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Palais de mémoire : comment l’utiliser ?

Qu’est-ce que le « palais de mémoire » ?  D’où vient-il ?  Et comment fonctionne-t-il ? Comment l’intégrer dans une stratégie d’apprentissage ? Je vous donne ici le fruit de mes lectures et de mes expériences personnelles avec cette méthode âgée de plus de 2800 ans…

Article mis à jour le 15 mai 2021.

Je lis parfois sur Internet des articles sur le « palais de mémoire » ou j’entends des personnes en parler.  Et je suis souvent choqué par le caractère incomplet, incompris, voire carrément erroné des informations que je découvre.

Il existe pourtant une vaste littérature sur le sujet.  Et dont les auteurs ne sont pas des moindres puisque le premier d’entre eux n’est autre que Cicéron.  Un des auteurs qui ont le plus influencé la totalité de la culture occidentale depuis 2.000 ans…

Une légende vivante : Simonide de Céos

Cicéron, dans son ouvrage « De l’Orateur« ,  nous rapporte que l’inventeur de cette méthode est le poète lyrique Simonide de Céos, une des nombreuses îles grecques.  Nous n’avons aucun portrait de cet homme qui fut une véritable star à son époque : il a remporté des prix face au tragédien Eurypide ou  encore contre Pindare, son principal rival.  Mais, comme à toutes les stars, on lui a attribué bon nombre de légendes.  Il aurait été l’inventeur, entre autres, de 4 lettres du nouvel alphabet grec (voir l’illustration sur le vase ci-dessous).

Vase grec représentant Persée et Andromède

Mais surtout, selon Cicéron, il serait l’inventeur de la méthode des « loci » – lieux, en latin – encore appelée « mémoire locale« .

Simonide de Céos aurait été le premier poète rémunéré.  Il écrivait des poèmes pour les dirigeants de son temps.  Un jour, il en écrit un pour le tyran Scopas.  Mais, celui-ci est aussi avare que vaniteux.  Il reproche à Simonide d’avoir loué autant les jumeaux Castor et Pollux que lui dans son ode.  Et donc, il ne paiera que la moitié de la somme prévue.  Simonide n’a qu’a demander l’autre moitié aux demi-dieux…

Simonide n’a d’autre choix que de s’incliner.  Il participe au banquet donné par son maître et au cours duquel il devra sans doute réciter son poème.  Un serviteur vient le prévenir que deux jeunes hommes l’attendent à la porte du palais et le réclament avec insistance.  Intrigué, Simonide va à la rencontre des deux étrangers.  Au moment où il sort du palais, celui-ci s’effondre, écrasant tous les convives.  Les deux visiteurs, qui ne sont autres que Castor et Pollux, ont donc sauvé la vie de celui qui leur a dédié la moitié d’un poème.

Le Palais de mémoire : une des méthodes de mémorisation les plus anciennes

Mais les familles des victimes sont en détresse : elles ne reconnaissent pas leurs proches, défigurés sous les débris.  Simonide déclare alors qu’il est capable de dire qui est qui : il était assis avec eux.  Et peut donc localiser chacun des corps et lui rendre son identité.  Cette circonstance lui aurait donné l’idée du « palais de mémoire« .  Un des procédés les plus anciens et les plus efficaces pour mémoriser de longues séquences.

L’historienne Frances Yates a remis à l’honneur les études sur les arts de la mémoire, notamment dans son livre The Art of Memory, dont il existe une traduction française.  Elle voit dans cette légende l’illustration d’une période de transition.  Car, pendant des siècles, les poètes ont récité leurs oeuvres sans les écrire.  Or, au moment où naît cette légende, l’écrit prend le pas sur la tradition orale.  Socrate méprisera l’écrit toute sa vie.  Platon, dans Phèdre, fait dire à  l’un de ses personnages que l’invention de l’écriture rendra les hommes bêtes, paresseux, qu’ils n’utiliseront plus leur mémoire et qu’ils oublieront qui ils sont…   Des arguments qui ressemblent étrangement à ceux qui accusent Internet et les livres numériques de tous les maux.   Mais ne sommes-nous pas, nous aussi, dans une période de transition similaire ?

Comment utiliser efficacement le Palais de Mémoire ?

Associez des lieux et des images

La méthode qu’aurait inventée Simonide de Céos – et qui existait sans doute depuis des siècles à son époque – consiste à associer lieux et images.  Dans mon article sur les principes de la mémorisation, je rappelais que ceux-ci sont au nombre de trois :

  1. L’ordre
  2. L’association
  3. La répétition

Le « palais de mémoire » ne fait pas exception à la règle.  Ici, l’ordre est donné par le trajet et les emplacements dans un bâtiment. ou dans une partie de ville : un quartier, une place, etc.

Lors de mes formations sur la mémoire, je demande aux participants d’utiliser le lieu qu’ils connaissent le mieux : leur propre maison.

Maison – rez-de-chaussée

Utilisez un lieu connu pour mémoriser rapidement et à long terme

Le principe de la « mémoire locale » ou « palais de mémoire » est de placer une image qui représente la chose ou le mot dont on doit se souvenir dans une partie de l’immeuble, ici, le rez-de-chaussée de la maison.  Plus l’image est éloignée de la routine, mieux elle fonctionne : donc, on utilise :

  • le grotesque
  • le monstrueux
  • l’humour
  • les allusions sexuelles (qui sont sans doute un des facteurs d’exclusion du palais de mémoire de l’école)
  • les sentiments à l’égard d’une personne : amour ou haine
  • etc.

Toute image mentale qui déclenche une émotion – votre petit ami, votre vedette de cinéma préférée, l’animal qui vous dégoûte le plus (une araignée, un rat, etc.)…

Quand je pratique cette méthode pour la première fois avec des participants de mes ateliers, je leur demande de dresser une liste de 20 mots : vingt choses dont ils auront besoin pour organiser la fête de leur anniversaire.  Selon la littérature scientifique, la mémoire de travail moyenne permet de retenir 7 mots, avec un écart-type de 2, soit de 5 à 9 mots.   Mais je rencontre de nombreux jeunes qui présentent une rétention de 11 ou 12 mots…

Mais (pratiquement) personne n’est capable de retenir 20 mots sans erreurs ni de les répéter dans un sens ou dans l’autre, depuis le premier vers le dernier ou vice-versa.

Associez image, sensations et localisation

Premier ingrédient pour notre fête : un saumon.  Nous allons le placer dans la boîte aux lettres, juste à côté de la porte.  Un beau saumon vivant, qui sent fort la marée et qui s’agite dans tous les sens.  Il mouille tout le contenu de sa boîte aux lettres et sa queue rose frappe la porte en cadence : boum ! boum ! boum !

