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Mindmapping : visualisation 3D et mondes immersifs

Que peuvent apporter la vision 3D et les mondes immersifs pour le mindmapping ?

Un exposé organisé par Métalectures sur Francogrid illustre de nouveaux modes de visualisation des données.  Dont un CV 3D évolutif et des cartes mentales en 3 dimensions.

Sur base de l’exposé de Pierre-Yvves Perez, aka Faslstaff Delvalle, j’ai repris les spécificités du  mindmapping en 3D et en monde immersif.

Métalectures propose depuis quelques semaines des exposés virtuels sur l’utilisation des mondes immersifs en éducation.  J’ai d’ailleurs eu l’opportunité d’y animer une conférence sur l’histoire de la pensée visuelle.

Hier, c’était au tour de Falstaff Delvalle, aka Pierre-Yves Perez de nous dévoiler les travaux de son association : celle-ci travaille dans le domaine de la souffrance au travail.  Mais procède aussi à l’évaluation et à l’expérimentation de nouveaux outils.  Et notamment des potentialités des mondes immersifs ou persistants.

Carte mentale en 3 dimensions

Une retransmission vidéo de cet exposé et de la visite est visible sur Francogrid Live.

Des mindmaps en 3D : pour quoi faire ?

Entre autres outils – un CV 3D évolutif, de la visualisation de compétences, etc. – l’association expérimente les mindmaps ou cartes mentales en trois dimensions dans les mondes immersifs.

A première vue, on pourrait prendre ces constructions tentaculaires pour de vulgaires gadgets pour geeks ou nerds.  Mais dans son exposé, Pierre-Yves Perez nous donne des arguments concrets auxquels tant les entreprises que les spécialistes du mindmapping devraient s’attarder.  J’ai regroupé ces arguments sur une carte mentale en 2D…  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir ou téléchargez-la gratuitement sur Biggerplate).

Des spécificités uniques

L’immersion confère au participant une perception de l’espace et de son corps qu’aucune autre méthode sur Internet ne peut donner.  Il faut l’avoir expérimenté au moins une fois pour savoir à quel point on perd la notion de l’avatar et on se sent projeté, investi entièrement dans un monde à l’aspect réel.

Les distances, les proportions, les relations à l’espace et aux autres sont préservées : l’impression d’être là est réelle.  La perception de la profondeur, du mouvement – votre avatar marche, court ou vole – la manipulation des objets, tout évoque une véritable « corporéité » que les faux 3D aplatis en 2D n’approcheront jamais…

Les relations avec les autres possèdent aussi, du fait de la spacialité et de la corporéité, une dimension émotionnelle totalement absente des mondes en deux dimensions.   Or, en pédagogie, on sait à quel point cette dimension émotionnelle est importante pour l’acquisition des savoirs.  Ces outils constituent donc un apport essentiel au monde de la formation.

La vision 3D assure aussi une « présence physique » des objets : ils sont là, ils constituent autant d’obstacles tangibles.  Une mindmap 3D dans un monde immersif est un objet de dimensions variables, autour duquel on peut tourner pour en contempler les différentes faces, qu’on peut manipuler ou survoler.

Le fait de disposer de différentes faces par branches permet aussi de présenter différentes idées par branches sans les confondre.  On peut zoomer quasiment à l’infini.  Et donc chaque idée peut constituer le départ d’une nouvelle mindmap sur laquelle il suffit de zoomer pour en analyser tous les détails.

Lors d’une réunion virtuelle, chaque nouvelle idée émise peut devenir un nouvel objet sur la carte.   Mieux : on peut reconstituer un brainstorming et demander à chacun de venir déposer son idée sur la mindmap.  L’impression de déplacement, d’action collective est réelle.

Ces cartes sont persistantes : une personne qui n’a pu assister à la réunion peut venir consulter cette carte à tout moment.  Elle peut être réutilisée autant de fois qu’on le souhaite.  Elle est duplicable et transformable presque à l’infini.

Les mondes persistants offent aussi une réelle solution de travail collaboratif à distance : les collaborateurs se parlent au travers de leurs avatars, ils se touchent, se donne des objets, circulent dans un espace commun et relativement au groupe.  C’est une expérience totale.

Le coût d’une telle réunion est dérisoire : pas de location de bâtiments ou de matériel, pas de déplacements.  Et l’accès est ouvert à tous, y compris aux personnes à mobilité réduite.

La démocratisation du mindmapping pourrait bien passer par là lors des prochaines années !

Marco Bertolini

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European Job Day : trouver votre emploi en Europe

Le European Job Day revient à Bruxelles ce samedi 6 octobre.

L’occasion de décrocher VOTRE job en Europe !

Ce samedi 6 octobre sera la journée européenne de l’emploi.  A cette occasion, le réseau européen Eures organise à Bruxelles, au Berlaymont le traditionnel European Job Day.

Environ 150 recruteurs seront présents pour vous rencontrer et vous proposer quelques centaines de jobs à travers l’Europe, mais – Internet oblige – nombreux seront ceux qui affichent une présence exclusivement en ligne : 70 au 28 septembre.  Voici la liste de ceux qui participent sur place.

Si vous souhaitez travailler ailleurs en Europe, c’est une occasion unique de voir rassemblés en un même lieu des employeurs de tous secteurs confondus.   Des entreprises aussi connues que Paypal ou Amazon seront sur place ainsi que Hyunday, par exemple.  Des géants du recrutement tel Grafton répondent présent à l’appel.  De nombreux autres employeurs, moins connus du grand public, profitent aussi de l’événement pour attirer de nouveaux venus !

Que trouverez-vous là-bas ?

Si on en croit le site Eures « vous aurez l’occasion de rencontrer en tête-à-tête des employeurs, de bénéficier d’informations sur les conditions de vie et de travail dans d’autres pays européens, d’assister à des présentations assurées par des employeurs européens de premier plan et de participer à des débats sur les initiatives européennes en faveur de l’emploi. La JEE de Bruxelles vous donnera tous les outils pour votre recherche d’emploi en Europe. »

 

Inscription obligatoire

Attention !  Avant de vous précipiter vers le Berlaymont, vous devez vous inscrire en ligne.    Vous recevrez un code-barres que vous fixerez sur le badge qui vous sera remis à l’entrée.

L’European Job Day se tient au Berlaymont, bâtiment de la Commission Européenne au Rond-Point Schuman à Bruxelles.  Prenez plutôt les transports en commun : l’endroit est déjà difficile d’accès en temps normal, mais avec les chantiers en cours, vouloir y accéder en voiture tient de la folie furieuse.   Vous voilà prévenus !

Si vous ne savez pas comment vous y rendre, visitez la page Informations pratiques de l’événement où tous les modes de transport sont indiqués.

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Recherche d'emploi Stratégie

Offres d’emploi : explorez le marché caché !

