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Comment écrire sans stress ? Avec le mindmapping et Pomodoro

Connaissez-vous l’angoisse de la page blanche ?  Avec le mindmapping et pomodoro, oubliez le stress et concentrez-vous sur votre travail.

Etes-vous parfois « bloqué(e) » lorsque vous devez rédiger un essai pour vos études ?  Ou lorsque vous devez produire un article ou un rapport ?  Comme certains écrivains, connaissez-vous l’angoisse de la page blanche ?

Voici la méthode que j’emploie pour rédiger mes articles.  Elle m’a souvent évité d’éprouver ce type de problème.

Ecrire sans stress

Une méthode en cinq étapes pour rédiger sans stress

Cette méthode fait appel à différents outils, mais surtout à différentes compétences et à divers processus.  Respectez ces cinq étapes et leurs principes respectifs : cela transformera votre façon de considérer la tâche d’écriture.  Pour que celle-ci reste (ou devienne) un plaisir, et non une corvée.

Cliquez sur la carte pour voir l’original en ligne :

La méthode en cinq points

1. Rassemblez vos informations

Tout d’abord, rassemblez les informations dont vous avez besoin.

Si vous cherchez votre informations sur Internet, vous pouvez utiliser les signets de Mindomo.  De cette manière, les éléments que vous sélectionnez sont rassemblés automatiquement dans une mindmap.

Cette façon de faire vous fera gagner du temps.  Les éléments en provenance d’autres sources électroniques – documents sur votre disque dur, textes et images en provenance d’Evernote – peuvent également être ajoutés à votre mindmap d’information.

2. Structurez votre texte avec une mindmap (ou carte mentale)

Avant de vous lancer dans la rédaction de votre texte, dessinez-en le plan.

a) Dessinez votre plan de texte avec une mindmap

La façon la plus simple et la plus efficace de créer le plan d’un texte est la mindmap ou carte mentale.

En voici un exemple, pour un essai universitaire.  Cliquez sur la carte pour voir l’original en ligne :

Structure d’un document

Si votre texte est un article, pour la presse ou un blog ou un site web, voici une série de conseils pour rédiger efficacement.

b) Exportez votre structure au format texte

La plupart des logiciels de mindmapping de nouvelle génération vous permettent d’exporter vos mindmaps sous forme de texte.  Mindomo, le logiciel que j’ai utilisé pour créer les cartes mentales de cet article, n’échappe pas à la règle.

Vous pouvez exporter au format RTF – compatible avec Word, mais aussi avec Open Office ou Libre Office, par exemple.  C’est ce que j’ai fait et voici le résultat de cette exportation :

Ma structure au format Word

Si votre texte est un rapport, une thèse ou un mémoire de fin d’études, vous utiliserez un studio d’écriture du type Scrivener plutôt  qu’un traitement de texte comme Word.

Dans ce cas, il vaut mieux importer votre structure au format OPML, compatible avec Scrivener.

Voici la commande qui permet d’importer une carte mentale ou un fichier de type OPML dans Scrivener :

L’importation d’OPML

Vous pouvez aussi utiliser Scapple plutôt qu’un logiciel de mindmapping pour tracer la structure de votre texte.

3. Définissez une plage horaire avec Pomodoro

La minuterie Pomodoro

Souvenez-vous : Pomodoro est une méthode de productivité basée sur une alternance de phases de travail et de phases de « récompenses ».

Utilisez cette méthode pour rédiger.

Comment ?

Je vous propose deux méthodes pour vous faciliter la rédaction avec la méthode Pomodoro :

  • Word ou Scrivener avec Focus Booster
  • L’écriture contrôlée avec Forcedraft

a) Word ou Scrivener avec Focus Booster

Je vous ai déjà parlé de la méthode Pomodoro et de Focus Booster.  Ce dernier est une minuterie électronique, l’équivalent logiciel de la minuterie en forme de tomate.

Programmez une séance de 25 minutes de rédaction.

b) L’écriture contrôlée avec Forcedraft

Forcedraft est une application de rédaction qui vous empêche de procrastiner.  En effet, une fois l’application lancée, tout votre ordinateur est bloqué et vous ne pouvez plus être distrait par Facebook ou les innombrables onglets ouverts dans votre navigateur.

Lancez Forcedraft et programmez une séance de 25 minutes.

c) Concentrez-vous sur le processus et non sur le résultat

Vous avez remarqué ?

