Catégories
Uncategorized

Nouvel atelier Apprendre A Apprendre à Liège le 14 févier 2013

Comment mieux apprendre ?  Comment être prêt pour ses examens ?  Comment mieux mémoriser ?

C’est ce que nous apprendrons ensemble lors du nouvel Atelier Triple A – Apprendre A Apprendre que j’anime en partenariat avec La Forge le 14 février 2013.

Une journée pour changer votre façon d’étudier !

Une journée de formation destinée aux étudiants du secondaire et  basée sur ma méthode Apprendre efficacement en 5 étapes :

  1. Travailler sa motivation en se mettant en projet
  2. Reprendre contact avec le cours vu le jour-même
  3. Réactiver sa mémoire
  4. Réutiliser la matière
  5. Etudier à long terme

Une formation qui alterne pratique et théorie, jeux et exercices, présentations, travail individuel et en sous-groupe.

Une formation dynamique pendant laquelle vous apprenez à apprendre plus efficacement, sans vous fatiguer et pour retenir plus longtemps.   Pendant la formation, vous apprenez de nouvelles méthodes et vous construisez votre propres outils, que vous allez utiliser pour étudier chez vous.

Une journée prolongée par un e-coaching de 3 mois : pendant cette période, vous avez accès à une plateforme d’autoapprentissage Moodle.  Vous pouvez continuer à échanger avec le formateur et les autres participants, vous exercer, consulter de la documentation en ligne, visiter des sites éducatifs, etc.

Et surtout, vous disposerez d’une panoplie d’outils et de méthodes : vous pourrez tester et choisir ceux qui vous conviennent, ceux qui marchent le mieux pour vous !

Variez les apprentissages !

Que diriez-vous d’un technicien qui utiliserait un marteau pour tout réparer, depuis le joint de lavabo qui fuit jusqu’à l’ampoule à changer à la cuisine en passant par l’encollage du nouveau papier-peint et la pose du nouveau carrelage ?

Cela vous paraîtrait pour le moins bizarre, non ?  Utiliser un seul outil inadéquat pour toutes les tâches de l’entretien de la maison ?

C’est pourtant ce que fait la majorité des étudiants sans que ça gêne personne !

La relecture et le résumé comme seule méthode d’étude !

La majorité des étudiants que je rencontre utilise le même outil pour tout « étudier » : la relecture du cours et la synthèse, autrement dit le sacro-saint « résumé ».

Le tout est répété le plus souvent possible, lors de sessions de « blocus » longues, ennuyeuses et fatiguantes, voire épuisantes.   Et pour des résultats souvent médiocres.

Que l’étudiant doive préparer un simple test de vocabulaire pour le lendemain, un partiel de mathématique ou un examen final d’histoire, il utilisera les mêmes méthodes et les mêmes outils.  Avec les mêmes pauvres résultats !

Apprenez avec créativité !

Lors de cet atelier, vous allez apprendre à apprendre… avec créativité !

Résumer un texte avec le mindmapping

Apprendre, c’est d’abord avoir envie d’apprendre.  C’est pourquoi la première étape de ma méthode Apprendre efficacement en 5 étapes consiste à se mettre en projet : se motiver et entretenir sa motivation.  Savoir pourquoi on apprend et apprendre avec plaisir, ce sont les deux premiers principes de la motivation.

Apprendre, c’est d’abord comprendre : vous allez résumer un texte avec la technique du mindmapping.  Vous allez le lire, le surligner et en extraire les idées principales.  Et puis, vous allez le résumer avec la technique du mindmapping !

Ensuite, vous allez approfondir ce texte : en examiner les étapes avec une ligne du temps, les acteurs avec une carte conceptuelle, etc.

Ensuite, vous allez essayer des méthodes de mémorisation : pour retenir du vocabulaire anglais ou des formules de mathématiques, pour retenir une liste de noms ou de dates, etc.

Vous allez apprendre à choisir la bonne méthode et le bon outil en fonction de ce que vous avez à étudier !  Et aussi, en fonction de qui vous êtes : êtes-vous plutôt visuel ou auditif ?  Aimez-vous étudier en groupe ?  Aimez-vous jouer ou dessiner ?

Vous allez apprendre à mobiliser différentes zones de votre cerveau pour renforcer la mémorisation de la matière.  Vous allez apprendre à utiliser la matière, à poser des questions et à formuler des réponses.  Et donc à mieux vous préparer pour vos examens !

Informations pratiques

Atelier Apprendre A Apprendre

Destiné aux étudiants du secondaire, de 12 à 18 ans

Le jeudi 14 février de 9 à 17 heures à La Forge – Coworking,

Rue Cathédrale 58 à 4000 Liège

www.laforge-coworking.be

Prix : 100 € pour un enfant – 180 € pour deux enfants d’une même famille – 260 € pour 3 enfants d’une même famille

Inscription : sur la page Inscriptions de mon site.

Plus d’informations sur Atelier Triple A : Apprendre A Apprendre

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Apprendre à apprendre Apprentissage des langues concept map Connaissance creativité enseignement secondaire Etudier efficacement Flashcards formation Jeunes Jeux Jeux de rôle Jeux-cadres Langues Mind Mapping Outils Pédagogie Serious games

Apprentissage et créativité : votre boîte à outils

Quelles méthodes utiliser pour étudier efficacement ?  Comment réviser mes maths ?

Comment mémoriser du vocabulaire espagnol ?  Ou des formules de chimie ?  Ou encore, des dates historiques ?

Comment ne pas oublier des processus complexes ?

Dans mon article précédent sur la notion de stratégie d’apprentissage, je vous disais que déterminer quel outil ou méthode utiliser pour les différentes matières nécessitait une certaine créativité.

Je vous propose aujourd’hui de repasser en revue une partie des outils que j’utilise avec les participants des ateliers Apprendre A Apprendre.  Et surtout de voir avec vous quels outils ou techniques utiliser pour quelles matières et dans quelles circonstances.

De nombreux parents se désespèrent : leurs enfants n’ont plus envie d’apprendre.  Ils n’ont plus de motivation.

La motivation, ça se crée et ça s’entretient

Comment ?  En se donnant des objectifs clairs, d’abord.  Un but à long terme, pour commencer.   Qu’est-ce que je veux faire plus tard ?  Médecin, pilote de chasse, mécanicien, comptable, comédien(ne), informaticien(ne), formateur(trice), journaliste, etc.

On peut être encore indécis.  Mais on peut rêver aussi.  Le rêve est un moteur puissant, à condition d’en faire un but à atteindre.

Prenons le cas de Frederique (prénom modifié).  Elle voulait être comédienne.  Cette jolie bruxelloise de 17 ans rêve d’étudier au cours Florent et de brûler les planches à Paris.

C’est ce que nous avons pris comme but à long terme.

Avant d’aller au cours Florent, il y a encore deux années de secondaire à réussir.  Pour chacune de ces années, un trimestre avec des examens.

Nous avons donc maintenu le cours Florent comme objectif général, avec la réussite de chaque trimestre comme objectif partiel.  Et nous avons procédé tous les deux à une estimation du temps de travail, des loisirs, etc.  Du temps disponible pour Frédérique.   Nous avons passé en revue ses méthodes de travail, ses difficultés particulières, nous avons travaillé sur son stress.

Aujourd’hui, Frédérique a une meilleure maîtrise de son agenda scolaire, le cours Florent se rapproche et devient plus tangible, plus accessible à chaque trimestre.   Le stress de Frédérique a considérablement diminué.  Celui de ses parents aussi.

Nous n’avons pas accompli de miracles.  Mais ensemble, nous avons déterminé un but qui lui tient à coeur, nous avons balisé le chemin, estimé de manière réaliste les efforts à fournir et les lacunes à combler et aujourd’hui, Frédérique a trouvé son rythme et ses méthodes de travail. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir ou sur ce lien pour télécharger la carte gratuitement depuis Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs).

Boîte à outils pour apprendre avec créativité

Pour nous aider dans cette étape – la première de notre méthode qui en compte cinq – nous avons utilisé le mindmapping et la visualisation.  Se voir réussir, c’est déjà accomplir un bout de chemin.  C’est déjà se placer dans une position de gagnant.  A l’aide du mindmapping, nous avons exploré ce qui était important pour Frédérique, ses goûts et ses dégoûts, ses envies, ses craintes.   Nous avons étalé sur la feuille son état d’esprit du moment et le chemin à parcourir pour atteindre son rêve.

Reprendre contact avec le cours : le mindmapping à la rescousse !

Prendre contact avec le cours, cela veut dire tout simplement se replonger dans le cours vu – idéalement – le jour-même en classe.  Le lire lentement pour bien s’en imprégner, pour se laisser envahir par les images et les sensations évoquées par les mots.  C’est prendre de premières notes, tenter un premier résumé simple, noter ce qui n’est pas compris, synthétiser, vérifier que l’on comprend tout.

C’est le terrain idéal du midnmapping : une prise de note rapide, efficace, qui balaie la matière dans un va-et-vient constant entre analyse et synthèse.  C’est le moment de mémoriser l’information pour la première fois, de la stocker dans sa mémoire.

Mais aussi de la comprendre en créant du lien entre les différentes parties du cours.  Et avec les autres cours.  Le mindmapping par sa nature visuelle est particulièrement indiqué pour rendre visible tous ces liens sous-jacents.  Ici aussi, la créativité joue à plein.   Il s’agit de s’approprier les informations pour les transformer en connaissances, pour les agréger à son système personnel de connaissances.

Réactualiser ses connaissances

Se souvenir une seule fois, stocker ses connaissances par une première lecture et une prise de notes, fut-elle particulièrement efficace, ne suffit pas.   La théorie des répétitions espacées nous apprend qu’oublier plusieurs fois et réétudier permet d’approfondir les connaissances, de les ancrer.  A chaque répétition, nous oublions un peu moins pour nous souvenir de tout le jour de l’examen.

Ici aussi, on peut utilier les techniques de réactualisation du mindmapping : relire sa carte, en suivre les branches avec ses doigts, la lire à voix haute, la redessiner à la main ou à l’aide d’un logiciel à intervalles réguliers.

Pour mémoriser des listes de vocabulaire ou des formules mathématiques, utilisez plutôt les flashcards, ces fiches sur lesquelles vous écrivez la définition ou la traduction d’un côté et le terme à retenir, accompagné d’un dessin ou mieux d’une association de dessins, d’évocations sonores, de l’autre.  Répétez autant de fois que nécessaire.  A faire à la main ou avec des logiciels comme StudyBlue ou Anki, dont je reparlerai bientôt.

