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Pensée visuelle : comparez avec les cartes doubles-bulles !

Vous devez faire des comparaisons pour vos études ?  Vous voulez comparer deux situations ou deux organisations et vous ne savez pas trop comment vous y prendre ?  Les cartes doubles-bulles sont un outil visuel très efficace pour ce type d’opération !

Read this article in English !

Que ce soit au cours de vos études ou de votre vie professionnelle, vous êtes amené(e) à faire des comparaisons.  Le professeur vous demande, par exemple, de relever les différences et les points communs entre deux structures d’entreprises, comme dans la carte ci-dessous.

Elle a été réalisée avec le logiciel de mind mapping XMind. (Double-cliquez sur l’image pour l’agrandir.  Vous pouvez aussi la télécharger gratuitement depuis le site de Biggerplate).

Carte doubles bulles – comparaison entre organisations

La carte mentale « doubles-bulles » obtenue compare deux types d’organisation d’entreprise : la structure par produit ou division et la structure par département ou fonction.  Elle a été réalisée dans le cadre du coaching d’un étudiant qui prépare l’examen de l’ACCA (Association of Chartered Certified Accountants), une certification de comptabilité très appréciée dans le monde anglo-saxon.

Les bulles du centre représentent les catégories envisagées : Appropriée pour (pour quel type d’entreprise cette structure est-elle appropriée) ; Organisation (sur quels critères cette structure est-elle organisée) ; Croissance (quel est l’impact de ce type d’organisation sur la croissance ; etc.

Carte mentale ou carte conceptuelle ?

A l’origine, XMind n’est pas configuré pour travailler avec ce type de structure, même si ce logiciel offre de nombreuses structures différentes.  Pour réaliser cette carte, j’ai utilisé la méthode de création de carte conceptuelle :

Utiliser sujets flottants et relations

On crée un sujet flottant en double-cliquant sur le fond de la carte, ensuite, on crée une relation (CRTL L) à partir de ce sujet flottant et on clique sur le fond de la carte.  Cela crée un nouveau sujet flottant.

Pour la création de cette carte, j’ai utilisé le sujet central comme titre : le sujet central ne peut pas être déplacé et cela peut constituer un handicap sérieux si je dois ensuite effectuer des modifications de ma carte.   Chaque bulle de cette carte est donc un sujet flottant tandis que les « branches » sont en fait des relations.

Le problème est que les sujets exercent une sorte de « magnétisme » entre eux : ils sont attirés les uns par les autres, si on les rapproche un peu trop.  Même en appuyant sur la touche ALT, il n’est pas toujours facile de positionner un nouveau sujet au milieu des autres.

Bien que cette carte soit apparentées aux mindmaps, elle se construit donc selon les principes utilisés pour élaborer les cartes conceptuelles dans XMind.

Cela m’a donné l’idée d’utiliser un autre logiciel pour créer ce type de cartes : VUE ou Visual Understanding Environment.

Des doubles bulles dans VUE

VUE est clairement un logiciel de concept mapping (ou cartes conceptuelles), créé par l’université Tufts.  Ce logiciel est donc configuré pour positionner des objets – sujets et relations – les uns par rapport aux autres.

Ici, il n’y a pas de « magnétisme » si on approche les objets les uns des autres.  Et ils peuvent être déplacés à volonté sans que cela dérange l’alignement des autres.  (Double-cliquez sur l’image pour l’agrandir au maximum).

La version VUE de la carte à doubles bulles

Le résultat est sensiblement identique, mais la réalisation est beaucoup plus facile !

Je reviendrai dans d’autres billets sur ce logiciel de concept mapping et les usages qu’on peut en tirer.

Pourquoi utiliser XMind pour créer ce genre de cartes, si c’est plus difficile ?  Tout le monde n’est pas habitué au logiciel VUE.  Et d’autre part, lorsqu’on travaille sur un projet, avec plusieurs cartes rassemblées dans un même classeur, il peut être plus simple d’ajouter une feuille à ce classeur.  Cela permet aussi de créer des liens directs entre les cartes du classeur.

Il est aussi possible de lier une carte XMind avec une carte VUE en utilisant la liaison avec un fichier externe par hyperlien : il suffit de placer le chemin vers ce fichier dans le champ « File » ou « Fichier » de la fenêtre de dialogue comme illustré ci-dessous :

Insertion d’un hyperlien vers le fichier externe

Ceci place une icone dans le sujet sélectionné.  Lorsque vous cliquez sur cette icone, le fichier VUE s’ouvre (à condition que le programme se trouve bien sur votre ordinateur bien entendu).

Essayez les deux solutions, XMind et VUE et retenez celle qui vous convient ou les deux, si comme moi, vous travaillez dans les deux environnements !

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Apprentissage des langues Jeunes Langues

Et pourquoi pas un séjour linguistique en Espagne cet été ?

Partout dans les médias, et dans la plupart des sujets d’actu liés à l’école, on ne parle que de l’anglais et de cette LV1 toute puissante. Et pourtant, on en oublie qu’aujourd’hui, parler qu’une seule langue étrangère ne suffit plus.

L’espagnol reste la deuxième langue vivante la plus étudiée en France et pourtant, la place qu’on lui accorde est minime comparée à l’anglais qui concentre toute l’attention. Mais dites-vous bien que si vous vous destinez à de grandes études de commerce, il vous faudra absolument maitriser une seconde langue vivante, et que vous feriez donc bien de commencer dès maintenant à accorder à votre espagnol l’importance qu’il mérite.

Si vous sentez que vous êtes un peu juste, n’attendez pas d’être submergé par les lacunes avant de vous attaquer au problème. Et si vous n’avez pas encore décidé de ce que vous pourriez faire cet été, pourquoi ne pas vous pencher sérieusement sur la question du séjour linguistique ?