Dans les deux cas, je vous ai proposé de programmer une séance de 25 minutes de rédaction.

Je ne vous ai pas conseillé de vous assigner un objectif.

Pourquoi ?

Parce que pour éviter la procrastination, ou l’angoisse de l’objectif à atteindre, il vaut mieux se concentrer sur le processus de travail que sur le résultat attendu.

Avant de vous lancer dans la phase de rédaction, dites-vous :

« – je vais travailler pendant 25 minutes à mon essai pour la semaine prochaine « 

Cela va à l’encontre de beaucoup de conseils qui vous disent de vous fixer des objectifs.  Oui.  Mais ça marche !  On ressent beaucoup moins de stress et de tension quand on se concentre sur la tâche et sur le temps qu’on s’est donné que quand on se focalise sur l’objectif final.

Entre chaque phase de travail, accordez-vous une pause d’au moins cinq minutes pendant laquelle vous vous accordez une récompense :

  • une tasse de café
  • un coup de fil à votre meilleure amie
  • un petit tour sur Facebook
  • un morceau de chocolat

Avant de démarrer la phase de travail suivante, définissez la récompense que vous souhaitez vous accorder.  Vous verrez, vous n’avez pas besoin de vous promettre le gros lot du Lotto.  Une petite récompense a autant de pouvoir sur notre cerveau – et notre motivation – que la promesse d’un

Je n’y croyais pas non plus.  Aujourd’hui, je suis convaincu !

4. Ecrivez, rédigez : c’est la phase créative

Vous avez programmé votre séance d’écriture, c’est le moment d’écrire, de rédiger votre texte.

Mais attention : vous êtes dans une phase créative.  Ecrivez en continu.  Laisser les idées se développer.

N’essayez pas de critiquer votre texte, de le corriger, de le réviser.

Lorsque vous rédigez, vous utilisez votre créativité.  Ce n’est pas le moment de mobiliser votre esprit critique.

L’esprit critique tue la créativité.  L’angoisse de la page blanche, la procrastination, le dégoût de sa propre production viennent souvent de ce qu’on a voulu mener deux actions contradictoires en même temps :

  • la phase créative
  • la phase critique

Si vous souhaitez avancer dans votre rédaction, ne tentez pas d’analyser ce que vous écrivez.  Laissez-vous porter par la vague créatrice, par l’élan de vos doigts sur le clavier ou du stylo sur le papier.

5. Révisez, corrigez, amendez

Vous avez fini de rédiger.

C’est maintenant la dernière phase de votre travail :  la révision ou l’édition, pour parler comme les professionnels.

Ici, c’est votre esprit critique qui va passer au fil du rasoir tout ce qui n’est pas à la hauteur des espérances :

  • erreurs de syntaxe ou d’orthographe
  • formulation peu claire ou trop lourde
  • phrases trop longues
  • informations redondantes voire non-pertinentes
  • etc.

Cette phase est essentielle.  Dans la phase créative, vous êtes dans le « flux » et vous ne vous souciez pas de la qualité de ce que vous écrivez.  Vous pouvez donc produire des erreurs inconscientes.

Par respect pour votre lecteur, partez à la chasse de toutes ces imperfections, petites ou grandes, qui entachent votre travail.  C’est valable – ou ça devrait l’être – sur le Net, où je lis trop souvent des articles écrits à la va comme je te pousse et qui n’ont fait l’objet d’aucune relecture…

Mais n’entamez pas cette phase avant d’avoir terminé la précédente.  Encore une fois, la créativité s’accomode mal de la critique.

Il me reste à vous souhaiter un bon travail.  Dites-moi en commentaire si cela vous a aidé.  Ou si vous avez une autre méthode qui fonctionne bien.

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Applications

Appli : Forcedraft, adieu procrastination, bonjour productivité !

FORCEdraft est une application gratuite qui bloque tout votre ordinateur pendant que vous tapez votre texte. Un bon moyen d’éviter toutes les tentations en ligne ou ailleurs… et de booster votre productivité !

Un certain nombre d’applications vous proposent de lutter contre la procrastination. Merci à mon ami Bruno Martin de m’avoir signalé « ForceDraft » de Félix Belzile. Ce dernier n’est pas vraiment un inconnu parmi les procrastinateurs, puisqu’il est déjà l’auteur de « Cold Turkey », une application qui aidait également à la concentration en bloquant temporairement les jeux et les réseaux sociaux pendant qu’on travaille.

