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Comment concevoir un cours en ligne avec la pensée design

Il y a plus d’une façon de créer un cours en ligne.  Celle que j’utilise pour concevoir mes propres formation en e-learning ou mes formations mixtes (blended learning) est la « pensée design« .  Un mode de conception qui place l’utilisateur final au centre de la réflexion.

Cours gratuit pour les enseignants

Pour les enseignants confinés pour cause de pandémie, je propose un cours en ligne gratuit. Toutes les informations dans cet article : Cliquez ici.

Comment créer une formation en ligne qui correspond vraiment aux besoins des apprenants ?

La meilleure méthode que j’ai trouvée jusqu’à présent est inspirée de la pensée design ou design thinking, en anglais.

C’est une méthode que j’apprécie particulièrement car elle place l’utilisateur final – l’apprenant – au centre de la réflexion et du processus de création.

Pensée design : un mode de production centré sur l’utilisateur final

Tim Brown, dans son livre L’Esprit design: Comment le design thinking change l’entreprise et la stratégie propose un processus en trois étapes.  Pour la clarté de la méthode, je préfère vous la détailler en 5 étapes.

1. Définir la problématique de vos apprenants

La première chose à faire, c’est de définir la problématique de vos utilisateurs :

  • qu’est-ce qui leur pose problème ?
  • qu’est-ce qui constitue un obstacle ?
  • qu’est-ce qui les met mal à l’aise ?

En formation, cela se traduit par : à quelle situation, à quel déficit la formation doit-elle constituer une solution ?

Pour cela, j’utilise des techniques d’approfondissement du questionnement, comme la « méthode des 5 pourquoi » : cela permet de s’assurer qu’on se trouve bien au niveau des « causes » et non des « symptômes » ou des « conséquences« .

2. L’empathie : se synchroniser intellectuellement et émotionnellement avec ses apprenants

Penser comme quelqu’un d’autre ; ressentir comme quelqu’un d’autre, ce sont les démarches les plus difficiles au monde.

Et pourtant, ces démarches sont essentielles si on veut mettre en place un dispositif qui réponde à la fois au problème des personnes, mais aussi selon leur mode de fonctionnement et en utilisant le même langage qu’elles…

Mission impossible !  direz-vous ?

Encore une fois, c’est d’abord une question de méthode.  J’utilise ici des outils qui me permettent « d’entrer dans les chaussures » de mon public : la carte d’empathie de David Gray.

Dans ma formation Créez votre cours en ligne, je propose la « carte d’empathie de David Gray« .

C’est un quadrant découpé en plusieurs parties dans lesquelles je me pose des questions.  Celles que mon apprenant-type se pose : qu’est-ce qu’il ressent ?  Qu’est-ce qu’il voit ?  Qu’est-ce qu’il entend ?  Quels sont ses préjugés ?  Ses angoisses ?  etc.

Deux version de la carte d’empathie de David Gray

La carte d’empathie originale de David Gray

(dont vous voyez un modèle ci-dessous)

Mon interprétation de la carte d’empathie sous la forme d’une Mind Map

Cette carte mentale XMind est téléchargeable gratuitement sur Biggerplate.

Réinterprétation de la carte de David Gray sous forme de Mind Map

3. Idéation : générer le maximum d’idées de solutions de formation

En formation, cela veut dire rechercher le maximum d’activités, de ressources, d’exercices… qui répondront aux besoins de compétences et de connaissances de nos apprenants.

Pour ne pas se contenter des solutions toutes-faites, le prêt à penser des formateurs : Powerpoint + quizz ou vidéo + quizz…

Le mindmapping est un excellent outil pour associer les compétences que vous souhaitez que vos apprenants maîtrisent et les activités, ressources ou exercices correspondants.  Cette carte mentale XMind est téléchargeable sur Biggerplate.

Comprendre les lacunes de vos apprenants

On peut compléter cette recherche de solutions par la méthode SCAMPER et le jeu de cartes de brainstorming de Michael Michalko : Thinkpak: A Brainstorming Card Deck.

Ce jeu permet d’examiner un même item sous différents angles  : en le retournant, en prenant de la hauteur, en le recombinant avec un autre (c’est comme ça que j’ai inventé mon meilleur jeu de brise-glace, par exemple), etc.

4. Le test : vérifier ce qui fonctionne… ou pas dans votre formation en ligne !

Vous avez franchi tous les obstacles, complété toutes les étapes précédentes avec succès.  Vous êtes fier de votre bébé !

C’est légitime : mais ça ne suffit pas.

Pour vous assurer qu’il correspond vraiment :

  • aux besoins
  • aux attentes
  • aux formulations

de votre public, il vaut mieux le tester auprès d’un échantillon représentatif.  L’idéal étant de pouvoir tester sur différents périphériques :

  • ordinateur de bureau
  • ordinateur portable Mac, PC, Linux
  • tablettes Android ou iPad
  • smartphones Androoid ou iOS
Faites un test !

C’est là que vous vous apercevrez que :

  • ce qui vous paraissait extrêmement clair et structuré paraît obscur et confus à la majorité de vos apprenants
  • que le nouvel exercice que vous avez conçu ne « passe pas » auprès de votre public
  • que la navigabilité de votre plateforme pourrait franchement être améliorée
  • etc.

C’est l’occasion de réajuster le tir et de perfectionner votre instrument…

5. La mise sur le marché de votre cours en ligne : suivre les évolutions de vos apprenants et de leur environnement

Le test ultime de votre formation, c’est sa mise sur le marché.

