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Jacques Rodet : Pratiques du tutorat à distance

Pour cet épisode 8 de notre Podcast, Jacques Rodet nous parle de son dernier livre. Mais aussi de sa vision du tutorat : un accompagnement des apprenants qui va bien au-delà de l’information sur les contenus d’une formation à distance.

Ecoutez notre Episode 8 avec Jacques Rodet : Pratiques du tutorat à distance !

Le tutorat : plus que jamais nécessaire

Le tutorat est-il toujours nécessaire, à l’heure du « tout numérique » et de l’intelligence artificielle ?

Certaines expériences ont démontré que l’Intelligence Artificielle peut assister le tuteur ou le formateur. Mais elles ont également démontré les limites de cet accompagnement. C’est surtout dans la suggestion de contenus de formation que ces dispositifs se montrent efficaces.

Mais le tutorat, c’est beaucoup plus que ça !

Episode 8 de notre Podcast – Jacques Rodet et le tutorat

Le tutorat : établir une relation de confiance pour accompagner en profondeur

Pour être efficace, le tutorat suppose que le tuteur puisse établir une relation de confiance avec l’apprenant. Que celui-ci ose confier ses difficultés, qui sont peut-être d’ordre familial ou privé. Et sans cette relation de confiance, sans cette faculté de s’exprimer sur des difficultés parfois d’ordre intime, le tuteur ne pourrait remplir sa mission qu’en investiguant de manière intrusive dans la vie de l’apprenant…

Le tutorat : accompagner les apprenants

Grâce à cette relation, le tuteur peut réellement accompagner l’apprenant dans toutes les dimension de la formation :

  • pédagogique
  • socio-affective
  • sociale
  • administrative
  • etc.

Un livre pratique avec séquences d’autoformation

Jacques Rodet nous parle aussi de son dernier livre : Pratiques du tutorat à distance.

Il s’agit d’un ouvrage pratique. L’idée de ce livre, Jacques Rodet la caressait depuis quelques années : alors que son livre précédent L’ingéniérie tutorale balisait le champ du tutorat et ses principes, son dernier livre met l’accent sur la pratique.

Ouvrages de Jacques Rodet

Il s’agit avant tout de situations que le tuteur rencontrera certainement au cours de sa pratique et pour lequel il trouvera des outils et méthodes éprouvés.

L’ouvrage en couleurs permet aussi de prendre ses propres notes pour capitaliser sur vos propres expériences.

Enfin, des clips vidéos accompagnent certaines parties du livre. Ces clips peuvent être ré-utilisés dans vos propres interventions tutorales.

Une Web-rencontre pour parler Tutorat avec Jacques Rodet

Notre invité vous invite à son tour à une Web-rencontre.

Vous pourrez discuter en direct avec l’auteur, non seulement du livre, mais aussi des pratiques du tutorat. Jacques cumule plus de 20 ans d’expérience dans ce secteur et est reconnu comme une référence en matière de tutorat.

Pour rejoindre cette réunion très attendue, cliquez sur ce lien d’inscription.

Web-rencontre avec Jaques Rodet

Jacques Rodet est également l’éditeur de la revue Tutorale dont vous trouverez le dernier numéro ici. Et enfin, il est l’animateur du blog Tad.

Où écouter le Podcast de Formation 3.0 ?

Vous pouvez écouter cet épisode 8 avec Jacques Rodet (et vous abonner à notre podcast) sur ces différentes plateformes :

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Prochain épisode de notre podcast

Dans le prochain épisode du podcast Formation 3.0, j’ai le plaisir d’inviter Isabelle Collet, informaticienne et professeure de Sciences de l’Education à l’Université de Genève.

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digital learning

Interview Marco Bertolini : quelques questions sur le Digital Learning

J’ai été interviewé par Xavier Parduyns, Marketing Manager de MySkillCamp sur ma vision du Digital Learning.  Vous pouvez en découvrir les premiers paragraphes ici et le reste sur le blog de MySkillCamp.

Bonjour Marco, pouvez-vous nous expliquer en quelques mots votre parcours dans le digital learning ?

