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Logiciels XMind

XMind professionnel gratuit pour les étudiants et les enseignants !

Vous êtes étudiant(e) ou enseignant(e) ?  Vous avez toujours rêvé de vous payer un logiciel de Mindmapping ?  Xmind vous l’offre !  Avec Back to School, XMind Plus est gratuit pour les étudiants, tandis que les enseignants reçoivent la version Pro pour rien…  Avant le 10 septembre !

Non, je ne délire pas, je n’ai pas abusé de substances hallucinogènes : c’est le Back to School de XMind !

Back to School avec XMind

 

Back to School : des licences XMind gratuites pour les étudiants et enseignants

Comme chaque année, l’éditeur de logiciel de mindmapping offre les versions Plus et Pro gratuitement aux étudiants et aux enseignants.

Mais cette offre n’est valable que jusqu’au 10 septembre : dépêchez-vous donc de cliquer sur ce lien magique pour en profiter.

Des licences XMind Plus gratuites pour les étudiants

Les étudiants reçoivent des licences XMind Plus, c’est-à-dire qui proposent les fonctionalités suivantes :

  • les fonctionnalités du logiciel gratuit : différentes structures, partage sur le web, limites, relations, partage sur un réseau local, étiquettes, marqueurs, éditeur de notes et « drill down« 
  • l’exportation vers PDF, Word, PowerPoint, Excel et SVG
  • clip arts (images d’origine XMind), extraction de thèmes, clichés de cartes, fusion de cartes, filtres avancés

Des licences XMind Pro gratuites pour les enseignants

Les enseignants reçoivent des licences XMind Pro, c’est-à-dire qui proposent les fonctionnalités suivantes :

  • les fonctionnalités du logiciel gratuit
  • les fonctionnalités de la version Plus
  • le module Brainstorming, le module de Présentation, la vue « Diagramme de Gantt« 
  • le cryptage des cartes à l’aide d’un mot de passe
  • les notes audio
  • la gestion des tâches
  • la recherche étendue (recherche d’un sujet dans un classeur entier)

N’attendez-plus : cliquez sur le lien ci-dessus et réclamez votre version professionnelle gratuite de XMind pour enseignants ou étudiants !

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Apprendre à apprendre Gestion du temps Logiciels

Etudiants, organisez votre travail avec le kanban personnel Trello

Pour les étudiants, ce n’est pas simple d’organiser leur travail : personne ou presque ne leur a enseigné une méthode efficace.  Le kanban personnel, allié à l’application en ligne Trello, peut leur être d’un grand secours.

Comment organiser son travail lorsqu’on est étudiant ?  Que ce soit en secondaire ou à l’université, le travail sans méthode est vite synonyme de naufrage : on se laisse submerger par la masse de cours à réviser, de travaux à préparer, de leçons à repasser…  Et c’est la catastrophe !

Alors qu’une méthode aussi simple qu’efficace existe : le kanban personnel !

Le kanban personnel, pour les (jeunes) étudiants aussi !

Le kanban personnel, que j’ai abordé lors de la parution du livre de Pierre Mongin, est une méthode qui a fait ses preuves dans les milieux professionels.  Ce qui séduit immédiatement, c’est la simplicité alliée à l’efficacité du système.  Et le fait de « voir » littéralement vos progrès tout au long de la semaine.  J’en ai d’ailleurs tiré une formation pour adultes qui intègre le kanban et GTD dans Trello.

Et ce système fonctionne aussi pour les étudiants.  Et pas seulement pour les plus âgés !

Je l’ai intégré dans mes ateliers « J’étudie à l’université avec le mindmapping » et j’ai été étonné de voir à quel point même les plus jeunes y sont réceptifs.

Ils ont vite compris le fonctionnement du kanban personnel et ses avantages.  Lors d’un atelier avec des très jeunes – moins de 15 ans – à Liège en mai dernier, j’ai utilisé le kanban personnel pendant l’animation.  Je glissais les post it sur un tableau blanc au fur et à mesure de la progression de l’atelier.  A un moment, j’ai cessé, volontairement, de mettre mon tableau à jour.

La réaction ne s’est pas fait attendre : « Hé, Marco, il faut changer le kanban !  On vient de commencer une activité !« 

Des principes simples et efficaces

 Ce qui fait la puisance du kanban personnel, c’est sa simplicité : le fait de pouvoir suivre chaque tâche, de visualiser sa trajectoire, depuis la case « A faire » à la case « Terminé » en passant par « En cours ».

Je rappelle ces 2 principes de base très simples :

a) Visualiser votre travail :

Le kanban personnel fonctionne sur 3 colonnes de base :

  • A faire
  • En cours
  • Terminé

Le kanban sous forme de tableau avec les post-it fonctionne admirablement bien : le fait de déplacer les post-it, par son côté matériel, contribue puissamment à l’impression d’avancement et d’accomplissement dans le temps.On peut ajouter une, voire plusieurs colonnes selon ses besoins : mais plus on multiplie ces colonnes et plus on perd en simplicité, voire en efficacité.

Par exemple, pour les étudiants, on peut avoir les trois colonnes de base plus une colonne pour les notes, références de documents, etc.  Ici, une vue du kanban de ce type dans le logiciel en ligne Trello :

Trello, vision en 4 colonnes

b) Limiter la quantité de travail en cours

Se voir progresser dans son travail est très important.  Mais plus important encore peut-être : limiter la quantité de travail en cours.  Commencer moins de choses vous permettra d’en terminer davantage.

Comme dit l’adage : terminez de commencer et commencer à terminer !  Un tableau de kanban personnel idéal ressemble à celui ci-dessus : pas mal de choses à faire, deux ou trois choses en cours sur la journée et des choses terminées.  Il est important de ne pas archiver tout de suite les choses terminées : cela fait du bien de « voir » qu’on a réalisé pas mal de choses sur la semaine.

Trello : un outil de gestion du temps en ligne

Pour ma part, après avoir testé plusieurs outils en ligne, j’ai retenu Trello qui m’a été conseillé par mon ami Pascal Bernardon au cours d’un échange sur Google+.

Trello propose une version gratuite largement suffisante pour les besoins d’un étudiant.

Il permet de créer ou de modifier vos tableaux de kanban avec une souplesse extrême : je l’ai adopté pour gérer mon travail selon la méthode GTD.  Mais pour organiser le travail d’un étudiant, un modèle à quatre colonnes comme celui que je vous propose plus haut est suffisant.

Pour déplacer une carte de la colonne « A faire » de la colonne « En cours », il suffit de la glisser de gauche à droite.  De même pour déplacer une carte de la colonne « En cours » vers la colonne « Terminé ».

Mais ce n’est pas tout : Trello vous propose également une batterie d’outils vraiment très complète !

Trello : une boîte à outil très complète pour gérer votre travail

 La première chose à faire quand vous travaillez avec Trello est de créer un tableau (board).

Ensuite, vous ajoutez des listes (lists) à vos tableaux : ce sont les colonnes de notre kanban.  Et enfin, vous remplissez ces listes de cartes (cards).

Chacune de ces cartes correspond à une activité (un projet, en jargon GTD) :

  • réviser les mathématiques,
  • révoir le vocabulaire espagnol
  • rédiger une dissertation

Mais chaque carte peut être divisée en tâches.

a) Décrivez votre activité

Dans Trello, vous pouvez décrire votre activité sous forme d’un résumé de quelques lignes.  Cela vous permet de distinguer certaines activités proches ou de vous souvenir du contenu de certaines choses encore lointaines.

Décrivez votre activité

b) Créez une checklist dans vos activités

Par exemple, « rédiger un article pour le journal de l’école » comporte plusieurs tâches distinctes.  Pour ne pas encombrer inutilement votre kanban, vous n’allez pas créer une carte pour chacune d’elle.  Vous allez créer une checklist avec les sous-tâches à realiser, une to-do list, en somme.

Ajouter une cheklist à votre carte

De cette façon, vous divisez un projet complexe en sous-tâches plus facilement identifiables.  C’est plus facile à gérer de cette façon !

c) Visualisez l’avancement de chacune des sous-tâches de votre checklist

Au fur et à mesure que vous avancez dans votre checklist, cochez la petite boîte à gauche de la sous-tâche et une barre de progression ainsi que des pourcentages d’achèvement s’affichent comme ci-dessous :

Visualisez l’avancement des tâches

d) Copier une checklist depuis une autre carte

Si vous utilisez souvent le même type de checklist, Trello vous permet de copier très facilement celle d’une carte précédente, comme ci-dessous.

