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13 erreurs mortelles en e-learning et comment les éviter

Chaque activité humaine recèle ses pièges et ses illusions.  L’e-learning n’échappe pas à la règle.  Voici donc 13 erreurs mortelles en e-learning et surtout, comment faire pour les éviter.

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Pour les enseignants confinés pour cause de pandémie, je propose un cours en ligne gratuit. Toutes les informations dans cet article : cliquez ici.

La vague des MOOC a remis la formation à distance et l’e-learning en particulier au goût du jour.   Parallèlement, la concurrence dans le secteur de la formation devient de plus en plus dure.   Les entreprises comparent, analysent les prix et ne se jettent pas dans les bras du premier consultant en formation venu.   En outre, il semble de plus en plus difficile de remplir les salles pour les formations en présentiel classique.

L’e-learning comme porte de sortie pour les formateurs

C’est sans doute pourquoi de nombreux formateurs, coachs et consultants souhaitent se lancer dans l’e-learning.  Ils y voient une alternative rentable aux formations en salle.  Voire comme un prolongement de celles-ci, par le biais de la formation hybride (blended learning), soit mettant en ligne une version plus ou moins adaptée de leur formation en présentiel.

Pour autant, tous les formateurs qui se lancent dans l’e-learning – et mon petit doigt me dit qu’ils sont de plus en plus nombreux – ne réussissent pas.  J’entends régulièrement les échos de confrères qui se sont lancés avec beaucoup d’enthousiasme dans des  projets de formation en ligne et qui ont rapidement déchanté.

C’est pour éviter ce genre de déconvenue que j’ai créé la formation Créez votre cours en ligne sur Spoc en Stock : à la demande de formateurs, de coachs et de consultants, j’ai conçu une formation pratique, un cursus qui réponde aux besoins des candidats-formateurs en e-learning.

Voici un résumé de quelques erreurs communes qui peuvent détruire votre projet d’e-learning.

13 erreurs mortelles pour votre projet d’e-learning

Ces erreurs relatives à l’e-learning se répartissent en 4 domaines distincts:

  1. Conception : vous imaginez, construisez et structurez votre formation (ou pas…)
  2. Réalisation : vous créez vos supports, vous les mettez en ligne
  3. Organisation : vous organisez votre travail, celui de vos collaborateurs
  4. Distribution : vous mettez en place les canaux de distribution et vous vendez (ou pas…)

(Vous pouvez télécharger gratuitement cette carte depuis ma page sur Biggerplate : 13 erreurs mortelles en e-learning).

13 erreurs mortelles en e-learning

Ces 4 domaines ne se suivent pas forcément de manière linéaire : l’organisation et la distribution se recouvrent en partie par exemple…

a) Les erreurs de conception de votre projet e-learning

1) L’e-learning, c’est facile : un Powerpoint et hop !

C’est l’erreur la plus courante.  Peut-être aussi la plus mortelle.

La liste à puces sans image : piège mortel

Croire que nous sommes toujours au début des années 2000 et qu’une simple présentation Powerpoint mise en ligne va faire des miracles.  Même si vous y ajoutez du son, ça ne changera pas grand-chose.  Et si vous vous contentez de publier des PDF en ligne, vous courez à la catastrophe.

Le public est éduqué : il a vu d’autres choses ailleurs.  Il commence à bien faire la différence entre la qualité et le reste.  Entre une simple information – l’exposition de quelques principes, éventuellement accompagnés d’illustrations – et une véritable formation – processus par lequel un apprenant modifie ses actions, ses connaissances, ses habitudes voire sa façon de voir le monde.  Vous saisissez la nuance ?

L’e-learning, c’est une formation à part entière, la distance en plus, le contact direct en moins.   Vous devez donc concevoir votre formation avec encore plus de soin et d’anticipation qu’une formation en présentiel.  Vous allez donc devoir réfléchir davantage aux besoins de votre public-cible et aux moyens d’y répondre efficacement.  Sans pouvoir le regarder dans les yeux pour savoir ce qu’il pense,  ni lui taper sur l’épaule quand il réussit…

2) Je suis mon instinct, le public me suivra

« J’ai de l’expérience, je sais de quoi mon public a besoin.  Et donc, je n’ai pas besoin d’analyser ses besoins.  »

Pourquoi le public vous suivrait-il ?

Si votre objectif est d’aller droit dans le mur, c’est un bon début !

Sinon, revoyez vite votre copie et attelez-vous à une série de tâches difficiles :

  • comprendre les besoins réels de votre public
  • identifier ses problèmes et les solutions adéquates
  • transformer ces solutions en formation efficace

Il existe des outils et des méthodes pour identifier votre public et pour comprendre ses besoins.  Formez-vous à ces méthodes. Consacrez du temps à une compréhension profonde de votre public et de ses besoins.