Pour les listes de noms et de concepts difficiles, on peut avoir recours à la localisation, la technique la plus puissante étant le « palais de mémoire« , dont je reparlerai bientôt.  Pour retenir des nombres longs ou des dates, rien de tel que de transformer les nombres eux-mêmes en images évocatrices et de les utiliser dans des scénarios .  Par exemple, dans la mindmap ci-dessous, le chiffre 2 est figuré sous la forme d’un cygne.  Le 1 est un clou.   Le 5 est une femme enceinte.  Le nombre 512 sera par exemple une femme enceinte qui cloue un cygne (de préférence dans un endroit que vous connaissez et que vous pouvez évoquer facilement dans votre mémoire).  L’histoire est horrible ?  Tant mieux : elle a donc d’autant plus de chances d’être retenue pour longtemps !  Tout ce qui nous fait rire, nous excite ou nous fait peur nous marque et nous le retenons sans effort !  Pour voir une illustration animée de cette méthode, visitez donc le site de mon ami Bernard Lamailloux, formateur et grand pourfendeur de préjugés pédagogiques devant l’Eternel 😉

On peut également scénariser des noms de personnages, comme les auteurs classiques français : une Corneille sur une Racine Boileau de la Fontaine Molière.  On peut écrire de véritables histoires et se mettre en scène dans de vrais décors avec d’autres personnages.  Je reviendrai également sur ces techniques.

Réutiliser les matières pour créer nos propres questions et réponses

Si le mindmapping permet d’explorer et d’organiser les idées, les concepts maps ou cartes conceptuelles sont extraordinaires pour illustrer les relations entre les concepts, les flux, les processus.

Si vous voulez être prêt(e) à répondre aux questions du professeur, le mieux, c’est encore de vous poser vos propres questions : la méthode CQQCOQP vous donne l’occasion de vous poser toutes les questions possibles sur un texte, article, partie de cours, chapitre d’un livre, etc.

Apprendre avec CQQCOQP

Sur base de certaines questions, on peut créer des cartes conceptuelles, des lignes du temps sous forme d’arrête de poisson ou d’organigrammes, etc.  C’est une façon d’entrer dans le cours ou le livre par d’autres portes que celles proposées par l’auteur.  Nous rompons avec sa logique pour trouver la nôtre.  Des participants à mes ateliers Apprendre A Apprendre ont été très étonnés de voir qu’après avoir travaillé sur un texte de trois façons – résumé, CQQCOQP et ligne du temps en arrête de poisson – ils étaient incollables sur le contenu, les personnages, les circonstances de cet article.

Après cela, ils ne voulaient plus entendre parler de cet article !  Mais comme le disait un de mes vieux professeurs : « il faut casser le texte pour former le lecteur« .

Un des meilleurs moyens de comprendre et de mémoriser une matière complexe est de la reformuler.  Expliquez-la donc à votre maman, à votre petit frère, à votre voisin, à votre petit-ami…  Les résultats sont garantis : vos interlocuteurs vous poseront des questions auxquelles vous ne vous attendiez absolument pas et cela vous obligera à réexplorer la matière sous un angle nouveau.

Pourquoi croyez-vous que vos professeurs sont incollables sur leur matière ?  Parce qu’ils passent une bonne partie de leur vie à la réexpliquer à des générations d’étudiants !  C’est aussi simple que ça…

Les jeux sont un allié extraordinaire de l’étudiant efficace.  Non seulement ils évitent de s’ennuyer ferme sur la 19e lecture du même chapitre, mais en plus, ils nous procurent un moyen dynamique de nous approprier les nouvelles connaissances.  Pendant que nous nous amusons, notre cerveau enregistre les sensations de nos doigts, les couleurs, les mouvement à l’écran, les sons des hauts-parleurs, nos postures corporelles, nos émotions, etc.  Tout cela crée un réseau d’associations très puissantes qui nous aideront à nous souvenir le momenent venu.  Il existe à l’heure actuelle une foule de jeux dits « sérieux » ou « serious games » en français pédagogique contemporain.  Visitez www.seriousgame.be pour avoir un aperçu et un commentaire professionnel sur les contenus et les valeurs pédagogique de ces incroyables outils !

Les jeux-cadres – inventés par Thiagi – sont aussi de fabuleux alliés.  Je les ai utilisés pour enseigner le droit et les contrats de travail à des jeunes à peines scolarisés et ils peuvent encore vous dire aujourd’hui, quatre ans plus tard, la différence entre un CDD, un CDI et un contrat à tâche déterminée.  J’y reviendrai également bientôt.  Vous pouvez organiser avec vos amis de véritables concours qui allient compétition et coopération dans un nouveau concept-clé : la coopétition.  Ici aussi, on brise un tabou : à plusieurs on est plus fort, à l’école, à la maison, en entreprise.  Ce n’est pas de la triche, c’est de la collaboration.  Etudier à plusieurs, IRL ou à travers un groupe Facebook, permet d’aller plus vite et plus loin…

Utilisez abondamment Internet : pas pour des copier-coller frénétiques, mais pour rechercher l’information.  Apprenez aussi à la sélectionner, à l’évaluer, à la trier, à la traiter, à la présenter selon les normes académiques.  C’est un vrai travail et c’est très formateur !

Réviser : vous avez dit à long terme ?

Oui, à très long terme, même.  Si vous utilisez toutes ces techniques, vous n’apprendrez pas seulement pour l’examen d’après-demain mais pour toute votre vie.   Echelonnez les périodes d’étude.  Cela ne sert à rien de bloquer comme un fou la veille.   Etudiez, oubliez, réétudiez, réoubliez, re-réétudiez, re-reoubliez, etc.  Vous serez le premier étonné de vos connaissances au bout de l’année…

Quelques conseils pour tirer parti de ces techniques :

  • variez les techniques : ne vous contentez pas d’un seul « truc » qui fonctionne bien.  Vous restez alors dans votre « zone de confort » et vous finirez par vous lasser.  Et à moins retenir : prenez des risques, testez de nouveaux outils, gardez ceux qui marchent, jetez les autres sans pitié !
  • alternez les périodes d’activité intense avec de courtes pauses réparatrices : utilisez des outils comme Focus Booster pour vous aider à minuter le tout !
  • n’oubliez pas de vous reposer : le sommeil est une partie fondamentale de votre programme d’études
  • amusez-vous : vous avez besoin de changer d’air et de musique de temps en temps
  • sortez, aérez-vous, faites de l’exercice, voyez des potes, buvez de l’eau, etc.
  • accordez-vous des récompenses quand vous avez réussi un truc important : « parce que vous le valez bien » 😉
  • voyez-vous réussir : c’est important !  La visualisation fait partie de la panoplie de tous les champion, ce n’est pas par hasard…

Bonus : le secret des secrets :  Apprendre, c’est d’abord un plaisir !

Il me reste à vous souhaiter bonne chance et bon travail 😉

Et vous ?  Quelles techniques utilisez-vous ?  En connaissez-vous que je n’ai pas citées ?  Comment fonctionnent-elles ?  Quels sont les résultats ?  En êtes-vous satisfaits ?

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Apprendre à apprendre creativité enseignement secondaire Etudier efficacement Pédagogie

Apprentissage et créativité : adoptez la bonne stratégie !

Apprentissage et créativité ?  Oui.  Pour adopter une stratégie efficace qui VOUS convient !

Et pour créer vos propres outils et adopter des tactiques réalistes.

Et, cerise sur le gâteau : pour entretenir votre motivation à apprendre !

Quand à pense à « école » ou à « apprentissage » le premier mot qui vous vient à l’esprit n’est pas forcément « créativité« .

C’est que – pour paraphraser Montaigne – nous sommes souvent plus préoccupés par une « tête bien pleine » plutôt que par une « tête bien faite« .

Et donc, pour beaucoup, apprendre, cela se résume à se remplir la tête en vue de l’examen.  Quitte à oublier pour toujours ce qu’on a appris.

Se remplir la tête, ce n’est pas très efficace.  L’information stockée dans la mémoire ne sera pas forcément retrouvée au moment voulu.  Et si le professeur pose une question pointue, il n’est pas certain que nous pourrons réutiliser l’information dans le sens demandé.  Et encore moins que nous pourrons inventer de nouveaux concepts à partir de ceux que nous avons mémorisés.

J’ai déjà évoqué toutes ces questions ailleurs  : c’est la base de la méthode Etudier efficacement en 5 étapes que je préconise et que j’enseigne dans les Ateliers Apprendre A Apprendre.

Que vient faire la créativité là-dedans ?

Apprendre de manière créative c’est beaucoup plus efficace !  Et je vais peut-être vous étonner, mais la créativité intervient – ou devrait intervenir – à tous les stades de l’apprentissage.

D’abord, pour élaborer une stratégie d’apprentissage : quels sont mes objectifs ?  Qu’est-ce que je veux apprendre ?  Pourquoi ?  Comment bien répartir mon travail ?  Comment bien doser mes effort ?  Quelles sont les méthodes qui me conviennent bien ?  Avec lesquelles je me sens à l’aise ?

Combien d’étudiants se sont jamais posés ces questions ?  Et pourtant, elles sont essentielles si vous visez la réussite !  Car, comme l’ont démontré de récentes études, c’est moins le QI que des qualités comme la persévérance, l’enthousiasme, la capacité à se motiver qui font la différence entre élèves qui réussissent et ceux qui échouent.   Et pas seulement à l’école, mais aussi dans la vie privée et professionnelle.   Nous connaissons tous des esprits brillants mais toujours enclins à se plaindre et qui n’arrivent à se fixer nulle part, qui gaspillent leur intelligence à inventer des excuses pour ne pas avancer…

La carte ci-dessous répertorie quelques moments où l’étudiant devrait faire appel à sa créativité (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Les différentes étapes de votre stratégie d’apprentissage

Répartir son volume de travail, prévoir des pauses, concilier ses périodes d’études et de loisirs demande aussi une certaine créativité.   Pour des adolescents dont le cortex frontal n’est pas encore entièrement développé, planifier des tâches et des loisirs n’est pas facile et une aide des parents sera sans doute la bienvenue.

Quelles méthodes d’apprentissage ?