Mais le processus ne s’arrête pas là !

Mettez votre formation sur le marché

Car nous vivons dans un monde qui évolue à une vitesse inédite dans toute l’histoire de l’humanité.  L’environnement professionnel de vos apprenants peut se modifier très rapidement.  De nouvelles technologies peuvent apparaître qui vont transformer leur façon de travailler et/ou d’apprendre.  De nouveaux produits ou services se mettent en place et forcent vos clients à se repositionner dans leur secteur.  Etc.

Vous devez donc être prêt à revoir constamment votre dispositif d’apprentissage, à le faire évoluer selon les besoins de vos apprenants.  De l’améliorer sans cesse sous peine de le voir devenir rapidement obsolète…

Conclusion : la pensée-design, une méthode centrée sur les besoins de vos apprenants, dans le temps

Ce que j’aime le plus dans cette pensée-design, c’est qu’elle place l’utilisateur final au centre de la réflexion, non seulement tout au long du processus de création de votre formation, mais même par la suite : quand votre formation est en  ligne et qu’elle fonctionne.

Vous vous adaptez aux changements que vivent vos apprenants pour leur offrir un service – une formation – qui correspond à leurs besoins au moment où ils apprennent.  Et vous vous assurez en même temps une certaine pérennité, car vous ne serez pas rapidement dépassé par un concurrent qui fait la même chose que vous.

En pratiquant cette pensée-design, vous concevrez des formations qui répondent réellement aux besoins de vos apprenants et vous conserverez une longueur d’avance…

Bon travail 🙂

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spoc Uncategorized

MOOC versus SPOC choisissez votre e-learning à la carte

Je résume dans cet article les enseignements tirés de mon expérience de Mooceur ainsi que de celle de formateur-fondateur de SPOC en Stock.  Si comparaison n’est pas raison, j’ai pensé que cette réflexion – que je mène d’abord pour moi-même – pouvait en aider d’autres à y voir plus clair entre ces deux dispositifs de formation en ligne.

Quelle est la différence entre un MOOC et un SPOC ?  Tout d’abord, y a-t-il une différence ?

Ayant participé à plusieurs dizaines de MOOC en français et en anglais en tant qu’apprenant, ayant été formateur dans un MOOC francophone – la troisième édition du MOOC ITyPA – et venant de terminer la partie « cours » d’un SPOC sur la création de cours en ligne, j’ai voulu faire un peu le point sur mon expérience.  D’abord pour moi-même.  Et ensuite, j’ai souhaité partager le fruit de ma réflexion.

Etant très visuel, j’ai travaillé sur base d’une infographie que j’ai créée et que je partage également avec vous.

Moins d’opposition que de complémentarité entre MOOC et SPOC

Dans cette infographie, je compare plusieurs catégories appartenant à la fois aux MOOC et aux SPOC.  Comme toujours, les oppositions dans ce type d’exercice sont plus marquées que dans la réalité.

Comparaison MOOC versus SPOC

Dans la réalité, certaines pratiques se rapprochent : par exemple, certains MOOC travaillent aussi sur un projet personnel.  Mais ce dernier sera corrigé par les pairs et non par les formateurs, pour une raison évidente : la quantité d’étudiants est trop importante pour que les formateurs puissent tout corriger…

Rendez-vous sur SPOC en Stock pour lire la suite de cet article et télécharger cette infographie au format PDF.

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Storytelling digital

Comment et pourquoi utiliser des infographies dans vos présentations

Souvent, des personnes me demandent pourquoi elles devraient ajouter des infographies ou des graphiques dans leurs présentations.  Et si oui, comment le faire de façon adéquate.  Voici quelques conseils sur « comment et pourquoi utiliser des infographies dans vos présentations ».

Avertissement : Ce texte est l’adaptation française d’un article en anglais publié sur le site d’Infogram.  Infogram est une application en ligne de création de graphiques et d’infographies interactives.   Depuis quelques semaines, je suis ambassadeur pour Infogram.

J’ai animé un wébinaire le mercredi 2 août 2015 sur le thème des infographies dans les présentations et cet article a été publié en parallèle.  Je voulais que mes lecteurs francophones puissent eux-aussi lire ce texte et voir la présentation qui a été réalisée avec Canva avant d’être partagée sur Slideshare.  Bonne lecture 🙂

Des présentations d’entreprise d’un ennui mortel

Vous êtes assis dans la salle de réunion de votre entreprise.  Et l’un de vos collègues montre sa présentation.  Une énorme collection de slides remplis à ras-bord de données butes ; une interminable série de captures d’écran de feuilles Excel.  Après une demi-heure de ce traitement inhumain, votre cerveau a explosé et vous pouvez à peine vous souvenir de votre nom de famille.

Ce scénario vous semble familier ?  Oui, un nombre effrayant de présentations d’entreprises ressemblent toujours à ça…

Et donc, comment pouvez-vous améliorer vos présentations et épargner à votre public une expérience aussi pénible ?

Deux canaux distincts pour vos présentations

Avant – il me semble qu’il y a un siècle – il n’y avait pas Internet et la seule façon de montrer vos présentations était la voie orale.  Vous vous teniez debout sur la scène et vous commenciez à parler à votre public.  Et vous leur montriez une présentation visuelle (presque toujours un PowerPoint).