Vous aurez compris à la lecture de ce premier item le fonctionnement de l’association :

  1. on place le saumon dans un endroit inattendu – on sort de la routine
  2. on associe un maximum de représentations sensorielles à chaque image : l’odeur de la marée, le mouvement de la queue, le boum-boum de celle-ci contre la porte, la sensation tactile du poisson mouillé… 

Tous ces éléments servent à renforcer la mémorisation.

Deuxième item : deux bouteilles de vin.   Celles-ci sont en réalité deux personnages à taille humaine, dont la silhouette est en forme de bouteilles, qui sont complètements saoules et qui titubent sur les marches du perron.  Elles rotent et chantent des chansons à boire.

Le troisième item : des couverts en plastique.  L’acteur préféré de notre participant est Johnny Depp.  Nous le déguisons en Chapelier fou, son rôle dans le film Alice de Tim Burton.  Johnny Depp est debout sur la table basse du salon, entre le sofa et les fauteuils.  Il jongle avec les couverts et danse une sorte de gigue tout en proférant des sons incongrus et en grimaçant comme dans le film.

Le quatrième item : de la musique.  Où allons-nous la placer ?  Dans l’installation hi-fi au salon ?  Certainement pas !  Nous allons louer les services d’un orchestre de Schtroumpfs que nous allons placer dans le four, à la cuisine.  A la moindre fausse note, on allume le four !

L’émotion favorise la rétention à long terme

Etc, etc. jusqu’à vingt mots, vingt images grotesques, monstrueuses, sexy ou amusantes, associées à vingt emplacement de l’endroit que nous connaissons le mieux au monde.

Les plus sophistiqués ajouteront un scénario à leur trajet.

Vous aurez compris le principe : nous nous souvenons mieux de ce qui sort de l’ordinaire.   De ce qui tranche avec la vie de tous les jours.  De ce qui nous touche.   Car la mémoire est très fortement liée à l’émotion.

J’ai effectué une recherche sur l’Elfstedentocht : cette course en patins à glace qui traverse 11 villes de Frise, dans le nord-ouest des Pays-Bas.   Tous les habitants me disent que les hivers là-bas sont extrêmement rigoureux, qu’il neige et qu’il gèle à pierre fendre chaque année.

Pourtant, ma recherche personnelle montre que la course a eu lieu 15 fois en 112 ans.  Les autres années, il ne gelait pas suffisamment pour organiser la course sur les cours d’eau de Frise…   Il a donc gelé dur 15 fois en plus d’un siècle, malgré ce que les habitants m’affirmaient.  Ils étaient pourtant sincères : mais leur mémoire n’avait gardé le souvenir que des hivers exceptionnels.  Ceux où ils s’étaient calfeutrés chez eux en attendant le jour de la course, où ils avaient traversé péniblement les champs couverts de neige.  Quinze hivers sur 112 !

C’est sur cette confrontation avec l’ordinaire que jouent les techniques d’association dans les arts de la mémoire.   La publicité aussi le sait bien : elle nous présente des endroits paradisiaques où la plupart d’entre nous n’iront jamais, des modèles dont la beauté surhumaine doit plus à Photoshop qu’à la sélection génétique, des produits fabuleux qui ne fonctionnent miraculeusement que sur le petit écran.   Nous le savons, dans le fond.   Mais nous achetons.   Parce que ces images surnaturelles ont trouvé leur chemin dans nos mémoires et nos émotions.  Et que nous ne demandons qu’à les revivre dans le réel.

Troisième principe : les répétitions

Cette méthode, très efficace, ne fonctionne que si on respecte le troisième principe : la répétition.  Il faut visiter et revisiter mentalement la maison et revoir régulièrement chacune des images dans son emplacement.  Parcourez le trajet dans un sens puis dans l’autre.  Ou depuis le milieu.

Les répétitions espacées sont aussi le principe de base des applications de flashcards, telles Anki ou Cerego. C’est aussi le principe utilisé pour la conception de parcours d’apprentissage sous forme de microlearning. C’est également le principe mis en œuvre par Wooflash, une application qui permet aux apprenants de s’exercer et de mesurer leur taux d’ancrage mémoriel.

Le « palais de mémoire » est utile pour retenir une liste d’objets.  Ou les éléments d’un discours ou d’une conférence.   Les avocats romains, comme Cicéron, étaient célébrés pour tenir des discours de plusieurs heures sans aucune note.   Mais le préalable de toute étude réellement efficace à long terme est la compréhension.  N’étudiez pas quelque chose que vous n’avez pas compris d’abord…

Bon travail et amusez-vous bien 😉

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Mindjet : notre cerveau a besoin d’aide !

La structure de notre cerveau n’a guère changé depuis 150.000 ans.  Par contre, notre environnement nous innonde de données de plus en plus nombreuses et complexes.  Pour la première fois dans l’histoire nos cerveaux seraient dépassés.

Mindjet a commandé à un institut indépendant une étude qui confirme les apports du mindmapping et des outils visuels.  Les réponses confirment de manière scientifique ce que nous savions de manière empirique : les outils visuels aident le cerveau à mieux appréhender la complexité contemporaine !

Mindjet s’est imposé depuis quelques années comme le leader du marché des programmes de mindmapping et d’outils visuels.  Aujourd’hui, la firme a demandé à un institut indépendant d’étudier l’apport des outils visuels à nos cerveaux.  En travail individuel aussi bien qu’en équipe.  Et les résultats sont sans appel : mindmapping et outils visuels augmentent réellement nos performances !  Les travailleurs utilisent 20 % de ressources mentales en moins.  Les individus connaissent une augmentation moyenne de productivité de 17 %.  Les équipes utilisent 10 % de ressources mentales en moins.

Le cerveau noyé dans les données

L’augmentation du nombre de données disponible n’est pas anecdotique : les chercheurs du Global Information Industry Centre parlent de 1,8 zettabytes (10 exposé en 21) produits en 2011, soit de quoi saturer 115 milliards d’iPad de 16GB !

Données qui s’ajoutent au 9,57 zettabytes existant déjà sur les serveurs l’an dernier !  Mais au nombre de bytes, pour avoir une image complète de cette avalanche de données, il faut également ajouter leur complexification.  Le moindre appareil électro-ménager d’aujourd’hui est infiniment plus complexe que l’instrument scientifique du 16e siècle.  Les réseaux sur Internet, les disciplines transversales – comme l’optronique, utilisant à la fois les connaissances de l’optique et de l’électronique – ont  croisé et multiplié les données comme jamais auparavant…

Une connaissance universelle comme celle d’un Léonard de Vinci est tout simplement impossible.  Les sciences et les technologies se subdivisent en spécialités qui ressemblent de plus en plus à des niches de marketing.  Un psychiatre renommé me disait il y a quelques années, qu’il était le spécialiste d’une demi-page du DSM, le manuel de psy américain,  qui en contient 384 dans l’édition française qu’il me montrait…

De plus, les sources d’informations se sont démultipliées : en plus de l’écrit et du téléphone, nous recevons maintenant des fax, des sms, des emails, des infos en provenance des réseaux sociaux, des coups de fil, des visites imprévues dans notre bureau pour nous poser une question ou nous commander une tâche urgente, etc.