De 70 à 80 % des emplois vacants ne seront jamais publiés !

Où sont ces emplois cachés ?  Comment les dénicher ?  Quelle stratégie adopter pour se faire embaucher ?

Oui, vous avez bien lu : entre 70 et 80 % des emplois ne font pas l’objet d’une publication.  Vous ne verrez ni offre dans le journal, ni description sur Internet, ni n’entendrez d’appel à la radio.

Rien.

Cela signifie que seuls 20 à 30 % des emplois s’affichent dans les publications papier ou sur Internet !

Mais où sont les autres emplois ?  Pourquoi n’en parle-t-on pas ?

C’est simple.

Recruter coûte cher.  Embaucher une personne qu’on ne connaît pas présente toujours un risque.  Il suffit d’une personne inadaptée pour mettre en péril la bonne ambiance et donc la productivité d’une équipe.  Et, en conséquence, les entreprises font d’abord appel à des moyens sûrs et peu coûteux d’embaucher du personnel.

Trois grandes filières d’emplois cachés

Il y a trois grandes filières qui permettent aux entreprises d’embaucher à moindre frais (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Les offres d’emploi cachées

1. La mobilité interne

C’est celle à laquelle l’entreprise pensera le plus vite.  Souvent, l’entreprise dispose déjà des compétences dont elle a besoin pour un nouveau poste.

Un assistant-comptable peut devenir comptable, un bon vendeur avec des qualités de leader un chef des ventes, etc.

Si l’entreprise possède plusieurs implantations, il suffira peut-être qu’une personne compétente déménage de Bordeaux vers Paris pour remplir ces fonctions.

L’entreprise épargne les coûts de publicité, de recrutement, etc.  Il s’agit de faire circuler l’information en interne.  Si l’entreprise a une bonne connaissance du portefeuille de compétences de ses employés, elle n’aura même pas besoin de lancer un appel en interne : elle pourra contacter directement la personne la plus compétente…

2. Le recrutement familial

Beaucoup d’entreprises permettent aux enfants de leurs employés d’effectuer un stage ou de prester un job d’été ou d’étudiant au sein de leurs équipes.

C’est un excellent moyen de repérer les jeunes talents et de faire appel à eux lorsque le besoin s’en fait sentir.

Même lorsque l’épouse ou les enfants n’ont jamais mis les pieds dans l’entreprise, le management considèrera toujours de bon augure de faire appel à la famille d’un employé.  Surtout si ce dernier a une bonne réputation…

3. Le débauchage

Il est parfois décrié, considéré comme immoral, etc.  Mais il fonctionne.  Un de vos concurrent a repéré votre meilleur vendeur et lui offre un salaire plus attractif et le dernier modèle de voiture que vous lui refusiez depuis des mois…

Un client a apprécié le service de la jolie blonde qui recevait les hôtes avec un si joli sourire.  Un fournisseur s’est aperçu que votre comptable ne commettait jamais d’erreur dans ses comptes.

Dans certaines grandes entreprises, les services se livrent à une âpre concurrence internet et on n’hésite pas à débaucher le meilleur employé du voisin…

Une double stratégie pour les repérer… et se faire embaucher !

Comment repérer ces emplois ?

Adoptez une double stratégie : mobilisez vos réseaux et mettez en place une veille de l’actualité des entreprises qui vous intéressent.   Ensuite, envoyez des candidatures spontanées.

Vous seriez étonnés du nombre de personnes qui sont recrutées par candidatures spontanées alors que l’entreprise n’a plus publié d’annonce depuis des mois, voire des années…

Mobilisez vos réseaux !

Vous avez une famille, des amis, des voisins, des ex-collègues ou des ex-copains-copines de classe ?

Parlez-leur de vos projets.  Racontez-leur vos envies.  Demandez-leur de vous tenir au courant de ce qui se passe dans leur entreprise.   Votre facteur a peut-être une soeur chef de service dans l’imprimerie où vous voudriez tant être graphiste.  Votre belle-soeur a une cousine qui travaille pour la compagnie aérienne où vous rêvez de bosser depuis tout petit.  Votre meilleur copain de classe est vendeur pour cette boîte d’informatique où vous vous voyez bien programmeur !

Parlez autour de vous !  N’ayez pas peur !  Un réseau comme Linked’In fonctionne sur ce principe : tout le monde connaît quelqu’un qui…

Utilisez les réseaux sociaux, mais n’oubliez pas qu’In Real Life, vous connaissez du monde aussi.  Du monde prêt à vous aider, à vous donner le bon tuyau…

Organisez une veille

Vous êtes intéressé par un secteur en particulier ?  ou par une entreprise ?

Veillez l’actualité dans ce secteur !

  • Lisez la presse, y compris la presse spécialisée.
  • Allez en bibliothèque : consultez les annuaires professionnels
  • Regardez les émissions de télé régionale consacrées aux entreprises.
  • Allez sur Internet.
  • Créez des alertes Google avec des mots-clés liés aux secteurs et aux entreprises qui vous intéressent.
  • Likez les pages Facebook des marques et des entreprises du secteur.
  • Suivez-les entreprises sur Twitter.  Vous connaîtrez ainsi leurs nouveaux projets ou leurs extension.
  • Placez des alertes sur Linked In

Envoyez des candidatures spontanées !

Et puis, lancez-vous !

Mais une fois de plus, connaissez l’entreprise sur le bout des doigts.  Essayez de savoir qui est la personne qui recrute.  Appelez la par son nom et son titre exact.  Dites-lui pourquoi vous postulez chez elle et surtout ce que vous pouvez apporter de si particulier à cette entreprise.

N’ayez pas peur de vendre vos qualités et vos compétences, votre âge, votre expérience et votre enthousiasme !

Ne vous désespérez pas non plus si vous ne recevez pas de réponse dans la semaine.  Parfois, une candidature spontanée porte ses fruits après des mois.  Mais alors, vous avez décroché l’emploi dont vous rêviez, celui qui vous convient à vous et à personne d’autre !

Ca valait le coup, non ?

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Chomage Droit Droit du travail Entreprise Europe Recherche d'emploi Travailler en Europe

Belgique : un nouveau plan pour l’emploi des plus de 45 ans

La Belgique, comme de nombreux pays européens, vit une crise de l’emploi des 45 ans et plus.

Le Conseil National du Travail (CNT) vient de signer une nouvelle Convention Collective de Travail.

Cette Convention impose un « plan pour l’emploi des travailleurs âgés » aux entreprises de plus de 20 travailleurs.

On évoque souvent, dans les médias, le chômage de jeunes particulièrement élevé.  Mais on oublie souvent qu’une autre catégorie de travailleur rencontre des difficultés croissantes pour conserver son job ou pour en retrouver un : les travailleurs de plus de 45 ans.

La Belgique est l’un des pays d’Europe où le nombre de travailleurs de plus de 45 ans à l’emploi est le plus faible.

