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Mindmapping : visualisation 3D et mondes immersifs

Que peuvent apporter la vision 3D et les mondes immersifs pour le mindmapping ?

Un exposé organisé par Métalectures sur Francogrid illustre de nouveaux modes de visualisation des données.  Dont un CV 3D évolutif et des cartes mentales en 3 dimensions.

Sur base de l’exposé de Pierre-Yvves Perez, aka Faslstaff Delvalle, j’ai repris les spécificités du  mindmapping en 3D et en monde immersif.

Métalectures propose depuis quelques semaines des exposés virtuels sur l’utilisation des mondes immersifs en éducation.  J’ai d’ailleurs eu l’opportunité d’y animer une conférence sur l’histoire de la pensée visuelle.

Hier, c’était au tour de Falstaff Delvalle, aka Pierre-Yves Perez de nous dévoiler les travaux de son association : celle-ci travaille dans le domaine de la souffrance au travail.  Mais procède aussi à l’évaluation et à l’expérimentation de nouveaux outils.  Et notamment des potentialités des mondes immersifs ou persistants.

Carte mentale en 3 dimensions

Une retransmission vidéo de cet exposé et de la visite est visible sur Francogrid Live.

Des mindmaps en 3D : pour quoi faire ?

Entre autres outils – un CV 3D évolutif, de la visualisation de compétences, etc. – l’association expérimente les mindmaps ou cartes mentales en trois dimensions dans les mondes immersifs.

A première vue, on pourrait prendre ces constructions tentaculaires pour de vulgaires gadgets pour geeks ou nerds.  Mais dans son exposé, Pierre-Yves Perez nous donne des arguments concrets auxquels tant les entreprises que les spécialistes du mindmapping devraient s’attarder.  J’ai regroupé ces arguments sur une carte mentale en 2D…  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir ou téléchargez-la gratuitement sur Biggerplate).

Des spécificités uniques

L’immersion confère au participant une perception de l’espace et de son corps qu’aucune autre méthode sur Internet ne peut donner.  Il faut l’avoir expérimenté au moins une fois pour savoir à quel point on perd la notion de l’avatar et on se sent projeté, investi entièrement dans un monde à l’aspect réel.

Les distances, les proportions, les relations à l’espace et aux autres sont préservées : l’impression d’être là est réelle.  La perception de la profondeur, du mouvement – votre avatar marche, court ou vole – la manipulation des objets, tout évoque une véritable « corporéité » que les faux 3D aplatis en 2D n’approcheront jamais…

Les relations avec les autres possèdent aussi, du fait de la spacialité et de la corporéité, une dimension émotionnelle totalement absente des mondes en deux dimensions.   Or, en pédagogie, on sait à quel point cette dimension émotionnelle est importante pour l’acquisition des savoirs.  Ces outils constituent donc un apport essentiel au monde de la formation.

La vision 3D assure aussi une « présence physique » des objets : ils sont là, ils constituent autant d’obstacles tangibles.  Une mindmap 3D dans un monde immersif est un objet de dimensions variables, autour duquel on peut tourner pour en contempler les différentes faces, qu’on peut manipuler ou survoler.

Le fait de disposer de différentes faces par branches permet aussi de présenter différentes idées par branches sans les confondre.  On peut zoomer quasiment à l’infini.  Et donc chaque idée peut constituer le départ d’une nouvelle mindmap sur laquelle il suffit de zoomer pour en analyser tous les détails.

Lors d’une réunion virtuelle, chaque nouvelle idée émise peut devenir un nouvel objet sur la carte.   Mieux : on peut reconstituer un brainstorming et demander à chacun de venir déposer son idée sur la mindmap.  L’impression de déplacement, d’action collective est réelle.

Ces cartes sont persistantes : une personne qui n’a pu assister à la réunion peut venir consulter cette carte à tout moment.  Elle peut être réutilisée autant de fois qu’on le souhaite.  Elle est duplicable et transformable presque à l’infini.

Les mondes persistants offent aussi une réelle solution de travail collaboratif à distance : les collaborateurs se parlent au travers de leurs avatars, ils se touchent, se donne des objets, circulent dans un espace commun et relativement au groupe.  C’est une expérience totale.

Le coût d’une telle réunion est dérisoire : pas de location de bâtiments ou de matériel, pas de déplacements.  Et l’accès est ouvert à tous, y compris aux personnes à mobilité réduite.

La démocratisation du mindmapping pourrait bien passer par là lors des prochaines années !

Marco Bertolini

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Formation : initiation au Mindmapping manuel et à XMind

Comment mieux m’organiser ?  Donner une meilleure structure à mes documents ?

Comment préparer un bon business plan ?  Comment prendre des notes plus efficaces ?

Comment visualiser les informations d’un projet d’un seul coup d’oeil ?

En participant à la formation Initiation au Mindmapping du 7 février prochain à Waterloo !

Vous avez besoin de mieux vous organiser ?  Vous voudrier prendre des notes plus efficaces ?  Vous voudriez mieux communiquer avec vos collègues, vos amis ou votre famille ?

Alors, le mindmapping est fait pour vous !

Cette méthode unique d’organisation des idées vous permettra de donner une meilleure structure à votre pensée.  Et donc à vos documents et à vos présentations.  Vous organiserez votre temps et vos projets de manière intuitive et visuelle.  Vous communiquerez vos idées et vos émotions avec plus d’impact.

Premier atelier du cycle Mindmapping pour l’entreprise

organisé par l’association Be Next Alumni

Le jeudi 7 février 2013 de 9 à 17 heures à Waterloo

Formation d’un jour en présentiel, suivi de 3 mois d’e-coaching

A. Rappel des principes du mindmapping

Une courte présentation pour se remettre en mémoire les principes du mindmapping et se créer un vocabulaire commun pour la suite du module de formation.