L’ennemi : le multitâche !

Alors que notre cerveau fait preuve d’une adaptabilité surprenante, il est très mauvais lorsqu’il s’agit de traiter plusieurs tâches à la fois.  Peut-être les nouvelles générations, habituées à gérer plusieurs situations à la fois sur des jeux vidéo à une vitesse ébouriffante s’en sortiront-elles mieux que nous…

En attendant, nos cerveaux peinent à séparer l’essentiel de l’accessoire, à filtrer l’information pertinente au sein du flot incessant de données brutes.  Cette inadaptation engendre du stress, un surcroît de cortisol, hormone qui ralentit nos neurotransmetteurs.  Et réduit d’autant nos performances intellectuelles…

Les outils de type linéaire et séquentiel sont dépassés.  Ils ne correspondent plus à l’information éclatée, morcelée d’aujourd’hui.  Nous avons besoin d’outils capables de filtre l’information, de la découper en parties gérables, tout en créant entre ces parties des liens qui les réintègrent dans un tout, dans un système d’interactions.

Les outils visuels à la rescousse ?

Ces tâches de filtrage, de séquençage et de liens, les outils visuels sont les mieux à même de les réaliser.  Le mindmapping, les cartes conceptuelles, etc. font nettement mieux que la panoplie classique dans ces domaines.

Mindjet a mené une enquête auprès de 2000 employés du Royaume Uni.  Celle-ci démontre que :

  • en moyenne, chaque jour, un employé participe à au moins une réunion, passe 5 coups de fil ou assiste à autant de conférences téléphoniques, reçoit 36 emails dont un tiers ne sera jamais lu
  • le flux interne de données submerge les employés car ils ne sont pas équipés pour y faire face
  • deux-tiers des emplois sont affectés d’une manière ou d’une autre par la surcharge d’information, ce qui contribue à 14 % de collaborateurs insatisfaits
  • le temps passé à rechercher la bonne info coûte aux entreprises britanniques la bagatelle de 1.248,51 livres par an…

C’est suite à cette enquête que Mindjet a confié une étude à Mindlab International, un laboratoire du Sussex.  Ce dernier a soumis 12 volontaires à des tests lors de tâches accomplies avec des logiciels classiques et des programmes de type visuel.  Le travail reproduisait celui d’une journée ordinaire dans une entreprise classique.

Les volontaires étaient reliés à des équipements de type EEG (électro-encéphalogramme) et EDA (conductibilité de la peau) afin de mesurer leur activité cérébrale et leur niveau de stress.  Les mesures ont été prises aussi bien en travail individuel qu’en travail d’équipe.

Des performances sensiblement meilleures avec les logiciels visuels

Les résultats globaux – tâches individuelles et travail d’équipe – montrent une utilisation moins importante des ressources mentales de 15 %.  Cela signifie que les employés ont dû consacrer moins d’efforts pour comprendre et traiter l’information.

Leurs performances ont été augmentées de 13 % : non seulement ils ont perdu moins de temps pour réaliser ce qui leur était demandé, mais surtout leurs réponses étaient plus pertinentes.

Les participants mémorisaient 5,5 % de l’information en plus en utilisant les outils visuels que les autres méthodes.

Résultats de l’enquête

 Lors des tâches individuelles, l’utilisation de ressources mentales baisse davantage : de 20 %.  Tandis que les performances générales augmentent de 17 % et la mémorisation s’améliore de 4,5 %.

Le travail d’équipe a démontré une diminution de l’utilisation des ressources mentales de 10 %, une augmentation de productivité de 8 % et un gain de mémorisation de 6,5 %.

Ces résultats montrent clairement que l’investissement dans les logiciels de type visuel est rentable.  Encore faut-il que les personnes soient correctement formées à l’utilisation de ces techniques.  Je vois malheureusement trop d’utilisateurs qui emploient ces logiciels de façon basique, quand ce n’est pas carrément erronée : structures peu claires, utilisation massive de texte, absence ou utilisation cahotique des couleurs et des images, liens incohérents, etc.

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Entretien d'embauche Orientation professionnelle Recherche d'emploi Stratégie

Malgré une situation économique difficile le recrutement se poursuit dans le secteur financier

Au premier abord le métier de directeur financier peut sembler peu attractif. Les stéréotypes qui nous viennent tout de suite à l’esprit sont bien sûr : l’expert comptable qui effectue un travail répétitif et ennuyeux. Cela était peut-être le cas auparavant, mais aujourd’hui les choses ont bien changé. Les emplois liés aux chiffres sont plus intéressant du fait du développement du monde financier.

Un directeur administratif et financier est assimilé à un cadre. Il est responsable de son service et a de nombreuses responsabilités : l’optimisation de la gestion financière, l’entretien des relations avec les apporteurs de fonds et les investisseurs. Son rôle est également de gérer le budget et de veiller à sa bonne répartition. Un directeur administratif doit disposer de certaines aptitudes incontournables comme par exemple la rigueur, en effet, une erreur de virgule peut avoir de grave conséquence sue la vie de la société. C’est une personne en qui le chef d’entreprise doit avoir toute confiance. C’est lui qui met en œuvre la politique financière de l’entreprise.

Les directeurs financiers sont généralement issus d’école de commerce, ils doivent donc suivre un cursus scolaire de plusieurs années. Ils sont très recherchés par les entreprises car ils valident les décisions financières par rapport au budget annuel. C’est l’un des éléments déterminant dans le choix ou non de démarrer un nouveau projet ou de lancer un nouveau produit, car il veille sur les fonds de l’entreprise et est capable de dire s’il y a un budget suffisant pour ces projets. C’est également lui, ainsi que le chef d’entreprise qui sera en contact avec la banque pour une éventuelle demande de prêt.

Des sites de recrutements en ligne proposent aux entreprises différents profils de directeur financier. L’analyse de l’expérience, du parcours scolaire ainsi que des autres critères est beaucoup plus avancée que sur un curriculum vitae classique, ce qui permet aux sociétés de mieux appréhender les capacités et les aptitudes des personnes et donc de ne pas perdre de temps avec de nombreux entretiens d’embauche aléatoires.

Il est important de bannir les idées reçues que nous avons sur les directeurs financiers. C’est un métier qui ne connait pas la crise car toute société à un rapport direct avec l’argent, il y aura donc toujours besoin de professionnels dans le monde financier.

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Le pluriel des substantifs en néerlandais : une mindmap gratuite

Comment former le pluriel des substantifs en néerlandais ?

