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Wooclap : une appli qui pourrait changer la vie des enseignants

Wooclap, c’est une application en ligne qui permet de regrouper différentes activités pédagogiques. Et qui permet aux enseignants et formateurs de stimuler l’interactivité avec les participants. Découvrez cet outil exceptionnel dans l’épisode 7 de notre podcast !

Pour ce septième épisode de notre podcast, je reçois Fabien Maurin, responsable de Wooclap France, qui nous parle de cette application pédagogique et de son potentiel.

Ecoutez l’épisode 7 sur Wooclap ici !

Wooclap – une application qui regroupe toutes vos activités en un seul lieu

Pour les enseignants et les formateurs, rien n’est plus inconfortable que de devoir changer de compte, de mot de passe, etc. 4 fois sur une session parce qu’on utilise différents supports. Ou, pire, de devoir renoncer à des activités pédagogiques numériques pour ne pas subir ce genre de désagréments.

Avec Wooclap, vous disposez d’un lieu unique où rassembler vos différentes activités pédagogiques :

  • présentation (PowerPoint, Keynote, Google Slides, PDF, etc.)
  • vidéo Youtube
  • fichiers MP3
  • questionnaire à choix multiple
  • appariement
  • nuage de mot
  • ordonnancement
  • sondage
  • brainstorming
  • etc.

Interactivité garantie

Avec Wooclap, finies les sessions interminables avec PowerPoint ou un PDF, pendant lesquelles la moitié des participants dort pendant que l’autre s’occupe discrètement à autre chose…

Intégration d’un sondage dans une présentation

Le mode participatif permet l’engagement de tous vos étudiants – chacun peut répondre avec son smartphone ou un simple téléphone portable, via un lien sur le web ou un sms.

De cette manière, même les plus timides, les plus passifs d’entre eux répondent, participent, apprennent ensemble.

Exportation des résultats sur PDF ou Excel

Et les résultats de vos apprenants ?

Il y a deux modes de connexion dans Wooclap :

  • anonyme
  • identifié

Si vous souhaitez conserver les résultats de vos apprenants, pour votre école ou votre centre de formation, c’est simple : exportez-les dans un tableau Excel ou au format PDF.

De cette manière, vous conservez à long terme les justificatifs et les preuves académiques dont vous pourriez avoir besoin vis-à-vis de votre hiérarchie, des OPCO, etc.

Intégration de Wooclap dans un LMS

Contrairement à son concurrent Kahoot, dont j’ai déjà parlé dans cet article et dans cet autre billet, Wooclap peut être intégré à votre système d’apprentissage à distance :

  • Moodle
  • Autres LMS

Un plugin pour Moodle

Si votre établissement dispose d’une plateforme Moodle, Wooclap propose un plugin qui permet d’intégrer l’application dans votre LMS.

Vous pourrez donc créer et distribuer vos activités au sein de Moodle sans besoin de créer un nouveau compte.

Le système LTI pour les autres LMS

Pour les autres LMS, Wooclap est intégrable via la nouvelle norme LTI (Learning Tools Interoperability).

Le système vous fournit une clé que vous introduisez dans votre LMS et le tour est joué : vos participants peuvent dès à présent utiliser Wooclap sans créer de compte supplémentaire.

Utilisation en classe virtuelle ou en webinaire

Wooclap peut également être utilisé comme support de classe virtuelle ou en webinaire.

Pour ce faire, intégrez tous vos outils (présentations, questions, sondages, etc.) dans la plateforme.

Wooclap en classe virtuelle ou webinaire

Utilisez une application de classe virtuelle qui permet de partager vos ressources en ligne – comme Zoom, par exemple. Et commencez à présenter, à sonder ou à interroger vos participants en direct.

Et transformez vos classes virtuelles ou vos webinaires en véritables événements participatifs.

Vous pouvez en avoir un aperçu avec ce webinaire Concevez et animez une classe virtuelle pendant lequel j’ai utilisé Wooclap avec une présentation créée avec Canva. Un bel exemple d’intégration d’outils, non ?

Webinaire Zoom couplé à Wooclap

Où écouter le Podcast de Formation 3.0 ?