C’est la mode aujourd’hui de tronçonner les apprentissages selon que vous soyez visuel, auditif, etc.  Certains partisans des intelligences multiples vous inciteront peut-être à enfermer votre enfant ou votre adolescent dans une case prédéterminée.

Je suis convaincu qu’il est intéressant de se connaître et je suis un des premiers à apprécier les apports de Howard Gardner et à prôner la reconnaissance de toutes les formes d’intelligences… je suis aussi convaincu qu’il est dommage de se limiter et de s’interdire des méthodes d’étude efficace sous prétexte que l’on est plutôt visuel ou plutôt kinétique.

Les recherches récentes en neurosciences prouvent que le cerveau comprend et retient mieux quand on mobilise différents groupes de neurones à la fois.  La théorie des répétitions espacées nous apprend que l’oubli fait partie de la mémorisation.  Et les anciens arts de la mémoire nous enseignent ce que confirment les scanners aujourd’hui : l’association est un puissant moyen de ne rien oublier !  Ou presque…

Donc, il vaut mieux avoir à sa disposition une vaste boîte à outils dans laquelle puiser celui dont on a besoin au bon moment.

Vous viendrait-il à l’idée d’avoir dans votre boîte à outils un seul et unique marteau ?  Et de l’utiliser pour tenter de réparer votre lave-vaisselle, de remplacer une ampoule, de bêcher votre jardin ou de repeindre la façade de votre maison ?  Evidemment non.  Vous enverriez directement chez le psy toute personne qui se comporterait de cette façon !

Et pourtant, c’est ce que des millions d’étudiants de par le monde font chaque jour !  Une leçon de maths ?  On lit et relit la matière.  Un test de français ? On lit et relit la matière.  Une interrogation de géographie ? On lit et relit la matière.  Un partiel de vocabulaire anglais ?  On lit et relit la matière.

L’étudiant se fatigue et les résultats sont décevants par rapport à l’effort fourni.

Une boîte à outil adaptée à toutes les circonstances

Il faut donc étoffer votre boîte à outils : en acquérir de nouveaux pour traiter chacune des matières ou des parties de matières selon :

Si vous voulez être efficace, vous devez impérativement :

  • avoir en tête votre objectif
  • tenir compte du temps dont vous disposez
  • déterminer exactement la matière à étudier
  • adopter l’outil le plus adéquat pour atteindre votre objectif en tenant compte des facteurs précédents
  • varier les techniques au maximum pour mobiliser les différentes parties de votre cerveau

Quels sont ces outils qui devraient être présents dans la boîte de chaque étudiant ?  Ce sont ces outils que j’offrea aux participants de mes ateliers Apprendre à Apprendre.

C’est ce que je passerai en revue dans le prochain article de la série  Apprendre avec créativité 😉  A bientôt !

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Apprendre à apprendre Ateliers concept map Etudier efficacement Flashcards formation Jeunes Jeux Jeux-cadres Mind Mapping Modèles Outils Serious games

Nouvel atelier Apprendre A Apprendre au Loft Coworking de Bruxelles

Comment mieux apprendre ?  Comment comprendre mes cours ?  Comment les mémoriser ?

Comment répondre aux questions posées par les professeurs ?  Comment résumer un texte ?

Comment vaincre mon stress ? Etc.

Autant de questions auxquelles nous répondrons au cours de ce nouvel atelier Apprendre A Apprendre au Loft Coworking de Bruxelles.

Toutes ces questions vous êtes nombreux à vous les poser.

Vu le succès remporté par l’atelier Apprendre A Apprendre au Loft de Bruxelles,  il y a quelques mois, nous avons décidé d’en reprogrammer un nouveau, le samedi 24 novembre prochain de 9h30 à 16h30.

Cet atelier d’un jour est destiné aux adolescents de 12 à 18 ans, étudiants du secondaire.

Une journée pour booster sa façon d’apprendre

La journée commence dans la bonne humeur avec un jeu pour détendre l’atmosphère, mais aussi pour apprendre tout en s’amusant.  C’est l’un des principes de notre méthode Etudier efficacement en 5 étapes : se motiver passe aussi par le plaisir d’apprendre !  Que nous leur expliquons ensuite avec une courte présentation.

Notre méthode Comment étudier efficacement en 5 étapes

Ensuite, nous passons à la pratique avec le mindmapping : cette méthode d’organisation de la pensée aide les adolescents à :

  • mieux comprendre la matière
  • structurer leur pensée
  • créer des liens entre les différents cours et parties de cours
  • développer à la fois leur facultés de synthèse et d’analyse
  • mieux mémoriser ce qu’ils comprennent
  • varier les méthodes de mémorisation de la matière

Nous réalisons ensuite quelques exercices :

  • Résumé d’un texte à l’aide des techniques du mindmapping et du logiciel XMind
  • Analyse des relations entre les élements d’un texte avec la méthode CQQCOQP
  • Création d’une carte conceptuelle basée sur les questions posées lors de l’exercice précédent
Questions CQQCOQP avec le mindmapping

Ces exercices, basés sur les outils visuels, permettent de comprendre et d’analyser le cours de manières différentes et donc de mieux comprendre et mémoriser.  La diversification des méthodes de mémorisation combat aussi la lassitude et la fatigue qui en résulte : on apprend mieux, plus vite et en se fatiguant moins !

Exercices de mémorisation

Selon le type de matière à étudier, les procédés de mémorisation seront différents.  On n’étudie pas le vocabulaire anglais comme l’histoire de Belgique ou les démonstrations mathématiques.

Nous voyons ensemble différentes techniques de mémorisation comme les flashcards ou la localisation.  Les méthodes par associations phonétique ou par scénarisation.  Les techniques de visualisation, qui peuvent servir à la fois pour mémoriser et diminuer le stress avant les examens.

Tous ces exercices sont pratiques et utilisables par les jeunes dès la fin de l’atelier.  Ils garantissent un meilleur apprentissage, une mémorisation plus rapide et surtout moins de fatigue et de lassitude pendant l’étude.

Un e-coaching pour intégrer les nouvelles techniques

Pendant un mois après la journée de formation les participants pourront accéder gratuitement à notre plateforme d’e-learning Moodle.  Ils y trouveront des exercices, des modèles gratuits, des cartes et exercices réalisés par d’autres participants avec qui ils peuvent échanger, etc.

Ils peuvent continuer à poser des questions au formateur, lui envoyer des exemples de leurs travaux, etc.

Infos pratiques

Le samedi 24 novembre 2012 de 9h30 à 16h30 au Loft Coworking Brussels,

Square Emile des Grées du Loû, à 1190, Bruxelles (Forest).

Prix : 100 euros HTVA, lunch et e-coaching compris.

Inscription : Page Flikket du Loft Coworking Brussels.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Apprendre à apprendre Apprentissage des langues Coaching scolaire enseignement secondaire Etudier efficacement Jeunes Jeux Langues Outils Pédagogie

Mémorisez rapidement du vocabulaire avec les flashcards

Vous devez étudier de  nouveaux mots anglais ou néerlandais pour vos examens ?  Et vous ne savez pas par où commencer ?

Les « flashcards » peuvent sans doute vous tirer d’affaire.  Et quelques exercices complémentaires renforceront votre mémorisation.

Les flashcards sont très utilisées dans le monde anglosaxon.  Et très peu chez les francophones.

C’est dommage, car elles constituent une technique très simple et très efficace de retenir du vocabulaire français ou étranger.

Le principe est très simple.  Sur une face de votre carte, vous placez le mot étranger à connaître.  Par exemple : « thoroughfare« .  Et de l’autre, le mot français : « grand route, avenue, artère« .

Jouez à fond les associations pour mieux retenir !

Je vous conseille de ne pas vous limiter à ces deux éléments.  Mais de jouer à fond la « carte » des associations.

Sur le côté anglais, ajoutez un dessin de votre crû : dessinez une route ou une avenue.  De cette façon, vous gagnerez encore en efficacité.

Allons encore plus loin.  Un des cauchemars des francophones lorsqu’ils étudient l’allemand ou le néerlandais, est le genre des mots.  En effet, les langues germaniques ont non pas deux, mais trois genres : masculin, féminin et neutre.

Les trois genres néerlandais : masculin, féminin et neutre.

Même s’il existe des règles, illustrées ci-dessus, il n’est pas évident de retenir le genre de tous les noms.  D’autant que cette règle, comme souvent, comprend de nombreuses exceptions.

Le plus simple est donc de s’inventer un code.  Et de jouer sur les sons.

Des associations visuelles et sonores pour renforcer la mémorisation

Prenons un exemple.  Comment dit-on « lapin » en néerlandais ? Oui, « konijn« , vous avez raison !

De quel genre est l’animal ?  Du genre neutre.

Comment allez-vous retenir le mot, sa sonorité particulière et son genre en une seule carte ?

Nous allons associer tous ces éléments pour construire une carte unique.

Pour le genre neutre, décidons d’utiliser le code « drapeau suisse ».  Tout le monde sait que la suisse est un pays neutre.

Het konijn : j’écris donc le nom et son article sur le recto de la carte.  Et j’écris « lapin » sur le verso.

Pour renforcer la mémorisation par les associations, je vais donc dessiner un lapin.  Mais un lapin dans une situation particulière.

Konijn, en néerlandais, se prononce presque comme « cône nain ».  Je vais donc placer un lapin géant sur un cône nain.  Un de ces cônes utilisés pour la circulation routière, par exemple.

Et pour être certain de ne pas oublier le genre de mon lapin, j’ajoute au dessin un drapeau suisse.

Flashcard vocabulaire néerlandais

La puissance des associations pour apprendre une langue

Vous trouvez ça ridicule ?   Vous avez raison : c’est ridicule !

C’est d’ailleurs pour ça que ça marche !

Que retenons-nous le mieux ?  Ce qui nous étonne, nous effraie, nous fait rire : tout ce qui sort de l’ordinaire, de la routine, du « normal ».   Les anciens le savaient et utilisaient abondamment les associations ridicules.  Plus c’est débile, mieux ça marche !

C’est une des raisons pour lesquelles les écoles ont banni ces méthodes.  Et aussi parce que les associations obscènes sont particulièrement efficaces…  Ce qui choquait profondément certains professeurs, souvent des religieux catholiques ou protestants, ces derniers condamnant aussi l’usage des images comme relevant de l’idolâtrie…

Ce qui fonctionne, ce qui fait qu’on retient des mots difficiles, des sonorités si éloignées de celles de notre langue, c’est l’association d’éléments sensoriels différents : la vue, l’ouïe.  Et les éléments ridicules qui s’ancrent profondément dans notre esprit.