Voici une mindmap qui récapitule les règles de formation du pluriel des substantifs en néerlandais.

C’est un modèle gratuit, sous format PDF, que vous pouvez consulter en ligne, télécharger et imprimer autant de fois que vous voulez.

Cliquez simplement sur cette image pour accéder au document PDF sur http://www.issuu.com.

Cette carte heuristique a été réalisée avec XMind PRO 3.2.1 en français.

Vous pouvez télécharger le logiciel gratuit, en français en cliquant  ici.


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Modèle gratuit néerlandais : l’accord des adjectifs

Comment expliquer simplement, de manière visuelle l’accord des adjectifs en néerlandais ?

J’ai utilisé XMind – tiens, comme c’est étrange ! – pour réaliser cette map.  La structure est un arbre logique droit.

C’est un modèle gratuit.  En cliquant sur l’image ci-dessous vous accédez à un fichier PDF téléchargeable et imprimable.

La carte explique l’accord des adjectifs

1. L’épithète

Au singulier :

– L’adjectif prend la terminaison « e » si le mot auquel il se rapporte est  féminin et au masculin.

– Il prend la terminaison « e » si le mot auquel il se rapporte est neutre sauf s’il est précédé de een, geen, d’aucun mot (rien), de weinig ou de veel.

Au pluriel :

– Il prend toujours la terminaison « e« .

2. L’attribut :

– Il est toujours invariable.

Bon travail !

Si vous aussi vous voulez travailler avec XMind, téléchargez  gratuitement la version française ici.

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12 bonnes raisons d’utiliser XMind en formation

Vous êtes formateur ?  Enseignant ?  Vous avez une charge de cours ?  Vous êtes responsable de formation au sein de votre entreprise ?

Et vous êtes à la recherche d’outils performants pour gagner du temps, être plus efficace, mieux communiquer…

Nous en sommes tous là !

XMind pour vous faciliter la vie !

Sauf que…  J’utilise XMind pour me faciliter la vie ! Et depuis :

  • je gagne du temps
  • je suis plus créatif
  • je suis plus organisé
  • j’ai des outils de communication, interpersonnelle ou pour m’adresser à un groupe
  • je conçois des formations plus adaptées à mes différents publics
  • je partage mes outils en ligne
  • j’évalue plus facilement les résultats de mes actions
  • Etc.

Une présentation Slideshare pour vous convaincre

Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps : jetez un coup d’oeil sur cette présentation et vous aussi vous serez convaincu !

Voici 12 bonnes raisons d’utiliser cet outil fabuleux qu’est XMind en formation :

(pour voir la présentation en grand format, cliquez sur Menu dansle coin inférieur gauche et ensuite sur View Fullscreen).

Convaincu ?  Téléchargez le logiciel gratuitement en cliquant ici !

Envie de modèles gratuits pour l’enseignement des langues : cliquez ici pour des mindmaps et concept maps sur l’apprentissage des langues : français, italien, anglais et néerlandais.

Cliquez ici pour d’autres modèles gratuits sur le vocabulaire néerlandais.

Bonne découverte ! 😉

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Langues : modèles gratuits de mindmaps et concept maps

Quels outils utiliser pour illustrer une règle de grammaire ?  Ou pour expliquer les relations entre différents éléments d’un même ensemble ?

Mindmaps (cartes heuristiques) et concepts maps peuvent vous y aider.  Dans un article précédent, je vous expliquais la différence entre ces deux outils et dans quel contexte les utiliser.  Aujourd’hui, je vous apporte quelques modèles que vous pourrez utiliser à votre tour.

Je vous donne ici une mindmap sur les règles de genre qui régissent les substantifs en néerlandais. (Cliquez sur la carte, pour accéder au fichier PDF sur issu.com).

Voici une concept map illustrant les relations entre les différents membres d’une famille.  C’est la même carte en français, néerlandais, anglais et italien.

Utilisez-les pour illustrer le vocabulaire relatif à la famille dans ces différentes langues.

Ce sont des modèles gratuits au format PDF.  Vous pouvez les télécharger sans frais : cliquez sur l’image et vous accédez au fichier PDF sur issu.com.

Ma famille, en français.

Mijn familie, en néerlandais.

My family, en anglais.

La mia famiglia, en italien.

Bon travail 😉

Envie d’autres modèles en néerlandais ?  Cliquez ici pour des mindmaps sur les repas aux Pays-Bas !

Toutes ces cartes ont été réalisées avec le logiciel de mindmapping XMind 3.2.1.

Vous pouvez télécharger gratuitement la dernière version de ce logiciel, en français, en cliquant ici.  Vous pouvez également acheter la version professionnelle, avec ses fonctionnalités étendues, en cliquant ici.

Et vous aussi, vous pourrez réaliser ces cartes – mindmaps et concept maps – pour illustrer vos cours, formations, manuels, etc.

Dans de futurs articles, je vous donnerai plus d’illustrations sur l’utilisation de ces cartes en formation, en entreprise, etc.

A bientôt.

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Langues : le gène manquant des Francophones

Jeudi dernier – 17 février 2011 – je roulais vers le lieu de la formation que j’animais.  Dans la voiture, j’écoutais Classic 21, comme souvent lorsque je travaille en Belgique.

J’ai entendu une interview du colonel Luc Gennart, ancien patron de la base aérienne de Florennes, qui tonnait contre la flamandisation de l’armée.

Malgré toute l’admiration et la sympathie – réelles –  que j’éprouve pour cet officier loyal et honnête, j’ai bondi sur mon siège à l’écoute de l’un de ses arguments et je suis toujours en colère au moment où j’écris ce billet.

Le colonel expliquait que l’armée belge connaissait une « flamandisation » croissante des officiers supérieurs au point qu’à présent on compte parmi les généraux pas moins de 71 % de Néerlandophones pour 29 % de Francophones.  Je suis aussi révolté que lui par cet état de fait qui démontre une fois de plus, s’il en était besoin, à quel point les rouages institutionnels de ce pays ont été conquis et verrouillés par les Flamands.

Mais, il explique cette situation – entre autres choses, heureusement – par le fait que « pour nous les Francophones, apprendre une autre langue est plus difficile. »

Je ne m’explique pas comment ma voiture n’a pas quitté la route quand j’ai bondi derrière mon volant en entendant cette ineptie !

Quel est donc ce gène linguistique dont seraient dotés les Flamands – et les Hollandais – qui apprennent apparemment le français zonder moeite et l’anglais without effort ? (Pour reprendre le slogan d’une célèbre méthode de langue).

 

Trouvez le gène des langues et gagnez un séjour linguistique en Laponie !

Quelle est donc cette mystérieuse prédisposition qui favorise l’apprentissage des langues chez nos voisins naturellement polyglottes alors que le pauvre Francophone, lui, se retrouve prisonnier du carcan unilingue par on ne sait quel atavisme suspect ?