J’ai commencé à utiliser le blended learning il y a cinq ans.  J’animais des ateliers du type « Apprendre à Apprendre » pour des adolescents et ceux-ci se divisaient en une journée en présentiel et des ressources en ligne.

Marco Bertolini

J’anime aussi depuis un peu plus de 3 ans une formation en blended learning pour la formation des formateurs du Forem, de l’IFAPME et de Bruxelles-Formation.  C’est une formation en mindmapping qui allie une journée en présentiel et de l’auformation avec des vidéos en ligne.

J’ai également conçu et animé un atelier mindmapping pour le MOOC ITyPA3 ce qui m’a donné l’idée de créer un site web dédié à la formation en ligne Spoc en Stock, qui est un clin d’oeil à Coke en Stock, le 19e album de Tintin.  Les SPOC (Small Private Online Courses) s’inspirent largement de la méthodologie des MOOC mais visent des petits groupes pour assurer un accompagnement de qualité.

Aujourd’hui, j’aide des écoles, des entreprises privées et des particuliers à concevoir, réaliser et mettre en ligne leurs formations.  Je suis intervenu dans une trentaine d’écoles de la Communauté Française cette année académique pour former les instituteurs et enseignants du secondaire à l’utilisation du numérique en classe.  Ici aussi, il s’agit de blended learning, (deux jours en présentiel et 3 mois en ligne).

La suite sur MySkillCamp.  Bonne lecture 😉

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Critique livre

Un livre exceptionnel pour créer votre site de vente en ligne

Envie de tout savoir avant de vous lancer dans l’e-commerce ?  Bernard Eben vient d’écrire un excellent ouvrage sur tout ce qu’il faut savoir avant de lancer votre boutique en ligne.

Le livre de Bernard Eben

Nombreux sont les dirigeants de PME et surtout de TPE qui hésitent à se lancer dans l’e-commerce.  C’est vrai que les questions ne manquent pas :

  • comment m’y prendre ?
  • combien ça coûte ?
  • comment faire connaître ma boutique ?
  • est-ce que ça correpond à mon type d’entreprise ?
  • combien de temps ça va me prendre ?
  • dois-je travailler seul ou faire appel à un expert ?
  • etc.

Un livre exceptionnel pour ne rien oublier avant de créer votre site de vente en ligne

Bernard Eben est consultant depuis de nombreuses années.  Dans ce livre, il met vraiment sa solide expérience au service du lecteur.  Son ouvrage se distingue surtout par sa clarté, par le sens pédagogique de son auteur : le livre est complet, il balaie tout le champ de l’e-commerce depuis la conception du site jusqu’à la facturation, la gestion des stocks, l’évolution graphique, etc.

Et pourtant, il reste clair, d’un langage accessible et chaque terme professionnel ou technique est expliqué dans un encart facile à repérer.

Un ouvrage que je recommande chaudement tant pour le professionnel que pour le débutant.

J’ai eu le plaisir d’interviewer l’auteur pour BXECO, l’émission économique de BXFM où je tiens une chronique sur les réseaux sociaux et le Web 2.0.  Voici une retranscription complète de cet entretien.

Interview de Bernard Eben, auteur du livre E-commerce :  Tout savoir avant de créer une boutigne en ligne !

1) Bernard Eben, pourquoi écrivez-vous ce livre maintenant ?

– Savez-vous combien de sites de commerce électroniques ont été créés en France l’an passé (2014) ?

Plus de 20.000. (Actuellement près de 160.000 sites en France selon les statistiques de la Fevad). Cela laisse présager que cette année, rien qu’en France, on mettra en ligne près de 100 nouveaux sites par jour ouvré.  Il y a donc clairement un engouement pour la création de sites e-commerce. Beaucoup y voient là un moyen de gagner rapidement beaucoup d’argent.

80 % de taux d’échec pour les sites d’e-commerce !

Mais le chiffre le plus interpellant c’est 80%.   80% d’échecs !

