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Chercher l’info sur le Net : ne croyez pas les images sur parole !

Les graphiques et images trouvés sur le Net ne vous disent pas toujours la vérité.  Petit exemple avec un graphique repéré sur Scoop it…

Le Net, ce sont des milliards d’images, de graphiques, de texte, de vidéo, etc.  Mais c’est aussi un nombre invraisemblable de plagiat, de duplication, de copie plus ou moins sauvage.    Parfois, c’est de la copie intégrale, parfois, c’est de la duplication partielle.

Méfiez-vous d’une image isolée, sortie de son contexte !

Et une information partielle peut parfois se révéler trompeuse.  Voici un exemple que j’ai trouvé sur Scoop it : un magnifique graphique qui parle d’un sujet qui me préoccupe pour l’instant.  Je planche sur une formation « pilotez votre marketing d’entreprise avec Hootsuite« .  Un des modules de cette formation traite des blogs d’entreprise.  Or, j’ai trouvé sur Scoop it un graphique qui dit exactement ce que je veux entendre :

Les blogs influencent plus les consommateurs que les réseaux sociaux

Magnifique !  C’est exactement le sujet de ce module et il énonce mot pour mot le message que je veux faire passer : que rêver de mieux ?

Graphique isolé sur Scoop it

Le curateur insiste :

« Qui l’eut cru ?  Les blogs influencent plus les consommateurs dans leurs achats que les réseaux sociaux !
 

Un vrai cadeau de fiançailles, je vous dis !

Oui mais voilà, en cliquant sur le lien, rien ne se passe : le graphique est une image isolée, sans aucun article associé…

Tineye, un incroyable outil de traçage des images

Travaillant dans les médias depuis quelques années, familier d’Internet et documentaliste de formation de base (eh oui, personne n’est parfait !) je me méfie comme de la peste des images sorties de leur contexte.  Des petites phrases aussi, d’ailleurs.

Mon sixième sens m’avertit de prendre mes précautions.  Et donc, je sors une de mes armes de curation massive : Tineye.

Tineye, avec son gentil robot, est une application extrêmement efficace qui vous permet de retracer l’historique des images trouvées sur le Net.  Je soumets donc mon image à Tineye en y entrant l’URL (adresse Internet de l’image) :

Tineye l’arme absolue

J’attends quelques secondes – il n’en faut pas plus à Tineye pour scanner ses gigantesques banques de données – et le résultat apparaît.  Ou plutôt les résultats, car il a scanné près de 8 millions 450 mille pages… pour obtenir 8 résultats :

Résultats dans Tineye

Un article qui nuance fortement le graphique de départ !

Le résultat le plus pertinent est un article du Social Media Examiner, une référence en matière de médias sociaux.

Je clique donc sur le lien et je lis l’article.

Et là, surprise !  L’article – ou ce paragraphe 5, en tout cas, nuance fortement le contenu du graphique de départ.

Le graphique et une portion de l’article

En fait, l’article traite de la différence de point de vue entre les marques et les créateurs de contenu (essentiellement, des blogueurs).  Pour les marques, ce sont les médias sociaux qui influencent le plus le choix des consommateurs.  Leur mesure du succès consiste à voir les réactions sur Twitter et le nombre de pages vues sur leur site.

Tandis que pour les créateurs de contenus, les blogueurs, ce sont les blogs qui sont les plus influents !  Car pour eux, les blogs apportent un « facteur de confiance » supplémentaire : un acheteur potentiel croira plus facilement le conseil d’un blogueur que la page web d’une marque…

Ce n’est pas vraiment ce que le graphique isolé laissait entendre sur la page de notre curateur…

Conclusion : recoupez vos sources et méfiez-vous des éléments hors contexte

En conclusion, lorsque vous menez une veille sur un thème, restez vigilant.

Utilisez les techniques des (bons) journalistes :

  • recoupez vos sources : ne vous contentez jamais d’une source unique, surtout si vous en ignorez la provenance.  Une bonne partie du web est constituée de bribes de contenus piqués ailleurs.  Ce n’est pas la meilleure façon de construire votre savoir…
  • méfiez-vous toujours (c’est une règle absolue) des éléments isolés, sortis de leur contexte : ne croyez jamais une petite phrase ou une image qui n’est pas contextualisée.  La personne ou le média qui la cite lui fait peut-être dire l’exact contraire de ce que son auteur a voulu dire.

Avec ces deux règles et des outils comme Tineye ou Hoaxbuster, vous pouvez déjà balayer pas mal d’infopollutions !

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Applications Apprendre à apprendre Etudier efficacement Tutoriel

Mémorisez vos cours avec Cerego : créez vos propres flashcards !

Je continue ma série d’articles sur la mémorisation des cours avec Cerego : et aujourd’hui, j’examine avec vous comment créer vos propres jeux de flashcards.  Et en particulier, des flashcards pour étudier les langues.

Dans mes articles précédents, je vous ai montré comment utiliser Cerego pour mémoriser vos cours et comment gérer vos répétitions espacées avec la Memory Bank.

Aujourd’hui, je vous invite à faire un pas supplémentaire et à créer vos propres jeux de flashcards.

Création du jeu de flashcards, pas à pas

Je vais vous décrire, dans les paragraphes suivants, toute la procédure pas à pas pour créer votre propre jeu de flashcards Cerego.

1. Créez votre premier jeu de flashcards avec le bouton Create

Pour créer votre premier jeu de flashcards, cliquez d’abord sur le bouton « Create » à gauche de votre écran.  Celui-ci devient vert et affiche l’écran d’accueil suivant :

Ecran d’accueil de la partie « Créer »

Comme vous n’avez encore rien créé, votre menu « My Content » (Mon Contenu) est vide.

Cliquez sur le bouton « Create a new set« .

2. Ajoutez une description à votre jeu de flashcards

Ensuite, Cerego vous demande d’ajouter un titre et une description à votre jeu de flashcards.  Je crée un jeu de cartes pour apprendre le français, destiné à un public anglophones de vrais débutants dans l’illustration ci-dessous :

Ajoutez une description

Ajoutez une description la plus précise possible du contenu de vos flashcards : il faut que le visiteur de Cerego comprenne immédiatement à quoi il a affaire.

3. Ajoutez une catégorie à votre jeu de flashcards

Ensuite, Cerego vous demande d’ajouter une catégorie à votre jeu de flashcards : j’ajoute mon jeu dans la catégorie « Languages« , langues.  Comme ceci :

Sélectionnez une catégorie

Ensuite, Cerego me demande de préciser la langue à apprendre et ma langue d’origine.  J’entre donc « English » pour la langue à apprendre et « French » pour ma langue d’origine.

4. Ajoutez une image de couverture à votre jeu de flashcards

Après cela, Cerego vous demande d’ajouter une image de couverture à votre jeu de flashcards.   Choisissez-la avec soin, car c’est la première chose que verront les Internautes lorsqu’ils découvriront votre jeu.  Vous n’aurez pas une seconde chance de faire bonne impression !

Ajoutez une image

 Cette image peut s’ajouter par « glisser-déposer » au centre du rectangle gris ou en sélectionnant un fichier-image sur votre disque dur (ou un autre périphérique).  Vous pouvez aussi indiquer l’URL (adresse web) d’une image présente sur un site web (position 1) ou encore ajouter une image en provenance de Flickr (position 2).

