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Curation

Collections : le réseau social Google+ propose de la curation

La curation est le nouvel eldorado des marketeurs.  Le réseau social de Google n’est pas en reste et propose sa propre solution de curation  : Collections.

Collection : la solution de curation de Google+

La curation, nouvel eldorado des marketeurs !

Depuis quelques mois, la curation est devenue la Nouvelle Frontière des marketeurs, un eldorado sensé faciliter le « lean content » , le contenu « maigre ».  Entendez : contenu pas trop cher ou trop difficile à produire mais qui intéressera une majorité de visiteurs de votre site ou blog – un investissement minimum pour un maximum d’impact.  Ou un ROI – Return On Investment – maximalisé.

Il faut dire que nous sommes entrés dans l’économie de l’attention.  Comme le disait James Gleick « quand l’information est gratuite, l’attention devient hors de prix ».  Créer du contenu original, de qualité devient de plus en plus difficile et cher en ressources : temps, talents, argent.

La curation, ou l’art de traiter et de distribuer des contenus pertinents pour un public précis, prend ainsi de l’importance.  Je ne reviens pas dans ce billet sur les étapes de la curation ou sa stratégie, sujets que j’ai traités abondamment dans mon article Curation, et si on parlait un peu stratégie ?

Collections Google+ : une curation intégrée au réseau social

 Ce phénomène n’a évidemment pas échappé aux créateurs de réseaux sociaux.  Linkedin a lancé il y a peu son propre outil de curation, Elevate, qui permet aux membres du personnel d’une entreprise de partager et de commenter des contenus pertinents.  Récemment, Twitter a créé Curator, un outil dédié aux professionnels des médias et accessible sur demande.

Et aujourd’hui, Google Plus crée son propre outil de curation : Collections !

Menu Collections

Et vous n’avez pas besoin de créer un nouveau compte ou de vous connecter à l’outil : comme de nombreuses applications Google+, celle-ci est intégrée au menu du réseau social (voir la commande encadrée de rouge).

Elle est également reconnaissable à son logo en forme d’un lozange composé de tuiles bleues.

Pour lancer l’application, cliquez simplement sur la commande « Collections ».

Une nouvelle fenêtre s’ouvre alors dans votre navigateur.

Elle porte l’image d’en-tête que vous pouvez voir en haut de l’article.

Organisez votre curation avec Collections

Au haut de la page, figurent deux menus principaux : Vos collections et Sélection.

Vos collections vous permet de créer vos propres collections.  Sélection est, comme son nom l’indique, une sélection effectuée par Google + de collections susceptibles de vous intéresser.

1. Création de votre première Collection Google plus

Sous l’en-tête de la page Vos Collections, figure un bouton « Créer » : cliquez sur ce bouton pour créer votre première collection.  Une fenêtre de dialogue s’affiche :

Fenêtre de dialogue Créer

Donnez d’abord un nom à votre collection.  Choisissez un nom significatif, pas trop long à retenir, qui synthétise bien le contenu de votre collection.   Vous faciliterez ainsi le travail des Internautes.

Vous pouvez choisir, comme pour toute publication dans Google +, les cercles (les segments de votre public) auxquels vous souhaitez rendre vos contenus visibles.  Vous pouvez donc les rendre visibles pour tout le monde (public), uniquement pour vos cercles ou au contraire, en restreindre l’accès aux membres d’une communauté ou d’un groupe lié à une entreprise, une classe, etc.   Une façon de créer une curation collective pour une classe ou le service d’une grande entreprise, par exemple.

2. Personnalisation de votre nouvelle collection

Lorsque la collection est créée, vous pouvez la personnaliser : ajouter une photo proposée par Google Plus ou l’une des vôtes, ainsi que la couleur dominante de votre thème.

Menu Personnaliser la collection

Votre collection est prête !

3. Publiez votre premier post dans Collections de Google Plus

Votre collection est désormais prête.  Votre navigateur affiche maintenant votre en-tête avec l’éditeur Google plus : vous pouvez déjà publier votre premier post !

Publication de votre premier post

Comme toujours dans Google+, vous pouvez, en quelques clics, ajouter du texte, des photos, des liens, une vidéo, une page événement ou un sondage.

Une façon facile de publier du contenu sur un réseau social très proche du moteur de recherche Google…

Voilà, j’ai publié mon premier post dans ma collection « Réseaux sociaux » :

Premier post publié

Remarquez en haut à gauche du post, un lien en bleu qui porte le nom de ma collection : ce lien apparaît sous cette forme uniquement pour mes collections. Pour les autres, Google+ utilise un autre affichage.  Par exemple : le nom de l’auteur et la mention « Jean Dupond a publié cet élément et 12 autres dans » et le nom de sa collection.  Il suffit de cliquer sur ce lien pour s’abonner à la collection en question.  A droite de votre post, figure le logo de l’application de curation de Google plus, Collections.

4. Faites connaître votre Collection sur Google+

Avec le bouton « Partagez », la petite flèche courbe en bas à droite de la page d’accueil de votre collection, vous pouvez en faire la publicité sur Google Plus.

Je l’ai fait pour une collection que j’ai créée spécifiquement pour le Colloque Apprendre tout au long de la vie avec le Mind Mapping que je co-organise avec Fabienne De Broeck d’Optimind :

Publicité de votre collection

N’oubliez pas d’utiliser les hashtags pour que les internautes intéressés par vos thématiques puissent vous trouver.  Sélectionnez ici aussi le degré de visibilité que vous souhaitez pour votre promotion : public, mes cercles, mes cercles étendus, etc.

5. Avec Sélection, abonnez-vous aux contenus qui vous intéressent

Une bonne curation commence par organiser un bon système de veille.  En plus des outils habituels – mention, Google Alerte, Twitter et autres – vous pouvez aussi vous abonner aux Collections des autres internautes.

Collections des membres de vos cercles

De cette façon, non seulement vous nourrissez votre propre veille, mais vous attirez l’attention des autres membres de Collections de Google plus : une façon de construire votre propre réseau de curation !

Conclusion

 Google Plus a parfaitement compris l’intérêt de la curation pour les marques et les entreprises.  Publier du contenu original est de plus en plus coûteux, non seulement en argent, mais en temps, en talents, en ressources matérielles.

Proposer du contenu de qualité, produit par d’autres, mais qui rend service à votre communauté – clients, prospects, collègues, fournisseurs, autres personnes intéressées mais pas clientes – renforce votre présence et votre crédibilité sur le réseau social de Google et donc sur le Net.

Le fait de ne pas devoir s’abonner à un outil tiers, de cliquer simplement sur une commande dans le menu intégrer de Google + est très séduisant pour les utilisateurs de ce réseau.

