourtant extrêmement pratique…

d) Les notes écrites et audio : du texte et des commentaires

Les notes écrites permettent de s’épancher : je sais à quel point il est difficile pour certaines personnes de se limiter aux mots-clés dans leurs mindmaps.  La note écrite peut être l’occasion d’en dire plus sous forme de phrases linéaires.

C’est aussi l’occasion de donner une explication, d’inclure un texte déjà rédigé dans une carte qui constitue la structure d’un document à rédiger.  De cette façon, lorsque vous exporter vers un logiciel de traitement de texte, le contenu de votre note devrait figurer en bonne place dans le document.

 Les notes audio sont également très pratiques si vous devez commenter le travail d’un collègue.  C’est parfois plus sympa et plus « naturel » d’entendre un collègue vous demander de compléter une partie de sa carte par note audio…  Dans iMindMap, les notes audio sont intégrées dans votre présentation et peuvent devenir le son de la vidéo qui en résulte.  Une excellente idée !

e) Les hyperliens : l’accès à des sources externes

L’intégration des hyperliens dans les cartes mentales est également une fonction très importante.  Ces derniers permettent d’accéder d’un clic à un site web, un fichier distant ou une autre carte (carte secondaire ou différente).

Tout logiciel de mindmapping digne de ce nom doit inclure cette fonctionnalité.

d) Documents joints

La plupart des logiciels de mindmapping permettent d’intégrer ou d’attacher des documents à votre carte.  De cette manière, le destinataire de la mindmap pourra toujours accéder aux fichiers joints.  iMindMap permet l’inclusion directe d’une feuille de calcul au sein d’une branche.

L’importation : faire entrer le monde dans votre carte

Les logiciels de mindmapping ne devraient pas travailler de manière isolée.  Mais au contraire, ils devraient vous donner l’opportunité de communiquer avec le monde extérieur.

C’est pourquoi il est important de choisir un logiciel qui permette l’importation d’un maximum de documents externes.  De cartes en provenance d’autres logiciels de mindmapping, bien entendu, mais pas seulement.  De plus en plus de logiciels importent des données depuis Word, Libre Office ou Open Office, Excel, Twitter, etc.

Mindmeister intègre des textes rédigés sous format Txt  : il les transforme en mindmap.  Mindjet inclut des tweets dans certaines de ses fonctionnalités, notamment dans les modules de brainstorming.

L’exportation : partager votre carte avec le monde entier

Dans l’autre sens, il est important que votre carte puisse être partagées avec d’autres mindmappeurs qui n’utilisent peut-être pas le même logiciel que vous.  Mais aussi aux personnes qui utilisent Word, Excel, PowerPoint ou qui désirent lire votre carte sous un format du type PDF.  Ou qui souhaitent intégrer votre carte sous forme d’image BMP dans un document imprimé ou PNG sur une page de site Web.

L’importation et l’exportation sont donc des critères importants du choix de votre logiciel de mindmapping comme je le disais déjà dans mon article « Comment choisir mon logiciel de mindmapping« .

La collaboration avec d’autres mindmappeurs

L’évolution d’Internet et en particulier du Web 2.0 a profondément modifié les usages en ligne.

Dorénavant, les internautes ne sont plus de simples consommateurs d’informations : ils en deviennent les producteurs, ou tout au moins, les coproducteurs.  Les entreprises s’intéressent chaque jour davantage au cloud et à ses possibilités de travail à distance.

Le mindmapping n’échappe pas à cette tendance.  Et certains logiciels ont développé de réelles stratégies de collaboration en ligne en temps réel : c’est le cas de Mindjet ou de Mindmeister qui permettent vraiment de travailler en ligne de manière synchrone sur la même carte.

La plupart des autres logiciels ont développé des solutions de travail collaboratif en mode différé.  C’est le cas de XMind qui possède une plateforme où les cartes mentales peuvent être stockées et partagées.  iMindMap offre une solution Cloud qui permet de synchroniser vos cartes sur votre ordinateur de bureau, sur votre PC portable, votre tablette ou votre smartphone, qu’ils soit iOS ou Androïd.  La version 2013 de XMind offre aussi le partage et la synchronisation des cartes sur réseau local.

Cette tendance devrait se renforcer au cours des prochaines années, voire des prochains mois…

Présentation et brainstorming

De nombreux logiciels proposent des modules de présentation : Novamind offre un module basé sur des slides particulièrement fluide et agréable.  iMindMap possède un module unique, paramétrable jusqu’au moindre détail, en trois dimensions et directement exportable vers des vidéos, y compris sur Youtube !  Quand à XMind, il propose un module qui affiche la carte sujet par sujet.

La plupart des bons logiciels de mindmapping offrent également une, voire plusieurs solutions de brainstorming : avec minuteur (XMind), avec styles de brainstorming pré-établis (Mindjet), etc.