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Prochain épisode : le tutorat avec Jacques Rodet

Pour le prochain épisode de notre podcast, j’accueillerai Jacques Rodet, spécialiste du tutorat en ligne, qui nous parlera de son nouveau livre.

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Chronique BXECO

Grytics : passez les groupes Facebook et Linkedin à la loupe !

Dans ma chronique sur BXECO, je vous parlais ce vendredi de Grytics : un outil particulièrement efficace pour distinguer communautés vivantes et « groupes Zombies ».

Dans ma première chronique pour BXECO, le nouveau magazine économique de BXFM, je vous parlais des groupes Linkedin.  Certains sont de vrais communautés vivantes, qui échangent, qui commentent, qui réinventent leurs pratiques et leurs points de vue.  D’autres groupes, parfois bien plus peuplés, sont de vrais territoires de zombies, des agrégats de morts-vivants qui ne se parlent pas, où l’échange constitue l’exception et où le commentaire brille surtout par son absence…

Pour distinguer ces groupes et vous rendre visibles sur Linkedin ou sur Facebook, je vous ai présenté un outil : Grytics.

Grytics : des statistiques qui déshabillent vos groupes Facebook et Linkedin !

Grytics ne fait qu’une seule chose, mais il la fait vraiment très bien : il analyse les groupes Linkedin et Facebook.  Il ne se contente pas de vous donner le nombre de membres d’un groupe, mais pousse au contraire l’analyse très loin dans les détails et ne vous laisse plus aucun doute sur la nature du groupe analysé : vraie communauté ou territoire de zombies !

Une des spécificités de Grytics : il vous fournit toutes les données sur une présentation Powerpoint à télécharger. Vous pouvez ensuite analyser les données tout à votre aise…

1. Analyse du groupe Facebook ou Linkedin

Grytics procède d’abord à une analyse générale du groupe : date de création, nombre de membres, de commentaires, de posts, etc.

Statistiques générales d’un groupe Linkedin

2. Analyse des posts ou billets publiés dans le groupe

Grytics procède ensuite à l’analyse des « posts » ou « articles » publiés dans le groupe.  Il en fournit le titre, l’URL, mais aussi le nombre d’engagements.  Une bonne façon de voir ce qui fonctionne dans ce groupe, les thèmes qui y sont populaires.  J’ai flouté les contenus pour des raisons évidentes de confidentialité…

Analyse des articles

3. Analyse des 5 derniers posts avec likes et commentaires

Grytics vous donne aussi une analyse des 5 derniers articles publiés dans le groupe ainsi que le nombre de likes et de commentaires qu’ils ont généré.

Articles avec likes et commentaires

4. Graphique de l’activité du groupe

Grytics résume l’activité du groupe Linkedin ou Facebook sous forme de graphique en camembert :

Graphique de l’activité du groupe

Il y résume le nombre de posts, de commentaires et de likes : une façon aisée de se rendre compte du dynamisme réel d’un groupe Facebook ou Linkedin.  Ou de son absence de vie…

5. Le taux d’engagement généré par les posts

Une des mesures les plus intéressantes de Grytics est sans doute la mesure du taux d’engagement généré par les articles publiés dans le groupe.

Taux d’engagement des articles

La vitalité de ce petit groupe Linkedin est vraiment étonnante : plus de 47 % des articles ont reçu un like et plus de 38 % ont été commentés.

6.  Distribution des posts et commentaires par mois, par jour et par heure

Grytics va très loin dans l’analyse de la distribution des articles et des commentaires dans les groupes Facebook et Linkedin puisqu’il vous propose des statistiques par mois, par jour et par heure.  Dans ce tableau, voici la distribution des billets par jour :

 

Distribution des articles par jour

 Manifestement, il vaut mieux publier les mardis et jeudis : c’est non seulement à cette période que le nombre d’articles est le plus élevé, mais aussi, et c’est important pour le taux d’engagement de vos propres articles : c’est là qu’il se récolte le plus grand nombre de commentaires par article.

7. Analyse du taux d’engagement des membres

Grytics analyse aussi le taux d’engagement des membres dans les groupes Linkedin ou Facebook.  Qui sont ceux qui ne participent pas ?  Combien sont ceux qui postent, qui commentent ou qui likent ?