Une fois de plus, c’est la mobilisation de groupes de neurones différents qui renforce la mémorisation.

Quand et comment les utiliser ?

Utilisez cette méthode pour mémoriser des listes de mots ou de faits.  Des mots de vocabulaire étrangers, des notions scientifiques difficiles, des formules de mathématiques.

Mélangez les cartes, tirez-les une à une et tenter de deviner la traduction ou la signification du mot qui se cache sur l’autre face.  Si vous réussissez, mettez les cartes à droite. (Ne l’étudiez plus avant un moment : ménagez vos ressources mentales, inutile de perdre de l’énergie à réétudier ce que vous connaissez déjà !)

Lorsque vous ne trouvez pas la réponse, regardez la carte et posez-là à votre gauche.  Recommencez avec le paquet de gauche jusqu’à ce que vous réussissiez avec toutes les cartes…

Et puis, selon le principe des répétitions espacées, oubliez le tout pendant quelques jours.  Et puis recommencez le processus entier.  Vous serez étonné de vos progrès !

Si vous ne savez pas dessiner ou si vous êtes un fana d’informatique, il existe également des logiciels de création de flashcards, en ligne, sur Androïd ou sur iPhone.  J’ai testé pour vous Studyblue que je trouve extraordinaire de simplicité et d’efficacité !  Il existe aussi une application appelée XMind2Anki, réalisée par mon ami Bruno Martin, et qui transforme les mindmaps XMind en flashcards Anki.  Vous conjuguez ainsi les avantages des deux méthodes !

Utilisez les flashcards pour mémoriser, mais variez les méthodes d’apprentissage

Attention :  ne vous contentez pas de cette méthode, même si elle est très efficace !

Lorsque vous rencontrez un nouveau mot dans un livre, par exemple, notez la phrase entière dans laquelle vous l’avez trouvé.  Cela contextualise le mot.  Ensuite, créez vous-même de nouvelles phrases avec le mot que vous venez de découvrir. 

Créez des textes à trous où vous devrez le replacer.  Cela aussi aide à contextualiser.

Jouez au Pictionary avec quelqu’un d’autre.  Expliquez-lui la signification du mot.  Dessinez-le.  Mimez-le.  Tout cela renforcera votre compréhension.

Une fois de plus, espacez les séances et variez les outils et méthodes.

Bon travail et bonne chance 😉

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à notre newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Apprendre à apprendre Coaching Coaching scolaire concept map enseignement secondaire Etudier efficacement Jeunes Jeux Mind Mapping Outils Pédagogie

Etudiez efficacement : comment réviser à long terme

Comment réviser à long terme ?  Etre certain de ne rien oublier pour les examens ?  De pouvoir me souvenir de ce que j’ai étudié dans deux ans ?

La théorie des répétitions espacées nous permet de mémoriser à long terme.  Une infographie et quelques explications…

Relire, prendre des notes, permet de se souvenir à très court terme.  Si vous devez étudier pour le lendemain, cela suffira sans doute.

Etudier des volumes importants de matière

Mais si vous devez mémoriser un volume important de matières complexes – comme c’est souvent le cas à l’université ou pour les dernières années du secondaire – vous avez besoin d’une méthode plus efficace.

La cinquième étape de notre méthode pour étudier efficacement est la révision à long terme.

Elle est basée sur la variété des outils et sur la méthode des répétitions espacées.

Mieux oublier pour mieux se souvenir

La théorie de la répétition espacée postule que nous oublions souvent, que nos souvenirs – qui sont des reconstructions de notre cerveau – sont souvent imparfaits.  Et que la meilleure façon de se souvenir, c’est d’oublier et de se ressouvenir.

En effet, lorsque nous étudions quelque chose, nous ne l’oublions jamais totalement.  Des éléments restent intacts dans notre cerveau.   Par la répétition espacée, nous forçons notre cerveau à se ressouvenir à chaque fois un peu plus.

Mais en même temps, nous évitons aussi la surcharge cognitive.  Car dans les répétitions espacées, on n’étudie pas ce qui est déjà connu.

Par exemple, si vous utilisez des flashcards, vous mettez de côté les cartes sur lesquelles figurent les questions auxquelles vous avez pu répondre facilement.  Et vous ne les réviserez que dans quelques jours.  Par contre, si vous n’avez pas pu répondre à 12 cartes sur 20, vous revoyez ces cartes aujourd’hui.  C’est le principe d’applications comme Anki ou Studyblue, dont j’ai parlé dans d’autres articles.  Cerego est une application récente de flashcards, dont l’outil Memory Bank gère la mémorisation à long terme en se basant sur la théorie des répétitions espacées.

Dans l’article sur la réutilisation de la matière, j’ai insisté lourdement sur la nécessité de varier au maximum les techniques de mémorisation et de compréhension.  Pour une révision à long terme, c’est exactement pareil.  Les différents outils et méthodes mobiliseront différents groupes de neurones.  Or, on sait que mobiliser des groupes différents de neurones renforce la mémorisation.

En combinant variété des outils et répétitions espacées, vous vous donnez un maximum de chances de réussir vos examens !

Espacez les séances dans le temps

Comment s’y prendre ?  Voici une infographie réalisée avec easel.ly qui vous donne un exemple en 7 étapes.

Etudier efficacement : la méthode des répétitions espacées

Variez les méthodes, utilisez des outils différents

Imaginons que vous devez étudier le roman de Dickens « Hard Times« .  C’est un roman peu connu dans les pays francophones, où l’on apprécie davantage Oliver Twist ou David Copperfield, alors qu’en Angleterre, Hard Times est LE roman de Dickens que tous les étudiants ont dû analyser un jour…

Voyons un peu comment procéder selon cette méthode…

1. Résumez le texte avec une mindmap

D’abord, vous prenez des notes, vous rédigez un résumé à l’aide d’une mindmap.

Le titre devient le sujet central de votre carte.  Ensuite, les trois divisions principales  du livre  – Sowing, Reaping, Garnering – peuvent devenir vos branches principales.  Et vous classez les chapitres à l’intérieur de chaque grande division.

Ensuite, vous réactivez votre mémoire en relisant soigneusement votre mindmap – ou carte mentale – une heure plus tard.

Et puis vous n’y pensez plus pendant au moins une semaine !

Vous réactivez alors votre mémoire en relisant votre mindmap.  Vous pouvez aussi la compléter, passer d’une mindmap dessinée à la main à une carte mentale numérique avec l’un des nombreux logiciels de mindmapping qui existent sur le marché.

2.Posez les bonnes questions avec CQQCOQP

Et ensuite, vous passez à l’étape 2 : posez-vous des questions sur le texte de Hard Times.  Utilisez pour cela une autre mindmap et la méthode CQQCOQP.

Interrogez le texte :

  • Qui fait quoi ? Qui sont les différents caractères ?
  • Où cela se passe-t-il ?
  • Quel est l’objet principal du texte ?
  • Que veut dénoncer Dickens dans ce livre si sombre et ironique ?

Et puis, n’y pensez plus pendant au moins une semaine, voire plus !

3. Utilisez une concept map pour comprendre les relations entre les personnages

Passez à l’étape 3 : continuez votre exploration du livre.

Utilisez une concept map pour explorer les relations entre les personnages : Mr. Bounderby, Mr. Gradgrind, Louisa, etc.

Vous pouvez aussi explorer les relations entre les différents lieux où se déroulent le roman.  L’école, la maison de Gradgrind, celle de Stephen…  Ou tentez de retrouver les relations entre  les actions des personnages.  Créez une ligne du temps pour visualiser la progression de l’histoire.

4.  Mémorisez les dates et les faits avec des flashcards

Vous avez du mal à retenir les noms des personnages ?  Ou certains mots du vocabulaire anglais ?

Passez à l’étape 4 et utilisez les flashcards.

Vous pouvez utiliser des flashcards réalisées manuellement ou bien en passant par une application comme Studyblue par exemple.

Posez des questsions sur les personnages, les lieux, les actions.  Mémorisez les définitions de mots compliqués comme « utilitarisme », par exemple.  Utilisez les possibilités d’inclure du son et des images dans les flashcards numériques pour mieux exploiter vos différents canaux sensoriels.

Et puis laissez passer du temps… 

5. Racontez et expliquez le livre à des personnes qui ne le connaissent pas

Et passez à l’étape 5 : racontez, expliquez Hard Times à quelqu’un qui ne le connaît pas ! 

Racontez l’histoire, décrivez chacun des personnages,  Expliquez la position de Dickens, pourquoi sa dénonciation de l’utilitarisme, de la science aride et inhumaine –  de la pédagogie sèche, quasi-autiste de Gradgrind – s’oppose à la vision de son époque.  Montrez le côté ridicule de Gradgrind et son apologie de la philosophie utilitariste.  Expliquez la condition misérable des ouvriers dans l’histoire.  Le côté parvenu et insensible de Bounderby.  Etc.

Tentez de créer du lien entre ce roman de Dickens et d’autres cours :

  • philosophie : qu’est-ce que le courant utilitariste ?  En quoi s’oppose-t-il à d’autres courants philosophiques ?  Quelles sont ses relations avec le positivisme d’un Auguste Comte ?  Quelle est sa place dans l’histoire de la philosophie ?  Qui sont ses héritiers aujourd’hui ?
  • histoire : le roman de Dickens décrit-il des situations réalistes ?  Quelle était la condition des ouvriers à l’époque ?  Quelles étaient les théories sur l’enseignement ?
  • littérature : en quoi la description du monde du travail chez Dickens est-elle comparable à celle décrite par Zola dans Germinal ou l’Assommoir ?  Comment Dickens construit-il ses personnages ?  Sont-ils des personnages existants ou plutôt des grands types littéraires ?  Des descriptions réalistes ou des caricatures ?

Pourquoi expliquer nous aide à mémoriser

D’abord, pour raconter et expliquer ce que vous avez étudié, vous allez devoir le structurer.  Lui redonner forme pour qu’il soit compréhensible pour quelqu’un qui ne le connaît pas.  Vous allez devoir le reformuler.

La personne en face de vous va certainement vous demander des précisions, des explications, des éléments auxquels vous n’aviez pas pensé.   Cela va vous amener à appronfondir vos connaissances, à les examiner sous un autre angle.