Une concurrence de plus pour les outils de curation comme Scoop it, par exemple.   Et un signe de plus de la volonté des réseaux sociaux d’occuper le plus de terrain possible sur Internet, au détriment d’autres acteurs.  Google+, tout comme Facebook, affiche clairement l’ambition de devenir un portail incontournable pour les Internautes.  Sa proximité avec le moteur de recherche le plus populaire en Europe a de quoi séduire les webmasters et les agences de marketing.

Bref, une application avec laquelle il faudra compter, n’en déplaise à ceux qui s’obstinent à annoncer la mort de Google Plus depuis le jour de sa création…

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concept map creation d'entreprise Entreprise Logiciels Mindomo Outils

Mindomo pour l’entreprise : comment analyser la concurrence

Mindomo offre de nombreuses structures différentes en plus du mindmapping radial (carte mentale).  L’une d’elle, la carte conceptuelle, permet de tracer toutes sortes d’outils visuels.  J’ai utiliser cette propriété pour dessiner une carte de comparaison de la concurrence.

J’ai déjà parlé ailleurs des nombreuses structures et plateformes que propose Mindomo : j’ai donc voulu tirer parti de cette propriété pour dessiner un outil de comparaison de la concurrence.

Une carte double-bulle XMind

J’avais déjà fait un exercice de comparaison de concurrence avec une carte double-bulle dessinée avec XMind (que vous pouvez télécharger gratuitement sur Biggerplate en cliquant ici) :

Analyse de la concurrence avec une double bulle

Cette double-bulle est une structure classique des organisateurs graphiques.

Un outil de benchmarking pour me comparer à la concurrence

Aujourd’hui, je dessine un outil de comparaison de la concurrence avec Mindomo et en particulier, son layout « Carte Conceptuelle« .  J’ai repris pour cela la structure que j’avais dessinée pour la comparaison entre les apprentissages profond et de surface.  Cliquez sur l’image pour ouvrir la carte conceptuelle en ligne.

Comparaison de concurrence avec Mindomo

Utilisez les couleurs et les icones pour coder votre carte conceptuelle

La colonne de gauche représente mon entreprise, celle de droite, l’entreprise de mon concurrent.

Au centre, figurent les différentes catégories selon lesquelles je vais effectuer la comparaison entre mon entreprise et celle de mon concurrent : le type de services offerts, la gamme de prix, le type de clientèle, etc.

Et à gauche, je remplis ce qui concerne mon entreprise.  Dans la colonne de droite, ce qui concerne l’entreprise concurrente.

J’utilise la couleur rouge pour mes caractéristiques, la couleur verte pour celles de mon concurrent.  Les catégories centrales sont de couleurs différentes  pour bien marquer les variations.

J’utilise également les icones « check » :

  • les vertes : pour tout ce qui est semblable chez mon concurrent et moi
  • les rouges : pour indiquer les différences
  • les noires : pour montrer que le sujet représente un inconvénient

J’aurais pu ajouter d’autres couleurs pour communiquer d’autres significations.  Le tout est d’être cohérent et d’indiquer la signification de votre codage si vous devez communiquer votre carte à d’autres personnes.

Et vous ?  Quel type d’outils utilisez-vous pour votre benchmarking ?

Pour vous inscrire gratuitement sur Mindomo.

Ce type d’outils est celui que je propose lors de mes formations Visual Mapping pour Starters et Entrepreneurs.

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Apprendre à apprendre concept map Logiciels Outils VUE XMind

Pensée visuelle : comparez avec les cartes doubles-bulles !

Vous devez faire des comparaisons pour vos études ?  Vous voulez comparer deux situations ou deux organisations et vous ne savez pas trop comment vous y prendre ?  Les cartes doubles-bulles sont un outil visuel très efficace pour ce type d’opération !

Read this article in English !

Que ce soit au cours de vos études ou de votre vie professionnelle, vous êtes amené(e) à faire des comparaisons.  Le professeur vous demande, par exemple, de relever les différences et les points communs entre deux structures d’entreprises, comme dans la carte ci-dessous.

Elle a été réalisée avec le logiciel de mind mapping XMind. (Double-cliquez sur l’image pour l’agrandir.  Vous pouvez aussi la télécharger gratuitement depuis le site de Biggerplate).

Carte doubles bulles – comparaison entre organisations

La carte mentale « doubles-bulles » obtenue compare deux types d’organisation d’entreprise : la structure par produit ou division et la structure par département ou fonction.  Elle a été réalisée dans le cadre du coaching d’un étudiant qui prépare l’examen de l’ACCA (Association of Chartered Certified Accountants), une certification de comptabilité très appréciée dans le monde anglo-saxon.

Les bulles du centre représentent les catégories envisagées : Appropriée pour (pour quel type d’entreprise cette structure est-elle appropriée) ; Organisation (sur quels critères cette structure est-elle organisée) ; Croissance (quel est l’impact de ce type d’organisation sur la croissance ; etc.

Carte mentale ou carte conceptuelle ?

A l’origine, XMind n’est pas configuré pour travailler avec ce type de structure, même si ce logiciel offre de nombreuses structures différentes.  Pour réaliser cette carte, j’ai utilisé la méthode de création de carte conceptuelle :

Utiliser sujets flottants et relations

On crée un sujet flottant en double-cliquant sur le fond de la carte, ensuite, on crée une relation (CRTL L) à partir de ce sujet flottant et on clique sur le fond de la carte.  Cela crée un nouveau sujet flottant.

Pour la création de cette carte, j’ai utilisé le sujet central comme titre : le sujet central ne peut pas être déplacé et cela peut constituer un handicap sérieux si je dois ensuite effectuer des modifications de ma carte.   Chaque bulle de cette carte est donc un sujet flottant tandis que les « branches » sont en fait des relations.

Le problème est que les sujets exercent une sorte de « magnétisme » entre eux : ils sont attirés les uns par les autres, si on les rapproche un peu trop.  Même en appuyant sur la touche ALT, il n’est pas toujours facile de positionner un nouveau sujet au milieu des autres.

Bien que cette carte soit apparentées aux mindmaps, elle se construit donc selon les principes utilisés pour élaborer les cartes conceptuelles dans XMind.

Cela m’a donné l’idée d’utiliser un autre logiciel pour créer ce type de cartes : VUE ou Visual Understanding Environment.

Des doubles bulles dans VUE

VUE est clairement un logiciel de concept mapping (ou cartes conceptuelles), créé par l’université Tufts.  Ce logiciel est donc configuré pour positionner des objets – sujets et relations – les uns par rapport aux autres.

Ici, il n’y a pas de « magnétisme » si on approche les objets les uns des autres.  Et ils peuvent être déplacés à volonté sans que cela dérange l’alignement des autres.  (Double-cliquez sur l’image pour l’agrandir au maximum).

La version VUE de la carte à doubles bulles

Le résultat est sensiblement identique, mais la réalisation est beaucoup plus facile !