B. Mindmapping manuel

Ma première carte heuristique manuelle :

  •  utilisation de l’image centrale, des branches, des couleurs, des images
  •  quelques applications : prise de notes, exploration d’un thème personnel, etc
Prise de notes en mindmapping

C. Initiation au logiciel XMind

  • construire votre première carte heuristique ou mindmap
  • habiller votre carte de couleurs, d’images, de marqueurs, de types de texte différents afin de mieux communiquer votre pensée
  • intégrer des éléments à votre carte, comme des relations, des documents (Word, PDF, Excel, etc.) ou des sites web
  • partager votre carte sur Internet, l’exporter sous d’autres formats ou importer des documents d’autres programmes

Réalisation de différentes cartes à partir du logiciel : projet personnel, rapport, etc. Les participants peuvent adapter ces différentes mindmaps selon leurs besoins spécifiques.

D. Cas pratique : structuration d’un business plan

Une carte cognitive permet de dresser la cartographie du projet et de ne rien oublier.

Le mindmapping permet de structurer tout les documents, y compris les business plans de manière efficace. Un logiciel comme XMind offre en outre l’intégration de documents existants – Word, Excel, PowerPoint, PDF, etc. – afin de compléter les notes. L’exportation de l’ensemble vers Word ou PowerPoint constitue également un gain de temps appréciable.

Business plan : mindmap réalisée avec XMind

A la fin de cette première journée, les participants seront à même de créer un business plan sous forme de carte heuristique, d’y intégrer tous les documents, notes, sites Internet, etc. nécessaires et de le partager sur Internet.

Ce business plan est en fait un prétexte pour apprendre de manière très pratique et concrète les principes du mindmapping et les commandes de base du logiciel XMind.

Déroulement de la journée :

Le jeudi 7 février 2013, de 9 à 17 heures

  •  8h30 Accueil et café
  • 9h00 Début du workshop
  • 10h30 Pause café (15′)
  • 12h15 Lunch (45′)
  • 15h00 Pause café (15′)

Prix :

  • 100 euros pour les membres Be Next
  • 125 euros pour les non-membres Be Next

Café et lunch prévus pour tous les participants

Un minimum de 7 participants est nécéssaire. Si ce minimum n’est pas atteint, le montant des inscriptions sera intégralement remboursé.

Adresse du jour :

Metaphore Group Offices

94 Chaussée de Bruxelles

1410 Waterloo

Belgique

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Mindmapping et trouble de l’attention (TDA/H) chez l’adulte

Le mindmapping peut-il aider des personnes sujettes au trouble de l’attention ?

Par sa structuration, son côté coloré et imagé, le mindmapping est une technique particulièrement adaptée aux personnes dont l’attention est vite perturbée.

On connaît depuis un certain temps les effets bénéfiques du mindmapping sur les enfants dyslexiques.

Mais les mêmes effets structurants se retrouvent aussi chez les personnes sujettes au trouble de l’attention.  (Cliquez sur la carte pour l’agrandir ou téléchargez-la depuis Biggerplate).

Symptomes du TDAH chez l’adulte

Il n’y a pas si longtemps que l’on reconnaît les troubles de l’attention chez les adultes.   Trouble que beaucoup croient encore réservé aux enfants. Mais ces enfants grandissent…

Il est vrai que ce trouble se manifeste souvent de façon moins spectaculaire chez l’adulte que chez les enfants ou les adolescents.  Souvent, l’adulte n’est pas hyper-actif.  Mais par contre, ses pensées alternent à la vitesse de la lumière.  Ce qui peut aider à la créativité.  Mais peut aussi créer de la confusion.  Ou conduire au contraire la personne à restée hyper-concentrée sur une même rêverie pendant un temps considérable.   Car la perception du temps est également altérée chez ces personnes.  On parle de « temps élastique ».  Nous éprouvons tous cette sensation du temps qui s’écoule lentement lorsque nous nous ennuyons ou très vite lorsque nous éprouvons du plaisir.  Mais ces perceptions sont extrêmes  chez les personnes TDA.

La mémoire a court terme – mémoire de travail – fonctionne généralement très mal ou de manière cahotique.  Certains scientifiques ne font d’ailleurs pas la distinction entre « attention » et « mémoire de travail« .  (1)    Cela expliquerait pourquoi les personnes souffrant d’un déficit de l’attention présentent également des troubles de la mémoire à court terme.

Ces personnes sont souvent impulsives, agissant sous le coup de l’émotion.  Elles sont sujettes à des sautes d’humeur ou à des achats compulsifs qui agissent comme moyen de diminuer la tension intérieure.

Enfin, elles souffrent souvent d’une mauvaise estime de soi et présentent le « syndrome de l’imposteur » : on les entend répéter suite à une réussite, « ce n’est pas moi qui ai réussi cela, ce n’est pas possible. »  Ou bien encore « j’ai eu de la chance, tout simplement« …

Un coaching structurant

J’ai accompagné plusieurs personnes – jeunes adultes et quadragénaires – qui présentaient ce type de trouble de l’attention.

Un des problèmes majeurs de ces personnes TDA est de s’organiser : organisation de ses pensées, de ses projets, de son temps.

Vous aurez compris que le mindmapping, avec ses éléments structurants, offre un support précieux pour organiser les pensées et les projets de personnes TDA.  Le fait est qu’elles peuvent difficilement se concentrer sur quelque chose d’ennuyeux.  Ce qui explique également les nombreux cas de procrastination lorsqu’il faut faire face à une tâche routinière ou rébarbative.

Or, la mindmap avec son côté coloré, ses images et sa structuration spatiale particulière apparaît comme quelque chose d’un peu ludique, ou en tout cas, de moins ennuyeux à créer ou à suivre qu’un texte suivi.

L’articulation des branches autour du centre et la synthétisation de la pensée en mots-clés aident aussi à mieux structurer sa pensée, à rassembler dans une hiérarchisation forte des pensées qui sinon s’égailleraient sans doute dans tous les sens.

Le mindmapping n’est évidemment pas le seul exercice que je propose : je tente de « coller » le plus possible aux besoins de la personne TDA : et donc, nous travaillons ensemble la concentration à l’aide d’exercices, mais aussi la relaxation, la visualisation.  Nous abordons également la gestion du temps et la répartition des tâches – de travail ou d’études selon les cas – sur la journée, la semaine, le mois, le quadrimestre, etc.

