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DIMPA MOOCs

Webinaire DIMPA : pour tout savoir sur le MOOC

Vous avez entendu parler du MOOC DIMPA, mais vous voulez en savoir plus ? Vous avez bien raison ! Je vous propose donc un Webinaire DIMPA gratuit ce mercredi 2 décembre à 20h30.

Qu’est-ce que le MOOC DIMPA ?

Vous avez peut-être croisé une annonce pour le MOOC DIMPA au détour d’un réseau social. Ou vous avez lu l’article que lui a consacré le magazine en ligne Lettres numériques ?

Le MOOC DIMPA sur Lettres numériques

Un Webinaire DIMPA MOOC gratuit pour tout savoir

Lors de ce Webinaire DIMPA, je vous disais tout sur le MOOC et aussi sur les autres aspects moins connus de ce projet.

Vous pouvez visionner ce webinaire dans la vidéo suivante :

Un MOOC sur les technologies de publication

DIMPA est un acronyme anglais qui signifie « Technologies innovantes de publication pour tous« .

Il commence le lundi 7 décembre 2021 (ouverture officielle à 9 heures précises, heure de Paris).

Il dure six semaines et introduit les technologies suivantes :

  • le livre électronique et en particulier le format epub3
  • l’imprimé augmenté (les documents papier associés à la réalité virtuelle et augmentée
  • la réalité virtuelle : un monde qui n’existe que
  • la réalité augmentée
  • la vidéo interactive
  • la vidéo immersive ou 3D ou 360°

Vous pouvez en consulter le programme complet dans cette infographie interactive.

L’innovation pédagogique en lien avec le numérique

Des ressources gratuites et réutilisables

Mais DIMPA, ce n’est pas qu’un MOOC comme vous allez le découvrir pendant ce Webinaire DIMPA. Ce sont aussi :

  • des ressources publiées sous licences Creative Commons et que vous pouvez donc exploiter, modifier et redistribuer
  • des modèles réutilisables (de vidéos immersives et interactives, de créations en VR et AR, des livres au format epub, etc.)
  • des fiches explicatives qui vous indiquent, pas à pas, comment réaliser vous-même ces modèles ou les vôtres
  • des événements « live » : des conférences interactives sur les différentes technologies, une conférence sur notre méthodologie. Ces événements seront enregistrés et diffusés gratuitement sur différents supports (notre site Web, notre chaîne YouTube, des podcasts, etc.)
  • un guide méthodologique : un ouvrage au format epub dans lequel nous résumons notre expérience et dont vous pourrez vous inspirer pour votre propre projet numérique ou Erasmus+

Une certification européenne

Le MOOC comprends différents parcours comme je l’avais déjà indiqué dans cet article précédent. Pour chaque type de parcours, vous pouvez remporter un badge. Si vous complétez l’ensemble des parcours, vous remportez l’ensemble des badges mais aussi un certificat correspondant à un ECVET de niveau 4. C’est-à-dire une certification professionnelle correspondant à 25 heures d’études.

Inscription au Webinaire DIMPA

Inscrivez-vous ici pour le MOOC DIMPA.

Au plaisir de vous y rencontrer 😉


Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne.  Cette publication  n’engage que son auteur et la Commission n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

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creativité Pédagogie

Comment le mythe de la « bonne réponse » tue la créativité

L’école est de plus en plus soupçonnée de « tuer la créativité ».  Parmi les mythes qui traversent les institutions académiques, il en est un particulièrement tenace et toxique : celui de la « bonne réponse« .

L’école tue la créativité, affirme Sir Ken Robinson, dans un célèbre entretien TED que  j’ai d’ailleurs relayé dans ce blog.

Sir Ken Robinson chez TED

Je ne peux que le constater au fil de mes expériences de formateur, que ce soit avec des étudiants ou avec des enseignants.  Cette action délétère de l’école ne relève pas d’une volonté consciente de tuer la créativité tant des étudiants que des enseignants.  Mais c’est la structure même des institutions académiques et certains mythes qui les traversent qui finissent par étouffer dans l’œuf toute velléité de créativité.