Aujourd’hui, les présentations les plus populaires sont publiées sur Internet, sur des sites sociaux comme Slideshare ou sur les réseaux sociaux.

Et cela fait une grande différence.

Lorsque vous êtes sur scène, VOUS êtes l’attraction principale : vous êtes l’orateur.  Et la présentation est un simple support visuel, sensé renforcer votre message.

Il y a une règle de fer à ce propos :

  • « Si votre support visuel dit la même chose que vous, l’un de vous deux est de trop et doit être évacué… J’espère que ce n’est pas vous… »

Si votre présentation est distribuée sur le Net, c’est un médium indépendant, il doit être autosuffisant : votre texte et vos images doivent être compris par eux-mêmes.

Ce qui signifie que vous pouvez ajouter un peu d’information à votre présentation.

Ou vous pouvez ajouter une bande sonore à votre PowerPoint (Slideshare vous permet d’ajouter des fichiers MP3 à vos présentations).

Supposons que votre présentation est le support visuel d’une communication orale

J’appartiens à la même école que Dan Roam quand il s’agit de présentations.  Et je crois réellement que la meilleure façon de créer une présentation efficace c’est de raconter une histoire.  Et de la dire avec des images.

La plupart des présentations ne racontent pas d’histoire.  Et parfois, on vous donne l’ordre de créer un simple rapport.  C’est le facteur-clé pour créer des présentations ennuyeuses…

Supposons que votre présentation est le support visuel d’une communication orale

Ok, mais comment créer des présentations pas trop ennuyeuses ?

Vous pouvez, dans une certaine mesure, éviter les principaux pièges du rapport ennuyeux (et préserver les neurones de vos auditeurs).

Créez une série de questions. Et si on en croit Dan Roam, six questions suffisent et devraient vous indiquer quel type d’images utiliser.

Voici une mindmap qui résume les questions et les types d’images que vous pouvez utiliser pour illustrer vos présentations. (Vous pouvez la télécharger gratuitement au format XMind sur ma page Biggerplate).

Les questions à vous poser pour choisir la bonne illustration

Les graphiques et infographies sont pertinents pour trois types de questions

  • Quand : créez une ligne du temps ou utilisez un graphique avec des lignes qui montrent l’évolution de votre entreprise, des ventes, etc.
  • Combien : ici, les histogrammes (barres horizontales ou colonnes) sont rois. En particulier, si vous devez effectuer des comparaisons. Nos yeux sont remarquables lorsqu’il s’agit de comparer des longueurs mais très insuffisants pour comparer des surfaces (en particulier des cercles ou des bulles)
  • : utilisez des cartes de géographie, accompagnées de légendes, d’étiquettes et d’autres éléments visuels
  • Qui et quoi : ce sont les photos et les portraits qui illustrent le mieux ce type de question
  • Comment : est parfaitement traduit par les diagrammes de flux et les cartes conceptuelles
  • Pourquoi : créer une « équation », montrez la conjonction des facteurs qui ont déclenché la question

Un exemple : vous racontez l’ évolution de votre département. Commencez par la question pourquoi. Ensuite, continuez avec quand, combien, qui, etc. et illustrez chaque point par de belles photos et des graphiques colorés au lieu de colonnes de chiffres imbuvables…

Essayez d’humaniser vos données

Personne ne tombe amoureux d’un affichage de feuille Excel ou d’une parade de chiffres bruts.

Si vous devez présenter des données brutes, au moins, essayez de les humaniser.

Montrer des graphique peut déjà soulager votre public : le cerveau calcule les signaux visuels 60.000 fois plus vite que les mots (non, ce n’est pas une erreur typographique : vous avez bien lu 60.000 fois !).

Et donc, profitez de cette impressionnante caractéristique du cerveau et utilisez des graphiques et des infographies.

Réduisez l’échelle de vos nombres pour pouvoir se représenter leur importance

Le cerveau humain est vraiment pauvre quand il s’agit de se représenter de grands nombres. Si vous devez parler de données qui comportent des nombres à 7 chiffres, essayez d’ en réduire l’échelle.

Un exemple : chaque année, 8.000.000 de personnes meurent du cancer. C’est un nombre énorme. Mais un nombre abstrait :comment pouvez-vous visualiser mentalement 8.000.000 de personnes ?

La réponse est simple : on ne peut pas !

Réduisez donc ce nombre à l’échelle de la durée de votre présentation :

  • « Je vais vous parler pendant 20 minutes. Et au cours de ces 20 minutes, 305 personnes mourront du cancer« 

Ce « 305 » est un nombre à échelle humaine : vous pouvez vous faire une représentation mentale de ce type de nombre.  Et vous pouvez vous sentir concerné par cette réalité, simplement parce que vous pouvez vous la représenter mentalement.

Dans le même temps, montrez à votre public un graphique avec les nombres réels.  Cela va les aider à mesurer l’échelle réelle de vos faits tout en ressentant de l’empthie pour les 305 personnes dont vous parlez.

Reliez vos données au  public de votre présentation

Une autre façon d’humaniser vos données est de relier ces chiffres à votre public.  Disons que ce nombre est de 250.  Et vous vous adressez à un auditoire d’environ 1.000 personnes.   Pendant votre discours, vous pouvez leur dire qu’un quart d’entre eux sont concernés par le type de fait dont vous parle.

Comment ne pas se sentir impliqué par cette façon de procéder ?

Storytelling and data storytelling : une autre façon de présenter

Le Storytelling traite des personnes et de la façon dont elles luttes les unes contre les autres ou contre les choses, les événements.