Taux d’engagement des membres du groupe

Dans les médias sociaux, comme dans la vie de tous les jours, les leaders constituent une minorité.  Plus de 65 % des membres n’ont jamais rien publié, liké ou commenté.

En fin de présentation, Grytics liste même les membres les plus actifs sur trois diapositives :

  1. membres les plus engagés (top engaged members)
  2. membres qui postent le plus
  3. membres qui likent le plus

Je n’ai pas reproduit ces diapositives car elles affichent le nom et la photo des membres du groupe : je me voyais mal flouter tout ça et vous présenter des nuages de points insignifiants.

Conclusion : Grytics, un outil statistique fabuleux pour « déshabiller » les groupes Facebook et Linkedin

Après examen de ces diapositives Powerpoint générées par Grytics, il ne fait aucun doute : cette application est un outil unique et très performant pour analyser les groupes, que ce soit sur Facebook ou sur Linkedin.

Or, on sait à quel point pour un réseau social professionnel comme Linkedin, les groupes sont importants.  Ce sont eux qui créent la vraie dynamique du réseau.  C’est en participant à ces groupes que vous vous affirmerez en tant qu’expert dans votre domaine.

Grytics vous donne donc l’opportunité de choisir avec soin les groupes les plus performants.  Dans ma chronique radio sur BXFM, je comparais ce petit groupe Linkedin hyper-dynamique à une sorte de dinosaure de plus de 2470 membres morts-vivants.

Voici à titre d’exemple, les statistiques globales de ce groupe :

Statistiques d’un groupe-zombie

On y trouve 2470 membres (wouaouh !) mais seulement :

  • 79 posts (soit un de plus que dans le petit groupe de 76 membres)
  • 20 likes (pour 70 likes dans le petit groupe)
  • 13 commentaires (pour 99 commentaires dans le petit groupe)

Avec ces données, vous ne devriez plus hésiter et choisir le petit groupe hyper-actif de 76 membres et oublier définitivement le « grand » groupe de zombies qui compte 2470 morts-vivants…

Mais sans Grytics, quel groupe auriez-vous choisi ?  Franchement ?

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Apprendre à apprendre Apprentissage des langues Etudier efficacement formation Jeux Jeux de rôle Jeux-cadres Langues Outils Pédagogie Serious games

Que faire du jeu à l’école, en formation et en entreprise ?

Le jeu est la forme d’apprentissage la plus naturelle.  Faut-il pour autant l’intégrer à l’école ?  Et dans la formation des adultes ?  Et quid du jeu en entreprise ?

Comment faire ?  Et pourquoi ?  Quelles en sont les limites ?

Quelques éléments de réponse, basés sur mon expérience personnelle en la matière.  Premier article d’une nouvelle série.

J’ai lu récemment plusieurs articles sur le jeu en formation ou à l’école.

Partisans et détracteurs s’opposent joyeusement, voire violemment.

Pourtant, le jeu a toute sa place dans notre  à l’école, en formation, en entreprise.  C’est ce que je voudrais explorer avec vous en plusieurs articles.

Le jeu est la façon la plus naturelle d’apprendre pour les humains.  Et pas seulement : chez les primates aussi, le jeu est en vogue.

L’enfant apprend par le jeu

Les enfants apprennent les règles sociales grâce à celles du jeu.  On ne triche pas : on respecte les limites.  On exerce un certain rôle de genre – le papa et la maman – ou professionnel – les jeux de magasin, la fameuse classe où les élèves sont des nounours, etc.

Soit.  Mais pourquoi utiliser le jeu en formation, à l’école ou en entreprise ?  Est-ce vraiment sérieux ?  Est-ce efficace ?

Intégrer le jeu dans une stratégie d’apprentissage

Le piège du jeu en formation est celui de toute méthode et de toute technologie : c’est de se focaliser sur le jeu plutôt que sur les objectifs pédagogiques !

C’est pareil avec Internet, avec les tablettes, avec les iPhones : tous ces instruments sont de merveilleux auxiliaires pédagogiques.  Et doivent le rester.  Ils ne doivent devenir ni l’objectif de la formation, ni la justification de leur emploi !