Je reviendrai dans d’autres billets sur ce logiciel de concept mapping et les usages qu’on peut en tirer.

Pourquoi utiliser XMind pour créer ce genre de cartes, si c’est plus difficile ?  Tout le monde n’est pas habitué au logiciel VUE.  Et d’autre part, lorsqu’on travaille sur un projet, avec plusieurs cartes rassemblées dans un même classeur, il peut être plus simple d’ajouter une feuille à ce classeur.  Cela permet aussi de créer des liens directs entre les cartes du classeur.

Il est aussi possible de lier une carte XMind avec une carte VUE en utilisant la liaison avec un fichier externe par hyperlien : il suffit de placer le chemin vers ce fichier dans le champ « File » ou « Fichier » de la fenêtre de dialogue comme illustré ci-dessous :

Insertion d’un hyperlien vers le fichier externe

Ceci place une icone dans le sujet sélectionné.  Lorsque vous cliquez sur cette icone, le fichier VUE s’ouvre (à condition que le programme se trouve bien sur votre ordinateur bien entendu).

Essayez les deux solutions, XMind et VUE et retenez celle qui vous convient ou les deux, si comme moi, vous travaillez dans les deux environnements !

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Communication Ecriture Entreprise Journalisme Projets

Comment intéresser les médias à mon projet ?

Vous êtes une association et vous avez un nouveau projet.  Vous êtes le patron d’une PME et vous développez un produit révolutionnaire.  Vous êtes un artiste et vous organisez l’expo du siècle.  Mais comment intéresser la presse à ce projet qui vous tient tellement à coeur ?  Comment être sûr que les journalistes vont se bousculer au portillon pour publier la nouvelle ?  Voici quelques conseils.

C’est un paradoxe étonnant qui dure depuis que la presse existe et qui n’est pas près de se régler : les médias ont besoin de contenu.  Les entreprises, les associations et les artistes ont besoin de promotion.  Et pourtant, il est extrêmement difficile, voire impossible d’obtenir un article sur votre projet.  Pourquoi ?  Quelles en sont les raisons ?  Comment surmonter ce handicap et être visible dans les médias ?  Comment intéresser la presse à votre projet ?

La première chose à savoir, c’est que les journalistes ne demandent pas mieux que d’obtenir de la matière pour leurs articles : les rédactions sont toujours à la recherche d’informations originales et intéressantes pour leur public.

La deuxième chose à savoir, c’est que les candidats à la publication – quel que soit le support – sont souvent maladroits dans leur approche.  Cela vient de plusieurs facteurs que nous allons passer en revue.  Ensuite, je vous donnerai quelques conseils pour faire partie des heureux élus qui figureront dans le journal ou participeront à une émission de radio ou de télé.

Une confusion entre journalisme et communication

La plupart des gens confondent allègrement journalisme et communication.  Je vous donne un exemple réel qui m’est arrivé cette semaine et qui m’a donné l’idée de cet article.  J’ai un site dédié à mon activité de journaliste indépendant.  Un site qui n’est pas du tout à jour.  Et qui pourtant reçoit encore des visites intéressées. 😉

La dernière en date est un message qu’une dame m’envoie via le formulaire de contact du site.  Le message est authentique, j’ai juste remplacé le nom du site par une adresse fictive pour des raisons de discrétion.  Mais merci à cette dame de m’avoir donné l’opportunité d’écrire ce billet. 😉

« Bonjour,

Je me permet de vous contacter car j’ai besoin d’aide pour faire connaitre mon site à un grand nombre d’internautes.

Mon site est : http://www.undoncechienperdu.com

Ce projet nous tient à cœur.

Pourriez vous le médiatiser?

Bien à vous en attente de vous lire. »

Aucun journaliste digne de ce nom ne répondra favorablement à une telle demande ! 

Ce n’est pas de la méchanceté : mais le rôle du journaliste est totalement différent de celui d’une agence de communication.

Les journalistes publient ce qui est susceptible d’intéresser leurs lecteurs. Et en tant que journalistes, ils se doivent de prendre une distance critique par rapport aux contenus qu’ils examinent.

Exactement le contraire d’une agence de communication qui a pour mission de convaincre le monde que votre projet/produit/service est le meilleur et qu’il faut l’acheter ou contribuer d’urgence !

Donc : ne demandez jamais à un journaliste de jouer le rôle d’une agence de communication gratuite !  Ca ne marche pas !

Mais alors, comment faire pour intéresser un journaliste à mon projet ?

Utilisez les outils et les canaux de communication adéquats !

Le communiqué de presse

J’en parle par expérience : les journalistes sont des gens pressés qui font ce qu’ils peuvent avec les exigences des rédactions en matière de délais et de contenus.   Les appâter avec une bonne nouvelle ne suffit pas : il faut leur mâcher un peu le travail !

Un des outils les plus appropriés pour ce faire est le communiqué de presse.  Décrivez le plus précisément possible votre projet.  Obéissez à la règle des cinq W que les journalistes utilisent dans leurs articles.  La mindmap ci-dessous illustre le principe de ces cinq questions.  Double-cliquez sur la carte pour l’agrandir.  Vous pouvez aussi la télécharger gratuitement au format XMind sur Biggerplate.

Les 5 W – questions du journaliste

Les 5 W : ou les questions qui font le tour de la question

Les journalistes utilisent la technique des 5 W pour structurer leurs articles et s’assurer qu’ils ont bien couvert toute la matière à traiter.

Faites de même : assurez-vous que vous leur donnez toutes les dimensions de votre projet en posant vous-même ces questions.

Commencez par la question « Quoi » (What?) :

What ? Quoi ?

Décrivez votre projet, produit ou service de la manière la plus précise possible.

  • De quoi s’agit-il ?
    •  Produit ?
    •  Service ?
    •  Oeuvre d’art ?
    •  Evénement ?
    •  Projet philanthropique ?

    Utilisez les cinq sens pour décrire votre projet : aidez le journaliste (et son public) à visualiser votre projet, à le sentir, à en ressentir les effets sur sa peau, à exprimer les émotions que votre oeuvre ou votre produit suscite chez les utilisateurs…

Who ? Qui ?

  •  Qui est
    •  Le producteur ?
    •  L’artiste
    •  L’initiateur du projet ?

En communication, c’est toujours important de savoir qui parle.  Est-ce une autorité en la matière ?  Un parfait inconnu ?  Ou quelqu’un qui a une légitimité vu sa longue expérience, ses publications sur le sujet, etc.

  • A qui s’adresse votre projet ?
    • Bénéficiaires
    • Public
    • Donateurs

    Tous les médias ne s’adressent pas au même public.  Choisissez donc le média qui vous intéresse en fonction du public.

Where ? Où ?

  • Où se déroule votre événement ?
  • Quel rayon d’action ?
  • Quelle aire géographique ?
  • En ligne ?
  • Virtuel ?