Comme toujours pour les images, soyez prudents : assurez-vous que vous possédez bien les droits d’exploitation de cette image !

 Créez votre première flashcard

A ce stade, nous avons posé les bases de notre jeu de flashcards, mais nous n’avons pas encore créé de flashcard.

C’est ce que nous allons aborder à présent : comment créer notre première flashcard.  Cerego nous présente un écran d’accueil : il nous demande si ce jeu doit être privé ou public.  En réalité, vous ne pouvez rendre votre jeu public qu’à partir de 5 « facets » ou 5 nouvelles flashcards.

Ecran de création de la flaschcard

C’est une des dimensions très positives de ces applications en ligne de flashcards : le partage.  Les efforts de chacun profitent donc à tout le monde.

1. Choisissez un template ou modèle pour votre flashcard

Prochaine étape : choisir un modèle ou « template » pour votre jeu de flashcards.

Choisissez un modèle pour votre flashcard

Le choix de ce modèle est conditionné par le type de flashcards que vous désirez créer.

Le premier modèle est celui des « Associations » : un template intéressant pour donner des définitions de vocabulaire scientifique, par exemple.  Un mot ou une expression est donnée sur la première face (facet, dans le jargon de Cerego) et ensuite, une ou plusieurs associations (mots, image, son) sont combinées avec ce mot pour faciliter la rétention.

« Language« , vous l’aurez compris, est un modèle destiné à l’apprentissage des langues.  Il permet de construire des questionnaires basés sur un mot de vocabulaire dans une phrase en langue étrangère et d’y associer des questions, du son, des images, des textes à trous que les étudiants doivent remplir.

« Passages » vous permet de construire des textes à trous : excellent moyen de se rappeler des concepts, des noms d’auteurs ou de scientifiques, de formules de mathématiques, etc.

Je n’aborderai pas aujourd’hui les deux autres templates ou  modèles (Régions et Séquences) : car ils sont trop éloignés de ce que je veux illustrer dans ce billet, la création de flashcards pour apprendre une nouvelle langue.

Sachez toutefois que Régions vous permet de créer des flashcards qui se concentrent sur des parties d’ensemble (idéal pour créer des flashcards de mécanique ou  d’anatomie, par exemple).  Tandis que « Sequences », qui n’est pas encore opérationnel, permettra de créer des « séquences » c’est-à-dire des éléments épars à remettre dans un ordre prédéfini.  Je reviendrai sur ces différents modèles dans d’autres articles à venir.

2. Ajoutez une flashcard de vocabulaire

Lorsque vous avez cliqué sur le bouton de template « Language », Cerego vous affiche un nouvel écran composé de deux grandes parties :

  • à gauche, tout ce qui concerne le mot dans la langue à apprendre
  • à droite, tout ce qui concerne le mot dans la langue d’origine

Tout en haut à gauche, l’onglet « Item Style » qui vous permet de sélectionner le style de la flashcard que vous allez ajouter.  Par défaut dans le modèle « Language », le style est « Vocabulary », soit « vocabulaire ».  Nous allons conserver ce style pour les cinq premières flashcards.  Cela permettra d’introduire le vocabulaire de manière progressive avant de proposer quelques exercices autour de celui-ci :

Ajouter une flashcard de vocabulaire

 

3. Ajoutez de l’image et du son à votre flashcard de vocabulaire

En cliquant sur l’icone en forme d’image en haut, au milieu de la fiche de gauche, vous pouvez ajouter une image par « glisser-déposer », par sélection d’un fichier sur votre disque dur, par URL ou depuis Flickr.

Vous pouvez également ajouter du son à votre flashcard en cliquant sur l’icone de droite en forme de haut-parleur : Cerego vous demande alors de télécharger un fichier de type audio.  Personnellement, j’utilise Audacity pour créer mes fichiers son.  C’est un logiciel libre, entièrement gratuit qui offre une panoplie d’outils professionnels.  Vous n’aurez pas besoin de toute cette boîte à outils pour créer vos fichiers son, il vous suffit d’enregistrer votre voix et d’exporter l’enregistrement au format *.wav et le tour est joué.  Avec un peu de pratique, cela va vous prendre quelques secondes par enregistrement…

Occupez-vous ensuite du mot anglais : ici, j’ajoute la traduction « The classroom » et la catégorie « Noun » pour signaler à mes apprenants que ce mot est bien un substantif (un nom).  Cette catégorie vous permet aussi de signaler les verbes, adjectifs, prépositions, etc.

Lorsque vous avez entré votre premier mot, votre image, le son, Cerego vous offre un écran récapitulatif :

Ecran de synthèse des associations

Avec notre seconde carte de vocabulaire, nous avons une image, du son, du texte, mais aussi 3 questions à choix multiples déjà prêtes.  Nous pouvons aussi ajouter une phrase-type pour mettre le nouveau mot dans son contexte.

4. Ajoutez une phrase-type pour contextualiser le nouveau mot

Cerego vous permet de créer des phrases-types pour contextualiser le nouveau mot : cette phrase sera elle aussi accompagnée d’une image et de sa prononciation enregistrée sous forme d’un fichier audio.

Ajout d’une phrase de contexte

Pour mettre le nouveau mot en évidence, on l’enserre – ainsi que sa traduction – entre deux astérisques.  Le mot est ainsi placé en caractères gras et en orange.

N’oubliez pas de sauvegarder le tout en cliquant sur « Save ».

Cerego vous donne alors une page de synthèse de vos deux premières flashcards :

Synthèse des deux premières flashcards

 

5. Commencez à étudier

Ajoutez encore quelques items, au moins 5.  De cette façon, Cerego pourra vous confectionner un jeu de questions suffisantes pour commencer à étudier.

Vous pourrez aussi publier votre jeu de flashcards sur Cerego : ainsi d’autres internautes pourront eux aussi apprendre le français grâce à vos efforts !

Voici un enregistrement vidéo du fonctionnement de mes 5 premières flashcards dans Cerego :

A vous de jouer !  N’hésitez pas à me faire part de vos expériences.

Lien vers Cerego.

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Logiciels Test

Mind42 : du mindmapping collaboratif gratuit et en temps réel

J’ai essayé l’application en ligne gratuite Mind42 et je suis agréablement surpris : ce logiciel de mindmapping est un outil collaboratif en temps réel.  Même si l’esthétique laisse un peu à désirer, les prestations en matière d’exportation, d’intégration de liens ou de notes, l’ergonomie de l’ensemble ont constitué une bonne surprise.

J’avais un a priori plutôt négatif à l’égard de Mind42, qui me paraissait vieillot avec son graphisme très « carré », très rectiligne.  C’est un article sur Classe Mapping, l’excellent blog de Lucas Gruez, qui m’a donné envie d’aller voir d’un peu plus près.  Il avait utilisé Mind42 pour un travail collaboratif en classe.

J’ai donc testé cette application de mindmapping collaboratif exclusivement en ligne et voici ce que cela donne.

Une application gratuite et qui le restera

Mind42 est une application développée par Irian Solution, une entreprise d’informatique basée à Vienne, en Autriche.  Le nom de ce logiciel de mindmapping vient du livre de Douglas Adams, The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy (en français, le Guide du voyageur galactique, une traduction qui perd malheureusement de la puissance humoristique de l’original, guide de la galaxie pour l’autostoppeur…)

Dans ce livre (ou plutôt cette trilogie en 5 volumes, comme l’appelait son auteur) la réponse à la Grande Question sur la vie, l’univers et le reste était, au terme de plusieurs millions d’années de calcul d’un super-ordinateur : 42 !

