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DropMind 2.3 : la richesse, la flexibilité et la connectivité

Dans la galaxie sans cesse croissante des logiciels de Mindmapping, il y en a un dont on parle trop rarement et c’est dommage car il offre toutes les caractéristiques d’un grand logiciel professionnel pour un prix réduit.

Je veux parler de DropMind.

Si vous êtes un habitué de ce blog, vous le connaissez déjà, car c’est un de ceux que j’ai le plus utilisés pour illustrer mes articles.  Et pour cause : il offre une palette graphique intéressante.

Mais la dernière version offre beaucoup plus :

Depuis ses débuts, Seavus – la société suédoise productrice de DropMind – a misé sur la connectivité : DropMind importe et exporte directement un nombre impressionnant de formats :

  • full compatible avec la suite Microsoft : Word, Excel, Outlook
  • coordination facile avec Microsoft Project
  • importation directe d’XMind, de FreeMind, de MindManager
  • importation directe de votre calendrier Outlook
  • Exportation directe vers tous ces formats plus PDF
  • Les développeurs Internet apprécieront l’exportation directe en XML et HTML
  • Ceux qui travaillent l’image peuventconvertir leurs cartes en JPG, PNG, BMP ou format dessin vectoriel
  • Les amateurs de texte peuvent aussi exporter directement en Word ou RTF

Pour les présentations, DropMind offre un outil unique de découpage de la carte en séquences exportables directement dans PowerPoint.  Ces séquences forment la base de chacune des diapositives.  J’ai utilisé ce système pour un séminaire en Malaisie et vous pouvez en voir le résultat ci-dessous :

Mais si vous le souhaitez, vous pouvez aussi exporter toute la carte en une seule fois pour illustrer une seule diapositive d’une présentation PowerPoint.

DropMind n’est pas seulement bon pour les présentations : il se montre performant dans toutes les utilisations du Mindmapping :

– sa connectivité avec les logiciels tels que Word, Outlook et Excel en font le candidat idéal pour l’accompagnement de création d’entreprise.   La structure du business plan que vous voyez ci-dessous n’est pas seulement une visualisation claire et simple d’un document que beaucoup trouvent rébarbatifs : c’est – grâce aux outils d’exportation – l’ensemble des chapitres du business plan dans Word et les titres des feuilles de calcul dans Excel… (Cliquez sur l’image pour l’agrandir…).

Autrement dit, dès que vous avez réfléchi – seul ou en brainstorming à plusieurs – et conçu la structure de votre plan d’affaire, vous pouvez l’exporter directement dans Word et Excel et commencer à travailler sur le rédactionnel et les chiffres.

Imaginez le temps gagné !

Pour les professionnels de l’accompagnement de l’entreprise, c’est un outil extrêmement précieux !

C’est aussi un outil de gestion de projet très performant grâce à son intégration de tâches et de dates, elles-aussi directement exportables dans votre agenda Outlook.

Au fur et à mesure que vous concevez votre projet dans DropMind, vous ajoutez les tâches à votre carte, vous les priorisez, vous ajoutez une date de début et de fin ou un nombre de jours nécessaires, vous y ajoutez des notes ou des feuilles de calcul, directement dans votre carte

Vous avez dit connectivité ?  DropMind permet l’intégration de plusieurs hyperliens dans un même sujet, liens qui renvoient vers des sites internet, vers des fichiers locaux, vers d’autres cartes, vers d’autres branches de la même carte…

Il permet encore bien d’autres choses, il faudrait un livre ou un cours (tiens, un bonne idée, ça…) pour vous démontrer toute son efficacité…

Mais DropMind c’est aussi une application Web qui vous permet de travailler en ligne à plusieurs, de stocker vos cartes de manière publique ou privée, avec toutes les fonctionnalités du logiciel de bureau.  C’est aussi une application iPhone qui vous relie à votre travail ou à vos collaborateurs à tout moment.

Ce sera aussi – dans quelques jours – une application iPad...