Copier le contenu d’une checklist

e) Fixez une date d’échéance (deadline) de votre activité

Avoir une todo list, c’est très bien, mais encore faut-il savoir pour quand tout cela doit être terminé !

Trello vous permet d’ajouter une date d’échéance (deadline) à votre carte :

Modifier la date d’échéance

 f) Déplacez votre carte dans une autre liste ou tableau

Même lorsque vous êtes dans une carte, vous pouvez la déplacer :

  • dans une autre liste
  • dans une autre position sur la même liste
  • dans un autre tableau (si vous gérez le tableau d’une asociation ou d’une classe, par exemple)
Déplacer une carte

g) Ajoutez une étiquette à votre carte

Vous pouvez ajouter des étiquettes colorées à vos cartes.  Par exemple, dans mon tableau ci-dessus, j’ai utilisé une étiquette bleue pour tout ce qui est à rédiger, une ocre pour les révisions et une verte pour la participation à des ateliers.  C’est un marquage visuel qui vous permet de repérer facilement une catégorie de tâches.

Ajoutez une étiquette

Dans le même ordre d’idées, vous pouvez ajouter des « stickers » (autocollants) à vos cartes.  Mais dans la version gratuite, le choix est assez limité.

 h) Attachez un document externe à votre carte

Vous devez réviser une leçon de maths ?  Ou relire votre essai de socio ?  Plutôt que de le chercher sur votre disque dur ou sur une clé USB, attachez-le à la carte correspondante dans Trello.  De cette façon, vous l’avez toujours sous la main, en particulier quand votre carte arrive dans la liste « en cours ».

Attachez un document à votre carte

Vous pouvez attacher des documents non seulement depuis votre disque dur mais aussi depuis votre Google Drive, Dropbox, Box ou OneDrive.  Vous pouvez aussi attacher l’url (adresse Internet) d’un document en ligne.

Visualisez votre kanban sous forme de calendrier

Si vous êtes habitué(e) à la visualisation de votre travail sous forme de calendrier, vous apprécierez cette fonction de Trello : cliquez sur « Calendar » et votre kanban s’affiche sous forme de calendrier hebdomadaire ou mensuel.

Vision « calendrier »

Conclusion : Trello, un logiciel aussi simple qu’efficace !

Trello est l’outil idéal pour gérer un tableau de type kanban en ligne.  Simple et très souple, il se révèle adaptable à toutes les situations, que ce soit pour gérer le volume de travail d’un étudiant ou d’une cadre, en association avec la méthode GTD.

Outre les fonctions que j’ai illustrées dans cet article, il présente aussi des fonctionnalités de filtrage, de collaboration en ligne, d’e-mail, de gestion d’équipe, etc.  Mais je les aborderai dans de prochains articles.

Lien vers Trello.

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Apprendre à apprendre Ateliers formation

Formations Apprendre à apprendre pour étudiants de tous âges

Je lance à la fin des mois de juillet et d’août, de nouveaux ateliers du type « Apprendre à Apprendre« .  Ils concernent tous les âges : depuis l’école primaire jusqu’à l’université.

Cela fait plusieurs années maintenant que j’anime des ateliers-formations du type « Apprendre à apprendre« .  Les premiers étaient destinés aux étudiants du secondaire, de 13 à 18 ans.

Formation J’étudie plus efficacement pour les étudiants de 13 – 18 ans en secondaire

Je maintiens un atelier pour cette tranche d’âge.  Je l’ai intitulé « J’étudie plus efficacement« .  Il est basé sur :

C’est ce que j’ai fait notamment dans cette carte conceptuelle (cliquez sur l’image pour ouvrir la carte conceptuelle en ligne).

Carte conceptuelle Mindomo

J’ai résumé une vidéo de cours issue du MOOC « Les Clés pour devenir Community Manager« .  Cette vidéo est intitulée Qu’est-ce que le webmarketing et constitue la première partie de la première semaine.  La carte conceptuelle ci-dessus illustre bien la façon d’étudier avec ce type d’outils : on synthétise un cours sous forme visuelle, en illustrant les différentes étapes et en montrant les liens entre les diverses parties du cours.

Les participants apprendront également des techniques de mémorisation telles que les flashcards ou la méthode des loci (ou palais de mémoire).

Tout au long de l’atelier, les participants seront sensibilisés à l’utilisation du kanban personnel pour les aider à la gestion de leur travail.

Informations et inscriptions :

A Bruxelles, dans les locaux de FIL SPRL, place de la Minoterie, 10 à 1080, Bruxelles.

Informations et inscription pour la formation J’étudie plus efficacement le 29 juillet.

Informations et inscription pour la formation J’étudie plus efficacement le 26 août.

Formation J’apprends à apprendre pour les élèves de l’école primaire (de 6-12 ans)

« J’apprends à apprendre » est une formation destinée aux élèves de l’enseignement primaire de 6 à 12 ans, accompagnés de leurs parents ou non.

Ici aussi, on démarre la journée par un jeu et ensuite les bases du mindmapping manuel.

Les enfants apprennent à dessiner une carte mentale et à résumer un texte simple.  Ils travaillent ensuite sur la méthode CQQCOQP, comme leurs aînés.

Mais au lieu de travailler avec les cartes conceptuelles, ils apprennent à utiliser certains organisateurs graphiques, telle la carte double-bulle : une façon très efficace de les amener à établir des comparaisons raisonnées.  Ils doivent remplir la colonne de droite, laissée vide, à l’aide des éléments de la colonne du centre – les catégories générales – et ceux de la colonne de gauche – ici, les caractéristiques des araignées, qu’ils doivent comparer avec celles des insectes.  (Double-cliquez sur la carte pour l’agrandir : vous pouvez aussi la télécharger gratuitement sur ma page personnelle Biggerplate).

Comparer avec une carte double-bulle

Nous terminons la journée de formation par une série d’exercices mnémotechniques : des flashcards pour apprendre à mémoriser du vocabulaire, par exemple.

Pour les 6-9 ans, je recommande vraiment la présence d’au moins un des parents : de cette façon, ils pourront non seulement participer et aider leur enfant pendant l’atelier, mais surtout, ils pourront le soutenir lors de la préparation des devoirs à la maison.

 Informations et inscriptions :

A Bruxelles, dans les locaux de FIL SPRL, place de la Minoterie, 10 à 1080, Bruxelles.

Informations et inscription pour la formation J’apprends à apprendre du 28 juillet.

Informations et inscription pour la formation J’apprends à apprendre du 25 août.

Formation J’étudie à l’université avec le mindmapping

Et enfin, pour les étudiants d’université ou de l’enseignement supérieur, je propose un nouvel atelier intitulé J’étudie à l’université avec le mindmapping.

Cet formation sous forme d’atelier aura lieu à Bruxelles le 1er août.

Il consiste en une approche très dynamique du mindmapping collaboratif.

Formation J’étudie à l’université avec le mindmapping

En effet, après avoir appris les bases du mindmapping manuel et numérique, les participants seront invités à co-construire des mindmaps en ligne, en collaboration synchrone (en temps réel).

Ils auront aussi l’occasion de pratiquer la veille sur Internet avec les outils proposés par le logiciel de mindmapping Mindomo : ils apprendront ainsi à classer dans une carte des liens et références dont ils auront besoin pour leur travaux.  Et ils pourront effectuer une série d’exercice en ligne.

Pendant tout l’atelier, ils seront sensibilisés à la gestion du temps et du volume de travail avec la méthode du kanban personnel.

Informations et inscriptions :

A Bruxelles, dans les locaux de FIL SPRL, place de la Minoterie, 10 à 1080, Bruxelles.

Informations et inscription pour la formation J’étudie à l’université avec le mindmapping du 1er août.

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cartes argumentaires concept map Mind Mapping Outils Pédagogie

Méthodes pédagogiques : plaidoyer pour l’apprentissage profond

Au milieu des années 1970, quelques chercheurs ont élaboré la théorie de l’apprentissage profond.  Ils soulignaient l’importance pour les étudiants d’exercer leur pensée critique, de créer du lien entre les concepts et de relier les nouvelles notions aux connaissances dont ils disposaient.  Un ensemble de démarches qui correspond bien à ce qui se passe lorsqu’on utilise les cartes mentales, conceptuelles ou argumentaires.