Ce nombre devenu culte chez les geeks (je ne vise personne, suivez mon regard !) a été repris à de nombreuses fois, notamment pour la célèbre école d’informatique de Xavier Niels & Co.

Mais les concepteurs de Mind42 affirment que la célèbre réponse n’est pas la seule raison de l’adoption de ce nom étrange : il faut prononcer 42 « four-two » ou « for two », afin de mettre l’accent sur l’aspect collaboratif du logiciel.

Celui-ci étant un « produit dérivé » de l’activité de l’entreprise, ses concepteurs ont voulu lui conserver le caractère gratuit.  Les seuls revenus générés par l’application sont des publicités, parfois un peu envahissantes, il est vrai.  On peut aussi s’en débarrasser en payant une obole de 9,99 euros par an ou de 29,99 € pour la formule « à vie ».

Une esthétique un peu sommaire, très rectiligne

J’ai donc créé une première mindmap que voici et qui reprend l’ensemble des dimensions que j’ai explorées.  Vous pouvez aussi découvrir cette mindmap en ligne sur Mind42, puisque cette application permet de diffuser des cartes publiques.

Carte Mind42 réduite

Ceci n’est pas le résultat d’une exportation vers PNG, mais une capture d’écran : il n’est pas possible d’exporter l’image d’une carte réduite : il faut exporter la carte entièrement déployée, ce qui donne ceci :

Carte Mind42 entièrement déployée

L’exportation au format image PNG fonctionne parfaitement.

Par contre, je le disais d’entrée, le côté esthétique est le parent pauvre de cette application de mindmapping et c’est un peu dommage.

Les branches sont très droites, les cartes d’apparence très carrée, très rectiligne.  Le visuel est un peu pauvre, avec des couleurs à peine visibles, des sujets qui ne peuvent prendre qu’une seule forme – la ligne droite – des images qui s’intègrent par URL uniquement, ce qui est loin d’être toujours pratique.

Les icones sont peu nombreuses et un peu basiques, il faut bien le dire, mais leur intégration est aisée : un clic sur le menu de gauche, sur l’étoile et on peut sélectionner l’icone voulue.

Collaboration en temps réel ou synchrone

La collaboration en temps réel – ou synchrone – avec d’autres personnes se fait sur invitation.  La personne qui invite envoie un e-mail aux personnes avec qui elle souhaite collaborer en ouvrant un menu – voir ci-dessous.

Invitation à collaborer sur la mindmap

Lors du travail en collaboration, une icone avec le nom de chacune des personnes indique qui est actif en ligne.   Simple mais efficace.

 Intégration de notes, hyperliens et des tâches

 

a) Intégration des Notes

Un clic sur l’icone Note provoque l’ouverture  d’un éditeur sous forme d’une fenêtre avec possibilité de créer un titre, des listes à puces ou numériques et de mettre les mots en gras.  Mais, malheureusement, pas de possiblité de modifier la taille des caractères, ni de mettre les mots en italique.

 La création de notes est donc très simple, mais l’éditeur se révèle un peu rudimentaire.

 b) Intégration d’enrichissements graphiques

 Ici, pas d’enrichissements graphiques : pas de relations – flèches liant les sujets – pas de limites ou nuages.

 Il n’y a donc pas moyen de souligner l’importance d’un groupe de sujets, par exemple, ni de montrer des relations entre des concepts posés sur des branches différentes.

 c) Intégration d’hyperliens

Ici, par contre, une bonne surprise : l’intégrateur d’hyperliens se montre à la fois simple et complet puisqu’il permet d’intégrer des URL  de sites web, des articles au choix de Wiki Link – la recherche s’effectue par mots-clés – ou une adresse email.

On peut aussi intégrer un hyperlien vers une autre mindmap issue de sa liste personnelle et la transformer en mindmap secondaire.  C’est très pratique pour créer une « chaîne » de mindmaps liées les unes aux autres.

 d) Intégration d’informations de tâches

Ici aussi, c’est très simple : l’intégration de todos se fait d’un clic et permet d’intégrer différentes données assez complètes :

  •  Taux d’achèvement
  • Niveau de priorité (Haut, normal ou bas)
  • Date d’échéance
  • Description de la tâche

Ce qui donne un affichage du type suivant :

 Montrer le dispositif de gestion des tâches – Normal priority – 50% – 01/22/2014

Ergonomie de l’application

L’ergonomie de l’ensemble est plutôt bonne.  L’ajout d’une branche de même niveau s’opère par le signe + au bas du sujet, ce qui s’avère trop lent pour travailler en live mapping, par exemple.

Mais il existe toute une série de rraccourcis clavier qui accroissent la vitesse d’exécution.

Le déplacement branches s’effectue d’un simple glisser-déposer, ce qui est très pratique pour un brainstorming ou une recherche de groupe en classe, par exemple.

Une Vue à vol d’oiseau – ou Birdview dans le jargon Mind42 – est aussi un élément intéressant : elle permet à tout moment de voir où on en est, de se déplacer dans une carte de grandes dimensions.

La fonction Zoom in/out est également très pratique.  On déploie ou réduit toutes les branches d’un clic sur l’icone du menu du haut, très pratique aussi.  On peut également déployer les sujets un par un avec le signe plus, ce qui donne la possibilité de présenter le contenu par branche ou par groupe de branches.

Par contre, il n’y a pas de module « Présentation », ce qui est dommage pour un logiciel qui se veut essentiellement collaboratif…

Révisions des différents stades de construction de la mindmap

 L‘application Mind42 effectue des sauvegardes automatiques de toutes les modifications de la carte mentale.

 Le choix du stade des révisions que l’on veut visionner s’opère par le menu du bas.  Le logiciel laisse le choix entre plusieurs versions selon le temps, comme le montre le menu ci-dessous :

Menu révisions

 Cela permet de voir où on en est, mais surtout comment on en est arrivé là.  Ce qui en cas de travail collaboratif est précieux, car chacun peut voir les évolutions d’une carte réalisée par d’autres pendant son absence.

Formats d’Importation et d’Exportation de Mind42

Mind42 importe uniquement le format Freemind, mais c’est un format qui s’est imposé comme standard.  On peut donc « récupérer » aisément des cartes créées avec XMind ou MindMeister, par exemple.

Les formats d’exportation, par contre, sont plutôt riches, surtout pour un logiciel gratuit :

  •  PDF : c’est le format que Mind42 utilise comme base de l’impression des cartes mentales
  • RTF ou texte enrichi : ouvrable et éditable avec Word ou tout autre traitement de texte
  • Formats d’image : JPG et PNG
  • Logiciels de mindmapping : Freemind et Mindjet MindManager
  • OPML : le format d’échange standards pour les logiciels de mindmapping
  • Mind42 : les cartes sont créées en ligne, mais peuvent être téléchargées et intégrées dans un email, par exemple

Le tout se fait de manière très simple ici aussi : en sélectionnant le format d’exportation dans le menu qui s’affiche.

Exportation au format d’image PNG

Système d’exploitation et navigateurs

Mind42 est une application en ligne, elle ne dépend donc pas du système d’opération de votre ordinateur.  Elle a été créée en HTML5 et CSS3.

