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Identidys: identifier les troubles Dys plus tôt pour éviter l’errance diagnostique

Jérôme Bianchi est neuropsychologue à Nice. Il est l’initiateur d’Identidys, un projet qui permet aux parents de dépister rapidement un possible trouble d’apprentissage, tel que la dyslexie ou le TDA/A, par exemple. Dans cet épisode 6 de notre podcast, il nous explique la genèse de ce projet et comment les parents peuvent l’utiliser gratuitement pour éviter l’errance

Article mis à jour le 16 avril 2021.

Écoutez l’épisode 6 de notre Podcast Formation 3.0 : Identidys, Eviter l’errance diagnostique

Identidys : un outil de dépistage gratuit

Identidys est un outil de dépistage gratuit des troubles neuro-développementaux. Il aide les parents à détecter les difficultés de leur enfants dans différentes sphères :

  • Sphère A : Trouble Déficitaire de l’Attention avec/sans Hyperactivité (TDA/H)
  • Sphère B : Trouble du langage oral / Dysphasie
  • Sphère C : Trouble du langage écrit ; Dyslexie/Dysorthographie
  • Sphère D : Trouble des praxies/dyspraxie ; Trouble de la motricité fine ; Dysgraphie ; Trouble Développemental de la Coordination (TDC)
  • Sphère E : Syndrome dysexécutif ; Trouble de la mémoire de travail ; Trouble du contrôle inhibiteur ; Trouble de la planification.

Identidys : un outil destiné d’abord aux parents

Ce n’est pas un outil destiné aux spécialistes, mais au contraire, il s’adresse aux parents.

L’outil consiste en deux parties :

  • un questionnaire
  • un manuel
L’épisode 6 de notre Podcast

Le questionnaire

Le questionnaire Identidys pose des questions concrètes, qui permettent au parents de détecter les difficultés de leur enfant.

Et ceci, sur base de l’observation des gestes quotidiens et des comportements à l’école ou à la maison. Ces signes concrets vous donnent des indices sur les difficultés de vos enfants :

  • Votre enfant a du mal à soutenir son attention (rester concentré longtemps également sur une activité de loisir) ET/OU Il a tendance à se désinvestir de tâches nécessitant un effort mental soutenu (y compris en dehors du scolaire, ex. jeux de société).
  • Votre enfant a tendance à agir plus vite qu’il ne réfléchit, il répond aux questions avant qu’elles soient complètement posées.
  • Votre enfant a des difficultés pour comprendre le sens des conversations.
  • Votre enfant montre des difficultés pour s’exprimer (on ne le comprend pas toujours).
  • Votre enfant montre des difficultés pour comprendre ce qu’il lit.
  • etc.

A la fin du questionnaire, vous trouverez des échelles qui vous permettront de situer votre enfant et de vérifier s’il a un risque élevé de trouble.

Echelles du questionnaire Identidys

Le manuel d’Identidys

Le projet se complète d’un manuel.

Ce manuel vous explique en quoi consiste le projet : une échelle de dépistage et en aucun cas un diagnostic du trouble de votre enfant.

Identidys ne remplace ni le neuro-pédiatre, ni aucun autre spécialiste.

Mais il vous procure des éléments concrets pour détecter d’éventuels troubles dys de votre enfant. Le Manuel vous apporte des compléments d’information sur:

  • la façon de remplir le questionnaire
  • les différents troubles dont pourrait souffrir votre enfant
  • les aménagements que vous pouvez mettre en place pour soulager votre enfant, avant même de consulter un spécialiste
  • vers quel spécialiste orienter votre enfant à l’issue du test Identidys
  • une description de la spécialité de chaque professionnel (ergothérapeute, orthophoniste, etc.)
Intervenir assez tôt pour votre enfant

Où trouver Identidys ?

Identidys est un projet en ligne.

Vous pouvez trouver le questionnaire, le manuel et bien d’autre information encore sur le site d’Identidys.

Vous devez télécharger le questionnaire pour le remplir, mais une version automatisée en ligne est en cours d’élaboration.