Mais ces deux fonctions ne sont pas inhérentes au mindmapping : elles sont des fonctions supplémentaires qui ont parfois fait du tort à la discipline, car de nombreuses personnes finissent par confondre les logiciels de mindmapping avec des softwares de présentation.  Et on ne compte plus les comparaisons avec – voire les assimilations à – PowerPoint, Prezi, etc.

Conclusion

Les logiciels de mindmapping devraient être des outils complets, permettant d’appliquer au minimum ce qu’il est possible d’effectuer à la main.  Et qui proposent, en outre, des outils de productivité.  De réels outils de productivité qui vous permettent de gagner du temps, de mieux structurer vos documents et vos projets, et de mieux organiser vos idées en général.

En-deça de cette définition, appelez votre logiciel comme vous voulez, mais pas « logiciel de mindmapping« .  Merci.

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Mural.ly : créez des murs sur la toile

Comment utiliser un tableau avec des post-it quand plusieurs membres travaillent à domicile ?  Ou en déplacements réguliers ?

Ou effectuer un brainstorming à plusieurs implantations sans que cela coûte les yeux de la tête en logistique ?

Avec son interface intuitive et ses possibilités gigantesques, Mural.ly pourrait bien être la solution !

Les logiciels en ligne gratuits et légers semblent bien devenir une tendance lourde de l’internet 2.0.

Après easel.ly pour l’infographie facile et infogr.am pour le datajournalism à la portée de tous, voici mural.ly : un mur virtuel sur lequel vous allez pouvoir « coller » une multitude de choses intéressantes!

Voici une image de mon premier essai avec cette application aussi légère qu’intuitive.

Un principe ultra-simple !

Ce n’est pas un chef d’oeuvre, j’en conviens, mais cela permet de comprendre le principe, ultra-simple : des objets que l’on déplace d’un simple cliquer-glisser et que l’on colore ou complète à volonté.

Post it, images, zones de texte, flèches, cercles, pictogrammes, dessins, liens et contenus web divers, tout se traite de la même manière, simple et intuitive.

L’image de Dilibert est en réalité un lien vers une vidéo Youtube.

Les fanatiques du tableau ou de la planche de liège vont pouvoir s’en donner à coeur joie !

Mais ce n’est pas tout : car Mural.ly est collaboratif : vous pouvez inviter vos amis ou collaborateurs à venir consulter et éditer votre tableau.   Ce qui pour les personnes qui travaillent à domicile ou en déplacements fréquents peut s’avérer un outil vraiment intéressant.

C’est extrêmement simple : il suffit de cliquer sur l’icone avec la silhouette humaine dans le menu du haut et une fenêtre de dialogue s’ouvre.  Il suffit d’entrer les adresses mail de vos collaborateurs et un petit message d’invitation.  Cliquez sur « Send invites » et c’est parti !

Des tableaux pour tous les usages

Mais l’intérêt de ce mural.ly ne s’arrête pas là : ce qui en fait un outil vraiment polyvalent, c’est la diversité des tableaux de base.

Un menu « Spaces » ouvre différents fonds d’un simple clic : depuis le calendrier perpétuel à la cible en passant par diverses feuilles quadrillées.  Planche de liège, mais aussi base de brainstorming.  Ou encore « Business Model » et « Empathy Maps » pour les entreprises.  Avion pour planifier vos voyages ou encore liste de cases fléchées pour la résolution de problèmes.

Des documents en provenance de Twitter, des vidéos de Youtube ou de Vimeo, des présentations PowerPoint, des images Flikr, tout ou presque peut trouver place en quelques clics et devenir disponible pour votre équipe ou le monde entier.

Car un menu vous permet aussi de décider de la diffusion de votre message : privé, public ou accessible via un lien distribué par mail.

Un outil simple, intuitif et très très prometteur !

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Mindmapping pour Formateurs : des outils visuels pour les professionnels de la formation !

Une formation en deux jours pour maîtriser les outils visuels (cartes mentales, cartes conceptuelles et organisateurs graphiques)  et les intégrer dans votre pratique pédagogique.

Une formation en deux jours pour maîtriser les outils visuels et les intégrer dans votre pratique formative. Cette formation est réservée aux formateurs et employés d’entreprises d’insertion et/ou de formation !