Elle exige donc, pour fonctionner correctement, des navigateurs récents, tels que :

  • Mozilla Firefox
  • Chrome
  • Safari
  • Internet Explorer 9

Mais, c’est un logiciel propriétaire, vous ne pouvez donc pas utiliser le code source.  Par contre, ces concepteurs semblent assez ouverts aux développeurs et aux collaborations.

Communauté de Mind42

 Mind42, ce n’est pas qu’une application de mindmapping en ligne, c’est aussi un Blog qui informe régulièrement des nouveautés.

 C’est également un Forum actif et dynamique, où les utilisateurs s’aident mutuellement.

 Au niveau de l’aide, celle-ci ne peut se faire sur l’application qu’à travers un bouton « Help » qui renvoie vers le guide assez complet. Malheureusement, c’est une manoeuvre qui vous oblige à sortir de la carte et vous fait donc perdre du temps.

 Mind42 permet aussi la Publication de cartes avec les autres utilisateurs de la même façon que MindMeister ou XMind.

 On peut également choisir de partager ses mindmaps par des liens avec des personnes sélectionnées ou rendre ses cartes publiques, comme je l’ai fait pour celle qui illustre ce billet.

Conclusion : un logiciel de mindmapping réellement gratuit et collaboratif

Donc, à ma grande surprise, Mind42 se révèle plutôt bon !

Le côté le plus faible est sont esthétique un peu trop rectiligne à mon goût, mais pour le reste, l’application en ligne présente des caractéristiques très intéressantes.  Notamment en matière d’intégration de liens, de notes, d’exportations, d’importation au format Freemind, etc.

Son prix en fait une excellente solution pour les étudiants, qui apprécieront sans doute le côté collaboratif pour les travaux de groupe.  Mais ausi pour tous ceux qui veulent profiter d’une application de mindmapping collaboratif simple sans rien débourser.

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Apprendre à apprendre Etudier efficacement Jeunes Mémoire

Arts de la mémoire : comment utiliser le palais de mémoire ?

Qu’est-ce que le « palais de mémoire » ?  D’où vient-il ?  Et comment fonctionne-t-il ?

Comment l’intégrer dans une stratégie d’apprentissage ?

Je vous donne ici le fruit de mes lectures et de mes expériences personnelles avec cette méthode âgée de plus de 2800 ans…

Je lis parfois sur Internet des articles sur le « palais de mémoire » ou j’entends des personnes en parler.  Et je suis souvent choqué par le caractère incomplet, incompris, voire carrément erroné des informations que je découvre.

Il existe pourtant une vaste littérature sur le sujet.  Et dont les auteurs ne sont pas des moindres puisque le premier d’entre eux n’est autre que Cicéron.  Un des auteurs qui ont le plus influencé la totalité de la culture occidentale depuis 2.000 ans…

Une légende vivante : Simonide de Céos

Cicéron, dans son ouvrage « De Oratore »,  nous rapporte que l’inventeur de cette méthode est le poète lyrique Simonide de Céos, une des nombreuses îles grecques.  Nous n’avons aucun portrait de cet homme qui fut une véritable star à son époque : il a remporté des prix face au tragédien Eurypide ou  encore contre Pindare, son principal rival.  Mais, comme à toutes les stars, on lui a attribué bon nombre de légendes.  Il aurait été l’inventeur, entre autres, de 4 lettres du nouvel alphabet grec (voir l’illustration sur le vase ci-dessous).

Vase grec représentant Persée et Andromède

Mais surtout, selon Cicéron, il serait l’inventeur de la méthode des « loci » – lieux, en latin – encore appelée « mémoire locale« .

Simonide de Céos aurait été le premier poète rémunéré.  Il écrivait des poèmes pour les dirigeants de son temps.  Un jour, il en écrit un pour le tyran Scopas.  Mais, celui-ci est aussi avare que vaniteux.  Il reproche à Simonide d’avoir loué autant les jumeaux Castor et Pollux que lui dans son ode.  Et donc, il ne paiera que la moitié de la somme prévue.  Simonide n’a qu’a demander l’autre moitié aux demi-dieux…

Simonide n’a d’autre choix que de s’incliner.  Il participe au banquet donné par son maître et au cours duquel il devra sans doute réciter son poème.  Un serviteur vient le prévenir que deux jeunes hommes l’attendent à la porte du palais et le réclament avec insistance.  Intrigué, Simonide va à la rencontre des deux étrangers.  Au moment où il sort du palais, celui-ci s’effondre, écrasant tous les convives.  Les deux visiteurs, qui ne sont autres que Castor et Pollux, ont donc sauvé la vie de celui qui leur a dédié la moitié d’un poème.

La mémoire des lieux

Mais les familles sont en détresse : elles ne reconnaissent pas leurs proches, défigurés sous les débris.  Simonide déclare alors qu’il est capable de dire qui est qui : il était assis avec eux.  Et peut donc localiser chacun des corps et lui rendre son identité.  Cette circonstance lui aurait donné l’idée du « palais de mémoire« .  Un des procédés les plus anciens et les plus efficaces pour mémoriser de longues séquences.

L’historienne Frances Yates a remis à l’honneur les études sur les arts de la mémoire, notamment dans son livre The Art of Memory, dont il existe une traduction française.  Elle voit dans cette légende l’illustration d’une période de transition.  Car, pendant des siècles, les poètes ont récité leurs oeuvres sans les écrire.  Or, au moment où naît cette légende, l’écrit prend le pas sur la tradition orale.  Socrate méprisera l’écrit toute sa vie.  Platon, dans Phèdre, fait dire à  l’un de ses personnages que l’invention de l’écriture rendra les hommes bêtes, paresseux, qu’ils n’utiliseront plus leur mémoire et qu’ils oublieront qui ils sont…   Des arguments qui ressemblent étrangement à ceux qui accusent Internet et les livres numériques de tous les maux.   Mais ne sommes-nous pas, nous aussi, dans une période de transition similaire ?

Associez des lieux et des images

La méthode qu’aurait inventée Simonide de Céos – et qui existait sans doute depuis des siècles à son époque – consiste à associer lieux et images.  Dans mon article sur les principes de la mémorisation, je rappelais que ceux-ci sont au nombre de trois :

  1. L’ordre
  2. L’association
  3. La répétition

Le « palais de mémoire » ne fait pas exception à la règle.  Ici, l’ordre est donné par le trajet et les emplacements dans un bâtiment. ou dans une partie de ville : un quartier, une place, etc.

Lors de mes formations pour étudiants, je demande aux participants d’utiliser le lieu qu’ils connaissent le mieux : leur propre maison.

Maison – rez-de-chaussée

 

Utilisez un lieu connu pour mémoriser rapidement et à long terme

Le principe de la « mémoire locale » ou « palais de mémoire » est de placer une image qui représente la chose ou le mot dont on doit se souvenir dans une partie de l’immeuble, ici, le rez-de-chaussée de la maison.  Plus l’image est éloignée de la routine, mieux elle fonctionne : donc, on utilise le grotesque, le monstrueux ou une image qui déclenche une émotion – votre petit ami, votre vedette de cinéma préférée…

Quand je pratique cette méthode pour la première fois avec des participants de mes ateliers, je leur demande de dresser une liste de 20 mots : vingt choses dont ils auront besoin pour organiser la fête de leur anniversaire.  Selon la littérature scientifique, la mémoire de travail moyenne permet de retenir 7 mots, avec un écart-type de 2, soit de 5 à 9 mots.   Mais je rencontre de nombreux jeunes qui présentent une rétention de 11 ou 12 mots…

Mais (pratiquement) personne n’est capable de retenir 20 mots sans erreurs ni de les répéter dans un sens ou dans l’autre, depuis le premier vers le dernier ou vice-versa.