Identidys est gratuit : il ne vous sera jamais réclamé un euro pour pouvoir l’utiliser.

Où écouter le Podcast de Formation 3.0 ?

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Prochain épisode : Wooclap, avec Fabien Maurin

Dans le prochain épisode du Podcast de Formation 3.0, Fabien Maurin nous parlera de Wooclap, une application qui permet une participation maximale des élèves dans la classe.

Ne manquez pas cet épisode qui paraîtra le mardi 24 mars 2020 😉

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Chaque enfant atypique est unique – Razane Rakha

Pour les quatrième et cinquième épisodes de notre Podcast, j’accueille Razane Rakha, orthopédagogue. Elle nous explique ses méthodes pour accompagner un enfant atypique ou un jeune adulte souffrant de troubles comportementaux ou de l’apprentissage.

Attention : cet entretien long fait l’objet de 2 épisodes :

Episode 4 – l’enfant atypique et son accompagnement

Cet épisode a été diffusé le 18 février 2020.

Razane Rakah, orthopédagogue, nous explique comment détecter et accompagner un enfant atypique présentant des troubles du langage et de l’apprentissage, du type dyslexie, dyspraxie ou encore TDA/H (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyper-activité).

Comment repérer et accompagner un enfant atyique ?

Episode 5 – Représentation du trouble de l’enfant atypique

L’orthopédagogue Razane Rakha nous revient dans ce deuxième épisode de son entretien. Elle nous explique comment elle représente visuellement le trouble de l’enfant atypique en utilisant un logiciel de représentation de molécules chimiques. Cet épisode a été diffusé le 25 février 2020.

Un système de molécule pour représenter le trouble de chaque enfant atypique
Razane Rakha – Orthopédagogue

Razane Rakha est orthopédagogue : elle nous explique son métier, sa méthode pour accompagner les familles d’enfants souffrant de troubles comportementaux ou d’apprentissage. Cela va du TDA/H à l’autisme en passant par toute la galaxie des « Dys » :

  • dyslexie
  • dyspraxie
  • dysphasie
  • dysgraphie
  • dyscalculie
  • dysgraphie
  • etc.

Conjuguer l’intuition du terrain et la rigueur de la recherche

Razane est libano-canadienne mais exerce à Genève en Suisse. Sa grande force est de conjuguer l’intuition de la femme de terrain avec la rigueur de la chercheuse.  

L’intuition du terrain et la rigueur de la recherche

Son insatiable curiosité et sa passion pour l’équilibre des familles lui font rechercher sans cesse de nouvelles solutions.C’est cette recherche insatiable alliée à une pratique très respectueuse de l’enfant et de son environnement familial et scolaire qu’elle nous explique dans cet épisode.

Un triangle d’or dont l’enfant est le sommet

Razane travaille avec une méthode systémique.

Celle-ci lui permet d’inclure tous les membres de la famille et d’y associer l’école – les enseignants ou la direction, selon les cas.

L’enfant au centre de la démarche

Elle préconise aussi des outils, qui peuvent être des outils numériques – logiciels adaptés, tablettes, ordinateurs portables – mais aussi des adaptations matérielles comme l’usage de polices de caractères spécifiques, d’une tablette inclinée, etc.

Elle est particulièrement attentive à ne pas gréver inutilement le budget des parents.

L’impact des troubles sur la vie de couple et sur la famille

Elle nous détaille aussi l’impact que ces troubles peuvent avoir sur la vie de couple des parents et sur la fratrie.

Les parents d’enfants souffrant de troubles comportementaux ou d’apprentissage sont constamment sous pression. Cela peut avoir un impact catastrophique sur la relation de couple.

Travailler avec toute la famille

La fratrie est souvent l’acteur silencieux, invisible, du « Triangle d’or » : alors que les parents sur-investissent du temps et de l’énergie sur l’enfant souffrant, les frères et soeurs peuvent se sentir délaissés, voire méprisés.