Le mythe de la « bonne réponse » toxique pour la créativité

Un de ces mythes qui tuent la créativité des enfants comme celle des maitres, est celui de la « bonne réponse ».

Comme si tout problème connaissait une unique réponse, valide, valable et vérifiable.  Ce mythe de la bonne réponse unique n’est pas sans lien avec une certaine soif d’absolu, de vérité unique et révélée.

Il correspond aussi à une structure profonde et tout aussi fallacieuse de notre pensée : la pensée binaire.  Car s’il existe une seule bonne réponse, cela veut dire que toutes les autres sont fausses, erronées, en un mot : mauvaises.  On entre de plein pied dans le manichéisme ou tout est vrai ou faux, blanc ou noir, 1 ou 0.

Je crois aussi que, hors de la sphère de la connaissance, ce mythe nourrit aussi le populisme avec sa propension à proposer des réponses simples et uniques à des problèmes complexes et multiples.

Pourquoi cette réponse unique tue-t-elle la créativité ?

Dans la bonne réponse unique, il y a un seul mode de pensée à l’œuvre : le mode de pensée analytique, logique.  Telle action entraîne mécaniquement tel résultat.  Si le résultat de mon opération est conforme à celui du maître, j’ai la « bonne réponse » (en Belgique, on dira « j’ai bon, m’sieur !« ).

C’est un peu comme dans un circuit électrique – et c’était aussi le principe de l’Electro, vous vous souvenez : lorsque vous avez trouvé la seule bonne réponse, le contact électrique se produisant et la lampe s’allumait.  Cette notion de bonne réponse correspond bien à la technologie qui sous-tend le fonctionnement de l’Electro : un seul contact de réponse peut effectivement avoir lieu pour chaque contact de question.

Dans toute opération de créativité, par contre,  il y a deux types de pensée à l’œuvre, qui se succèdent et se complètent.

La pensée divergente et la pensée convergente

La pensée divergente : c’est la quantité d’idées qui importe

Dans un brainstorming, ce qui importe, c’est de récolter le plus grand nombre d’idées.  On se moque de leur qualité.  Ce qu’on veut, c’est en obtenir le plus grand nombre.  Car comme le disait le prix Nobel Linus Pauling, cité dans L’Esprit design: Comment le design thinking change l’entreprise et la stratégie, « pour avoir une bonne idée, vous devez avoir beaucoup d’idées« .

Tout est donc mis en place pour éviter les filtres cognitifs : jugements de valeur, inhibitions, etc.

Le modèle qui correspond à cette étape est la pêche au filet : on essaie d’attraper autant de poissons que possible.

Pensée divergente : c’est la quantité qui compte

La pensée convergente :  c’est la qualité des idées qui importe

Par contre, dans la seconde phase de la créativité ou d’un brainstorming, c’est la qualité des idées qui devient importante.  On tente d’isoler dans la masse d’idées exprimées, celles qui vont constituer une rupture par rapport aux pratiques en vigueur – la fameuse innovation ou disruption.  Le modèle de cette deuxième phase est la pêche à la nasse : je ne garde que les poissons qui correspondent à ce que je recherche.

Pensée convergente : c’est la qualité qui compte

Cette deuxième phase apportera elle aussi sont lots de bonnes idées, de bonnes réponses à une question ou à un problème.  Et l’on choisira la « meilleure réponse » à ce problème, à cette question.  Et non pas la « bonne réponse« .

La « bonne réponse« , dans la majorité des cas, est une réponse de type « incrémentiel » : on améliore les choses existantes, mais on ne crée rien de neuf.

Or, l’objectif de la créativité, de l’innovation, c’est bien de créer des solutions originales, innovantes à des problèmes de plus en plus nombreux et complexes.

L’habitude de la bonne réponse nourrit notre « avarice cognitive »

La « bonne réponse » renforce aussi un trait de caractère qui appauvrit la curiosité et l’inventivité, celui d’« avarice cognitive ».