Peut-être faut-il donner raison à Yves Leterme qui s’était mis la moitié du pays à dos en déclarant, lors d’une interview au journal français Libération, que « les francophones ne sont pas en état intellectuel d’apprendre le néerlandais » ?

Pour ma part, je me refuse à croire à un tel darwinisme linguistique et mon expérience de formateur me suggère d’autres sources à cette différence dans les niveaux d’apprentissage.

Une différence de maîtrise

Car il y a une différence, c’est clair : alors que beaucoup de jeunes Francophones ânonnent péniblement leurs phrases stéréotypées en néerlandais ou en anglais, les jeunes Flamands et Hollandais maîtrisent souvent ou l’anglais ou le français, voire les deux dès le milieu des études secondaires.

Mais est-ce vraiment lié à une caractéristique ethnique ou génétique ?

Je n’y crois pas une seconde !

J’ai formé au cours des dernières années suffisamment de jeunes – et moins jeunes – Francophones aux langues pour savoir qu’ils sont à même d’apprendre n’importe quelle langue, de la maîtriser et d’en tirer un plaisir croissant…

Les conditions du succès

Pourquoi les jeunes Flamands et Hollandais réussissent-ils là où les jeunes Francophones échouent ?

Parce qu’ils ne sont pas placés dans les mêmes conditions d’apprentissage… Tout simplement !

Pour moi, il y a deux grandes différences objectives et une subjective qui expliquent ce fossé linguistique entre Francophones et Néerlandophones.

La différence subjective

Les Néerlandophones ont conscience d’appartenir à un groupe linguistique peu nombreux.  Si on ajoute les Flamands aux Hollandais, on arrive grosso modo à 22 millions de locuteurs (natives) et près de 30 millions si l’on y ajoute les personnes pour qui le néerlandais constitue une deuxième langue.  C’est très peu.

De plus, le néerlandais, en Belgique n’a obtenu une reconnaissance officielle tardive.

Ils savent donc qu’ils doivent parler d’autres langues s’ils veulent trouver un emploi dans un marché tourné essentiellement vers l’exportation – c’est valable aussi bien pour la Hollande que pour la Flandre.

Les Francophones, par contre, ont conscience d’appartenir à un groupe linguistique beaucoup plus large : environ 136 millions de locuteurs (natives), et jusqu’à près de 200 millions si on y ajoute les personnes pour qui le français constitue une seconde ou une troisième langue.

Le français a été la langue de la diplomatie internationale et des cours princières pendant des siècles et le parler confère un certain prestige à son locuteur comme en témoignent les nombreuses citations françaises (parfois très approximatives, d’ailleurs) dans les journaux, magazines et livres anglais, américains ou hollandais… (Ouvrez un numéro du Guardian, du New Yorker ou de Vrij Nederland, et vous serez édifié…).

Mais, ce prestige cède la place à l’anglais dès qu’il s’agit du monde économique ou scientifique.  Et les Francophones n’ont pas encore conscience – ou pas suffisamment – de cet état de fait…

Les différences objectives

  • Une plus grande exposition aux autres langues dans l’espace culturel néerlandophone
  • Des méthodes d’apprentissage des  langues plus dynamiques et plus en prise avec le monde d’aujourd’hui dans le même espace

L‘exposition à d’autres langues

Je n’ai jamais compris pourquoi, dans l’espace culturel francophone européen, les films sont systématiquement doublés.  Sauf quelques films d’auteurs, peu accessibles au plus grand nombre, dans des ciné-clubs programmés généralement à une heure où les gens qui travaillent le lendemain  dorment depuis belle lurette…

Les séries américaines sont également doublées systématiquement.  Et donc, dans nos versions aseptisées, Tom Hanks parle avec cette affreuse voix de canard si différente de l’originale, un peu rapeuse et toute en tonalités mâles… Tant mieux pour les acteurs, qui trouvent un complément de revenus, mais tant pis pour nos jeunes !

Car, tant en Flandre qu’aux Pays-Bas, les films et les séries anglo-saxons sont systématiquement sous-titrés, ce qui change tout : les jeunes sont exposés à l’anglais, à son vocabulaire, à ses structures, à la musique de la langue… dès le plus jeune âge.   Ce qui fait que, lorsqu’ils arrivent à l’école, ils n’ont pas l’impression de s’adresser à un ambassadeur Klingon, mais bien à un professeur terrien qui les accueille dans un idiome familier.  Cela fait toute la différence.

 

Des méthodes d’apprentissage adaptées

En tant que formateur officiant dans des écoles privées – dont la nôtre, la Lingua Franca Academy – je suis confronté à des demandes de jeunes Francophones qui échouent aux examens et me demandent de les aider à préparer les sessions de rattrapage.  Des étudiants qui désirent étudier à l’étranger – Angleterre, États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande, Asie, etc. – me demandent aussi de les préparer à leur nouvel environnement…  Je coache aussi des personnes qui souhaitent travailler dans un pays ou une entreprise anglophone – ou multilingue, commes les institutions européennes…

De la parole avant toute chose

Cette adorable jeune fille brune – appelons la Sandrine –  balbutie quelques mots, bégaie, hésite, se tait, reprend péniblement… et abandonne finalement dans un hoquet qui ressemble à un sanglot.

C’est la deuxième fois que je la vois et je suis perplexe : cette adolescente intelligente de 17 ans est capable de lire, en ne perdant pas une syllabe, la version anglaise de La Mouche, la nouvelle de science-fiction de George Langelaan qui a donné son nom au film avec Jeff Goldblum.

Là, je viens de lui demander de me raconter ce qu’elle a compris d’un texte de deux pages que je lui ai donné à lire la semaine précédente et, au bout de deux minutes aussi pénibles qu’une séance chez l’inquisiteur, elle est au bord des larmes.

Je ne comprends pas bien.  Je lui demande : – « Vous faites bien de l’expression orale, au cours ?  Vous parlez anglais, de temps en temps ? »

Et elle me répond cette chose incroyable : « – Oui, d’avril à juin.  Le reste de l’année, on fait de la lecture, de la grammaire, de la traduction… »

Souvenez-vous : vous étiez enfant et votre maman vous sussurait à l’oreille des choses gentilles, de ces paroles suaves comme seules les mères savent en inventer pour leur bébé…

Maintenant, imaginez : votre maman vous parle d’avril à juin.  Le reste de l’année, elle vous remet des livres de grammaire ou de très mauvaises photocopies, comme j’en vois trop souvent dans les classeurs de mes étudiants…  Il y a gros à parier qu’à 45 ans, vous en êtes encore à balbutier votre langue maternelle et à vous mettre dans des états nerveux proches de celui de Sandrine…

Une langue, ça se parle d’abord.  C’est à ça que ça sert : exprimer, avec des mots PARLÉS, ses besoins, ses envies, ses émotions, ses projets, etc.