Les avantages du séjour linguistique

Un séjour linguistique en Espagne comporte de nombreux aspects positifs, le premier étant celui du soleil bien sûr ! Il est toujours plus tentant de faire un voyage d’étude dans un pays comme l’Espagne, plutôt que dans un pays comme l’Angleterre où vous êtes certains de devoir emmener imperméable et parapluie dans vos valises !

Mais au delà de cet aspect purement météorologique, un séjour linguistique vous permet de vous immerger dans une culture étrangère le temps de quelques semaines, et de n’avoir pas d’autres choix que celui de pratiquer la langue du pays en question. C’est donc un excellent moyen de pratiquer vos compétences orales.

Une expérience humaine inoubliable

Enfin, un aspect du séjour linguistique dont on ne parle que peu est sans doute l’aspect humain. Il est vrai que le fait de partir loin de sa famille, peut-être même pour la première fois, est une expérience humaine incroyable. Tout d’abord on apprend à mieux se connaitre, mais on apprend aussi à vivre en communauté, avec ce groupe avec lequel vous allez étudier pendant quelques semaines, mais aussi avec le personnel encadrant ou votre famille d’accueil.

Vous serez surpris de découvrir qu’au final, si vous étiez partis à reculons, vous ne rentrerez pas avec empressement mais bien avec l’espoir de repartir pour un nouveau séjour l’an prochain !

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Apprentissage des langues Europe Langues Travailler en Europe

Allemand : Pourquoi l’apprendre au collège ?

Tout collégien est confronté à un choix en particulier à son arrivée en 4ème au collège, celui de sa LV2 (langue vivante 2). L’anglais étant presque toujours préféré en LV1, le choix se pose régulièrement entre l’allemand et l’espagnol pour la 2ème langue. Malgré le faire que l’espagnol soit bien plus parlé dans le monde, l’allemand peut se révéler avoir une certaine utilité pour l’entrée dans le monde du travail.

Tout d’abord pour l’insertion professionnelle, l’allemand est intéressant puisque peu de personnes le parlent vraiment en France. Sa connaissance sera donc un véritable atout puisque tout ce qui est rare a de la valeur.

L’Allemagne est un partenaire et collaborateur particulier de la France depuis quelques décennies. Avec l’essor de l’Union Européenne les travaux communs entre Allemagne sont de plus en plus nombreux et tendent à se multiplier avec les années. Profiter de la première occasion de partir à l’ouest pour apprendre l’allemand à Berlin ou dans n’importe quelle ville allemande pour peut être vous faire des contacts tout en améliorant votre niveau d’anglais.

L’allemand est également la langue officielle de l’économie. Si vous souhaitez vous orienter dans le domaine de l’économie et des finances la connaissance de la langue allemande ne peut être qu’un point positif. De plus, l’Allemagne est très certainement le pays européen et le plus solide économiquement parlant, une destination idéale si vous souhaitez travailler dans ce secteur et à l’étranger.

Il est clair qu’avec l’émergence des pays d’Amérique latine l’espagnol se révèlera être sûrement plus important mais ne négligez pas l’allemand. Cette langue trop souvent mise à l’écart pourrait vous apporter des opportunités contrairement à ce que l’on pourrait croire. Son apprentissage n’est pas toujours simple mais partir en séjour linguistique ado peut être une bonne solution pour progresser dans les meilleures conditions possibles.

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Apprendre à apprendre concept map enseignement secondaire Etudier efficacement Flashcards formation Jeunes Mind Mapping Outils Pédagogie

Apprendre A Apprendre : nouvel atelier à Verviers !

Apprendre A Apprendre s’installe à Verviers !

Une journée pour apprendre autrement : un atelier qui combine cartes mentales, cartes conceptuelles, utilisation des flashcards et techniques de mémorisation.

Apprendre, cela s’apprend !

C’est ce que nous allons faire tout au long de la journée du samedi 27 avril au Château de Séroule à Verviers, de 9 à 17 heures.  Un atelier réservé aux adolescents de 13 à 18 ans, étudiants de l’enseignement secondaire.

Apprendre avec le mindmapping

Vous allez apprendre :

  • à résumer un texte à l’aide du mindmapping :
    • identifier les idées principales
    • distinguer ce qui est important et ce qui est secondaire
    • établir des liens entre les parties du texte
    • repérer les détails importants, les pivots autour desquels le texte s’articule
  • à poser les bonnes questions
Questions CQQCOQP avec le mindmapping
  • à comprendre et illustrer les relations entre les concepts
    • à l’aide d’une carte conceptuelle
    • à visualiser qui sont les acteurs d’un texte, les circonstances d’un récit, etc.
  • à dessiner une ligne du temps
    • pour voir la sucession des étapes d’un texte
    • pour préparer votre projet d’études
Ligne du temps

Une journée pour apprendre autrement.  Non pas en relisant et en recopiant inlassablement les mêmes résumés.  Mais en variant les techniques et les outils d’apprentissage.  En comprenant d’abord la matière.  En créant du lien entre les différentes matières et les différentes parties du cours.  En mémorisant à long terme.   Pas seulement pour les prochains examens, mais pour construire mon propre savoir, pour apprendre à apprendre.  Pour devenir autonome dans mes études.

Une journée d’apprentissage basée sur notre méthode Comment étudier efficacement en 5 étapes.

Informations pratiques :

Le samedi 27 avril de 9 à 17 heures

au Château de Séroule

Rue de Franchimont 1 à 4802 Verviers

Formation réservée aux étudiants de l’enseignement secondaire, de 13 à 18 ans.

