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Mooc, spoc, elearning, foad, social learning : les tendances sur Google

Les MOOC sont sollicités en France, je crois que ça n’a échappé à personne.  Et ailleurs : est-on aussi intéressé par ce thème ?  Et qu’en est-il d’autres mots attachés à la formation à distance ?  Je me suis servi de Google Trends pour voir quelles étaient les recherches sur les mots : MOOC, SPOC, elearning, foad et social learning.  Attention : surprises !

Google Trends n’est pas un outil scientifique de sondage, mais le nombre de recherches sur un mot en particulier, donne une image assez fidèle de l’intérêt des Internautes et donc, des grandes tendances sur le Net.

Qu’est-ce qui intéresse les Internautes dans la formation à distance ?

J’ai voulu savoir quelles sont les domaines de la formation à distance qui intéressent vraiment les Internautes.  Non seulement en France mais aussi dans le monde entier, aux Etats-Unis, au Royaume Uni et en Inde.

Quels termes de recherche pour l’elearning ?

J’ai donc choisi 5 mots-clés qui illustrent la formation à distance :

  • elearning
  • MOOC
  • SPOC
  • FOAD
  • social learning

J’ai aussi tenté des recherches avec « e-learning » et « blended learning ».  Les différences entre e-learning et  elearning ne sont pas significatives.  On arrive au même résultat à 2 % près.  « Blended learning » ne montre que des résultats dérisoires (de 1 à 7 quel que soit le pays.)  « Formation hybride » récolte 0 % même en France !

La formation à distance dans tous les pays

Qu’en est-il de la formation à distance dans le monde ?  Quels mots-clés liés à l’e-learning et à ses modalités les internautes de la planète recherchent-ils ?

Les recherches au niveau mondial

Ici, pas vraiment de surprise : l’elearning connaît un succès croissant.  Et depuis quelques années, les MOOC lui ont emboîté le pas.  Ce qui m’étonne le plus dans ce graphique, c’est le taux à peu près constant de « Social learning« , alors que j’avais l’impression que ce terme n’était apparu que très récemment dans le vocabulaire de la formation.  Il faudrait pouvoir vérifier que le même terme ne recouvre pas des réalités différentes.

Vérification avec Google Books Ngram Viewer

J’ai voulu en avoir le cœur net (c’est le cas de le dire) et d’utiliser un autre outil  de Google pour vérifier si le terme social learning pouvait recouvrir autre chose.  J’ai donc utilisé un autre outil Google moins connu mais tout aussi bluffant : Ngram Viewer.  Ce dernier est une collection de bases de donnée de contenus de livres.  Plus de 15 millions d’entre eux ont ainsi été scannés et traduits en bases de données à ce jour.

La recherche « social learning » de 1500 à 2008 réserve quelques surprises :

Le social learning à travers les âges

« MOOC » fait son apparition au début des années 2.000 ce qui est déjà surprenant.  Mais Social Learning connaît une progression extraordinaire depuis le milieu des années 1930.

Un clic sur le lien qui renvoie à la période 1500 à 1963 (eh oui !) nous éclaire immédiatement :

Résutats de recherche sur social learning

Le « social learning » dont il est question ici est bien l’apprentissage social, l’apprentissage de la socialisation ou par les pairs.

Le terme ne nous sera donc pas très utile dans notre recherche.

La formation à distance en France

Et en France ?  Suit-on pas à pas l’évolution mondiale des recherches sur ces termes ?

Pas vraiment…

La formation à distance en France

Pas besoin d’épaisses lunettes pour se rendre compte qu’en France, ce sont les recherches sur les MOOC qui l’emportent largement !

MOOC a été recherché 100 fois en février 2016 contre 9 fois pour l’elearning et 17 pour la FOAD.  Le malheureux SPOC a été recherché une fois…

Les Français s’intéressent donc plus aux Mooc que le reste de la planète.

Qu’en est-il aux USA, patrie de naissance des MOOC ?

Les recherches américaines sur l’elearning

Ici, c’est un peu la surprise : les Américains s’intéressent de moins en moins aux MOOC! 

L’après-MOOC aux Etats-Unis ?