C’est une souffrance qui doit pouvoir s’exprimer. Par le jeu, par un travail d’observation et de dialogue, Razane donne à la fratrie un rôle actif dans l’accompagnement de l’enfant en souffrance.

Comme elle le dit dans cet épisode, la famille devient une « team » dont la force est bien plus efficace que celle d’un individu isolé.

Retrouvez Razane Rakha sur son site Web Pass-Port ou sur son profil LinkedIn.

Où écouter le podcast avec Razane Rakha sur les Enfants atypiques ?

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Prochain épisode : Jérôme Bianchi pour Identidys

Le prochain épisode du Podcast accueillera Jérôme Bianchi, neuropsychologue, qui nous expliquera en quoi consiste le projet Identidys et comment il peut aider les parents d’enfants Dys à dépister les troubles de leur enfant.

Et surtout, que faire après le dépistage, quelles démarches entreprendre, etc.

Rendez-vous le 10 mars à 7 heures du matin pour ce nouvel épisode.

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MOOC DYS MOOCs

Semaine européenne de la dyslexie : infographie

Cette semaine est la semaine européenne de la dyslexie : un des troubles spécifiques du langage et de l’apprentissage (TSLA) que le MOOC Dys a voulu faire mieux connaître.


Cette semaine, c’est la semaine européenne de la dyslexie, un trouble qui reste mal connu malgré des initiatives comme notre MOOC Dys.

Infographie interactive sur la semaine internationale de la dyslexie

A cette occasion, j’ai créé une infographie interactive de sensibilisation que vous trouverez sur cette page du site du MOOC Dys. Vous pourrez ensuite partager ces infographie interactive sur les réseaux sociaux, etc.

Infographie – Sensibilisation à la Dyslexie

Comme toutes les ressources du MOOC Dys, cette infographie interactive est publiée sous licence Creative Commons Attribution – Non Commercial – Partage dans les mêmes conditions 4.0.

Vous pouvez donc partager et réutiliser cette ressources à condition de mentionner le MOOC Dys et de conserver le lien qui conduit vers notre site.

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Apprendre à apprendre

Aider son enfant à mieux apprendre grâce au visuel

Xavier Delengaigne et Vincent Damato signent un nouveau livre sur l’apprentissage et les outils visuels. Un petit livre très utile y compris pour les parents d’enfants dyslexiques ou dyspraxiques.


Couverture du livre de Desengaigne et Damato

Ce n’est pas le premier livre de Xavier Delengaigne dont je rends compte sur ce blog. Je vous avais déjà parlé de Visualisez votre vie en quelques croquis ; d’organiser votre temps avec le mindmapping ou bien encore d’Apprendre à toute vitesse.

Dans ce nouvel ouvrage, Xavier Delengaigne et son complice Vincent Damato explorent des moyens d’aider votre enfant à mieux apprendre grâce aux outils visuels tels que les cartes mentales, le croquinote (ou sketchnoting), etc.

Un ouvrage très complet en 3 parties

D’emblée, je peux vous dire que ce livre est à la fois très complet et très équilibré entre la théorie et la pratique.

Première partie : les outils visuels pour apprendre

Cette première partie aurait pu n’être qu’une liste des outils visuels pour apprendre : il n’en est rien.

Les auteurs passent d’abord en revue le fonctionnement du cerveau lors de l’apprentissage. Ensuite, ils examinent le pouvoir des outils visuels : pourquoi ils fonctionnent si bien pour apprendre.

Ils examinent en détail les cartes mentales manuelles et numériques et aussi le croquinote, ce mélange subtil de texte et d’image qui séduite les enfants aussi bien que les adultes.

Deuxième partie : apprendre autrement

Dans cette deuxième partie de leur ouvrage, les auteurs nous expliquent comment mieux mémoriser grâces aux propriétés unique de la pensée visuelle.

Ils mettent également l’accent sur la concentration comme clé de la mémorisation et donc de l’apprentissage.