Précisez bien tout cela : le rayon d’action d’un média est très ciblé : régional, local ou national ?  Ne tentez pas d’intéresser un journal national à un événement qui touche exclusivement un village ou une province.  Vous perdrez votre temps.

When ? Quand ?

  • Démarrage
  • Etapes
  • Durée
  • Fin
  • de votre projet

C’est évidemment très important pour le journaliste : et pourtant, beaucoup de communiqués de presse ou d’annonces sur le web ne mentionnent pas la date d’un événement.  Sans parler de tous ceux qui oublient l’heure ou l’adresse du rendez-vous !  Un conseil en or massif : faites relire votre communiqué par quelqu’un qui ne connait pas du tout votre projet.  Idéalement par plusieurs personnes qui appartiennent à votre public-cible.  Si elles ne comprennent pas quelque chose, soyez certain(e) que le journaliste non plus ne comprendra pas.  Et votre communiqué a de fortes chances de terminer sa carrière à la poubelle !

Why ?  Pourquoi ?

  • Origine du projet
  • Buts
  • Objectifs
  • Motivations

Qu’est-ce qui a motivé votre projet ?  Quels objectifs précis voulez-vous atteindre ?  Comment comptez-vous les atteindre ?  Autant de choses importantes pour le journaliste.

La forme du communiqué de presse

Soyez précis et concis : les journalistes n’ont pas trop de temps à perdre !

Mais attention de ne pas tomber dans le travers inverse : il ne s’agit pas d’écrire un rapport d’hospitalisation.  Tâchez de séduire le journaliste, soyez sexy !  Il y a beaucoup de concurrence entre les informations et donc soyez attractifs !  Illustrez votre communiqué de photos, d’illustrations, de graphiques qui aideront à la compréhension.

Si vous connaissez un peu les techniques de storytelling, racontez une histoire pour faire adhérer vos futurs lecteurs à votre projet.

Donnez envie de lire votre communiqué !  Si le journaliste a envie de le lire, ses lecteurs aussi…

Utilisez un service de diffusion

Votre communiqué est prêt : il décrit de manière attractive votre projet, service, produit ou événement.  Il ne vous reste plus qu’à l’envoyer aux journalistes.

Vous pouvez bien entendu le faire parvenir à des journalistes que vous connaissez ou dont vous avez les coordonnées.  Mais il existe aussi des services de diffusion.  La plupart sont payants, mais il en existe aussi des gratuits comme Category Net, par exemple.   Ce service diffuse le communiqué à ses abonnés correspondant à la zone choisie.  Cela vous facilitera la tâche et vous donnera un surcroît de visibilité.

Essayez aussi de rencontrer les journalistes : rien de tel qu’un contact dans la vie réelle.  Pour cela, n’hésitez pas à organiser une conférence de presse.  Je reparlerai de l’organisation d’une conférence de presse dans un prochain billet.

La liberté de la presse

OK : j’ai fait tout ce que vous m’avez dit.  Quelle garantie ai-je que mon article sera publié ?

Aucune !  Absolument aucune !

Quoi ?  J’ai fait tout ça pour rien ?

Non.  Mais encore une fois, le journaliste n’est pas une agence de communication.  Et il y a de la concurrence sur le marché.  Si votre annonce tombe en même temps qu’un grand événement ou une catastrophe nationale, votre communiqué aura moins de chance d’être traduit en un article de première page…

Et puis, la rédaction conserve le droit de publier ou non ce que vous lui communiquez.  C’est la rédaction qui juge en professionnel de ce qui intéresse le lecteur ou non.

Et même si vous êtes publié(e), vous risquez de ne pas apprécier du tout le contenu de l’article !  Parce que le rôle du journaliste n’est pas d’être une simple caisse de résonnance de ce que vous dites.  Son rôle est d’informer.  Donc de prendre une distance critique par rapport à ce que vous affirmez.  Certaines personnes refusent de m’adresser la parole depuis que j’ai publié leur interview.  D’autres sont devenues des ami(e)s.  La plupart a simplement disparu du radar.  C’est la règle du jeu : si vous ne l’acceptez pas, n’essayez pas d’être publié(e), vous serez forcément déçu(e).

Mais si vous acceptez cette règle, vous tenterez d’établir des relations de confiance avec les journalistes.  Une relation gagnant-gagnant entre celui qui a besoin d’informations pour son média et celui qui a besoin de visibilité pour son projet.  Bonne chance !

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Chomage Le travail en Europe Recherche d'emploi

Belgique : aide aux entreprises pour l’emploi des jeunes peu qualifiés

Le conseil des ministres a voté une nouvelle mesure pour promouvoir l’emploi des jeunes peu qualifiés.  Les entreprises recevront une prime tandis que les jeunes conserveront une partie de leurs allocations de chômage. 

Sans diplôme, les chances de décrocher un emploi sont proches de zéro.  Pourtant, de nombreux jeunes en Belgique sortent de l’école sans aucune qualification.  Ils forment la catégorie la plus touchée par le chômage.  Une nouvelle mesure du gouvernement fédéral veut inciter les employeurs à donner un emploi à ces jeunes peu qualifiés.

Jeunes au chômage

Cette mesure consiste en une prime de mille euros par mois.  La mesure entre en vigueur au 1er juillet 2013 et durera trois ans.  L’âge maximal pour bénéficier de cette aide est de 27 ans.

Belgique : des chiffres très contrastés selon les régions

En mai dernier, la Belgique comptait 22,4  % de jeunes sans emploi.  Mais ce chiffre global cache en réalité de terribles différences régionales.

En effet, la Flandre affiche 14,4 % de jeunes sans emploi de moins de 25 ans (la troisième meilleure position européenne).  La Wallonie, elle, en  compte 21 %.  Bruxelles détient un triste record national avec 28,8 % des jeunes de moins de 25 ans au chômage…  Et encore, l’opposition accuse-t-elle les autorités bruxelloises d’avoir manipulé les chiffres en ôtant des statistiques les jeunes en formation !

C’est dans les catégories 15-24 ans et 25-30 ans que les progressions sont les plus fortes.  Alors même que le chômage tend à baisser pour les catégories plus agées.

En parallèle, les autorités constatent une baisse des offres dans les trois régions : ce sont donc les plus jeunes et les moins qualifiés qui souffrent le plus directement de cette diminution.

Trop de jeunes sans diplômes

Beaucoup trop de jeunes quittent l’école sans qualification, avant même d’avoir terminé leurs études.  C’est le cas de 13,7 % des jeunes en Wallonie et de 16 % d’entre eux à Bruxelles.  Les redoublements montrent aussi que l’orientation de ces jeunes n’a pas été bonne dès le départ : 21 % des jeunes redoublent dans l’enseignement technique et 24 % dans l’enseignement professionnel.