Je vous ai donné envie de l’essayer ? Cliquez sur le logo ci-dessous et profitez de 15 jours d’essai gratuit ! Attention : on est très vite accro !

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La malédiction du chiffre 1 en entreprise (2)

Continuons notre inventaire des nuisances du chiffre 1 dans l’entreprise !

(Si vous avez raté le premier article de la série, cliquez ici).

Si vous avez lu le premier article et que vous êtes un tantinet observateur, vous constaterez que la mindmap a un peu gonflé.  Eh oui, j’ai ajouté deux dangers supplémentaires.  Je ne prétends pas à l’exhaustivité, mais j’essaie quand même d’attirer votre attention sur un maximum de points qui peuvent s’avérer dangereux.  J’ai commis certaines de ces erreurs dans le passé et je vous fais donc profiter de mon expérience. (Cliquez dessus pour visualiser ou obtenir une copie PDF gratuite) :

Quatrième danger : un seul fournisseur

Vos affaires se développent bien, vous avez une multitudes de clients, vous vendez énormément et vous avez un fournisseur en or qui vous livre en un temps record et vous accorde de généreux délais de paiement.

Magnifique.

Pour corser le tout, vous venez d’obtenir LA grosse commande qui va donner un nouvel élan à votre business.  Superbe, non ?

Seulement voilà, votre fournisseur unique, si généreux dans ses délais de paiement, qui vous accorde de si plantureuses ristournes, vient d’être déclaré en faillite, tout son stock est saisi…  Vous ne savez pas livrer votre nouveau client…

Ou bien encore, le camion de votre unique fournisseur italien est bloqué quelque part entre le Saint-Gothard et Paris, par une de ces grèves générales brutales dont les Français ont le secret.

Ou bien votre unique  fournisseur haïtien est enseveli sous les décombres du dernier tremblement de terre.

Ou bien, il est tout simplement occupé lui aussi avec de grosses commandes et pour la première fois depuis le début de vos relations, il ne peut vous livrer à temps.

Dans tous les cas, bye bye business !

Ayez plusieurs fournisseursMettez-les en concurrence pour obtenir de  meilleurs prix ou des délais plus confortables (que ce soit pour la livraison ou le paiement).  Ne soyez jamais à la merci du bon vouloir ou de la disponibilité d’une seule personne ou d’une seule entreprise.  Vos clients ne comprendront pas pourquoi, subitement, vous ne pouvez livrer à temps alors que jusque-là ils pouvaient compter sur vous.  C’est encore pire dans le business to business : votre client attend votre produit ou service pour livrer son propre client.  Si vous rompez la chaîne, vous le ferez une fois.  Pas deux.

De plus, si vous avez un seul fournisseur, votre gamme de produits sera forcément réduite.  En ayant plusieurs fournisseurs, vous assurez un plus grand choix à vos clients qui vous en seront reconnaissants.

Dernière précision qui vaut son pesant d’or : ne signez  jamais une clause d’exclusivité qui vous lie à un seul fournisseur.  Vous vous livrez poings et pieds liés aux caprices d’une entreprise qui va vous coûter plus cher qu’une maîtresse…

Cinquième danger : une seule tête pensante à bord

Vous êtes indépendant, vous aimez prendre les décisions seul et assumer pleinement la responsabilité de vos choix.  Et vous ne supportez pas que Pierre, Paul ou Jacques viennent mettre leur grand nez dans vos affaires et vous disent comment vous devez exercer votre métier.

Je ne peux vous donner tort : c’est exactement mon profil !

Mais cette position peut s’avérer dangereuse si elle est poussée dans ses derniers retranchements : car à un moment donné, nous sommes tellement plongés dans notre business que nous n’avons plus de recul.  Nous avançons au jour le jour, en tentant de répondre au mieux aux exigeances – parfois pas piquées des vers ! – de nos clients.

Et nous perdons de vue non seulement les objectifs que nous nous sommes donnés, mais si nous ne sommes plus attentifs au marché et à ses évolutions, nous allons rater des opportunités.