Contrairement à ce qui se passe pour la France, les recherches sur le mot-clé  MOOC n’a jamais dépassé les recherches sur elearning aux Etats-Unis.   Je ne compte pas Social learning pour les raisons évoquées plus haut.  Mais les recherches sur le mot-clé MOOC ont commencé à décliner à la mi-année 2014.

Il est vrai qu’on peut trouver dans la presse américaine de nombreux articles traitant de la déception face aux espoirs placés dans les MOOC ou, au contraire, les nouvelles formes d’apprentissage issues de ceux-ci.  Ainsi que les inégalités qui se creusent entre les universités qui peuvent s’offrir ce type de dispositif et celles qui n’en ont pas les moyens, toutes situations que décrit cet article intitulé State of the Mooc 2016.

La recherche de mots-clés sur l’e-learning au Royaume-Uni

J’ai aussi exploré les recherches Google sur les mêmes mots-clés au Royaume Uni.  Que recherchent les Britanniques en matière de formation à distance ?

Recherches en formation à distance au Royaume Uni

Autre surprise : le elearning se porte plutôt bien dans les recherches des Internautes britanniques.  Mieux que les MOOC qui bénéficient d’à peine un tiers des recherches sur l’elearning.  Alors que la plateforme anglais Future Learn attire toujours plus d’étudiants… de l’étranger !

Je ne compte pas le social learning ici non plus, toujours pour les mêmes raisons.

Récapitulons : une comparaison internationale

J’ai tout rassemblé dans un graphique unique et interactif créé avec infogr.am pour vous faciliter la tâche : cliquez sur l’image et vous pouvez visualiser tous les résultats dans le même graphique interactif.

Toutes les tendances en un graphique

Quels sont les pays où l’e-learning connaît la plus forte croissance ?

Quels sont les pays dans le monde où l’industrie de l’elearning connaît la plus forte croissance ?

J’ai repris un article du magazine en ligne elearning industry et j’ai tiré le graphique suivant de leurs statistiques de croissance pour 2015.

Croissance annuelle de l’elearning

Une nouvelle surprise : aucun des pays analysés précédemment ne s’y retrouve.  C’est en Asie et dans les pays émergents d’Europe de l’Est que l’elearning connaît la croissance la plus forte.

On peut peut-être y voir plusieurs raisons.  Sans doute le manque d’infrastructures académiques par rapport à des populations en forte croissance (Inde, Malaisie…) et une large préférence pour les études techniques et scientifiques, champ totalement délaissé par notre jeunesse qui se rue massivement vers les sciences humaines.

Conclusion : le mot-clé est « diversité »

La conclusion qu’on peut tirer de cette recherche – qui n’a rien de scientifique, mais qui montre certaines tendances – est sans doute l’extrême diversité de l’intérêt pour l’elearning et ses modalités.

Alors que la France connaît un engouement sans précédent pour les MOOC, il semble que l’intérêt des Américains commence à s’essouffler ou à se focaliser déjà sur l’après-MOOC.  Au Royaume Uni, les deux mots-clés ont toujours la cote.

Mais la grande leçon, c’est que la croissance de l’industrie se passe ailleurs…  Il est peut-être temps d’investir davantage dans la formation de nos jeunes, en particulier, dans les formations liées aux TICE…

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E-learning

Petite histoire de la formation à distance – infographie

Quand on parle de formation à distance, on pense immédiatement à l’e-learning et à Internet.  Mais en réalité, la formation à distance a déjà une très longue histoire derrière elle, vieille de près de 3 siècles.  Voici une infographie et un article pour revoir un peu cette petite histoire de la formation à distance.

 

Mise à jour 7-02-2014 : MOOC ITyPA.

La formation à distance : une histoire vieille de près de trois siècles !

L’engouement récent pour les MOOCs (cours en ligne massif et ouverts) et pour l’e-learning en général nous font oublier à quel point l’histoire de la formation à distance est déjà riche et ancienne.

En effet, peu de personnes savent que les premiers cours à distance ont été proposés dès 1728, par un certain Caleb Phillips.  Ce monsieur proposait des cours de correspondance privée à travers des petites annonces publiées dans la Boston Gazette.

(Cliquez sur l’infographie pour l’agrandir).

Petite histoire de la formation à distance

La formation par correspondance allait rester la norme pour l‘enseignement à distance pendant plusieurs siècles, au point que les deux notions seront longtemps pratiquement équivalentes.