Des outils comme Focus Booster dont j’ai déjà parlé sur ce site facilitent aussi grandement la concentration et l’aération du cerveau pendant les pauses.

Et vous ?  Quelles sont vos expériences en la matière ?  Connaissez-vous des personnes sujettes à ce trouble ?  Comment s’organisent-elles ?  Ont-elles aussi recours à ce type de techniques ?

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(1) Jean-Philippe Lachaux, Le cerveau attentif : contrôle, maîtrise et lâcher-prise, Paris, 2011, Odile Jacob, (Sciences), 369 p., p. 25.

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Mindmapping : l’importance de la connectivité

Pourquoi utiliser des mots-clés en mindmapping ?  Pourquoi pas des phrases entières ?

Parmi les principes de base du mindmapping, la connectivité occupe une position centrale.

Petit rappel avec trois mindmaps.

Le mindmapping est une méthode d’organisation des idées.  Et l’un des principes fondamentaux de cette méthode, est la connectivité.

C’est-à-dire la possibilité de connecter entre eux un maximum de concepts.  Et d’illustrer ensuite leurs relations les uns aux autres, par leur position sur la branche et dans l’espace de la feuille.

Hier, pendant une formation de formateurs, une participante m’a posé la question : « pourquoi scindez-vous l’expression « bilan de compétences » ?  Pour moi, c’est une expression cohérente.   C’est quelque chose de bien défini« .

C’est vrai qu’il y a des expressions toutes faites qu’il ne nous viendrait pas à l’idée de scinder, parce qu’elle forment un tout cohérent.  Mais dans un cas comme celui-ci, ça se discute pour le moins.

Le mot-clé, base de la connexion

Voici une illustration (cliquez sur la carte pour l’agrandir)

Un mot-clé pour un maximum de connectivité

Sur cet exemple, la différence saute aux yeux : dans le premier cas, la connectivité est fermée, difficile de connecter un nouveau terme à cette expression.

Dans le second, la connectivité est ouverte et donne plus de possibilité de créativité, d’exploration des types de bilan à notre disposition.

Les paragraphes

Une chose qui énerve par-dessus tout les mindmappeurs confirmés, ce sont ces mindmaps si courantes sur Internet ou des paragraphes entiers sont insérés dans un sujet, quand ce n’est pas le contenu d’une page A4 !

En procédant de cette manière, les auteurs de ces cartes s’interdisent toute connectivité.  C’est-à-dire qu’on est dans la négation même des principes les plus élémentaires du mindmapping !

Exemple (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Comment connecter une nouvelle idée ici ?

De plus, une carte composée exclusivement de sujets-paragraphes devient rapidement illisible.  Le surcroît d’information que la connectivité apporte au message est complètement parasité, annulé par cet excès de texte.

Une démarche intellectuelle profonde

Mais il y a pire.  Car, le principe de connectivité du mindmapping est basé sur le mot-clé.  Ce n’est pas anodin.  Outre le fait que le mot-clé ouvre au maximum la connectivité entre les concepts, il oblige à une démarche intellectuelle profonde : la synthétisation.  Vous devez être très synthétique pour ramener une pensée ou un concept à un seul mot-clé.

Et pour pouvoir ramener cette pensée à un seul mot-clé, il y  a un impératif incontournable : vous devez comprendre cette pensée !

Autrement dit, cette démarche de syntétisation représente un effort intellectuel : celui de retrouver l’élément le plus petit, le plus fondamental de la pensée.  Le mot-clé est l’atome de la pensée : c’est-à-dire quelque chose que vous ne pouvez plus réduire, plus couper (a-tome).

C’est la brique Lego de votre pensée : chaque brique reliée aux autres formera un ensemble complexe.  Mais en mindmapping, on vous demande de revenir à la brique pour pouvoir l’insérer dans un système de relations avec les autres.

Offrez-vous donc un luxe rare : celui de penser visuellement !

Et si vraiment vous devez insérer du texte long dans votre carte, comme le passage d’un livre ou d’un discours, utilisez la note, que vous pourrez insérer dans un sujet.  Vous aurez de cette façon l’intégralité du texte sans pour autant diminuer la lisibilité et l’impact visuel de votre carte.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Utilisez une note pour ne pas alourdir votre mindmap !

Bon travail !

Vous pouvez vous former au mindmapping avec nous : consultez notre Page Agenda pour savoir ou se tiendra notre prochaine formation.  N’hésitez pas non plus à utiliser notre page Contacts pour nous demander des informations ou pour organiser une formation pour votre entreprise, votre école ou votre association !

Cliquez ici pour télécharger gratuitement XMind !

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Critique livre Logiciels Mind Mapping Modèles Outils Pédagogie

Transformez vraiment vos idées en projets avec le livre de Franck Maintenay

Franck Maintenay signe un livre remarquable non seulement sur Freeplane, dont il est l’expert francophone.

Mais aussi sur le mindmapping et sur la gestion de projet à l’aide de la pensée visuelle.

Je viens de terminer la lecture de « Mind Mapping, transformez vos idées en projet avec Freeplane » de Franck Maintenay, l’animateur du blog Freemind par l’exemple.  Disons-le d’emblée : c’est un des meilleurs livres que j’aie jamais lus sur le sujet !

Voici pourquoi

L’écriture :

elle est fluide, intelligente, jamais jargonneuse.  L’auteur fait confiance à son lecteur : sans jamais être pédant ou ennuyeux, il est à la hauteur de ses attentes.  Le vocabulaire spécifique au mindmapping et au logiciel n’est pas absent, mais bien expliqué.

La progression pédagogique :

un livre qui commence par des notions trop complexes peut rebuter, voire décourager le lecteur.  A l’inverse, un livre qui ne présenterait que des choses faciles ne serait d’aucun intérêt.  J’ai abandonné certains livres de langue parce qu’ils présentaient l’un ou l’autre de ces défauts.  Le livre de Franck Maintenay part de notions très simples et aboutit, dans les derniers chapitres, à des commandes avancées pour la réalisation d’un projet complexe.  L’idée d’un projet qui se développe en même temps que les commandes sert de fil rouge à l ‘ensemble du livre.  Ce projet fait sens et constitue un véritable objectif, non un simple prétexte pour une progression pédagogique factice.