Un rapport d’audit de l’enseignement belge francophone par le cabinet Mc Kinsey annonce :

« Si le niveau de l’enseignement ne s’améliore pas vite en Wallonie et à Bruxelles dans les prochaines années, l’avenir de milliers de jeunes risquent d’en pâtir mais aussi la prospérité de la Communauté Wallonie-Bruxelles ».

Il est donc plus que temps de prendre des mesures !  C’est ce qu’ont fait les chefs d’Etat européens rassemblés à Bruxelles ces 27 et 28 juin 2013.

L’emploi des jeunes, un problème mondial

Le chômage des jeunes est un problème préoccupant en Europe.  Les statistiques montrent qu’environ 24,4 % des jeunes Européens sont sans emploi.   Soit environ 5,6 millions d’entre eux.   Dans des pays comme la Grèce, c’est plus de la moitié des 15-24 ans qui est sans emploi.

Les chefs d’Etats réunis à Bruxelles le week-end dernier ont décidé d’investir 6 milliards d’euros dans la lutte contre le chômage des jeunes sur le continent.  Une enveloppe qui risque d’être un peu juste face à l’empleur du problème.

Si l’Europe se porte mal, d’autres régions du monde ne sont pas mieux loties : le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont également confrontés à des taux de chômage-record : plus de 30 % des jeunes sans emploi !

En tout, dans le monde, on estime qu’ils sont 73 millions à espérer un job qui ne vient pas.  Et les prévisions sont pessimistes : d’ici 2018, le taux de chômage mondial des jeunes devrait passer de 12.6 % à 12.8 %.

Une jeunesse qui croit de moins en moins aux promesses des adultes…

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Internet Logiciels Outils Sécurité informatique

Vie privée : 10 mythes à propos de la sécurité informatique

Pour beaucoup d’entre nous, avoir un antivirus est suffisant pour protéger nos ordinateurs, nos données, notre vie privée.  C’est l’un des dix mythes sur la sécurité informatique dont il est question aujourd’hui.

Mis à jour le 20-06-2013 à 12h53 : remplacement de « destruction pure et simple de vos données » par « l’impossibilité de décriffer les données… et donc leur perte tant pour vous que pour les pirates potentiels. »  Cette formulation est plus correcte.

Les autorités néerlandaises ont été l’objet de cyber-attaques nombreuses ces dernières années.  Alors que l’informatisation des administrations est quasi-totale, la sécurité n’est vraiment pas à la hauteur, comme je l’ai déjà écrit dans plusieurs articles dont un sur la cyber-guerre aux Pays-Bas et en Belgique.

L’excellent site Gemeente.nu – un site d’information destiné aux administrations locales – publiait aujourd’hui un article sur le thème « 10 mythes à propos de la sécurité informatique ».  Je l’ai trouvé bien fait, intéressant et je l’ai donc synthétisé sous forme d’une carte mentale que voici.  Vous pouvez la télécharger gratuitement depuis le site de Biggerplate.  Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Dix mythes sécuritaires

1. Ca n’arrive qu’aux autres !

J’aimerais bien.  Mais j’ai moi-même été la cible de plusieurs attaques.  J’en ai raconté une ici : celle d’un magicien viennois qui a tenté de m’extorquer mes données via un faux mail Linked In.

La cause de ce mythe est une trop grande confiance : trop grande confiance dans les mots-clés, dans les appareils ou dans les outils de protection, comme les antivirus.   Nous verrons plus loin ce qu’il en est.

La solution tient en trois mots :

  1. Informez
  2. Formez
  3. Responsabilisez

Qui ?  Tous les membres de votre personnel !  La sécurité, c’est l’affaire de tous, y compris en informatique !  Ne laissez pas vos collaborateurs s’endormir et revenir aux mauvaises habitudes…

Définissez un cadre clair et répétez régulièrement les consignes.

2. Nous consacrons 10 % de notre budget informatique à la sécurité

Les études montrent qu’en réalité rares sont les entreprises ou les services qui y consacrent plus de 5 % !

Et encore, sans une réelle politique de sécurité…

La cause de cette illusion ?  Les voeux pieux, les bonnes intentions : on aimerait bien qu’il en soit ainsi et on finit par le croire…

La solution : adaptez vos budgets à la réalité ?  De quoi avez-vous réellement besoin ?  Combien cela coûte-t-il ?  Allouez les ressources nécessaires.

3. Nous pouvons quantifier le risque

Quel risque ?  Certains risques peuvent être quantifiés, d’autres non.  Cette impression relève de ce que les Anglo-Saxons qualifient d’Excel Management.  Parce que vous disposez de chiffres, vous croyez tout maîtriser.

Faites la part des choses.  Quelles sont les données que vous ne maîtrisez pas ?  Le danger, c’est l’imprévu.  C’est un pirate qui entre par une « porte de derrière » : une faiblesse de votre système.  C’est une personne mal intentionnée qui subtilise un mot de passe dans les tiroirs de vos collaborateurs.

4. Nous avons une protection physique

Ah oui ?  Grand bien vous fasse !

« Nous avons un pare-feu ».  « Nous avons un antivirus ».  « Nous avons un Mac, c’est moins sensible aux virus ».

La cause de ce mythe, c’est clairement une mauvaise compréhension du risque.   Le risque pour une entreprise ou un journaliste, c’est moins une attaque par un virus – les antivirus s’en occupent très bien – que par une personne ou un groupe malintentionné.

Et ces personnes et ces groupes disposent d’outils et de méthodes très sophistiqués.   Je vous donne un exemple tout simple.

Vous avez un PC avec une carte Phoenix ?  Votre BIOS – l’épine dorsale de votre système – est protégé par un mot de passe.  Vous vous sentez donc en sécurité.

Voici ce que j’ai trouvé en 0,013 secondes avec Google :

PHOENIX BIOS backdoor passwords:

phoenix, PHOENIX, CMOS, BIOS

S’il m’a fallu une fraction de seconde pour les trouver, combien de temps croyez-vous qu’il faudra à un vrai pirate pour faire la même chose ?  Et vous avez vu la complexité des mots de passe de cette marque ?  Vous vous sentez toujours protégé ?

Encore une fois, diversifiez vos mesures de protection : sondez votre système à fond pour évaluer ses forces et surtout ses faiblesses pour y remédier d’urgence !

5. Nos mots de passe sont complexes et modifiés régulièrement

C’est déjà une première démarche intéressante.  Mais elle ne suffit pas.