Cela fait maintenant quelques années (doux euphémisme !) que je travaille comme formateur et enseignant.  J’ai pu m’adresser à des publics aussi divers que des adolescents en difficulté – en anglais ou plus généralement en méthodes de travail – qu’à des demandeurs d’emploi en recherche de nouvelles opportunité ou des ingénieurs d’une entreprise pétrochimique multinationale, pour ne citer que quelques cas.

Quelques années aussi que je recherche inlassablement outils et méthodes pédagogiques pour leur offrir le meilleur et surtout pour les aider à réaliser leur potentiel.

Cliquez sur la mindmap Mindomo pour ouvrir la carte mentale interactive dans une autre fenêtre :

Méthodes pédagogiques

Approche profonde versus approche de surface

J’ai trouvé un article de l’Université d’Oxford qui résume très bien les trouvailles de Marton et Säljö.

Pour comprendre les différences entre les deux approches, je les ai synthétisées sous la forme d’une carte conceptuelle que voici.

Cliquez sur la carte conceptuelle pour ouvrir la présentation en ligne :

Carte conceptuelle sur les approches profondes et de surface

Autrement dit, les étudiants qui utilisent l’approche profonde sont nettement plus actifs que ceux qui approchent le cours en surface :

  • ils créent du lien entre les idées
  • ils anticipent les conclusions
  • ils repèrent les structures et les principes organisateurs d’un cours
  • ils intègrent les nouvelles notions aux connaissances déjà acquises
  • ils ne se contentent pas de reproduire des parties du cours en vue de l’examen, mais interagissent activement avec les idées et les connaissances contenues dans le cours pour bâtir leur propre système de connaissance

En un mot, ils élaborent leur savoir personnel.

L’apprentissage profond : un choix stratégique

Cela veut-il dire que les étudiants sont « condamnés » à un style d’étude ?  On est soit « apprentissage profond« , soit « apprentissage de surface » comme on est blond ou brun de naissance ?

Absolument pas !

a) Un choix stratégique selon les circonstances

Les auteurs insistent sur le fait qu’il s’agit d’un choix de stratégie et que les mêmes étudiants utilisent d’ailleurs l’une ou l’autre approche selon l’intérêt qu’ils éprouvent pour la matière…

Et, sans doute aussi, selon le poids de cette matière dans leur cursus.

Autrement dit, vous pouvez choisir dès maintenant d’être un étudiant en « apprentissage profond« .

b) Des approches différentes de la mémorisation

Marton et Säljö distinguent aussi d’autres utilisation de la mémoire dans les approches profondes et de surface.

Alors que les étudiants qui ont choisi l’approche de surface considèrent la mémorisation comme une fin en soi, ceux qui ont opté pour l’approche profonde utilisent la mémorisation des éléments-clés comme moyen de mieux comprendre la matière et de mieux l’intégrer dans leur propre système de connaissances.

Ils extraient du sens de ce processus de mémorisation : ils relient les éléments mémorisés à des choses qu’ils connaissent déjà ou qui peuvent illustrer les structures, les processus, les éléments déterminant d’une matière.

Les étudiants qui choisissent l’approche de surface fonctionnent comme des scanners : ils essaient de mémoriser le plus grand nombre de faits possibles.  Tandis que les étudiants qui privilégient l’approche profonde fonctionne comme des ordinateurs en réseau : ils agrègent des éléments-clés de la connaissance au réseau pré-existant.

c) L’approche « reproduction de contenu » versus l’approche « construction du savoir« 

Mais la différence fondamentale entre les deux approches se situe dans l’intention des étudiants.

L’approche « profonde » a pour objectif la « construction du savoir » : une élaboration personnelle du savoir.  Une approche à long terme qui permet d’obtenir les meilleures notes.  Et qui correpond aussi aux exigences des entreprises où l’on demande de plus en plus d’initiative personnelle, de pouvoir s’autoformer, d’intégrer de nouvelles connaissances et compétences en un temps record.

L’approche « de surface » privilégie la reproduction du contenu d’une matière : il n’y a pas d’interaction à proprement parler avec les éléments de connaissance, mais simple tentative de mémoriser le maximum de contenu.

Les étudiants peuvent d’ailleurs passer relativement vite de l’approche profonde à une approche de surface si la matière s’avère trop difficile ou s’ils ont une méthode de travail peu adaptée aux exigences académiques.

Il n’y a donc pas de fatalité mais choix conscient ou subconscient de stratégies en fonction des situations, parfois par les mêmes étudiants sur les mêmes matières.

L’apprentissage profond : origine

Pas de « types d’étudiants« , mais un système complexe de choix stratégiques

On ne peut donc pas parler de « deux types d’étudiants », mais d’un système complexes de choix stratégiques en réponse à un environnement.

Mais alors, pourquoi un « plaidoyer pour l’apprentissage profond » ?  Parce que j’ai la conviction profonde – elle aussi –  qu’il répond non seulement aux exigences académiques, mais surtout qu’il confère aux étudiants la panoplie de compétences dont ils auront de plus en plus besoin dans un monde où les professions les plus courues dans 10 ans n’existent pas aujourd’hui.

Il y a 5 ans, personne ne parlait de « community managers » : c’est aujourd’hui une des professions les plus demandées.  C’est aussi l’une de celles qui s’apprennent majoritairement sur le tas, en « méthode expérientielle » : learning by doing, apprendre tout en faisant.

C’est l’une des modalités les plus intéressantes de l’apprentissage profond…

Dans un prochain article, j’examinerai quelles sont les relations entre l’approche de l’apprentissage profond et les outils visuels, tels que les cartes mentales, les cartes conceptuelles, les cartes argumentaires et les organisateurs graphiques.

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Mindmapping avec la suite gratuite en ligne Examtime : le test

J’ai voulu tester l’application mindmapping de la suite gratuite en ligne Examtime : et je dois avouer que je suis impressionné par la qualité de ce logiciel de mindmapping entièrement gratuit.  Et aussi par sa parfaite intégration dans cette suite d’applications en ligne.

Comme beaucoup d’autres, je me suis intéressé à la suite gratuite en ligne Examtime : une suite d’applications sur Internet, destinée aux étudiants.  Elle comprend cinq outils : un logiciel de mindmapping, une application de flashcards, un générateur de notes, un dispositif de création de questionnaires et un planificateur pour gérer votre plan d’apprentissage.

Ceux qui me connaissent et les habitués de ce blog auront reconnu des outils que j’utilise dans mes ateliers « Apprendre à Apprendre« , que ce soit pour les élèves de 9 à 15 ans ou  les étudiants du supérieur.

J’étais d’autant plus curieux de tester l’ensemble et de vous en rendre compte.

Une suite d’apprentissage en ligne très complète

Examtime est vraiment une suite d’apprentissage en ligne très complète.

Non seulement elle offre cinq outils indispensables pour les étudiants (voir plus haut) mais elle met aussi à leur disposition d’autres catégories intéressantes :

  • un gestionnaire de « Subjects« , autrement dit de « cours » qui eux-mêmes peuvent être divisés en « Topics » ou sous-sujets, parties de cours.  Par exemple, un cours de géographie pourra être divisé en Europe, Asie ou géographie physique, politique, etc.
  • un calendrier qui permet de gérer son plan d’apprentissage (lié aux cours et parties de cours)
  • des amis : Examtime, c’est aussi un réseau social d’étudiants
  • des groupes : des étudiants qui ont envie d’apprendre ensemble, des élèves d’une classe qui se retrouvent pour faire leur devoir, etc.

Autrement dit, nos étudiants vont pouvoir se former au travail collaboratif tout en apprenant leurs cours…  Je vous reparlerai des autres applications dans des articles à venir.

Une application de mindmapping très intuitive et conviviale

Aujourd’hui, je vais vous parler de l’application Mindmapping de cette suite Examtime.

J’ai donc réalisé une première mindmap que voici :

Première mindmap avec Exatime

Une prise en main très facile 

C’est fluide et très facile à prendre en main.  Quelques clics suffisent pour réaliser une carte très complète et très claire.  Petit bémol : il faut cliquer sur un sujet,  puis sur le signe + qui s’affiche en dessous pour ajouter un sous-sujet et cela prend un peu de temps.  Ce n’est pas assez rapide pour prendre note dans une réunion, par exemple.