Dans son livre La démocratie des crédules, Gérald Bronner décrit cette satisfaction d’avoir trouvé une « bonne réponse  » qui nous dispense d’aller plus loin.  Dès que nous avons trouvé ce que nous considérons comme une « bonne réponse », notre curiosité est satisfaite.  Nous ne ressentons plus le besoin d’investir davantage de temps et d’énergie à une réponse peut-être plus complexe mais plus innovante et plus enrichissante.

Dans un monde dominé par la complexité, noyé sous le flux incessant de l’information en multicanal, il est peut-être temps de préparer les humains à construire leur propre savoir.  Non pas en anonnant des réponses toutes faites, mais en s’entraînant à considérer de multiples solutions alternatives.

Pour des pédagogies de la créativité

Bien sûr, il existe des cas qui n’appellent qu’une seule et bonne réponse : 2 + 3 égalera toujours 5.  Mais ce type de réponse mathématique ou logique n’a que peu de rapport avec notre monde fait de relations humaines complexes, de systèmes de pensée ou de croyances qui s’opposent voire se déchirent, de problèmes systémiques et mondialisés.

Y a-t-il une seule bonne façon de régler la circulation des véhicules partout ?  Y a-t-il une bonne solution pour l’accueil des malades en institutions de soins ?  Existe-t-il une et une seule manière d’envisager l’enseignement des langues ?

Ou y a-t-il enfin place pour une pédagogie plus ouverte ?  Pour un enseignement plus accueillant envers la créativité des élèves comme des professeurs ?

Des initiatives voient le jour pour rapprocher l’école de l’entreprise.  Former les jeunes à la réflexion créative, à la résolution de problèmes complexes, à la recherche de solutions innovantes serait une initiative plus durable et plus efficace…

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Entreprise Evénement

Découvrez les entreprises près de chez vous !

La Journée Découverte des Entreprises revient ce dimanche 7 octobre.

L’occasion de visiter petites et grandes entreprises près de chez vous et de découvrir leurs produits et services.

Chaque année, les JDE – Journées Découverte des Entreprises – renouvelle sa gigantesque « opération portes ouvertes » sur toute la Wallonie.

Mais cette année, l’événement a été repris par le groupe de presse Roularta et l’agence événementielle TWICE.

C’est que, cumulé avec son pendant flamand OpenBedrijvenDag, les JDE constituent le plus gros événement d’un jour d’un pays avec plus d’un million de visiteurs, 450 entreprises participantes et 3,6 millions d’euros de chiffre d’affaire.

Moving Wallonia

C’est le thème de cette année ! Avec comme secteur vedette celui de la logistique.

Qui sont ces entreprises ?  Toutes les entreprises du secteur, depuis les startups jusqu’aux groupes internationaux en passant par les organismes de formation ou des entreprises publiques.

L’accent, cette année, est mis sur l’innovation.

Vous pourrez donc visiter des entreprises aussi diverses que le port autonome de Liège, le centre logistique de Bpost de Fleurus, les cuisines Vervenne à Estaimpuis ou le département Nature et Forêt du SPA à Arlon.  Visitez la carte des entreprises participantes, c’est impressionnant !

Les JDE, c’est aussi l’occasion de découvrir des entreprises qui embauchent près de chez vous ou des métiers que vous connaissez mal, voire pas du tout.  Et pour peu que le temps s’y prête, c’est aussi l’occasion d’une belle sortie en famille 😉

Toutes les informations sur le site des JDE.

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creativité Entreprise Jeux Jeux de rôle Serious games

Jouer sérieusement : les entreprises redécouvrent l’importance cruciale du jeu dans la créativité

Comment avez-vous appris ce que les autres sont prêts à accepter ?  Ou pas ?  Et comment vous faire accepter dans un groupe ?  Et comment manier la scie et le marteau ?

La réponse est universelle : en jouant !

Oui, c’est par le jeu que les enfants intègrent les règles… du jeu social !

Quoi de plus logique me direz-vous ?

Mais comment apprendre – de manière sûre, efficace – ce que vivent les patients négligés d’un hôpital ?  Quelles stratégies les passagers d’un vol transcontinental adoptent-ils pour dormir dans un espace aussi exigu que celui entre deux sièges d’avion ?