Les gouvernements successifs ont tenté de réagir par des conventions d’outplacement – accompagnement des travailleurs concernés par des « professionnels du recrutement« .

Outplacement ?

Vous avez dit CNT ?

Le CNTConseil National du Travail – est un organisme paritaire.  C’est-à-dire qu’il rassemble des représentants du gouvernement, des employeurs et des travailleurs (les syndicats).

Il signe régulièrement des conventions collectives de travail (CCT) : ce sont des documents qui sont valables pour le pays entier et qui règlent les conditions de travail, d’embauche, etc.   Ces conventions sont valables pour une période déterminée.

La convention collective de travail numéro 104 est signée pour une durée de 4 ans, au terme duquel les partenaires sociaux évalueront son impact.  Elle sera ensuite reconduite telle quelle ou modifiée.

Un plan pour les « travailleurs âgés »

Cette convention collective de travail Numéro 104 du 27 juillet 2012 concerne un « plan pour les travailleurs âgés des entreprises« .  Les travailleurs âgés de 45 ans et plus apprécieront, au passage, l’épithète qui leur est accolée.  Avec une espérance de vie qui s’allonge chaque année, 45 ans sera bientôt l’âge moyen des Tanguy, ces jeunes qui habitent toujours au domicile des parents…

Ce plan concerne les travailleurs de plus de 45 ans pour les entreprises qui comprennent plus de 20 travailleurs à temps plein.  Les temps partiels et les travailleurs interimaires entrent également en ligne de compte pour le calcul.  Ce qui signifie qu’une fois de plus, une majorité des PME échappe à la réglementation.

Ces plans sont proposés pour un an, mais les employeurs peuvent envisager un plan jusqu’à 5 ans, à condition de rendre compte chaque année des mesure mises en oeuvre.

Que proposent concrètement ces plans ?  Toutes les mesures déjà prises ou que l’entreprise envisage de prendre pour les travailleurs concernés :

  1. la sélection et l’engagement de nouveaux travailleurs;
  2. le développement des compétences et des qualifications des travailleurs, y compris l’accès aux formations;
  3. le développement de carrière et l’accompagnement de carrière au sein de l’entreprise;
  4. les possibilités d’obtenir via mutation interne une fonction adaptée à l’évolution des facultés et des compétences du travailleurs;
  5. les possibilités d’adapter le temps de travail et les conditions de travail;
  6. la santé du travailleur, la prévention et la possibilité de remédier aux obstacles physiques et psycho-sociaux entravant le maintien au travail;
  7. les systèmes de reconnaissance des compétences acquises.
  8. les obstacles physiques et psycho-sociaux entravant le maintien au travail.

L’employeur peut sélectionner un seul de ces domaines d’action ou même en choisir un en dehors de cette liste.  C’est dire si le flou règne en la matière et si les employeurs belges – bien connus pour leur inventivité lorsqu’il s’agit d’échapper aux règles – vont pouvoir faire preuve de créativité.

La convention prévoit un certain contrôle : « l’employeur conserve le plan pour l’emploi pendant cinq ans et le tient à la disposition des autorités compétentes. Il leur est communiqué sur simple demande. »

Par contre, sauf erreur de ma part, je ne vois aucune sanction prévue, ce qui laisse présager de l’usage que certains employeurs feront de ce document…

Le coût de l’expérience et des préjugés

Pour avoir mis en place un dispositif de ce type en Belgique il y a quelques années, je peux témoigner de la difficulté de cette tranche d’âge à retrouver un « emploi décent« , voire un emploi tout court…

Les réponses du type « vous avez trop d’expérience » poussent comme des champignons.  Trop d’expérience ?  Depuis quand peut-on avoir trop d’expérience pour effectuer son travail correctement ?

Non, derrière l’hypocrisie de ces réponses, se cache le vrai problème :  l’expérience coûte cher et les préjugés anti-vieux ont la peau dure.  Ils seraient plus lents, moins dociles, moins ouverts aux nouvelles technologies.

S’il est possible que des personnes de plus de 45 ans ne se passionnent pas forcément pour la dernière version de la tablette Androïd de chez Truc, nombre d’entre elles s’impliquent vraiment dans leur travail.

En outre, cette expérience qui coûte si cher est irremplaçable.  Dans des situations de crise, c’est souvent cette expérience qui permet de prendre rapidement de bonnes décisions que les jeunes loups – à peine sortis de l’école et la tête encore farcie des théories économiques en vogue – ne soupçonneront même pas…

Ce sont ces mêmes personnes qui peuvent transmettre un savoir-faire précieux dans les ateliers, les bureaux, daus les routes pour les services de vente, etc.

Dans les toute prochaines années, cette absence de transmission du savoir et du savoir-faire pourrait bien se traduire en coût élevé et en pertes dramatiques pour certaines entreprises qui « dégraissent » massivement.

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H-emploi : un salon de l’emploi pour les moins-valides !

C’est la commune de Morlanwelz qui a eu cette super-idée qu’on aimerait voir reproduire ailleurs très rapidement : un salon de l’emploi dédié aux personnes souffrant d’un handicap !

Mise à jour le 16 août 2012 : ajout du dossier de présentation du projet.

C’est une réponse à une forte demande des personnes handicapées, elles-mêmes, résume M. Malfroid, un des organisateurs.

l’objectif de cet événement est non seulement de fournir des informations, mais surtout de mettre en contact travailleurs moins valides et employeurs potentiels.

La commune organise ce 20 juin, une soirée officielle de présentation, mais le salon proprement dit devrait avoir lieu le 4 octobre prochain.  Les organisateurs sont toujours à la recherche de sponsors.

Quelques trente institutions ont déjà répondu « présents » à l’appel : l’agence wallone pour l’intégration de la personne handicapée (AWIPH), l’ASBL mutualiste Altéo, l’Association Socialiste de la Personne Handicapée (ASPH), le SPF Sécurité sociale, des centres de formation ainsi que des employeurs potentiels issus du secteur des titres-services et des entreprises de travail adapté.

« Notre ambition et celle de nos partenaires est surtout de donner une impulsion pour que nos entreprises portent un nouveau regard sur « les personnes extraordinaires », déclarent les organisateurs.