Inscription : 100 € pour la journée, sandwich et boisson comprise

Tarif dégressif pour plusieurs enfants d’une même famille

Tout le matériel est fourni sur place par le formateur

Apportez votre ordinateur portable et votre envie d’apprendre !

Cette formation est passée !  Vous pouvez vous inscrire à nos prochains ateliers : consultez notre agenda pour connaître les dates et lieux des prochaines sessions.

 

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concept map Logiciels Mind Mapping Novamind Outils XMind

Conférence : organisez vos idées et vos projets avec le mindmapping

Un outil pour vous faciliter la vie ?  Aussi bien professionnelle que privée ?

Pour prendre des notes efficaces ?  Pour ne rien oublier quand vous lancez un nouveau projet ?  ou quand vous partez en vacances ?

Une méthode pour aider le petit dernier à étudier ?

Essayez le mindmapping ! 

C’est le thème de la conférence gratuite et interactive que j’animerai le 6 mars prochain à La Forge à Liège.

S’il pouvait y avoir une méthode qui vous aide tant dans votre vie professionnelle que dans votre vie privée.  Un outil qui ne soit pas ennuyeux à utiliser.  Mais qui ne vous laisse rien oublier.  Qui vous permette de rassembler vos idées.  Des les ordonner de façon structurée.  Et donc d’écrire des documents qui tiennent la route.  De gérer des projets complexes sans rien laisser au hasard.

Bonne nouvelle !  Cet outil, cette méthode existe : c’est le mindmapping !

Mindmap réalisée avec iMindMap

Une méthode d’organisation des idées ludique, efficace et non-linéaire.   Une méthode accessible à tous les âges et pour tous les niveaux de complexité : du devoir d’école primaire à la thèse de doctorat ou au projet ICT.

Lorsque Tony Buzan a développé sa méthode, au début des années 1970, il visait surtout le développement personnel.  La prise de notes sur papier, la mémorisation, l’introspection.

Aujourd’hui, les logiciels de mindmapping – ou cartes mentales, en français – ajoutent d’autres dimensions à cette discipline.  Il est possible d’intégrer des documents Word, Excel, PDF, voire de la vidéo dans la plupart de ces logiciels.  On peut y inclure des liens vers les sites Internet intéressants.  On peut échanger ses cartes sur la toile, voire y travailler à plusieurs.

Structure de la conférence sur le mindmapping

Ce sont tous ces aspects que j’aborderai lors de cette conférence : le mindmapping dans ma vie quotidienne, dans ma vie professionnelle.  Que faire des logiciels ?  Combien ça coûte ?  Qu’est-ce que ça peut m’apporter à moi ?  Ou à mes enfants ?  Ou à mon entreprise ?

Une conférence interactive où vous aurez la possibilité de prendre la parole, de poser des questions.  Mais aussi de construire ensemble des mindmaps, des les poster sur Internet, de les télécharger à la maison après la conférence, etc.

Un premier rendez-vous avec le mindmapping et ses innombrables possibilités !

Informations pratiques

Le mercredi 6 mars 2013 à partir de 19h30

Espace de Coworking La Forge

Rue Cathédrale 58

4000 Liège – Belgique..

L’entrée est gratuite, mais nous vous demandons de vous inscrire via le formulaire sur le site de La Forge.

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Apprendre à apprendre Etudier efficacement Jeunes Mémoire

Arts de la mémoire : comment utiliser le palais de mémoire ?

Qu’est-ce que le « palais de mémoire » ?  D’où vient-il ?  Et comment fonctionne-t-il ?

Comment l’intégrer dans une stratégie d’apprentissage ?

Je vous donne ici le fruit de mes lectures et de mes expériences personnelles avec cette méthode âgée de plus de 2800 ans…

Je lis parfois sur Internet des articles sur le « palais de mémoire » ou j’entends des personnes en parler.  Et je suis souvent choqué par le caractère incomplet, incompris, voire carrément erroné des informations que je découvre.

Il existe pourtant une vaste littérature sur le sujet.  Et dont les auteurs ne sont pas des moindres puisque le premier d’entre eux n’est autre que Cicéron.  Un des auteurs qui ont le plus influencé la totalité de la culture occidentale depuis 2.000 ans…

Une légende vivante : Simonide de Céos

Cicéron, dans son ouvrage « De Oratore »,  nous rapporte que l’inventeur de cette méthode est le poète lyrique Simonide de Céos, une des nombreuses îles grecques.  Nous n’avons aucun portrait de cet homme qui fut une véritable star à son époque : il a remporté des prix face au tragédien Eurypide ou  encore contre Pindare, son principal rival.  Mais, comme à toutes les stars, on lui a attribué bon nombre de légendes.  Il aurait été l’inventeur, entre autres, de 4 lettres du nouvel alphabet grec (voir l’illustration sur le vase ci-dessous).

Vase grec représentant Persée et Andromède

Mais surtout, selon Cicéron, il serait l’inventeur de la méthode des « loci » – lieux, en latin – encore appelée « mémoire locale« .

Simonide de Céos aurait été le premier poète rémunéré.  Il écrivait des poèmes pour les dirigeants de son temps.  Un jour, il en écrit un pour le tyran Scopas.  Mais, celui-ci est aussi avare que vaniteux.  Il reproche à Simonide d’avoir loué autant les jumeaux Castor et Pollux que lui dans son ode.  Et donc, il ne paiera que la moitié de la somme prévue.  Simonide n’a qu’a demander l’autre moitié aux demi-dieux…

Simonide n’a d’autre choix que de s’incliner.  Il participe au banquet donné par son maître et au cours duquel il devra sans doute réciter son poème.  Un serviteur vient le prévenir que deux jeunes hommes l’attendent à la porte du palais et le réclament avec insistance.  Intrigué, Simonide va à la rencontre des deux étrangers.  Au moment où il sort du palais, celui-ci s’effondre, écrasant tous les convives.  Les deux visiteurs, qui ne sont autres que Castor et Pollux, ont donc sauvé la vie de celui qui leur a dédié la moitié d’un poème.