En jouant…

Comment apprendre à piloter un Airbus A380 sans mettre en danger la vie de centaines de passagers ?

En jouant, sur un simulateur de vols.

Dans cette vidéo aussi hilarante qu’intéressante, Tim Brown nous dévoile comment des entreprises innovantes développent ces nouveaux produits ou services en jouant, en simulant par des jeux de rôles ou par de l’expérimentation ludique… (Cliquez sur la vidéo pour la lancer et ensuite, cliquez sur View Subtitles et choisissez French pour avoir les sous-titres en français.)

Dans les prochains jours, je reviendrai sur plusieurs jeux utilisables en formation ou en entreprise :

  • Jeux sérieux (serious games)
  • Jeux de rôle
  • Jeux-cadres
  • Jeux de plateaux spécifiques

La galaxie des jeux est incroyablement variée : c’est sans doute l’un des domaines où imagination et créativité s’exercent avec le plus de brio et de variété.

Et les jeux le rendent bien à la créativité en inspirant les meilleurs innovateurs…

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creation d'entreprise creativité Droit des entreprises Entreprise indépendant Propriété intellectuelle

La malédiction du chiffre 1 en entreprise

Etes-vous superstitieux ?  Consultez-vous les astres ou votre boule de cristal avant de prendre une décision importante ?

Pour ma part,  ma seule concession au genre est de toucher du bois quand j’évoque un projet ou une hypothèse…  Je ne crains ni les chats noirs, ni les échelles et je ne partage pas l’obsession de certains de mes contemporains pour la numérologie…

Pourtant, en réfléchissant bien, il y a un chiffre fatidique, un chiffre particulièrement dangereux pour les entrepreneurs.  Et ce n’est pas le nombre 13 – les paraskevidékatriaphobes peuvent dormir tranquilles – non, il s’agit tout simplement du chiffre 1.

Quoi ?  Tout ça pour ça ?  Vous vous inquiétez pour un chiffre aussi banal, aussi anodin, aussi inoffensif ?

Vous croyez que j’exagère ?  Ou que j’ai perdu la boule ?  Jetez un petit coup d’oeil sur cette mind map (cliquez dessus pour agrandir) :

Premier danger : une seule idée

On vous l’a dit et répété : il vous faut une idée de départ ! Il faut concentrer votre énergie sur un objectif.  Il faut garder le cap coûte que coûte !

Je ne suis d’ailleurs pas le dernier à recommander de focaliser son énergie sur un projet à la fois.

Mais attention, danger !  Une seule idée, cela peut rapidement devenir… une obsession !  Et le piège se referme !

Vous avez une idée d’affaire, une idée géniale, qui va révolutionner votre secteur!  Et, bien entendu, vous la poursuivez contre vents et marées.  Et surtout, contre tous les indicateurs qui, au rouge, vous indiquent l’échec tout proche…

Encore une fois, une idée doit être confrontée au marché : elle vous passionne.  OK.  Mais passionne-t-elle vos clients potentiels ?  Sont-ils prêts à payer pour votre idée ?  Sont-ils prêts à abandonner leur produit actuel pour adopter le vôtre ?

Souvent, le produit ou le service innovant ne résulte pas d’une seule idée géniale, mais de l’observation de ce qui manque ou de ce qui pourrait mieux marcher si…  Autrement dit, du mariage de plusieurs idées : certaines qui existent déjà et d’autres qui apportent une possibilité d’innovation…

Pour savoir si votre idée peut marcher, une seule méthode éprouvée : demandez à vos futurs clients ce qu’ils en pensent.  Si cela les intéresse, combien sont-ils prêts à payer pour cela ?  Quel est le meilleur conditionnement pour votre produit ? etc.  Autrement dit, faites une étude de marché !