La cohérence :

certains auteurs vous donnent de beaux principes et puis les abandonnent dès la page suivantes.  Je me souviens d’un formateur qui expliquait sur une carte filaire sans couleurs ni images l’importance des images, des couleurs et des branches organiques dans une mindmap.  Le tout sans la moindre trace d’ironie.

J’ai cru que Franck Maintenay  nous faisait le même coup avec son brainstorming au début du livre : de longues phrases dont les mots s’enfilaient comme autant de perles sur un collier.  En fait, il s’agissait d’une façon de démontrer l’importance des mots-clés et la façon de synthétiser de longues phrases à l’aide de commandes simples.

La cohérence bis :

l’auteur fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait.   J’ai beaucoup aimé le résumé des principes du mindmapping au début du livre et les rappels constant tout au long de l’ouvrage.   Non seulement, ils sont rappelés, mais ils sont mis en oeuvre et expliqués de manière très concrète.

Un exemple : les nuages. Page 59 et 60, l’auteur montre deux cartes en demandant au lecteur où se trouve l’information importante.  A moins d’être un demeuré mental profond, la réponse saute aux yeux dans la première, mais bien malin qui trouvera la seconde.  Une façon très simple, très pratique – en un mot pédagogique – d’illustrer le problème de l’utilisation abusive des nuages qui gâche tant de mindmaps sur Internet et ailleurs…

Un seul regret :

mais qui incombe à l’éditeur.  L’absence de couleurs.  Comme souvent dans l’édition française, l’ouvrage est en noir et blanc ce qui nous prive d’un élément essentiel du mindmapping.  Les éditeurs sortiront leurs arguments habituels : cela coûte trop cher.  J’attends toujours qu’on m’explique pourquoi les éditeurs anglosaxons y parviennent et publient de magnifiques mindmaps en couleurs à toutes les pages – voir le livre de Tony Buzan Mind Maps for business.  On nous rétorquera sans doute que les anglosaxons ont de plus gros tirages.  Pourquoi ont-ils de gros tirages ?  Produisent-ils des livres de qualité parce qu’ils ont de gros tirage ? Ou ont-il de gros tirages parce qu’ils produisent des livres de qualité ?

J’ai bien aimé aussi le format carré du livre qui permet des illustrations lisibles et de bonne qualité, nonobstant le noir et blanc.  Le chapitrage est clair et cohérent : chacun correspond à un groupe de commandes de même niveau et à une phase du projet.  La mise en page est aérée et permet une lecture confortable tant du texte que des images.  Important lorsqu’on traite d’une méthode visuelle.

J’ai apprécié aussi les dernières pages sur la comparaison entre logiciels de mindmapping et leur portabilité.  Qui est compatible avec Freeplane et dans quelle mesure ?  Voilà qui devrait inciter les producteurs de logiciels à plus de possibilités d’échanges entre leurs produits.  L’index en fin d’ouvrage est aussi très clair et lisible.

Enfin, j’ai bien aimé la possibilité de télécharger certains modèles de cartes abordés dans le livre.

En résumé :

un ouvrage indispensable non seulement pour les adeptes de Freeplane mais aussi pour tous les amateurs de mindmapping.  Le rappel des principes de cette discipline, la progression pédagogique et le projet utilisé comme fil rouge sont transposables dans d’autres logiciels.  Un livre qui m’a fait réellement découvrir un logiciel gratuit que je connaissais mal et dont je sous-estimais le potentiel.

Franck Maintenay, Mind Mapping : transformez vos idées en projet avec Freeplane, Paris, Editions Eni, 2012, 236 p.

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Etudier avec le mindmapping : préparer un test en géo

Comment étudier la géographie avec le mindmapping ?

Dans la série des mindmaps créées par les participants à nos ateliers, voici celle d’Emilie.

Emilie a participé à l‘atelier Triple A: Apprendre A Apprendre de Bruxelles le 21avril dernier.  Elle m’a envoyé cette mindmap qu’elle a réalisée pour préparer une interro sur le problème de l’eau en Afrique.

J’avais dit aux participants qu’ils pouvaient m’envoyer des exemples des mindmaps qu’ils réaliseraient après l’atelier.  Emilie m’a entendu et m’a envoyé le message suivant : « Je voulais vous tenir au courant disant que j’ai appliqué cette technique et que cela ma beaucoup aidée pour étudier une interro. »

(Cliquez sur la carte pour l’agrandir ou ici pour télécharger la carte L’eau en Afrique Géo sur Biggerplate).

C’est le genre de technique que vous apprendrez lors de l’atelier Apprendre A Apprendre de Liège le 23 août prochain.  Cet atelier, accessible aux étudiants du secondaire de 12 à 18 ans, les initie à notre méthode « Comment étudier efficacement en 5 étapes« .

La carte est monochrome et ne comporte pas d’images.  Mais la structuration des idées a suffi pour aider Emilie à préparer efficacement son test de Géo.

Si vous souhaitez créer ce type de cartes, vous pouvez télécharger la version gratuite d’XMind.

Vous retrouverez d’autres cartes éducatives en français sur le groupe Education créé par mon confrère Lucas Gruez sur Biggerplate.  D’autres cartes francophones sur tous les sujets vous attendent dans le groupe Mindmaps francophones également sur Biggerplate.

Biggerplate est la plus grande communauté de mindmaps au monde.  Elle en rassemble près de 280.000 à ce jour.  Vous pouvez visionner et télécharger gratuitement les cartes qui vous intéressent.  Vous pouvez également contribuer en publiant les vôtres.  C’est également gratuit et cela donne de la visibilité à votre travail, tout en enrichissant les connaissances communes.