Les différentes mémoires

Ils explorent ensuite ce que c’est qu’apprendre et le rôle de l’autonomie et de la métacognition dans l’apprentissage.

Ils terminent ce chapitre en explicitant ce que sont la collaboration et la créativité et ce qu’elles apportent de spécifique aux apprentissages.

Troisième partie : appliquer les outils visuels

Dans cette troisième partie, les auteurs nous montrent comment appliquer les méthodes visuelles – cartes mentales, sketchnoting… – aux différentes matières scolaires :

  • français
  • mathématiques
  • histoire-géo

Conclusion : un livre à mettre entre toutes les mains !

En conclusion : voici un excellent petit livre que je recommande à tous les parents.

Même s’il n’est pas explicitement destiné aux parents d’enfants Dys – dyslexique, dyspraxique ou encore dysphasique ou dyscalculique – une partie du livre est consacrée à ces troubles spécifiques du langage et de l’apprentissage (TSLA).

En outre, les techniques présentées dans cet ouvrage fonctionnent avec la majorité des enfants. En plus de l’exposition des différentes matières, le livre fourmille de concepts pratiques, d’informations utiles, de références incontournables.

Aider son enfant à mieux apprendre grâce au visuel est publié chez Eyrolles, un éditeur de référence.

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Mooc Dys : notre projet sélectionné par Erasmus+

Il y a quelques mois, je vous avais annoncé que le projet du MOOC Dys connaissait un nouveau souffle. Nous avions introduit un projet à l’Agence Erasmus + de Bruxelles avec 5 partenaires issus de pays différents de l’Union européenne.

Le MOOC Dys co-financé par le programme européen Erasmus Plus

Aujourd’hui, je peux vous annoncer officiellement la grande nouvelle : notre projet a été retenu par l’Agence nationale belge !

Il sera donc financé en partie par des fonds européens. Ceux-ci ne couvriront pas la totalité des frais engagés, mais constituent une base suffisante pour démarrer le projet.

Nous avons donc lancé la première activité du projet : une réunion des partenaires internationaux.

Les partenaires du MOOC Dys à Chalkis, Grèce, octobre 2017

Un projet, 6 partenaires pour un MOOC international et multilingue

Dès la confirmation par Bruxelles et la signature des contrats, nous avons organisé une première réunion avec l’ensemble des partenaires du projet. Nos représentants ont été accueillis à Chalkis, en Grèce.

Ces partenaires sont :

  • Logopsycom : Mons, Belgique.  Logopsycom est une entreprise qui réunit logopèdes (orthophonistes), médecins et psychologues.  Logopsycom est chargé de la gestion générale du projet européen.  C’est d’ailleurs Bérenger Dupont qui nous avait suggéré de présenter notre MOOC  aux instances européennes et nous a fait profiter de sa solide expérience des projets Erasmus.
  • KEDDY : Chalkis, Grèce.  KEDDY est un service du Ministère de l’Education nationale qui accompagne les étudiants présentant des troubles d’apprentissage.  C’est également KEDDY qui a accueilli la première réunion des partenaires internationaux.  KEDDY est également en charge du plan de qualité du projet.
  • CIVIFORM : Cividale del Friuli, Italie.  Civiform est un centre de formation régional qui propose des formations tant aux adultes qu’aux adolescents.  Dans le projet de MOOC Dys, Civiform est en charge du syllabus, c’est-à-dire du contenu et de sa structuration.
  • REDE DLBC : Lisbonne, Portugal.  Une association-coupole qui rassemble 153 institutions publiques, associatives et privées.  La REDE DLBC est responsable de l’exploitation du projet.  Dans le jargon européen, cela signifie qu’elle va veiller à ce que les résultats du MOOC soient transférés tant aux institutions européennes qu’à tous ceux qui voudraient reprendre notre matériel pour une exploitation.
  • Université de Pitesti, Roumanie.  La faculté de psychologie de cette université veille à la qualité pédagogique des ressources que nous allons créer dans le cadre de ce MOOC.  Elle va aussi travailler sur les possibilités de certification du MOOC.
  • Formation 3.0 : Paris, France.  Organisme de formation, nous allons nous charger à la fois de la communication et de la mise en ligne du MOOC.  Un nouveau site web et une plateforme de partage des ressources sont également au programme 😉  Nous allons également créer une page Facebook et un compte Twitter pour alimenter les conversations avec les parents et les enseignants.