Sur les 20.000 sites créés, 16.000 vont devoir fermer rapidement car ils ne vendent rien, ou quasi rien.

– Qu’est-ce qui explique un taux d’échec aussi élevé ?

C’est ce que j’ai voulu comprendre : pourquoi tant de nouveaux site, et pourquoi tant d’échecs. Et me suis vite rendu compte de deux choses :

  • d’une part, on trouve sur Internet des offres, des publicités, des sociétés qui vantent la création d’une boutique e-commerce en 2 ou 3 clics. Cela semble donc facile. Du moins, c’est ce que l’on veut faire croire.
  • d’autre part, les personnes qui souhaitent se lancer dans le commerce électronique (ce sont des jeunes qui ont une idée génial, des indépendants, des petites sociétés…), ces personnes ne sont pas du tout préparées à cela. N’ont aucune idée de tout ce que cela demande comme travail, comme recherches, comme temps, comme organisation. C’est comme se lancer à 200à l’heure sur l’autoroute, sans jamais avoir appris à conduire, en ignorant totalement le code de la route. Cela ne peut que mal se terminer.

Et comme il y aura encore plus de 20.000 personnes qui vont tenter l’expérience cette année, il me semblait opportun d’écrire un livre qui puisse « aider les gens » à se faire une idée du travail qui les attend … s’il veulent réussir.

Un ouvrage qui détaille les nombreux points auxquels ils devront penser avant de se lancer :

  • l’étude de marché,
  • l’organisation du catalogue,
  • les images,
  • les textes,
  • le référencement,
  • les modes de paiement,
  • les livraisons,
  • le service après-vente,
  • le design…

Bref, tout ce que l’on oublie, ou croit facile. Le but est que les gens soient mieux préparés. Qu’ils sachent dans quelle aventure ils se lancent. De faire en sorte qu’il y ait moins d’échecs.

2) Un site pour TPE ou une PME est-ce une bonne idée ?

Si une TPE ou une PME veut créer son propre site pour concurrencer Amazon, ou la FNAC, ou eBay… cela me semble une mauvaise idée.  Même une très mauvaise idée !

De même, si vous êtes gérant d’un petit magasin qui vend des vêtements de dames en provenance de fabricants extérieurs.., que vous ne créez pas vous-même.., sincèrement cela ne sert à rien de vous lancer dans une boutique e-commerce.

– Qui sont ceux qui auraient intérêt à créer une boutique en ligne ?

Par contre, sans trop rentrer dans les détails, il y a 2 cas de figure qui vont dans le bon sens :

Le premier, c’est l’indépendant, ou la petite société, qui met au point un produit totalement novateur.., produit qui peut intéresser le grand public, et qui soit commercialisable à un prix « normal » pour une transaction e-commerce, alors oui c’est une bonne idée.

Le 2ème cas de figure concerne la société qui dispose déjà d’un catalogue de produits « grand public » qui déjà se vendent bien. Si cette société veut étendre ses activités, si elle souhaite conquérir d’autres marchés géographiques sans devoir trouver des revendeurs locaux. Là aussi c’est une bonne idée. Ce ne sera pas facile, car dès qu’on veut s’étendre, il faut penser à l’exportation, et donc aux problèmes de facturation, de taux de TVA. Mais oui, cela reste une bonne idée.

– Quelle question doit-on se poser avant de créer un site d’e-commerce ?

Personnellement, je pense que la question la plus importante à se poser est « est-ce que mon produit a une chance de bien se vendre sur Internet ?» « Est-ce qu’il en a toutes les caractéristiques ? ».

Pour bien me faire comprendre, j’aimerais donner un exemple.

Imaginons que vous souhaitiez-vendre ces espèces de gros ballons qui servent de siège dans certains bureaux, qui sont bons pour le dos. Cela existe déjà mais vous pensez avoir une idée géniale par rapport à la concurrence : le vôtre n’a pas de pipette. Donc pas de problèmes de dégonflement, et des coûts de pipette en moins à la fabrication. Votre ballon est vendu pré gonflé et vous garantissez une pression constante. Génial.