Vous avez peur qu’en parlant de votre idée, quelqu’un vous la pique ?  Ne vous inquiêtez pas : une idée en soi n’a pas de valeur.  Vous ne pouvez d’ailleurs pas protéger une idée, contrairement à une… idée répandue.  Vous ne pouvez en protéger que l’exécution.  C’est-à-dire, la façon de la concrétiser.  Et personne ne peut concrétiser votre idée comme vous.  Et si elle marche, elle sera copiée !  Je ne compte plus les articles ou projets ou titres de formations qu’on m’a « empruntés ».  A chaque fois, j’ai envie de piquer une colère et puis, bon, je le prends comme un hommage à ma créativité…  Si vous êtes réellement créatif, vous aurez toujours une longueur d’avance sur les pirates et les copieurs.  Mais ils vous suivront toujours.  Il faut se faire une raison…

L’autre gros inconvénient de devenir l’esclave de votre idée, est que cela vous met des oeillères et vous risquez de ne plus voir certaines véritables opportunités.  Parfois, c’est dans les « déchets » d’une fausse bonne idée que se trouve la vraie perle rare…

Deuxième danger : un seul produit

Votre idée était finalement la bonne : votre produit a rencontré le désir des clients autant que leur compte en banque et vous vendez à tour de bras !  Bref, vous êtes un entrepreneur heureux !

Attention : un produit ne se vend vraiment que pendant une période limitée.  C’est ce qu’on appelle le cycle de vie d’un produit.  Voyez le graphique ci-dessous (cliquez dessus pour agrandir) :

Vous consacrez d’abord du temps à le développer, ensuite vous l’introduisez sur le marché.  Les ventes augmentent, atteignent un pic (la maturité) et puis le déclin s’amorce, votre produit se vend de moins en moins, jusqu’à ce que plus personne ne l’achète.

Or, tous les spécialistes vous le diront, le cycle de vie des produits  raccourcit singulièrement ces dernières années.  Il y a de plus en plus de produits sur le marché et les clients se lassent de plus en plus vite des produits existants.  Ils veulent de la nouveauté. Les clients ne sont plus fidèles à une marque, comme ils ont pu l’être il y a 20 ans : ils sont plus versatiles. (Pour en savoir plus sur le cycle de vie, consultez cette page Wikipedia dont est tirée le graphe de cet article).

Autre phénomène : le produit de substitution.  Un petit exemple : le GSM.  Tous nos GSM sont rechargeables par un cable et un transformateur. Ces cables s’abîment, se perdent, ne sont pas compatibles entre eux, etc.  pour le plus grand bonheur des fabricants qui en produisent en quantités astronomiques.  Pour le moment.  Car, dans des laboratoires disséminés aux quatre coins du monde (y compris en Belgique) on met au point des GSM solaires, des GSM qui se rechargent grâce à votre chaleur corporelle ou grâce aux vibrations émises par votre voix lorsque vous les utilisez.  Autrement dit, dans 5 ans au grand maximum, ces cables et transformateurs auront quasiment tous disparus.

Vous voyez l’idée ?  Un concurrent fabrique un produit qui rend le vôtre inutile, obsolète ou plus cher : et vos ventes plongent !

Pour diminuer le risque et augmenter vos chances de vous développer, dès que vous mettez un produit sur le marché, pensez au suivant, ou bien aux améliorations que vous pouvez apporter à celui-ci, à des variantes (couleur, forme, taille, fonctions complémentaires, conditionnement, etc.) ou à des produits ou des services complémentaires : vous vendez des pizzas ?  Vendez aussi l’huile piquante, le couteau spécial à pizza, les assiettes à pizzas, la carte de fidélité, etc.   De cette façon, vous ne serez pas pris au dépourvu lorsque les ventes du premier produit ou de sa première version commenceront à baisser.

Troisième danger : un seul client

Vous avez un gros client, qui vous achète tout ce que vous produisez, produit ou service.  C’est confortable, ça roule tout seul, pas besoin de pub, de marketing ou de force de vente… Super !