Ce n’est pas du temps perdu, c’est un investissement qui vous permettra d’être plus pertinent.

3) Je mets en ligne ma formation en présentiel

Autre erreur commune : croire qu’on peut transposer en ligne une formation qui a bien réussi en présentiel.

Ce n’est pas si simple.  Chaque médium à ses codes, son langage, sa grammaire.  Passer de l’un à l’autre suppose ce qu’on appelle la « translittératie » : la faculté d’écrire pour différents médias en tenant compte de leurs spécificités.

Le succès de votre formation en présentiel tient peut-être à :

  • votre personnalité
  • vos qualités d’animateur
  • aux échanges réels entre participants que vous initiez
  • à des activités concrètes que vous demandez à vos participants
  • etc.

Comment allez-vous transposer tout cela en ligne ?

  • Votre humour passe-t-il aussi bien en ligne qu’en face à face ?
  • comment allez-vous faire passer vos qualités d’animateur à travers l’écran ?
  • comment allez-vous susciter des échanges entre vos participants ?
  • vos activités sont-elles transposables en ligne ?
  • si la réponse à une de ces question est non, quelle alternative envisagez-vous ?

Je suis convaincu qu’il est possible de transposer bon nombre de formations en présentiel en excellents modules d’e-learning.   Mais cela vous prendra autant de travail – sinon plus – que de créer une nouvelle formation à partir de zéro…

Autant le savoir…

4) La technologie remplace la pédagogie

C’est rarement formulé de cette façon…  Mais dans les faits, il faut bien constater que pour certains, puisqu’on a la technologie, plus besoin de s’embarrasser d’autre chose.

Sur certaines plateformes de formation en ligne, on voit aussi les évaluations techniques prendre le pas sur l’évaluation pédagogique : l’image est-elle bien visible, le son parfaitement clair ?   Oui, par contre, le contenu pédagogique est parfois d’une indigence pitoyable…

C’est vrai que c’est pénible de visionner une vidéo où l’image tremble et dont le son est approximatif.  Mais croyez-vous vraiment que c’est passionnant de s’accrocher à une formation en ligne dont le contenu est décevant ?  Où dont les activités ne correspondent pas à vos besoins ?  Où la progression pédagogique est inexistante ?

La technologie doit être au service de la pédagogie

Répétez après moi : la technologie doit être au service de la pédagogie.  Et non l’inverse.  Votre formation n’est pas là pour justifier l’achat de l’ordinateur dernier cri ou du micro hyper-sensible à trois cellules…

Il est temps de poser la question, non ?

5) La vidéo c’est bon pour tout : et donc pas besoin d’exercice !

Si on explore la plupart des MOOC, on dirait bien que la vidéo est en train de remplacer le Powerpoint comme tarte à la crème de l’e-learning.

Si c’est de la vidéo, c’est bon !

En réalité, les différences de qualité sautent aux yeux entre différents cours et le contenu de leurs clips vidéo.

Mais en plus, la vidéo n’est pas forcément le meilleur vecteur de l’apprentissage.  La variété des support est une bien meilleure garante de réels apprentissages.

En outre, pour expliquer certains processus, les relations entre concepts, par exemple une carte conceptuelle ou un diagramme de flux seront bien plus efficace.  Si vous devez expliquer les consignes de sécurité d’un appareil, une illustration schématique sera plus pertinente qu’une photo et a fortiori d’une vidéo.

En outre, le fait de recourir à la vidéo ne devrait pas dispenser de faire un effort d’imagination en matière d’exercices : le tandem vidéo-quiz est devient le niveau zéro de la pensée pédagogique pour  la formation en ligne…  Paresse intellectuelle ?

b) Les erreurs de réalisation de votre projet d’e-learning

La conception n’est malheureusement pas la seule étape où vous pouvez faillir.  La réalisation est aussi l’occasion de se tromper massivement.

6) Pas besoin de tester : tout est bon !

Vous avez réalisé vos supports et vous les avez mis en ligne.  C’est bon : vous pouvez commencer à vendre.

Vraiment ?

Avez-vous testé votre formation auprès d’un panel d’apprenants caractéristiques de votre public ?  De préférence des gens qui ne maîtrisent pas forcément le sujet et qui ne connaissent pas vos « tics » de concepteur ?

Une formation est rarement bonne dès la première édition.  Et sans passer par le test ultime de l’apprenant, vous risquez bien de ne pas être compris, d’avoir une structure déroutante pour vos apprenants ou  une navigation erratique et qui ne fait pas sens pour vos participants…

Faites donc un test : vous n’avez pas besoin de 50 testeurs.  Une poignée de gens de votre entourage suffira largement et vous serez sans doute étonné de voir où ça coince…  Cela vous paraissait pourtant évident !