Ca ne conçerne pas les données…

Lorsque vous créez une présentation, vous devez garder cela à l’esprit.  Si vous choisissez d’utiliser les techniques du storytelling, votre présentation doit d’abord parler d’êtres humains et de leurs relations : entre eux ou avec le monde.

Vos données sont là uniquement pour soutenir l’histoire, la succession des événements, la façon dont le héros de votre histoire se débrouille avec ses ennemis.

Si vous utilisez des graphiques ou des infographies, elles doivent se mettre au service de votre histoire et non pas l’inverse.

Il est aussi très important de contextualiser vos données.  En tant qu’orateur ou présentateur, vous avez le devoir de préserver l’intégrité de vos données : vous devez les rendre accessibles à votre public, mais ne jamais les simplifier à l’excès.  Une sursimplification entraîne souvent une distorsion de vos données.

En parlant de distorsions, méfiez-vous de certains programmes qui vous proposent de fabuleux effets 3D.  Un graphique en camembert en 3D peut entraîner une visualisation déformée – et donc faussée – de la réalité derrière les chiffres.

Quel programme utliser pour créer une présentation avec des graphiques ou des infographies ?

Personnellement, j’adore travailler avec Prezi.

Sa fonction de zoom vous permet de souligner ce qui est important dans vos graphiques.  Et les effets de translation ou de rotation des images rend le tout très dynamique.

Malheureusement, lorsque vous utilisez Prezi, vous perdez toute l’interactivité des infographies d’Infogram.

Mais il y a une nouvelle génération d’application qui rendent possible la présentation d’infographies tout en conservant leur caractère interactif.

L’une d’entre elle est Bunkr : elle vous permet de présenter en ligne et d’intégrer différents objets,  dont les infographies d’Infogram.  Comme l’infographie est réellement  intégrée dans le slide, elle conserve toutes ses caractéristiques, y compris la faculté d’interaction. (J’en reparlerai bientôt sur ce blog).

SlideDog est une autre option, puisqu’il vous permet de mixer des vues de différentes sources (PowerPoint, fichiers PDF, présentations Prezi, pages Web, etc.  Je parlerai aussi bientôt de cette application).

J’espère que cet article aura titillé votre envie d’intégrer quelques graphiques ou infographies dans vos présentation à l’avenir.

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E-learning

Petite histoire de la formation à distance – infographie

Quand on parle de formation à distance, on pense immédiatement à l’e-learning et à Internet.  Mais en réalité, la formation à distance a déjà une très longue histoire derrière elle, vieille de près de 3 siècles.  Voici une infographie et un article pour revoir un peu cette petite histoire de la formation à distance.

 

Mise à jour 7-02-2014 : MOOC ITyPA.

La formation à distance : une histoire vieille de près de trois siècles !

L’engouement récent pour les MOOCs (cours en ligne massif et ouverts) et pour l’e-learning en général nous font oublier à quel point l’histoire de la formation à distance est déjà riche et ancienne.

En effet, peu de personnes savent que les premiers cours à distance ont été proposés dès 1728, par un certain Caleb Phillips.  Ce monsieur proposait des cours de correspondance privée à travers des petites annonces publiées dans la Boston Gazette.

(Cliquez sur l’infographie pour l’agrandir).

Petite histoire de la formation à distance

La formation par correspondance allait rester la norme pour l‘enseignement à distance pendant plusieurs siècles, au point que les deux notions seront longtemps pratiquement équivalentes.

En 1.840, Sir Isaac Pitman invente une méthode de sténographie.  Pour la populariser, il propose des cours par correspondance.  Il est bientôt suivi sur le continent par deux associés de Berlin, Charles Toussaint et Gustav Langenscheidt qui lancent leur propre école de correspondance et popularisent également la sténographie.  Leur entreprise survivra jusqu’à la seconde guerre mondiale.

En 1858, l’Université de Londres sera la première à dispenser des diplômes reconnaissant les formations obtenus par correspondance.

En 1873, Anna Ticknor fonde la Société d’Encouragement pour l’Etude à domicile : une école également par correspondance et qui vise plus spécifiquement un public féminin.

L’enseignement à distance en France

En France, comme dans de nombreux autres pays, la formation à distance à commencé par un établissement privé : l’institut Eyrolles.  Le développement industriel exige du personnel  mieux formé et l’enseignement à distance fournit un outil de perfectionnement apprécié.

Mais il faudra attendre la seconde guerre mondiale pour la création d’un institut national de formation à distance.  Et encore, celui-ci sera provisoire, puisque le pays est en guerre.  C’est en 1939 que naît le Service d’Enseignement par correspondance.  En 1944, à la fin du conflit, il devient le Centre national d’enseignement par correspondance (CNEPC), dont le statut de « lycée » lui vaut d’assurer la scolarité des enfants malades, des invalides de guerre, etc.

Il faudra encore plusieurs mutations et quelques décennies pour que ce service devienne le CNED ou Centre national d’enseignement à distance tel que nous le connaissons aujourd’hui.

L’enseignement à distance en Belgique

En Belgique aussi, le premier établissement de formation à distance est d’origine privée : l’Institut l’Avenir (c’est son nom) est fondé en 1904.  Il connaissait un succès réel, avec plus de 10.000 inscrits en 1923.