La loi Renault, ça vous dit quelque chose ?  Le 27 janvier 1997, Renault annonçait la fermeture de son usine à Vilvoorde, jetant  au passage 3.100 emplois à la poubelle.  Ce qui a donné lieu à une réglementation européenne en matière de licenciement collectif.  Mais les sous-traitants ?  On estime à 1.000 le nombre d’emplois perdus chez les sous-traitants.   Pour eux, on n’a instauré aucune loi de protection…

Un exemple ?  La société X fabriquait des sièges de voitures pour Renault.  Renault qui était son seul client.  Lorsque ce dernier a cessé son activité, la société X a tout simplement fermé ses portes. (Si la question vous intéresse, vous pouvez trouver une importante bibliographie ici).

Sans aller aussi loin, si vous n’avez qu’un seul client, il y a gros à parier que c’est une entreprise importante, probablement plus importante que vous.  Autrement dit, dans les négociations vous ne pèserez pas lourd et vous serez  soumis au bon vouloir d’un seul client qui vous imposera tôt ou tard ses prix, ses délais, ses méthodes, etc.   Qui vous paiera quand l’envie lui en prendra et que vous n’oserez pas affronter de peur de perdre… votre unique client.  C’est pour cela que vous vouliez être indépendant ?

Autre piège lié à celui-ci : lier votre commerce à une entreprise existante.  Vous ouvrez une sandwicherie à proximité d’une entreprise ou d’une école et avec le passage, vous vendez des centaines de sandwiches par jour…  jusqu’à ce que l’école soit fermée ou l’entreprise délocalisée en Tchéquie ou en Chine.   Ne jamais se lier à une seule source de revenu lorsqu’on est indépendant.  JAMAIS.

A suivre…    En cliquant ici.


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Entreprise Orientation professionnelle Recherche d'emploi

Journée Découverte Entreprises : découvrez les entreprises et leurs métiers !

Vous ne savez pas encore très bien quel boulot vous convient ?  Vous hésitez entre plusieurs orientations professionnelles ?

Article mis à jour pour 2012 : cliquez ici !

Alors, la Journée Découverte Entreprises peut vous aider : ce dimanche 7 octobre, de 10 à 17 heures, ce sont pas moins de 113 entreprises de Wallonie et de Bruxelles qui vous ouvrent leurs portes !

Vous pourrez non seulement visiter des établissements et des installations normalement fermés au public, mais vous aurez l’opportunité de rencontrer des chefs d’entreprise, des responsables du personnel, des travailleurs sur leur poste de travail qui pourront vous donner de l’information de première main sur la pratique de leur métier.

Et tout ça, pour la modique somme de zéro euro, zéro centime : tout est gratuit ! 

Cette année, le thème de la journée est l’innovation et 17 entreprises de pointe vous proposent de découvrir leurs produits et leur savoir-faire.

Vous voulez en savoir plus ?  Alors, rendez-vous sur le site de la Journée Découverte Entreprises ou bien, procurez-vous le magazine gratuit : vous le trouverez dans tous les journaux du groupe Sud-Presse aujourd’hui !

Il y a sûrement une entreprise à deux pas de chez vous…

Bonne découverte !

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creativité Projets

Quand innovation et créativité riment avec écologie

Si certains gouvernements ne voient, pour réduire la crise énergétique, d’autres solutions qu’un retour massif du nucléaire, heureusement d’autres choisissent des pistes plus créatives et plus (réellement) respectueuse de notre environnement.

Cela peut vous paraître bizarre, mais de plus en plus de ces exemples nous viendront du monde des affaires et de l’industrie.   Parce qu’ils ont compris – bien avant d’autres – que c’est ce que le client attend : des produits de qualité fabriqués dans le respect croissant de normes éthiques et écologiques.  Nous ne voulons pas perdre notre confort, mais nous voulons désormais que celui-ci soit propre dans tous les sens du terme…

C’est ce qu’on bien intégré la marque Puma et le designer de renommée internationale Yves Béhar.  Le cabinet de ce dernier, Fuseproject, a travaillé pendant 21 mois à la conception et à la réalisation d’un produit destiné à remplacer définitivement la boîte à chaussures… Cette dernière, d’apparence anodine, pose pourtant d’énormes problèmes de déchets.