Vous pouvez consulter le programme complet de cet événement ici : Dossier de présentation

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Apprentissage des langues Europe formation Jeunes Langues Travailler en Europe

Partir travailler en Allemagne

Si vous allez bientôt finir vos études ou que vous souhaitez changer de poste, chercher un emploi en Allemagne n’est pas une mauvaise idée. Profitez d’un séjour linguistique en Allemagne pour vous familiariser avec la culture et améliorer votre niveau de langue, ce pays ne vous laissera sûrement pas indifférent…

La connaissance de l’allemand

Avant de partir en Allemagne dans le but d’y trouver un emploi, la maitrise de la langue allemande est primordiale. Un séjour linguistique en Allemagne vous permettra d’apprendre l’allemand de façon rapide et efficace afin de vous préparer à votre futur emploi en Allemagne. En plus d’apprendre la langue, les activités proposées après les cours vous offriront l’opportunité de découvrir la culture du pays. Lors de vos sorties, vous aurez la possibilité de rencontrer des Allemands et de pouvoir échanger avec eux, afin d’en savoir plus sur leur culture et le rythme de vie de ce pays. De ce fait, vous serez plus apte à décider si l’Allemagne est vraiment le pays dans lequel vous souhaitez  partir. Différentes destinations sont proposées comme, par exemple, des cours d’allemand à Fribourg, à Berlin, à Munich et d’autres encore.

Pourquoi aller travailler en Allemagne

L’Allemagne étant l’une des plus grandes puissances économiques d’Europe, attire chaque année des milliers de Français. Les secteurs attractifs sont nombreux même si le marché de l’automobile, de la métallurgie et de la chimie sont ceux qui recrutent le plus. Le fait d’être bilingue, voire trilingue en Allemagne est un réel avantage, et, vous permettra de faire la différence sur le marché du travail allemand. Beaucoup d’écoles de commerce et d’ingénieur ont bien compris le fort potentiel allemand, et n’hésitent plus à créer de plus en plus de partenariats avec des écoles allemandes, afin d’offrir la chance à leurs étudiants d’aller y effectuer un échange universitaire.

L’Allemagne est une destination idéale suivant le secteur dans lequel vous souhaitez travailler. D’autres pays, comme l’Angleterre par exemple, peuvent aussi être une destination envisageable si vous recherchez plutôt un emploi dans l’hôtellerie-restauration ou la comptabilité, par exemple.

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Des « Mindmaps francophones » sur Biggerplate !

Envie de partager vos mindmaps en français avec d’autres ?  D’échanger vos expériences, vos trucs et vos envies ?  Rejoignez le groupe « Mindmaps francophones » sur Biggerplate !

Je vous avais parlé de Biggerplate il y a quelques mois : cette communauté de mindmappeurs qui héberge à présent près de 245.000 cartes heuristiques et compte plus de 27.000 membres !

Aujourd’hui, la communauté dispose d’un nouvel outil : les groupes !

Je viens de créer un groupe « Mindmaps francophones » et je vous invite à nous rejoindre.

Pourquoi ?  Comme je l’explique dans le message d’accueil du groupe :

Si nous voulons convaincre de l’efficacité de la carte heuristique dans les écoles et les entreprises francophones, nous avons besoin de ressources en français.

Rejoignez-nous : publiez vos mindmaps, échangez avec d’autres mappeurs, partagez vos expériences, vos recettes, vos bonnes idées… Constituons ensemble une collection unique de cartes cognitives pour faire rayonner notre passion…

Il est important de diffuser nos outils, surtout dans le milieu scolaire et les entreprises.  Les mindmappeurs avertis connaissent les bénéfices qu’ils retirent quotidiennement de cette fantastique méthode.

Mais si nous voulons convaincre, démontrer, persuader…  nous avons besoin de ressources dans notre langue.  Nous avons besoin de constituer une communauté forte.  Qui dispose d’une matière suffisante pour « montrer » tout ce que ce mode de pensée peut apporter pour les études, la vie personnelle et professionnelle, pour la communication, etc.

Alors, n’hésitez pas : rejoignez le groupe « Mindmaps francophones » sur Biggerplate !

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Découvrez une entreprise près de chez vous !

Y a-t-il des entreprises près de chez moi ?  Quelles sont-elles ?  Quels sont leurs produits ou leurs services ?  Quels sont les débouchés de ces entreprises ?  Mon fils ou ma fille pourraient-ils y trouver un emploi ?

Vous recevrez une réponse à toutes ces questions et bien d’autres, ce dimanche 12 octobre.  Car c’est ce dimanche, de 10 à 17 heures, qu’aura lieu l’édition 2011 de la Journée Découverte des Entreprises (la JDE, en langage SMS).  C’est la 18e du genre, et le succès ne se dément pas, bien au contraire !

Cette année le thème de la journée est le développement durable.

Une journée qui vous permet d’entrer dans bon nombres d’entreprises de votre région, du petit commerce à la Belgian Branch d’une multinationale…

Les artisans vous dévoileront leurs nouveaux-produits, mais aussi vous feront des démonstrations de leur savoir-faire. Des concours vous proposent un voyage en République Dominicaine ou des abonnements presse gratuits…

Une action « Trouvez un emploi »

Mais cette année encore, la Journée Découverte des Entreprises propose une action « trouvez un emploi » qui permet aux entreprises qui recrutent de rencontrer des candidats dans une atmosphère conviviale.  Cette journée d’ouverture et de détente vous permettra de rencontrer ceux qui seront peut-être vos futurs collègues.

N’oubliez donc pas votre CV et une lettre de motivation !

Les écoles et les communes participent

La JDE permet aussi aux communes de participer, voire de coordonner l’évènement sur leur territoire.  Les services communaux sont donc ouverts et on peut voir les bureaux d’un autre oeil et se rendre compte du travail des agents communaux dans leur environnement.

Quant aux écoles, la JDE est l’occasion pour les instituteurs et professeurs de faire découvrir des métiers – nouveaux ou traditionnels – à leurs élèves et étudiants.

Une bonne façon de faire coïncider deux mondes qui se rencontrent trop rarement…

Infos pratiques

Toutes les informations pratiques ainsi que les coordonnées de contact sont disponibles sur le site des JDE.

Les JDE se déroulent dans les trois régions du pays, ce dimanche 2 octobre de 10 à 17 heures.  Un magazine 2011, présentant toutes les actions y compris les concours, est publié demain, mardi 28 septembre, gratuitement, avec les journaux du groupe SudPresse.

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Gérer son temps : une formation avec GTD et Personal Brain

Il y a quelque temps, je vous avais parlé de la méthode GTD (Getting Things Done), de David Allen.  Cette méthode, aux principes simples mais d’autant plus efficaces, a valu une notoriété mondiale à son auteur, surnommé le « gourou de la productivité« .

Parce que ceux qui l’utilisent gagnent du temps, travaillent mieux et surtout, oublient le stress lié aux choses à moitié faites…

Cela vous tente ?

Alors inscrivez-vous à la formation que j’organise chez Accortise le 28 avril de 9 à 16h30 !

Je gère mon temps avec GTD et Personal Brain

Nous y découvrirons ensemble :

  1. Les principes de la méthode GTD
  2. Le logiciel Personal Brain
  3. La mise en place de votre système personnalisé de gestion du temps

Une formation pratique axée sur :

  • vos besoins
  • votre situation personnelle
  • la maîtrise de vos informations personnelles ET professionnelles
  • la mise en place d’outils concrets de gestion de vos actions
  • le suivi du flux de travail
  • la maîtrise de vos différents projets
  • l’identification des tâches à accomplir
  • l’établissement des priorités
  • la gestion efficace de votre agenda
  • un système de rappel qui ne vous laisse plus rien oublier
  • des outils simples et accessibles partout où vous êtes

Retrouvez la maîtrise de vos actions et de votre temps !