A bientôt 😉

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Ateliers formation Mind Mapping Outils

Un nouvel atelier Mindmapping à Bruxelles

Vu le succès des ateliers mindmapping de Liège et Apprendre A Apprendre à Bruxelles, le Loft Coworking Brussels organise un nouvel atelier Mindmapping le 21 mai 2012 à 18h30.

Vous voulez mieux organiser vos idées ?  Mieux organiser votre travail ?  Augmenter votre créativité tout en gagnant du temps ?  Et donc de la productivité ?

Inscrivez-vous sans tarder à notre Atelier Mindmapping !

Objectifs : maîtriser les bases du mindmapping manuel et du logiciel XMind ! 

A la fin de l’atelier, vous serez capable :

– de dessiner vos propres cartes manuelles

– de créer vos propres applications personnelles et professionnelles : prise de notes, organisation de vos idées pour vos documents professionnels ou personnels, vos présentations PowerPoint ou autres, etc.

– d’utiliser le logiciel de mindmapping XMind pour la plupart des applications courantes : conception de projets, communication, préparation et compte-rendu de réunion, évaluations de formation ou de vos collaborateurs en entreprises, etc.

– d’utiliser les fonctions de design, d’intégration de documents, de liens vers sites webs, documents, fichiers, d’illustration avec vos propres images, etc.

– de partager vos mindmaps sur Internet pour travailler en équipe à distance avec vos collaborateurs.

Plus qu’une initiation :  une nouvelle façon de penser votre vie personnelle et professionnelle !

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Formation Mindmapping à Liège

Vous voulez gagner du temps ?  Etre plus efficace ?  Mieux vous connaître ?  Gérer vos projets de manière ludique et performante ?

Pensez Mindmapping !

Je serai l’animateur d’une formation organisée par l’asbl Semaforma le jeudi 25 octobre   prochain : soyez des nôtres !

Au menu de cette formation d’une journée : 

Le matin, dès  de 9h30 à 12h30 : le mindmapping manuel

– Qu’est-ce que le mindmapping ?  comment ça marche ?  Qu’est-ce que je peux en tirer personnellement ?

– Ma première carte manuelle : prise de contact avec les outils et les concepts.

– Organiser mes idées : exercices pratiques pour la vie quotidienne et professionnelle.

L’après-midi, de 13h30 à 16h30 : concevoir des cartes heuristiques avec le logiciel XMind

Atelier en 4 étapes :

  1. Construire ma mindmapconcevoir un sujet central, ajouter des branches, des sujets principaux, des sous-sujets, organiser mon document
  2. Habiller ma carte mentale : ajouter des couleurs, du relief au branche, du style au texte, changer la couleur du fond de ma carte, etc.
  3. Intégrer des éléments dans ma carte cognitive : créer des liens entre les différentes parties de ma carte, intégrer des hyperliens, des documents, des notes écrites ou audio, etc.
  4. Partager mes cartes heuristiques : importation de documents et exportation de mes cartes vers différents formats de documents, échanger mes mindmaps sur Internet, travailler à plusieurs sur une même carte heuristique, etc.

J’offre à tous les inscrits un mois d’e-coaching gratuit : pendant un mois, vous pouvez me soumettre vos cartes heuristiques, vos projets, vos demandes, vos remarques.  Je vous donnerai des conseils, des pistes, des modèles gratuits pour réaliser vos propres cartes et projets.

Informations pratiques :

Organisé par l’asbl Semaforma

Le  jeudi 25 octobre  2012 de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h30.

Asbl Semaforma, rue Bonne Fortune, 102 à 4430 à ANS (Liège).

Participation : 100 euros tout compris (la journée de formation, la version gratuite du logiciel et le mois d’e-coaching gratuit).  Montant à verser préalablement sur le compte : BE38 0682 4681 1372.

Matériel : tout est fourni sur place.   Pour la partie logicielle, venez avec votre portable pour télécharger le programme et commencer à l’utiliser gratuitement.

Une question, un commentaire ?  Utilisez la page Contact !  A bientôt 😉

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Résumez un cours ou un article avec XMind

Comment résumer un cours ?  Ou un article ?  Ou tout autre texte pas trop long ?   Le mindmapping est un fabuleux outil d’analyse et donc se révèle très efficace pour résumer les principales idées d’un texte.  XMind, avec ses fonctionnalités – notes, export, etc. – va vous permettre d’aller encore plus loin, encore plus vite.  Bref, d’être plus efficace !

Beaucoup de personnes éprouvent des difficultés à résumer : étudiants en période d’examen, journalistes qui doivent présenter une nouvelle loi en 1500 signes, cadres à qui leur supérieur vient de demander un rapport en « en deux pages maxi » sur la situation de l’agence de Trifouillis-les-Oies…

Par où commencer ?  Comment distinguer les principales idées émises par l’auteur ?  Et surtout, où s’arrêter ?

Autant de points qui suscitent l’angoisse, voire la panique chez certains… et pas chez les plus stupides, contrairement à ce qu’on pourrait croire.  Le perfectionnisme peut amener à la paralysie devant les limites de la tâche à effectuer.

D’abord un peu de théorie.

Qu’est-ce qu’un résumé ?  

C’est une version raccourcie d’un texte existant.  On ne vous demande pas de retravailler ce texte, de broder ou de réinventer ce qu’a exprimé l’auteur.  On vous demande de réexprimer, en moins de mots, les idées principales de son discours.

Jetez un coup d’oeil sur cette carte heuristique : elle illustre la méthode que je propose aux étudiants que j’aide en coaching scolaire et aux participants de nos Ateliers Triple A : Apprendre A Apprendre. (Cliquez sur la carte pour la visionner et la télécharger depuis le groupe « Mindmaps francophones » sur Biggerplate).

Un résumé de cours avec XMind

Première étape : la préparation  

Ne plongez pas directement sur votre stylo, votre crayon ou votre clavier.  Commencez par une première lecture rapide du texte.