Finalement, ce n’est pas un nouveau système de boîte, mais un « petit sac intelligent« , the clever little bag qui remplacera la légendaire « shoebox ».  Celui-ci sera moins vorace en matières premières, ne nécessitera plus d’assemblage et sera plus facile à stocker puis à recycler que l’ancêtre si familière.  Il devrait réduire la consommation d’eau, d’énergie et de transport de 60% soit une économie de 8.500 tonnes de papier, 20 millions de mégajoules d’électricité, un million de litres de gasoil et un million de litres d’eau…

Nos petits-enfants seront peut-être très étonnés de savoir que papy et mamy achetaient des chaussures dans des boîtes… (Cliquez sur la photo pour accéder à la vidéo).

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Apprentissage précoce creativité Mind Mapping Outils Projets

Mind Mapping : créativité, gestion de projet, productivité… Faites un cadeau à votre cerveau !

Vous voulez être plus productif ?  Plus créatif ?  Plus organisé ?

Vous ne vous y retrouvez pas dans vos notes après une réunion importante ?

Vous avez du mal  à structurer vos documents ou vos présentations pour la prochaine réunion d’équipe ?

A toutes ces questions, une réponse unique : le Mind Mapping© !

Vous vous dites sans doute : « il exagère.  Un seul outil ne peut pas faire tout ça… »

Et c’est là que vous vous trompez car, en réalité, on peut même faire beaucoup plus que cela avec une bonne mind map !

Une démonstration valant mieux qu’un long discours (surtout lorsqu’il est question d’outils visuels !) je vous ai concocté une petite mind map ci-dessous que vous pouvez visualiser en plein écran en cliquant sur Fullscreen, vous pouvez la télécharger (c’est un PDF) ou l’imprimer…

Cela vous paraît un peu tordu, tortueux ?  C’a l’est !  C’est exprès !

Les origines

Laissez-moi vous expliquer : le mind mapping a été inventé dans les années 60 par Tony Buzan,  un psychologue anglais qui, tout au long de ses études avait connu des difficultés avec les syllabus dégoulinant d’ennui que l’université de l’époque  fournissait à ses étudiants (ça vous rappelle quelque chose  ?)

Il chercha donc une méthode qui lui permettrait d’étudier de manière visuelle, une méthode qui combinerait le plaisir visuel avec une structure à la fois claire et ordonnée.

Comment ça marche ?

Le Mind Mapping combine tout cela.  C’est une pensée rayonnante qui part du centre d’une page blance, en format paysage et qui s’épanouit vers les bords.

Les branches s’affinent selon le niveau que l’on atteint.  On utilise des mots-clés, un par branche pour permettre des associations libres.

Les images et les couleurs permettent une meilleure mémorisation en stimulant l’imaginaire et les émotions qui aident à fixer les souvenirs.

Tony Buzan affirme que la mind map reflète exactement à l’extérieur ce qui se passe à l’intérieur de votre crâne.   La mind map utilise l’ensemble du cerveau, non seulement les facultés rationnelles, survalorisées dans notre culture scolaire, mais aussi la créativité et les émotions, dans une pratique holistique faisant appel à l’ensemble de l’activité cérébrale.


Un auteur allemand, Peter Weiler, affirme qu’on peut résumer la créativité en quatre mots : « d’abord rassembler, ensuite ordonner ».  C’est exactement ce que fait une mind map : elle nous permet de collecter un maximum d’informations par des associations libres de mots et d’images – un vrai brainstorming – et elle les ordonne en les structurant sur ses branches qui rayonnent selon un ordre logique propre.

Qu’est-ce qu’on peut en faire ?

Ces caractéristiques font de la mind map le support idéal pour toute une série d’opérations : Tony Buzan l’appelle le « couteau suisse de la pensée« .  On peut l’utiliser pour prendre des notes en réunion, pour résumer un livre, pour structurer un article pour un blog (héhéhé, vous me voyez venir ?) ou une présentation, pour gérer un projet – je vous en reparlerai – pour structurer une leçon, pour analyser un projet, pour se fixer des objectifs personnels ou professionnels, etc.