La mémoire des lieux

Mais les familles sont en détresse : elles ne reconnaissent pas leurs proches, défigurés sous les débris.  Simonide déclare alors qu’il est capable de dire qui est qui : il était assis avec eux.  Et peut donc localiser chacun des corps et lui rendre son identité.  Cette circonstance lui aurait donné l’idée du « palais de mémoire« .  Un des procédés les plus anciens et les plus efficaces pour mémoriser de longues séquences.

L’historienne Frances Yates a remis à l’honneur les études sur les arts de la mémoire, notamment dans son livre The Art of Memory, dont il existe une traduction française.  Elle voit dans cette légende l’illustration d’une période de transition.  Car, pendant des siècles, les poètes ont récité leurs oeuvres sans les écrire.  Or, au moment où naît cette légende, l’écrit prend le pas sur la tradition orale.  Socrate méprisera l’écrit toute sa vie.  Platon, dans Phèdre, fait dire à  l’un de ses personnages que l’invention de l’écriture rendra les hommes bêtes, paresseux, qu’ils n’utiliseront plus leur mémoire et qu’ils oublieront qui ils sont…   Des arguments qui ressemblent étrangement à ceux qui accusent Internet et les livres numériques de tous les maux.   Mais ne sommes-nous pas, nous aussi, dans une période de transition similaire ?

Associez des lieux et des images

La méthode qu’aurait inventée Simonide de Céos – et qui existait sans doute depuis des siècles à son époque – consiste à associer lieux et images.  Dans mon article sur les principes de la mémorisation, je rappelais que ceux-ci sont au nombre de trois :

  1. L’ordre
  2. L’association
  3. La répétition

Le « palais de mémoire » ne fait pas exception à la règle.  Ici, l’ordre est donné par le trajet et les emplacements dans un bâtiment. ou dans une partie de ville : un quartier, une place, etc.

Lors de mes formations pour étudiants, je demande aux participants d’utiliser le lieu qu’ils connaissent le mieux : leur propre maison.

Maison – rez-de-chaussée

 

Utilisez un lieu connu pour mémoriser rapidement et à long terme

Le principe de la « mémoire locale » ou « palais de mémoire » est de placer une image qui représente la chose ou le mot dont on doit se souvenir dans une partie de l’immeuble, ici, le rez-de-chaussée de la maison.  Plus l’image est éloignée de la routine, mieux elle fonctionne : donc, on utilise le grotesque, le monstrueux ou une image qui déclenche une émotion – votre petit ami, votre vedette de cinéma préférée…

Quand je pratique cette méthode pour la première fois avec des participants de mes ateliers, je leur demande de dresser une liste de 20 mots : vingt choses dont ils auront besoin pour organiser la fête de leur anniversaire.  Selon la littérature scientifique, la mémoire de travail moyenne permet de retenir 7 mots, avec un écart-type de 2, soit de 5 à 9 mots.   Mais je rencontre de nombreux jeunes qui présentent une rétention de 11 ou 12 mots…

Mais (pratiquement) personne n’est capable de retenir 20 mots sans erreurs ni de les répéter dans un sens ou dans l’autre, depuis le premier vers le dernier ou vice-versa.

Associez image, sensations et localisation

Premier ingrédient pour notre fête : un saumon.  Nous allons le placer dans la boîte aux lettres, juste à côté de la porte.  Un beau saumon vivant, qui sent fort la marée et qui s’agite dans tous les sens.  Il mouille tout le contenu de sa boîte aux lettres et sa queue rose frappe la porte en cadence : boum ! boum ! boum !

Vous aurez compris à la lecture de ce premier item le fonctionnement de l’association : on place le saumon dans un endroit inattendu – on sort de la routine – et on associe un maximum de représentations sensorielles à chaque image : l’odeur de la marée, le mouvement de la queue, le boum-boum de celle-ci contre la porte, la sensation tactile du poisson mouillé…  tous ces éléments servent à renforcer la mémorisation.

Deuxième item : deux bouteilles de vin.   Celles-ci sont en réalité deux personnages à taille humaine, dont la silhouette est en forme de bouteilles, qui sont complètements saoules et qui titubent sur les marches du perron.  Elles rotent et chantent des chansons à boire.

Le troisième item : des couverts en plastique.  L’acteur préféré de notre participant est Johnny Depp.  Nous le déguisons en Chapelier fou, son rôle dans le film Alice de Tim Burton.  Johnny Depp est debout sur la table basse du salon, entre le sofa et les fauteuils.  Il jongle avec les couverts et danse une sorte de gigue tout en proférant des sons incongrus et en grimaçant comme dans le film.

Le quatrième item : de la musique.  Où allons-nous la placer ?  Dans l’installation hi-fi au salon ?  Certainement pas !  Nous allons louer les services d’un orchestre de Schtroumpfs que nous allons placer dans le four, à la cuisine.  A la moindre fausse note, on allume le four !

L’émotion favorise la rétention à long terme

Etc, etc. jusqu’à vingt mots, vingt images grotesques, monstrueuses, sexy ou amusantes, associées à vingt emplacement de l’endroit que nous connaissons le mieux au monde.

Les plus sophistiqués ajouteront un scénario à leur trajet.

Vous aurez compris le principe : nous nous souvenons mieux de ce qui sort de l’ordinaire.   De ce qui tranche avec la vie de tous les jours.  De ce qui nous touche.   Car la mémoire est très fortement liée à l’émotion.