En 1.840, Sir Isaac Pitman invente une méthode de sténographie.  Pour la populariser, il propose des cours par correspondance.  Il est bientôt suivi sur le continent par deux associés de Berlin, Charles Toussaint et Gustav Langenscheidt qui lancent leur propre école de correspondance et popularisent également la sténographie.  Leur entreprise survivra jusqu’à la seconde guerre mondiale.

En 1858, l’Université de Londres sera la première à dispenser des diplômes reconnaissant les formations obtenus par correspondance.

En 1873, Anna Ticknor fonde la Société d’Encouragement pour l’Etude à domicile : une école également par correspondance et qui vise plus spécifiquement un public féminin.

L’enseignement à distance en France

En France, comme dans de nombreux autres pays, la formation à distance à commencé par un établissement privé : l’institut Eyrolles.  Le développement industriel exige du personnel  mieux formé et l’enseignement à distance fournit un outil de perfectionnement apprécié.

Mais il faudra attendre la seconde guerre mondiale pour la création d’un institut national de formation à distance.  Et encore, celui-ci sera provisoire, puisque le pays est en guerre.  C’est en 1939 que naît le Service d’Enseignement par correspondance.  En 1944, à la fin du conflit, il devient le Centre national d’enseignement par correspondance (CNEPC), dont le statut de « lycée » lui vaut d’assurer la scolarité des enfants malades, des invalides de guerre, etc.

Il faudra encore plusieurs mutations et quelques décennies pour que ce service devienne le CNED ou Centre national d’enseignement à distance tel que nous le connaissons aujourd’hui.

L’enseignement à distance en Belgique

En Belgique aussi, le premier établissement de formation à distance est d’origine privée : l’Institut l’Avenir (c’est son nom) est fondé en 1904.  Il connaissait un succès réel, avec plus de 10.000 inscrits en 1923.

Les autorités publiques se sont intéressées à ce type d’enseignement à partir du « Pacte scolaire » de 1958.   Elles lancent un programme expérimental, dédié à ceux qui « malgré des conditions déplorables de santé, de situation économique ou sociale, ont la volonté de s’instruire et d’acquérir une promotion intellectuelle, sociale ou professionnelle, un enseignement qui soit adapté à leur situation. »  Ce programme comptera 310 inscrits.

Une initiative qui ne plaira pas à l’institut l’Avenir qui introduira un recours auprès du ministre de l’éducation…

En 1961, un Arrêté Royal crée un service permanent d’enseignement à distance, qui prendra lui aussi diverses formes, jusqu’à ce les compétences en matière d’éducation ne soient confiée à la Communauté Française en 1976.  Mais ce ne sera que 8 ans plus tard, en 1984, qu’un décret en fixera la forme actuelle.

Deuxième ère de la formation à distance : la radio et la télévision

La radio et la télévision vont déconnecter la formation à distance de la correspondance.

En 1948, l’Américain John Wilkinson s’allie à la célèbre station NBC pour proposer des cours radiophoniques du niveau du collège.

Cinq ans plus tard, en 1953, l’université de Houston propose les premières classes basées sur un enseignement retransmis par la télévision.

Les autorités britanniques comprennent l’intérêt de ces médias et fondent Open University (Université ouverte – dont j’ai été un étudiant heureux 😉 ) dès 1969.  Une vraie université à distance qui propose des cours et des diplômes aussi bien en musicologie qu’en techniques informatiques ou en chimie organique.

Troisième ère de la formation à distance : la révolution Internet

Mais ce qui allait révolutionner l’enseignement à distance pour toujours, c’était Internet !

Dès 1999, la toile proposait des cours à distance avec des outils tels que BlackBoard, e-College ou encore SmartThinking.

Dès 2001, la plateforme constructiviste MOODLE faisait son apparition et proposait des interactions entre les apprenants en ligne.

Selon le Sloan Consortium, en 2009, 4,9 millions de personnes s’étaient inscrites à au moins un cours en ligne.

Et puis, un nouveau venu a fait son apparition il y a quelques années : le MOOC.  Le Massive Online Open Course – cours en ligne, massif et ouvert.   C’est Dave Cormier qui, le premier, a utilisé le mot MOOC pour parler du cours Connectivism and Connective Knowledge (également connu sous l’appellation CCK08).  Ce cours était développé par George Siemens et Steven Downes pour l’Université du Manitoba.