Les autorités publiques se sont intéressées à ce type d’enseignement à partir du « Pacte scolaire » de 1958.   Elles lancent un programme expérimental, dédié à ceux qui « malgré des conditions déplorables de santé, de situation économique ou sociale, ont la volonté de s’instruire et d’acquérir une promotion intellectuelle, sociale ou professionnelle, un enseignement qui soit adapté à leur situation. »  Ce programme comptera 310 inscrits.

Une initiative qui ne plaira pas à l’institut l’Avenir qui introduira un recours auprès du ministre de l’éducation…

En 1961, un Arrêté Royal crée un service permanent d’enseignement à distance, qui prendra lui aussi diverses formes, jusqu’à ce les compétences en matière d’éducation ne soient confiée à la Communauté Française en 1976.  Mais ce ne sera que 8 ans plus tard, en 1984, qu’un décret en fixera la forme actuelle.

Deuxième ère de la formation à distance : la radio et la télévision

La radio et la télévision vont déconnecter la formation à distance de la correspondance.

En 1948, l’Américain John Wilkinson s’allie à la célèbre station NBC pour proposer des cours radiophoniques du niveau du collège.

Cinq ans plus tard, en 1953, l’université de Houston propose les premières classes basées sur un enseignement retransmis par la télévision.

Les autorités britanniques comprennent l’intérêt de ces médias et fondent Open University (Université ouverte – dont j’ai été un étudiant heureux 😉 ) dès 1969.  Une vraie université à distance qui propose des cours et des diplômes aussi bien en musicologie qu’en techniques informatiques ou en chimie organique.

Troisième ère de la formation à distance : la révolution Internet

Mais ce qui allait révolutionner l’enseignement à distance pour toujours, c’était Internet !

Dès 1999, la toile proposait des cours à distance avec des outils tels que BlackBoard, e-College ou encore SmartThinking.

Dès 2001, la plateforme constructiviste MOODLE faisait son apparition et proposait des interactions entre les apprenants en ligne.

Selon le Sloan Consortium, en 2009, 4,9 millions de personnes s’étaient inscrites à au moins un cours en ligne.

Et puis, un nouveau venu a fait son apparition il y a quelques années : le MOOC.  Le Massive Online Open Course – cours en ligne, massif et ouvert.   C’est Dave Cormier qui, le premier, a utilisé le mot MOOC pour parler du cours Connectivism and Connective Knowledge (également connu sous l’appellation CCK08).  Ce cours était développé par George Siemens et Steven Downes pour l’Université du Manitoba.

S’agissait-il vraiment du premier MOOC ?  Sa première place est contestée par divers opérateurs, mais l’important est le principe de ces MOOCs : des cours ouverts, gratuits, en ligne et auxquels chacun peut s’inscrire pour obtenir un certificat, par pure curiosité, pour s’améliorer en vue d’une promotion, etc.

Les MOOCs connaissent un engouement sans précédent et contribueront sans doute, dans les années toutes proches, à la naissance d’autres formes de formation en ligne encore plus participatives et interactives.

En France, Remi Bachelet a créé un MOOC de Gestion de projet  pour l’Ecole centrale de Lilles en 2013.  Il est le premier à offrir une certification. Mais  le premier MOOC français serait celui d’ITyPA, acronyme de « Internet, Tout y est Pour apprendre« .

En 2014, Coursera entame une série de spécialisations :  des cours certifiés  qui se succèdent pour former une véritable filière de formation.

Le web 2.0, avec sa philosophie d’échanges et de participation générera sans doute de nouvelles formes d’apprentissage et de formation en ligne.

Restez à l’écoute, je vous donnerai d’autres informations sur la formation à distance et l’e-learning très bientôt…

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Logiciels Outils Test

infogram : un nouvel outil en ligne pour vos graphes et vos infographies

Infographie : infogr.am est le champion de la simplicité.

Le registre de cette version beta est encore un peu limité, quoique prometteur.

Dans la série des outils gratuits et en ligne, infogr.am veut se tailler une place au rayon infographie.

Nous avions déjà testé easel.ly, un logiciel semblable, il y a quelques semaines.

infogr.am se place dans la même catégorie.  Pour l’instant, les modèles qu’il propose sont plutôt limités : une série de graphes et de modèles d’infographie.

Mais infogr.am a des atouts incontestables : très simple d’utilisation, il propose des produits au graphisme élégant.  Et il peut se connecter à votre feuille Excel pour en tirer un graphique « qui en jette ».

J’ai tenté un premier essai avec des données que j’ai entrées manuellement.  La source est un article du magazine flamand Knack sur la crainte des Belges face à l’augmentation du chômage.  Il s’agit des chiffres de la confiance – ou plutô de l’absence de confiance – des consommateurs belges dans l’évolution économique de leur pays.

Je l’ai intitulé « la confiance des ménages belges s’effrite« , titre dont je ne suis pas très fier, mais ça me fait rire…

Diagramme simple

Ici, le programme montre ses limites, car il n’est pas (encore ?) possible de sauvegarder votre chef d’oeuvre sous forme d’image sur votre disque dur.   L’application ne sauve que sur son serveur  – ou les médias sociaux comme Facebook ou Twitter – mais vous disposez du code qui vous permet d’intégrer votre production à votre site.  Ou votre blog s’il autorise l’intégration de code HTML dans un billet, ce qui n’est pas le cas du mien.

