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Storytelling digital

Comment et pourquoi utiliser des infographies dans vos présentations

Souvent, des personnes me demandent pourquoi elles devraient ajouter des infographies ou des graphiques dans leurs présentations.  Et si oui, comment le faire de façon adéquate.  Voici quelques conseils sur « comment et pourquoi utiliser des infographies dans vos présentations ».

Avertissement : Ce texte est l’adaptation française d’un article en anglais publié sur le site d’Infogram.  Infogram est une application en ligne de création de graphiques et d’infographies interactives.   Depuis quelques semaines, je suis ambassadeur pour Infogram.

J’ai animé un wébinaire le mercredi 2 août 2015 sur le thème des infographies dans les présentations et cet article a été publié en parallèle.  Je voulais que mes lecteurs francophones puissent eux-aussi lire ce texte et voir la présentation qui a été réalisée avec Canva avant d’être partagée sur Slideshare.  Bonne lecture 🙂

Des présentations d’entreprise d’un ennui mortel

Vous êtes assis dans la salle de réunion de votre entreprise.  Et l’un de vos collègues montre sa présentation.  Une énorme collection de slides remplis à ras-bord de données butes ; une interminable série de captures d’écran de feuilles Excel.  Après une demi-heure de ce traitement inhumain, votre cerveau a explosé et vous pouvez à peine vous souvenir de votre nom de famille.

Ce scénario vous semble familier ?  Oui, un nombre effrayant de présentations d’entreprises ressemblent toujours à ça…

Et donc, comment pouvez-vous améliorer vos présentations et épargner à votre public une expérience aussi pénible ?

Deux canaux distincts pour vos présentations

Avant – il me semble qu’il y a un siècle – il n’y avait pas Internet et la seule façon de montrer vos présentations était la voie orale.  Vous vous teniez debout sur la scène et vous commenciez à parler à votre public.  Et vous leur montriez une présentation visuelle (presque toujours un PowerPoint).

Aujourd’hui, les présentations les plus populaires sont publiées sur Internet, sur des sites sociaux comme Slideshare ou sur les réseaux sociaux.

Et cela fait une grande différence.

Lorsque vous êtes sur scène, VOUS êtes l’attraction principale : vous êtes l’orateur.  Et la présentation est un simple support visuel, sensé renforcer votre message.

Il y a une règle de fer à ce propos :

  • « Si votre support visuel dit la même chose que vous, l’un de vous deux est de trop et doit être évacué… J’espère que ce n’est pas vous… »

Si votre présentation est distribuée sur le Net, c’est un médium indépendant, il doit être autosuffisant : votre texte et vos images doivent être compris par eux-mêmes.

Ce qui signifie que vous pouvez ajouter un peu d’information à votre présentation.

Ou vous pouvez ajouter une bande sonore à votre PowerPoint (Slideshare vous permet d’ajouter des fichiers MP3 à vos présentations).

Supposons que votre présentation est le support visuel d’une communication orale

J’appartiens à la même école que Dan Roam quand il s’agit de présentations.  Et je crois réellement que la meilleure façon de créer une présentation efficace c’est de raconter une histoire.  Et de la dire avec des images.

La plupart des présentations ne racontent pas d’histoire.  Et parfois, on vous donne l’ordre de créer un simple rapport.  C’est le facteur-clé pour créer des présentations ennuyeuses…

Supposons que votre présentation est le support visuel d’une communication orale

Ok, mais comment créer des présentations pas trop ennuyeuses ?

Vous pouvez, dans une certaine mesure, éviter les principaux pièges du rapport ennuyeux (et préserver les neurones de vos auditeurs).

Créez une série de questions. Et si on en croit Dan Roam, six questions suffisent et devraient vous indiquer quel type d’images utiliser.

Voici une mindmap qui résume les questions et les types d’images que vous pouvez utiliser pour illustrer vos présentations. (Vous pouvez la télécharger gratuitement au format XMind sur ma page Biggerplate).