Mais c’est d’une grande simplicité et le résultat est plutôt agréable.

Format des sujets et du texte

Le texte peut être modifié: on peut changer :

  • la taille du texte,
  • sa couleur (du noir au blanc en passant par toutes les gammes du gris)
  • le mettre en gras ou en italique

Les sujets (les bulles) peuvent également être modifiés :

  • la taille
  • la couleur

Intégration de notes, de mindmaps secondaires, et d’autres éléments d’Examtime

La mindmap permet aussi l’intégration d’autres éléments:

  • des notes : comme la plupart des logiciels de mindmapping, celui-ci permet l’ajout de notes. Particularité : on peut ajouter autant de notes qu’on le souhaite à un sujet
  • des images : l’intégration des images est possible, mais les images sont intégrées au fond de la carte, pas dans les sujets eux-mêmes.  Cela peut être ennuyeux lorsqu’on déplace un sujet : il faut déplacer manuellement l’image.  Mais les images sont repositionnables et on peut en modifier facilement la taille
  • d’autres cartes mentales : il est très facile d’ajouter une mindmap secondaire, il suffit de cliquer sur l’icône en forme d’attache-trombone, de cliquez ensuite sur le signe + et de choisir dans le menu qui apparaît la rubrique Mindmap
  • des notes Examtime : les notes créées dans le générateur de notes Examtime peuvent être intégrées dans une mindmap
  • des flashcards Examtime : les jeux produits dans la suite
  • des quiz Examtime : des questionnaires réalisés en ligne

C’est extrêmement intéressant de pouvoir intégrer dans une mindmap tous les éléments créés au sein d’Examtime : on peut ainsi profiter de l’effet structurant de la carte mentale, qui vous donne une vue d’ensemble d’un cours ou d’un sujet, avec les liens hiérarchiques entre eux.   Et aussi avoir les avantages de mémorisation des flashcards, un peu comme avec XMind2Anki.  Ou avoir sous la main une note qui traite d’un sous-sujet de la mindmap.  Ou encore un quiz (ou questionnaire) qui reprend les questions sur le sujet ou sous-sujet de la carte mentale.

C’est en fait le même principe que dans ma méthode Etudiez efficacement en 5 étapes, où chaque outil vient renforcer l’impact des autres, où la variété des exercices, des outils et des méthodes mobilise des compétences ou des groupes de neurones différents.

Par contre, il n’est pas possible d’attacher des documents extérieurs à la suite Examtime.  Dommage, car les documents fournis par le professeur ou réalisés ailleurs trouveraient toute leur place dans un tel dispositif.  Mais je suppose que la capacité des serveurs de la suite serait vite dépassée…

Le Mode Vue : entre visualisation et présentation Prezi

L’application de mindmapping d’Examtime présente également un mode « Vue« , comme toutes les applications de la suite, d’ailleurs.

Ce mode est un hybride entre une présentation Prezi ou une vidéo.  Il permet de revoir le contenu d’une mindmap comme une présentation.

Voici une vidéo qui illustre le fonctionnement de ce mode :

Il faut faire attention, cependant : la présentation ne s’affiche pas dans l’ordre de construction, mais dans un ordre quasi-aléatoire, où les dernières branches ont tendance à s’afficher avant les premières…

L’export : limité à la suite Examtime et aux images

S’il est possible d’imprimer sa mindmap, il n’est pas possible de l’exporter vers un format mindmapping standard, comme Freemind ou XMind.

Par contre, on peut copier la mindmap dans un autre sujet : par exemple, une carte qui concerne un cours sur la Géographie de l’Europe peut être copiée dans un cours sur la géographie française.

Il est très facile d’exporter la carte sous forme d’image PNG : la carte mentale qui illustre cet article a été produite de cette façon.  Il suffit de cliquer sur le bouton « Download PNG« .

Le bouton « Share » permet de partager via les médias sociaux, mais aussi d’envoyer un lien à un ami ou d’intégrer la carte dans un site web par des « iframes ».

L’exportation de la carte mentale vers les notes Examtime est également intéressante.  Je me suis livré à cet exercice en me demandant si les notes de la  mindmap seraient reproduites dans la note Examtime.  Voici le résultat de l’export de la carte mentale vers la note :

Le contenu de la mindmap dans la note Examtime

Conversion de la mindmap en note

J’ai d’abord cru que toutes les notes avaient disparu.  En effet, la note m’affiche les sujets principaux de la carte mentale sous forme de colonnes et me montre également les deux images insérées dans la carte.

Ensuite, sous chaque titre de colonnes, figurent les sous-sujets, mais tous alignés au même niveau.  Par exemple, « Texte » et « Sujets » étaient des sous-sujets de « Formats » : ils sont au même niveau et tous les sous-sujets des niveaux suivants sont listés sans qu’on puisse dire à quel sous-sujet de niveau supérieur ils appartiennent…  C’est dommage.  Une exportation avec indentation comme dans XMind ou Mindmeister aurait été plus éclairante.

Les notes de la carte mentale  dans les Annotations de la note Examtime

En fait, les notes que j’avais intégrées dans la mindmap n’ont pas disparu, contrairement à ce que je pensais, horrifié, en découvrant la note Examtime.

En fait, en cliquant sur le bouton vert « Annotations« , on découvre toutes les notes réparties en colonnes selon les sujets de la carte mentale auxquels elles sont liées.

Les notes de la carte mentale

En conclusion

Voici une application de mindmapping en ligne vraiment intéressante pour les étudiants qui veulent étudier ensemble.

Bien sûr, tout n’est pas parfait : l’intégration des images dans les branches de la carte mentale ou des imports-exports plus variés auraient été les bienvenus.  Le manque d’interopérabilité – posibilité d’échange avec les autres logiciels de mindmapping – risque bien d’être un handicap à moyen terme.

Mais dans l’ensemble, voici un outil particulièrement bien pensé, facile à prendre en main et parfaitement bien intégré dans la suite logicielle Examtime.

Un outil dont je suivrai l’évolution au cours des prochains mois.

Lien : Examtime Suite en ligne gratuite.  Pour vous former aux méthodes d’apprentissage ou au mindmapping, visitez la page Formation de mon site.

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Nouveau : deux ateliers pour apprendre mieux avec la pensée visuelle !

Je lance au mois d’avril deux nouvelles formations pour les étudiants : « J »apprends à apprendre » pour les 9-15 ans et un atelier réactualisé pour les étudiants de plus de 16 ans : « J’étudie plus efficacement« .  Deux formations d’une journée, suivie d’un accompagnement en ligne de 6 mois.  

Cela faisait un moment que je réfléchissais à une nouvelle formule pour mes ateliers « Apprendre à Apprendre« .  Je crois avoir trouvé un bon compromis pour les élèves de la fin de l’enseignement primaire et le début du secondaire avec « J’apprends à apprendre » : un atelier destiné aux 9-15 ans.   Et je pense que l’atelier « J’étudie plus efficacement« , destiné aux étudiants de plus de 16 ans rencontrera les besoins de son public.

Ateliers à Bruxelles :

J’apprends à apprendre : le 8 juillet et le 25 août

J’étudie plus efficacement : le 9 juillet et le 26 août

« J’étudie plus efficacement » : exploiter la puissance de la pensée visuelle pour mieux apprendre

Etudiez mieux et plus vite !

Au cours des années, j’ai pu vérifier l’efficacité de la pensée visuelle et des techniques de mémorisation pour augmenter l’efficacité dans les études.  La plupart des étudiants qui s’étaient présentés à moi se plaignaient d’avoir une très mauvaise mémoire, peu de structure ou se désolaient de l’inefficacité de leur méthode de travail.  Des méthodes peu efficaces qui leur avaient été suggérées par leur entourage.

Il est clair que le surlignage au marqueur fluo, la relecture, les résumés de résumés, ne démontrent que peu d’impact réel chez la plupart des étudiants.  C’est pourquoi j’ai développé une méthode en 5 étapes pour étudier plus efficacement.  Une méthode basée sur la pensée visuelle – cartes mentales et conceptuelles – mais aussi sur les techniques de mémorisation.