J’ai donc dû passer par une astuce : intégrer le code à une page d’un de mes sites tests – que j’utilise uniquement pour des essais et qui n’est pas accessible publiquement – et j’en ai fait une capture d’écran que j’ai convertie en image PNG à l’aide de Paint.   Du bricolage, mais, comme tous les blogueurs, j’ai l’habitude d’utiliser des outils alternatifs…

L’importation de données via Excel

Tant que j’y étais, j’avais envie de tester l’intégration de données via une page Excel.  J’ai donc choisi d’illustrer une partie du rapport START sur le terrorisme dans le monde.  J’ai illustré mon infographie d’une carte qui reprend les cinq pays les plus touchés ainsi qu’un graphe sous forme de doughnut.

J’ai dû tâtonner un peu avant de trouver la solution pour passer de la carte au graphe : il faut appuyer sur la touche TAB de votre clavier pour passer de l’un à l’autre.   Le problème, c’est que le mode « preview » ne vous permet pas de voyager sur la page : vous ne voyez jamais que le haut de votre infographie.  Vous ne pouvez la découvrir entièrement que lorsqu’elle est publiée.  Et c’est là que vous avez des surprises : vous deviez supprimer les graphes précédents – ceux qui sont présents pour illustrer le type de graphe disponible – avant d’entrer vos données.  Sinon, votre infographie affiche non seulement vos graphes et vos cartes, mais aussi ceux d’origine.  Vous vous retrouvez donc avec une trèèèès longue infographie qui ne veut plus rien dire !

J’ai fini par insérer mes deux items : une carte du monde et un graphique sous forme de doughnut.  L’intégration des données via Excel, elle, est très intuitive, d’une rapidité et d’une simplicité remarquables.  En quelques clics, votre feuille est chargée et cela prend une fraction de seconde pour la transformer en un joli graphe.

Voici donc la première partie de mon infographie : cliquez sur l’image pour voir l’intégralité sur notre site http://www.linguafrancaacademy.org !

Exemple de diagramme

En conclusion

infogr.am est une application élégante, simple, très intuitive.  Elle permet déjà, avec sa panoplie de graphes et de modèles d’infographie de faciliter le travail de data journalism.

Les deux seuls regrets : l’impossibilité de sauvegarder sous forme d’image au format PNG ou JPG, qui limite l’usage des productions aux médias sociaux ou aux sites permettant l’intégration de code HTMl.  C’est-à-dire que les utilisateurs de wordpress.com devront s’en passer ou recourir à des subterfuges peu pratiques…  L’autre problème est la langue : infogr.am ne comprend que l’anglais.  Et si l’on veut travailler avec des cartes de géographie, les nom de pays devront impérativement être écrits en anglais.  C’est pour cela que mon graphe arbore fièrement India et Iraq au lieu d’Inde et Irak : ce n’est pas par pédantisme…

Sinon, l’intégration de données, de photos et de vidéos au sein des infographies est d’une facilité agréable et l’application me paraît très prometteuse.

Bon travail 😉

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CV Recherche d'emploi Stratégie

CV sous forme d’infographie : quatre exemples retenus par les recruteurs… et 49 autres qui valent le détour !

Faut-il envoyer son CV sous forme d’infographie ?  Ou bien se limiter au CV classique ?

Dans des articles précédents, j’ai déjà indiqué quand et  pourquoi envoyer son CV sous forme de Mindmap.  Ou pas.

Si vous êtes graphiste ou artiste ou bien encore journaliste, faut-il démontrer votre savoir-faire en envoyant un CV sous forme d’infographie ?

Encore une fois, je vous ferai le même type de réponse : connaissez d’abord l’entreprise auprès de laquelle vous postulez, ainsi que le poste que vous convoitez et – dans la mesure du possible – la personne qui recrute.

Si vous avez affaire à une entreprise à la culture ouverte et dynamique, que vous convoitez un poste à forte dimension artistique : foncez !  Montrez ce que vous savez faire.   Envoyez une magnifique infographie qui montrera mieux que mille mots votre talent et votre expertise.

C’est ce qu’on fait les quatre candidats dont le site cadremploi.fr a montré les infographies retenues par des recruteurs.

Voici le cv du journaliste web Stephen Clay Duda : nul doute qu’il maîtrise à fond la technique.  De plus son CV très clair illustre parfaitement les étapes de son parcours et est très agréable à lire.  (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Un cv de journaliste

Découvrez d’autres CV sous forme d’infographies et commentaires de recruteurs sur le site de cadremploi.fr !  Et pour voir l’article original, rendez-vous sur Design your way où vous trouverez pas moins de 53 modèles !   Merci à Bernard Lamailloux de m’avoir signalé cette perle  😉

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Apprendre à apprendre Coaching Coaching scolaire concept map enseignement secondaire Etudier efficacement Jeunes Jeux Mind Mapping Outils Pédagogie

Etudiez efficacement : comment réviser à long terme

Comment réviser à long terme ?  Etre certain de ne rien oublier pour les examens ?  De pouvoir me souvenir de ce que j’ai étudié dans deux ans ?

La théorie des répétitions espacées nous permet de mémoriser à long terme.  Une infographie et quelques explications…

Relire, prendre des notes, permet de se souvenir à très court terme.  Si vous devez étudier pour le lendemain, cela suffira sans doute.

Etudier des volumes importants de matière

Mais si vous devez mémoriser un volume important de matières complexes – comme c’est souvent le cas à l’université ou pour les dernières années du secondaire – vous avez besoin d’une méthode plus efficace.

La cinquième étape de notre méthode pour étudier efficacement est la révision à long terme.