J’ai effectué une recherche sur l’Elfstedentocht : cette course en patins à glace qui traverse 11 villes de Frise, dans le nord-ouest des Pays-Bas.   Tous les habitants me disent que les hivers là-bas sont extrêmement rigoureux, qu’il neige et qu’il gèle à pierre fendre chaque année.

Pourtant, ma recherche personnelle montre que la course a eu lieu 15 fois en 112 ans.  Les autres années, il ne gelait pas suffisamment pour organiser la course sur les cours d’eau de Frise…   Il a donc gelé dur 15 fois en plus d’un siècle, malgré ce que les habitants m’affirmaient.  Ils étaient pourtant sincères : mais leur mémoire n’avait gardé le souvenir que des hivers exceptionnels.  Ceux où ils s’étaient calfeutrés chez eux en attendant le jour de la course, où ils avaient traversé péniblement les champs couverts de neige.  Quinze hivers sur 112 !

C’est sur cette confrontation avec l’ordinaire que jouent les techniques d’association dans les arts de la mémoire.   La publicité aussi le sait bien : elle nous présente des endroits paradisiaques où la plupart d’entre nous n’iront jamais, des modèles dont la beauté surhumaine doit plus à Photoshop qu’à la sélection génétique, des produits fabuleux qui ne fonctionnent miraculeusement que sur le petit écran.   Nous le savons, dans le fond.   Mais nous achetons.   Parce que ces images surnaturelles ont trouvé leur chemin dans nos mémoires et nos émotions.  Et que nous ne demandons qu’à les revivre dans le réel.

Troisième principe : les répétitions

Cette méthode, très efficace, ne fonctionne que si on respecte le troisième principe : la répétition.  Il faut visiter et revisiter la maison et revoir régulièrement chacune des images dans son emplacement.  Parcourez le trajet dans un sens puis dans l’autre.  Ou depuis le milieu.

Les répétitions espacées sont aussi le principe de base des applications de flashcards, telles Anki ou Cerego.

Le « palais de mémoire » est utile pour retenir une liste d’objets.  Ou les éléments d’un discours ou d’une conférence.   Les avocats romains, comme Cicéron, étaient célébrés pour tenir des discours de plusieurs heures sans aucune note.   Mais le préalable de toute étude réellement efficace à long terme est la compréhension.  N’étudiez pas quelque chose que vous n’avez pas compris d’abord…

Bon travail et amusez-vous bien 😉

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Heuristiques, conceptuelles et argumentaires : l’info en cartes

Cartes heuristiques, conceptuelles, cognitives, argumentaires, mentales, arbres de la connaissance… Mindmaps, concept maps, argument maps…

Comment faire le tri en face de toutes ces appellations ?  Et surtout, à quoi servent ces différentes cartes ?

Voici le premier article d’une série consacrée à ces différents modes de cartographie de l’information.  Et leur utilisation pour l’apprentissage profond : une façon d’étudier qui ne se contente pas d’une connaissance de surface.

Quelle est la différence entre la mindmap – ou carte heuristique – et la concept map  – ou carte conceptuelle ?  Et dans quels cas se servir de l’une plutôt que l’autre ?

C’est une question qui revient souvent, que ce soit dans mes formations en mindmapping pour les adultes ou dans les ateliers Apprendre A Apprendre, destinés aux adolescents aux études secondaires.

Et c’est vrai que la multiplication des appellations  ajoute à la confusion.

La mindmap est souvent traduite en français par « carte heuristique », « mentale » ou « cognitive ».  On parle aussi d' »arbres de la connaissance ».  La concept map est très logiquement traduite par « carte conceptuelle ».  Encore qu’au Québec, on appelle « carte conceptuelle » l’ensemble des modes de cartographie de l’information.  Et puis l’argument map peut être traduite par « carte argumentaire ».

Voici une carte qui résume les trois types de cartes dont je viens de parler ainsi que leurs usages.   Vous pouvez la télécharger gratuitement depuis Biggerplate ou cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Trois types de cartographie de l’information

Pour réaliser cette carte, je me suis basé sur deux choses : un article en anglais de Martin Davies, extrêmement bien documenté, et ma propre expérience.

Je reviendrai dans d’autres articles sur les particularités et les différents usages de ces cartes, mais d’ores et déjà, en voici un résumé.

Trois façons de cartographier l’information pour la compréhension et la mémoire

Ces trois modes de cartographie de l’information permettent de représenter – par visualisation – et de manipuler des ensembles de données complexes.  De comprendre, analyser et mémoriser les relations entre ces données complexes.

Pour beaucoup de gens, elles sont plus faciles à suivre et à comprendre que leur équivalent en raisonnements verbaux ou logiques.

Et enfin, lorsque vous élaborez une telle carte, votre implication est telle que vous apprenez de manière profonde : vous ne vous contentez pas d’une « connaissance de surface » comme celle que l’on acquiert en surlignant et en résumant.   Il s’agit d’une approche profonde de l’apprentissage, une forme durable parce qu’elle a mobilisé des facultés intellectuelles différentes, des groupes de neurones différents.   Et que cela renforce à la fois notre compréhension et notre mémorisation.

Trois cartes pour trois usages différents

La mindmap ou carte heuristique est organisée, hiérarchisée autour d’une idée centrale.  Son usage principal est d’imaginer et d’explorer les associations entre les concepts – mais aussi d’établir une distinction entre eux.  C’est pourquoi le mindmapping ou carte heuristique est excellent pour le brainstorming, la conception d’un projet ou pour résumer un texte par exemple.

La concept map ou carte conceptuelle sert surtout à visualiser et comprendre les relations entre les concepts.  Elle est excellente pour expliquer un processus, une procédure – comment vous inscrire à une formation, par exemple – ou les relations entre les personnes d’une même famille.