C’est un des outils les plus puissants à votre disposition !  Pourquoi les professeurs sont-ils incollables sur leur matière ?  Parce qu’ils passent beaucoup de temps à l’expliquer aux autres !  Vous aussi, profitez de ce formidable outil qui ne coûte qu’un peu d’efforts !

Que faire la veille de l’examen ?

Si vous avez fait tout ça, vous êtes prêt(e) pour l’examen.  Vous connaissez votre matière de manière approfondie.  Vous êtes capable d’anticiper les questions du professeur et d’y répondre clairement.

La veille de l’examen, relisez une dernière fois vos notes.  Refaites des schémas, des cartes heuristiques.  Et puis, dormez !

C’est extrêmement important.  Le sommeil est indispensable au fonctionnement optimal de notre cerveau.

Pourquoi relire la veille avant de s’endormir ?  Parce que pendant que vous dormez, votre cerveau travaille pour vous.   Votre subconscient réassemble vos connaissances selon de nouveaux schémas, de nouvelles associations qui vont renforcer votre mémorisation.

Après toutes ces étapes, vous êtes prêt pour l‘étape 7  !  Prêt à briller lors de votre examen !

Bonne chance à tous 😉

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Apprendre à apprendre enseignement secondaire Etudier efficacement Jeunes Pédagogie

Etudiez efficacement : réutilisez la matière

Quatrième étape de notre méthode « Etudier efficacement en 5 étapes » : réutilisez la matière apprise en variant les méthodes et les outils, en vous exerçant avec plaisir et créativité.

Une étape essentielle pour mémoriser à long terme.

Comment retenir à long terme ?  Comment être sûr de pouvoir répondre aux questions posées lors d’un examen ?  Comment être certain de retrouver la bonne information au bon moment ?

Quatrième étape de notre méthode « Etudier efficacement en 5 étapes » : réutilisez la nouvelle matière apprise.

C’est essentiel.  La plupart d’entre vous utilise une bonne méthode d’approche de l’étude : vous relisez attentivement vos cours, surlignant et en prenant des notes.   C’est très bien.  C’est une première étape vers la compréhension et la mémorisation.

Relire ne suffit pas !

Mais la relecture,  cela ne suffit pas !

Cette relecture correspond à la deuxième étape de notre méthode : prendre contact avec le cours.  Autrement dit, vous stockez quelque part dans votre mémoire, des éléments de ce cours.

Mais serez-vous capable de les retrouver et de les réutiliser selon ce que le prof demande lors de l’examen ?

Rien n’est moins sûr.  « Pour beaucoup d’étudiants, ce n’est pas comme s’ils ne se souvenaient pas de la matière, mais c’est comme s’ils ne l’avaient jamais vue auparavant » affirme Henry L. Roediger III, professeur de psychologie à l’université de Washington, dans un article du New York Time.

L’oubli : un passage obligé de la mémorisation à long terme

Cela peut paraître bizarre.  Contradictoire ou paradoxal, sans doute.  Mais notre cerveau retient bien ce qu’il revisite.  Ce qu’il a d’abord oublié.  Et qu’il redécouvre ensuite.  Et de préférence, sous des formes différentes.

Personne ne sait exactement pourquoi, affirme encore l’article du NYT.  Mais il semble que le processus d’oubli et de redécouverte soit un moyen efficace du cerveau pour renforcer l’apprentissage.

Un exemple : combien de fois avez-vous demandé à vos enfants d’éteindre la lumière de la salle de bain avant qu’ils l’aient fait ?  Mais une fois cet apprentissage ancré dans leur mémoire profonde, il devient une sorte de conditionnement.

C’est pareil pour l’apprentissage scolaire.

Et donc, il vaut mieux consacrer plusieurs séances de courte durée à l’apprentissage de la même matière.  Des séances espacées dans le temps.  Pour que le cerveau puisse « oublier » ce que vous avez étudié.  Pour mieux le redécouvrir ensuite.

Oubliez donc – et pour toujours, de préférence – ces interminables sessions la veille de l’interrogation.  Elles conduisent surtout à l’épuisement physique et à la perte de concentration due à la lassitude !

Un outil peut vous aider à programmer ces séances d’apprentissage de manière efficace : Focus Booster, que vous pouvez télécharger gratuitement sur votre Mac ou PC ou bien utiliser en tant qu’application en ligne.  C’est un système de  minuterie inspirée de la méthode Pomodoro et qui vous aide à rester concentré(e) sur votre tâche.

Variez les méthodes et les outils d’apprentissage

L’autre secret de la mémorisation à long terme est tout aussi simple : variez les méthodes d’apprentissage et utilisez des outils différents, qui font appel à des compétences diverses et à des zones complémentaires de votre cerveau.

Cela vous évitera l’ennui de la relecture inlassable des mêmes textes ou des mêmes formules pendant de longues heures.  Cela vous donnera davantage de plaisir.  Cela mobilisera des parties différentes de votre cerveau.  Ce qui est la meilleure garantie de mémorisation à long terme.

Et donc :

  • prenez des notes en surlignant, si vous le souhaitez, mais ne surlignez que les mots importants pour disposer de mots-clés pour vos mindmaps
  • Dessinez des cartes heuristiques – ou mindmaps qui vous aideront à prendre des notes efficaces et à bien résumer votre cours
  •   Dessinez des cartes conceptuelles, qui sont le meilleur moyen de comprendre l’articulation entre les concepts principaux d’un cours, leurs relations entre eux, etc.
  • Construisez vos propres questionnaires.  Utilisez la méthode CQQCOQP pour vous faciliter la tâche.
  • Utilisez les flashcards pour mémoriser du vocabulaire anglais ou des formules mathématiques.
  • Inventez des histoires dans lesquels vous insérez les concepts ou les personnages que vous devez retenir. La scénarisation est une excellente méthode à la fois pour comprendre et pour mémoriser quelque chose.
  • Expliquez à votre petit frère la théorie de la relativité : pour ce faire, vous devez avoir compris la matière et la reformuler de façon compréhensible pour quelqu’un qui ne connaît pas le sujet.   En outre, les personnes qui n’y connaissent rien sont susceptibles de vous poser des questions auxquelles vous ne vous attendez pas, et donc de revisiter le cours sous un angle inattendu.
  • Créez une bande-dessinée qui raconte la bataille de Lépante : si vous êtes bon en dessin, utilisez ce don pour visualiser le contenu de votre cours.
  • Dessinez des lignes du temps. Rien de tel pour visualiser des actions dans le temps, les étapes d’un projet, l’évolution d’une situation.
  • Utilisez les serious games pour réviser votre français ou votre des applications pour revoir votre conjugaison anglaise. Le jeu a un pouvoir quasi-magique : il vous permet de rester concentrer sur la même tâche pendant très longtemps sans vous lasser.
  • Visitez les sites Internet qui proposent des exercices.
  • Composez votre propre feuille de questions d’examen comme si vous étiez le prof et répondez-y quelques jours plus tard. De cette façon, vous avez déjà reformulé la matière selon la logique du professeur et vous avez déjà pu vérifier si vos réponses sont bonnes et complètes.
  • Etudiez avec vos copains/copines.  Organisez des tournois entre vous.  Etudier seul, ce n’est pas toujours drôle.  Mais étudier à plusieurs demande de la méthode si on veut arriver à quelque chose.  L’arrivée des médias sociaux et des outils collaboratifs change aussi la donne.

Les maîtres-mots : créativité et plaisir

Tout ça constitue énormément de travail ?  Nous sommes bien d’accord.

Cette méthode ne prétend pas vous faire apprendre de manière accélérée.  Bien que l’utilisation des outils que je préconise favorise l’étude rapide.  On retient mieux et plus vite en créant des mindmaps ou des cartes conceptuelles, par exemple.

C’est pourquoi je vous offre 15 outils gratuits pour mieux étudier sur cette page de mon site web.

Mais les maîtres-mots de vos études devraient être : créativité et plaisir.

  • Créativité : parce qu’il faut être créatif pour choisir la bonne méthode, le bon exercice par rapport au cours qu’on veut étudier.  Mais aussi pour dessiner une carte mentale ou conceptuelle efficace, pour créer un bon scénario pour mettre en scène des événements qu’on veut mémoriser, etc.
  • Plaisir : parce que tout ce travail, selon les méthodes que je vous propose, doit être amusant !  Jamais on n’a dit qu’étudier devait être une souffrance.  Les neurosciences confirment de plus en plus qu’on apprend mieux dans le plaisir et la bonne humeur.  Personnellement, j’utilise énormément l’humour dans mes ateliers et je vois que la majorité des participants apprécient.  Mais même l’effort est un plaisir : quand vous avez étudié un cours et que vous sentez que vous le maîtrisez, c’est un réel plaisir.  C’est une sensation de plénitude, de bien-être et d’accomplissement personnel.   Réussir, y compris dans l’effort, ça fait du bien !

Bonne chance et bon courage à tous les étudiants en bloque 😉

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Apprendre à apprendre Ateliers Coaching Coaching scolaire concept map Connaissance enseignement secondaire Etudier efficacement formation Jeunes Logiciels Mind Mapping Outils Pédagogie

Etudier avec le mindmapping et CQQCOQP : la ligne du temps

Résumer un texte est une excellente façon de préparer la compréhension et la mémorisation en vue d’un examen.

Mais cela ne suffit pas.  Je vous propose d’aller plus loin avec la méthode CQQCOQP et quelques fonctionnalités intéressantes d’XMind.

Hier, nous avons vu un exemple de résumé de texte réalisé avec XMind.  Ce résumé correpond aux étapes 2 et 3 de notre méthode Etudier efficacement en 5 étapes : prendre contact avec le cours et réactiver la mémoire.

Aujourd’hui, nous allons travailler avec une méthode et des outils qui s’apparentent davantage à la quatrième étape : réutiliser ses connaissances.

Mobiliser les bons neurones

Pourquoi changer de méthode ?  Pourquoi ne pas continuer à lire et à résumer, puisque cela fonctionne ?

Pour plusieurs raisons.  Lire et résumer sont d’excellents moyens de comprendre et de mémoriser un texte – cours, article, livre, etc.

Mais, si nous voulons être performants lors d’un examen, nous devons aller plus loin.

Car, le professeur va nous poser des questions auxquelles il va falloir répondre précisément.  Non pas restituer toute la matière.  Mais « réutiliser« , « mobiliser » la partie de celle-ci qui correspond exactement à la question posée.  Et sous une forme qui n’est pas la même que celle du cours.