A. Une journée pour acquérir les bases du mindmapping et du logiciel XMind :

Une initiation en 4 phases aux principes du Mindmapping et du logiciel XMind :

  1. Construire ma carte : un sujet central, des sous-sujets, des branches, etc.
  2. Habiller ma carte : y ajouter de la couleur, de l’épaisseur, des enrichissements graphiques…
  3. Intégrer des éléments dans ma carte : fichiers Word, Excel, PDF, liens vers sites web ou adresses email, etc.
  4. Partager ma carte sur le Net : travail collaboratif avec mes collègues, mes stagiaires, mes partenaires…
Quatres phases de la première journée de formation

B. Une journée pour intégrer ces nouveaux outils dans votre pratique formative

Une journée pour créer vos propres outils visuels – cartes heuristiques ou conceptuelles, etc. – et pour les intégrer dans vos formations depuis la conception jusqu’à l’évaluation en passant par l’entretien individuel, la présentation avec écran, l’explication de règles, etc.

Découvrez comment enrichir vos formations avec des outils de communication simples et performants.

Tous les exercices sont des cas pratiques : la formation se fait sous forme d’atelier.  Chaque participant peut partir de ses propres projets, de ses propres besoins.  Vous rentrez donc chez vous avec des outils prêts à être utilisés dans votre propre pratique professionnelle !

Cette formation de deux jours est complétée d’un e-coaching d’un mois via notre plateforme Moodle.  Vous pourrez donc continuer à échanger avec votre formateur et les autres participants, recevoir des exercices corrigés avec commentaires, des modèles gratuits, de la documentation en ligne, etc.

Un atelier en partenariat avec CALIF, ASBL pluraliste liégeoise qui regroupe et coordonne une trentaine d’organismes d’insertion sociale et professionnelle.

En savoir plus ? Ecrivez-nous via la page Contact pour obtenir toutes les informations sur cette formation et les possibilités de l’adapter aux besoins de VOTRE équipe éducative !

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Ateliers formation Mind Mapping Outils

Un nouvel atelier Mindmapping à Bruxelles

Vu le succès des ateliers mindmapping de Liège et Apprendre A Apprendre à Bruxelles, le Loft Coworking Brussels organise un nouvel atelier Mindmapping le 21 mai 2012 à 18h30.

Vous voulez mieux organiser vos idées ?  Mieux organiser votre travail ?  Augmenter votre créativité tout en gagnant du temps ?  Et donc de la productivité ?

Inscrivez-vous sans tarder à notre Atelier Mindmapping !

Objectifs : maîtriser les bases du mindmapping manuel et du logiciel XMind ! 

A la fin de l’atelier, vous serez capable :

– de dessiner vos propres cartes manuelles

– de créer vos propres applications personnelles et professionnelles : prise de notes, organisation de vos idées pour vos documents professionnels ou personnels, vos présentations PowerPoint ou autres, etc.

– d’utiliser le logiciel de mindmapping XMind pour la plupart des applications courantes : conception de projets, communication, préparation et compte-rendu de réunion, évaluations de formation ou de vos collaborateurs en entreprises, etc.

– d’utiliser les fonctions de design, d’intégration de documents, de liens vers sites webs, documents, fichiers, d’illustration avec vos propres images, etc.

– de partager vos mindmaps sur Internet pour travailler en équipe à distance avec vos collaborateurs.

Plus qu’une initiation :  une nouvelle façon de penser votre vie personnelle et professionnelle !

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Mind Mapping Outils

Mindmapping pour le journalisme

Quel rapport entre le mindmapping et le journalisme ?  Un exemple de préparation d’interview.

Plus que vous ne le pensez.  Le mindmapping – ou carte heuristique – est un outil d’une efficacité exceptionnelle pour prendre des notes, structurer des documents, donner une cohérence à l’information.

Autrement dit : à peu près toutes les tâches d’écriture et d’organisation de l’information qui incombent au journaliste.  Je vais les explorer dans une série d’articles consacrés aux rapports entre pensée visuelle – et donc le mindmapping – et journalisme.

Aujourd’hui, je vous propose d’examiner comment préparer une interview.  Mais cette méthode de structuration des idées est utile pour tout type de documents.

Vous avez votre sujet, vous avec l’angle sous lequel vous voulez le traiter et, en bon journaliste, vous avez déjà rassemblé un peu d’informations sur la personne interviewée et son projet ou son actualité.

Une Montagne pour les Pays-Bas

Je prends un exemple tout récent : une interview de Thijs Zonneveld.  Ex-coureur cycliste professionnel, Thijs est à présent journaliste sportif et a une idée géniale quoiqu’un peu folle : construire une montagne aux Pays-Bas.

J’ai eu l’info en lisant un articulet de quelques lignes sur Internet.  J’ai été emballé par l’histoire, j’ai voulu en savoir davantage et je suis donc reparti à la recherche d’infos complémentaires.

J’ai trouvé le site officiel de Thijs avec son adresse email et trois articles qu’il a publié dans De Pers sur son projet de montagne.

J’ai donc envoyé un email à Thijs qui m’a répondu très vite et avec l’enthousiasme et la gentillesse dont il ne se départira pas pendant toute l’interview.

Si vous souhaitez lire cette interview, elle est publiée, ici, sur le site de MyEurop.info.