L’écriture et la grammaire viennent plus tard consolider les acquis du langage

Nos enfants apprennent encore les langues vivantes comme nous apprenions le latin il y a 50 ans !

Mais l’anglais et le néerlandais ne doivent pas leur servir à traduire Shakespeare ou Multatuli comme nous traduisions Ciceron : ils doivent pouvoir demander à l’aéroport où se trouvent leurs bagages, au restaurant pourquoi leur pizza n’arrive pas, au chauffeur de bus si l’arrêt de Piccadilly est encore loin…   Et non pas déchiffrer à l’aide d’un dictionnaire fatigué les monologues déprimants d’un prince danois mort il y a 1000 ans… (Et c’est un passionné, collectionneur de tout ce qui se rapporte au théâtre élisabéthain et jacobéen qui vous parle…).

Des sources en prise avec l’univers des jeunes

Louise – un autre pseudo – a 16 ans.  Elle est passionnée par l’univers de Twilight, cette saga de vampires écrite par Stephenie Meyer et dont le succès auprès des jeunes constitue un véritable phénomène de société.  Xavier a 19 ans.  C’est un vrai geek : fou de jeux vidéo, il se destine à la programmation informatique.

Louise vient me voir car elle est en échec scolaire.  Xavier se rend aux États-Unis dans deux mois et veut parler les rudiments de la langue avant de partir… Après six ans d’anglais en secondaire, il est incapable de commander un sandwich dans un snack de Camden ou de New York !

Par un hasard qui fait qu’ils se croisent dans les couloirs de l’école lors de la première séance, je découvre que non seulement ils se connaissent, mais qu’ils ont eu le même professeur d’anglais.

Qui leur a procuré un medium moderne et attractif pour leur apprendre la langue de Dickens et Stevenson : Tintin et l’île noire, en traduction anglaise.

J’adore Hergé, je le tiens pour un des génies de la bande dessinée mondiale.  Mais Tintin et l’île noire a été édité en français en 1938, soit l’année de  naissance de mon père !

Et j’apprends par la même occasion que cet album sert depuis pas mal d’années pour régurgiter le même programme…

Il faut arrêter de prendre nos jeunes pour des crétins !

J’ai donné à lire à Louise des extraits de Twilight, une interview d’une des actrices principales, nous en avons discuté tous les deux.  Nous avons travaillé sur la chanson The Fear de Lilly Allen.  Nous avons visionné des extraits de films sortis dans l’année, dont Slumdog Millionaire,  dont elle a lu des extraits du livre en anglais…

Avec Xavier, nous avons travaillé sur une interview de concepteur de jeux vidéo, nous avons tenté de comprendre des extraits de The Green Hornet – la série, le film n’était pas encore sorti – et nous avons lu des passages d’Angel and Demons.  Nous avons décortiqués des extraits du New York Times et avons parlé de la chanson The Scientist de ColdPlay.

Nous avons fait aussi de la grammaire : conjugaison, accords, etc.  Nous avons simulé des entretiens au restaurant, au cinéma, dans un hôtel, dans un taxi, etc.

Louise a réussi ses examens et Xavier est en Californie.

Se donner le droit de se tromper

Amélie est aussi une jolie brune de 17 ans.  Elle parle un anglais parfait, quasi-oxfordien alors qu’elle n’a jamais mis les pieds en Angleterre.

Elle participe pour la première fois à un atelier d’anglais avec un groupe de jeunes de son âge.

Je ne comprends pas pourquoi elle est là.  Elle pourrait me remplacer demain au pied levé.  Je la soupçonne même d’être meilleure que moi en grammaire car lorsque je l’interroge sur cette matière, ses réponses fusent comme des feux d’artifice et jamais, jamais une erreur !

Je lui demande quels sont ses objectifs en venant ici.  Elle m’explique que ses parents l’emmèneront en Angleterre dans quelques mois pour un séjour d’une semaine ou deux et qu’elle veut « parler parfaitement avant d’aller là-bas« .

Car Amélie a une phobie : elle a une peur maladive de se tromper !

Imaginez un peu, si elle allait dire « I wish you was here » au lieu de « I wish you were here » !

Quel drame !  Quel déséquilibre monstrueux dans l’écosystème linguistique mondial !!!

Amélie abandonnera l’atelier après une seule séance.  Elle ne peut tout simplement pas parler devant les autres.  Par peur.  Peur que des adolescents de son âge se moquent d’elles et la montrent du doigt.  J’ai appris depuis qu’elle avait renoncé à son séjour en Angleterre…

Moi qui fréquente des Anglais, des Néo-Zélandais, des Africains, des Italiens, des Saoudiens et des Asiatiques tout au long de l’année – en plus des Hollandais et des Flamands ! – je peux vous dire une chose :

– ils se trompent tous !  Et moi aussi !

Tout le monde s’en fout !

C’est normal de se tromper !  Même dans une langue étrangère.  Même dans notre propre langue !

C’est comme ça qu’on apprend : par essai et erreur !

Il faut que les professeurs de langue cessent de traumatiser les étudiants en leur faisant viser une perfection qui n’existe pas dans le monde réel ! Et qu’en-dehors de l’école, personne n’exigera d’eux !

On ne devrait même pas donner de cotes aux cours de langue.  C’est contre-productif !

Corrigez gentiment ! Faites prendre conscience de l’erreur – pas de la faute, pour l’amour des langues !  Et amenez la personne à se corriger d’elle-même.  Et apprenez-lui à rire de ses approximations

Vous lui rendrez un meilleur service qu’en la transformant en une de ces névrosées des langues qui n’osent pas aller à Londres ou à Amsterdam parce qu’elle parle mal ou « pas trop bien »…

Hommage aux professeurs qui…

J’ai bien conscience en écrivant ce billet que je n’ai mis l’accent que sur ce qui ne marche pas.   Parce qu’en tant que formateur dans une école privée, je répare souvent les dégâts – quand c’est encore possible – commis par une éducation aux langues déficiente…

Je voudrais quand même terminer en disant que tout n’est pas négatif.  Des écoles organisent des cours en immersion.  Des professeurs prennent des initiatives qui vont dans le bon sens.

Mais ce sont encore trop souvent des initiatives isolées au sein de programmes généraux mal adaptés aux réalités d’aujourd’hui.  On apprend encore trop souvent les langues vivantes en traduisant des textes comme s’ils avaient été écrits il y a deux mille ans.

Les classes sont surchargées.  Comment faire parler tout le monde quand le cours dure 50 minutes – la fameuse « période » – alors qu’il y a près de 30 étudiants dans la classe ?