La solitude du manager, ce n’est pas qu’un magnifique roman de Manuel Vasquez Montalban (que je vous recommande chaudement), c’est aussi une réalité quotidienne parfois difficile à assumer pour qui se trouve à la tête d’une entreprise.  Entourez-vous d’amis sincères qui ne passeront pas leur temps à vous encenser, mais qui pointeront aussi du doigt vos incohérences ou vos erreurs.  Fréquentez d’autres chefs d’entreprises.  Participez à des réseaux où on échange des tuyaux, des idées, des points de vue.

De cette façon, vous enrichirez votre palette de talents et vous gagnerez en notoriété dans les cercles de professionnels.  Vous pourrez aussi glâner à l’occasion l’une ou l’autre bonne idée qui deviendra votre prochain produit phare ou le service qui boostera votre entreprise pour les deux ans à venir…

Vouloir tout assumer, c’est aussi le meilleur moyen d’en arriver au burn out, cet épuisement ultime de vos ressources morales et physique.  Déléguez, sous-traitez, prenez conseil.  Vous aurez d’autant plus de temps pour vous concentrer sur l’essentiel.

Sixième danger : une seule banque

Même situation que pour le client et le fournisseur :  ne vous mettez jamais à la merci d’une institution unique.  Ici aussi, faites jouer la concurrence.  Même si votre banquier est votre partenaire (il devrait l’être en tout cas…) vous n’êtes pas marié(e) avec lui (elle) et donc vous pouvez aller voir ailleurs si on ne vous propose pas un meilleur taux ou une solution bancaire mieux adaptée à votre situationAvoir plusieurs avis financiers peut aussi être un atout.

Ici aussi, mettez-les en concurrence : on vous offre du 5 % chez Truc, mais peut-être Machin est-il prêt à vous offrir le même produit  à du 4,25 %.  Ca ne parait pas grand chose, mais sur 10 ou 15 ans, cela peut se chiffrer en milliers d’euros…

Choisissez aussi des banques ou des agences qui connaissent le monde des affaires : certaines sont très bonnes pour gérer le compte-épargne de Tante Yvonne, mais pratiquent le crédit de caisse du bout des lèvres…  Ici comme ailleurs, faites votre petit marché, comparez les offres et restez maître de vos choix…

Septième danger : un seul concurrent

Ou pire encore : pas de concurrent du tout !

Quoi ?  Mais pas de concurrent, c’est la situation idéale !  On fait ce qu’on veut, on fixe les prix comme on veut, c’est le monopôle !

Détrompez-vous : vous n’êtes ni une multinationale, ni une entreprise nationale récemment privatisée ?  Alors, regardez autour de vous : si vous n’avez pas de concurrent ou un seul, c’est mauvais signe.  Cela veut peut-être dire qu’il n’y a pas de marché du tout et que les concurrents potentiels ont déjà abandonné la partie parce qu’il n’y a rien à gagner : pas de clients, autrement dit…

Ou bien, au contraire, vous arrivez trop tôt sur un marché où il n’y a encore personne.  Ca peut être une opportunité : vous êtes le premier sur la balle !  Mais ça peut-être une situation difficile aussi, surtout si vous êtes une nouvelle entreprise qui débarque sur un nouveau marché avec un nouveau produit…  Vos chances de réussite sont quasiment nulles.   L’histoire économique regorge de gens qui ont eu raison trop tôt : ils sont arrivés avec un produit ou un service à une époque où cela n’intéressait encore personne.  Ou bien personne ne comprenait encore quel était l’intérêt de ce produit.  Apple a connu ce phénomène en 1993 avec un PDA qui s’appelait Newton.  C’était un produit révolutionnaire qui proposait déjà presque tout ce qu’un iPhone peut offrir.  Et ce fut un flop magistral.  Pour Apple, ce n’était pas trop grave : c’était un produit parmi d’autres (vous vous souvenez : pas un seul produit !) et Apple avait les reins suffisamment solides du point de vue financier pour absorber le choc.  Mais vous ?  Si vous êtes une petite entreprise ou une start up, vous ne pourrez pas vous permettre ce genre d’erreur deux fois…

Huitième danger : être le numéro 1 de son secteur

– Quoi ?  Cette fois, vous exagérez : être le leader du marché, c’est un danger ?