Comprendre, mémoriser, restituer, réutiliser… ne font pas appel aux mêmes groupes de neurones dans notre cerveaux.  Parce que ce sont des opérations mentales différentes, elles mobilisent d’autres région du cerveau.

Pour être performants lors des examens, il va falloir travailler sur ces zones différentes.  Voici comment.

Entrer par d’autres portes : CQQCOQP

Hier, en résumant notre texte par une mindmap, nous sommes entrés dans ce texte en suivant le chemin proposé par l’auteur : le titre, le chapô, les intertitres, etc.  C’est l’ordre et la logique de l’auteur.  Et nous nous les sommes appropriés en résumant le texte selon ces titres, intertitres, etc.

Aujourd’hui, nous allons explorer le même texte en entrant par différentes portes.  En utilisant 7 questions : CQQCOQP.  Comme sur la carte ci-dessous :

Carte mentale : la méthode CQQCOQP

Vous l’avez compris, cette expression bizarre est simplement un acronyme, un mot construit à partir de l’initiale de chaque question : comment ?  Qui ? Quand ? Combien ? Où ? Quoi ? (ou que ?) et Pourquoi ?

Ces simples questions vont nous permettre d’interroger le texte de Don Verzé.

Nous allons faire comme le professeur : poser des questions !

Cela va mobiliser d’autres régions de notre cerveau, d’autres neurones.  Et donc, renforcer notre compréhension et notre mémorisation du texte.  Mais en plus, cela nous prépare à répondre de façon efficace aux questions du professeur le jour de l’examen !

Et – bonus non négligeable – en utilisant diverses techniques, nous empêchons notre cerveau de se lasser.  Si vous variez les techniques lorsque vous étudiez, vous vous fatiguerez beaucoup moins et vous vous lasserez beaucoup moins vite qu’en vous contentant de lire le texte encore et encore !  Et vous serez beaucoup plus efficace… tout en vous ennuyant beaucoup moins !

Première question : Quand ? Et la ligne du temps

Hier, nous avons vu que l’année 1970 marquait un véritable tournant dans la vie de Don Verzé.

Aujourd’hui, je vous invite à explorer davantage le temps dans ce texte.

Pour ce faire, nous allons repérer toutes les dates.  Et puis, nous allons construire un outil visuel.  Mais pas une mindmap.  Nous allons profiter d’une autre fonction de XMind :  l’arrête de poisson qui va nous permettre de créer une ligne du temps pour bien visualiser la progression des événements.

Ligne du temps du texte Don Verzé

Le texte ne nous donne pas la date de naissance du prêtre.  Mais nous savons quand il est mort et à quel âge.  Nous pouvons donc en déduire qu’il est né en 1920.

Ensuite, le texte nous donne la date de 1970, qui est l’année-charnière de son existence.  Et puis 2010 et 2011, deux années pendant lesquelles les événements se précipitent jusqu’au décès du personnage principal de cette histoire…

Nous avons donc, rassemblés sur une page, sous forme graphique, la succession des événements et leurs relations entre eux.

Dans un autre article, je vous montre comment répondre à la question Qui ?  avec une autre méthode : la carte conceptuelle.

Bon travail 😉

Ces cartes ont été réalisées avec XMind.  La version gratuite est suffisante pour réaliser ces outils sur votre ordinateur, PC, Mac ou Linux.

J’enseigne ces méthodes lors d’ateliers Apprendre A Apprendre et aussi lors de coaching étudiant à distance ou de soutien scolaire individuel.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à

Catégories
Apprendre à apprendre Ateliers Coaching Coaching scolaire enseignement secondaire Etudier efficacement Mind Mapping Outils Pédagogie

Etudier avec le mindmapping : exemple de résumé de texte

Comment résumer un texte ?  Comment profiter des fonctionnalités du logiciel XMind pour ne rien oublier et pour gagner du temps ?  Voici un exemple de résumé réalisé avec des jeunes du secondaire.  Première partie de notre travail.

Dans le cadre de notre méthode « Etudier efficacement en 5 étapes« , j’avais abordé il y a quelques semaines la façon de résumer un texte avec le mindmapping.  Et en particulier, avec le logiciel XMind.  J’avais promis lors de ce dernier billet, de vous offrir un exemple

C’est ce que je vais faire.  Le travail que je vous présente aujourd’hui a été réalisé lors d’une atelier Apprendre A Apprendre que j’ai organisé à Liège le mois dernier.  Je remercie Victor, Léopold et Manon pour leur contribution 😉

Le résumé de cours : première étape de la compréhension et de la mémorisation

Le résumé ne constitue que la première partie du travail que nous avons effectué sur ce texte.  Il correspond à la deuxième étape de notre méthode : prendre contact avec le cours.  En cohérence avec ce que je raconte dans cette méthode, j’ai demandé aux trois participants de repérer dans le texte (en l’ocurrence, un article de MyEurop : Don Verzé un saint-homme… d’affaires) les mots-clés, les mots réellement signifiants.  Ce sont ceux-là qui deviendront les mots-clés de notre mindmap ou carte heuristique ou encore, carte mentale.

Ensuite, nous avons résumé ensemble ce texte en utilisant le logiciel XMind. (cliquez sur la carte pour l’agrandir).

Résumé sour forme de carte mentale

Entrer dans la logique de l’auteur

Il s’agit d’un article de presse.  Nous partons donc du titre pour élaborer notre idée centrale.  Don Verzé est le personnage central de l’article.

Le chapô de l’article – ce résumé de quelques lignes situé entre le titre et le reste de l’article – nous donne déjà quelques indications : Don Verzé est un prêtre qui n’a pas fait voeu de pauvreté et dont la vie mouvementée place le Vatican dans l’embarras.

La première partie du texte en constitue l’introduction.  Nous nommons donc notre première branche « Introduction » et nous notons tout ce qui nous paraît important dans cette première partie.

Ensuite, pour définir les autres branches, nous partons de la « titraille », les « intertitres », c’est-à-dire les petits titres placés en tête des paragraphes suivants.  En général, ces intertitres donnent une idée de ce que contient la partie suivante du texte.

Il en est de même pour vos cours : en général, le professeur donne un titre général pour le cours et des sous-titres, sous-sous-titres, etc.  Utilisez-les pour structurer votre résumé.

Vous entrez ainsi dans la logique de l’auteur.  Dans l’ordre qu’il ou elle a donné à son texte.  Dans de futurs billets, nous verrons comment entrer dans le même texte par d’autres portes.

Nous avons donc une branche Charité (bien ordonnée commence par soi-même), une autre Amis (Ses amis : Berlusconi, Craxi, et… Castro) et enfin, Grâce divine, le titre qui conclut le texte.

Créer du lien

Une des difficultés que les jeunes me rapportent le plus souvent est : je ne sais pas créer du lien entre les différentes parties de mon cours…

Le mindmapping est un outil fabuleux pour ça !

La structure rayonnante de la carte heuristique est déjà un noeud de liens en soi.  Car tout se rattache à l’idée centrale selon une hiérarchie rigoureuse.

Mais la construction de votre mindmap vous donnera l’occasion d’en repérer et d’en créer d’autres.

Par exemple, l’hôpital San Raffaele est un lieu central dans la vie de Don Verzé.  Il apparait dans l’introduction, mais aussi dans la partie sur la Charité – Berlusconi y a été soigné après une agression – et aussi dans la dernière partie : le Vatican voulait empêcher Don Verzé d’y exercer ses fonctions suite à un scandale.

Nous avons donc ajouté deux flèches qui relient les parties 2 et 4 à l’introduction.

Deux flèches pour illustrer une relation dans un texte

Les amis de Don Verzé – Berlusconi en tête – ont été essentiels à l’ascension du prêtre.  Nous les avons donc placés dans un nuage rouge et jaune qui souligne leur importance dans cette histoire.

Mise en évidence par un nuage ou limite

Ces cliché ont été obtenus avec la fonction « cliché de carte » du logiciel XMind : une fonctionnalité qui vous permet de créer des clichés de parties de cartes en quelques clics.

Repérer les éléments essentiels

Un autre avantage des outils visuels en général et de la mindmap en particulier, c’est de mettre en évidence les éléments essentiels d’un texte.

Par exemple, dans cette carte, la date de 1970 apparait 3 fois : 2 fois sur la branche 1 et une fois sur la branche 3.  C’est l’année où Don Verzé construit son hôpital, c’est l’année où il rencontre Berlusconi, qui l’introduit auprès de la classe politique italienne et, plus particulièrement, à Craxi et Castro.  C’est aussi l’année où le prêtre connaît ses premiers ennuis avec le Vatican : il est condamné a divinis, c’est-à-dire qu’il ne peut plus dire la messe en public.

Pour souligner cette donnée importante, nous avons imprimé la date en rouge sur les branche et puis nous avons créé un sujet flottant 1970, que nous avons placé en haut de la carte, accompagné d’une note :

Sujet flottant « 1970 » avec une note explicative

Il suffit de passer le curseur sur l’icone en forme de post-it pour en voir le contenu.

L’accolade est un autre moyen d’attirer l’attention sur des éléments communs : ici, il s’agissait de montrer que toutes les possessions exorbitantes du prêtres avaient été acquises grâce à des dons de fidèles et des subsides de l’état, à travers un ensemble de sociétés-écrans.

Regroupez les éléments du texte avec l’accolade

Les éléments rassemblés sur cette carte permettent d’étudier le texte bien plus facilement, à l’aide des mots-clés, des images, des couleurs, des branches, etc. qu’à partir d’un texte linéaire.

En outre, on peut réduire ou étendre les branches selon le niveau de détail souhaité ou focaliser sur une ou l’autre branche en fonction de la partie du texte que l’on veut étudier.

Dans deux prochains billets, nous verrons comment entrer dans le même texte par des portes différentes, toujours en utilisant XMind, mais avec d’autres techniques.

Bon travail à tous les étudiants en examens ou presque 😉

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Apprendre à apprendre Ateliers Coaching Coaching scolaire Etudier efficacement formation Jeunes Pensée positive

Le stress : comment s’en faire un allié !

Beaucoup d’étudiants sont paralysés par le stress avant une interrogation ou un examen.  Pourtant, le stress est un phénomène naturel, lié à la survie de l’espèce.  Et nous pouvons même nous en faire un allié pour étudier de manière plus performante.