7) Tous les LMS se valent : ce ne sont jamais que des sites Web !

Pour en avoir essayé plusieurs, je peux confirmer que tous ne se valent pas, loin s’en faut !

Certains sont tout simplement trop compliqués  : des usines à gaz, voire des montagnes qui accouchent d’une souris.  D’autres se veulent tellement conviviaux qu’ils ne présentent plus que des fonctions très basiques.

D’autres encore sont très prometteurs, mais sont les champions du bug ou de l’installation compliquée (le genre Ikéa, mais sur votre serveur, vous voyez le genre ?).

D’autres enfin sont extrêmement coûteux et on se demande bien pourquoi à l’usage…

Faites votre petit marché, demandez conseil, rencontrez les éditeurs, comparez.   Vous n’avez peut-être pas besoin d’un mammouth pour réaliser vos cours en ligne, mais peut-être cette plateforme simple et conviviale ne propose-t-elle pas un élément qui est crucial pour vous…

8) Mon cours est gravé dans le marbre

Certains concepteurs de formations en ligne se prennent-ils pour Victor Hugo ?  Croient-ils que leur oeuvre est faite pour parcourir les 20 prochains siècles ?

Nous vivons dans un environnement mouvant, qui se modifie à une rapidité jamais vue auparavant dans l’histoire de l’humanité.

Si votre formation ne peut pas évoluer, elle sera rapidement dépassée.  On ne vous demande pas de faire la « revolucion » tous les 15 jours, mais au moins de vous tenir à jour…

9) Ergonomie et esthétique, c’est pareil

Voilà une erreur commune : confondre esthétique et ergonomie.  Cela vient-il du mot « design » qui désigne à la fois les objets luxueux qui figurent dans des magazines « glossy » et les techniques de conception et de production d’objets ou de service ?

Je suis le premier à dire qu’un cours en ligne doit être esthétique, qu’il est plus enthousiasmant de travailler dans un environnement agréable à l’œil que dans un musée des horreurs.

Mais esthétique ne veut pas dire « ergonomie ».  L’ergonomie désigne tout ce qui dans votre système va faciliter la vie des apprenants.  Une esthétique bien pensée y contribue.  Mais c’est surtout la navigabilité de votre système, sa lisibilité pour l’apprenant, l’accessibilité des ressources et des fichiers d’aide qui seront déterminants.

L’aide et les ressources doivent toujours être au plus près de la tâche et doivent être identifiables au premier coup d’oeil.   Plus facile à dire qu’à faire, j’en conviens…

c) Les erreurs d’organisation de votre projet d’e-learning

10) Je fais tout tout seul

Besoin de personne ? Vraiment ?

Il se peut que vous maîtrisiez la matière, que vous soyez un expert des LMS, que la vidéo n’ait plus de secrets pour vous, que vous soyez un grand maître de la pédagogie ainsi qu’un gourou de la vente en ligne (ouf !).

Mais même si c’est vrai, vous risquez bien l’épuisement avant longtemps.  Et pour des résultats décevants.  Il vaut mieux vous concentrer sur votre métier de base  : produire des formations de qualité.  Et déléguer ou sous-traiter pour tout le reste.

La vidéo vous prend trop de temps ?  Ou la vente n’est pas votre point fort ?  Passez des accords avec des collègues, contractez des alliances avec des vendeurs, des marketeurs, des hébergeurs compétents.   Tout ne se paie pas forcément en argent…

11) Je délègue tout, je supervise

A l’inverse, ne plus rien faire du tout que déléguer et contrôler va vous faire perdre la main sur votre projet.  A terme, vous risquez de ne plus reconnaître votre bébé…

Gardez les mains dans le cambouis, ne fut-ce que de temps en temps pour ne pas perdre votre regard d’expert, pour ne pas oublier les réalités quotidiennes du métier.

Rien de pire que ces inspecteurs ou ces superviseurs qui dispensent leurs bons conseils alors qu’ils n’ont plus pratiqué depuis 20 ans et sont totalement déconnectés du réel.

D) Erreurs de distribution de votre projet d’e-learning

12) Mon cours est en ligne, tout va bien !

Vous avez mis votre cours en ligne et vous attendez les participants : vous risquez d’attendre un bon moment…

Il y a environ un milliard de sites web en ligne à l’heure où j’écris ces lignes…  Pour que vos apprenants potentiels trouvent le votre, il va falloir un peu de moyens.