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.  C’est évidemment le rêve de tout entrepreneur sérieux que de devenir le numéro un dans son secteur, vous ne croyez pas ?

Mais cela comporte un certain risque : celui de s’endormir sur ses lauriers.  D’être autosatisfait.  De ne plus être attentif aux évolutions du marché.   De ne plus être aussi créatif ni agressif sur le marché.  Et donc de se faire dépasser par de jeunes loups qui « n’en veulent  » comme disaient les Deschiens…

Prenez Microsoft : ils ont été numéro 1 et Bill Gates est devenu l’homme le plus riche du monde.  Il y a seulement quelques années, la multinationale de Redmont regardait de haut les autorités européennes qui la mettaient en garde pour « abus de position dominante ».

A présent, elle est dépassée sur sa gauche par Google, sur sa droite par Apple et ses iPad, iPod tandis que FaceBook et Twitter se partagent le gâteau des médias sociaux que personne n’a vu venir chez Microsoft.  Aujourd’hui, Microsoft abandonne le blogging et vient de signer un accord avec WordPress (sur lequel le blog que vous lisez en ce moment est publié) : une situation tout simplement impensable il y a seulement 5 ans.

Et une situation qui ne risque pas de s’arranger dans la mesure où les jeunes se dirigent surtout vers les solutions Apple du type smartphone et les médias sociaux… (voir à ce sujet mon article sur les jeunes et Apple)…

Vous voilà prévenus : superstitieux ou non, pragmatiques ou idéalistes, méfiez-vous du chiffre 1 si vous êtes chef d’entreprise ou futur businessman.  Fuyez ce chiffre comme la peste… et portez-vous bien !

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La malédiction du chiffre 1 en entreprise

Etes-vous superstitieux ?  Consultez-vous les astres ou votre boule de cristal avant de prendre une décision importante ?

Pour ma part,  ma seule concession au genre est de toucher du bois quand j’évoque un projet ou une hypothèse…  Je ne crains ni les chats noirs, ni les échelles et je ne partage pas l’obsession de certains de mes contemporains pour la numérologie…

Pourtant, en réfléchissant bien, il y a un chiffre fatidique, un chiffre particulièrement dangereux pour les entrepreneurs.  Et ce n’est pas le nombre 13 – les paraskevidékatriaphobes peuvent dormir tranquilles – non, il s’agit tout simplement du chiffre 1.

Quoi ?  Tout ça pour ça ?  Vous vous inquiétez pour un chiffre aussi banal, aussi anodin, aussi inoffensif ?

Vous croyez que j’exagère ?  Ou que j’ai perdu la boule ?  Jetez un petit coup d’oeil sur cette mind map (cliquez dessus pour agrandir) :

Premier danger : une seule idée

On vous l’a dit et répété : il vous faut une idée de départ ! Il faut concentrer votre énergie sur un objectif.  Il faut garder le cap coûte que coûte !

Je ne suis d’ailleurs pas le dernier à recommander de focaliser son énergie sur un projet à la fois.

Mais attention, danger !  Une seule idée, cela peut rapidement devenir… une obsession !  Et le piège se referme !

Vous avez une idée d’affaire, une idée géniale, qui va révolutionner votre secteur!  Et, bien entendu, vous la poursuivez contre vents et marées.  Et surtout, contre tous les indicateurs qui, au rouge, vous indiquent l’échec tout proche…

Encore une fois, une idée doit être confrontée au marché : elle vous passionne.  OK.  Mais passionne-t-elle vos clients potentiels ?  Sont-ils prêts à payer pour votre idée ?  Sont-ils prêts à abandonner leur produit actuel pour adopter le vôtre ?