Les questions à vous poser pour choisir la bonne illustration

Les graphiques et infographies sont pertinents pour trois types de questions

  • Quand : créez une ligne du temps ou utilisez un graphique avec des lignes qui montrent l’évolution de votre entreprise, des ventes, etc.
  • Combien : ici, les histogrammes (barres horizontales ou colonnes) sont rois. En particulier, si vous devez effectuer des comparaisons. Nos yeux sont remarquables lorsqu’il s’agit de comparer des longueurs mais très insuffisants pour comparer des surfaces (en particulier des cercles ou des bulles)
  • : utilisez des cartes de géographie, accompagnées de légendes, d’étiquettes et d’autres éléments visuels
  • Qui et quoi : ce sont les photos et les portraits qui illustrent le mieux ce type de question
  • Comment : est parfaitement traduit par les diagrammes de flux et les cartes conceptuelles
  • Pourquoi : créer une « équation », montrez la conjonction des facteurs qui ont déclenché la question

Un exemple : vous racontez l’ évolution de votre département. Commencez par la question pourquoi. Ensuite, continuez avec quand, combien, qui, etc. et illustrez chaque point par de belles photos et des graphiques colorés au lieu de colonnes de chiffres imbuvables…

Essayez d’humaniser vos données

Personne ne tombe amoureux d’un affichage de feuille Excel ou d’une parade de chiffres bruts.

Si vous devez présenter des données brutes, au moins, essayez de les humaniser.

Montrer des graphique peut déjà soulager votre public : le cerveau calcule les signaux visuels 60.000 fois plus vite que les mots (non, ce n’est pas une erreur typographique : vous avez bien lu 60.000 fois !).

Et donc, profitez de cette impressionnante caractéristique du cerveau et utilisez des graphiques et des infographies.

Réduisez l’échelle de vos nombres pour pouvoir se représenter leur importance

Le cerveau humain est vraiment pauvre quand il s’agit de se représenter de grands nombres. Si vous devez parler de données qui comportent des nombres à 7 chiffres, essayez d’ en réduire l’échelle.

Un exemple : chaque année, 8.000.000 de personnes meurent du cancer. C’est un nombre énorme. Mais un nombre abstrait :comment pouvez-vous visualiser mentalement 8.000.000 de personnes ?

La réponse est simple : on ne peut pas !

Réduisez donc ce nombre à l’échelle de la durée de votre présentation :

  • « Je vais vous parler pendant 20 minutes. Et au cours de ces 20 minutes, 305 personnes mourront du cancer« 

Ce « 305 » est un nombre à échelle humaine : vous pouvez vous faire une représentation mentale de ce type de nombre.  Et vous pouvez vous sentir concerné par cette réalité, simplement parce que vous pouvez vous la représenter mentalement.

Dans le même temps, montrez à votre public un graphique avec les nombres réels.  Cela va les aider à mesurer l’échelle réelle de vos faits tout en ressentant de l’empthie pour les 305 personnes dont vous parlez.

Reliez vos données au  public de votre présentation

Une autre façon d’humaniser vos données est de relier ces chiffres à votre public.  Disons que ce nombre est de 250.  Et vous vous adressez à un auditoire d’environ 1.000 personnes.   Pendant votre discours, vous pouvez leur dire qu’un quart d’entre eux sont concernés par le type de fait dont vous parle.

Comment ne pas se sentir impliqué par cette façon de procéder ?

Storytelling and data storytelling : une autre façon de présenter

Le Storytelling traite des personnes et de la façon dont elles luttes les unes contre les autres ou contre les choses, les événements.

Ca ne conçerne pas les données…

Lorsque vous créez une présentation, vous devez garder cela à l’esprit.  Si vous choisissez d’utiliser les techniques du storytelling, votre présentation doit d’abord parler d’êtres humains et de leurs relations : entre eux ou avec le monde.

Vos données sont là uniquement pour soutenir l’histoire, la succession des événements, la façon dont le héros de votre histoire se débrouille avec ses ennemis.

Si vous utilisez des graphiques ou des infographies, elles doivent se mettre au service de votre histoire et non pas l’inverse.

Il est aussi très important de contextualiser vos données.  En tant qu’orateur ou présentateur, vous avez le devoir de préserver l’intégrité de vos données : vous devez les rendre accessibles à votre public, mais ne jamais les simplifier à l’excès.  Une sursimplification entraîne souvent une distorsion de vos données.

En parlant de distorsions, méfiez-vous de certains programmes qui vous proposent de fabuleux effets 3D.  Un graphique en camembert en 3D peut entraîner une visualisation déformée – et donc faussée – de la réalité derrière les chiffres.

Quel programme utliser pour créer une présentation avec des graphiques ou des infographies ?

Personnellement, j’adore travailler avec Prezi.

Sa fonction de zoom vous permet de souligner ce qui est important dans vos graphiques.  Et les effets de translation ou de rotation des images rend le tout très dynamique.

Malheureusement, lorsque vous utilisez Prezi, vous perdez toute l’interactivité des infographies d’Infogram.