De la publicité, sans doute.  Mais surtout, vous devez construire une présence sur Internet.  Il faut que l’internaute moyen puisse avoir confiance en vous.  Vous devez pour cela construire une image positive de vous, de votre entreprise, de votre expertise.

Un bon site web – pas une simple carte de visite – un blog efficace, une présence active sur les réseaux sociaux, etc.   Tout cela prend du temps : mais c’est le seul moyen d’obtenir des résultats.

13) Le mobile, c’est pour les jeux !

La formation, c’est quelque chose de sérieux.  Le mobile c’est pour les jeux.

Vous risquez bien de passer à côté de la montre en or !  Les internautes apprennent de plus en plus via leur tablette ou leurs smartphones.  Votre LMS doit donc pouvoir être  lisible sur tous supports.  Vos apprenants profitent parfois d’un trajet vers leur lieu de travail pour jeter un coup d’oeil sur leur cours : le vôtre est-il prêt pour ce genre d’exercice ?

Tout est-il lisible ?  Clair même sur un écran de 5 pouces ?

Faites le test.

Vous savez à présent quelles sont les erreurs à éviter, les pièges dans lesquels ne pas tomber.  Il me reste à vous souhaiter bonne chance pour votre projet 🙂

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Blog d’entreprise : 12 comportements à éviter à tout prix !

Vous avez un blog d’entreprise, mais les lecteurs vous boudent.  Vos statistiques de fréquentation ne décollent pas.  Peut-être adoptez-vous inconsciemment un de ces comportements nuisibles qui réduisent la popularité de votre blog.  Passons-en une douzaine en revue.

Dans un billet précédent, j’ai passé en revue les dix bonnes raisons de créer votre blog d’entreprise.   Aujourd’hui, je vous propose d’explorer ensemble le côté obscur de la Force et d’examiner 12 comportements toxiques pour la popularité de votre blog !  Bien sûr, il y en a d’autres (et je vous invite à les signaler en commentaires) mais ceux-ci me paraissent vraiment négatifs.  Et susceptibles de tirer la notoriété de votre blog vers le bas.

Heureusement, tous ces comportements peuvent être corrigés !  Je vous donne à la suite de chacun d’entre eux quelques conseils pour y remédier et adopter une attitude plus positive.

12 comportements nocifs pour votre blog

Des objectifs ?  Pour quoi faire ?

Des objectifs, cela sert à savoir où vous voulez aller.  Et à vérifier si vous êtes toujours sur la bonne voie.

Quel est le but de votre blog ?  Acquérir de la notoriété ?  Attirer du trafic vers votre site ?

Prenons ce dernier cas.  Combien de visiteurs voulez-vous attirer d’ici la fin de l’année ?  Combien sont-ils à présent ?  Quelle progression mensuelle devez-vous assurer pour atteindre cet objectif ?  Est-ce possible ?  Avez-vous tenu compte des variations saisonnières ?  Dans certains secteurs – formation, tourisme, etc. – elles peuvent être très importantes.

Donnez-vous des objectifs clairs, de type SMAART : cela vous aidera à avancer !  Fixez à l’avance des critères de réussite : cela vous permettra de savoir à tout moment où vous en êtes par rapport à vos objectifs.  Vous pourrez ainsi vous féliciter si vous les dépassez.  Ou corriger le tir si vous êtes en-dessous…

Un calendrier éditorial, c’est inutile !

Ah oui ?

Pourtant, par expérience, je peux vous dire qu’un bon calendrier éditorial est une aide précieuse : pour vous et vos lecteurs.

Au début de votre blog, vous serez tout feu, tout flamme : vous déborderez d’idées, d’énergie et d’enthousiasme.  Mais au bout de quelques semaines, vous sentirez le poids du travail que cela représente.  Vos idées risquent de se tarir.  Vous pourriez alors abandonner, comme tant d’autres avant vous (et probablement après…)  Il n’y a qu’à voir le nombre de blogs abandonnés après moins d’un an de fonctionnement, c’est assez édifiant.

Un calendrier éditorial vous permet d’étaler votre travail, de respecter un rythme.  De prendre de l’avance quand vous avez un peu de temps.  D’anticiper sur les publications à venir.   C’est un bon moyen d’évaluer votre charge de travail.  C’est un gage de pérennité.

Ayez toujours quelques brouillons d’articles d’avance : cela vous permettra de souffler un peu quand vous êtes très occupé par ailleurs.

Vos lecteurs vous seront reconnaissants de publier régulièrement.  C’est aussi un bon moyen de les fidéliser.

Je n’ai pas besoin de plan

La principale erreur des débutants…

J’ai une idée ; je me rue sur le clavier et je tape mes idées au kilomètre.  Lorsque j’ai fini, je presse le bouton « Publier » et c’est parti !