Le problème des mots de passe, c’est moins le « crackage » que l’ingénierie sociale.  Derrière ces mots barbares se cachent des réalités toutes simples.  Le crackage, c’est le fait de trouver votre mot de passe à l’aide d’un logiciel spécialisé qui va forcer, casser votre mot de passe.  Il en existe des centaines, téléchargeables gratuitement sur Internet.  Tapez « password crackers » dans Google et vous me direz combien vous en avez trouvés !  Bien entendu, ils servent à retrouver votre propre mot de passe en cas d’oubli.  Mais d’autres peuvent s’en servir à des fins moins positives…

Pourtant, il existe une technique bien plus perverse et souvent bien plus efficace pour obtenir un mot de passe : l’ingénierie sociale.  Dans son livre The Art of Deception, le célèbre hacker Kevin Mitnick rappelle l’histoire de Stanley Mark Rifkin.  Rifkin a volé 100 millions de dollars.  Ce hacker n’a même pas touché un clavier pour réaliser son exploit.  Il a simplement mémorisé un code qu’un collaborateur imprudent avait laissé sur un post it collé sur son bureau.  Il a passé deux coups de fil.  Et s’est envolé pour la Suisse pour retirer l’argent…

Combien de collaborateurs scribouillent les mots de passe trop compliqués sur un post it dans votre entreprise ?  Posez la question, vous serez étonné…  Combien ont pour mot de passe le prénom du petit dernier ?  Et combien publient 50 photos dudit bébé avec son prénom sur leur page Facebook ?   Les pirates vous disent « merci ! »

6. Nous confions la responsabilité de la sécurité à quelqu’un de l’extérieur

La cause de ce mythe est la croyance que « quand on réorganise, souvent, les problèmes se règlent d’eux-mêmes ».

En réalité, on essaie de ne pas voir la réalité ou on la passe à quelqu’un d’autre.  Le risque, c’est que la sécurité vous échappe vraiment et que vous ne maîtrisiez plus rien.

La solution : analysez votre système en profondeur, ses forces, ses points faibles et agissez en conséquence !

7. C’est le rôle du CIO

Ce  mythe est apparenté au précédent : on refile la patate chaude.  Mais en même temps, si le CIO impose sa méthode, on rechigne en se plaignant qu’on n’a plus de marge de manoeuvre, qu’on ne peut plus travailler à sa façon.

En réalité, la sécurité est l’affaire de tous !

La solution ?  Faites de la sécurité informatique une partie de la culture d’entreprise.  Favorisez les comportements sûrs et bannissez les comportements à risques : pas de transmission de mots de passe par mail ou par téléphone.  Pas non plus de post it collé sur le bureau ou dans un tiroir.  Pas de mot de passe transformé en faux numéro de téléphone : avec Internet il suffira de quelques secondes à un hacker pour vérifier l’existence de ce numéro…

Définissez une politique de sécurité et partagez-la avec vos collaborateurs.  Associez-les à vos démarches.  Formez les nouveaux dès leur premier jour…

8. Confier la sécurité à un outil déterminé

Nous avons le meilleur antivirus.  Nous disposons du système de défense professionnelle Machin qui est le meilleur du marché.

La cause de ce mythe est la recherche d’outils « magiques » pour régler des problèmes complexes.  Le danger, c’est de s’endormir sur ses lauriers une fois le produit acquis et de ne plus prendre de mesures efficaces.

Encore une fois, il n’existe pas de produit-miracle en matière de sécurité informatique.   Et le maillon le plus faible d’une chaîne de sécurité, c‘est toujours l’humain !

La solution : analysez de fond en comble votre système, établissez les priorités, prévoyez un plan pluriannuel de sécurité.

9. Nous avons implémenté une politique de sécurité.  Nous sommes prêts !

Bravo !  Vous êtes en train de vous endormir…

La cause de ce mythe, c’est le manque de réalisme.   Une politique de sécurité, ce n’est pas une chose acquise : c’est une culture, une série d’attitudes.   C’est une vigilance de tous les instants.  A ne pas confondre avec la paranoïa.   Mais une culture qui vous fait comprendre que le risque est permanent et que vous pouvez le réduire de façon drastique grâce à quelques bonnes pratiques…

10. La cryptographie est la meilleure protection

Le scandale PRISM est en train de renforcer ce mythe.  Encore une fois, la méconnaissance du risque et la perception du hacker en tant que surdoué de l’informatique vous fait perdre contact avec la réalité.

La cryptographie est nécessaire dans certains cas.  Je  pense notamment aux journalistes qui doivent protéger certaines données vitales.  Ou aux ingénieurs à qui sont confiés des secrets industriels.

Mais la cryptographie est assez compliquée à manipuler.  Et elle peut être très dangereuse : dans  des mains inexpertes, elle peut aboutir à l’impossibilité de décriffer les données… et donc leur perte tant pour vous que pour les pirates potentiels. (Merci à Jean-Marc Manach pour la suggestion de correction 😉 )

Si vous devez recourir à ce type de méthode, soyez certain d’avoir dans vos collaborateurs au moins une personne experte dans ce domaine.  Faites former vos collaborateurs motivés.

En conclusion

Le risque informatique existe.  Il est multiple.  Il concerne chacun d’entre nous.  Mais chacun d’entre nous peut s’en prémunir en prenant les précautions qui s’imposent.  En gardant à l’esprit les bonnes pratiques en la matière.

J’y reviendrai dans d’autres articles, sur des problèmes ciblés et des solutions spécifiques.

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Mind Mapping Outils

Innovablog > Les secrets de la pensée libérée : 27 façons d’utiliser le mindmapping (cartes mentales)

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Ce billet se propose de vous offrir la traduction d’un fabuleux billet publié sur Bootstrapper intitulé Secrets of Thinking Outside the Box: 27 Ways Digital

Marco Bertolini‘s insight:

La traduction sur Innovablog d’un article publié sur Bootstrapper : 27 usages du mindmapping pour les entreprises digitales.  De l’organisation de l’information à la planification de la formation en passant par le business plan ou la résolution de problèmes.

Une belle synthèse (non-exhaustive) des possibilités du mindmapping en entreprise, en classe et à la maison !

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concept map Connaissance Etudier efficacement Mind Mapping Outils

Cartes mentales, conceptuelles et argumentaires

Cartes mentales, conceptuelles et argumentaires, cartes cognitives, cartes heuristiques, arbres de la connaissance… Mindmaps, concept maps, argument maps… Comment faire le tri en face de toutes ces appellations ?  Et surtout, à quoi servent ces différentes cartes ?

Article mis à jour le 11 mai 2021.

Voici le premier article d’une série consacrée à ces différents modes de cartographie de l’information.  Et leur utilisation pour l’apprentissage profond : une façon d’étudier qui ne se contente pas d’une connaissance de surface.

Quelle est la différence entre cartes mentales, conceptuelles et argumentaires ?  Et dans quels cas se servir de l’une plutôt que l’autre ?

C’est une question qui revient souvent, dans notre formation en mindmapping pour les formateurs.

Et c’est vrai que la multiplication des appellations  ajoute à la confusion.