S’agissait-il vraiment du premier MOOC ?  Sa première place est contestée par divers opérateurs, mais l’important est le principe de ces MOOCs : des cours ouverts, gratuits, en ligne et auxquels chacun peut s’inscrire pour obtenir un certificat, par pure curiosité, pour s’améliorer en vue d’une promotion, etc.

Les MOOCs connaissent un engouement sans précédent et contribueront sans doute, dans les années toutes proches, à la naissance d’autres formes de formation en ligne encore plus participatives et interactives.

En France, Remi Bachelet a créé un MOOC de Gestion de projet  pour l’Ecole centrale de Lilles en 2013.  Il est le premier à offrir une certification. Mais  le premier MOOC français serait celui d’ITyPA, acronyme de « Internet, Tout y est Pour apprendre« .

En 2014, Coursera entame une série de spécialisations :  des cours certifiés  qui se succèdent pour former une véritable filière de formation.

Le web 2.0, avec sa philosophie d’échanges et de participation générera sans doute de nouvelles formes d’apprentissage et de formation en ligne.

Restez à l’écoute, je vous donnerai d’autres informations sur la formation à distance et l’e-learning très bientôt…

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Ateliers Communication formation Prezi

Prenez la parole avec Prezi – formation d’un jour à Paris

Comment bien faire passer votre message ?  Comment garder l’attention de votre public ?   Comment prendre la parole comme un professionnel avec un support visuel tel que Prezi ?

C’est à toutes ces questions que nous répondrons lors de l’atelier « Je prends la parole avec Prezi » que j’animerai à Paris le 26 novembre 2013.

Cette journée sera consacrée à la prise de parole en public avec un support visuel dynamique, en l’occurrence, la dernière version de Prezi.

Présentation Prezi

Un atelier basé sur VOTRE projet

Vous n’y apprendrez pas seulement à utiliser ce support : il s’agit d’un véritable atelier qui part de VOTRE projet.  Vous devez préparer une intervention ?  Vous devez présenter les grandes lignes de votre thèse ou de votre mémoire ?  Votre patron vous demande de synthétiser l’activité de votre équipe devant le personnel ?

Venez avec votre projet !

Nous travaillerons ensemble et à la fin de la journée, vous repartirez avec votre présentation, votre discours ou votre conférence.

Les principes que nous proposons pendant cet atelier s’adressent à toutes les communications orales.  Y compris à la vôtre !

Une formation progressive, mais rapide !

Après l’accueil et la présentation – Prezi – du programme du jour, nous entrerons dans le vif du sujet.

Nous découvrirons d’abord les principes de base de la communication illustrés dans le Prezi suivant (vidéo Youtube) :

Une formation basée sur vos besoins concrets

Cette formation est pratique et se base sur vos besoins concrets :

  • élaborer votre message
  • définir vos objectifs
  • identifier votre public

Ensuite, nous passerons aux recettes éprouvées des professionnels :

  • captivez votre public dès la première seconde
  • évitez l’effet Von Restorff et maintenez l’attention en alerte
  • les 5C, cinq attitudes positives pour gagner votre public
  • la règle de 3 : quand répéter votre message ?
  • et enfin, personnalisez votre message en racontant des histoires de Marcel

Nous verrons aussi quels pièges éviter pour ne pas braquer votre public contre vous !

Tout ceci est résumé dans la mindmap suivante (cliquez sur l’image pour l’agrandir ou télécharger cette mindmap sur la prise de parole avec Prezi, gratuitement, sur Biggerplate).

Les ingrédients de la parole en public

Le support visuel Prezi

Nous aborderons ensuite la partie plus technique avec Prezi :

  • la structure de votre présentation
  • comment répartir les objets sur la feuille
  • le tracé d’un objet à l’autre
  • les zooms, fadings et autres effets
  • présentation en ligne
  • etc.

Vous pourrez ensuite tester votre présentation en grandeur nature avec le formateur et les autres participants.  Si nous n’en avons plus le temps, nous organiserons une réunion en ligne dans les jours qui suivent la formation et vous aurez alors l’occasion de nous montrer votre travail !  Et de recevoir du feedback qui vous aidera à progresser…

Toutes les informations pratiques sont sur la page EventBrite Je prends la parole avec Prezi !