Mais il y a une nouvelle génération d’application qui rendent possible la présentation d’infographies tout en conservant leur caractère interactif.

L’une d’entre elle est Bunkr : elle vous permet de présenter en ligne et d’intégrer différents objets,  dont les infographies d’Infogram.  Comme l’infographie est réellement  intégrée dans le slide, elle conserve toutes ses caractéristiques, y compris la faculté d’interaction. (J’en reparlerai bientôt sur ce blog).

SlideDog est une autre option, puisqu’il vous permet de mixer des vues de différentes sources (PowerPoint, fichiers PDF, présentations Prezi, pages Web, etc.  Je parlerai aussi bientôt de cette application).

J’espère que cet article aura titillé votre envie d’intégrer quelques graphiques ou infographies dans vos présentation à l’avenir.

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Logiciels

Comparatif : cinq applications et logiciels de mindmapping collaboratif

Les entreprises s’intéressent de plus en plus aux outils collaboratifs.  Qu’en est-il du mindmapping ?  Voici un comparatif de cinq logiciels de mindmapping collaboratif en ligne.

 

 

Les entreprises et institutions de toutes tailles s’intéressent de plus en plus aux outils collaboratifs.  Des outils qui permettent, souvent à coût réduit, de collaborer à distance, en temps réel ou différé.

Il existe aujourd’hui des dizaines d’outils collaboratifs pour répondre à une pléiade de situations différentes.

Qu’en est-il du mindmapping ?

 Mindmapping, des outils collaboratifs très différents

J’ai analysé pour vous cinq logiciels de mindmapping qui se disent « collaboratifs ».  J’ai comparé leurs caractéristiques et leurs fonctionnalités et je les ai résumées dans quelques infographies que j’ai réalisées avec Infogr.am.

Cinq logiciels de mindmapping collaboratif

Ces cinq logiciels et applications sont :

  • Mindmeister : une application en ligne développée par la société allemande Meisterlabs
  • Mindomo : une application en ligne crée par une PME roumaine
  • Wisemapping : une application en ligne, gratuite et open source qui nous vient d’Argentine
  • Mind42 : une application gratuite dont le nom est un hommage à l’oeuvre de Douglas Adams
  • Mindmup : une application en ligne, freemium et qui évolue bien

Je n’ai pas tenu compte de Framindmap dans mon comparatif pour la bonne raison que cette application a été transformée récemment.  Le groupe d’éducateurs derrière Framindmap a abandonné son propre projet pour adapter une version « maison » du logiciel open source Wisemapping.   Les conclusions qui s’appliquent à Wisemapping dans le présent article s’appliquent donc également à Framindmap.

1. Collaboration : temps réel ou temps différé

Pour les outils collaboratifs, il existe deux modes de temporalité :

  • le temps réel (ou synchrone) : tout le monde peut travailler en même temps sur la même mindmap
  • le temps différé (ou asynchrone) : on travaille sur la même mindmap, mais pas en même temps
Temps de la collaboration

La table ci-dessus synthétise mes observations à ce propos.  Mindmeister, Mindomo, Mind42 et Mindmup permettent réellement de travailler en temps réel ET en temps différé, tandis que Wisemapping ne permet de travailler qu’en temps différé.

Vous pouvez donc inviter une ou plusieurs personnes à travailler sur la même carte, mais pas en même temps.

La plupart des logiciels gratuits (ou freemium) offre donc la même fonctionnalité que les logiciels propriétaires.

Tous ces logiciels offrent un partage de carte intégré, sans faire appel à une plateforme extérieure, sauf Mindmup qui utilise Google Drive (c’est aussi le système qu’utilise Mindmaple).

2. Intégration : des différences notables entre les « gratuits » et les payants

La différence la plus notable entre les logiciels gratuits et les logiciels propriétaires tient sans doute dans leurs capacités d’intégration.

Voyez l’infographie suivante :

Facultés d’intégration des logiciels de mindmapping collaboratif

Tous les logiciels, sans exception, intègrent des images ou des pictogrammes.  Tous proposent des notes écrites, intégrables dans les branches (ou sous-sujets).  Tous ces logiciels proposent également l’intégration d’hyperliens dans les mindmaps.  Ce qui permet aussi de lier une carte principale à une carte secondaire.

Pour ce qui est de l’intégration de tâches – pour la gestion de projet, par exemple – seul Wisemapping ne la propose pas.