Personnellement, j’ai l’habitude d’utiliser Focus Booster et la méthode Pomodoro. Pas vraiment pour éviter la procrastination, mais davantage pour favoriser la concentration.

Les deux produits – Focus Booster et ForceDraft – se rejoignent dans l’objectif d’éviter la dispersion, la distraction.

Une appli qui bloque votre ordinateur pour éviter toute distraction !

Mais ForceDraft va plus loin : il ne se ferme pas tant que vous n’avez pas atteint votre objectif. Il bloque tous les programmes et applications de votre ordinateur.

Cet objectif, ça peut être un nombre de minutes, ou mieux, un nombre de mots.  La dernière option est l’arrêt quand vous le demandez, mais elle ne présente guère d’intérêt car pas très stimulante…

Sélectionnez votre objectif

Lorsque vous avez lancé ForceDraft, seul l’écran blanc, le logo de l’application et le titre de votre documents s’affichent ainsi que la zone de texte.

Vous évitez donc la tentation de cliquer sur un onglet ou une icône de votre PC. Et en même temps, cet écran uniformément blanc vous force à vous concentrer sur votre tâche et sur rien d’autre. Exactement comme le mode « Full Screen » de Scrivener, le studio d’écriture de Literature & Latte.

ForceDraft ne propose aucun enrichissement de texte : pas d’italique, de gras ou de soulignement. C’est de la frappe kilométrique : vous vous concentrez sur le contenu, pas sur la forme. Cela vous permet réellement d’écrire le nombre de mots que vous vous étiez fixé.

Vous  n’avez pas besoin de sauvegarder votre texte non plus : Forcedraft le fait pour vous.  Une autre source de distraction évacuée.

Lorsque vous avez terminé, vous déterminez l’endroit où vous souhaitez sauvegarder la version finale de votre texte.  Celle-ci se présente sous la forme d’un fichier de type .txt soit un texte du bloc-note.  Vous pouvez ensuite coller ou ouvrir ce texte à partir d’un traitement de texte comme Word ou OpenOffice Writer pour le mettre en forme.

Sauvegarde de la version finale

FORCEdraft, un outil puissant, mais un outil seulement

Attention : ForceDraft n’est qu’un outil. Un outil puissant, par sa simplicité même, mais un outil malgré tout.   Je veux dire par là qu’il vous aide, très efficacement, à atteindre vos objectifs. Mais il ne vous aide pas à les définir.

Et donc, pour utiliser ce type d’outils, fixez-vous un objectif atteignable : ne vous mettez pas un éléphant sur le dos. Surtout, si vous êtes accro à l’Internet et que vous passez vos journées à cliquer sur tout ce qui bouge à l’écran.

Commencez par un objectif modeste. Et calibrez aussi votre but en fonction de vos besoins. Si vous devez écrire un résumé de 500 mots, fixez votre objectif à ce maximum.

Si vous écrivez dans le cadre d’un mémoire ou d’une thèse, travaillez par sections, comme vous le feriez avec Scrivener.   Donnez-vous les moyens de réussir !

ForceDraft ne vous dit pas non plus quand vous avez atteint votre objectif. C’est une autre façon de ne pas vous distraire de votre travail. Vous êtes dans le « flux », vous tapez votre texte sans aucune distraction.   Vous savez que tout est bloqué. Vous continuez à travailler sans vous arrêter.

Et vous vous surprenez à dépasser votre objectif de départ.

Une application au service de vos objectifs… en toute honnêteté !

Bref, avant de l’avoir essayé, j’étais un peu sceptique. Maintenant, je suis convaincu : cela peut vraiment vous aider.

Pour que ça marche vraiment : éteignez aussi votre smartphone ou coupez le son.   Tout bloquer sur le PC tandis que votre smartphone siffle, gazouille, sonne ou ronfle à côté risque de vous faire perdre tout le bénéfice de l’outil.

Soyez honnête avec vous-même. Ne tapez pas non plus des mots inutiles, voire de faux-mots pour atteindre le compte de manière artificielle. Votre objectif est d’écrire ce satané texte, oui ou non ?

 PS :

J’ai trouvé une faille dans ForceDraft : une combinaison de touches, bien connue des vieux routards du DOS, qui neutralise l’application. L’avez-vous trouvée ? Si oui, faites comme moi : oubliez-la immédiatement et remettez-vous au travail 😉

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