Essayez de repérer les parties principales du texte.  Si l’auteur a bien structuré son texte, chaque partie devrait contenir une ou deux idées essentielles, pas plus.  Le titre vous donne l’idée centrale du texte.  Le chapô – ce petit texte qui résume l’article et placé sous le titre – est déjà un résumé des principales idées de l’article.  Et les intertitres d’un article ou les rubriques d’un cours vous donnent un aperçu des idées développées dans cette partie.

Première étape : préparation

Au cours de cette première lecture, prenez quelques notes.  Ces premières notes, vous pouvez les prendre sous forme d’une mindmap rudimentaire :  idée centrale (le titre), idées secondaires (intertitres, chapô, rubriques). XMind vous permet aussi de prendre des notes écrites (plus longues que de simples mots-clés, déjà « rédigées ») et qui seront incluses dans un document exporté sous format texte si vous le souhaitez.  J’y reviendrai.  Et aussi des notes audio : vous enregistrez votre voix et la note apparaît (sous forme de flèche verte) dans le sujet et la branche choisie.

Vous pouvez déjà vous poser des questions sur le contenu du texte et y répondre.  Si vous résumez en vue d’un examen, ceci est une façon efficace non seulement de comprendre et de mémoriser, mais aussi de vous préparer aux différentes questions que l’on pourrait vous poser.

Deuxième étape : la mindmap plus approfondie

Relisez votre première mindmap : vous avez ainsi en tête l’idée centrale, les idées secondaires et quelques notes, questions-réponses.  Allez plus loin : relisez votre texte une seconde fois en incluant des détails.  De nouveaux mots-clés sur de nouvelles branches.

Deuxième étape : mindmap plus approfondie

Vous pouvez repérer les mots importants en les surlignant dans l’article.  XMind vous permet aussi d’intégrer dans vos sujets des documents (ici, un PDF, une mindmap sur les techniques de réactivation de la mémoire).

A ce stade, vous avez une mindmap qui reprend toutes les idées du texte, avec un certain détail.  Si vous avez le temps, laissez peut-être passer un quart d’heure à une heure avant de passer à l’étape suivante.  Vous l’aborderez avec un esprit plus reposé et un oeil neuf.

Troisième étape : la relecture

Relisez votre texte encore une fois et votre mindmap en parallèle.  Soignez votre mindmap.  Vous trouverez peut-être que certains éléments ne s’y trouvent pas encore.  Ou pas au bon endroit sur votre carte.  XMind vous permet de déplacer tous les éléments d’une branche à l’autre, etc.

Troisième étape : dernière relecture avec la mindmap

Profitez-en pour illustrer votre mindmap : n’oubliez pas que l’association mots-clés, images, postion sur la branche est essentielle pour la compréhension et la mémorisation.

Autre élément indispensable pour la compréhension et la mémorisation : les liens.  Créez des liens, des associations entre les différentes parties de votre mindmap.  Illustrez-les avec des flèches, des accolades, ou encore des nuages.

Quatrième étape : l’export de votre mindmap

XMind vous permet d’exporter votre mindmap sous différents formats.  Profitez-en pour gagner du temps !

Quatrième étape : exportez votre mindmap

Comment ?  En exportant votre mindmap sous forme de texte : XMind vous donne accès à Word, TXT, RTF et PDF.  Attention, si vous exportez votre document sous forme de PDF, vous devrez disposer d’un éditeur PDF pour pouvoir le modifier…

Si vous l’exportez en Word, par exemple, l’idée centrale deviendra le titre de votre document, les idées secondaires des chapitres ou des rubriques, etc.  Vous pouvez choisir de conserver vos images ou non.  Et aussi, très intéressant, d’intégrer vos notes écrites dans votre document final.  Je reviendrai un de ces prochains jours sur les possibilités d’export d’XMind qui sont vraiment impressionnantes !

Et vous pouvez aussi exporter votre minmap sous forme de carte heuristique en choisissant l’image – comme dans ce billet – ou le document PDF.  Ou encore, vous pouvez choisir le mode PowerPoint qui vous donne en quelques clics une présentation qui pourrait bien épater votre patron !

Cinquième étape : la réactivation

Si vous résumez un texte en vue de le mémoriser, n’oubliez pas les techniques de réactivation.  Ce sont de puissants instruments de mémorisation.  Ce serait trop bête de vous en priver !

Cinquième étape : la réactivation de votre mindmap

Les cartes heuristiques vous permettent de réactiver votre mémoire d’une façon très simple : relisez-les, de préférence en suivant les branches avec votre doigt, à voix haute, afin de stimuler tous vos canaux sensoriels en même temps.

Ou mieux encore : recréez-les !  Redessinez vos cartes à la main ou avec un logiciel.  En les recopiant.  Ou de mémoire.  Comparez-les ensuite.  Retravaillez-les.  Posez de nouvelles questions qui demanderont de nouvelles réponses.

Voici un exemple de résumé de texte que j’ai réalisé de cette façon avec des participants à l’atelier Apprendre A Apprendre.

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Mindmapping pour le journalisme

Quel rapport entre le mindmapping et le journalisme ?  Un exemple de préparation d’interview.

Plus que vous ne le pensez.  Le mindmapping – ou carte heuristique – est un outil d’une efficacité exceptionnelle pour prendre des notes, structurer des documents, donner une cohérence à l’information.

Autrement dit : à peu près toutes les tâches d’écriture et d’organisation de l’information qui incombent au journaliste.  Je vais les explorer dans une série d’articles consacrés aux rapports entre pensée visuelle – et donc le mindmapping – et journalisme.

Aujourd’hui, je vous propose d’examiner comment préparer une interview.  Mais cette méthode de structuration des idées est utile pour tout type de documents.

Vous avez votre sujet, vous avec l’angle sous lequel vous voulez le traiter et, en bon journaliste, vous avez déjà rassemblé un peu d’informations sur la personne interviewée et son projet ou son actualité.

Une Montagne pour les Pays-Bas

Je prends un exemple tout récent : une interview de Thijs Zonneveld.  Ex-coureur cycliste professionnel, Thijs est à présent journaliste sportif et a une idée géniale quoiqu’un peu folle : construire une montagne aux Pays-Bas.