Couverture de la page Facebook

Le MOOC sera donc conçu et animé, simultanément, en 6 langues,  à la mi-octobre 2018:

  • français
  • anglais
  • italien
  • portugais
  • grec
  • roumain

Un MOOC 100% gratuit et des ressources libres sous licences Creative Commons

Contrairement à certaines rumeurs qui circulent déjà sur le Web, l’accès au MOOC sera évidemment 100 % gratuit.

Toutes les ressources pédagogiques conçues par les partenaires de ce MOOC seront disponibles et réutilisables dans le cadre des Licences Creative Commons.

Cela signifie que parents, professeurs, professionnels ou les jeunes présentant des troubles « dys » pourront réutiliser tout ce matériel pour leurs propres projets, conférences, animations en classe, articles de blog, etc.

Un MOOC 100 % participatif et collaboratif

Comme annoncé dans mes articles précédents, ce MOOC sera participatif et collaboratif.

Début 2018, nous allons solliciter votre collaboration pour constituer des comités d’usager.  Ces comités nous aideront à créer un programme pertinent.  A évaluer la qualité des ressources.  A alimenter par leurs témoignages les contenus de ce MOOC qui se veut à la fois utile et le reflet des réalités de terrain.

Ce MOOC sera également collaboratif, car nous allons utiliser une plateforme qui vous permettra de participer activement à la création de contenus, par vos témoignages écrits, filmés (à vos smartphones !) ou enregistrés.  Ou tout autre mode d’expression que vous jugerez utile.

Je vous reparlerai bientôt de cette plateforme et des possibilités pédagogiques ouvertes qu’elle offre à une équipe aussi diverse et internationale que la nôtre.

Un MOOC en trois parties pour mieux répondre aux besoins

D’ores et déjà, je peux vous brosser les grandes lignes de la structure de ce MOOC.   Nous nous proposons de créer une formation en trois grandes parties :

  • un corps commun, destiné à tous : qu’est-ce que les troubles dys ?  Quelles sont leurs différences avec d’autres troubles parfois associés ?  Etc.
  • un module spécifique pour les parents : comment aider mon enfant à réussir à l’école ?  Comment faciliter sa vie quotidienne ?  Où trouver les aides et les ressources ? Etc.
  • un module spécifique pour les enseignants et professionnels : comment intégrer les enfants présentant des troubles d’apprentissage dans ma classe ?  Quelles ressources utiliser ?  Quels sont les aménagements raisonnables que je peux mettre en place ?  Etc.

Au moment où j’écris ce billet de blog, plus de 1.000 personnes se sont déjà inscrites à notre newsletter.  Vous aussi, vous pouvez vous inscrire dès maintenant pour être informé.e ou mieux, pour participer 😉

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne.

Cette publication (communication) n’engage que son auteur et la Commission n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

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MOOC DYS MOOCs

MOOC Dys : une première édition en 2018 ?

Le MOOC Dys est un projet qui dormait dans mes cartons depuis deux ans.  Un message sur Twitter est venu le réveiller.  Aujourd’hui, le MOOC Dys est un projet européen qui associe divers publics à travers une collaboration internationale.

Le réveil d’un MOOC en sommeil

Il y a un peu plus de deux ans, je lançais l’idée d’un MOOC sur les troubles de type « Dys »: dyslexie, dyspraxie, dysgraphie, etc. Un MOOC, c’est-à-dire une formation en ligne gratuite et ouverte à tous.

Vous étiez d’ailleurs nombreux à avoir répondu à mon sondage avec beaucoup d’intérêt.  Et puis, l’idée a dormi dans les cartons pendant tout ce temps.