Des limitations très gênantes dans les logiciels gratuits

Par contre, seuls les deux logiciels propriétaires, Mindmeister et Mindomo offrent des notes audio : vous pouvez donc enregistrer votre voix et attacher cet enregistrement dans un sous-sujet de votre carte mentale.  C’est très pratique pour étudier ou pour communiquer avec vos collègues dans une carte collaborative.

Seuls Mindmeister et Mindomo proposent l’intégration de vidéos jouables dans les mindmaps.  Les logiciels gratuits ignorent cette fonction.

Plus grave : ils ne proposent pas d’attachement de documents.  Probablement pour des questions de coût de stockage.  On peut toutefois ajouter un hyperlien à la carte mentale qui renvoie vers un répertoire Dropbox ou Google Drive.  Mais on ne peut donner un accès direct aux documents dans la mindmap proprement dite.

Seuls Mindomo et Mindmeister proposent la possibilité d’ajouter des commentaires sur une carte.  C’est extrêmement pratique pour le travail collaboratif, qu’il s’agisse de gestion de projet ou d’étudier en groupe.

Par contre, seul Mindmup propose une fonction « Mesures » intéressante sur laquelle je reviendrai dans un prochain article.

3. Portabilité des logiciels de mindmapping collaboratif

Les logiciels collaboratifs devraient pouvoir travailler sur un maximum de périphériques différents afin de connecter des personnes d’horizons différents.

On s’attend donc à ce que les logiciels de mindmapping collaboratifs travaillent sur un maximum de plateformes.

Qu’en est-il exactement ?

Sur quels périphériques travaillent-ils ?

En matière de portabilité aussi, la différence est reine

Ils travaillent tous en ligne : c’est normal, c’est leur base de départ.  Mais seul Mindomo propose une version de bureau à la fois pour Mac, Windows et Linux.  Mindmeister propose de travailler off-line, mais toujours sur base du navigateur.  Le contenu est synchronisé lorsque l’ordinateur est de nouveau connecté.

Les tablettes Android sont un peu mieux loties, puisque Mindmeister et Mindomo proposent une version complète tandis que Mind42 propose Neuronal Mind42, une version allégée de l’application en ligne.

Seuls Mindmeister, Mindomo et Mindmup ont une application pour iPad.  Et seuls Mindomo et Mindmup proposent une version pour l’iPhone.  Il est vrai que l’écran réduit ne permet pas de travailler longtemps sur une carte mentale.

Aucun des éditeurs de logiciels retenus pour ce comparatif ne propose une application pour les tablettes Windows.

Enfin, seul Mindmeister propose une application pour l’Apple Watch : son Geisterblitz, l’application de bonnes idées.

4. Compatibilité des logiciels de mindmapping collaboratif

Ces applications de mindmapping collaboratif sont-elles compatibles avec l’ensemble des standards du marché ? J’ai distingué cette compatibilité sous deux angles :

  • l’importation de fichiers de différents formats
  • l’exportation vers des fichiers de différents formats

Et voici ce que ça donne :

Compatibilité : importations

Importations depuis les autres logiciels de mindmapping

Le format Freemind, c’est confirmé, s’impose comme le format d’échange entre les logiciels de mindmapping.  Tous, sauf Mindmup, peuvent l’importer.

XMInd, un des logiciels de mindmapping les plus populaires du moment, peut être importé par Mindmeister, Mindomo et Mindmup.

Les formats Mindmup et Wisemapping ne sont importés que par eux-mêmes : c’est-à-dire que la version fichier de vos cartes mentales peuvent être téléchargée en ligne ou stockée sur un périphérique.

Mindjet est pris en charge par Mindmeister et Mindomo.  Bubbl.us n’est importé que par Wisemapping.  Tandis que l’OPML, pourtant un format d’échange intéressant, n’est importé que par Mindomo…

Et le format texte n’est transformé en mindmap que par Mindmeister et Mindomo.

Peut franchement mieux faire, en termes d’importation…

Exportation vers d’autres logiciels de mindmapping

C’est assez consternant !

Seul Mindomo exporte vers Mindomo, Mindmeister vers Mindmeister, etc.

Freemind est le seul format vers lequel tous les logiciels de ce comparatif exportent directement !

Mindjet est exporté par tout le monde sauf par Mindmup.  Seuls Mindmeister, Mindomo et Mind42 exportent vers le format OPML.

Quand les éditeurs de mindmapping écouteront-ils les utilisateurs ?  Ca fait des années que nous demandons des passerelles entre les logiciels et que nous nous heurtons à un mur !