L’argument map ou carte argumentaire est utile pour vérifier la logique de nos arguments : reposent-ils sur des prémisses solides ?  Leur déroulement est-il logique, pertinent ?  Quels sont les pour et les contre ?

Je reviendrai en détail sur chacun de ces modes de cartographie de l’information et sur leur usage tant pour l’étudiant que pour l’entreprise.

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Nouvel atelier Apprendre A Apprendre à Liège le 14 févier 2013

Comment mieux apprendre ?  Comment être prêt pour ses examens ?  Comment mieux mémoriser ?

C’est ce que nous apprendrons ensemble lors du nouvel Atelier Triple A – Apprendre A Apprendre que j’anime en partenariat avec La Forge le 14 février 2013.

Une journée pour changer votre façon d’étudier !

Une journée de formation destinée aux étudiants du secondaire et  basée sur ma méthode Apprendre efficacement en 5 étapes :

  1. Travailler sa motivation en se mettant en projet
  2. Reprendre contact avec le cours vu le jour-même
  3. Réactiver sa mémoire
  4. Réutiliser la matière
  5. Etudier à long terme

Une formation qui alterne pratique et théorie, jeux et exercices, présentations, travail individuel et en sous-groupe.

Une formation dynamique pendant laquelle vous apprenez à apprendre plus efficacement, sans vous fatiguer et pour retenir plus longtemps.   Pendant la formation, vous apprenez de nouvelles méthodes et vous construisez votre propres outils, que vous allez utiliser pour étudier chez vous.

Une journée prolongée par un e-coaching de 3 mois : pendant cette période, vous avez accès à une plateforme d’autoapprentissage Moodle.  Vous pouvez continuer à échanger avec le formateur et les autres participants, vous exercer, consulter de la documentation en ligne, visiter des sites éducatifs, etc.

Et surtout, vous disposerez d’une panoplie d’outils et de méthodes : vous pourrez tester et choisir ceux qui vous conviennent, ceux qui marchent le mieux pour vous !

Variez les apprentissages !

Que diriez-vous d’un technicien qui utiliserait un marteau pour tout réparer, depuis le joint de lavabo qui fuit jusqu’à l’ampoule à changer à la cuisine en passant par l’encollage du nouveau papier-peint et la pose du nouveau carrelage ?

Cela vous paraîtrait pour le moins bizarre, non ?  Utiliser un seul outil inadéquat pour toutes les tâches de l’entretien de la maison ?

C’est pourtant ce que fait la majorité des étudiants sans que ça gêne personne !

La relecture et le résumé comme seule méthode d’étude !

La majorité des étudiants que je rencontre utilise le même outil pour tout « étudier » : la relecture du cours et la synthèse, autrement dit le sacro-saint « résumé ».

Le tout est répété le plus souvent possible, lors de sessions de « blocus » longues, ennuyeuses et fatiguantes, voire épuisantes.   Et pour des résultats souvent médiocres.

Que l’étudiant doive préparer un simple test de vocabulaire pour le lendemain, un partiel de mathématique ou un examen final d’histoire, il utilisera les mêmes méthodes et les mêmes outils.  Avec les mêmes pauvres résultats !

Apprenez avec créativité !

Lors de cet atelier, vous allez apprendre à apprendre… avec créativité !

Résumer un texte avec le mindmapping

Apprendre, c’est d’abord avoir envie d’apprendre.  C’est pourquoi la première étape de ma méthode Apprendre efficacement en 5 étapes consiste à se mettre en projet : se motiver et entretenir sa motivation.  Savoir pourquoi on apprend et apprendre avec plaisir, ce sont les deux premiers principes de la motivation.

Apprendre, c’est d’abord comprendre : vous allez résumer un texte avec la technique du mindmapping.  Vous allez le lire, le surligner et en extraire les idées principales.  Et puis, vous allez le résumer avec la technique du mindmapping !

Ensuite, vous allez approfondir ce texte : en examiner les étapes avec une ligne du temps, les acteurs avec une carte conceptuelle, etc.

Ensuite, vous allez essayer des méthodes de mémorisation : pour retenir du vocabulaire anglais ou des formules de mathématiques, pour retenir une liste de noms ou de dates, etc.

Vous allez apprendre à choisir la bonne méthode et le bon outil en fonction de ce que vous avez à étudier !  Et aussi, en fonction de qui vous êtes : êtes-vous plutôt visuel ou auditif ?  Aimez-vous étudier en groupe ?  Aimez-vous jouer ou dessiner ?

Vous allez apprendre à mobiliser différentes zones de votre cerveau pour renforcer la mémorisation de la matière.  Vous allez apprendre à utiliser la matière, à poser des questions et à formuler des réponses.  Et donc à mieux vous préparer pour vos examens !

Informations pratiques

Atelier Apprendre A Apprendre

Destiné aux étudiants du secondaire, de 12 à 18 ans

Le jeudi 14 février de 9 à 17 heures à La Forge – Coworking,

Rue Cathédrale 58 à 4000 Liège

www.laforge-coworking.be

Prix : 100 € pour un enfant – 180 € pour deux enfants d’une même famille – 260 € pour 3 enfants d’une même famille

Inscription : sur la page Inscriptions de mon site.

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Que faire du jeu à l’école, en formation et en entreprise ?

Le jeu est la forme d’apprentissage la plus naturelle.  Faut-il pour autant l’intégrer à l’école ?  Et dans la formation des adultes ?  Et quid du jeu en entreprise ?

Comment faire ?  Et pourquoi ?  Quelles en sont les limites ?

Quelques éléments de réponse, basés sur mon expérience personnelle en la matière.  Premier article d’une nouvelle série.

J’ai lu récemment plusieurs articles sur le jeu en formation ou à l’école.