J’ai eu l’info en lisant un articulet de quelques lignes sur Internet.  J’ai été emballé par l’histoire, j’ai voulu en savoir davantage et je suis donc reparti à la recherche d’infos complémentaires.

J’ai trouvé le site officiel de Thijs avec son adresse email et trois articles qu’il a publié dans De Pers sur son projet de montagne.

J’ai donc envoyé un email à Thijs qui m’a répondu très vite et avec l’enthousiasme et la gentillesse dont il ne se départira pas pendant toute l’interview.

Si vous souhaitez lire cette interview, elle est publiée, ici, sur le site de MyEurop.info.

Le plan de l’interview

Je dispose déjà de quelques informations utiles sur le sujet.  Mais je veux approfondir et, surtout, donner mon propre éclairage sur le sujet.

Plan de mon interview

Analyse du plan de l’interview

Je savais déjà que Thijs avait conçu cette montagne en pensant aux sportifs : qu’il estimait que les Néerlandais sont à la traîne dans les sports de montagne parce qu’ils n’en ont pas chez eux.  Mais je voulais en savoir plus.  C’est par là que j’allais entamer mon interview.

Pour la localisation, j’avais entendu parler du Flevoland, cette province au Nord d’Amsterdam, là aussi je voulais creuser.

Qui ?  Ici, j’ai coloré en rouge deux sous-branches de ma carte : car je voulais savoir quel était encore le rôle de Thijs à présent que le projet était lancé et que des milliers de personnes s’en emparaient.  Quel serait encore son rôle ?  Quelle serait encore son implication personnelle dans le projet, maintenant et dans le futur ?

Coloration des sous-sujets

C’était d’autant plus important pour moi de connaître cette réponse que, dans son article, Thijs insistait sur le fait que ce projet devrait être « NOTRE montagne et non pas MA montagne ».  C’est ce qui figure dans la petite note inclue dans le sujet en rouge :

Notes à l’intérieur du sujet

Je savais qu’il voulait mettre sur pied un groupe pour étudier la faisabilité du projet, c’est aussi quelque chose qui était important pour moi et que j’avais envie d’en savoir plus.  Qui allait faire partie de ce groupe ?  Qui allait le coordonner ?  Etc.  J’ai donc coloré cette rubrique en rouge aussi pour ne pas l’oublier.

J’avais lu ailleurs dans la presse néerlandaise qu’un site web devrait être lancé.  Là aussi, il y a une petite note, car j’avais lu une déclaration de Thijs dans le même article, disant que le « projet doit être aussi transparent que possible ».  J’ai repris le paragraphe en néerlandais et la traduction dans ma petite note.

Extrait d’une interview précédente

 Thijs avait souligné dans une interview qu’il avait donnée à une chaîne de télé que les médias sociaux avaient joué un rôle énorme dans la diffusion du projet. Ici aussi, je voulais en savoir davantage.

La question Quand ? est également importante.  Quand va démarrer le projet ?  Combien de temps va-t-il durer ?  Se sont-ils donnés une deadline ?  Comme le site web devait démarrer la même semaine, j’ai renvoyé une flêche de Start (projet) à « Cette semaine » (site web).

Relation entre deux sous-sujets

Prêt à interviewer la vedette !

Je ne m’attendais pas à une réponse définitive à la question Combien ?  Même si je savais que Thijs avait évoqué la somme d’un milliard d’euros, je me doutais qu’à ce stade du projet cela ne pouvait être qu’un ordre de grandeur…

Pareil pour les résultats : à ce stade du projet, on ne peut guère que formuler des hypothèses.

Vous pouvez lire le texte intégral de cette interview de 30 minutes sur le site de MyEurop.info.

Dans un prochain billet, j’explorerai avec vous la prise de notes durant une interview et comment en tirer parti lors de l’écriture de l’article.

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La malédiction du chiffre 1 en entreprise

Etes-vous superstitieux ?  Consultez-vous les astres ou votre boule de cristal avant de prendre une décision importante ?

Pour ma part,  ma seule concession au genre est de toucher du bois quand j’évoque un projet ou une hypothèse…  Je ne crains ni les chats noirs, ni les échelles et je ne partage pas l’obsession de certains de mes contemporains pour la numérologie…

Pourtant, en réfléchissant bien, il y a un chiffre fatidique, un chiffre particulièrement dangereux pour les entrepreneurs.  Et ce n’est pas le nombre 13 – les paraskevidékatriaphobes peuvent dormir tranquilles – non, il s’agit tout simplement du chiffre 1.

Quoi ?  Tout ça pour ça ?  Vous vous inquiétez pour un chiffre aussi banal, aussi anodin, aussi inoffensif ?

Vous croyez que j’exagère ?  Ou que j’ai perdu la boule ?  Jetez un petit coup d’oeil sur cette mind map (cliquez dessus pour agrandir) :

Premier danger : une seule idée

On vous l’a dit et répété : il vous faut une idée de départ ! Il faut concentrer votre énergie sur un objectif.  Il faut garder le cap coûte que coûte !

Je ne suis d’ailleurs pas le dernier à recommander de focaliser son énergie sur un projet à la fois.

Mais attention, danger !  Une seule idée, cela peut rapidement devenir… une obsession !  Et le piège se referme !

Vous avez une idée d’affaire, une idée géniale, qui va révolutionner votre secteur!  Et, bien entendu, vous la poursuivez contre vents et marées.  Et surtout, contre tous les indicateurs qui, au rouge, vous indiquent l’échec tout proche…

Encore une fois, une idée doit être confrontée au marché : elle vous passionne.  OK.  Mais passionne-t-elle vos clients potentiels ?  Sont-ils prêts à payer pour votre idée ?  Sont-ils prêts à abandonner leur produit actuel pour adopter le vôtre ?