Laissez le syndrome To-Do lists aux autres et confiez la gestion de vos actions à un système simple et fiable !

Le syndrome To-Do list

Nous connaissons tous des personnes atteintes du syndrome To Do lists :

  • Elles se précipitent sur leur ordinateur dès le matin
  • elles s’épuisent à vite effectuer les premières tâches
  • elles reportent les suivantes au lendemain ou au surlendemain
  • elles se découragent devant la quantité ingérable de tâches non-effectuées au bout de la semaine
  • elles gâchent leur week-end à culpabiliser à cause du travail à moitié fait
  • et elles recommencent la saga infernale dès le lundi suivant…

J’ai l’air de me moquer ?  Je sais de quoi je parle : je suis passé par là aussi !

Les tâches qui ne sont pas confiées à un système fiable encombrent votre mémoire et engendrent un stress rapidement insupportable !  A terme, ce type de pression engendre de l’épuisement, voire du burn out, ce stade où vos réserves physiques sont épuisées…

GTD et Personal Brain

Personal Brain est un logiciel de mindmapping dynamique.  Il est l’outil idéal pour centraliser des informations, les gérer, les échanger.  Il gère aussi les calendriers comme personne…

C’est pourquoi David Allen lui-même a choisi Personal Brain comme logiciel principal de gestion des tâches et des informations pour sa méthode GTD.

Personal Brain est unique :  sa simplicité, alliée à sa dimension dynamique et à sa puissance de stockage en font un outil rêvé pour ceux qui veulent gérer leur temps et leurs projets sans entrer dans des programmes habituellement réservés aux ingénieurs.

Si comme moi vous êtes plutôt du genre intuitif, que vous aimez le concret et les applications qui vous facilitent la vie, vous allez adorer Personal Brain !

Les entreprises qui utilisent les logiciels de mindmapping estiment gagner entre 4 et 6 heures par semaine par personnes.  Je vous garantis qu’avec la combinaison GTD + Personal Brain, vous allez gagner beaucoup plus : vous allez gagner en productivité et en confort de vie !



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Apprendre à apprendre Apprentissage des langues Apprentissage précoce formation Langues

Langues : le gène manquant des Francophones

Jeudi dernier – 17 février 2011 – je roulais vers le lieu de la formation que j’animais.  Dans la voiture, j’écoutais Classic 21, comme souvent lorsque je travaille en Belgique.

J’ai entendu une interview du colonel Luc Gennart, ancien patron de la base aérienne de Florennes, qui tonnait contre la flamandisation de l’armée.

Malgré toute l’admiration et la sympathie – réelles –  que j’éprouve pour cet officier loyal et honnête, j’ai bondi sur mon siège à l’écoute de l’un de ses arguments et je suis toujours en colère au moment où j’écris ce billet.

Le colonel expliquait que l’armée belge connaissait une « flamandisation » croissante des officiers supérieurs au point qu’à présent on compte parmi les généraux pas moins de 71 % de Néerlandophones pour 29 % de Francophones.  Je suis aussi révolté que lui par cet état de fait qui démontre une fois de plus, s’il en était besoin, à quel point les rouages institutionnels de ce pays ont été conquis et verrouillés par les Flamands.

Mais, il explique cette situation – entre autres choses, heureusement – par le fait que « pour nous les Francophones, apprendre une autre langue est plus difficile. »

Je ne m’explique pas comment ma voiture n’a pas quitté la route quand j’ai bondi derrière mon volant en entendant cette ineptie !

Quel est donc ce gène linguistique dont seraient dotés les Flamands – et les Hollandais – qui apprennent apparemment le français zonder moeite et l’anglais without effort ? (Pour reprendre le slogan d’une célèbre méthode de langue).

 

Trouvez le gène des langues et gagnez un séjour linguistique en Laponie !

Quelle est donc cette mystérieuse prédisposition qui favorise l’apprentissage des langues chez nos voisins naturellement polyglottes alors que le pauvre Francophone, lui, se retrouve prisonnier du carcan unilingue par on ne sait quel atavisme suspect ?

Peut-être faut-il donner raison à Yves Leterme qui s’était mis la moitié du pays à dos en déclarant, lors d’une interview au journal français Libération, que « les francophones ne sont pas en état intellectuel d’apprendre le néerlandais » ?

Pour ma part, je me refuse à croire à un tel darwinisme linguistique et mon expérience de formateur me suggère d’autres sources à cette différence dans les niveaux d’apprentissage.

Une différence de maîtrise

Car il y a une différence, c’est clair : alors que beaucoup de jeunes Francophones ânonnent péniblement leurs phrases stéréotypées en néerlandais ou en anglais, les jeunes Flamands et Hollandais maîtrisent souvent ou l’anglais ou le français, voire les deux dès le milieu des études secondaires.

Mais est-ce vraiment lié à une caractéristique ethnique ou génétique ?

Je n’y crois pas une seconde !

J’ai formé au cours des dernières années suffisamment de jeunes – et moins jeunes – Francophones aux langues pour savoir qu’ils sont à même d’apprendre n’importe quelle langue, de la maîtriser et d’en tirer un plaisir croissant…

Les conditions du succès

Pourquoi les jeunes Flamands et Hollandais réussissent-ils là où les jeunes Francophones échouent ?

Parce qu’ils ne sont pas placés dans les mêmes conditions d’apprentissage… Tout simplement !

Pour moi, il y a deux grandes différences objectives et une subjective qui expliquent ce fossé linguistique entre Francophones et Néerlandophones.

La différence subjective

Les Néerlandophones ont conscience d’appartenir à un groupe linguistique peu nombreux.  Si on ajoute les Flamands aux Hollandais, on arrive grosso modo à 22 millions de locuteurs (natives) et près de 30 millions si l’on y ajoute les personnes pour qui le néerlandais constitue une deuxième langue.  C’est très peu.

De plus, le néerlandais, en Belgique n’a obtenu une reconnaissance officielle tardive.

Ils savent donc qu’ils doivent parler d’autres langues s’ils veulent trouver un emploi dans un marché tourné essentiellement vers l’exportation – c’est valable aussi bien pour la Hollande que pour la Flandre.

Les Francophones, par contre, ont conscience d’appartenir à un groupe linguistique beaucoup plus large : environ 136 millions de locuteurs (natives), et jusqu’à près de 200 millions si on y ajoute les personnes pour qui le français constitue une seconde ou une troisième langue.