Au cours de cet atelier, les participant(e)s auront l’occasion de se familiariser avec :

  • la prise de notes efficace avec le mindmapping
  • le résumé de texte avec une carte mentale
  • l’approfondissement de la compréhension et de la mémorisation d’un cours avec la méthode CQQCOQP
  • la visualisation des étapes d’un processus avec une ligne du temps
  • la compréhension des liens entre les parties d’un cours avec les cartes conceptuelles
  • découvrir les techniques de mémorisation

A Liège, à l’Auberge de Jeunesse Simenon, le 26 avril 2014, de 9 à 17 heures.

« J’apprends à apprendre » : une initiation à la pensée visuelle pour les 9-15 ans

Pour la première fois, cet atelier sera « parents admis » : en effet, les parents qui souhaitent accompagner leur enfant pour s’initier avec lui/elle au mindmapping et aux autres techniques de la pensée visuelle sont les bienvenus.

Une mindmap pour résumer un cours

De cette manière, les parents pourront ensuite aider leur enfant à la maison pour :

  • mieux comprendre une leçon à l’aide du mindmapping
  • mieux mémoriser un cours avec les cartes mentales
  • répartir les idées en catégories avec les cartes conceptuelles
  • établir des comparaisons entre des idées ou des objets avec les cartes doubles-bulles
  • résumer un cours, en dégager les idées principales avec une mindmap

Toutes ces activités seront donc proposées tant aux parents qu’aux enfants pendant cette journée.

A Liège, Auberge de Jeunesse Simenon, le 3 mai 2014, de 9 à 17 heures.

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Tutoriel XMind2Anki : de la mindmap XMind à la flashcard Anki

Cartes mentales et flashcards sont d’excellents outils pour étudier.   Mais comment passer de l’une à l’autre sans perdre trop de temps ?

Bruno Martin y a apporté une réponse élégante : une application qui convertit les mindmaps XMind en flashcard Anki en quelques clics.

J’ai déjà parlé longuement dans mes articles précédents de l’usage des cartes cognitives pour étudier.  J’ai également présenté les flashcards et un logiciel de création – Studyblue – dans des articles précédents.  Les flashcards sont ces fiches  qui vous permettent de mémoriser des tas de choses : formules de mathématiques, mots de vocabulaire, formules chimiques, etc.  La question figure sur une face, la réponse sur l’autre, et les meilleurs flashcards sont celles qui contiennent aussi une image.

Aujourd’hui, je veux vous parler d’une application qui permet de créer le lien entre les deux : qui vous permet de convertir des éléments d’une mindmap  XMind en un jeu de flashcards Anki.  Et donc de gagner un temps précieux !

C’est mon ami Bruno Martin, doctorant et membre du groupe Hack your PhD qui a créé cette application.  Les cartes mentales sont excellentes pour comprendre et analyser un sujet, pour en dégager la structure et pour une première mémorisation.  Les flashcards sont idéales pour étudier en fonction de la théorie des répétitions espacées : vous mémorisez plus facilement et plus rapidement des mots de vocabulaire, des faits, des dates, des formules de mathématique, etc.  Mais le tout sans structure : vous étudiez des éléments séparés, sans lien entre eux.

L’application de Bruno vous permet de cumuler les avantages des deux méthodes : compréhension, structuration et création des liens par la carte mentale.  Mémorisation efficace et rapide des éléments constitutifs du cours par les flashcards.

C’est exactement ce que je donne comme exercices aux participants de mes ateliers Apprendre A Apprendre.

Comment passer de la mindmap au jeu de flashcards

J’ai fait l’essai avec une carte sur les Présidents de la Ve République. Vous pouvez la télécharger gratuitement depuis Biggerplate (Double-cliquez sur l’image pour l’agrandir au maximum).

Carte XMind : les Présidents de la Ve République

J’ai ensuite téléchargé l’application XMind2Anki.

L’application est téléchargée sous forme de fichier rar.  Vous devez donc décompresser le tout et cliquer sur le fichier XMind2Anki.exe pour le lancer sous Windows ou le fichier jar si vous êtes sous Mac ou Linux.  XMind2Anki fonctionne avec les trois standards.

Lorsque le fichier s’ouvre, la fenêtre suivante s’affiche :

Menu principal XMind2Anki

Cliquez d’abord sur le bouton en haut à gauche avec le fichier rouge : entrez dans le cadre rouge en face de « input file (.xmind) » le nom du fichier XMind à convertir – ma carte mentale avec les présidents.

Choisissez ensuite le nom et l’emplacement de votre fichier Anki dans le champ en face de « .anki location« .

Et choisissez un nom de fichier XMind pour « output file (.xmind) ».

Des sujets de la carte aux questions-réponses de la flashcard

L’application vous permet d’ajouter des options et des filtres, mais pour cet article, nous nous limiterons à une exportation très simple.

Je veux que le sujet principal de ma mindmap devienne le nom de ma flashcard – Premier, Deuxième, Troisième, etc. – et les sous-sujets deviendront des réponse à la question : qui était le premier président, etc.

Avec ce que nous avons entré dans la mindmap XMind et dans XMind2Anki, c’est suffisant.  Cliquez maintenant sur le bouton avec la flèche verte.

Conversion de la carte mentale en flashcards

L’étape suivante est la conversion, qui prend un temps relatif à l’importance de votre fichier : ici, j’ai huit sujets principaux, donc la conversion prend quelques secondes.

Si je regarde maintenant  ma carte mentale XMind, je m’aperçois que le sujet central comporte à présent un hyperlien en forme de logo Anki.

Hyperlien Anki dans ma mindmap XMind

Il me suffit de cliquer dessus pour ouvrir mon nouveau jeu de flashcards Anki.

Voici un exemple des huit flashcards Anki générées par XMind2Anki  : la quatrième carte.  En titre – pour la question – Quatrième.  Et la photo, le nom du président, ses dates de naissance et de décès, les dates de début et de fin de mandat, et le parti auquel il appartenait.

Les sujets principaux sont devenus l’en-tête de mes flashcards et les sous-sujets, les éléments de réponse, rangés dans une liste à puces :

Quatrième flashcard Anki

Il ne me reste plus qu’à étudier les éléments de chaque flashcard selon les principes d’Anki : ceux de la répétition espacée.

Profitez des avantages des deux méthodes

Combinez ces exercices de mémorisation avec la construction de cartes mentales, de cartes conceptuelles, de jeux sérieux, de scénarisation, etc.  Expliquez la matière à quelqu’un d’autre.  Bref : ne vous contentez jamais d’une seule technique ou  d’un seul outil.  Variez au maximum les techniques et les outils pour chaque matière.  De cette manière, vous apprenez de manière profonde, à très long terme.

Je reviendrai dans d’autres articles sur ces applications : XMind, Anki et XMind2Anki.   Car elles offrent des options et des filtres très intéressants pour les étudiants tant du niveau secondaire qu’universitaire.  Et même pour l’école primaire, après tout.

Vous pouvez vous aussi apprendre ces techniques lors de mes ateliers Apprendre A Apprendre.

Et vous ?  Quelles techniques ou logiciels utilisez-vous pour ces techniques ?

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Apprendre A Apprendre : nouvel atelier à Verviers !

Apprendre A Apprendre s’installe à Verviers !

Une journée pour apprendre autrement : un atelier qui combine cartes mentales, cartes conceptuelles, utilisation des flashcards et techniques de mémorisation.

Apprendre, cela s’apprend !

C’est ce que nous allons faire tout au long de la journée du samedi 27 avril au Château de Séroule à Verviers, de 9 à 17 heures.  Un atelier réservé aux adolescents de 13 à 18 ans, étudiants de l’enseignement secondaire.

Apprendre avec le mindmapping

Vous allez apprendre :

  • à résumer un texte à l’aide du mindmapping :
    • identifier les idées principales
    • distinguer ce qui est important et ce qui est secondaire
    • établir des liens entre les parties du texte
    • repérer les détails importants, les pivots autour desquels le texte s’articule
  • à poser les bonnes questions
Questions CQQCOQP avec le mindmapping
  • à comprendre et illustrer les relations entre les concepts
    • à l’aide d’une carte conceptuelle
    • à visualiser qui sont les acteurs d’un texte, les circonstances d’un récit, etc.
  • à dessiner une ligne du temps
    • pour voir la sucession des étapes d’un texte
    • pour préparer votre projet d’études
Ligne du temps

Une journée pour apprendre autrement.  Non pas en relisant et en recopiant inlassablement les mêmes résumés.  Mais en variant les techniques et les outils d’apprentissage.  En comprenant d’abord la matière.  En créant du lien entre les différentes matières et les différentes parties du cours.  En mémorisant à long terme.   Pas seulement pour les prochains examens, mais pour construire mon propre savoir, pour apprendre à apprendre.  Pour devenir autonome dans mes études.