Votre prix de vente sera fixé à 30 euros au lieu de 40 euros à la concurrence.

Sauf que..

Sauf que votre ballon fait lui aussi 85 cm de diamètre, hors emballage. Et que comme vous le vendez gonflé, le colis est trop grand pour un transport traditionnel, pour un tarif normal d’expédition. Que le client devra payer 160 euros de frais supplémentaires.

 Donc, pour résumer ma réponse, oui pour une TPE ou une PME c’est certainement une bonne idée de vendre sur Internet, mais ce n’est pas la forme juridique ou le nombre de personnes qui sont le critère déterminant : c’est le produit que l’on compte commercialiser. Il doit être super-intéressant, non-concurrentiel, et facile à vendre.

Si vous avez ce produit, foncez !

 3) Dans le livre, vous parlez d’une progression de la boutique en ligne en 3 étapes : pouvez-vous nous expliquer cela  ?

Comme je le disais, si vous avez un super produit à vendre…foncez.

À partir de là, selon que vous croyez fort.. ou très fort dans la réussite de votre projet…, selon votre disponibilité, et selon vos moyens financier… vous pourrez choisir différentes voies.

a) D’abord un petit test pour sonder le marché avec eBay

Et là, passer par une boutique eBay est une excellente idée car c’est assez facile à mettre en œuvre, très rapide et quasi gratuit. Un autre énorme avantage d’eBay c’est qu’ils ont en moyenne plus d’un million de visiteurs par jour, rien qu’en France. C’est énorme.

Cette formule vous permet facilement de voir si les clients sont intéressés par votre produit, s’ils posent des questions, et surtout s’ils achètent. Si ce n’est pas le cas, vous pourrez très facilement rectifier le tir, comme diminuer le prix, proposer d’autres images du produit, changer la description.. bref, y aller à tâtons. Et si cela ne marche vraiment pas, vous n’aurez pas perdu grand-chose.

b) Ensuite, passez par les petits sites d’e-commerce en création semi-automatique

La seconde possibilité, qui peut-être une évolution par rapport à votre test sur eBay, est de passer par des sites de création semi-automatique de boutiques.

Cela vous coûtera entre 20 et 150 euros par mois selon les formules standard. C’est également facile et rapide à mettre en œuvre, vous pouvez avoir votre propre nom de domaine, choisir des modes de paiement… C’est une bonne solution pour avancer, pour « confirmer votre essai ».

Néanmoins, si votre boutique marche bien, voire très bien.. vous vous sentirez vite à l’étroit dans ce genre d’environnement. Car il y a des limitations à ce que vous pouvez imaginer, ce que vous pouvez faire.

Mais si cela marche et que vous vous y sentez à l’étroit.. c’est une excellente nouvelle. Il est alors temps de passer à la dernière possibilité qui est la boutique totalement indépendante.

c) Votre boutique de vente en ligne totalement indépendante

Pour une boutique indépendante, vous n’aurez quasi plus de limitations, ni en nombre d’articles, ni en nombre de langues pour votre boutique, de transporteurs, de catégorisation de clients qui vous permettent d’offrir des prix différents.

Vous aurez aussi la possibilité d’imaginer des interfaces pour greffer cette boutique à votre logiciel de comptabilité, ou de production. Mais si vous en êtes à ce stade, c’est chapeau. C’est que vous avez suivi les conseils du livre.

Merci infiniment pour ces précisions, Bernard Eben.

Je rappelle que votre livre s’intitule E-commerce : Tout savoir avant de créer une boutigne en ligne ! et qu’il est publié chez Eyrolles.

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ITyPA3 MOOCs

Interview de Simon Carolan, coordinateur d’ITyPA3 sur MOOC Francophone

Vincent Datin, fondateur de l’annuaire « MOOC Francophone », interviewe Simon Carolan, coordinateur de la saison 3 d’ITyPA, le premier MOOC francophone.