Partisans et détracteurs s’opposent joyeusement, voire violemment.

Pourtant, le jeu a toute sa place dans notre  à l’école, en formation, en entreprise.  C’est ce que je voudrais explorer avec vous en plusieurs articles.

Le jeu est la façon la plus naturelle d’apprendre pour les humains.  Et pas seulement : chez les primates aussi, le jeu est en vogue.

L’enfant apprend par le jeu

Les enfants apprennent les règles sociales grâce à celles du jeu.  On ne triche pas : on respecte les limites.  On exerce un certain rôle de genre – le papa et la maman – ou professionnel – les jeux de magasin, la fameuse classe où les élèves sont des nounours, etc.

Soit.  Mais pourquoi utiliser le jeu en formation, à l’école ou en entreprise ?  Est-ce vraiment sérieux ?  Est-ce efficace ?

Intégrer le jeu dans une stratégie d’apprentissage

Le piège du jeu en formation est celui de toute méthode et de toute technologie : c’est de se focaliser sur le jeu plutôt que sur les objectifs pédagogiques !

C’est pareil avec Internet, avec les tablettes, avec les iPhones : tous ces instruments sont de merveilleux auxiliaires pédagogiques.  Et doivent le rester.  Ils ne doivent devenir ni l’objectif de la formation, ni la justification de leur emploi !

Le jeu doit, comme tous les autres outils et méthodes, s’intégrer dans une stratégie pédagogique et rester au service de cette dernière.  Il ne doit pas non plus constituer la seule forme d’apprentissage.  Ce qui fonctionne le mieux en formation, c’est l’alternance et la variété des techniques et des méthodes : un jeu, puis un exposé magistral, puis une carte heuristique, puis un debriefing en groupe ou une séance de brainstorming, une présentation, un débat, etc.

Le jeu : une façon unique d’engager les humains

Lorsqu’on joue, on oublie vite tout le reste.  Et surtout : on oublie vite qu’on joue !  On se donne à fond.  Sinon, ce n’est pas du jeu (comme le dit la si belle expression qui dénonce ceux qui ne respectent pas la règle).

C’est donc une excellente façon d’obtenir un engagement maximum de vos participants.  Qu’ils soient étudiants à l’école, employés dans votre entreprise ou encore participants à votre module de formation.

C’est donc un moyen particulièrement efficace d’amener les participants à penser le changement, à adopter des comportements inhabituels ou à découvrir de  nouvelles pratiques.

J’utilise le jeu pour faire découvrir aux participants les  joies de la communication non-verbale.  Après le jeu, on debriefe : en général, les participants perçoivent très bien et ce, de manière intuitive, les objectifs du jeu, ses modalités, ses apports.  La discussion est enrichissante pour tout le monde : les différents points de vue s’éclairent mutuellement.  C’est une occasion unique de formation par les pairs.

Tuer l’ennui avant qu’il ne vous tue

Le jeu a un autre avantage énorme : il ne lasse pas.  Alors que l’étude par lecture, recopiage ou écoute d’un exposé peut ennuyer très rapidement, étudier en jouant peut se poursuivre pendant des heures sans aucune lassitude.

-« Oh, je n’ai pas vu le temps passer ! »

Combien de fois avez-vous entendu votre petit dernier vous affirmer cela alors qu’il jouait sur sa console depuis trois heures voire plus ?

Formateurs, enseignants, responsables de formation peuvent exploiter cette propriété du jeu dans leur activité professionnelle.  Pour inciter les étudiants à réviser plus longtemps et en profondeur.  Pour donner une dimension plus agréable à une formation qui risque de sombrer dans l’ennui ou la lassitude.

Par ses possibilités de répétitions infinies sans lasser, le jeu permet d’approfondir certains réflexes ou d’ancrer les connaissances de façon plus profonde et durable que d’autres méthodes d’apparence plus sérieuse.

De nouvelles aptitudes apparaissent

On voit se développer par le jeu de nouvelles aptitudes chez les adeptes.  Les jeunes gamers ont une capacité unique à percevoir la plus légère modification dans leur environnement : ils ont l’habitude de repérer le vaisseau alien qu’il faut désintégrer avant qu’il ne vous atomise !  Leur réactivité se situe bien au-dessus – j’allais dire à des galaxies – de la moyenne.

Le pouce est parfois bien plus développé chez les utilisateurs de manette que chez leurs parents, par exemple.  Et on voit apparaître chez d’autres une habileté manuelle très fine qui est très utile aux chirurgiens.

Des jeux pour toutes les situations

Un autre avantage du jeu est qu’il est multiforme et donc, adaptable à toutes les situations.

Il existe des jeux de stratégie, de langues, de grammaire française, de rapidité, etc.

On peut donc les utiliser dans de très nombreuses situations d’apprentissage.

C’est ce qu’a bien compris quelqu’un comme Thiagi, l’inventeur des jeux-cadres : ces derniers, comme leur nom l’indique, sont des « cadres », un ensemble de règles, dont le contenu varie en fonction des besoins.   Ils peuvent donc être utilisés tant à l’école, qu’en entreprise ou en dispositif de formation pour adultes.

Personnellement, je les emploie régulièrement.  En alternance avec d’autres dispositifs, bien entendu.  J’y reviendrai bientôt.

Je reviendrai aussi sur d’autres types de jeu, comme la vidéo et les serious games, dont le succès grandissant en formation ne doit pas nous faire oublier qu’il s’agit d’outils.  D’outils au service de la pédagogie et non pas l’inverse.

Et vous ?  Utilisez-vous aussi le jeu en formation ou à l’école ?  De quels types ?  Etes-vous satisfait des résultats obtenus ?

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Apprentissage et créativité : adoptez la bonne stratégie !