Formats d’exportation

Exportation vers des logiciels de productivité ou autres formats

Ceux qui ont la cote, ce sont les fichiers texte (Word et PDF) et les fichiers images : tous les logiciels de mindmapping de ce comparatif exportent vers ces formats.

Par contre, seuls Mindmeister et Mindomo exportent vers Powerpoint.  Mindomo, Mindmeister et Wisemapping exportent vers le format Excel.

Mind42 ignore superbement le format HTML.  Après tout, ce n’est jamais que le langage de base de tout site web…

En parlant de site web, seuls Mindmeister, Mindomo et Mindmup prévoient l’intégration d’une carte mentale dans un site web (embed).

Le format SVG (image scalaire) est proposé uniquement par Wisemapping tandis que Microsoft Project n’est exporté que par Mindomo.

Seuls Mindomo et Mindmeister proposent l’export de groupes de diapositives au format zip (bundle).

Et enfin, Mindmup est le seul logiciel de la série à proposer des calculs dans les sous-sujets avec l’option « Mesures » exportables sous forme de tabs séparées par des virgules (csv).

5.  Présentation, Gestion de projet, classe virtuelle, et autres extensions

En plus des fonctions de minmdapping, de nombreux logiciels proposent des services complémentaires.  Ce que, dans mon infographie et dans cet article, j’ai appelé des « extensions ».

Fonctionnalités complémentaires

Seuls Mindomo et Mindmeister proposent un module de présentation.  Dans les deux cas, une combinaison de diapositives (slides) et de mouvements qui rappellent un peu Prezi.  Ce sont les deux seuls aussi qui proposent une interface de gestion de projet.  Dans le cas de Mindomo, elle est intégrée au logiciel, dans celui de Mindmeister, il s’agit d’une application externe, Meistertask.

Seuls Mindmeister et Mindomo offrent des solutions pour conserver ses bonnes idées : Geistesblitz pour Mindmeister, Ideagrabber pour Mindomo.

Google Drive et Dropbox peuvent être liés à vos comptes Mindmeister, Mindomo et Mindmup.  Seuls Mindomo et Mindmeister travaillent avec Evernote.

Et enfin, seul Mindomo propose des « widgets », des extensions pour Chrome, Firefox et Safari, qui permettent d’envoyer directement des liens, des images et du texte vers l’application.  Un bon moyen d’organiser sa veille.

6. Conclusions

Les logiciels en ligne gratuits et open source évoluent bien.  Comme les logiciels propriétaires, ils ont su tirer parti du potentiel offert par le HTML5 pour enrichir leur palette graphique et inclure de nouvelles fonctionnalités.

Pour autant, le fossé est toujours assez large avec les logiciels propriétaires quand il s’agit de fonctions plus avancées.  Fonctions qui correspondent toutefois à de nombreux besoins des entreprises que les éditeurs de logiciels professionnels connaissent relativement bien.  Pour la gestion de projets, Mindmeister reste un must, surtout associé à Meistertask.  Quand à l’interface Mindomo School, je l’utilise de façon quasi-quotidienne pour des classes en ligne aussi bien que pour du coaching à distance.

Les logiciels gratuits constituent donc une bonne introduction au logiciel collaboratif et leur aspect gratuit est plus qu’apprécié dans les milieux éducatifs toujours à cours de liquidités.

Mais s’ils ne se dotent pas rapidement de versions mobiles (applications iOS et Androïd) ils risquent bien de se retrouver hors course.  Le web mobile représentait 24 % du trafic en 2013, mais 30 % en 2014.  Cette part mobile ne fera qu’augmenter dans les toutes prochaines années.

Les logiciels propriétaires, eux, feraient bien d’écouter davantage leurs usagers qui leur réclament plus de passerelles entre les logiciels et les applications.  J’ai arrêté d’utiliser Mindmaple, pourtant un logiciel intuitif et très élégant.  Pourquoi ?  Parce qu’il n’était compatible avec aucun autre logiciel de mindmapping !

Windows et Apple se sont livrés à une guerre de forteresses pendant des années avant de comprendre l’intérêt de l’ouverture et des échanges.   Faudra-t-il que nous boycottions nos logiciels préférés pour que leurs éditeurs nous entendent ?

 

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Logiciels Outils Test

infogram : un nouvel outil en ligne pour vos graphes et vos infographies

Infographie : infogr.am est le champion de la simplicité.

Le registre de cette version beta est encore un peu limité, quoique prometteur.