Associez image, sensations et localisation

Premier ingrédient pour notre fête : un saumon.  Nous allons le placer dans la boîte aux lettres, juste à côté de la porte.  Un beau saumon vivant, qui sent fort la marée et qui s’agite dans tous les sens.  Il mouille tout le contenu de sa boîte aux lettres et sa queue rose frappe la porte en cadence : boum ! boum ! boum !

Vous aurez compris à la lecture de ce premier item le fonctionnement de l’association : on place le saumon dans un endroit inattendu – on sort de la routine – et on associe un maximum de représentations sensorielles à chaque image : l’odeur de la marée, le mouvement de la queue, le boum-boum de celle-ci contre la porte, la sensation tactile du poisson mouillé…  tous ces éléments servent à renforcer la mémorisation.

Deuxième item : deux bouteilles de vin.   Celles-ci sont en réalité deux personnages à taille humaine, dont la silhouette est en forme de bouteilles, qui sont complètements saoules et qui titubent sur les marches du perron.  Elles rotent et chantent des chansons à boire.

Le troisième item : des couverts en plastique.  L’acteur préféré de notre participant est Johnny Depp.  Nous le déguisons en Chapelier fou, son rôle dans le film Alice de Tim Burton.  Johnny Depp est debout sur la table basse du salon, entre le sofa et les fauteuils.  Il jongle avec les couverts et danse une sorte de gigue tout en proférant des sons incongrus et en grimaçant comme dans le film.

Le quatrième item : de la musique.  Où allons-nous la placer ?  Dans l’installation hi-fi au salon ?  Certainement pas !  Nous allons louer les services d’un orchestre de Schtroumpfs que nous allons placer dans le four, à la cuisine.  A la moindre fausse note, on allume le four !

L’émotion favorise la rétention à long terme

Etc, etc. jusqu’à vingt mots, vingt images grotesques, monstrueuses, sexy ou amusantes, associées à vingt emplacement de l’endroit que nous connaissons le mieux au monde.

Les plus sophistiqués ajouteront un scénario à leur trajet.

Vous aurez compris le principe : nous nous souvenons mieux de ce qui sort de l’ordinaire.   De ce qui tranche avec la vie de tous les jours.  De ce qui nous touche.   Car la mémoire est très fortement liée à l’émotion.

J’ai effectué une recherche sur l’Elfstedentocht : cette course en patins à glace qui traverse 11 villes de Frise, dans le nord-ouest des Pays-Bas.   Tous les habitants me disent que les hivers là-bas sont extrêmement rigoureux, qu’il neige et qu’il gèle à pierre fendre chaque année.

Pourtant, ma recherche personnelle montre que la course a eu lieu 15 fois en 112 ans.  Les autres années, il ne gelait pas suffisamment pour organiser la course sur les cours d’eau de Frise…   Il a donc gelé dur 15 fois en plus d’un siècle, malgré ce que les habitants m’affirmaient.  Ils étaient pourtant sincères : mais leur mémoire n’avait gardé le souvenir que des hivers exceptionnels.  Ceux où ils s’étaient calfeutrés chez eux en attendant le jour de la course, où ils avaient traversé péniblement les champs couverts de neige.  Quinze hivers sur 112 !

C’est sur cette confrontation avec l’ordinaire que jouent les techniques d’association dans les arts de la mémoire.   La publicité aussi le sait bien : elle nous présente des endroits paradisiaques où la plupart d’entre nous n’iront jamais, des modèles dont la beauté surhumaine doit plus à Photoshop qu’à la sélection génétique, des produits fabuleux qui ne fonctionnent miraculeusement que sur le petit écran.   Nous le savons, dans le fond.   Mais nous achetons.   Parce que ces images surnaturelles ont trouvé leur chemin dans nos mémoires et nos émotions.  Et que nous ne demandons qu’à les revivre dans le réel.

Troisième principe : les répétitions

Cette méthode, très efficace, ne fonctionne que si on respecte le troisième principe : la répétition.  Il faut visiter et revisiter la maison et revoir régulièrement chacune des images dans son emplacement.  Parcourez le trajet dans un sens puis dans l’autre.  Ou depuis le milieu.

Les répétitions espacées sont aussi le principe de base des applications de flashcards, telles Anki ou Cerego.

Le « palais de mémoire » est utile pour retenir une liste d’objets.  Ou les éléments d’un discours ou d’une conférence.   Les avocats romains, comme Cicéron, étaient célébrés pour tenir des discours de plusieurs heures sans aucune note.   Mais le préalable de toute étude réellement efficace à long terme est la compréhension.  N’étudiez pas quelque chose que vous n’avez pas compris d’abord…

Bon travail et amusez-vous bien 😉

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Mémoriser des données complexes par l’image : l’exemple Microsoft

Comment mémoriser des données complexes ?  Comment se souvenir de mots de passe compliqués ?

Adam Stubblefield, un étudiant interne chez Microsoft, a eu une idée originale : combiner les tâches de Rorschach avec des acronymes.  La méthode est non seulement élégante : elle est terriblement efficace !

Les mots de passe représentent un véritable casse-tête : non seulement lorsqu’il s’agit de les créer, mais aussi au moment de s’en souvenir.

Tous les administrateurs de systèmes vous le diront : le maillon faible d’une chaîne de sécurité, c’est l’utilisateur, l’humain.

Ce dernier a tendance à créer des mots de passe trop simples pour pouvoir les retenir.  Et à les écrire sur des post-it parfois collés sur l’écran de l’ordinateur pour être certain de ne pas les oublier…   En outre, avec les logiciels et le matériel de « cracking » résoudre un mot de passe devient un jeu d’enfant.

Comment faire pour que les utilisateurs créent des mots de passe suffisamment complexes pour ne pas être facilement trouvés par un intrus ?  Et comment s’assurer qu’ils les mémorisent  ?

Il existe des générateurs de mots de passe.  Y compris des générateurs de mots de passe « mnémoniques ».  Mais le problème est que s’en souvenir n’est pas aussi simple que le prétendent leurs créateurs.  Comment mémorisez-vous AKovI3471YoP ?  C’est le mot de passe « mnémonique » que vient de me suggérer ce générateur.  J’ai bien ma petite idée pour Yop qui me rappelle une série de publicités.  Mais pour le reste ?

Dans mon article sur les principes de la mémorisation, je vous ai parlé des combinaisons d’associations.   Adam Stubblefield,  un étudiant de la John Hopkins University en internat chez Microsoft a inventé une méthode originale pour résoudre les deux problèmes des mots de passe : la création de mots suffisamment complexes et leur mémorisation à long terme.

Des taches d’encre à la rescousse de la technique

Taches d’encre à associer aux mots de passe

L’idée d’Adam Stubblefield était de suggérer aux utilisateurs une image suffisamment floue pour que chacun y associe quelque chose de différent : un peu comme les nuages dans lesquels chacun peut reconnaître une forme différente.  Il a donc pensé aux taches de Rorschach, qu’on utilise en psychologie.