Une journée d’apprentissage basée sur notre méthode Comment étudier efficacement en 5 étapes.

Informations pratiques :

Le samedi 27 avril de 9 à 17 heures

au Château de Séroule

Rue de Franchimont 1 à 4802 Verviers

Formation réservée aux étudiants de l’enseignement secondaire, de 13 à 18 ans.

Inscription : 100 € pour la journée, sandwich et boisson comprise

Tarif dégressif pour plusieurs enfants d’une même famille

Tout le matériel est fourni sur place par le formateur

Apportez votre ordinateur portable et votre envie d’apprendre !

Cette formation est passée !  Vous pouvez vous inscrire à nos prochains ateliers : consultez notre agenda pour connaître les dates et lieux des prochaines sessions.

 

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Comment hacker son Phd : faire partager ses connaissances et sa passion! Atelier HackYourPhd Mindmap

See on Scoop.itRevolution in Education

Des jeunes qui partagent leurs connaissances lors de soirées à thème : c’est Hack your PhD.

Timothée raconte les mémoires

Et si hacker son Phd, c’était aussi partager ses connaissances et ses recherches à un public plus large que ses collègues de labo…   C’est ce que Bruno et Timothée ont fait le 21 mars 2013  lors d’u…

Marco Bertolini‘s insight:

Un groupe d’étudiants à l’université qui organise des ateliers d’échange de savoir sur le mindmapping et la mémoire locale.  C’est Hack you PhD qui m’accueillait à Paris comme invité à l’atelier de Bruno Martin et Thimotée Behra.  Un groupe qui croit au renouvellement de la recherche et de l’éducation et qui propose des alternatives concrètes.  Bravo !

Je reviendrai sur les membres et les activités de ce groupe d’étudiants.  J’ai trouvé dans ces ateliers une belle envie d’apprendre, de progresser, de bousculer les habitudes.   Un cocktail qui mérite qu’on s’y attarde et qu’on en fasse la promotion.

J’espère que nous aurons encore des collaborations concrètes à l’avenir.

Bruno Martin fait une démonstration de XMind

See on hackyourphd.wordpress.com

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Conférence et formations : Mars, mois du mindmapping à La Forge

Envie de pratiquer une méthode efficace pour organiser vos pensées ?  D’une batterie d’outils pour mieux gérer vos projets ?  Alors, rendez-vous à La Forge !

L’espace de coworking La Forge à Liège consacre en effet le mois de mars au mindmapping : une conférence le 6, une formation d’initiation à XMind le 14 et une formation en gestion de projet le 28.

La Forge à Liège frappe fort !  Ce mois de mars, l’espace de coworking liégeois organise pas moins de trois manifestations dédiées au mindmapping et à XMind !

Le cycle commence avec une conférence « Organisez vos idées et vos projets avec le Mindmapping« , le 6 mars.  Ce sera une conférence interactive avec projection, mais surtout participation du public.   Vous serez invité à prendre la parole et à contribuer à l’élaboration de cartes collectives.

Conférence sur le mindmapping à La Forge à Liège le 6 mars

J’y aborderai les apports du mindmapping dans la vie quotidienne – comment utiliser les cartes mentales pour préparer un événement, pour mieux étudier, pour prendre de meilleures décisions…  Mais aussi l’avantage des outils visuels dans la vie professionnelle : gérer un projet, effectuer un brainstorming, structurer vos documents professionnels et vos présentations.   Les étudiants ne seront pas oubliés puisque je présenterai quelques outils utiles pour résumer un texte, pour préparer un examen, etc.

Cette conférence interactive est gratuite, mais il vaut mieux vous inscrire pour être certain(e) d’avoir une place !

Le 14 mars : formation – initiation au mindmapping numérique avec XMind

Le mindmapping a beaucoup évolué grâce aux logiciels et aux cartes numériques.  D’une méthode de pensée individuelle et plutôt psychologique, il est devenu un outil conceptuel applicable à de nombreux domaines tant privés que professionnels.  Aujourd’hui, le mindmapping sert à gérer des projets, à organiser les ventes, à améliorer le management, etc.

Les étapes de la construction d’une carte avec XMind

Lors de cette formation d’une journée, vous apprendrez les commandes de bases du logiciel de mindmapping XMind : comment construire une carte avec tous ses éléments, comment y ajouter de la couleur, des images, des connexions, etc.  pour mieux communiquer.  Comment lier votre carte avec d’autres documents et y intégrer des fichiers Word, Excel, PDF ou de la vidéo.   Comment exporter votre carte vers Word ou PowerPoint.  Comment échanger votre carte en ligne et la retravailler avec vos collègues

Cette formation très concrète est basée sur des cas pratiques : y compris les vôtres !

Formation d’une journée, le 14 mars 2013 de 9 à 17 heures. Je veux en savoir plus ou m’inscrire à la formation.

Le 28 mars : gestion de projet avec XMind

Gérer un projet relève de la gageure : il y a tant de choses à garder à l’esprit que ne rien oublier devient un véritable défi.

Ce défi, vous pouvez le relever plus aisément avec XMind !  Les outils visuels facilitent énormément la compréhension des phénomènes les plus complexes.

Par sa vision de l’ensemble de l’information d’un seul coup d’oeil, le mindmapping vous permet de gérer plus facilement un projet de A à Z : depuis sa conception jusqu’à l’évaluation finale, en passant par la création d’une référence, la constitution de l’équipe, l’allocation des ressources, la définition du budget et des besoins financiers, l’établissement des critères de réussite, la mise au point des procédures de contrôle et de réajustement, etc.

Tableau de bord du projet de formation

Pendant cette journée, nous allons construire ensemble un tableau de bord pour gérer l’ensemble de votre projet : ce tableau de bord aura la forme d’une mindmap qui vous donne une vision globale de votre projet.   Des liens intégrés dans cette carte vous orientent immédiatement vers les outils dont vous avez besoin : documentation, calendrier, ressources budgétaires, coordonnées des partenaires, etc.

Chaque participant peut travailler à son propre projet avec l’aide du formateur.

Formation d’un jour, le 28 mars 2013, de 9 à 17 heures.  Je veux en savoir plus ou m’inscrire à la formation.

Vous êtes les bienvenus 😉

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Apprentissage et créativité : votre boîte à outils

Quelles méthodes utiliser pour étudier efficacement ?  Comment réviser mes maths ?

Comment mémoriser du vocabulaire espagnol ?  Ou des formules de chimie ?  Ou encore, des dates historiques ?

Comment ne pas oublier des processus complexes ?

Dans mon article précédent sur la notion de stratégie d’apprentissage, je vous disais que déterminer quel outil ou méthode utiliser pour les différentes matières nécessitait une certaine créativité.

Je vous propose aujourd’hui de repasser en revue une partie des outils que j’utilise avec les participants des ateliers Apprendre A Apprendre.  Et surtout de voir avec vous quels outils ou techniques utiliser pour quelles matières et dans quelles circonstances.

De nombreux parents se désespèrent : leurs enfants n’ont plus envie d’apprendre.  Ils n’ont plus de motivation.

La motivation, ça se crée et ça s’entretient

Comment ?  En se donnant des objectifs clairs, d’abord.  Un but à long terme, pour commencer.   Qu’est-ce que je veux faire plus tard ?  Médecin, pilote de chasse, mécanicien, comptable, comédien(ne), informaticien(ne), formateur(trice), journaliste, etc.

On peut être encore indécis.  Mais on peut rêver aussi.  Le rêve est un moteur puissant, à condition d’en faire un but à atteindre.

Prenons le cas de Frederique (prénom modifié).  Elle voulait être comédienne.  Cette jolie bruxelloise de 17 ans rêve d’étudier au cours Florent et de brûler les planches à Paris.

C’est ce que nous avons pris comme but à long terme.

Avant d’aller au cours Florent, il y a encore deux années de secondaire à réussir.  Pour chacune de ces années, un trimestre avec des examens.