Le jeu doit, comme tous les autres outils et méthodes, s’intégrer dans une stratégie pédagogique et rester au service de cette dernière.  Il ne doit pas non plus constituer la seule forme d’apprentissage.  Ce qui fonctionne le mieux en formation, c’est l’alternance et la variété des techniques et des méthodes : un jeu, puis un exposé magistral, puis une carte heuristique, puis un debriefing en groupe ou une séance de brainstorming, une présentation, un débat, etc.

Le jeu : une façon unique d’engager les humains

Lorsqu’on joue, on oublie vite tout le reste.  Et surtout : on oublie vite qu’on joue !  On se donne à fond.  Sinon, ce n’est pas du jeu (comme le dit la si belle expression qui dénonce ceux qui ne respectent pas la règle).

C’est donc une excellente façon d’obtenir un engagement maximum de vos participants.  Qu’ils soient étudiants à l’école, employés dans votre entreprise ou encore participants à votre module de formation.

C’est donc un moyen particulièrement efficace d’amener les participants à penser le changement, à adopter des comportements inhabituels ou à découvrir de  nouvelles pratiques.

J’utilise le jeu pour faire découvrir aux participants les  joies de la communication non-verbale.  Après le jeu, on debriefe : en général, les participants perçoivent très bien et ce, de manière intuitive, les objectifs du jeu, ses modalités, ses apports.  La discussion est enrichissante pour tout le monde : les différents points de vue s’éclairent mutuellement.  C’est une occasion unique de formation par les pairs.

Tuer l’ennui avant qu’il ne vous tue

Le jeu a un autre avantage énorme : il ne lasse pas.  Alors que l’étude par lecture, recopiage ou écoute d’un exposé peut ennuyer très rapidement, étudier en jouant peut se poursuivre pendant des heures sans aucune lassitude.

-« Oh, je n’ai pas vu le temps passer ! »

Combien de fois avez-vous entendu votre petit dernier vous affirmer cela alors qu’il jouait sur sa console depuis trois heures voire plus ?

Formateurs, enseignants, responsables de formation peuvent exploiter cette propriété du jeu dans leur activité professionnelle.  Pour inciter les étudiants à réviser plus longtemps et en profondeur.  Pour donner une dimension plus agréable à une formation qui risque de sombrer dans l’ennui ou la lassitude.

Par ses possibilités de répétitions infinies sans lasser, le jeu permet d’approfondir certains réflexes ou d’ancrer les connaissances de façon plus profonde et durable que d’autres méthodes d’apparence plus sérieuse.

De nouvelles aptitudes apparaissent

On voit se développer par le jeu de nouvelles aptitudes chez les adeptes.  Les jeunes gamers ont une capacité unique à percevoir la plus légère modification dans leur environnement : ils ont l’habitude de repérer le vaisseau alien qu’il faut désintégrer avant qu’il ne vous atomise !  Leur réactivité se situe bien au-dessus – j’allais dire à des galaxies – de la moyenne.

Le pouce est parfois bien plus développé chez les utilisateurs de manette que chez leurs parents, par exemple.  Et on voit apparaître chez d’autres une habileté manuelle très fine qui est très utile aux chirurgiens.

Des jeux pour toutes les situations

Un autre avantage du jeu est qu’il est multiforme et donc, adaptable à toutes les situations.

Il existe des jeux de stratégie, de langues, de grammaire française, de rapidité, etc.

On peut donc les utiliser dans de très nombreuses situations d’apprentissage.

C’est ce qu’a bien compris quelqu’un comme Thiagi, l’inventeur des jeux-cadres : ces derniers, comme leur nom l’indique, sont des « cadres », un ensemble de règles, dont le contenu varie en fonction des besoins.   Ils peuvent donc être utilisés tant à l’école, qu’en entreprise ou en dispositif de formation pour adultes.

Personnellement, je les emploie régulièrement.  En alternance avec d’autres dispositifs, bien entendu.  J’y reviendrai bientôt.

Je reviendrai aussi sur d’autres types de jeu, comme la vidéo et les serious games, dont le succès grandissant en formation ne doit pas nous faire oublier qu’il s’agit d’outils.  D’outils au service de la pédagogie et non pas l’inverse.