La mindmap est souvent traduite en français par « carte heuristique », « mentale » ou « cognitive ».  On parle aussi d' »arbres de la connaissance ».  La concept map est très logiquement traduite par « carte conceptuelle ».  Encore qu’au Québec, on appelle « carte conceptuelle » l’ensemble des modes de cartographie de l’information.  Et puis l’argument map peut être traduite par « carte argumentaire« .

Voici une carte qui résume les trois types de cartes dont je viens de parler ainsi que leurs usages.   Vous pouvez la télécharger gratuitement depuis notre page Techniques de mindmapping..

Trois types de cartographie de l’information

Pour réaliser cette carte, je me suis basé sur deux choses : un article en anglais de Martin Davies, extrêmement bien documenté, et ma propre expérience.

Je reviendrai dans d’autres articles sur les particularités et les différents usages de ces cartes, mais d’ores et déjà, en voici un résumé.

Trois façons de cartographier l’information pour la compréhension et la mémoire

Ces trois modes de cartographie de l’information permettent de représenter – par visualisation – et de manipuler des ensembles de données complexes.  De comprendre, analyser et mémoriser les relations entre ces données complexes.

Pour beaucoup de gens, elles sont plus faciles à suivre et à comprendre que leur équivalent en raisonnements verbaux ou logiques.

Et enfin, lorsque vous élaborez une telle carte, votre implication est telle que vous apprenez de manière profonde : vous ne vous contentez pas d’une « connaissance de surface » comme celle que l’on acquiert en surlignant et en résumant.   Il s’agit d’une approche profonde de l’apprentissage, une forme durable parce qu’elle a mobilisé des facultés intellectuelles différentes, des groupes de neurones différents.   Et que cela renforce à la fois notre compréhension et notre mémorisation.

Cartes mentales, conceptuelles et argumentaires : trois usages différents

Carte mentale

La mindmap ou carte heuristique est organisée, hiérarchisée autour d’une idée centrale.  Son usage principal est d’imaginer et d’explorer les associations entre les concepts – mais aussi d’établir une distinction entre eux.  C’est pourquoi le mindmapping ou carte heuristique est excellent pour le brainstorming, la conception d’un projet ou pour résumer un texte par exemple.

Carte conceptuelle

La concept map ou carte conceptuelle sert surtout à visualiser et comprendre les relations entre les concepts.  Elle est excellente pour expliquer un processus, une procédure – comment vous inscrire à une formation, par exemple – ou les relations entre les personnes d’une même famille.

Carte argumentaire

L’argument map ou carte argumentaire est utile pour vérifier la logique de nos arguments : reposent-ils sur des prémisses solides ?  Leur déroulement est-il logique, pertinent ?  Quels sont les pour et les contre ?

Alors qu’il existe de multiples logiciels et applications gratuits de cartes mentales et conceptuelles, il existe peu d’applications libres ou gratuites de cartes argumentaires. J’aime particulièrement Reasons, l’application en ligne développée par Dave Kinkead pour l’Université de Queesnland.

Je reviendrai en détail sur chacun de ces modes de cartographie de l’information et sur leur usage tant pour l’étudiant que pour l’entreprise.

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Clust’Her : la communication par et pour les entrepreneuses !

Comment communiquer sur son projet d’entreprise ?  Comment choisir la bonne technique de marketing ?  Comment s’adresser à la presse ?  Qu’est-ce qu’un plan médias ?

Autant de questions auxquelles le projet Clust’Her apporte des opportunités de réflexion.  Pas de réponse toute faite, mais des ateliers-rencontres avec des pros.  Les entrepreneuses vont devoir mouiller leur chemise, mais pour un résultat concret et durable !  Interview de Tessy Rocour, l’initiatrice de ce projet.

J’ai rencontré Tessy Rocour à l’espace de coworking La Forge à Liège (en Belgique).

Tessy Rocourt (photo © Goldo)

Cette jeune femme dynamique est à la tête de Feel Content, une agence spécialisée dans  la communication web et les médias sociaux.  Aujourd’hui, elle lance un nouveau projet à destination des entrepreneures : Clust’Her !

Formation 3.0 : Qui est Tessy Rocour ?  Quel est ton parcours ?

Tessy Rocour : mon parcours est tout sauf classique !  J’ai étudié la philosophie avec l’envie d’écrire, puis je me suis dirigée vers le graphisme et la scénographie.  Ensuite, j’ai été coordinatrice d’une maison de jeunes pendant 8 ans, ce qui m’a beaucoup appris.  Et à 30 ans, j’ai décidé de me lancer.  J’ai mis sur pied un projet pour les expats, pendant deux ans.  Ensuite, j’ai suivi une formation à Technofutur en communication web tout en participant au réseau FAR (Femmes Actives en Réseau de Bénédicte Philippart de Foy, à Liège).  J’ai donc monté mon agence de communication web et médias sociaux, Feel Content.  Qui est un jeu de mots bilingue sur « content » et « contenu ».

F 3.0 : parle-moi de Clust’Her, un autre jeu de mots !

T.R. : Clust’Her est né d’une envie de partager mon expérience.  C’est un projet-pilote qui s’adresse à dix femmes entrepreneures qui ont déjà leur propre projet d’entreprise.

L’idée est de former un groupe qui s’engage pendant un an.  Et qui travaille en « cluster », une structure en grappe ou en bouquet de fleurs. (Une structure qui a fait le succès d’entreprises italiennes aussi diverses que Fiat ou Benetton, NDLR).

F 3.0 : quel est l’objectif de ce cluster ?

T.R. : c’est d’abord de briser l’isolement des entrepreneuses en matière de communication et de branding.  Donner l’occasion à dix femmes de travailler sur la communication de leur propre entreprise en rencontrant des professionnels.  Et de rentrer chez elles avec un produit amélioré, de qualité professionnelle.  Je crois que s’il n’y a que des femmes dans le groupe, elles seront plus sérieuses, plus hônnêtes entre elles.  Si des hommes sont présents, cela induira des jeux de séduction.

F 3.0 : d’où le partenariat avec le réseau Diane ?

T.R. : oui, mais pas seulement.  Le réseau Diane dispose d’un vivier de femmes entrepreneures dans toute la Belgique.  Si le projet marche bien, il pourra aussi être dupliqué dans une autre région.  Les autres partenaires sont l’espace de coworking La Forge, dont je partage la philosophie et qui m’offre un lieu convivial.  Et puis, je travaille aussi avec Start & Invest qui sont de véritables spécialistes du financement des starters et des entreprises en croissance.  Et qui peuvent donner un avis très technique sur la faisabilité d’une campagne médiatique, par exemple.

F 3.0 : très concrètement, comment fonctionnera le projet ?