C’est parti et c’est mal parti dans la plupart des cas…

Lorsque vous écrivez, respectez toujours la règle des 3 R : elle vous évitera bien des déboires.  Et, bonne nouvelle : elle facilitera la lecture tant par les humains que par les robots de Google !  Pour une raison toute simple : un texte bien structuré guide le lecteur sur le cheminement de votre pensée.

R comme Réflexion

Réfléchissez à ce que vous allez écrire.  Quel est mon objectif en écrivant ce texte ?  Quel est le message que je veux faire passer ?  Qui sont les destinataires de ce texte : des experts, des professionnels ou des personnes qui n’ont jamais entendu parler de ce sujet ?

Comment structurer mon document ?  Une mindmap peut vous y aider.  Cet article a été écrit à partir de la mindmap MindMeister en illustration ci-dessus.

Lors que vos idées principales sont dégagées et que la structure de votre texte est bien claire, passez à l’étape suivante.

R comme Rédaction

Commencez à rédiger.  Le titre et les sous-titres vont vous y aider.  Ecrivez le plus naturellement possible.  Soyez-vous même.  Laissez vos idées couler sur le papier ou sur l’écran.

R comme Révision

Et relisez-vous !  Ou mieux encore, faites-vous relire par une personne bienveillante.  Traquez les répétitions, les fautes d’orthographes, les contre-sens, les phrases incomplètes, les formulations, maladroites, etc.

Rien n’est plus énervant et plus agaçant qu’un article d’expert truffé de fautes d’orthographe, d’erreurs de syntaxe et d’expressions presque françaises mais pas tout à fait…

Je m’occuperai des médias sociaux plus tard

Grosse erreur !  Colossale erreur !

Vous avez l’intention de lancer un blog ?  Commencez donc par une campagne à travers les médias sociaux !

Annoncez la parution de votre nouveau blog quelques semaines avant que le premier billet ne paraisse.  Donnez déjà envie à vos lecteurs potentiels de venir vous découvrir.

Envoyez un tweet, postez un message sur Facebook.  Postez un premier billet de présentation sur Facebook et dans les groupes Linked In : suscitez l’envie de vous lire !

Et puis, n’arrêtez plus : utilisez les systèmes d’automatisation de partage.  Liez votre blog avec vos comptes Facebook, Twitter, Linked In afin que chaque billet soit partagé dès qu’il est publié.  Utilisez un outil comme HootSuite qui vous permet de programmer la publication sur différents médias sociaux à des moments différents.

Mais aussi, réagissez aux commentaires, suscitez-les, engagez le débat dans des groupes Linked In ou des communautés Google+.  Faites le buzz autour de vos articles.  Diffusez vos articles avec un outil de curation comme Scoop it !

Les médias sociaux vont générer un trafic non-négligeable vers votre blog et votre site.  Et ils sont excellents pour votre référencement !

Pensez donc à les intégrer dans votre plan marketing dès que l’idée de votre blog a germé !

Le SEO ? Jamais entendu parler !

Le référencement naturel ?  Les mots-clés ?  Les moteurs de recherche ?  Très peu pour moi !

Une autre grosse erreur !  Vous écrivez pour être lu, non ?  Alors, il faut que vos lecteurs puissent vous trouver.

Informez-vous : il existe suffisamment de pages web, de forums et de groupes sur Internet que pour se tenir au courant des dernières évolutions en la matière.

Optimisez vos pages, rendez-les lisibles pour les robots de Google mais aussi accessibles pour vos lecteurs.

On ne vous demande pas d’ouvrir une agence de référencement dès demain : mais au moins de maîtriser les bases du SEO pour booster votre blog dans les pages de résultats des moteurs de recherche.

Si les médias sociaux sont importants, sachez que les moteurs de recherche restent une porte d’entrée essentielle vers vos contenus.  Tenez-en compte !

Les statistiques, très peu pour moi !

Si vous voulez prendre le pouls de votre communauté, savoir ce qui intéresse vos lecteurs, gardez un œil sur vos statistiques en permanence !

Quels sont les mots-clés les plus populaires  ?  Quels sont les articles les plus lus ?  Quels jours de la semaine sont les plus fréquentés ?  Quels créneaux horaires présentent le plus grand nombre de visites ?  Quels articles ont le plus intéressé vos lecteurs ?

Le suivi de vos statistiques vous permet de brosser le portrait de votre lecteur.  De corriger le tir si vous avez commis des erreurs de paramétrage ou de communication.

Vous saurez quels sont les meilleurs jours pour publier.  Les meilleures heures. Quels médias sociaux vous rapportent vraiment du trafic.  Quels sites soutiennent votre positionnement (link juice).