La première étape a consisté en la création d’un programme générateur de taches d’encre aléatoires.  Ensuite, ces taches d’encre étaient montrées aux utilisateurs.   Ceux-ci devaient identifier mentalement la tache à un objet, une personne ou un animal.  Et écrire une très courte abréviation liée à cette tache.  La première et la dernière lettre du mot par exemple.  Si la tache évoquait une mouche, l’utilisateur tapait « M » et « E » sur son clavier.   De même pour chaque tache de la séquence.  D’autres ont vu un homme volant ce qui donne « H », « E », « V » et « T » pour une seule image.

Un des points forts de la méthode est que même si les personnes voient la même chose dans une tache, elles ont souvent des façons différentes de la décrire et elles génèrent donc des mots de passe différents.

Chaque personne a dû mémoriser les associations avec dix images. Cette mémorisation s’est faite simplement en visionnant plusieurs fois de suite la séquence des images.  De nouveau le principe de la répétition qui suit celui de l’ordre et de l’association.

A la fin, les 25 personnes qui étaient soumises à cette expérience avaient des mots de passe comptant entre 50 et 80 lettres dont l’ensemble ne signifie rien.  Impossible à retenir…

Sauf que… Après une semaine, 18 des 25 personnes se souvenaient encore de l’intégralité de leur mot de passe !  Quant aux autres, elles se souvenaient des associations avec 9 images sur 10 !

Adam Stubblefield en déduisit donc qu’avec un mot de 20 lettres, par exemple, on pourrait obtenir 100 % de rétention.  Après avoir tapé ce mot un certain nombre de fois, il est pratiquement impossible de l’oublier.

Une des dimensions importantes qui ont assuré la réussite de cette expérience, c’est son caractère ludique : de nombreux participants ont déclaré avoir éprouvé du plaisir à définir leurs mots et à les mémoriser.  Une fois de plus, une émotion positive associée à une activité ou à une notion renforce sa mémorisation.

Vous pouvez lire l’article en anglais sur cette recherche sur les Microsoft inkblots ou télécharger le rapport complet d’Adam Stubblefield et Dan Simon.

Et vous ?  Que voyez-vous dans ces taches ?  Et quels mots de passe avez-vous créés ?

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Arts de la mémoire : les principes de la mémorisation

Quels sont les principes de mémorisation utilisés dans les arts de la mémoire ?   Comment mémoriser des quantités d’informations sans se tromper ?

Quel rôle peuvent encore jouer les arts de la mémoire à l’ère numérique ?

Ce sont quelques questions que je me pose depuis quelques années.  Et sur lesquelles je voudrais échanger avec vous au cours d’une nouvelle série d’articles.

Les arts de la mémoire ont connu une longue éclipse avant d’être remis à l’honneur par les livres de Dame Frances Yates.  Et d’être repris comme tentative d’explication du fonctionnement des mindmaps par Tony Buzan.  Je prépare une conférence avec Métalectures sur ce thème.  Et j’utilise ces principes de mémorisation tant dans mes Formations « J’étudie plus efficacement » que lors de mes séances de coaching-étudiant.

Mais quels sont les principes qui ont été utilisés par les « mnémonistes » au cours des 3 derniers millénaires pour mémoriser tant des discours que des poèmes ou des formules de mathématiques ?

Trois principes fondamentaux

En fait, ces principes sont au nombre de 3.  Oui, vous avez bien lu : trois !

  1. L’ordre
  2. L’association
  3. La répétition

Sur la carte heuristique suivante, j’ai dessiné quatre branches : j’ai scindé « association » et « combinaison d’associations » pour une question de visualisation.  Mais c’est totalement arbitraire.  Cette carte est disponible sur Biggerplate pour un téléchargement gratuit au format XMind.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Arts de la mémoire – principe de mémorisation

J’ai essayé, en utilisant une série de sources et mon expérience personnelle, de rassembler les principes de mémorisation et les techniques associées.  Je ne prétends pas à l’exhaustivité : si vous en connaissez d’autres, surtout, dites-le moi.  Je serai plus qu’heureux de les associer à ma panoplie !

1. L’ordre

Pour mémoriser, il faut d’abord placer les éléments à retenir dans un certain ordre.

Cet ordre peut être spatial, comme dans le cas des « mémoires locales » comme le célèbre « palais de mémoire« .  On place les objets à retenir dans un lieu.  Et on définit un parcours entre les différents objets placés dans différents endroits du lieu.  Je reviendrai sur le palais de mémoire qui est l’une des plus anciennes et l’une des plus efficaces techniques de mémorisation.

Il peut être chronologique : des événements situés dans le temps peuvent servir de trame.  Mais là, je pense davantage à la scénarisation qu’à une chronologie pure et simple.  Je ne connais pas d’exemple qui utilise une simple chronologie.  Et il s’agit donc davantage d’un ordre de type narratif qui insère une chronologie dans le récit.

Il peut être logique : c’est le cas de l’ordre dialectique ou des taxonomies.

2. L’association

C’est le fait de lier un concept et une image, par exemple.  Notre mémoire des images est en général bien meilleure que la mémoire des mots.

Pour se souvenir des chiffres, on utilise aussi l’association avec des images.  Le blog de mon ami Bernard Lamailloux en offre une magnifique illustration sur cette page Vous avez une mémoire extraordinaire.

L’association peut être phonétique : on part de la similitude entre les sons d’un nombre et celui d’un objet ou d’une personne : le chiffre « un » est associé au mot « hun », par exemple.  On utilise énormément les « acronymes » ou expressions formées des initiales de chacun des mots à retenir : CQQCOQP joue à la fois sur la similitude phonétique « C’est cucu, c’est occupé » et sur l’acronyme des sept questions formulées par Quintilien : Combien ? Qui ?  Quoi ?  Comment ? Où ? Quand ?  Pourquoi ?

L’association sémantique est plus rare, mais elle peut être très efficace comme dans le cas suivant : le cosinus est menteur et raciste.  Si vous ne me croyez pas, allez consulter cette (très longue) liste de mnémoniques dans laquelle figure l’explication de cette affirmation pour le moins bizarre.

Vous avez dit « bizarre » ?  Oui, car dans les arts de la mémoire, ce qui sort de l’ordinaire, de la logique, de la routine, de l’ordre attendu des choses se mémorise mieux.  Et donc, les associations bizarres – sons incongrus, noms ou phrases stupides, images grotesques, etc. – sont des moyens mnémotechniques plus efficaces que les associations « logiques ».

Stanislavski, dans sa formation des comédiens, utilisait la mémoire affective : il demandait aux comédiens de se rappeler des émotions vécues pour « animer » leur représentations.  Il leur demandait aussi d’associer ces émotions à un geste, ce qui n’est pas sans rappeler l’utilisation de la mémoire kinétique (mouvement).

Les combinaisons d’associations

Mais ce qui fonctionne le mieux, c’est la combinaison d’associations.   Associer une idée à une image placée dans un ordre particulier, comme dans le palais de mémoire.

Dans le cas des épreuves de cartes au championnat mondial de la mémoire, les mnémonistes associent les cartes à un personnage et à une narration.  Cela donne, chez les joueurs entraînés, les résultats surprenants comme celui-ci : Ben Pridmore, 4 fois champion du monde, qui mémorise un jeu de cartes entier en 24,97 secondes !  Record battu depuis…

Les mindmaps associent les mots-clés, les images, les couleurs, la disposition spatiale des branches et les relations pour aider à mieux comprendre à à mémoriser.