Article mis à jour le 22 avril 2021.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le stress n’est pas forcément négatif.  C’est une réaction ancienne, liée à l’instinct de survie.  Il y a quelques dizaines de milliers d’années, le stress nous faisait réagir au danger : face à un animal inconnu, le cerveau envoie une bonne dose d’adrénaline qui accélère les battements du cœur.  Les muscles irrigués par cet afflux de sang neuf sont plus performants : l’homme court plus vite.  Cela peut sauver sa vie !

Quelque 10.000 ans plus tard, notre environnement a bien changé.  Mais pas notre cerveau !

Devant l’épreuve que constitue un examen ou une interrogation, le cerveau envoie une bonne dose d’adrénaline…  Malheureusement, nous ne devons pas courir plus vite, mais nous concentrer et comprendre ce que le professeur demande, nous rappeler ce qui est écrit dans nos notes, répondre aux questions le plus précisément possible…

Le stress exagéré et continu est extrêmement dangereux, même pour la santé physique.  Mais il est aussi extrêmement dommageable pour notre estime de soi : le stress entraîne des blocages, qui à leur tour produisent des échecs.  Et à force de rater, on se sent nul.  Ce qui engendre de nouvelles peurs, de nouvelles pensées négatives.  De quoi stresser encore plus.  Ca y est :  le cercle vicieux est installé !

Et cet échec permanent finit par me convaincre que je suis vraiment nul ; que de toute façon, je rate tout ce que j’entreprends.  Donc : à quoi bon ?

Le cercle vicieux du stress

Le bon stress

Comme je le disais au début de cet article, le stress n’est pas forcément négatif !

Lorsqu’on est un peu stressé, le cerveau envoie un peu d’adrénaline, on ressent un petit pincement au cœur et un surcroît d’énergie.  Cette énergie supplémentaire est la bienvenue, elle nous aide à être performant, à aller au bout de notre tâche.

Mais trop de stress nous paralyse.  Notre cerveau est incapable de penser, de se concentrer.  Notre mémoire ne fonctionne plus.  C’est comme si on avait effacé notre disque dur interne !

Réagir avant qu’il soit trop tard…

 

Des techniques pour dompter le stress

Pour éviter cette installation permanente du stress, cette paralysie, et finalement, cette image négative de nous-même, il existe plusieurs techniques.  Pour les cas les plus graves, il y a la méthode de l’ancrage.  C’est une technique issue de la PNL (programmation neuro-linguistique) qui « ancre » un souvenir positif et qui l’associe à l’idée d’examen, d’épreuve.  Cela diminue l’angoisse et le stress.  J’y reviendrai dans un autre article consacré à cette technique et à ses nombreux usages.

Dans la plupart des cas, quelques exercices suffisent.

Les points positifs

Il faut se concentrer sur une situation dans laquelle on veut être plus positif.  Par exemple, comprendre cette satanée leçon de maths sur laquelle je coince depuis deux semaines…  Se visualiser en train de réussir, tout en massant légèrement, du bout des doigts, les points situés au-dessus des yeux – ce qu’on appelle les proéminences frontales.  Répéter l’exercice plusieurs fois.  Cela renforce les pensées positives, la visualisation de la réussite et une sorte d’ancrage léger.

Les points d’équilibre

Placer une main sur le nombril, et avec les trois doigts de l’autre main, toucher le point d’équilibre situé juste où le crâne repose sur le cou.  Masser la vertèbre pendant trente secondes.  Et puis changer de mains.  Cela aide à la concentration et à la relaxation.

Massage des proéminences frontales

Visualisation du point X

Mentalement, on imagine un X en face de soi ou flottant au-dessus de soi.  On peut l’imaginer d’une taille ou d’une couleur particulière.  On ferme les yeux et on le visualise mentalement.  C’est une façon de concentrer sa pensée, de la focaliser sur un point.  D’évacuer tout ce qui n’est pas le X.  Et donc aussi les pensées négatives et le stress.  C’est aussi un entraînement à la concentration.

Le roulement du cou

Laisser tomber la tête en avant et la faire rouler à gauche, puis à droite, lentement, sans forcer.  Imaginer qu’on a une craie sur le bout du nez et qu’on dessine un grand sourire au tableau.  Recommencer, toujours de manière décontractée.  Cet exercice relâche les muscles du cou que l’on a tendance à contracter au maximum quand on est stressé.  Ce qui engendre crispation, maux de tête, difficultés de concentration… et nouveau stress.

Vous voilà paré(e) pour votre interrogation ou votre examen. 

Dans cet autre article, découvrez comment écrire sans vous stresser.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Apprendre à apprendre Apprentissage des langues Ateliers Coaching Coaching scolaire Connaissance formation Jeunes Jeux Jeux-cadres Langues Mind Mapping Outils Pédagogie

Etudiez efficacement : réactivez votre mémoire

Troisième étape de notre méthode pour étudier efficacement : la réactivation.

La mémoire a besoin de répétition.  Mais pas seulement.  Lire et relire ses notes ou ses manuels ne suffit pas.  Il faut « réactiver » la mémoire et la préparer à restituer.

Après la « mise en projet » et « la prise de contact avec le cours« , voici la troisième étape de notre méthode pour étudier efficacement : la réactivation.

Retenir et restituer sont deux activités cérébrales différentes.  Elles font appel à des groupes de neurones différents.  Et donc à des techniques différentes si l’on veut être efficace.

Dans cette 3e étape de notre parcours, nous allons surtout nous attacher à la première notion : retenir.  Mais certaines des techniques dont je vais vous parler aujourd’hui abordent déjà la seconde.

(Cliquez sur la mindmap pour l’agrandir ou téléchargez-la gratuitement sur Biggerplate).

Techniques de réactivation de votre mémoire

1. Le mindmapping

a) Prendre des notes rapides et efficaces

Prendre des notes sous forme de mindmapping est une excellente façon de réactiver votre mémoire.  Je ne vais pas m’étendre sur ce sujet puisque je l’ai déjà fait abondamment dans d’autres articles, notamment dans « Pourquoi le mindmapping est-il si efficace pour étudier« .  Mais l’association des mots-clés, des images, des liens, des couleurs, de la disposition spatiale favorise la compréhension et la mémorisation, par la synesthésie et l’utilisation des émotions aussi bien que de nos facultés rationnelles : tout cela favorise une rétention plus efficace à court et à long terme.

Oubliez le surlignage qui n’apporte rien en terme de rétention : vous retenez moins de 1 % des éléments soulignés après une semaine…

Aidez-vous plutôt des index et des tables de matières.  Des titres, des intertitres et du chapeau,  s’il s’agit de résumer un article.  Convertissez les mots-clés surlignés en mots-clés pour vos mindmaps.  Créez des relations entre les différentes parties du cours.  L’idéal est de dessiner cette carte à la main.  C’est ce qui sollicite le mieux nos différentes mémoires : visuelle, kynétique, etc.

b) Réactivez votre mémoire de manière régulière

Le mindmapping permet également une réactivation régulière : lorsque votre carte est terminée, posez-la, aller vous promener, vous oxygéner, buvez un verre d’eau, lisez une BD, etc.  Bref : relaxez-vous.  Une heure plus tard, reprenez votre mindmap en main : relisez-la – de préférence à voix haute, afin de solliciter votre mémoire auditive – parcourez-en les branches avec vos doigts.  Comparez-la avec vos notes de cours.  Il y a de grandes chances pour que vous y ajoutiez quelques petites-choses : un mot-clé oublié, un nouveau lien que vous venez d’apercevoir, un petit dessin parlant,  etc.

Ensuite, oubliez votre carte ! Revenez-y le lendemain.  Et ensuite, la semaine suivante.  Et puis, à votre rythme, revenez-y.   En pratiquant un peu ce genre d’exercice, vous trouverez votre propre rythme : une fois par semaine, deux fois par mois, etc.  Je reviendrai sur la notion de temps dans les études lors d’un autre billet.

c) Révisez juste avant les examens

Un peu avant les examens, lors de la révision finale, retravaillez votre carte.  Au besoin, redessinez-la.  Entretemps, vous avez appris de nouvelles choses, vous pouvez peut-être les y intégrer et/ou créer du lien entre les notions qui figurent sur la carte originale et la nouvelle…

Un autre avantage que mes étudiants et moi-même avons expérimenté en utilisant les mindmaps de cette façon : cela développe votre mémoire visuelle.

Cela fait beaucoup de travail ? Oui.  Je vous ai parlé d’une méthode efficace, pas d’une méthode sans travail…  Mais le travail peut-être amusant : voyez le paragraphe suivant !

 2. Des jeux pour étudier : jeux-cadres et flashcards

a) Les jeux-cadres

Les jeux-cadres – comme leur nom l’indique – offrent un cadre : à vous d’y ajouter du contenu.  Inventés par Thiagi, ils ont été popularisés en France par Bruno Hourst.

Réactivez votre mémoire avec les jeux-cadres !

Les jeux-cadres sont utilisés en entreprise, en formation, etc.  Mais vous pouvez aussi en tirer parti pour apprendre mieux et plus vite.

Les jeux-cadres peuvent aussi se pratiquer en groupe : utilisez la notion de « coopétition » : coopérez pour certaines phases et organisez des tournois à d’autres moments…

Etudier à plusieurs est plus amusant et donne l’occasion de confronter les points de vue, d’utiliser vos propres mots pour expliquer, etc.  Lorsque vous créez vos jeux, vous devez impérativement connaître la matière, la reformuler sous forme de questions et de réponses,  vérifier si la réponse donnée est correcte ou non, réexpliquer pourquoi ce n’est pas correct, ce que vous attendiez, etc.

Formuler des questions et des réponses vous prépare en outre à répondre à celles du professeur

b) Les flashcards

La théorie des répétitions espacées

Un jeu classique et abondamment utilisé dans les pays anglo-saxons est celui des « flashcards« .  Ce sont des cartes sur lesquelles figure généralement une question ou un mot d’un côté et la réponse ou la traduction du mot de l’autre.  Ces flashcards se basent sur la théorie des répétitions espacées : en révisant juste avant le moment où vous allez commencer à oublier, vous réactivez votre mémoire et vous renforcez la mémorisation à long terme.