Parents, vous avez aussi une responsabilité dans tout ça : exigez des cours de langue de qualité pour vos enfants ! Etre unilingue dans le monde d’aujourd’hui, c’est un handicap plus lourd qu’être analphabète il y a 50 ans…

Aujourd’hui, comme le dit Thomas Friedman, the world is flat

 

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Etudes et professions : les salons du Siep vous informent et vous orientent

Votre fils de 18 ans ne sait toujours pas ce qu’il veut « faire plus tard » ?  Votre fille cadette ne veut plus entendre parler d’études ?  Vous avez envie de changer de métier, mais vous ne savez pas vers quoi vous orienter ?

Les salons Etudes et Professions du Siep sont peut-être l’opportunité de trouver non pas « chaussure à votre pied », mais « avenir sur mesure »…

Il redémarrent à partir d’aujourd’hui dans 6 villes de la Communauté française :

  • Namur : les 11 et 12 février à Namur Expo
  • Tournai : les 18 et 19 février à Tournai expo
  • La Louvière : les 25 et 26 février au Hall Omnisports Bouvy
  • Liège : du 17 au 19 mars à la Halle des Foires
  • Charleroi : les 18 et 19 novembre à Charleroi Expo
  • Bruxelles : les 25 et 26 novembre

Qu’est-ce que je peux y trouver ?

Le Siep, c’est le Service d’Information sur les Études et les Professions.  Un organisme sans but lucratif qui, depuis des décennies, informe sur les métiers, les filières d’études, etc.  Ils organisent aussi depuis 17 ans maintenant divers salons à travers toute la Communauté française.

Chaque salon présente  « un panel représentatif du monde de l’Enseignement, de la Formation et de l’Emploi mais aussi de la Jeunesse et de l’International« .

Des professionnels de l’information et de la formation sont également présents et peuvent répondre à vos questions en matière d’orientation professionnelle et/ou scolaire.  Des animations et des démonstrations vous feront découvrir des métiers parfois peu connus ou mal perçus.

Chaque salon se compose de 5 espaces : Information-Orientation, Etudes, Emploi-Formation, International et Jeunesse.

Pour en savoir plus sur le Siep, cliquez ici.

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Formation « Initiation au Mindmapping en ligne »

Vous avez envie de vous former au Mindmapping (carte heuristique) ?

Mais vous disposez de peu de temps ?  Vous ne savez pas où vous adresser ? Il n’y a pas de formation près de chez vous ?  Les horaires ne vous conviennent pas ?

Nous avons LA solution ! Apprenez, de chez vous, à votre propre rythme cet outil fabuleuxle Mindmapping !

A partir du 10 janvier, nous ouvrons un cours d’Initiation au Mindmapping en ligne.  Une formation en 5 modules pour maîtriser les bases du Mindmapping ou carte heuristique (cliquez sur la carte pour l’agrandir) :

5 modules pour maîtriser les bases du Mindmapping !

  • Une brève introduction pour vous accueillir et vous expliquer le fonctionnement du cours

Module 1 : Introduction au Mindmapping : principes de base

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 1 : Introduction
  • Un test pour vérifier votre niveau de compréhension et de mémorisation du manuel
  • La documentation : des cartes heuristiques, une émission de web-télé sur le Mindmapping et bien d’autres choses encore…

Module 2 : Je dessine ma première carte heuristique

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 2 : Ma première carte heuristique
  • Exercice commenté : ma première carte heuristique
  • Galerie de cartes heuristiques : reproductions commentées de cartes manuelles ou avec logiciel
  • Documentation

Module 3 : Applications du Mindmapping sur papier

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 3 : les applications du Mindmapping sur papier
  • Exercice commenté : une application au choix
  • Galerie de cartes appliquées
  • Documentation

Module 4 : Les logiciels de Mindmapping

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 4 : les logiciels de Mindmapping
  • Classement des logiciels de Mindmapping : par site, par prix, par catégorie, collaboratifs O/N, applications smartphones, etc.
  • Comment les entreprises utilisent le Mindmapping
  • Web-télé : le Mindmapping outil mainstream
  • Documentation

Module 5 : Initiation à XMind

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 5 : Initiation à XMind
  • Découverte du tableau de bord
  • Ma première carte heuristique avec XMind
  • Quelques applications du logiciel
  • Exercice commenté : une application au choix avec XMind
  • Galerie commentée de cartes réalisées avec XMind
  • Documentation

Vos avantages :

  • vous apprenez chez vous, à votre bureau ou dans votre fauteuil préféré;
  • vous choisissez vous-même les horaires de votre formation;
  • vous apprenez à votre rythme, selon vos disponibilités;
  • vous consacrez le temps que vous voulez à votre formation;
  • vous maîtrisez les techniques de base du Mindmapping tant sur papier qu’avec XMind;
  • vous ameliorez votre productivité et votre créativité;
  • vous prenez de  meilleures notes;
  • vous concevez et animez de meilleures présentations.

(Cliquez sur la carte pour l’agrandir).

Nous vous offrons :

  • une formation de qualité professionnelle de 5 semaine à 3 mois (selon votre rythme);
  • une plateforme de travail conviviale et personnalisée (Moodle );
  • un cours progressif avec des instruments d’autoévaluation;
  • un e-coaching performant : votre formateur unique vous soutient et vous conseille pendant toute la durée de votre formation;
  • des manuels sous format PDF qui vous appartiennent (consultables en ligne, téléchargeables, imprimables);
  • des modèles gratuits et une documentation  multimédia actualisée (vidéo, audio, écrite, cartes heuristiques, sites web, etc.);
  • des exercices corrigés et commentés par un formateur professionnel;
  • un chat hebdomadaire avec le formateur et les autres participants afin d’échanger, de poser des questions, de proposer vos solutions;
  • un forum où échanger avec le formateur et les autres participants quand vous le désirez;
  • la possibilité d’acquérir la licence PRO d’XMind à prix réduit:
  • un accès gratuit pendant toute votre formation à Mindmapping et pensée visuelle, un espace d’échange avec d’autres personnes intéressées par le mindmapping et la pensée visuelle qui vous fournit d’autres modèles gratuits, des actualités exclusives, etc.
  • un certificat de réussite en fin de formation.

Espace de travail Moodle

En Pratique

Comment cela fonctionne-t-il ?

  1. Vous réglez le montant de votre inscription en cliquant sur un des boutons PayPal ci-dessous.
  2. Dès réception de votre paiement, nous vous envoyons les instructions pour accéder à la plateforme (lien et code d’accès)
  3. Vous commencez à vous former !

Fiche technique du cours

  • Niveau : débutant.
  • Type de cours :  exclusivement en ligne avec e-coaching.
  • Ouverture des inscriptions : le 4 janvier 2011.
  • Début du cours : le 10 janvier à 9 heures (heure de Paris, Bruxelles, Amsterdam).  Pour les autres régions, vous pouvez convertir ici.
  • Durée de la formation : 90 jours maximum, mais le tout peut être terminé en 5 semaines (selon votre rythme).
  • Prix :
    • pour le cours seul : 89 € tout compris
    • pour le cours + licence XMind Pro pour un an : 124 € tout compris (licence XMind Pro à 35 € au lieu de 40 €)

Inscrivez-vous maintenant !