Nous avons donc maintenu le cours Florent comme objectif général, avec la réussite de chaque trimestre comme objectif partiel.  Et nous avons procédé tous les deux à une estimation du temps de travail, des loisirs, etc.  Du temps disponible pour Frédérique.   Nous avons passé en revue ses méthodes de travail, ses difficultés particulières, nous avons travaillé sur son stress.

Aujourd’hui, Frédérique a une meilleure maîtrise de son agenda scolaire, le cours Florent se rapproche et devient plus tangible, plus accessible à chaque trimestre.   Le stress de Frédérique a considérablement diminué.  Celui de ses parents aussi.

Nous n’avons pas accompli de miracles.  Mais ensemble, nous avons déterminé un but qui lui tient à coeur, nous avons balisé le chemin, estimé de manière réaliste les efforts à fournir et les lacunes à combler et aujourd’hui, Frédérique a trouvé son rythme et ses méthodes de travail. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir ou sur ce lien pour télécharger la carte gratuitement depuis Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs).

Boîte à outils pour apprendre avec créativité

Pour nous aider dans cette étape – la première de notre méthode qui en compte cinq – nous avons utilisé le mindmapping et la visualisation.  Se voir réussir, c’est déjà accomplir un bout de chemin.  C’est déjà se placer dans une position de gagnant.  A l’aide du mindmapping, nous avons exploré ce qui était important pour Frédérique, ses goûts et ses dégoûts, ses envies, ses craintes.   Nous avons étalé sur la feuille son état d’esprit du moment et le chemin à parcourir pour atteindre son rêve.

Reprendre contact avec le cours : le mindmapping à la rescousse !

Prendre contact avec le cours, cela veut dire tout simplement se replonger dans le cours vu – idéalement – le jour-même en classe.  Le lire lentement pour bien s’en imprégner, pour se laisser envahir par les images et les sensations évoquées par les mots.  C’est prendre de premières notes, tenter un premier résumé simple, noter ce qui n’est pas compris, synthétiser, vérifier que l’on comprend tout.

C’est le terrain idéal du midnmapping : une prise de note rapide, efficace, qui balaie la matière dans un va-et-vient constant entre analyse et synthèse.  C’est le moment de mémoriser l’information pour la première fois, de la stocker dans sa mémoire.

Mais aussi de la comprendre en créant du lien entre les différentes parties du cours.  Et avec les autres cours.  Le mindmapping par sa nature visuelle est particulièrement indiqué pour rendre visible tous ces liens sous-jacents.  Ici aussi, la créativité joue à plein.   Il s’agit de s’approprier les informations pour les transformer en connaissances, pour les agréger à son système personnel de connaissances.

Réactualiser ses connaissances

Se souvenir une seule fois, stocker ses connaissances par une première lecture et une prise de notes, fut-elle particulièrement efficace, ne suffit pas.   La théorie des répétitions espacées nous apprend qu’oublier plusieurs fois et réétudier permet d’approfondir les connaissances, de les ancrer.  A chaque répétition, nous oublions un peu moins pour nous souvenir de tout le jour de l’examen.

Ici aussi, on peut utilier les techniques de réactualisation du mindmapping : relire sa carte, en suivre les branches avec ses doigts, la lire à voix haute, la redessiner à la main ou à l’aide d’un logiciel à intervalles réguliers.

Pour mémoriser des listes de vocabulaire ou des formules mathématiques, utilisez plutôt les flashcards, ces fiches sur lesquelles vous écrivez la définition ou la traduction d’un côté et le terme à retenir, accompagné d’un dessin ou mieux d’une association de dessins, d’évocations sonores, de l’autre.  Répétez autant de fois que nécessaire.  A faire à la main ou avec des logiciels comme StudyBlue ou Anki, dont je reparlerai bientôt.

Pour les listes de noms et de concepts difficiles, on peut avoir recours à la localisation, la technique la plus puissante étant le « palais de mémoire« , dont je reparlerai bientôt.  Pour retenir des nombres longs ou des dates, rien de tel que de transformer les nombres eux-mêmes en images évocatrices et de les utiliser dans des scénarios .  Par exemple, dans la mindmap ci-dessous, le chiffre 2 est figuré sous la forme d’un cygne.  Le 1 est un clou.   Le 5 est une femme enceinte.  Le nombre 512 sera par exemple une femme enceinte qui cloue un cygne (de préférence dans un endroit que vous connaissez et que vous pouvez évoquer facilement dans votre mémoire).  L’histoire est horrible ?  Tant mieux : elle a donc d’autant plus de chances d’être retenue pour longtemps !  Tout ce qui nous fait rire, nous excite ou nous fait peur nous marque et nous le retenons sans effort !  Pour voir une illustration animée de cette méthode, visitez donc le site de mon ami Bernard Lamailloux, formateur et grand pourfendeur de préjugés pédagogiques devant l’Eternel 😉

On peut également scénariser des noms de personnages, comme les auteurs classiques français : une Corneille sur une Racine Boileau de la Fontaine Molière.  On peut écrire de véritables histoires et se mettre en scène dans de vrais décors avec d’autres personnages.  Je reviendrai également sur ces techniques.

Réutiliser les matières pour créer nos propres questions et réponses

Si le mindmapping permet d’explorer et d’organiser les idées, les concepts maps ou cartes conceptuelles sont extraordinaires pour illustrer les relations entre les concepts, les flux, les processus.

Si vous voulez être prêt(e) à répondre aux questions du professeur, le mieux, c’est encore de vous poser vos propres questions : la méthode CQQCOQP vous donne l’occasion de vous poser toutes les questions possibles sur un texte, article, partie de cours, chapitre d’un livre, etc.

Apprendre avec CQQCOQP

Sur base de certaines questions, on peut créer des cartes conceptuelles, des lignes du temps sous forme d’arrête de poisson ou d’organigrammes, etc.  C’est une façon d’entrer dans le cours ou le livre par d’autres portes que celles proposées par l’auteur.  Nous rompons avec sa logique pour trouver la nôtre.  Des participants à mes ateliers Apprendre A Apprendre ont été très étonnés de voir qu’après avoir travaillé sur un texte de trois façons – résumé, CQQCOQP et ligne du temps en arrête de poisson – ils étaient incollables sur le contenu, les personnages, les circonstances de cet article.

Après cela, ils ne voulaient plus entendre parler de cet article !  Mais comme le disait un de mes vieux professeurs : « il faut casser le texte pour former le lecteur« .

Un des meilleurs moyens de comprendre et de mémoriser une matière complexe est de la reformuler.  Expliquez-la donc à votre maman, à votre petit frère, à votre voisin, à votre petit-ami…  Les résultats sont garantis : vos interlocuteurs vous poseront des questions auxquelles vous ne vous attendiez absolument pas et cela vous obligera à réexplorer la matière sous un angle nouveau.

Pourquoi croyez-vous que vos professeurs sont incollables sur leur matière ?  Parce qu’ils passent une bonne partie de leur vie à la réexpliquer à des générations d’étudiants !  C’est aussi simple que ça…

Les jeux sont un allié extraordinaire de l’étudiant efficace.  Non seulement ils évitent de s’ennuyer ferme sur la 19e lecture du même chapitre, mais en plus, ils nous procurent un moyen dynamique de nous approprier les nouvelles connaissances.  Pendant que nous nous amusons, notre cerveau enregistre les sensations de nos doigts, les couleurs, les mouvement à l’écran, les sons des hauts-parleurs, nos postures corporelles, nos émotions, etc.  Tout cela crée un réseau d’associations très puissantes qui nous aideront à nous souvenir le momenent venu.  Il existe à l’heure actuelle une foule de jeux dits « sérieux » ou « serious games » en français pédagogique contemporain.  Visitez www.seriousgame.be pour avoir un aperçu et un commentaire professionnel sur les contenus et les valeurs pédagogique de ces incroyables outils !