Bénéficiez de 25 € de réduction si vous vous inscrivez avant le 5 octobre !  Réductions spéciales pour les abonnés à notre newsletter !

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Chomage Communication Société

Le chômeur : un « petit travers » bien français !

La marque Le Léon a retiré de la vente un pull « Chômeur » qu’elle vendait pour la modique somme de 285 euros.  Ou quand le mépris des élites ne connaît plus de limites.

C’est un pull d’une banalité affligeante qui a suscité la polémique : un pull un peu sport, ras de cou.  Il fait partie d’une série sensée surfer sur les clichés, les « petits travers » des Français.  Une série qui exhibe fièrement des trouvailles langagières aussi subtiles que « Cassou laid », « Rockfort » ou « Grande gueule ».

C’est une « petite marque parisienne » Le Léon, appartenant à un certain Léon Taïeb qui produit cette fine fleur du pseudo-artisanat franchouillard.

Un pull ou une provocation ?

Une marque « contestataire à la cocarde inversée ».  Contestataire ?  Mais que conteste-t-elle donc ?  Je vous le donne en mille : la monarchie absolue !

Avouons que les contestataires du prêt à porter post-moderne ne prennent pas trop de risque : contester un régime politique disparu depuis trois siècles, cela ne vous mène pas tout droit à la guillotine, qu’un certain Badinter a du reste envoyé au Musée depuis les années 80 du siècle dernier…

Un chômeur qui vaut 285 euros la pièce

« Il n’était pas question de devenir riche » répond le propriétaire de la marque aux journalistes de 20 Minutes.  Pourtant à 285 euros l’unité, la marque pourrait bien le devenir à l’insu de son plein gré…

Mais la suite vaut son pesant de cacahuètes à destination des singes du zoo de Vincennes :

« Non, on voulait juste faire réagir à la manière de Coluche ou Desproges. »

Les inventeurs des Restos du Coeur et des Restos du Foie doivent se retourner dans leur tombe : rien n’est plus insupportable que cette fausse contestation de marketteux en mal de références populaires.

Sous prétexte de surfer sur les clichés et de détourner les préjugés à des fins commerciales, on tombe dans le mépris des classes populaires.  Et on dévoile sa vraie nature…

Le chômage, un « petit problème du moment »

Mais la marque, toute contestataire qu’elle soit, ne s’en prend pas aux chômeurs.  Ce qu’elle veut stigmatiser, ce sont « les petits travers des Français, les problèmes du moment« .

Chômeurs, vous n’avez rien compris !

Vous vous croyiez victimes des retombées de la mondialisation.  Vous pensiez que vous aviez affaire une mauvaise conjoncture économique, à une crise sociale profonde.

Eh bien non !  Vous êtes juste atteint d’un « petit travers français« , vous connaissez juste un « petit problème du moment« .

Ah, on respire !

Un mépris permanent de la souffrance sociale

Des politologues et des journalistes sérieux se penchent sur les résultats électoraux atteints par les partis populistes en Europe.   Des think tanks de gauche comme de droite s’interrogent : « pourquoi les classes populaires votent-elles de plus en plus pour Marine Le Pen ? »

Un des éléments de réponse est ce mépris de la souffrance sociale, de cette condescendence permanente à l’égard de ces classes populaires.

Quand était-ce la dernière fois que vous avez vu une représentation positive d’un ouvrier dans les médias ?  Les classes populaires sont devenues invisibles à la télévision.  Sauf lors des licenciements massifs, où elles servent d’alibi aux pleureuses pathétiques que sont devenus nos politiciens face à la mondialisation.  Ou bien lors des élections pour montrer leur bêtise crasse face à l’idéologie populiste.  Ou comme argument de vente pour des fringues de bobos en mal de sensations fortes que les chômeurs ne pourront jamais s’offrir…

La marque a retiré le pull de la vente.  Non pas après une réflexion sociologique intense, mais à la suite d’un bad buzz, une de ces contestations immédiates sur le Net auxquelles les marques deviennent aussi sensibles qu’aux fluctuations de la bourse.  Souvenez-vous en…

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Evénement Mind Mapping Outils

Biggerplate Unplugged Paris : un succès prometteur pour le mindmapping en France

Le 21 mars dernier, Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs au monde, organisait son premier événement en France : Biggerplate Unplugged Paris.