Mon voisin qui est professeur dans le secondaire l’utilise et me dit que la mind map marche extraordinairement bien pour les enfants dyslexiques : les couleurs et la structuration spatiale les aident énormément.  De plus, alors qu’ils sont mal à l’aise avec les longues phrases, les mots-clés et les images leur procurent un support qui leur donne un sentiment de sécurité.

C’est un outil de mémorisation extraordinaire : Tony Buzan est aussi l’organisateur du Championnat du monde de la mémoire…

Personnellement, je l’utilise de plus en plus.  Que ce soit à la main ou à l’aide de logiciels  – comme pour cette carte-ci – que ce soit pour résumer un livre – je suis un lecteur boulimique – ou pour préparer une session de formation, pour structurer un site web ou préparer un catalogue de produits, je n’utilise plus rien d’autre.

Dans mon travail de business coach, je l’utilise afin d’analyser et de suivre le projet des personnes que j’accompagne.  C’est un outil redoutable, sous ses faux airs bonhommes : il ne laisse rien passer.

J’aurai l’occasion de vous reparler de cet outil fantastique.  Je vous prépare une série d’articles… mais aussi des ateliers qui feront largement appel à cette technique et à quelques autres que je vous présenterai bientôt, promis.

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creation d'entreprise indépendant Mind Mapping Outils

Indépendants : quelles priorités pour 2010 ? Invitation à une matinée créative…

Vous êtes indépendant ?  Ou en passe de le devenir ?

Corinne Ben Soussan (Soutien et entraide pour indépendants) et Marco Bertolini (Trouve ta voie !) vous invitent à une matinée créative sur le thème :

Indépendants : quelles priorités pour 2010 ?

Qui mieux que les indépendants connait les problèmes des indépendants ?  Qui, mieux qu’eux, peut trouver des solutions adaptées à leur quotidien ?

Cette matinée constitue une première prise de contact entre personnes qui souhaitent s’engager au-delà des pratiques individuelles.  Qui veulent définir ensemble un cadre d’action pour faire face aux défis chaque jour plus nombreux que doivent affronter les responsables de PME.

Au-delà des pages FaceBook, nous vous proposons de structurer un vrai groupe de soutien et d’entraide des indépendants, un groupe qui puisse prendre en charge lui-même ses problématiques et trouver lui-même ses solutions créatives.

Un brainstorming mené par Marco Bertolini vous permettra de mieux cerner les problèmes  que vous rencontrez :

  • Quels types de problèmes ?
  • Dans quels secteurs ?
  • A quelle échéance ?
  • Etc.

Brainstorming

Et de dégager des pistes d’action pour les semaines à venir :

  • Qui fait quoi ?
  • Quel partenariat établir ?
  • Dans quels délais ?
  • Etc.

La matinée se clôturera sur une note conviviale : des créations originales de Corinne Ben Soussan, dégustologue, qui ouvriront vos papilles à des paysages gustatifs inattendus…

Sens - Saveurs - Sucré - Salé - Sensation - Sollicitation

Programme :

9 h 15 : accueil

9h30 : Ice Breaker : faire connaissance de manière amusante et décontractée.

9h45 : Brainstorming : agiter ses neurones et sortir du cadre.

11 h :  Synthèse avec Mind Mapping et propositions d’actions : structurer le chaos créatif – dégager des pistes – déterminer les responsabilités.

12 h 30 : dégustation des créations de Corinne Ben Soussan et rencontres conviviales entre les participants : se décontracter dans une subtile sollicitation des sens.

Où et quand ?

Au HUB, Rue du Prince Royal 37 à 1050 Ixelles (C’est ici !)

– Parking public Porte de Namur « 2 Portes »

– Métro : vers Porte de Namur

– Bus : 71 et 54 vers Quartier Saint-Boniface

– Tram : 92, 94 et 97 vers Stéphanie


Le 6 mars 2010 de 9 heures à 13h30 !


Inscriptions

Nombre de places disponibles : 30.

Prix :

Early bird – avant le 20 février : 25 euros.

Normal : après le 20 février : 30 euros.

A verser sur le compte Numéro BE32 3630 6377 3702 avant le 3 mars.

Visitez aussi notre page Evènements FaceBook !

A bientôt.