Les jeux-cadres – inventés par Thiagi – sont aussi de fabuleux alliés.  Je les ai utilisés pour enseigner le droit et les contrats de travail à des jeunes à peines scolarisés et ils peuvent encore vous dire aujourd’hui, quatre ans plus tard, la différence entre un CDD, un CDI et un contrat à tâche déterminée.  J’y reviendrai également bientôt.  Vous pouvez organiser avec vos amis de véritables concours qui allient compétition et coopération dans un nouveau concept-clé : la coopétition.  Ici aussi, on brise un tabou : à plusieurs on est plus fort, à l’école, à la maison, en entreprise.  Ce n’est pas de la triche, c’est de la collaboration.  Etudier à plusieurs, IRL ou à travers un groupe Facebook, permet d’aller plus vite et plus loin…

Utilisez abondamment Internet : pas pour des copier-coller frénétiques, mais pour rechercher l’information.  Apprenez aussi à la sélectionner, à l’évaluer, à la trier, à la traiter, à la présenter selon les normes académiques.  C’est un vrai travail et c’est très formateur !

Réviser : vous avez dit à long terme ?

Oui, à très long terme, même.  Si vous utilisez toutes ces techniques, vous n’apprendrez pas seulement pour l’examen d’après-demain mais pour toute votre vie.   Echelonnez les périodes d’étude.  Cela ne sert à rien de bloquer comme un fou la veille.   Etudiez, oubliez, réétudiez, réoubliez, re-réétudiez, re-reoubliez, etc.  Vous serez le premier étonné de vos connaissances au bout de l’année…

Quelques conseils pour tirer parti de ces techniques :

  • variez les techniques : ne vous contentez pas d’un seul « truc » qui fonctionne bien.  Vous restez alors dans votre « zone de confort » et vous finirez par vous lasser.  Et à moins retenir : prenez des risques, testez de nouveaux outils, gardez ceux qui marchent, jetez les autres sans pitié !
  • alternez les périodes d’activité intense avec de courtes pauses réparatrices : utilisez des outils comme Focus Booster pour vous aider à minuter le tout !
  • n’oubliez pas de vous reposer : le sommeil est une partie fondamentale de votre programme d’études
  • amusez-vous : vous avez besoin de changer d’air et de musique de temps en temps
  • sortez, aérez-vous, faites de l’exercice, voyez des potes, buvez de l’eau, etc.
  • accordez-vous des récompenses quand vous avez réussi un truc important : « parce que vous le valez bien » 😉
  • voyez-vous réussir : c’est important !  La visualisation fait partie de la panoplie de tous les champion, ce n’est pas par hasard…

Bonus : le secret des secrets :  Apprendre, c’est d’abord un plaisir !

Il me reste à vous souhaiter bonne chance et bon travail 😉

Et vous ?  Quelles techniques utilisez-vous ?  En connaissez-vous que je n’ai pas citées ?  Comment fonctionnent-elles ?  Quels sont les résultats ?  En êtes-vous satisfaits ?

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Apprentissage et créativité : adoptez la bonne stratégie !

Apprentissage et créativité ?  Oui.  Pour adopter une stratégie efficace qui VOUS convient !

Et pour créer vos propres outils et adopter des tactiques réalistes.

Et, cerise sur le gâteau : pour entretenir votre motivation à apprendre !

Quand à pense à « école » ou à « apprentissage » le premier mot qui vous vient à l’esprit n’est pas forcément « créativité« .

C’est que – pour paraphraser Montaigne – nous sommes souvent plus préoccupés par une « tête bien pleine » plutôt que par une « tête bien faite« .

Et donc, pour beaucoup, apprendre, cela se résume à se remplir la tête en vue de l’examen.  Quitte à oublier pour toujours ce qu’on a appris.

Se remplir la tête, ce n’est pas très efficace.  L’information stockée dans la mémoire ne sera pas forcément retrouvée au moment voulu.  Et si le professeur pose une question pointue, il n’est pas certain que nous pourrons réutiliser l’information dans le sens demandé.  Et encore moins que nous pourrons inventer de nouveaux concepts à partir de ceux que nous avons mémorisés.

J’ai déjà évoqué toutes ces questions ailleurs  : c’est la base de la méthode Etudier efficacement en 5 étapes que je préconise et que j’enseigne dans les Ateliers Apprendre A Apprendre.

Que vient faire la créativité là-dedans ?

Apprendre de manière créative c’est beaucoup plus efficace !  Et je vais peut-être vous étonner, mais la créativité intervient – ou devrait intervenir – à tous les stades de l’apprentissage.

D’abord, pour élaborer une stratégie d’apprentissage : quels sont mes objectifs ?  Qu’est-ce que je veux apprendre ?  Pourquoi ?  Comment bien répartir mon travail ?  Comment bien doser mes effort ?  Quelles sont les méthodes qui me conviennent bien ?  Avec lesquelles je me sens à l’aise ?

Combien d’étudiants se sont jamais posés ces questions ?  Et pourtant, elles sont essentielles si vous visez la réussite !  Car, comme l’ont démontré de récentes études, c’est moins le QI que des qualités comme la persévérance, l’enthousiasme, la capacité à se motiver qui font la différence entre élèves qui réussissent et ceux qui échouent.   Et pas seulement à l’école, mais aussi dans la vie privée et professionnelle.   Nous connaissons tous des esprits brillants mais toujours enclins à se plaindre et qui n’arrivent à se fixer nulle part, qui gaspillent leur intelligence à inventer des excuses pour ne pas avancer…

La carte ci-dessous répertorie quelques moments où l’étudiant devrait faire appel à sa créativité (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Les différentes étapes de votre stratégie d’apprentissage

Répartir son volume de travail, prévoir des pauses, concilier ses périodes d’études et de loisirs demande aussi une certaine créativité.   Pour des adolescents dont le cortex frontal n’est pas encore entièrement développé, planifier des tâches et des loisirs n’est pas facile et une aide des parents sera sans doute la bienvenue.

Quelles méthodes d’apprentissage ?

C’est la mode aujourd’hui de tronçonner les apprentissages selon que vous soyez visuel, auditif, etc.  Certains partisans des intelligences multiples vous inciteront peut-être à enfermer votre enfant ou votre adolescent dans une case prédéterminée.

Je suis convaincu qu’il est intéressant de se connaître et je suis un des premiers à apprécier les apports de Howard Gardner et à prôner la reconnaissance de toutes les formes d’intelligences… je suis aussi convaincu qu’il est dommage de se limiter et de s’interdire des méthodes d’étude efficace sous prétexte que l’on est plutôt visuel ou plutôt kinétique.

Les recherches récentes en neurosciences prouvent que le cerveau comprend et retient mieux quand on mobilise différents groupes de neurones à la fois.  La théorie des répétitions espacées nous apprend que l’oubli fait partie de la mémorisation.  Et les anciens arts de la mémoire nous enseignent ce que confirment les scanners aujourd’hui : l’association est un puissant moyen de ne rien oublier !  Ou presque…

Donc, il vaut mieux avoir à sa disposition une vaste boîte à outils dans laquelle puiser celui dont on a besoin au bon moment.

Vous viendrait-il à l’idée d’avoir dans votre boîte à outils un seul et unique marteau ?  Et de l’utiliser pour tenter de réparer votre lave-vaisselle, de remplacer une ampoule, de bêcher votre jardin ou de repeindre la façade de votre maison ?  Evidemment non.  Vous enverriez directement chez le psy toute personne qui se comporterait de cette façon !

Et pourtant, c’est ce que des millions d’étudiants de par le monde font chaque jour !  Une leçon de maths ?  On lit et relit la matière.  Un test de français ? On lit et relit la matière.  Une interrogation de géographie ? On lit et relit la matière.  Un partiel de vocabulaire anglais ?  On lit et relit la matière.

L’étudiant se fatigue et les résultats sont décevants par rapport à l’effort fourni.

Une boîte à outil adaptée à toutes les circonstances

Il faut donc étoffer votre boîte à outils : en acquérir de nouveaux pour traiter chacune des matières ou des parties de matières selon :

Si vous voulez être efficace, vous devez impérativement :

  • avoir en tête votre objectif
  • tenir compte du temps dont vous disposez
  • déterminer exactement la matière à étudier
  • adopter l’outil le plus adéquat pour atteindre votre objectif en tenant compte des facteurs précédents
  • varier les techniques au maximum pour mobiliser les différentes parties de votre cerveau

Quels sont ces outils qui devraient être présents dans la boîte de chaque étudiant ?  Ce sont ces outils que j’offrea aux participants de mes ateliers Apprendre à Apprendre.

C’est ce que je passerai en revue dans le prochain article de la série  Apprendre avec créativité 😉  A bientôt !

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