Ou plutôt, elle est restée tapie dans un coin de ma mémoire, attendant l’occasion propice, l’événement déclencheur pour se matérialiser.

Cet événement a eu lieu.  Il a pris la forme sympathique d’un message sur Twitter.  Ce message émanait de Bérenger Dupont, spécialiste en projets européens de  l’entreprise  Trajectoire à Mons, en Belgique.  Bérenger me  demandait où en était le projet.

Les Dys aussi veulent participer

Un MOOC soutenu par un projet européen Erasmus+

Au fil de la discussion, nous avons décidé de reprendre le MOOC Dys là où il était et d’en faire un projet européen dans le cadre d’Erasmus +.

Ce projet, nous allons le soumettre au jury d’Erasmus à la fin du mois de mars 2017.  Nous avons déjà trouvé des partenaires, établi une ligne du temps, dégagé des priorités.  Nous aurons la réponse de la Cellule en charge d’Erasmus en septembre 2017.

Et nous comptons lancer la première édition du MOOC en septembre 2018.  Un MOOC multilingue et qui propose plusieurs parcours de formation.

Les Dys aussi ont envie d’apprendre !

Un MOOC porté par toutes les personnes concernées

Mais comme je l’ai annoncé depuis le début, je souhaite que ce projet soit le vôtre.  Celui des :

  • enfants, adolescents et adultes confrontés à ce type de trouble
  • parents qui luttent chaque jour pour aider leurs enfants et leur assurer une intégration satisfaisante à l’école et dans la vie professionnelle
  • enseignants qui rencontrent des élèves en difficulté et qui ne sont pas toujours bien outillés pour répondre aux défis qu’ils posent
  • professionnels de l’éducation ou de l’accompagnement scolaire en recherche d’outils ou de relais pour faire passer les bonnes informations

C’est pourquoi nous prévoyons un MOOC à niveaux multiples : avec un tronc commun mais aussi avec des propositions de parcours différents selon que vous appartenez plutôt à l’un ou l’autre de ces publics.

Les Dys ont aussi besoin d’explorer

Un MOOC interactif et participatif sur les troubles de l’apprentissage

Dès le départ, notre volonté est d’associer au maximum les participants de ce MOOC.  Et ce à deux niveaux :

  •   à l’évolution du projet à travers un Comité des Participants
  • à la co-création des contenus à travers des outils collaboratifs

Un Comité des Participants pour nourrir le projet de MOOC

C’est pourquoi nous allons constituer dans les prochaines semaines un Comité des Participants dans lequel nous inviterons des personnes intéressées par la problématique.  Le rôle de ce Comité des Participants sera de nous donner un feedback sur l’évolution du projet, de le  nourrir par la réflexion, le témoignage, les suggestions de contenus et de médias.

Troubles d’apprentissage scolaire

Une participation de tous pour des apprentissages réels et durables

Outre les parcours différenciés pour les différents types de public, nous voulons metre en place des outils qui permettent aux participants de contribuer à la création de contenus.

Pour cela, nous allons mettre en ligne :

  • des outils collaboratifs pour poster des photos, des vidéos, des témoignages écrits ou sonores
  • des tutoriels pour vous montrer comment faire pour créer et partager vos contributions
  • des fils de discussion pour que vous puissiez échanger sur le projet, vos expériences, votre expertise

Participez au MOOC Dys

Vous voulez :

  • être tenu au courant de l’évolution du projet
  • devenir membre du Comité des Participants
  • contribuer aux contenus du MOOC Dys
  • apprendre de nouvelles choses sur les troubles Dys
  • partager votre expérience et/ou votre expertise

Si ce n’est déjà fait, inscrivez-vous sur notre liste Mooc Dys : c’est gratuit et ça ne prend que quelques minutes.

Vos données sont traitées de manière confidentielle.  Nous ne les cédons ni ne les transmettons à des tiers.  Vous pouvez vous désinscrire à tout moment.

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MOOC DYS MOOCs

Un MOOC sur les troubles dys ? A vous de décider !