Apprentissage et créativité ?  Oui.  Pour adopter une stratégie efficace qui VOUS convient !

Et pour créer vos propres outils et adopter des tactiques réalistes.

Et, cerise sur le gâteau : pour entretenir votre motivation à apprendre !

Quand à pense à « école » ou à « apprentissage » le premier mot qui vous vient à l’esprit n’est pas forcément « créativité« .

C’est que – pour paraphraser Montaigne – nous sommes souvent plus préoccupés par une « tête bien pleine » plutôt que par une « tête bien faite« .

Et donc, pour beaucoup, apprendre, cela se résume à se remplir la tête en vue de l’examen.  Quitte à oublier pour toujours ce qu’on a appris.

Se remplir la tête, ce n’est pas très efficace.  L’information stockée dans la mémoire ne sera pas forcément retrouvée au moment voulu.  Et si le professeur pose une question pointue, il n’est pas certain que nous pourrons réutiliser l’information dans le sens demandé.  Et encore moins que nous pourrons inventer de nouveaux concepts à partir de ceux que nous avons mémorisés.

J’ai déjà évoqué toutes ces questions ailleurs  : c’est la base de la méthode Etudier efficacement en 5 étapes que je préconise et que j’enseigne dans les Ateliers Apprendre A Apprendre.

Que vient faire la créativité là-dedans ?

Apprendre de manière créative c’est beaucoup plus efficace !  Et je vais peut-être vous étonner, mais la créativité intervient – ou devrait intervenir – à tous les stades de l’apprentissage.

D’abord, pour élaborer une stratégie d’apprentissage : quels sont mes objectifs ?  Qu’est-ce que je veux apprendre ?  Pourquoi ?  Comment bien répartir mon travail ?  Comment bien doser mes effort ?  Quelles sont les méthodes qui me conviennent bien ?  Avec lesquelles je me sens à l’aise ?

Combien d’étudiants se sont jamais posés ces questions ?  Et pourtant, elles sont essentielles si vous visez la réussite !  Car, comme l’ont démontré de récentes études, c’est moins le QI que des qualités comme la persévérance, l’enthousiasme, la capacité à se motiver qui font la différence entre élèves qui réussissent et ceux qui échouent.   Et pas seulement à l’école, mais aussi dans la vie privée et professionnelle.   Nous connaissons tous des esprits brillants mais toujours enclins à se plaindre et qui n’arrivent à se fixer nulle part, qui gaspillent leur intelligence à inventer des excuses pour ne pas avancer…

La carte ci-dessous répertorie quelques moments où l’étudiant devrait faire appel à sa créativité (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Les différentes étapes de votre stratégie d’apprentissage

Répartir son volume de travail, prévoir des pauses, concilier ses périodes d’études et de loisirs demande aussi une certaine créativité.   Pour des adolescents dont le cortex frontal n’est pas encore entièrement développé, planifier des tâches et des loisirs n’est pas facile et une aide des parents sera sans doute la bienvenue.

Quelles méthodes d’apprentissage ?

C’est la mode aujourd’hui de tronçonner les apprentissages selon que vous soyez visuel, auditif, etc.  Certains partisans des intelligences multiples vous inciteront peut-être à enfermer votre enfant ou votre adolescent dans une case prédéterminée.

Je suis convaincu qu’il est intéressant de se connaître et je suis un des premiers à apprécier les apports de Howard Gardner et à prôner la reconnaissance de toutes les formes d’intelligences… je suis aussi convaincu qu’il est dommage de se limiter et de s’interdire des méthodes d’étude efficace sous prétexte que l’on est plutôt visuel ou plutôt kinétique.

Les recherches récentes en neurosciences prouvent que le cerveau comprend et retient mieux quand on mobilise différents groupes de neurones à la fois.  La théorie des répétitions espacées nous apprend que l’oubli fait partie de la mémorisation.  Et les anciens arts de la mémoire nous enseignent ce que confirment les scanners aujourd’hui : l’association est un puissant moyen de ne rien oublier !  Ou presque…

Donc, il vaut mieux avoir à sa disposition une vaste boîte à outils dans laquelle puiser celui dont on a besoin au bon moment.

Vous viendrait-il à l’idée d’avoir dans votre boîte à outils un seul et unique marteau ?  Et de l’utiliser pour tenter de réparer votre lave-vaisselle, de remplacer une ampoule, de bêcher votre jardin ou de repeindre la façade de votre maison ?  Evidemment non.  Vous enverriez directement chez le psy toute personne qui se comporterait de cette façon !

Et pourtant, c’est ce que des millions d’étudiants de par le monde font chaque jour !  Une leçon de maths ?  On lit et relit la matière.  Un test de français ? On lit et relit la matière.  Une interrogation de géographie ? On lit et relit la matière.  Un partiel de vocabulaire anglais ?  On lit et relit la matière.

L’étudiant se fatigue et les résultats sont décevants par rapport à l’effort fourni.

Une boîte à outil adaptée à toutes les circonstances

Il faut donc étoffer votre boîte à outils : en acquérir de nouveaux pour traiter chacune des matières ou des parties de matières selon :

Si vous voulez être efficace, vous devez impérativement :

  • avoir en tête votre objectif
  • tenir compte du temps dont vous disposez
  • déterminer exactement la matière à étudier
  • adopter l’outil le plus adéquat pour atteindre votre objectif en tenant compte des facteurs précédents
  • varier les techniques au maximum pour mobiliser les différentes parties de votre cerveau

Quels sont ces outils qui devraient être présents dans la boîte de chaque étudiant ?  Ce sont ces outils que j’offrea aux participants de mes ateliers Apprendre à Apprendre.

C’est ce que je passerai en revue dans le prochain article de la série  Apprendre avec créativité 😉  A bientôt !

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