Souvent, le produit ou le service innovant ne résulte pas d’une seule idée géniale, mais de l’observation de ce qui manque ou de ce qui pourrait mieux marcher si…  Autrement dit, du mariage de plusieurs idées : certaines qui existent déjà et d’autres qui apportent une possibilité d’innovation…

Pour savoir si votre idée peut marcher, une seule méthode éprouvée : demandez à vos futurs clients ce qu’ils en pensent.  Si cela les intéresse, combien sont-ils prêts à payer pour cela ?  Quel est le meilleur conditionnement pour votre produit ? etc.  Autrement dit, faites une étude de marché !

Vous avez peur qu’en parlant de votre idée, quelqu’un vous la pique ?  Ne vous inquiêtez pas : une idée en soi n’a pas de valeur.  Vous ne pouvez d’ailleurs pas protéger une idée, contrairement à une… idée répandue.  Vous ne pouvez en protéger que l’exécution.  C’est-à-dire, la façon de la concrétiser.  Et personne ne peut concrétiser votre idée comme vous.  Et si elle marche, elle sera copiée !  Je ne compte plus les articles ou projets ou titres de formations qu’on m’a « empruntés ».  A chaque fois, j’ai envie de piquer une colère et puis, bon, je le prends comme un hommage à ma créativité…  Si vous êtes réellement créatif, vous aurez toujours une longueur d’avance sur les pirates et les copieurs.  Mais ils vous suivront toujours.  Il faut se faire une raison…

L’autre gros inconvénient de devenir l’esclave de votre idée, est que cela vous met des oeillères et vous risquez de ne plus voir certaines véritables opportunités.  Parfois, c’est dans les « déchets » d’une fausse bonne idée que se trouve la vraie perle rare…

Deuxième danger : un seul produit

Votre idée était finalement la bonne : votre produit a rencontré le désir des clients autant que leur compte en banque et vous vendez à tour de bras !  Bref, vous êtes un entrepreneur heureux !

Attention : un produit ne se vend vraiment que pendant une période limitée.  C’est ce qu’on appelle le cycle de vie d’un produit.  Voyez le graphique ci-dessous (cliquez dessus pour agrandir) :

Vous consacrez d’abord du temps à le développer, ensuite vous l’introduisez sur le marché.  Les ventes augmentent, atteignent un pic (la maturité) et puis le déclin s’amorce, votre produit se vend de moins en moins, jusqu’à ce que plus personne ne l’achète.

Or, tous les spécialistes vous le diront, le cycle de vie des produits  raccourcit singulièrement ces dernières années.  Il y a de plus en plus de produits sur le marché et les clients se lassent de plus en plus vite des produits existants.  Ils veulent de la nouveauté. Les clients ne sont plus fidèles à une marque, comme ils ont pu l’être il y a 20 ans : ils sont plus versatiles. (Pour en savoir plus sur le cycle de vie, consultez cette page Wikipedia dont est tirée le graphe de cet article).

Autre phénomène : le produit de substitution.  Un petit exemple : le GSM.  Tous nos GSM sont rechargeables par un cable et un transformateur. Ces cables s’abîment, se perdent, ne sont pas compatibles entre eux, etc.  pour le plus grand bonheur des fabricants qui en produisent en quantités astronomiques.  Pour le moment.  Car, dans des laboratoires disséminés aux quatre coins du monde (y compris en Belgique) on met au point des GSM solaires, des GSM qui se rechargent grâce à votre chaleur corporelle ou grâce aux vibrations émises par votre voix lorsque vous les utilisez.  Autrement dit, dans 5 ans au grand maximum, ces cables et transformateurs auront quasiment tous disparus.

Vous voyez l’idée ?  Un concurrent fabrique un produit qui rend le vôtre inutile, obsolète ou plus cher : et vos ventes plongent !