Et vous ?  Utilisez-vous aussi le jeu en formation ou à l’école ?  De quels types ?  Etes-vous satisfait des résultats obtenus ?

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Humour Recherche d'emploi Stratégie

Comment ne jamais décrocher un emploi ! (1)

Envie de rester à la maison ?  De ne plus jamais louper un épisode de Derrick ?  De battre votre crétin de beau-frère à la Playstation ?

Oui, mais la pression se fait de plus en plus forte : vous devez trouver un job !

Pas de panique !  En suivant nos conseils, vous devriez éviter n’importe quel job pour les 20 prochaines années… Nous ne pouvons vous garantir 100 % de réussite : on est jamais à l’abri d’un coup de chance !  Mais en suivant scrupuleusement notre méthode, nous pouvons vous assurer au moins 98 % de chances… de ne jamais trouver de boulot !  de ne jamais vous voir offrir le job de vos rêves…  de ne jamais devoir vous lever le matin pour aller gagner votre croute…

Notre garantie

Au cours des prochaines semaines , nous allons distiller de précieux conseils pour passer entre les mailles du filet, des tuyaux (quasi)infaillibles pour être invisible face aux recruteurs, des recettes-miracle pour ne jamais être invité à un entretien d’embauche !

Et si, malgré tout, un employeur inconscient vous conviait à une interview pour un job, ne vous inquiêtez pas : nous avons aussi des stratégies d’évitement qui vous assureront de sortir de son bureau… sans avoir signé de contrat.   Nous nous y engageons !

Leçon numéro 1 : je prends n’importe quel job !

Cette petite phrase n’a l’air de rien, elle parait tout à fait anodine, suprêmement inoffensive…  Il n’en est rien ! 

En réalité, c’est quasiment une arme de destruction massive !

Tous les spécialistes du recrutement, tous les experts en développement personnel vous le confirmeront à longueur de pages ou de débats télévisés : pour réussir, il faut se concentrer sur un objectif, savoir exactement ce que l’on veut, focaliser toute son énergie sur un seul point…

En visant un job précis, qui vous correspond exactement, vous maximalisez vos chances de l’obtenir…  Ca ne va pas, non ?  Donc, vous savez ce qu’il vous reste à faire : claironnez partout, à qui est prêt à vous entendre :

– « Moi, je prends n’importe quel boulot !  N’importe quoi, c’est bon ! »

 De cette façon, vous donnerez vraiment l’impression que vous n’êtes bon à rien; que rien ne vous intéresse;  qu’on peut vous traiter comme une carpette puisque vous n’avez aucune considération pour vous-même.  Si vous ne vous intéressez pas sufisamment à vous-même pour choisir un job qui vous convient, pourquoi un patron ou un recruteur devrait-il s’intéresser à vous ?

Croyez-nous : c’est une arme redoutable !!!

Et si tout de même, on vous prenait au mot ?  Si, malgré tout, un patron vous proposait n’importe quoi ?

Entre nous, le risque est vraiment minime, mais soyons honnête : il existe.  Le risque, c’est qu’on vous confie un boulot merdouilleux, dont personne ne veut, qui ne présente vraiment aucun intérêt et mal payé par-dessus le marché…  C’est vrai.  Mais notre expérience nous dit que :

  1. Il y a vraiment peu de chances pour que cela vous arrive
  2. Si cela vous arrive, cela ne durera pas longtemps : personne ne reste longtemps dans un boulot pareil, vous pas plus qu’un autre

Donc, premier instrument dans notre stratégie d’évitement de l’emploi :

« N’importe quoi, pour moi, un boulot, c’est bon ! »

Répétez cette phrase devant un miroir, dans le bus, sous la douche…  En peu de temps, elle va vous coller au corps, faire partie de vous, devenir une seconde nature.   Vous en serez tellement convaincu que vous oublierez qu’il  s’agissait d’une simple stratégie, au départ…  Et vous éviterez à peu près tout ce qui existe en matière d’emploi…

Elle est pas belle, la vie ?

Prochaine leçon : surtout ne pas se poser de questions !