Le français a été la langue de la diplomatie internationale et des cours princières pendant des siècles et le parler confère un certain prestige à son locuteur comme en témoignent les nombreuses citations françaises (parfois très approximatives, d’ailleurs) dans les journaux, magazines et livres anglais, américains ou hollandais… (Ouvrez un numéro du Guardian, du New Yorker ou de Vrij Nederland, et vous serez édifié…).

Mais, ce prestige cède la place à l’anglais dès qu’il s’agit du monde économique ou scientifique.  Et les Francophones n’ont pas encore conscience – ou pas suffisamment – de cet état de fait…

Les différences objectives

  • Une plus grande exposition aux autres langues dans l’espace culturel néerlandophone
  • Des méthodes d’apprentissage des  langues plus dynamiques et plus en prise avec le monde d’aujourd’hui dans le même espace

L‘exposition à d’autres langues

Je n’ai jamais compris pourquoi, dans l’espace culturel francophone européen, les films sont systématiquement doublés.  Sauf quelques films d’auteurs, peu accessibles au plus grand nombre, dans des ciné-clubs programmés généralement à une heure où les gens qui travaillent le lendemain  dorment depuis belle lurette…

Les séries américaines sont également doublées systématiquement.  Et donc, dans nos versions aseptisées, Tom Hanks parle avec cette affreuse voix de canard si différente de l’originale, un peu rapeuse et toute en tonalités mâles… Tant mieux pour les acteurs, qui trouvent un complément de revenus, mais tant pis pour nos jeunes !

Car, tant en Flandre qu’aux Pays-Bas, les films et les séries anglo-saxons sont systématiquement sous-titrés, ce qui change tout : les jeunes sont exposés à l’anglais, à son vocabulaire, à ses structures, à la musique de la langue… dès le plus jeune âge.   Ce qui fait que, lorsqu’ils arrivent à l’école, ils n’ont pas l’impression de s’adresser à un ambassadeur Klingon, mais bien à un professeur terrien qui les accueille dans un idiome familier.  Cela fait toute la différence.

 

Des méthodes d’apprentissage adaptées

En tant que formateur officiant dans des écoles privées – dont la nôtre, la Lingua Franca Academy – je suis confronté à des demandes de jeunes Francophones qui échouent aux examens et me demandent de les aider à préparer les sessions de rattrapage.  Des étudiants qui désirent étudier à l’étranger – Angleterre, États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande, Asie, etc. – me demandent aussi de les préparer à leur nouvel environnement…  Je coache aussi des personnes qui souhaitent travailler dans un pays ou une entreprise anglophone – ou multilingue, commes les institutions européennes…

De la parole avant toute chose

Cette adorable jeune fille brune – appelons la Sandrine –  balbutie quelques mots, bégaie, hésite, se tait, reprend péniblement… et abandonne finalement dans un hoquet qui ressemble à un sanglot.

C’est la deuxième fois que je la vois et je suis perplexe : cette adolescente intelligente de 17 ans est capable de lire, en ne perdant pas une syllabe, la version anglaise de La Mouche, la nouvelle de science-fiction de George Langelaan qui a donné son nom au film avec Jeff Goldblum.

Là, je viens de lui demander de me raconter ce qu’elle a compris d’un texte de deux pages que je lui ai donné à lire la semaine précédente et, au bout de deux minutes aussi pénibles qu’une séance chez l’inquisiteur, elle est au bord des larmes.

Je ne comprends pas bien.  Je lui demande : – « Vous faites bien de l’expression orale, au cours ?  Vous parlez anglais, de temps en temps ? »

Et elle me répond cette chose incroyable : « – Oui, d’avril à juin.  Le reste de l’année, on fait de la lecture, de la grammaire, de la traduction… »

Souvenez-vous : vous étiez enfant et votre maman vous sussurait à l’oreille des choses gentilles, de ces paroles suaves comme seules les mères savent en inventer pour leur bébé…

Maintenant, imaginez : votre maman vous parle d’avril à juin.  Le reste de l’année, elle vous remet des livres de grammaire ou de très mauvaises photocopies, comme j’en vois trop souvent dans les classeurs de mes étudiants…  Il y a gros à parier qu’à 45 ans, vous en êtes encore à balbutier votre langue maternelle et à vous mettre dans des états nerveux proches de celui de Sandrine…

Une langue, ça se parle d’abord.  C’est à ça que ça sert : exprimer, avec des mots PARLÉS, ses besoins, ses envies, ses émotions, ses projets, etc.

L’écriture et la grammaire viennent plus tard consolider les acquis du langage

Nos enfants apprennent encore les langues vivantes comme nous apprenions le latin il y a 50 ans !

Mais l’anglais et le néerlandais ne doivent pas leur servir à traduire Shakespeare ou Multatuli comme nous traduisions Ciceron : ils doivent pouvoir demander à l’aéroport où se trouvent leurs bagages, au restaurant pourquoi leur pizza n’arrive pas, au chauffeur de bus si l’arrêt de Piccadilly est encore loin…   Et non pas déchiffrer à l’aide d’un dictionnaire fatigué les monologues déprimants d’un prince danois mort il y a 1000 ans… (Et c’est un passionné, collectionneur de tout ce qui se rapporte au théâtre élisabéthain et jacobéen qui vous parle…).

Des sources en prise avec l’univers des jeunes

Louise – un autre pseudo – a 16 ans.  Elle est passionnée par l’univers de Twilight, cette saga de vampires écrite par Stephenie Meyer et dont le succès auprès des jeunes constitue un véritable phénomène de société.  Xavier a 19 ans.  C’est un vrai geek : fou de jeux vidéo, il se destine à la programmation informatique.

Louise vient me voir car elle est en échec scolaire.  Xavier se rend aux États-Unis dans deux mois et veut parler les rudiments de la langue avant de partir… Après six ans d’anglais en secondaire, il est incapable de commander un sandwich dans un snack de Camden ou de New York !

Par un hasard qui fait qu’ils se croisent dans les couloirs de l’école lors de la première séance, je découvre que non seulement ils se connaissent, mais qu’ils ont eu le même professeur d’anglais.

Qui leur a procuré un medium moderne et attractif pour leur apprendre la langue de Dickens et Stevenson : Tintin et l’île noire, en traduction anglaise.

J’adore Hergé, je le tiens pour un des génies de la bande dessinée mondiale.  Mais Tintin et l’île noire a été édité en français en 1938, soit l’année de  naissance de mon père !

Et j’apprends par la même occasion que cet album sert depuis pas mal d’années pour régurgiter le même programme…

Il faut arrêter de prendre nos jeunes pour des crétins !