Pour diminuer le risque et augmenter vos chances de vous développer, dès que vous mettez un produit sur le marché, pensez au suivant, ou bien aux améliorations que vous pouvez apporter à celui-ci, à des variantes (couleur, forme, taille, fonctions complémentaires, conditionnement, etc.) ou à des produits ou des services complémentaires : vous vendez des pizzas ?  Vendez aussi l’huile piquante, le couteau spécial à pizza, les assiettes à pizzas, la carte de fidélité, etc.   De cette façon, vous ne serez pas pris au dépourvu lorsque les ventes du premier produit ou de sa première version commenceront à baisser.

Troisième danger : un seul client

Vous avez un gros client, qui vous achète tout ce que vous produisez, produit ou service.  C’est confortable, ça roule tout seul, pas besoin de pub, de marketing ou de force de vente… Super !

La loi Renault, ça vous dit quelque chose ?  Le 27 janvier 1997, Renault annonçait la fermeture de son usine à Vilvoorde, jetant  au passage 3.100 emplois à la poubelle.  Ce qui a donné lieu à une réglementation européenne en matière de licenciement collectif.  Mais les sous-traitants ?  On estime à 1.000 le nombre d’emplois perdus chez les sous-traitants.   Pour eux, on n’a instauré aucune loi de protection…

Un exemple ?  La société X fabriquait des sièges de voitures pour Renault.  Renault qui était son seul client.  Lorsque ce dernier a cessé son activité, la société X a tout simplement fermé ses portes. (Si la question vous intéresse, vous pouvez trouver une importante bibliographie ici).

Sans aller aussi loin, si vous n’avez qu’un seul client, il y a gros à parier que c’est une entreprise importante, probablement plus importante que vous.  Autrement dit, dans les négociations vous ne pèserez pas lourd et vous serez  soumis au bon vouloir d’un seul client qui vous imposera tôt ou tard ses prix, ses délais, ses méthodes, etc.   Qui vous paiera quand l’envie lui en prendra et que vous n’oserez pas affronter de peur de perdre… votre unique client.  C’est pour cela que vous vouliez être indépendant ?

Autre piège lié à celui-ci : lier votre commerce à une entreprise existante.  Vous ouvrez une sandwicherie à proximité d’une entreprise ou d’une école et avec le passage, vous vendez des centaines de sandwiches par jour…  jusqu’à ce que l’école soit fermée ou l’entreprise délocalisée en Tchéquie ou en Chine.   Ne jamais se lier à une seule source de revenu lorsqu’on est indépendant.  JAMAIS.

A suivre…    En cliquant ici.


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Construisez un CV gagnant avec le Mind Mapping – Phase 3

A présent, vous avez mentionné toutes les compétences professionnelles correspondant à celles de l’emploi que vous visez.  Il est temps maintenant de dire comment vous avez acquis ces compétences.  Nous abordons à présent la rubrique : Expérience professionnelle.

Une fois de plus, posons-nous la question : qu’est-ce qui intéresse le recruteur ou le future employeur  ?

Il sait qui vous êtes (du moins comment vous vous appelez, où vous habitez et comment vous joindre) et il sait que vous possédez au moins plusieurs des compétences dont il a besoin, si pas toutes.

Comment avez-vous acquis vos compétences ?

Il veut à présent savoir où et comment vous avez acquis ces compétences : si vous postulez dans une multinationale et que, jusqu’ici vous n’avez travaillé que dans une PME, vous diminuez vos chances de décrocher cet emploi.

Pourquoi ?  Parce qu’un emploi, ce n’est pas qu’une question de compétences techniques, mais aussi de contexte, de conditions de travail, de relations avec vos collègues et votre hiérarchie.

Dans une PME de type familial, vous connaissez tout le monde, il y a de fortes chances pour que tout le monde se tutoie et que vous appeliez le patron par son prénom.  Dans une multinationale, vous connaissez sans doute moins de 1 % du personnel et les relations hiérarchiques sont très marquées.

Ces différences changent tout le contexte et aussi le type de relations que vous entretenez avec les personnes qui vous entourent (huit heures par jour, voire plus…).