C’est l’équivalent de votre tableau de bord.  Ne le quittez pas des yeux sans pour autant oublier la route : vous le faites bien avec votre voiture, non ?

Le HTML, c’est pour les techniciens

Moi, je suis un littéraire : je m’occupe du texte, du côté « écriture ».  Le reste c’est de l’intendance, c’est pour les techniciens !

Erreur !  Qu’est-ce qu’une balise H1 et quelle est son importance pour votre référencement ?  Quelle est l’influence du fichier robots.txt sur votre présence dans les résultats de Google ou de Bing ?  Que faites-vous si les méta-descriptions de votre site ne correspondent pas au contenu ?

Une fois de plus, on ne vous demande pas de devenir LE spécialiste du HTML.  Mais au moins, sachez-en un minimum.   Ne fut-ce que pour comprendre ce qui se passe et comment fonctionne votre site.  Et aussi pourquoi subitement, des dysfonctionnements apparaissent sur votre blog.

Vous serez d’autant plus performant en SEO que vous comprendrez la cuisine interne de votre blog.

J’écris pour moi

J’ai une vocation littéraire.  Depuis toujours, sommeille en moi un écrivain qui ne demande qu’à s’exprimer !  Mon blog d’entreprise me donne enfin l’opportunité de me faire plaisir : écrire.

Vous vous êtes trompé d’endroit !

Le blog d’entreprise est un lieu d’échanges.  Un lieu de communication.  Cela veut dire que vous écrivez d’abord pour les autres :

  • Pour leur venir en aide.
  • Pour leur prodiguer des conseils judicieux, des solutions astucieuses.
  • Pour leur signaler une nouveauté qui leur sera utile.
  • Pour les mettre en garde contre les mauvaises pratiques.
  • Pour leur apporter un éclairage unique sur un problème qui les préoccupe.

Pas pour exposer vos états d’âme !  Et encore moins pour vous essayer à la virtuosité linguistique et littéraire (voir la partie Le jargon il n’y a que ça de vrai !).

Bien sûr, si écrire ne vous procure aucun plaisir, laissez tomber l’idée du blog.  Car il va vous falloir de la persévérance pour tenir le coup à long terme.  Écrire régulièrement sur les mêmes thématique exige de l’endurance.  C’est la passion pour votre activité conjuguée au plaisir d’écrire qui vous donnera la force de continuer pendant des années.

Mais ce plaisir d’écrire doit être tourné vers les autres.  Quelqu’un a dit que les Français s’expriment tandis que les Anglo-Saxons communiquent.  Sur un blog d’entreprise, vous devez être anglo-saxon !

Je sais tout !

Ou le syndrome de l’auteur.

Fini le temps où l’auteur vénéré tonnait du haut de sa chaire !  L’heure est au web 2.0 où chacun peut s’exprimer, commenter, rebloguer, liker, googler ou curater à tout va !

Si le blog est LE lieu où vous pouvez faire état de votre expertise, il est aussi et surtout LE lieu privilégié pour échanger avec les membres de votre communauté.  C’est-à-dire avec des experts comme vous, des clients existants, des prospects, des gens intéressés par le même domaine, des étudiants qui seront de futurs professionnels – et pas les moins critiques !

Autrement dit, une foule de gens qui partagent au moins une fraction de votre expertise, une expérience différente, des pratiques divergentes, des besoins non-encore satisfaits.

Des gens qui ne demandent pas mieux que vous donner leur point de vue, un conseil ou une astuce pour gagner du temps, une correction lorsque vous vous trompez !

Et quand vous vous trompez, ayez l’élégance de le reconnaitre et de remercier celui ou celle qui vous a corrigé.   Les gens élégants ne sont pas si nombreux : démarquez-vous par votre attitude de gentleman ou de lady !

Je prends le lecteur pour un crétin

Mon lecteur n’y connait rien, donc, je peux lui raconter n’importe quoi.  Mon lecteur est paresseux, donc je simplifie.  Mon lecteur est pressé, donc je fais court, voire télégraphique.  Mon lecteur est illettré, donc si je collectionne les fautes d’orthographe, ce n’est pas grave.

Autant d’erreurs, voire de fautes…

Votre lecteur est celui qui fait vivre votre blog et votre entreprise.  La moindre des choses est de le respecter.

En outre, il est très probable que les lecteurs de votre blog soient – au moins en partie – des collègues, des clients potentiels, des donneurs d’ordre potentiels, des prescripteurs, etc.  Donc, des personnes intéressées par le sujet, et intéressantes – sinon vitales ! – pour la vie de votre entreprise.