Microsoft a mis au point une méthode de mémorisation des mots de passe à l’aide d’images et d’acronymes  : un bel exemple d’utilisation d’une technique pluriséculaire rénovée par une entreprise high-tech !

Enfin, certaines méthodes allient chiffres et lettres pour mémoriser des suites complexes de nombres, comme les décimales de Pi : le principe se base sur un « poème » composé de mots dont le nombre de lettres est égal au chiffre à retenir :

Que j ’ aime à faire apprendre un nombre utile aux sages !

3     1    4     1   5     9                    2        6          5         3        5

Le poème proposé dans la liste de mnémoniques permet de retenir les 126 premières décimales de Pi.  Une paille à côté des 22.514 que Daniel Tammet a pu réciter lors d’un gala londonien en mars 2004 !

3. La répétition

Il y a au moins un point sur lequel s’accordent tous les auteurs qui ont écrit sur la mémoire depuis l’Antiquité: on ne retient bien, avec ou sans les autres méthodes, que si l’on répète plusieurs fois ce que l’on doit mémoriser.

Lorsque le mnémoniste place des images dans son palais de mémoire, il parcourt ce dernier plusieurs fois dans un sens et puis dans l’autre pour renforcer la mémorisation.

Le mindmapping propose une mode particulier de répétition : la réactivation.  Qui consiste à revisiter sa carte une heure après l’avoir conçue et à intervalles réguliers par la suite.  Intervalle dont la fréquence peut varier d’une personne à l’autre.

De nouvelles théories basées sur les neurosciences cognitives préconisent des répétitions espacées : c’est la base de l’utilisation des flashcards, qu’elles soient manuelles ou numériques comme celles que permet de créer Studyblue, par exemple.

C’est sur cette même théorie qu’est basée l’application Anki, compatible avec XMind, dont je vous reparlerai bientôt.

Enfin, d’autres théories sur la mémoire épisodique préconisent les exercices variés sur la même matière comme méthode de répétition.  C’est ce que je ne cesse de répéter au cours de mes ateliers Apprendre A Apprendre : que vous soyez visuels, auditifs ou kinétiques.  Variez les exercices !  Cela vous évite la lassitude liée aux mêmes exercices répétés inlassablement.  Surtout aux résumés et aux relectures totalement inefficaces…  Et vous mobiliserez différentes parties du cerveau qui seront prêtes à vous répondre au moment de l’examen.

Cet article n’est qu’un aperçu des différents principes de mémorisation.  Je reviendrai dans les prochaines semaines sur chacune des techniques évoquées.  Si vous en connaissez d’autres, si vous avez des expériences dans ce domaine : n’hésitez pas !  Utilisez les commentaires ou la page Contact pour me faire part de vos remarques, de vos suggestions, de vos expériences 😉

A bientôt !

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Une sitemap interactive pour mon site web avec XMind et Thinglink

Comment créer une sitemap – ou carte de navigation dans votre site – à partir d’une mindmap XMind ?

Une fois de plus, j’ai fait appel à Thinglink pour résoudre ce problème : l’absence de carte interactive en ligne chez XMind.

Et j’ai créé la sitemap de mon nouveau site web avec cette solution : une carte heuristique XMind contenant des liens et une description de contenu avec Thinglink!

J’avais déjà utilisé Thinglink avec le logiciel de mindmapping Novamind pour réaliser une carte interactive sur mes ateliers Apprendre A Apprendre ainsi que pour un cycle de formations sur le mindmapping pour l’entreprise.

Mais j’avais envie d’aller plus loin et de donner à mon nouveau site web – marco-bertolini.com – une sitemap interactive basée sur XMind et sur Thinglink.

Chacun des sujets de ma mindmap représenterait une page : les visiteurs pourraient promener leur souris sur la carte pour voir apparaître les liens, ainsi qu’une brève description du contenu de la page.  Il leur suffirait de cliquer sur ces liens pour atterrir sur la bonne page.

Une sitemap claire et ludique

En outre, une mindmap est un outil visuel particulièrement clair  et ludique : le visiteur pourrait avoir une vision globale du contenu du site d’un seul coup d’oeil.

Et l’utilisation des images et des couleurs transformerait un document « obligatoire » en une image attractive !

Je m’y suis donc attelé.  J’ai d’abord créé une mindmap ou carte heuristique avec XMind, reprenant chaque page du site web.  Ensuite, j’ai exporté cette carte au format d’image PNG.    Puis, j’ai téléchargé cette image sur le site de Thinglink.  Et j’y ai édité les liens et les descriptions de page.

Edition des liens et des description de pages de la sitemap dans Thinglink

Ensuite, j’ai sauvegardé l’image sur Thinglink.   Et enfin, j’ai choisi l’option « embed » – ou intégrer dans un site web – et j’ai recopié le code HTML de mon image.

Il m’a suffit de l’intégrer dans la page Sitemap de mon site web pour pouvoir l’afficher.  Il n’y a donc pas besoin d’être programmeur ou de connaître le code HTML pour éditer une sitemap sous forme de carte interactive avec Thinglink, contrairement à d’autres solutions.  J’ai créé mon site avec Weebly : une solution qui me permet de concevoir et de mettre à jour mes sites web de manière très simple.

Voici la sitemap terminée : cliquez sur l’image pour voir l’original avec les liens et la description du contenu des pages.

Sitemap interactive du site Marco Bertolini – Conseil et Formation

Cela veut dire aussi qu’à chaque mise à jour du site, je vais devoir modifier la map et y inclure tous les liens à nouveau.

Mais je crois que le résultat en vaut la peine.

Cette carte a été entièrement réalisée avec la version gratuite d’XMind !

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà utilisé ce type de carte interactive pour votre site web ?  Quelle solution avez-vous adoptée ?  Et quels logiciels ou applications avez-vous utilisé ?

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MindMaple : un logiciel de mindmapping complet pour un prix dérisoire

Envie d’un logiciel de Mindmapping complet et pas cher ?  Au graphisme élégant et aux possibilités innombrables ?

Et qui évolue constamment pour offrir à ses clients de nouvelles fonctions intéressantes ?  Le tout pour un prix dérisoire ?

Alors, jetez un coup d’oeil du côté de MindMaple !

Article mis à jour le 23-03-2013 : précisions sur la plateforme collaborative de Mindmaple. Version pour iPhone.

S’il apparaît de nouveaux logiciels de mindmapping – ou qui se prétendent tels – quasiment toutes les semaines, on ne peut malheureusement pas dire qu’ils se valent tous.  Certains peuvent à peine afficher 4 mots, 3 images et deux flèches.  Le tout non-paramétrable, bien entendu.  Et c’est vendu comme du mindmapping…

Avec MindMaple, vous êtes dans un tout autre univers.

Lorsque je l’ai vu et essayé, il y a environ un an et demi, c’était un logiciel au graphisme intéressant mais aux fonctions limitées.   Quelque part entre une version beta d’XMind et une période d’essai d’iMindMap…

Aujourd’hui, le logiciel a évolué de façon spectaculaire !  Mais pas son prix…  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Essai du logiciel de mindmapping MindMaple

Un logiciel extrêmement complet…

La prise en main de ce programme est extrêmement aisée : cliquez sur le sujet central, glissez et votre premier sujet principal est créé.  Répétez l’opération et vous créez un sous-sujet.  Une pression sur la touche Enter et vous obtenez un autre sujet de même niveau.