L’employeur veut vérifier si vos compétences sont récentes ou si elles ont été utilisées récemment : si vous ne parlez plus anglais depuis 12 ans ou si vous n’avez plus touché un clavier d’ordinateur depuis 10 ans, il y a de fortes chances que ces compétences soit un peu dépassées, vous ne croyez pas ?  L’employeur, lui, n’en doutera pas une seconde !

Même si vous avez 12 ans d’expérience mais que vous n’avez plus pratiqué depuis 5 ans, vous avez moins de chances d’avoir ce poste que quelqu’un qui n’a que 5 ans d’expérience, mais qui a pratiqué jusqu’à la semaine dernière (j’exagère, mais c’est pour l’exemple…).

Ce qui l’intéresse aussi, (et peut-être surtout), c’est de savoir ce que vous avez vraiment fait : soyez donc le plus précis possible.  Ne dites pas : j’ai été soudeur chez X.  Mais plutôt : soudeur, chez X, j’ai réalisé des soudures à l’arc avec électrodes non fusibles en atelier, j’ai effectué du soudage oxyacétylénique lors de réparation d’installations techniques à Y, etc.  Il faut que la personne qui lit votre CV puisse visionner, dans sa tête, le film de vos expériences professionnelles.

Parlez aussi de vos résultats 

si vous étiez vendeur ou si on vous avait assigné des objectifs dans votre emploi précédent – et que vous les avez atteints, voire dépassés : dites-le !  C’est important de savoir que vous étiez le meilleur vendeur, l’assistante la mieux organisée, le programmeur le plus rapide ou celui à qui on confiait les tâches les plus complexes !

Votre rubrique Expérience professionnelle doit donc comporter les éléments suivants :

Votre expérience professionnelle

Le titre de la rubrique

Si vous optez pour « Expérience professionnelle« , laissez l’expression au singulier.  Cela donne une impression d’unité, de cohésion.  Si vous le mettez au pluriel « Expériences professionnelles« , cela peut laisser penser que vous avez vécu des expériences disparates, sans lien entre elles.  Même si nous vivons dans un monde en perpétuel changement, avec des réajustements de carrière permanents, de nombreux recruteurs conservent des préjugés tenaces contre les carrières « éclatées ».  De trop nombreuses expériences dans des domaines divers sont souvent interprétées comme de l’instabilité.

Si vous ne voulez pas employer cette expression qui vous parait trop banale, essayez de rester simple.  J’ai vu dernièrement un CV dans lequel le candidat avait pris pour titre « Synthèse de carrière« .  Si vous n’avez pas au moins quinze ans de boutique à un niveau de cadre supérieur, laissez ce genre d’expression à d’autres…  A moins que vous ne vouliez trimballer une réputation de prétentieux pour le reste de votre carrière, avec ou sans synthèse…

Les dates

Comme pour le reste du CV, présentez votre expérience professionnelle de manière antichronologique, c’est-à-dire de la plus récente à la plus ancienne Il n’est pas nécessaire de détailler la date au jour près, surtout si vous avez une longue expérience, vous pouvez avoir oublié certaines dates… Mais dans la mesure du possible, mentionnez le mois et l’année.  Sauf si vous n’avez pas envie d’insister sur une période de travail très courte (surtout pour les jeunes qui n’ont pas beaucoup d’expérience).  Mais sachez qu’une période imprécise peut attirer l’attention et vous valoir des questions un peu délicates lors de l’entretien d’embauche…

Faites attention de ne pas mentir sur vos années d’expérience : les employeurs utilisent de plus en plus l’email et le téléphone pour s’informer auprès de leur collègues.  Vous risquez d’en faire les frais.

Attention aussi de ne pas avoir de périodes qui se recouvrent : travaillé chez Tartempion jusqu’au 15 juillet et commencé chez Dupuis le 15 juin de la même année, c’est suspect, sauf si vous travailliez à temps partiel…

Pour plus de sûreté, faites relire votre CV par quelqu’un qui ne le connaît pas…

La fonction

Spécifiez votre fonction exacte : aide-comptable, assistante de direction, ouvrier mécanicien, plombier-chauffagiste, prothésiste dentaire, etc.  Encore une fois, la précision aidera votre interlocuteur à se faire une idée précise de ce que vous avez réalisé.