Le plan de l’interview

Je dispose déjà de quelques informations utiles sur le sujet.  Mais je veux approfondir et, surtout, donner mon propre éclairage sur le sujet.

Plan de mon interview

Analyse du plan de l’interview

Je savais déjà que Thijs avait conçu cette montagne en pensant aux sportifs : qu’il estimait que les Néerlandais sont à la traîne dans les sports de montagne parce qu’ils n’en ont pas chez eux.  Mais je voulais en savoir plus.  C’est par là que j’allais entamer mon interview.

Pour la localisation, j’avais entendu parler du Flevoland, cette province au Nord d’Amsterdam, là aussi je voulais creuser.

Qui ?  Ici, j’ai coloré en rouge deux sous-branches de ma carte : car je voulais savoir quel était encore le rôle de Thijs à présent que le projet était lancé et que des milliers de personnes s’en emparaient.  Quel serait encore son rôle ?  Quelle serait encore son implication personnelle dans le projet, maintenant et dans le futur ?

Coloration des sous-sujets

C’était d’autant plus important pour moi de connaître cette réponse que, dans son article, Thijs insistait sur le fait que ce projet devrait être « NOTRE montagne et non pas MA montagne ».  C’est ce qui figure dans la petite note inclue dans le sujet en rouge :

Notes à l’intérieur du sujet

Je savais qu’il voulait mettre sur pied un groupe pour étudier la faisabilité du projet, c’est aussi quelque chose qui était important pour moi et que j’avais envie d’en savoir plus.  Qui allait faire partie de ce groupe ?  Qui allait le coordonner ?  Etc.  J’ai donc coloré cette rubrique en rouge aussi pour ne pas l’oublier.

J’avais lu ailleurs dans la presse néerlandaise qu’un site web devrait être lancé.  Là aussi, il y a une petite note, car j’avais lu une déclaration de Thijs dans le même article, disant que le « projet doit être aussi transparent que possible ».  J’ai repris le paragraphe en néerlandais et la traduction dans ma petite note.

Extrait d’une interview précédente

 Thijs avait souligné dans une interview qu’il avait donnée à une chaîne de télé que les médias sociaux avaient joué un rôle énorme dans la diffusion du projet. Ici aussi, je voulais en savoir davantage.

La question Quand ? est également importante.  Quand va démarrer le projet ?  Combien de temps va-t-il durer ?  Se sont-ils donnés une deadline ?  Comme le site web devait démarrer la même semaine, j’ai renvoyé une flêche de Start (projet) à « Cette semaine » (site web).

Relation entre deux sous-sujets

Prêt à interviewer la vedette !

Je ne m’attendais pas à une réponse définitive à la question Combien ?  Même si je savais que Thijs avait évoqué la somme d’un milliard d’euros, je me doutais qu’à ce stade du projet cela ne pouvait être qu’un ordre de grandeur…

Pareil pour les résultats : à ce stade du projet, on ne peut guère que formuler des hypothèses.

Vous pouvez lire le texte intégral de cette interview de 30 minutes sur le site de MyEurop.info.

Dans un prochain billet, j’explorerai avec vous la prise de notes durant une interview et comment en tirer parti lors de l’écriture de l’article.

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12 bonnes raisons d’utiliser XMind en formation

Vous êtes formateur ?  Enseignant ?  Vous avez une charge de cours ?  Vous êtes responsable de formation au sein de votre entreprise ?

Et vous êtes à la recherche d’outils performants pour gagner du temps, être plus efficace, mieux communiquer…

Nous en sommes tous là !

XMind pour vous faciliter la vie !

Sauf que…  J’utilise XMind pour me faciliter la vie ! Et depuis :

  • je gagne du temps
  • je suis plus créatif
  • je suis plus organisé
  • j’ai des outils de communication, interpersonnelle ou pour m’adresser à un groupe
  • je conçois des formations plus adaptées à mes différents publics
  • je partage mes outils en ligne
  • j’évalue plus facilement les résultats de mes actions
  • Etc.

Une présentation Slideshare pour vous convaincre

Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps : jetez un coup d’oeil sur cette présentation et vous aussi vous serez convaincu !

Voici 12 bonnes raisons d’utiliser cet outil fabuleux qu’est XMind en formation :

(pour voir la présentation en grand format, cliquez sur Menu dansle coin inférieur gauche et ensuite sur View Fullscreen).

Convaincu ?  Téléchargez le logiciel gratuitement en cliquant ici !

Envie de modèles gratuits pour l’enseignement des langues : cliquez ici pour des mindmaps et concept maps sur l’apprentissage des langues : français, italien, anglais et néerlandais.

Cliquez ici pour d’autres modèles gratuits sur le vocabulaire néerlandais.

Bonne découverte ! 😉