Une réunion de professionnels et de passionnés de cartes mentales qui a rassemblé 66 personnes enthousiastes.

Si vous êtes un(e) habitué(e) de ce blog, vous connaissez forcément Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs au monde.  J’y place souvent mes cartes mentales que vous pouvez télécharger gratuitement sur ma page personnelle Biggerplate ou depuis la groupe Mindmaps francophones que j’y ai créé.

Une communauté mondiale de mindmappeurs

Cette communauté rassemble aujourd’hui plus de 46.500 membres à travers le monde.  Des membres qui, jusqu’ici, correspondaient surtout via Internet et la plateforme Biggerplate.

Avec Biggerplate Unplugged, la startup londonienne veut aller plus loin : rassembler lors d’événements de qualité professionnelle des utilisateurs chevronnés du mindmapping.  Et surtout, créer des liens, ébaucher des collaborations, élaborer une vision commune de la discipline.  Tout cela pour qu’elle soit mieux acceptée et intégrée tant dans l’entreprise qu’en milieu scolaire.  C’est ce que Liam Hughes, fondateur de Biggerplate, rappelait dans sa présentation, accompagné de Frédéric Vève (cliquez sur l’image pour lancer la vidéo).

Liam Hughes et Frédéric Vève

L’édition parisienne rassemblait 66 personnes enthousiastes venu de toutes les régions de l’Hexagone, depuis Lilles jusqu’à Marseille mais aussi de Belgique ou des Pays-Bas.

Objectif atteint

Et l’objectif est atteint puisque lors des pauses et de la réunion informelle qui a suivi l’événement en lui-même, des projets de collaboration se sont mis en place.  Et de réels échanges se créent.  Exemple : la semaine dernière, j’ai effectué un test avec Pascal Bernardon de Human Connect.  Nous avons collaboré sur la même carte mentale MindMaple avec Google Drive tout en échangeant nos impressions sur Skype.  Et pourtant, plus de 1.000 kilomètres nous séparent.

Ce sont ces nouveaux outils collaboratifs, mais surtout la philosophie qui les sous-tend que Biggerplate veut défendre et promouvoir.

Une initiative que vous pouvez vous aussi rejoindre : en devenant membre de Biggerplate – c’est gratuit – en postant vos cartes sur le site, en commentant et en téléchargeant celles des autres.  Vous ferez vivre la discipline foisonnante qu’est le mindmapping.  Et vous rencontrerez vous aussi des gens passionnants !

Visionnez l’ensemble des vidéos de Biggerplate Unplugged Paris et Londres.

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Ateliers formation Logiciels Mind Mapping Outils XMind

Paris : formation au mindmapping manuel et XMind à Mutinerie !

Comment mieux m’organiser ?  A la fois dans ma vie privée et ma vie professionnelle ?

La formation au mindmapping manuel et à XMind de la Mutinerie, à Paris, vous formera à cette fantastique méthode.  Vous en percevrez immédiatement les bénéfices.

Le mercredi 20 mars de 9 à 17 heures, changez votre façon de penser : pensez visuel !

J’entame un nouveau partenariat avec l’espace de coworking Mutinerie à Paris.  Et dans ce cadre, nous organisons ensemble un premier atelier : une formation d’initiation au mindmapping manuel et au logiciel XMind.

En une journée, apprenez à maîtriser les bases de cette fantastique méthode d’organisation des idées !

Carte manuelle ou numérique avec XMind ?

Quelques exemples d’applications :

  •  Structurez vos documents ou votre site web
  • organisez vos projets privés ou professionnels
  • gérez votre temps
  • planifiez votre travail
  • préparez vos vacances
  • aidez vos enfants à mieux étudier
  • etc.

Le matin : carte mentale manuelle

Carte mentale ou heuristique dessinée à la main par une jeune participante de nos ateliers

Découvrez les principes de base du mindmapping :

associez mots-clés, couleurs, images

  • disposez-les sur les branches
  • rassemblez vos idées, découvrez les liens entre les différents concepts
  • prenez des notes efficaces
  • redécouvrez le plaisir du dessin associé à l’écrit
  • réveillez la créativité en vous
  • pensez hors du cadre
  • inventez vos propres codes pour structurer votre pensée

Une série d’exercices pratiques et très concrets pour vous initier à la pratique manuelle !