Etudier du vocabulaire

Les flashcards sont très utiles pour étudier du vocabulaire par exemple.  Vous voulez réviser votre anglais ?  Achetez un paquet de fiches en carton.  Ecrivez le mot anglais d’un côté de la carte.  De l’autre, écrivez la traduction en français.  Dessinez une image, un croquis, parlant pour vous.  N’hésitez pas à utiliser l’humour ou le double-sens :  la mémoire aime ce qui sort de l’ordinaire.  Ici, vous pouvez consulter un article plus complet sur la fabrication et l’utilisation des flashcards pour étudier du vocabulaire.

Si vous utilisez vos flashcards pour d’autres matières, utilisez aussi des couleurs différentes selon le type de concepts : rouge pour l’algèbre, bleu pour la trigo, etc.

Des logiciels et des applications pour réactiver votre mémoire

Il existe également des flashcards numériques. Cerego est une application en ligne et sur iPhone : entièrement gratuite, elle applique la théorie des Studyblue est une application en ligne qui vous permet d’utiliser vos flashcards y compris sur votre smartphone : pratique pour réviser dans les transports en commun, par exemple.  Anki est une autre application en ligne.  Elle est très peu conviviale au départ, mais elle présente de nombreux avantages : une communauté intéressante en ligne avec laquelle vous pouvez partager et échanger vos flashcards.  Mais aussi, grâce à mon ami Bruno Martin et son application XMind2Anki, vous pouvez transformer une mindmap XMind en un jeu de flashcards Anki.

Je reviendrai aussi sur l’utilisation des jeux-cadres en formation et en étude individuelle ou de groupe.  Et notamment, sur les sérious games ou le concept de « gamification » d’un cours en présentiel ou en ligne.

3. La visualisation

La visualisation est un outil extrêmement puissant.  Utilisée par les coaches pour stimuler les champions, elle peut aussi vous aider dans votre motivation.  C’est un excellent moyen de préparer la réussite !

La visualisation pour se voir réussir !

Choisissez un endroit calme, un moment de la journée ou vous êtes détendu.  Imaginez-vous à l’examen.  Voyez-vous à l’endroit où cela se passe.  Ressentez toutes les sensations : température de la pièce, bruits, lumière.  Les voix des autres élèves, la dureté du bois de la chaise, le froid de la surface de la table, l’odeur de crayon, le bruit des radiateurs.

Exactement comme si vous y étiez.  Et ensuite, voyez-vous en train de réussir votre examen.  Vous êtes calme, détendu. Vous prenez connaissance des questions.  Vous commencez à y répondre.  Visualisez-vous en vainqueur.  Vous répondez tranquillement, vous êtes maître de la matière et de vos émotions.   Tout se passe bien.  Vous avez réussi.

La visualisation est une excellente façon de diminuer le stress, donc d’augmenter vos performances.  Il faut se voir dans une situation confortable, de réussite.  Le fait de vous voir répondre aux questions constitue aussi un ancrage de la matière à laquelle vous répondez.  Imaginez de vraies questions et de vraies (bonnes) réponses.  Cela augmentera la qualité de votre mémorisation.

4. Les associations : localisation, etc.

Nous avons généralement une très mauvaise mémoire des noms et des chiffres.  Pas de chance !  C’est généralement ce que l’école nous demande de retenir !

Associez images, sensations et souvenirs !

Par contre, depuis l’Antiquité au moins, on sait que nous retenons merveilleusement bien les visages et les lieux dans l’espace.  Ces deux éléments sont probablement liés à la survie lorsque nos ancêtres étaient des chasseurs-cueilleurs.

L’idée est donc d’associer le mot ou le nombre à un visage ou un lieu.  La technique des « Palais de mémoire » en est un exemple.  Associez chaque mot à une image qui le représente.  Et puis placez cette image dans un endroit connu.

Cela permet de retenir de longues listes de noms, de mots nouveaux, etc.  Je reviendrai aussi bientôt sur ces techniques et principes de mémorisation  dans une autre série d’articles.  Ces techniques sont parfois méprisées par les enseignants, comme du « par coeur », de vieilles techniques dépassées.  Tout comme d’autres techniques mnémotechniques.  Pourtant, elles sont très efficaces dans certains cas.  Le tout est de ne pas s’y limiter, mais au contraire, de les intégrer dans une stratégie d’apprentissage plus générale.

Le mindmapping participe aussi de cette méthode : il localise sur une feuille des concepts représentés par des associations de mots-clés et d’images, disposés à un endroit précis sur la page.

Cette carte a été réalisée avec le logiciel XMind.  Vous pouvez en télécharger la version gratuite.  Choisissez la version qui correspond à votre système d’exploitation, cliquez, le tour est joué !

Vous pouvez aussi rejoindre notre groupe « Mindmaps francophones » sur Biggerplate : vous y retrouverez d’autres cartes dessinées par des mindmappeurs francophones.  Et pourquoi pas, y apporter vos propres contributions ?

Vous pouvez également suivre nos formations pour maîtriser le mindmapping, assister à nos conférences ou apprendre à apprendre grâce à nos méthodes innovantes : rendez-vous sur notre page Agenda.

Vous avez aimé cet article ?  Inscrivez-vous à ma newsletter et ne ratez plus aucun article ou événément !

Catégories
Ateliers creativité E-learning formation Internet Logiciels Mind Mapping Outils Pédagogie

Formation « Initiation au Mindmapping en ligne »

Vous avez envie de vous former au Mindmapping (carte heuristique) ?

Mais vous disposez de peu de temps ?  Vous ne savez pas où vous adresser ? Il n’y a pas de formation près de chez vous ?  Les horaires ne vous conviennent pas ?

Nous avons LA solution ! Apprenez, de chez vous, à votre propre rythme cet outil fabuleuxle Mindmapping !

A partir du 10 janvier, nous ouvrons un cours d’Initiation au Mindmapping en ligne.  Une formation en 5 modules pour maîtriser les bases du Mindmapping ou carte heuristique (cliquez sur la carte pour l’agrandir) :

5 modules pour maîtriser les bases du Mindmapping !

  • Une brève introduction pour vous accueillir et vous expliquer le fonctionnement du cours

Module 1 : Introduction au Mindmapping : principes de base

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 1 : Introduction
  • Un test pour vérifier votre niveau de compréhension et de mémorisation du manuel
  • La documentation : des cartes heuristiques, une émission de web-télé sur le Mindmapping et bien d’autres choses encore…

Module 2 : Je dessine ma première carte heuristique

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 2 : Ma première carte heuristique
  • Exercice commenté : ma première carte heuristique
  • Galerie de cartes heuristiques : reproductions commentées de cartes manuelles ou avec logiciel
  • Documentation

Module 3 : Applications du Mindmapping sur papier

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 3 : les applications du Mindmapping sur papier
  • Exercice commenté : une application au choix
  • Galerie de cartes appliquées
  • Documentation

Module 4 : Les logiciels de Mindmapping

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 4 : les logiciels de Mindmapping
  • Classement des logiciels de Mindmapping : par site, par prix, par catégorie, collaboratifs O/N, applications smartphones, etc.
  • Comment les entreprises utilisent le Mindmapping
  • Web-télé : le Mindmapping outil mainstream
  • Documentation

Module 5 : Initiation à XMind

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 5 : Initiation à XMind
  • Découverte du tableau de bord
  • Ma première carte heuristique avec XMind
  • Quelques applications du logiciel
  • Exercice commenté : une application au choix avec XMind
  • Galerie commentée de cartes réalisées avec XMind
  • Documentation

Vos avantages :

  • vous apprenez chez vous, à votre bureau ou dans votre fauteuil préféré;
  • vous choisissez vous-même les horaires de votre formation;
  • vous apprenez à votre rythme, selon vos disponibilités;
  • vous consacrez le temps que vous voulez à votre formation;
  • vous maîtrisez les techniques de base du Mindmapping tant sur papier qu’avec XMind;
  • vous ameliorez votre productivité et votre créativité;
  • vous prenez de  meilleures notes;
  • vous concevez et animez de meilleures présentations.

(Cliquez sur la carte pour l’agrandir).

Nous vous offrons :

  • une formation de qualité professionnelle de 5 semaine à 3 mois (selon votre rythme);
  • une plateforme de travail conviviale et personnalisée (Moodle );
  • un cours progressif avec des instruments d’autoévaluation;
  • un e-coaching performant : votre formateur unique vous soutient et vous conseille pendant toute la durée de votre formation;
  • des manuels sous format PDF qui vous appartiennent (consultables en ligne, téléchargeables, imprimables);
  • des modèles gratuits et une documentation  multimédia actualisée (vidéo, audio, écrite, cartes heuristiques, sites web, etc.);
  • des exercices corrigés et commentés par un formateur professionnel;
  • un chat hebdomadaire avec le formateur et les autres participants afin d’échanger, de poser des questions, de proposer vos solutions;
  • un forum où échanger avec le formateur et les autres participants quand vous le désirez;
  • la possibilité d’acquérir la licence PRO d’XMind à prix réduit:
  • un accès gratuit pendant toute votre formation à Mindmapping et pensée visuelle, un espace d’échange avec d’autres personnes intéressées par le mindmapping et la pensée visuelle qui vous fournit d’autres modèles gratuits, des actualités exclusives, etc.
  • un certificat de réussite en fin de formation.

Espace de travail Moodle

En Pratique

Comment cela fonctionne-t-il ?

  1. Vous réglez le montant de votre inscription en cliquant sur un des boutons PayPal ci-dessous.
  2. Dès réception de votre paiement, nous vous envoyons les instructions pour accéder à la plateforme (lien et code d’accès)
  3. Vous commencez à vous former !

Fiche technique du cours

  • Niveau : débutant.
  • Type de cours :  exclusivement en ligne avec e-coaching.
  • Ouverture des inscriptions : le 4 janvier 2011.
  • Début du cours : le 10 janvier à 9 heures (heure de Paris, Bruxelles, Amsterdam).  Pour les autres régions, vous pouvez convertir ici.
  • Durée de la formation : 90 jours maximum, mais le tout peut être terminé en 5 semaines (selon votre rythme).
  • Prix :
    • pour le cours seul : 89 € tout compris
    • pour le cours + licence XMind Pro pour un an : 124 € tout compris (licence XMind Pro à 35 € au lieu de 40 €)

Inscrivez-vous maintenant !

Je m’inscris au cours Initiation au Mindmapping seul et je paie  89 euros


Je m’inscris au cours Initiation au Mindmapping avec XMind Pro et je paie 124 € (soit 5 € de réduction sur le prix du logiciel) :


Vous n’avez pas encore XMind 3.2.1 ? Téléchargez-le gratuitement ici !