Suite à de nombreux échanges avec des parents et des enseignants sur les difficultés rencontrées par les enfants et ados « dys », j’ai lancé un sondage pour voir quel est l’intérêt pour un MOOC sur ce sujet.

Des troubles invisibles mais bien réels

Lors de mes ateliers « Apprendre à apprendre« , je rencontre souvent des adolescents présentant des troubles « dys » : dyslexie, dyscalculie, dysorthographie, dyspraxie…

Ils sont souvent très enthousiastes, ont envie d’apprendre.  Malheureusement, leur handicap n’est pas encore bien compris, ni bien accepté.  Par manque d’information, les enseignants et les parents sont souvent désemparés devant des jeunes qui ne présentent aucun symptôme visible mais qui éprouvent pourtant des difficultés réelles d’apprentissage.

La plateforme américaine Coursera a diffusé un MOOC, un cours massif, ouvert et gratuit en ligne, sur la dyslexie.  Mais tout le cours étant en anglais, peu de francophones ont pu y participer.  En outre, les troubles « dys » ne se limitent pas à la dyslexie, loin s’en faut.

Les discussions que j’ai eues avec des parents et des enseignants m’ont convaincu qu’il fallait faire quelque chose.  J’ai pensé que la création d’un MOOC en français pourrait être d’un grand secours tant pour les parents que pour les enseignants.

Un MOOC « DYS » pour les parents, les enseignants et les accompagnants professionnels

Ce cours en ligne, gratuit, ouvert à tous sans condition d’âge ou de diplôme, serait accessible en permanence.  Il se présenterait sous forme de modules, dans lesquels des intervenants viendraient partager leurs savoirs et leurs expériences par le biais de vidéos, de textes, de références, etc.  Il pourrait constituer un appoint à la formation des enseignants et une base de connaissances pour les parents confrontés aux difficultés de leurs enfants.

Ce MOOC n’aurait aucune visée commerciale : son but étant la diffusion de savoir et d’expertise pour aider les familles, les écoles et, in fine, les enfants et les adolescents dys.   Il serait financé par une opération de crowdfunding : un appel de fonds sur Internet.  Et aussi, peut-être, par du sponsoring, des aides publiques, etc.  Si la somme suffisante est réunie, nous rassemblerions une équipe professionnelle pour réaliser ce cours dans le courant de l’année 2015.

Le MOOC DYS récolterait aussi les témoignages d’intervenants professionnels, d’enseignants, de spécialistes, mais aussi de parents qui ont souvent mis en place des stratégies intelligentes pour affronter les défis quotidiens posés par la condition de leurs enfants.

Etes-vous intéressé(e) par la création d’un MOOC sur les troubles dys ?

Le questionnaire suivant a pour but de savoir s’il existe un intérêt pour ce type d’action.  Mais aussi pour savoir quels types d’interventions vous seraient utiles, à vous les parents et les enseignants qui vivez cette problématique au quotidien.

Quelles sont les informations qui doivent absolument y figurer ?  Comment vous former et vous informer au mieux sur ces thèmes.

Je vous demande donc quelques minutes de votre temps pour répondre à ce questionnaire.  Et pour aider les enfants, les adolescents, les familles et les enseignants de bonne volonté.

Si je reçois suffisamment de réponses positives, je lancerai avec mes partenaires, un projet de MOOC.

Je réponds au sondage.

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Apprentissage précoce creativité Mind Mapping Outils Projets

Mind Mapping : créativité, gestion de projet, productivité… Faites un cadeau à votre cerveau !

Vous voulez être plus productif ?  Plus créatif ?  Plus organisé ?

Vous ne vous y retrouvez pas dans vos notes après une réunion importante ?

Vous avez du mal  à structurer vos documents ou vos présentations pour la prochaine réunion d’équipe ?

A toutes ces questions, une réponse unique : le Mind Mapping© !

Vous vous dites sans doute : « il exagère.  Un seul outil ne peut pas faire tout ça… »

Et c’est là que vous vous trompez car, en réalité, on peut même faire beaucoup plus que cela avec une bonne mind map !