Souvent, le produit ou le service innovant ne résulte pas d’une seule idée géniale, mais de l’observation de ce qui manque ou de ce qui pourrait mieux marcher si…  Autrement dit, du mariage de plusieurs idées : certaines qui existent déjà et d’autres qui apportent une possibilité d’innovation…

Pour savoir si votre idée peut marcher, une seule méthode éprouvée : demandez à vos futurs clients ce qu’ils en pensent.  Si cela les intéresse, combien sont-ils prêts à payer pour cela ?  Quel est le meilleur conditionnement pour votre produit ? etc.  Autrement dit, faites une étude de marché !

Vous avez peur qu’en parlant de votre idée, quelqu’un vous la pique ?  Ne vous inquiêtez pas : une idée en soi n’a pas de valeur.  Vous ne pouvez d’ailleurs pas protéger une idée, contrairement à une… idée répandue.  Vous ne pouvez en protéger que l’exécution.  C’est-à-dire, la façon de la concrétiser.  Et personne ne peut concrétiser votre idée comme vous.  Et si elle marche, elle sera copiée !  Je ne compte plus les articles ou projets ou titres de formations qu’on m’a « empruntés ».  A chaque fois, j’ai envie de piquer une colère et puis, bon, je le prends comme un hommage à ma créativité…  Si vous êtes réellement créatif, vous aurez toujours une longueur d’avance sur les pirates et les copieurs.  Mais ils vous suivront toujours.  Il faut se faire une raison…

L’autre gros inconvénient de devenir l’esclave de votre idée, est que cela vous met des oeillères et vous risquez de ne plus voir certaines véritables opportunités.  Parfois, c’est dans les « déchets » d’une fausse bonne idée que se trouve la vraie perle rare…

Deuxième danger : un seul produit

Votre idée était finalement la bonne : votre produit a rencontré le désir des clients autant que leur compte en banque et vous vendez à tour de bras !  Bref, vous êtes un entrepreneur heureux !

Attention : un produit ne se vend vraiment que pendant une période limitée.  C’est ce qu’on appelle le cycle de vie d’un produit.  Voyez le graphique ci-dessous (cliquez dessus pour agrandir) :

Vous consacrez d’abord du temps à le développer, ensuite vous l’introduisez sur le marché.  Les ventes augmentent, atteignent un pic (la maturité) et puis le déclin s’amorce, votre produit se vend de moins en moins, jusqu’à ce que plus personne ne l’achète.

Or, tous les spécialistes vous le diront, le cycle de vie des produits  raccourcit singulièrement ces dernières années.  Il y a de plus en plus de produits sur le marché et les clients se lassent de plus en plus vite des produits existants.  Ils veulent de la nouveauté. Les clients ne sont plus fidèles à une marque, comme ils ont pu l’être il y a 20 ans : ils sont plus versatiles. (Pour en savoir plus sur le cycle de vie, consultez cette page Wikipedia dont est tirée le graphe de cet article).

Autre phénomène : le produit de substitution.  Un petit exemple : le GSM.  Tous nos GSM sont rechargeables par un cable et un transformateur. Ces cables s’abîment, se perdent, ne sont pas compatibles entre eux, etc.  pour le plus grand bonheur des fabricants qui en produisent en quantités astronomiques.  Pour le moment.  Car, dans des laboratoires disséminés aux quatre coins du monde (y compris en Belgique) on met au point des GSM solaires, des GSM qui se rechargent grâce à votre chaleur corporelle ou grâce aux vibrations émises par votre voix lorsque vous les utilisez.  Autrement dit, dans 5 ans au grand maximum, ces cables et transformateurs auront quasiment tous disparus.

Vous voyez l’idée ?  Un concurrent fabrique un produit qui rend le vôtre inutile, obsolète ou plus cher : et vos ventes plongent !

Pour diminuer le risque et augmenter vos chances de vous développer, dès que vous mettez un produit sur le marché, pensez au suivant, ou bien aux améliorations que vous pouvez apporter à celui-ci, à des variantes (couleur, forme, taille, fonctions complémentaires, conditionnement, etc.) ou à des produits ou des services complémentaires : vous vendez des pizzas ?  Vendez aussi l’huile piquante, le couteau spécial à pizza, les assiettes à pizzas, la carte de fidélité, etc.   De cette façon, vous ne serez pas pris au dépourvu lorsque les ventes du premier produit ou de sa première version commenceront à baisser.

Troisième danger : un seul client

Vous avez un gros client, qui vous achète tout ce que vous produisez, produit ou service.  C’est confortable, ça roule tout seul, pas besoin de pub, de marketing ou de force de vente… Super !

La loi Renault, ça vous dit quelque chose ?  Le 27 janvier 1997, Renault annonçait la fermeture de son usine à Vilvoorde, jetant  au passage 3.100 emplois à la poubelle.  Ce qui a donné lieu à une réglementation européenne en matière de licenciement collectif.  Mais les sous-traitants ?  On estime à 1.000 le nombre d’emplois perdus chez les sous-traitants.   Pour eux, on n’a instauré aucune loi de protection…

Un exemple ?  La société X fabriquait des sièges de voitures pour Renault.  Renault qui était son seul client.  Lorsque ce dernier a cessé son activité, la société X a tout simplement fermé ses portes. (Si la question vous intéresse, vous pouvez trouver une importante bibliographie ici).

Sans aller aussi loin, si vous n’avez qu’un seul client, il y a gros à parier que c’est une entreprise importante, probablement plus importante que vous.  Autrement dit, dans les négociations vous ne pèserez pas lourd et vous serez  soumis au bon vouloir d’un seul client qui vous imposera tôt ou tard ses prix, ses délais, ses méthodes, etc.   Qui vous paiera quand l’envie lui en prendra et que vous n’oserez pas affronter de peur de perdre… votre unique client.  C’est pour cela que vous vouliez être indépendant ?

Autre piège lié à celui-ci : lier votre commerce à une entreprise existante.  Vous ouvrez une sandwicherie à proximité d’une entreprise ou d’une école et avec le passage, vous vendez des centaines de sandwiches par jour…  jusqu’à ce que l’école soit fermée ou l’entreprise délocalisée en Tchéquie ou en Chine.   Ne jamais se lier à une seule source de revenu lorsqu’on est indépendant.  JAMAIS.

A suivre…    En cliquant ici.