Votre blog est une pièce maitresse de votre stratégie de marketing et de communication.  Ne gâchez vos chances de réussite en présentant une vitrine de mauvaise qualité…

Le jargon, il n’y a que ça de vrai !

Ah, le jargon !  Ce langage inaccessible au commun des mortels, mais qui vous fait sentir que vous êtes unique.  Que vous seul maitrisez tous les aspects les plus techniques ou les plus subtils de la chose.

Ce comportement-ci est lié au précédent : vous vous faites plaisir.  Vous oubliez votre lecteur.  Vous oubliez l’intérêt du lecteur.

Certains blogs sont tout simplement illisibles parce que les auteurs prennent un malin plaisir à jargonner ; à utiliser des mots rares et précieux ; à se gargariser de termes alambiqués…

Entre deux mots, choisissez toujours le plus simple, le plus concret.  Celui qui aidera votre lecteur à voir, à entendre, à sentir ce dont il s’agit.  N’oubliez pas : vous êtes à son service, pas l’inverse !

Les ingénieurs parlent aux ingénieurs

Une variante particulièrement insupportable du jargon : le jargon technique.

Vous avez sans doute déjà assisté à la scène. Vous êtes au rayon « PC et accessoires » d’une grande surface. Un monsieur d’une quarantaine d’années écoute un vendeur.

« Et donc, vous disposez d’une mémoire ram de 4 gigas que vous pouvez upgrader à 8 gigas moyennant un supplément.  Le hard disk a une capacité totale de 1 térabyte et vous avez 4 clés USB 3.0 plus deux USB 2.0 et la possibilité de connecter une série de périphériques avec le BlueTooth ».

Le monsieur en question veut savoir si son garçon pourra faire ses devoirs avec cette machine et si lui, ou sa femme, pourra travailler sa comptabilité le soir, quand il aura fermé la boucherie.  C’est tout.

Et le vendeur continue de le bombarder de termes techniques incompréhensibles.

S’il réussit à vendre son PC à ce monsieur, il a beaucoup de chances.

Certains blogs ressemblent à ce vendeur : ils vous bombardent de jargon professionnel.  Il faudrait un dictionnaire encyclopédique pour comprendre le sens général de ce qu’on vous raconte.

L’auteur, souvent, ne le fait pas exprès.  Il est pris dans son « trip » : un domaine qui le passionne, dans lequel il excelle.  Et il oublie que le commun des mortels ne maitrise pas le 10e de ce qu’il connait sur le bout des doigts.

Ne tombez pas dans cette erreur : ou en tout cas, essayez de ne  pas tomber dans cette erreur.  Ce n’est pas évident : j’y ai succombé, moi aussi, comme tout le monde.  Mais je m’entraine 😉

Sur mon blog, de la pub à mort !

Dans ce cas, c’est votre blog qui risque de mourir.

En effet, vos visiteurs, comme la plupart d’entre nous, sont déjà assaillis de pub un peu partout : dans notre boîte aux lettres, à la télé, à la radio.  Sans parler d’Internet.

Alors ne commettez pas l’erreur de prendre votre blog pour une annexe de votre vitrine ou de votre agence de pub.

Bien sûr que votre blog est là pour vous faire connaître : mais pas juste pour vendre !  Pour cela, utilisez les pages commerciales de votre site, les annonces Adwords ou  d’autres canaux.

Le lecteur ne vient pas sur votre blog pour être bombardé de messages publicitaires ou autres popups envahissants.  Il vous consacre son temps pour lire votre avis d’expert, pour trouver une solution à son problème.  Donnez lui ce qu’il cherche.

J’attends d’avoir du trafic pour gagner de l’argent

Ne vous attendez pas à gagner des fortunes avec votre blog.  Mais si vous voulez  le monétiser, n’attendez pas d’avoir 100.000 visiteurs par mois.  Faites-le dès le début.  Intégrez des bannières – pas trop, voir titre précédent…  Intégrez des annonces ou des liens payants.

Si vous monétisez votre blog, faites-le dès le premier jour : d’abord, vous configurerez votre blog en conséquence.  C’est toujours mieux que de coller des parties commerciales sur quelque chose qui n’était pas prévu pour : ça fait vraiment pièce rapportée !

Et puis, votre lecteur ne sera pas surpris de voir un jour débarquer tout un arsenal de pubs ou de messages marketing sur un blog où, jusque-là, il pouvait très bien s’en passer…

N’en faites pas trop non plus :  votre lecteur vient pour trouver ce qu’il cherche, pas pour faire son marché.  Si vous l’agressez avec une pub envahissante, il risque fort de ne pas s’attarder et de ne jamais revenir.