Dans la série des outils gratuits et en ligne, infogr.am veut se tailler une place au rayon infographie.

Nous avions déjà testé easel.ly, un logiciel semblable, il y a quelques semaines.

infogr.am se place dans la même catégorie.  Pour l’instant, les modèles qu’il propose sont plutôt limités : une série de graphes et de modèles d’infographie.

Mais infogr.am a des atouts incontestables : très simple d’utilisation, il propose des produits au graphisme élégant.  Et il peut se connecter à votre feuille Excel pour en tirer un graphique « qui en jette ».

J’ai tenté un premier essai avec des données que j’ai entrées manuellement.  La source est un article du magazine flamand Knack sur la crainte des Belges face à l’augmentation du chômage.  Il s’agit des chiffres de la confiance – ou plutô de l’absence de confiance – des consommateurs belges dans l’évolution économique de leur pays.

Je l’ai intitulé « la confiance des ménages belges s’effrite« , titre dont je ne suis pas très fier, mais ça me fait rire…

Diagramme simple

Ici, le programme montre ses limites, car il n’est pas (encore ?) possible de sauvegarder votre chef d’oeuvre sous forme d’image sur votre disque dur.   L’application ne sauve que sur son serveur  – ou les médias sociaux comme Facebook ou Twitter – mais vous disposez du code qui vous permet d’intégrer votre production à votre site.  Ou votre blog s’il autorise l’intégration de code HTML dans un billet, ce qui n’est pas le cas du mien.

J’ai donc dû passer par une astuce : intégrer le code à une page d’un de mes sites tests – que j’utilise uniquement pour des essais et qui n’est pas accessible publiquement – et j’en ai fait une capture d’écran que j’ai convertie en image PNG à l’aide de Paint.   Du bricolage, mais, comme tous les blogueurs, j’ai l’habitude d’utiliser des outils alternatifs…

L’importation de données via Excel

Tant que j’y étais, j’avais envie de tester l’intégration de données via une page Excel.  J’ai donc choisi d’illustrer une partie du rapport START sur le terrorisme dans le monde.  J’ai illustré mon infographie d’une carte qui reprend les cinq pays les plus touchés ainsi qu’un graphe sous forme de doughnut.

J’ai dû tâtonner un peu avant de trouver la solution pour passer de la carte au graphe : il faut appuyer sur la touche TAB de votre clavier pour passer de l’un à l’autre.   Le problème, c’est que le mode « preview » ne vous permet pas de voyager sur la page : vous ne voyez jamais que le haut de votre infographie.  Vous ne pouvez la découvrir entièrement que lorsqu’elle est publiée.  Et c’est là que vous avez des surprises : vous deviez supprimer les graphes précédents – ceux qui sont présents pour illustrer le type de graphe disponible – avant d’entrer vos données.  Sinon, votre infographie affiche non seulement vos graphes et vos cartes, mais aussi ceux d’origine.  Vous vous retrouvez donc avec une trèèèès longue infographie qui ne veut plus rien dire !

J’ai fini par insérer mes deux items : une carte du monde et un graphique sous forme de doughnut.  L’intégration des données via Excel, elle, est très intuitive, d’une rapidité et d’une simplicité remarquables.  En quelques clics, votre feuille est chargée et cela prend une fraction de seconde pour la transformer en un joli graphe.

Voici donc la première partie de mon infographie : cliquez sur l’image pour voir l’intégralité sur notre site http://www.linguafrancaacademy.org !

Exemple de diagramme

En conclusion

infogr.am est une application élégante, simple, très intuitive.  Elle permet déjà, avec sa panoplie de graphes et de modèles d’infographie de faciliter le travail de data journalism.

Les deux seuls regrets : l’impossibilité de sauvegarder sous forme d’image au format PNG ou JPG, qui limite l’usage des productions aux médias sociaux ou aux sites permettant l’intégration de code HTMl.  C’est-à-dire que les utilisateurs de wordpress.com devront s’en passer ou recourir à des subterfuges peu pratiques…  L’autre problème est la langue : infogr.am ne comprend que l’anglais.  Et si l’on veut travailler avec des cartes de géographie, les nom de pays devront impérativement être écrits en anglais.  C’est pour cela que mon graphe arbore fièrement India et Iraq au lieu d’Inde et Irak : ce n’est pas par pédantisme…

Sinon, l’intégration de données, de photos et de vidéos au sein des infographies est d’une facilité agréable et l’application me paraît très prometteuse.

Bon travail 😉