Une démonstration valant mieux qu’un long discours (surtout lorsqu’il est question d’outils visuels !) je vous ai concocté une petite mind map ci-dessous que vous pouvez visualiser en plein écran en cliquant sur Fullscreen, vous pouvez la télécharger (c’est un PDF) ou l’imprimer…

Cela vous paraît un peu tordu, tortueux ?  C’a l’est !  C’est exprès !

Les origines

Laissez-moi vous expliquer : le mind mapping a été inventé dans les années 60 par Tony Buzan,  un psychologue anglais qui, tout au long de ses études avait connu des difficultés avec les syllabus dégoulinant d’ennui que l’université de l’époque  fournissait à ses étudiants (ça vous rappelle quelque chose  ?)

Il chercha donc une méthode qui lui permettrait d’étudier de manière visuelle, une méthode qui combinerait le plaisir visuel avec une structure à la fois claire et ordonnée.

Comment ça marche ?

Le Mind Mapping combine tout cela.  C’est une pensée rayonnante qui part du centre d’une page blance, en format paysage et qui s’épanouit vers les bords.

Les branches s’affinent selon le niveau que l’on atteint.  On utilise des mots-clés, un par branche pour permettre des associations libres.

Les images et les couleurs permettent une meilleure mémorisation en stimulant l’imaginaire et les émotions qui aident à fixer les souvenirs.

Tony Buzan affirme que la mind map reflète exactement à l’extérieur ce qui se passe à l’intérieur de votre crâne.   La mind map utilise l’ensemble du cerveau, non seulement les facultés rationnelles, survalorisées dans notre culture scolaire, mais aussi la créativité et les émotions, dans une pratique holistique faisant appel à l’ensemble de l’activité cérébrale.


Un auteur allemand, Peter Weiler, affirme qu’on peut résumer la créativité en quatre mots : « d’abord rassembler, ensuite ordonner ».  C’est exactement ce que fait une mind map : elle nous permet de collecter un maximum d’informations par des associations libres de mots et d’images – un vrai brainstorming – et elle les ordonne en les structurant sur ses branches qui rayonnent selon un ordre logique propre.

Qu’est-ce qu’on peut en faire ?

Ces caractéristiques font de la mind map le support idéal pour toute une série d’opérations : Tony Buzan l’appelle le « couteau suisse de la pensée« .  On peut l’utiliser pour prendre des notes en réunion, pour résumer un livre, pour structurer un article pour un blog (héhéhé, vous me voyez venir ?) ou une présentation, pour gérer un projet – je vous en reparlerai – pour structurer une leçon, pour analyser un projet, pour se fixer des objectifs personnels ou professionnels, etc.

Mon voisin qui est professeur dans le secondaire l’utilise et me dit que la mind map marche extraordinairement bien pour les enfants dyslexiques : les couleurs et la structuration spatiale les aident énormément.  De plus, alors qu’ils sont mal à l’aise avec les longues phrases, les mots-clés et les images leur procurent un support qui leur donne un sentiment de sécurité.

C’est un outil de mémorisation extraordinaire : Tony Buzan est aussi l’organisateur du Championnat du monde de la mémoire…

Personnellement, je l’utilise de plus en plus.  Que ce soit à la main ou à l’aide de logiciels  – comme pour cette carte-ci – que ce soit pour résumer un livre – je suis un lecteur boulimique – ou pour préparer une session de formation, pour structurer un site web ou préparer un catalogue de produits, je n’utilise plus rien d’autre.

Dans mon travail de business coach, je l’utilise afin d’analyser et de suivre le projet des personnes que j’accompagne.  C’est un outil redoutable, sous ses faux airs bonhommes : il ne laisse rien passer.

J’aurai l’occasion de vous reparler de cet outil fantastique.  Je vous prépare une série d’articles… mais aussi des ateliers qui feront largement appel à cette technique et à quelques autres que je vous présenterai bientôt, promis.