Je m’inscris au cours Initiation au Mindmapping seul et je paie  89 euros


Je m’inscris au cours Initiation au Mindmapping avec XMind Pro et je paie 124 € (soit 5 € de réduction sur le prix du logiciel) :


Vous n’avez pas encore XMind 3.2.1 ? Téléchargez-le gratuitement ici !

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Apprendre à apprendre Apprentissage précoce Bien-être formation Pédagogie

Combien de sens avons-nous ? (2)

Quels autres nouveaux sens les physiologistes nous ont-ils répertoriés ? 

Après la proprioception et l’equilibroception que nous avons rencontrés récemment, voici les autres sens qui  nous relient au monde et participent à notre conscience de la réalité. (Cliquez sur la carte pour en obtenir une copie PDF).

 

La thermoception ou perception de la température

La thermoception ou perception de la température est l’un des sens les plus disputés aujourd’hui.  En effet, les spécialistes ne s’accordent pas toujours sur la définition à cause de la différence de perception entre la température extérieure du corps et celle de l’intérieur qui ne font pas appel aux mêmes récepteurs.  Les récepteurs internes permettent non seulement de connaître la température de notre corps, mais surtout de maintenir une température constante (homéostasie).  Nous connaissons tous l’effet des locaux surchauffés ou mal aérés sur l’étude : la somnolence, la perte de concentration… Le froid réveille jusqu’à un certain point au-delà duquel les membres s’engourdissent et l’énergie disponible servira surtout à rétablir une température corporelle supportable…  La perception de la chaleur et la résistance aux températures extrêmes varient énormément d’un individu à l’autre.  Nous connaissons tous des personnes frileuses, toujours occupées à augmenter le chauffage et à enfiler 4 couches de chemises, pull-over, etc.  tandis que d’autres se baladent en t-shirts été comme hiver…

La nociception ou perception de la douleur

La nociception ou perception de la douleur est fondamentale pour l’apprentissage.  L’apprentissage « naturel » commun aux humains et aux animaux dans la nature est fait d’essais et d’erreurs (c’est une des raisons qui me font bondir quand je vois comment on stigmatise l’erreur dans l’enseignement traditionnel).  Dans ces essais et erreurs, l’expérience de la douleur est une notion fondamentale de l’apprentissage : celle du danger et, par corrélation, celle de la préservation de l’intégrité corporelle de l’individu (et par extension, la survie de l’espèce).  C’est donc une expérience proche de celle de la perception de la faim/satiété, tout au moins dans ses finalités : protéger le corps de la destruction en nous prévenant d’une menace.  Une coupure, qui peut nous vider de notre sang si nous n’y prenons pas garde.  Une brulûre qui peut endommager un membre.  Un écrasement, etc.

 

En apprentissage, nous découvrons très tôt, enfants, que nous ne pouvons pas toucher le feu, que les lames coupent, que les aiguïlles piquent, etc.  C’est aussi un apprentissage fondamental des limites.

Nous savons tous qu’un mal de tête ou toute autre douleur peut perturber notre concentration.  A contrario, se concentrer sur autre chose peut nous aider à oublier ou à atténuer la sensation de la douleur.  L’hypnose peut même nous ôter toute sensation de douleur, au point de se substituer à l’anesthésie chez les patients réceptifs.  Ce qui prouve bien le rôle du cerveau et de la conscience dans la nociception.

Les antalgiques (médicaments antidouleurs) et autres sédatifs peuvent évidemment calmer cette sensation de douleur, malheureusement, ils ont souvent une facheuse tendance à provoquer la somnolence et la perte de concentration.  Pas très bienvenu en période d’examen…

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Sens et stratégies d’apprentissage : partez gagnant !

Quels sont mes sens dominants ?  Comment en tirer parti pour étudier efficacement ?

Vous vous préparer à reprendre les cours ou vous y êtes déjà ?  Ce qui suit devrait vous aider à entamer cette rentrée avec confiance.

La PNL (programmation neuro-linguistique) explore les canaux sensoriels par lesquels nous découvrons le monde.  Si vous savez quels sens vous utilisez le plus pour percevoir et comprendre ce qui vous entoure, vous pourrez définir des stratégies d’apprentissage qui en tiennent compte.  Et vous serez d’autant plus efficace !

Comment savoir quel canal vous utilisez le plus souvent ?  Nous vous proposons un test que vous pouvez télécharger ci-dessous et qui vous permettra de définir vous-mêmes quels sont vos sens dominants.  Nous terminons par quelques conseils pour étudier plus efficacement en adoptant des stratégies d’apprentissages adaptées à vos besoins spécifiques.

Si vous êtes :

  •  Visuel : vous découvrez le monde les yeux grands ouverts.  Des techniques visuelles comme le mindmapping, la vidéo, les schémas ou des images vous aideront à mieux comprendre et à retenir plus facilement.
  •  Auditif : ce sont surtout vos oreilles qui vous parlent.  Prenez beaucoup de notes et relisez-les à voix haute pour étudier.  N’hésitez pas à répéter de nombreuses fois, en trouvant le bon rythme, le tempo qui vous convient.   Enregistrez les cours, écoutez des podcasts… 
  •   Kinesthésique : c’est votre corps tout entier qui retient. Bougez ! Faites des pauses fréquentes car l’immobilité vous pèse rapidement et vous n’arrivez plus à vous concentrer.  Etudiez en marchant, en rythmant vos lectures.  Trouvez une ambiance qui vous dynamise.
  •  Olfactif : c’est votre nez vous guide, vous avez du flair.  Evitez les pièces mal aérées, les parfums agressifs pendant l’étude.  Choisissez plutôt de faire brûler de l’encens ou de diffuser un parfum que vous aimez.  Travaillez par association : utilisez le même parfum ou après-rasage pendant l’examen ou le test que lorsque vous étudiez.  Cela ravivera votre mémoire.
  • Gustatif : vous mâchouillez volontiers votre stylo ou votre crayon et la nourriture vous apporte des sensations inégalées.  Vous pouvez également  associer différents goûts à ce que vous étudiez. Mangez le même chocolat ou le même bonbon pendant l’étude et juste avant l’épreuve.  La menthe favorise la concentration : boire un thé à la menthe pendant l’étude ou pendant une pause vous aidera à vous relaxer tout en aidant à focaliser sur l’essentiel.

N’utilisez pas qu’un seul canal : même si vous êtes surtout visuel, ne vous privez pas du secours des autres sens !

Dans tous les cas, bonne chance pour cette année académique et les suivantes !