Tout est paramétrable : la couleur, la taille, le style du texte, mais aussi la forme, le contour, le contenu des sujets, la forme des images, leur contraste, leur luminosité, leurs couleurs, etc.  Vous pouvez inclure des limites – ou nuages – et des relations de façon aussi simple.

Les menus sont très lisibles : vous êtes dans un environnement MS Office 2007-2012.

Le logiciel gère aussi les tâches et les ressources pour la gestion de projet.  Il est multicartes : vous pouvez ouvrir plusieurs cartes dans un classeur.

Les imports-exports sont très nombreux avec la plupart des programmes standards : Word, Excell, PowerPoint, mais aussi PDF, Freemind, Mindjet MindManager…

Les sujets flottants s’introduisent d’un double clic sur le fond de la carte comme dans XMind.  Les sujets sont déplacés en cliquant sur une croix comme dans Novamind.

Et enfin, le prix est plus qu’attractif : il existe une version gratuite, MapleMind Lite, qui permet de faire énormément de choses.  La version Pro coûte 9,99 dollars en version annuelle et 49,99 dollars en licence à vie…

Des possibilités de structures impressionnantes

MindMaple est bon en mindmapping, vous l’aurez compris.  Mais ce logiciel est aussi très plastique.   J’entends par là qu’il peut s’adapter à d’autres structures.

J’ai voulu tester le programme en matière d’organigramme et voir à quel point on peut y intégrer d’autres structures secondaires.

Il passe le test avec élégance : jugez plutôt !

Essai de structure « organigramme »

J’ai imaginé la présentation d’activités parascolaires pour une école primaire.  J’ai donc créé une structure en organigramme et essayé d’y inclure des structures en arbre logique gauche, organigramme bas, classe droite.

Le résultat est plutôt convaincant.

Par contre, MapleMind n’existe pour l’instant que pour la plateforme Windows, l’iPhone et l’iPad.  Dommage.  Une version Mac est annoncée pour bientôt.  Ses cliparts sont plutôt pauvres : dommage aussi pour un logiciel au graphisme si fluide et élégant.

En conclusion 

Voici un logiciel qui a évolué de manière spectaculaire en un peu plus d’un an, passant du stade du protomindmapping à celui de concurrent sérieux de logiciels comme XMind…

Les menus sont ergonomiques, le style graphique entièrement paramétrable est très séduisant et les possibilités de structures, d’import-export et de gestion de projets sont nombreuses et bien conçues.  Le tout pour un prix dérisoire.  Ce qui, à mon avis, en fait un programme de choix pour les communautés éducatives ou les étudiants, par exemple.

Depuis mars 2013, MindMaple offre une plateforme collaborative en temps réel basée sur une connexion avec Google Drive.

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Préparation d’interrogation pour Noa : Tsahal

Etudier avec les cartes heuristiques ?

Oui.  C’est possible. C’est efficace !

Un exemple de plus avec la préparation à une interrogation.  Noa a réalisé une carte sur Tsahal, l’armée israélienne.

Le mindmapping ou cartographie heuristique permet de comprendre et de mémoriser plus facilement que la prise de notes classiques.

En distinguant les concepts par les différentes branches, les mots-clés, les couleurs.  En créant du lien et en associant les différents éléments qui composent la carte.

Un nouvel exemple de ce qui est possible avec Noa, participante à l’atelier Apprendre A Apprendre de Bruxelles.

Voici le premier jet que m’a envoyé Noa :

Premier jet

Rien à redire sur la structure : c’est complet, très bien pensé, remarquablement structuré.

Un seul point faible : la lisibilité.

J’ai donc proposé à Noa de retoucher sa carte et voici ce que cela donne :

  • j’ai ajouté des rectangles blancs aux sujets et sous-sujets pour qu’ils ressortent davantage sur l’image du fond
  • j’ai modifié quelque peu la couleur des branches pour la même raison
  • j’ai ajouté des images pour renforcer la compréhension et la mémorisation de l’ensemble

Voici le résultat final :

Le résultat final

Noa dispose de toute l’information dont elle a besoin sur une seule page.

Les couleurs l’aident à distinguer les différents concepts, ainsi que les positions différentes sur les branches.

L’association mot-clé – image permet un renforcement de la mémorisation.

Pour réactiver sa mémoire, le mieux est de relire sa carte une heure après l’avoir réalisée, de préférence en suivant les branches avec les doigts pour activer également la mémoire kynétique – celle du mouvement – en modifiant éventuellement certains points de sa carte.  Et puis, de revisiter régulièrement sa carte avant l’interrogation : la mémoire a besoin de répétition.  On ne le répétera jamais assez !

Essayez vous aussi : vous pouvez télécharger la version gratuite d’XMind.  Et vous pouvez vous aussi vous inscrire à l’atelier Apprendre à Apprendre que nous organisons à Liège le 23 août prochain !  Ou vous pouvez bénéficier de nos formules de soutien scolaire individuel !

Bon travail et bonne chance à tous les étudiants qui sont en bloque en ce moment 😉

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Deviens policier scientifique

Deux ressources pour les jeunes qui s’intéressent à la criminologie.

L’une nous vient du Centre des Sciences de Montréal et l’autre d’Interpol elle-même.

Toutes deux vous font découvrir l’univers de la criminologie de l’intérieur en faisant appel au virtuel.

Aujourd’hui : Autopsie d’un meurtre !

Le Centre des Sciences de Montréal propose une exposition gratuite virtuelle mais surtout interactive : Autopsie d’un meurtre.

Le visiteur devient l’acteur de l’enquête : il endosse la panoplie du spécialiste de la police scientifique, combinaison blanche, gants, etc.

Scène de crime

Le choix des indices à analyser

Mais surtout, il doit analyser les indices laissés sur la scène de crime en choisissant la meilleure technique.  Par exemple, pour une trace de sang, utiliserez-vous la photo, le polilight, les empreintes digitales, etc. ?

Vous avez choisi le polilight ?  Bien vu !

Voici l’explication de cette technique dans le jeu :

Sélectionner un laboratoire

Ensuite, l’échantillon de sang est envoyé au laboratoire pour analyse.  Quel laboratoire ?  Ici aussi, l’internaute doit choisir entre différentes solutions.

Le laboratoire de génétique fournit des explications sur les instruments utilisés, mais aussi sur le métier de technicien labo et sur la science de la génétique et ses pionniers.

Une animation sur l’extraction de l’adn et son analyse montre clairement toutes les phases du traitement scientifique de ce type de preuve.

Les textes sont toujours accessibles sans être simpliste, les illustrations claires et facilement compréhensibles.

Notre avis : une exposition virtuelle de grande qualité qui respecte son public.  L’image, la scénarisation  et la dynamique générale de cette exposition l’apparente à un serious game ou jeu sérieux de qualité.  Le jeu est disponible en deux langues, le français et l’anglais.  Accessible aux étudiants du secondaire qui s’intéressent à la criminologie et aux techniques policières.

A recommander sans restriction !

Demain, découvrez Interpol avec un autre site et un serious game !

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