A bon entendeur…

En guise de conclusion

La meilleure façon d’éviter toutes ces erreurs, c’est d’avoir toujours votre lecteur présent à l’esprit.  Qu’est-ce qu’il cherche ?  De quoi a-t-il besoin ?  Comment puis-je l’aider ?

De cette façon, vous serez toujours dans le bon axe.  Et vos lecteurs vous récompenseront non seulement en vous lisant, mais en échangeant avec vous.  Et en vous recommandant auprès de leurs amis.  Et ça, en termes de marketing, ça n’a pas de prix !

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Les 6 pires erreurs de comm’ en 2012

See on Scoop.itGoing social

Cette semaine, Lidl a commis une petite bourde avec son action Twitter Luxe pour tous. Bien que quelques spécialistes de la communication aient affirmé que la débâcle du supermarché lui avait apporté une publicité positive.

Marco Bertolini‘s insight:

Des exemples qui montrent que le maniement des médias sociaux par les marques n’est pas si évident…

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Des jeux pour réviser le français

La période des examens approche dangereusement.  Il est plus que temps de réviser.  Je passerai donc en revue dans les prochaines semaines des sites, des méthodes, des livres ou des outils pour vous aider à réussir vos examens.  Je commence par une initiative qui nous vient du Québec.

Le CCDMD propose un site d’exercices du français, parmi lesquels, des « jeux sérieux » ou encore « serious games » qui permettent de réviser tout en s’amusant.

Le CCDMD  (Centre collégial de développement de matériel didactique), organisme québecquois de production de matériel didactique propose un site internet – Amélioration du français – où vous trouverez de nombreuses ressources.

Celles-ci sont destinées aux étudiants du secondaire et leur proposent des exercices de français mais aussi des outils pour mieux étudier.

Parmi ceux-ci, des jeux sérieux (serious games) : des jeux éducatifs qui constituent de véritables supports d’apprentissage.

Atelier Apprendre A Apprendre : carte heuristique ou mindmap.

Dans les ateliers Apprendre à Apprendre  que j’anime, j’insiste souvent sur la nécessité de varier les modes d’apprentissage.  D’utiliser non seulement la lecture, mais aussi la prise de note sous forme de carte heuristique (mindmap), les jeux-cadres, les flash-cards, les cartes conceptuelles, les questionnaires, etc.

Des outils variés d’apprentissages qui renforcent la mémorisation

Pourquoi ? Parce que ces modes d’apprentissage différents constituent autant de portes d’entrée dans la matière qu’il faut comprendre et mémoriser.  Parce que ces outils variés sollicitent des groupes de neurones différents.  Et ceux-ci seront autant d’alliés qui nous permettront de retrouver plus facilement l’information exacte au moment voulu.  Et donc, lors des examens…

Les « jeux sérieux » constituent un outil très efficace dans la panoplie disponible aujourd’hui.  Ils présentent un mode dynamique dans lequel l’adolescent s’immerge totalement.  Il permet un haut degré de concentration pendant un temps qui peut être très long.  Les actions-réactions exigées par le jeu constituent un mode d’apprentissage très proche de l’apprentissage naturel des enfants.  Et le côté ludique assure que les ados ne se lasseront pas de sitôt !  Le site Serious Games de mon amie Yasmine Kasbi, experte francophone reconnue au niveau international, présente une infinité de ces jeux dans les domaines les plus variés, avec des niveaux qui s’échelonne de la maternelle au post-universitaire…

Le Visuel des Mots

Un de ces jeux proposés par le CCDMD est le « Visuel des Mots« .  Il propose des images assorties de lettres dans le désordre qu’il faut replacer pour recréer le mot représenté.  Destiné aux adolescents du secondaire, il se constitue de 5 modules de difficulté croissante.

L’entrée du module 1

Cela paraît simple ?  Pas du tout !  En réalité, le joueur dispose de 20 à 30 secondes selon le niveau de difficulté du module.  Chaque erreur entraîne la perte de 5 secondes de jeu.  Ce qui signifie que le temps peut se réduire très vite en cas d’erreurs répétées…

La seule restriction que je vois à ce jeu est qu’il a été conçu par des Québecquois pour des Québecquois et que donc certains termes paraîtront obscurs ou certains conseils inutiles pour des joueurs français, belges ou suisses.  Comme lorsqu’on recommande aux étudiants d’utiliser le terme « avocat » et non « avocado » pour désigner le fruit.

Pour le reste, le Visuel des Mots constitue un bel exemple d’outil facile, gratuit et très efficace pour maîtriser un vocabulaire de difficulté croissante.

Un très bon moyen de  compléter les ateliers Apprendre A Apprendre ou lors de coaching scolaire.  Et une aide de plus dans  votre panoplie pour affronter les examens.

Bon travail et bonne chance 😉

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