L’après-midi : mindmapping numérique avec XMind

4 phases de la construction d’une mindmap avec XMind

  1. Construire ma carte : placer le sujet central, les sujets secondaires, organiser mon document
  2. Habiller ma carte : ajouter de la couleur, des images, des marqueurs, donner forme aux branches et aux sujets
  3. Intégrer des éléments : notes écrites et audio, limites, relations, documents, sites Internet, nouvelles feuilles
  4. Partager ma carte : importer et exporter différents formats, travailler avec Word et PowerPoint, partager sur Internet et travailler avec mes collaborateurs à distance

Informations pratiques

Le mercredi 20 mars de 9 à 17 heures

Espace de coworking – Mutinerie

http://www.mutinerie.org/

Rue de Meaux 29 à 75019 Paris

Participation :

Particuliers : 200 euros tout compris (la journée de formation, la version gratuite du logiciel, un mois d’e-coaching gratuit et le lunch).

Entreprises : 200 € HTVA (la journée de formation, la version gratuite du logiciel, un mois d’e-coaching gratuit et le lunch).

Matériel :

Tout est fourni sur place. Pour la partie logicielle, venez avec votre portable pour connecter le programme et commencer à l’utiliser gratuitement.

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Apprendre à apprendre Apprentissage précoce Connaissance Jeunes Pédagogie

LUDOVIA TV: une solution éducative numérique innovante pour les écoles avec BIC Education

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éducation & TICE, Tablettes numériques en classe, éducation numérique, école, enseignant, TNI, TBI, pédagogie, Twitter en classe, Facebook en classe, iPad en cours, e-learning, m-learning

Marco Bertolini‘s insight:

Une « ardoise numérique » développée par Bic et Intel.

Une application qui vise l’apprentissage de l’écriture.  Une façon de continuer l’apprentissage « manuel » de l’écriture, jugé fondamental pour la structuration de la pensée.

See on www.ludovia.com

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Apprendre à apprendre E-learning Pédagogie Société

NetPublic » Faire entrer l’Ecole dans l’ère du numérique : stratégie présentée par le Ministère de l’Education nationale

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Marco Bertolini‘s insight:

aire entrer l’Ecole dans l’ère du numérique. Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, a présenté la stratégie pour le numérique à l’École en présence de Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique, jeudi 13 décembre 2012.

Transmettre des savoirs à des enfants qui évoluent depuis leur naissance dans une société irriguée par le numérique et donner à chacun les clés pour réussir dans sa vie personnelle, sociale et professionnelle future nécessitent en effet de repenser en profondeur notre manière d’apprendre et d’enseigner ainsi que le contenu des enseignements.

See on www.netpublic.fr

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concept map Etudier efficacement Europe Logiciels Mind Mapping Outils Société XMind

Exemple de concept map : les biocarburants

Comment illustrer les différentes facettes d’un sujet?

Et comment illustrer les relations entre les différentes dimensions d’un problème ?

Une concept map ou carte conceptuelle peut vous aider.

J’ai examiné un sujet qui préoccupe les Français en ce moment : celui des biocarburants.

Comment représenter visuellement les relations entre les différentes dimensions d’un problèmes ?  Ou entre les différents concepts d’une même théorie ?

Si la mindmap constitue un excellent outil d’exploration des concepts, de leur hiérarchie, la carte conceptuelle ou concept map présente une solution élégante à la visualisation des relations entre concepts.

Une solution facilitée par XMind comme nous avons déjà eu l’occasion de le voir dans plusieurs articles de ce blog.

Le biocarburant : LA solution énergétique ?

Le gouvernement français étudie la possibilité d’interdire le diesel dans les centres-ville.  Et encourage la consommation de biodiésel.

Il est clair que les biocarburants sont une énergie renouvelable et donc nous libéreraient en partie tout au moins de notre dépendance aux énergies fossiles.  C’est une bonne nouvelle !

Vous pouvez télécharger la carte gratuitement depuis le site de Biggerplate.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Concept map « Biocarburants »

 

Des inconvénients très nombreux

Une production énergivore

Ses partisans mettent en avant une réduction des effets de serre.  Mais des études viennent contredire ces affirmations : l’énergie dépensée pour produire ces carburants seraient nettement supérieure au gain pendant la combustion.  En outre, les engrais et la motorisation des cultures, le transport, la transformation seraient plus producteurs de gaz à effet de serre que le CO2 dégagé par les carburants fossiles.