L’entreprise

Ici aussi, soyez précis et complet  : si vous avez été vendeuse dans une grande surface franchisée, il vaut mieux donner le nom du distributeur (par exemple, Traffic ou Aldi ou Champion) et le nom de la société ou de l’employeur franchisé : SPRL Neveu ou SARL Dupond.  Si vous avez sufisamment d’espace, mentionnez l’adresse complète, mais donnez au minimum la ville où vous travailliez.  Cela donne une idée du type d’environnement (grande ville, métropole, petite ville de province, milieu rural, etc.).

La description des tâches et des responsabilités

Ici aussi, il faut être très clair et très complet.  Imaginez que la personne qui lira votre CV ne connaît rien à votre métier ni au poste que vous occupiez.  Il faut donc tout lui dire… en peu de mots !

Décrivez les tâches essentielles : aidez-vous du mind mapping pour décomposer ce que vous faisiez.  Par exemple, notre aide-comptable a travaillé dernièrement dans le service du personnel d’une entreprise moyenne.  Voici ce que cela donne : (cliquez sur l’image pour accéder au PDF).

Détails du CV de comptable – expérience professionnelle

Faites la même chose pour toutes vos expériences passées.  Au besoin, faites une nouvelle mind map avec pour centre le titre de la rubrique : Expérience professionnelle et prenez une nouvelle branche pour chacune des expériences.  (Cliquez sur l’image pour accéder au PDF).

Experience professionnelle

Vous pouvez télécharger le PDF en cliquant sur l’image.  Vous pouvez ensuite le compléter à la main.  Vous pouvez aussi vous en inspirer pour créer votre propre mind map manuelle ou sur un logiciel de mind mapping.

Les résultats

Peu de candidats utilisent cette rubrique, et pourtant, Dieu sait si elle intéresse un employeur potentiel : vous avez été aide-comptable dans une entreprise moyenne de Charleroi.  OK.  Mais étiez-vous bon ?  Etiez-vous vraiment à la hauteur de ce qu’on vous demandait ?  Qu’avez-vous accompli ?

Ici, j’ai ajouté deux résultats qu’il me paraissait intéressant de signaler :

  • implémentation d’un nouveau système d’encodage des données : cela prouve que vous avez le sens de l’initative, que vous pouvez proposer des innovations intéressantes pour votre entreprise
  • 150 dossiers d’employés traités par mois : le volume de travail que vous êtes capable d’effectuer est aussi un indicateur important pour un employeur.  Vous pouvez être comme certains employés : extrêmement méticuleux et donc très lent dans votre travail.  Ou au contraire, être très rapide, mais plutôt négligeant et vite content du résultat.

Encore une fois, tout est dans la manière de présenter les choses.   Mais mieux vous vous connaissez, plus vous avez réfléchi sur vos expériences passées, plus vous vous donnez de chances de décrocher un nouveau job qui vous correspond.   C’est pour cela que vous êtes là, non ?

A ce stade, votre CV devrait ressembler à ceci :

Votre CV !

Vous voulez essayer ?  Téléchargez gratuitement une version d’essai du logiciel en cliquant sur le logo ci-dessous :

A suivre…

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Construisez un CV gagnant avec le Mind Mapping – Phase 2

Mon CV avec DropMind

Suite de mon article d’hier sur la construction d’un CV avec le mind mapping et le logiciel DropMind en particulier…

Cliquez sur l’image ci-contre pour lire le premier article de cette série…

Nous avons terminé la partie « fiche signalétique », qui est l’équivalent d’une poignée de main suivie d’une courte présentation, ce que nous ferions en nous présentant à une personne que nous ne connaissons pas, dans un cadre un peu formel ou officiel…

Posons-nous de nouveau la question : à ce stade, qu’est-ce qui intéresse l’employeur ou le recruteur ?  Que désire-t-il savoir ?

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