Elle est basée sur la variété des outils et sur la méthode des répétitions espacées.

Mieux oublier pour mieux se souvenir

La théorie de la répétition espacée postule que nous oublions souvent, que nos souvenirs – qui sont des reconstructions de notre cerveau – sont souvent imparfaits.  Et que la meilleure façon de se souvenir, c’est d’oublier et de se ressouvenir.

En effet, lorsque nous étudions quelque chose, nous ne l’oublions jamais totalement.  Des éléments restent intacts dans notre cerveau.   Par la répétition espacée, nous forçons notre cerveau à se ressouvenir à chaque fois un peu plus.

Mais en même temps, nous évitons aussi la surcharge cognitive.  Car dans les répétitions espacées, on n’étudie pas ce qui est déjà connu.

Par exemple, si vous utilisez des flashcards, vous mettez de côté les cartes sur lesquelles figurent les questions auxquelles vous avez pu répondre facilement.  Et vous ne les réviserez que dans quelques jours.  Par contre, si vous n’avez pas pu répondre à 12 cartes sur 20, vous revoyez ces cartes aujourd’hui.  C’est le principe d’applications comme Anki ou Studyblue, dont j’ai parlé dans d’autres articles.  Cerego est une application récente de flashcards, dont l’outil Memory Bank gère la mémorisation à long terme en se basant sur la théorie des répétitions espacées.

Dans l’article sur la réutilisation de la matière, j’ai insisté lourdement sur la nécessité de varier au maximum les techniques de mémorisation et de compréhension.  Pour une révision à long terme, c’est exactement pareil.  Les différents outils et méthodes mobiliseront différents groupes de neurones.  Or, on sait que mobiliser des groupes différents de neurones renforce la mémorisation.

En combinant variété des outils et répétitions espacées, vous vous donnez un maximum de chances de réussir vos examens !

Espacez les séances dans le temps

Comment s’y prendre ?  Voici une infographie réalisée avec easel.ly qui vous donne un exemple en 7 étapes.

Etudier efficacement : la méthode des répétitions espacées

Variez les méthodes, utilisez des outils différents

Imaginons que vous devez étudier le roman de Dickens « Hard Times« .  C’est un roman peu connu dans les pays francophones, où l’on apprécie davantage Oliver Twist ou David Copperfield, alors qu’en Angleterre, Hard Times est LE roman de Dickens que tous les étudiants ont dû analyser un jour…

Voyons un peu comment procéder selon cette méthode…

1. Résumez le texte avec une mindmap

D’abord, vous prenez des notes, vous rédigez un résumé à l’aide d’une mindmap.

Le titre devient le sujet central de votre carte.  Ensuite, les trois divisions principales  du livre  – Sowing, Reaping, Garnering – peuvent devenir vos branches principales.  Et vous classez les chapitres à l’intérieur de chaque grande division.

Ensuite, vous réactivez votre mémoire en relisant soigneusement votre mindmap – ou carte mentale – une heure plus tard.

Et puis vous n’y pensez plus pendant au moins une semaine !

Vous réactivez alors votre mémoire en relisant votre mindmap.  Vous pouvez aussi la compléter, passer d’une mindmap dessinée à la main à une carte mentale numérique avec l’un des nombreux logiciels de mindmapping qui existent sur le marché.

2.Posez les bonnes questions avec CQQCOQP

Et ensuite, vous passez à l’étape 2 : posez-vous des questions sur le texte de Hard Times.  Utilisez pour cela une autre mindmap et la méthode CQQCOQP.

Interrogez le texte :

  • Qui fait quoi ? Qui sont les différents caractères ?
  • Où cela se passe-t-il ?
  • Quel est l’objet principal du texte ?
  • Que veut dénoncer Dickens dans ce livre si sombre et ironique ?

Et puis, n’y pensez plus pendant au moins une semaine, voire plus !

3. Utilisez une concept map pour comprendre les relations entre les personnages

Passez à l’étape 3 : continuez votre exploration du livre.

Utilisez une concept map pour explorer les relations entre les personnages : Mr. Bounderby, Mr. Gradgrind, Louisa, etc.

Vous pouvez aussi explorer les relations entre les différents lieux où se déroulent le roman.  L’école, la maison de Gradgrind, celle de Stephen…  Ou tentez de retrouver les relations entre  les actions des personnages.  Créez une ligne du temps pour visualiser la progression de l’histoire.

4.  Mémorisez les dates et les faits avec des flashcards

Vous avez du mal à retenir les noms des personnages ?  Ou certains mots du vocabulaire anglais ?

Passez à l’étape 4 et utilisez les flashcards.

Vous pouvez utiliser des flashcards réalisées manuellement ou bien en passant par une application comme Studyblue par exemple.

Posez des questsions sur les personnages, les lieux, les actions.  Mémorisez les définitions de mots compliqués comme « utilitarisme », par exemple.  Utilisez les possibilités d’inclure du son et des images dans les flashcards numériques pour mieux exploiter vos différents canaux sensoriels.

Et puis laissez passer du temps… 

5. Racontez et expliquez le livre à des personnes qui ne le connaissent pas

Et passez à l’étape 5 : racontez, expliquez Hard Times à quelqu’un qui ne le connaît pas ! 