Une déforestation massive

Les écologistes mettent aussi en avant la déforestation – comme celle des forêts du Brésil, détruites pour produire toujours plus de soja, ou celles d’Indonésie et de Malaisie, mises en danger pour la production d’huile de palme…   Les monocultures d’exportation comportent des risques : destinées à l’exportation, elles profitent aux grands groupes, mais ne nourrissent pas les populations locales.  Elles présentent une faiblesse face aux maladies : on se souvient du mildiou qui a ravagé les pommes de terre irlandaise au 19e siècle, contribuant ainsi à la famine et l’exode de milliers de familles vers les Etats-Unis.

Une spéculation hasardeuse

Et enfin, risque non négligeables pour des populations toujours au bord de la disette, la production de ces carburants dits « verts » engendre une spéculation qui affecte le prix des denrées alimentaires de base : la hausse actuelle des prix de base ne serait pas due uniquement à la sécheresse sévissant aux Etats-Unis, mais surtout à la spéculation de Wall Street sur le prix des denrées et le succès des biocarburants

Une pompe à subsides

Enfin, une fois de plus, tout ceci ne serait pas viable sans les subsides que versent les institutions européennes aux producteurs sous la pression des lobbies énergétiques et agroalimentaires.  Seule solution que ces institutions nombreuses – on compte sept lobbyistes pour un parlementaire européen – ont trouvée à la surproduction européenne.   Mais les Américains ne sont pas en reste : pour les dix prochaines années, ils paieront 10 milliards par an de subsides directs à leurs agriculeurs.  Non pas à tous : 62 % d’entre eux ne percevront rien.  Tandis que les 10 % les plus riches percevront 74 % de la manne céleste !

Tout n’est donc pas rose au pays des carburants verts ?

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Apprentissage des langues Europe formation Langues Travailler en Europe

Faire la différence sur le marché du travail

Différents moyens sont bons afin de faire la différence sur le marché du travail. Obtention d’un nouveau diplôme, effectuer un stage (pour les étudiants mais aussi pour les adultes) vous permettant d’acquérir une expérience supplémentaire, ou encore développer une nouvelle compétence. Apprendre ou approfondir ses connaissances en anglais, par exemple, vous apportera un réel atout, dans un monde où la mondialisation est de plus en plus présente.

L’importance de l’anglais

Dans un monde où les entreprises travaillent de plus en plus avec l’international (exportation, partenariats, etc.), les recruteurs attendent de leurs nouveaux employés  d’avoir une bonne connaissance de l’anglais. En effet, l’anglais étant la langue des affaires, il est important de pouvoir maitriser cette langue. Même si vous n’avez pas véritablement retenu les leçons d’anglais à l’école (et vous n’êtes pas le seul), pas de panique. Il existe désormais beaucoup de solutions afin d’y remédier (séjour linguistique, cours de langue, films en VO etc.). Donc que vous soyez jeune diplômé, salarié avec l’idée d’acquérir un poste à responsabilités ou même que vous souhaitiez démissionner dans le but de partir à l’étranger afin d’y décrocher un travail plus attractif, la connaissance de l’anglais sera un véritable plus.

Concilier apprentissage et découvertes

Le séjour linguistique est la meilleure solution afin d’apprendre efficacement et rapidement l’anglais. Différents pays sont disponibles (Canada, USA, Angleterre, Australie) afin de répondre aux envies de chacun. En plus de suivre des cours de langue, des activités seront proposées dans le but de faire plus ample connaissance avec la culture du pays.  Pour un séjour linguistique en Angleterre à Londres, par exemple, les activités (visites touristiques, séminaires, conférences tours de Londres) vous permettront de faire de nombreuses rencontres (avec des personnes venant du monde entier mais aussi avec des anglais) dans le but de vous familiariser avec la culture anglaise.

Si vous avez des ambitions internationales ou souhaitez rejoindre une grande entreprise en France (bien souvent travaillant avec l’international), la connaissance de l’anglais est primordiale et vous permettra de faire la différence sur le marché du travail.

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