T.R. : je prévois cinq ateliers par an.  Le premier se concentrera sur « comment décrire mon projet ? » et « comment rédiger un communiqué de presse ? » Ce sont des thèmes fondamentaux que la plupart des entrepreneures débutantes maîtrisent mal, voire pas du tout.  Le deuxième se consacrera au marketing web – le blog, le site de l’entreprise, la page Facebook.  Le troisième se focalisera sur les canaux de communication : print et web.  Lesquels utiliser, comment, à quel coût, etc.  Lors du quatrième atelier, les entrepreneures travailleront sur leur plan média.  Et enfin, le cinquième : comment gérer mon e-réputation et mon personal branding ?  Comment être sûre de conserver une cohérence entre ma page personnelle et ma page entreprise, mais aussi avec les autres médias sociaux, mon site, etc.

Chaque atelier part des outils et des projets des participantes.  Elles auront l’occasion d’entendre l’avis d’un expert pour chaque sujet.  Et elles rapporteront chez elles des outils performants et directement utilisables pour leur entreprise.

F 3.0 : comment peut-on s’inscrire ?

T.R. : il reste quelques places et les inscriptions sont ouvertes jusque fin janvier 2013.  L’inscription au cycle complet coûte 160 € HTVA.  Les personnes intéressées peuvent prendre contact par email.  Mais je rappelle que les femmes doivent déjà avoir au moins un projet d’entreprise.  Donc en création, en couveuse, starters, indépendantes ou TPE.

Un projet que je continuerai à suivre pendant toute cette année et dont je vous donnerai régulièrement des nouvelles 😉

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creation d'entreprise Entreprise Ingénierie de la formation

Un nouveau projet d’entreprise

Pour 2013, pas de bonnes résolutions, mais un nouveau projet d’entreprise !

Le début d’année est, selon la tradition, le moment où on se fixe de nouveaux objectifs, où on prend de « bonnes résolutions » pour l’année nouvelle.

 En ce qui me concerne, cette année, je suis allé un pas plus loin : j’ai créé un nouveau projet d’entreprise !

 Non pas pour le plaisir de changer, mais pour plusieurs raisons plus fondamentales.

 D’abord, le nom Lingua Franca Academy ne se justifiait plus du tout : l’enseignement des langues ne représentait plus qu’une infime partie de nos activités.

 Ensuite, Suzianna – ma femme et mon partenaire dans cette entreprise – avait envie de développer de nouveaux projets dans d’autres secteurs.

 Et moi, j’avais envie d’approfondir certains aspects de la formation, comme l’ingénierie, le conseil, l’utilisation des nouvelles technologies en général et des mondes virtuels en particulier…

 Voici donc Marco Bertolini – Conseil et Formation ! Un nouveau site pour un nouveau projet d’entreprise.

 Mes bonnes résolutions pour 2013 sont donc toutes trouvées : mener ce projet à la réussite… avec vous !

 Bonne année !

 Marco Bertolini.

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Communication Community management

Trouve ta voie devient Formation 3.0 !

Un nouveau nom, un nouveau look et une nouvelle adresse pour mon blog !

Pourquoi ?  Pour coller au plus près du projet d’entreprise !

Conférence virtuelle 3D – Métalectures

J’ai créé le blog Trouve ta voie en décembre 2009.  Je lui avais donné ce nom car à l’époque, j’étais surtout occupé à coacher des demandeurs d’emploi.  Certains d’entre eux étaient très jeunes et ne savaient pas du tout vers quoi s’orienter.  Ce blog leur était donc destiné en priorité et le nom se justifiait pleinement.

Aujourd’hui, 1er janvier 2013, les choses ont changé !  Je coache toujours des demandeurs d’emploi, jeunes ou moins jeunes.  Mais cela ne constitue plus mon unique occupation, loin s’en faut !

Aujourd’hui, je développe des formations de mindmapping à destination des particuliers et des entreprises, je crée des ateliers Apprendre A Apprendre pour les adolescents, je forme des entreprises à la gestion de projet et à la gestion du temps, selon la méthode GTD, etc.

Pour mener à bien mes projets de formation, je m’intéresse tout naturellement aux développement de la pédagogie et de la psychologie, des sciences cognitives et des neurosciences.  J’explore aussi du côté du savoir informel et des entreprises apprenantes.  Je reviens au métier qui a été le mien pendant de nombreuses années : l’ingénierie de la formation.

Les développement du web 2.0 – et bientôt 3.0 – des mondes virtuels, de la fusion croissante entre monde « réel » et mondes digitaux me conduit à intégrer davantage les éléments virtuels dans ma pratique.  A côté du mindmapping et des jeux-cadres – inspirés de Thiagi – on trouvera bientôt de la formation sur plateforme virtuelle 3D.

Ce sont tous ces facteurs qui ont entraîné ce changement de nom du blog et aussi – peut-être surtout – de mon projet d’entreprise.  Dont je vous reparlerai bientôt.

Trouve ta voie est donc terminé.  Place à Formation 3.0 !  Il est accessible à l’adresse suivante : http://format30.com !  Une adresse plus courte que l’ancienne qui reste toujours active.

J’espère que vous resterez aussi fidèle que par le passé.  Je m’engage, pour ma part, à tenter de conserver un niveau de qualité digne de vous.

A bientôt,

Marco.

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Communication Community management

Faux départ pour une vraie nouvelle !

Une fausse manoeuvre sur WordPress a fait partir prématurément un article destiné au 3 janvier 2013 !

WordPress possède – entre autres – une fonctionnalité intéressante : la publication différée.  On peut donc rédiger un article tranquillement aujourd’hui et en programmer la publication pour le 3 janvier, par exemple.

Oui, mais voilà, cette fonctionnalité, comme les autres, n’est pas à l’abri des erreurs de manipulations.

C’est ce qui s’est passé avec un billet intitulé « Un nouveau projet d’entreprise » daté du 2 janvier 2012.  En réalité, ce billet était programmé pour le 2 janvier 2013…

Mais une faute de frappe a sans doute fait qu’il a été publié immédiatement avec effet rétroactif en janvier dernier… et qu’il a été envoyé à tous les abonnés du site.  Et puis, republié ailleurs sur Twitter, etc.

Il y a donc bien un nouveau projet d’entreprise.  Mais celle-ci – bien qu’elle soit déjà enregistrée auprès de la chambre de commerce – ne débutera ses activités qu’au 1er janvier 2013.  Et le nouveau site sera en ligne le 7 janvier prochain, finalement…

C’est donc bien une vraie nouvelle – nous ne sommes plus en avril, mais en décembre… – mais un faux départ de l’info dont je vous prie de m’excuser 🙁

Je remercie par ailleurs mon ami Bernard Lamailloux – dont la fidélité n’a d’égale que sa perspicacité – de m’avoir averti du problème.

Et donc, rendez-vous en 2013 pour de nouvelles aventures avec un vrai nouveau projet d’entreprise !  Bonne année à tous 😉

Marco.