Racontez l’histoire, décrivez chacun des personnages,  Expliquez la position de Dickens, pourquoi sa dénonciation de l’utilitarisme, de la science aride et inhumaine –  de la pédagogie sèche, quasi-autiste de Gradgrind – s’oppose à la vision de son époque.  Montrez le côté ridicule de Gradgrind et son apologie de la philosophie utilitariste.  Expliquez la condition misérable des ouvriers dans l’histoire.  Le côté parvenu et insensible de Bounderby.  Etc.

Tentez de créer du lien entre ce roman de Dickens et d’autres cours :

  • philosophie : qu’est-ce que le courant utilitariste ?  En quoi s’oppose-t-il à d’autres courants philosophiques ?  Quelles sont ses relations avec le positivisme d’un Auguste Comte ?  Quelle est sa place dans l’histoire de la philosophie ?  Qui sont ses héritiers aujourd’hui ?
  • histoire : le roman de Dickens décrit-il des situations réalistes ?  Quelle était la condition des ouvriers à l’époque ?  Quelles étaient les théories sur l’enseignement ?
  • littérature : en quoi la description du monde du travail chez Dickens est-elle comparable à celle décrite par Zola dans Germinal ou l’Assommoir ?  Comment Dickens construit-il ses personnages ?  Sont-ils des personnages existants ou plutôt des grands types littéraires ?  Des descriptions réalistes ou des caricatures ?

Pourquoi expliquer nous aide à mémoriser

D’abord, pour raconter et expliquer ce que vous avez étudié, vous allez devoir le structurer.  Lui redonner forme pour qu’il soit compréhensible pour quelqu’un qui ne le connaît pas.  Vous allez devoir le reformuler.

La personne en face de vous va certainement vous demander des précisions, des explications, des éléments auxquels vous n’aviez pas pensé.   Cela va vous amener à appronfondir vos connaissances, à les examiner sous un autre angle.

C’est un des outils les plus puissants à votre disposition !  Pourquoi les professeurs sont-ils incollables sur leur matière ?  Parce qu’ils passent beaucoup de temps à l’expliquer aux autres !  Vous aussi, profitez de ce formidable outil qui ne coûte qu’un peu d’efforts !

Que faire la veille de l’examen ?

Si vous avez fait tout ça, vous êtes prêt(e) pour l’examen.  Vous connaissez votre matière de manière approfondie.  Vous êtes capable d’anticiper les questions du professeur et d’y répondre clairement.

La veille de l’examen, relisez une dernière fois vos notes.  Refaites des schémas, des cartes heuristiques.  Et puis, dormez !

C’est extrêmement important.  Le sommeil est indispensable au fonctionnement optimal de notre cerveau.

Pourquoi relire la veille avant de s’endormir ?  Parce que pendant que vous dormez, votre cerveau travaille pour vous.   Votre subconscient réassemble vos connaissances selon de nouveaux schémas, de nouvelles associations qui vont renforcer votre mémorisation.

Après toutes ces étapes, vous êtes prêt pour l‘étape 7  !  Prêt à briller lors de votre examen !

Bonne chance à tous 😉

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Internet Logiciels Outils

Créez des infographies de qualité pro avec easel.ly !

Comment créer des infographies de qualité professionnelle ?  Les logiciels coûtent cher.  Ils sont compliqués.  Et je ne suis pas doué en dessin !

Easel.ly, un programme entièrement en ligne vient combler cette lacune.

C’est encore une version bêta, mais elle est très prometteuse.

L’environnement du site easel.ly rappelle énormément celui de Prezi pour ceux qui connaissent ce fantastique outil de présentation.

Un espace de travail dans lequel on vient glisser les éléments au fur et à mesure qu’on en a besoin.

L’espace de travail

Les vhèmes ou thèmes visuels

En haut à gauche de l’espace, les « Vhemes » sont les thèmes visuels.  Cela peut être des cartes de géographie, un homme habillé, des bulles, un graphe en histogrammes.  Pour l’instant, ils ne sont pas encore très nombreux, mais le site promet de nouveaux motifs pour bientôt !

Les « Vhemes »

Mais on peut également partir de rien (from scratch, comme le dit l’expression anglaise, car easel.ly ne parle que l’anglais pour l’instant).

Différents arrières-plans (backgrounds)

Dans ce cas, on peut choisir entre différents arrières-plans : comme tous les objets du site, il suffit de cliquer et glisser le fond sélectionné sur l’espace de travail.

Arrière-plan

Vous pouvez ensuite choisir des objets dans les différentes rubriques – transport, people, nature, banner, pool, etc. – et les cliquer-glisser de la même façon.  Vous pouvez aussi ajouter des formes – flèches, doubles flèches, rectangles, info-bulles, etc.  Tout est repositionnable.  Vous pouvez également modifier la couleur de ces formes.  Et adapter leur taille au format souhaité.

Un premier essai concluant

Vous pouvez également afficher une grille afin de placer vos éléments de façon régulière sur l’arrière-plan.

Vous avez aussi le choix entre trois types de texte : titre, en-tête de paragraphe et corps du texte.  Vous combinez le tout en cliquant-glissant, vous sauvegardez et vous obtenez une belle infographie.  J’ai mis moins de dix minutes pour réaliser le tableau ultra-simple ci-dessous.  Mon premier essai avec ce programme en ligne.

Premier essai

Des infographies complexes en toute simplicité

Mais avec un peu de pratique, vous serez capable de créer des choses aussi complexes que l’infographie ci-dessous :

Exemple d’infographie

Donc, rendez-vous sur easel.ly et bon travail 😉

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