J’ai donné à lire à Louise des extraits de Twilight, une interview d’une des actrices principales, nous en avons discuté tous les deux.  Nous avons travaillé sur la chanson The Fear de Lilly Allen.  Nous avons visionné des extraits de films sortis dans l’année, dont Slumdog Millionaire,  dont elle a lu des extraits du livre en anglais…

Avec Xavier, nous avons travaillé sur une interview de concepteur de jeux vidéo, nous avons tenté de comprendre des extraits de The Green Hornet – la série, le film n’était pas encore sorti – et nous avons lu des passages d’Angel and Demons.  Nous avons décortiqués des extraits du New York Times et avons parlé de la chanson The Scientist de ColdPlay.

Nous avons fait aussi de la grammaire : conjugaison, accords, etc.  Nous avons simulé des entretiens au restaurant, au cinéma, dans un hôtel, dans un taxi, etc.

Louise a réussi ses examens et Xavier est en Californie.

Se donner le droit de se tromper

Amélie est aussi une jolie brune de 17 ans.  Elle parle un anglais parfait, quasi-oxfordien alors qu’elle n’a jamais mis les pieds en Angleterre.

Elle participe pour la première fois à un atelier d’anglais avec un groupe de jeunes de son âge.

Je ne comprends pas pourquoi elle est là.  Elle pourrait me remplacer demain au pied levé.  Je la soupçonne même d’être meilleure que moi en grammaire car lorsque je l’interroge sur cette matière, ses réponses fusent comme des feux d’artifice et jamais, jamais une erreur !

Je lui demande quels sont ses objectifs en venant ici.  Elle m’explique que ses parents l’emmèneront en Angleterre dans quelques mois pour un séjour d’une semaine ou deux et qu’elle veut « parler parfaitement avant d’aller là-bas« .

Car Amélie a une phobie : elle a une peur maladive de se tromper !

Imaginez un peu, si elle allait dire « I wish you was here » au lieu de « I wish you were here » !

Quel drame !  Quel déséquilibre monstrueux dans l’écosystème linguistique mondial !!!

Amélie abandonnera l’atelier après une seule séance.  Elle ne peut tout simplement pas parler devant les autres.  Par peur.  Peur que des adolescents de son âge se moquent d’elles et la montrent du doigt.  J’ai appris depuis qu’elle avait renoncé à son séjour en Angleterre…

Moi qui fréquente des Anglais, des Néo-Zélandais, des Africains, des Italiens, des Saoudiens et des Asiatiques tout au long de l’année – en plus des Hollandais et des Flamands ! – je peux vous dire une chose :

– ils se trompent tous !  Et moi aussi !

Tout le monde s’en fout !

C’est normal de se tromper !  Même dans une langue étrangère.  Même dans notre propre langue !

C’est comme ça qu’on apprend : par essai et erreur !

Il faut que les professeurs de langue cessent de traumatiser les étudiants en leur faisant viser une perfection qui n’existe pas dans le monde réel ! Et qu’en-dehors de l’école, personne n’exigera d’eux !

On ne devrait même pas donner de cotes aux cours de langue.  C’est contre-productif !

Corrigez gentiment ! Faites prendre conscience de l’erreur – pas de la faute, pour l’amour des langues !  Et amenez la personne à se corriger d’elle-même.  Et apprenez-lui à rire de ses approximations

Vous lui rendrez un meilleur service qu’en la transformant en une de ces névrosées des langues qui n’osent pas aller à Londres ou à Amsterdam parce qu’elle parle mal ou « pas trop bien »…

Hommage aux professeurs qui…

J’ai bien conscience en écrivant ce billet que je n’ai mis l’accent que sur ce qui ne marche pas.   Parce qu’en tant que formateur dans une école privée, je répare souvent les dégâts – quand c’est encore possible – commis par une éducation aux langues déficiente…

Je voudrais quand même terminer en disant que tout n’est pas négatif.  Des écoles organisent des cours en immersion.  Des professeurs prennent des initiatives qui vont dans le bon sens.

Mais ce sont encore trop souvent des initiatives isolées au sein de programmes généraux mal adaptés aux réalités d’aujourd’hui.  On apprend encore trop souvent les langues vivantes en traduisant des textes comme s’ils avaient été écrits il y a deux mille ans.

Les classes sont surchargées.  Comment faire parler tout le monde quand le cours dure 50 minutes – la fameuse « période » – alors qu’il y a près de 30 étudiants dans la classe ?

Parents, vous avez aussi une responsabilité dans tout ça : exigez des cours de langue de qualité pour vos enfants ! Etre unilingue dans le monde d’aujourd’hui, c’est un handicap plus lourd qu’être analphabète il y a 50 ans…

Aujourd’hui, comme le dit Thomas Friedman, the world is flat

 

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Conférence : Comment faire face aux Chronophages, ces monstres qui dévorent le temps de l’entreprise ?

Comment faire face aux Chronophages, ces monstres qui dévorent le temps de l’entreprise ?

Cette conférence est terminée !  Mais vous pouvez toujours vous inscrire à notre formation Gestion du Temps avec GTD et XMind !

Aujourd’hui, les entreprises sont assiégées par plusieurs monstres qui dévorent leur temps

  1. Un flux énorme d’informations provenant d’un nombre croissant de sources différentes
  2. Des tâches transversales ou étrangères à votre corps de métier de plus en plus nombreuses
  3. Une compétition sauvage qui oblige à être toujours plus rapide
  4. Une nécessité absolue d’innover en permanence pour rester dans la course
  5. Des besoins en communication qui explosent, tant en interne qu’en externe
  6. Une limite de plus en plus floue entre vies privée et professionnelle
  7. Etc.

L’accumulation de ces facteurs impose une pression énorme sur l’entreprise et exige de chacun des efforts accrus en termes de productivité.

Si ces phénomènes ne sont pas maîtrisés, ils se traduisent rapidement par une augmentation du stress, de la fatigue et peuvent aller jusqu’au burn out, l’épuisement professionnel.

Lors de cette conférence, je vous propose de découvrir comment les logiciels de mindmapping vous aideront à résoudre ces problèmes.

Les experts estiment que les entreprises qui utilisent les logiciels de mindmapping gagnent de 4 à 6 heures de productivité par semaine et par personne !

Faites le calcul

  • Combien de devis pouvez-vous rédiger en plus ?
  • Combien de client pouvez-vous visiter ?
  • Quelle concentration supplémentaire pouvez-vous accorder à vos tâches essentielles pendant ces 4 à 6 heures gagnées ?
  • Combien de temps en plus pouvez-vous passer avec votre famille ?
  • Etc.

Les logiciels de mindmapping vous font gagner du temps dans tous les domaines :

  • en communication, interne et externe
  • en préparation, animation et compte rendu de réunion
  • en gestion de projet
  • en gestion du temps
  • en structuration de documents
  • en gestion de l’information
  • en créativité
  • en entretiens avec vos collaborateurs
  • en analyse de situation, seul ou à plusieurs
  • en préparation de campagne de vente
  • etc.

Le mindmapping est une façon efficace et performante d’organiser vos idées, vos actions et vos informations.  A l’aide de logiciels intuitifs et vite maîtrisés, vous profiterez non seulement des avantages du mindmapping, mais aussi de la souplesse et de la richesse de ces programmes. (Découvrez ici pourquoi et comment les entreprises utilisent les logiciels de mindmapping).

Deux logiciels accessibles aux PME

Lors de cette conférence, je vous propose de découvrir deux logiciels : XMind et Personal Brain.

Je les ai choisi pour plusieurs raisons :

  • leur accessibilité : quelques heures de formation et de prise en main suffisent pour en tirer des résultats étonnants
  • leur excellent rapport-qualité prix qui en fait des candidats idéaux pour les besoins des PME
  • leur portabilité : ils fonctionnent tant sur PC que sur Mac ou Linux
  • leurs fonctions collaboratives qui permettent le travail en équipe, y compris à distance
  • leur compatibilité avec les applications courantes, telles que Word, Excel, PowerPoint, PDF, JPEG, PNG, etc.
  • et bien d’autres encore que je me ferai un plaisir de vous faire découvrir…

XMind, avec ses 500.000 utilisateurs est devenu une référence incontournable !

Avec sa facilité de prise en main déconcertante, sa rapidité et sa palette graphique d’une richesse illimitée, il vous deviendra vite indispensable !

Découvrez  ce logiciel et téléchargez-le gratuitement ici.

Personal Brain est une révolution en termes de gestion d’information !  Basé sur les principes qui ont fait le succès du mindmapping, il les a traduit en une nouvelle formule, le mindmapping dynamique ! Celui-ci permet de visualiser l’information d’une manière vivante et de connecter de multiples données (dates, documents, adresses mails et web, etc.) de manière quasi-illimitée (la seule limite étant la capacité de votre ordinateur).

Ses possibilités de connexion avec vos agendas en fait l’assistant idéal en matière de gestion du temps.   C’est d’ailleurs la solution que David Allen a choisie pour l’application logicielle de sa célèbre méthode GTD (Getting Things Done).

Nous programmons d’ailleurs une formation à la gestion du temps avec Personal Brain pour le 15 mars.

Je vous en reparlerai ici-même dans quelques jours : soyez vigilant !

En pratique

Conférence : Comment faire face aux Chronophages, ces monstres qui dévorent le temps de l’entreprise ?

Date : le 7 mars 2011 dès 14 heures

Entrée : Gratuite !

Lieu : Accortise, Business & CoWorking Center

Chaussée de Louvain 42

5310 Eghezée (carte ici)

Incription : inscrivez-vous gratuitement  sur Fikket, en cliquant simplement ici !

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Formation en ligne : Je crée mon entreprise avec le Mindmapping et les outils visuels

Vous voulez créer votre entreprise ?  Mais vous ne savez pas par où commencer ?  Vous avez besoin d’aide pour monter votre projet ?

Nous avons LA solution !

Notre formation en ligne « Je crée mon entreprise avec le Mindmapping et les outils visuels » !

(Cliquez sur la carte pour la voir en taille réelle  dans notre espace XMind)

Boostez la création de votre entreprise avec notre méthode unique, basée sur le Mindmapping et les outils visuels !

Avec notre formation, vous allez :

  • Gagner du temps : nos modèles et nos outils sont conçus pour aller directement à l’essentiel !
  • Créer un projet d’entreprise solide et durable
  • Limiter les risques liés à la création d’entreprise
  • Profiter des conseils de vrais professionnels
  • Echanger avec d’autres créateurs d’entreprises

Au terme de la formation :

  • Vous connaîtrez toutes les dimensions de votre projet
  • Vous prendrez votre décision de vous lancer ou pas en toute connaissance de cause : pas de peur inutile, ni de regret !
  • Vous disposerez de la structure de votre business plan
  • Vous serez prêt à créer votre entreprise !

Votre formateur :

Je suis formateur d’adultes depuis 1989 et business-coach depuis 1998.  J’ai accompagné des dizaines de candidats entrepreneurs pour diverses institutions ou en tant qu’indépendant.  Comme je suis également formateur en mindmapping, j’ai adapté ces outils pour rendre mon accompagnement plus plus rapide, plus performant et plus efficace.   A présent, je mets ce savoir-faire à votre disposition à distance et à votre rythme.

A distance, à votre rythme :

Vous vous connectez quand vous le souhaitez et vous développez VOTRE projet à votre rythme.  Vous m’envoyez les projets intermédiaires (résultats des exercices que je vous propose) en les déposant à l’endroit indiqué dans la plate-forme d’apprentissage à distance.  Je vous les renvoie avec mes commentaires Une fois par semaine, j’organise un chat avec l’ensemble des participants.  Il y a un forum où vous pouvez échanger avec les autres participants et avec moi, quand vous le souhaitez.  En cas de besoin, vous pouvez aussi demander des périodes d’e-coaching, à un tarif avantageux.

Pourquoi utiliser le Mindmapping et les outils visuels ?

Au lieu de remplir d’interminables grilles de chiffres ou de données, tracez intuitivement le schéma de votre entreprise.   Vous voyez littéralement votre projet grandir.   Vous développez un projet en adéquation avec vos objectifs, vos compétence et votre personnalité.  Avec les couleurs et les mots-clés, c’est une méthode complète, rapide et terriblement efficace !

Contenu de la formation :

Introduction : l’art de se poser les bonnes questions !

Mon idée : je n’en ai pas encore – j’en ai une, mais je me demande si… –  comment protéger mon idée ?  Est-ce possible ?  Etc.

De l’idée au projet : comment passer de l’un à l’autre ?  – Explorer les différentes dimensions de mon projet – qui fait quoi ?  – combien je veux gagner  – qui sont mes clients ? mes concurrents ? mes fournisseurs ? mes partenaires éventuels ?  – de combien ai-je besoin pour monter mon projet ? – où aller chercher l’argent ? – Personne physique ou société ? –  Etc.

Mon business plan : définitions : business plan et plan financier – objectifs de mon business plan – quelles rubriques sont pertinentes pour mon projet ? – où chercher l’information ? – mon étude de marché – présenter mes solutions à mon  banquier, à mes clients, à mes futurs fournisseurs – Etc.

Fiche technique de la formation:

Type de formation : à distance (e-learning) avec autoformation, exercices commentés, forum et chat.

Durée de la formation : de huit semaines à trois mois maximum.

Extensions possibles : e-coaching sur demande.

Prix : voir ci-dessous.

Encore des questions ?

Posez-les moi ici : marco.bertolini@linguafrancaacademy.org ! J’y répondrai avec plaisir 😉

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Prix de lancement :

Jusqu’au 30 janvier, bénéficiez de 20 euros de réduction sur nos deux formules d’inscription !

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Dès réception de votre paiement, je vous ferai parvenir votre login personnel et votre code pour accéder à votre plateforme individuelle.  A bientôt !