Vincent Datin :

Comme un certain nombre d’entre vous, j’ai participé à la première aventure du MOOC ITyPA en 2012. ITyPA fut une une expérience connectiviste sans précèdent, et il reste pour moi, le MOOC « pollinisateur » en France. La saison 3, toute proche désormais, est l’occasion de faire le point avec Simon Carolan, coordinateur du MOOC…

Simon Carolan et le logo d’ITyPA3

– Bonjour Simon Carolan, vous êtes le coordinateur du MOOC ITyPA pour cette 3e saison. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre parcours ?

Je suis un enseignant-doctorant d’origine britannique avec un parcours assez atypique. Diplômé de LLCE Français de l’University of Birmingham en Angleterre, j’ai débarqué à Nantes, ville que j’avais découvert auparavant pendant un séjour Erasmus et dont je suis tombé amoureux.

La suite sur l’excellent site MOOC Francophone.

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Droit Droit du travail Entretien d'embauche Entretien embauche Recherche d'emploi Stratégie

Questions indiscrètes en entretien d’embauche, que faire ?

Vous êtes en entretien d’embauche et cela se passe plutôt bien.  Soudain, l’intervieweur vous pose des questions indiscrètes : êtes-vous enceinte ?  Etes-vous malade ?  Etes-vous syndiquée ?  Comment cela se passe-t-il avec votre épouse ?

Que faire ?  Ne cédez pas à la panique.  Gardez votre sang-froid.  Et mettez calemement les choses au point.  Voici un topo des questions indiscrètes – dont certaines sont illégales – et la stratégie à mettre en place pour vous en sortir.

Cela se passait bien.  Vous étiez sur un petit nuage, sûr(e) de l’avoir ce job tant convoité.  Et puis, patatras : cet intervieweur jusque-là si sympathique vous pose une ou plusieurs questions indiscrètes.

La première chose à faire est de garder votre sang-froid.  De ne pas mettre en péril votre candidature par une réaction trop émotionnelle.

Un entretien convivial

Une stratégie du recruteur

Tout d’abord, il faut savoir que ces questions peuvent être une stratégie du recruteur.  Un exemple : vous postulez pour un emploi qui exige de la discrétion, comme la gestion de biens, par exemple.  Le recruteur veut savoir si vous allez répondre à la moindre question que l’on vous posera ou si vous avez la capacité de dire non poliment, mais fermement.

Si vous répondez trop facilement aux questions indiscrètes ou si vous vous énervez trop vite, le poste n’est pas pour vous…

Il peut arriver aussi que le recruteur soit tout simplement une personne trop curieuse, plus intéressée par votre vie personnelle que par votre projet de carrière…   Il peut s’agir aussi d’un manque de professionnalisme : trop d’entreprises confient le recrutement à des gens dont ce n’est pas le métier.  Les dirigeants de PME assument souvent cette tâche eux-mêmes.  Parfois, ils ne savent même pas que certaines questions sont illégales.

 Les questions illégales

Certaines questions sont non seulement indiscrètes, elles sont illégales.  Pourtant, certains employeurs ou recruteurs vous les poseront.  En voici quelques-unes :

  • Etes-vous enceinte ?  Cela peut vous paraître bizarre, mais cette question est interdite.  La poser constitue donc une discrimination.  Sauf dans les cas où la pratique du métier peut représenter un danger pour la mère ou l’enfant : si vous postulez comme assistante dans un service de radiologie, il est clair que vous ne pouvez pas vous exposer aux radiations sans mettre le bébé en danger.  Même chose si vous postulez dans une grande surface, pour une fonction qui vous amènera à soulever des charges lourdes.  Ou pour une usine utilisant des produits chimiques toxiques pour le foetus.  A vous de savoir si la fonction recherchée est compatible avec votre état.  Si oui, il n’est pas nécessaire de répondre à cette question.  Maintenant, si trois mois après votre engagement, vous traversez les locaux de l’entreprise ventre en avant toute, vous aurez du mal à cacher votre état…  Et le patron ne sera probablement pas très heureux de vous voir partir en congé de maternité.  Même si c’est votre droit le plus strict.  Le droit et les relations sociales sont deux choses différentes.   Y compris dans le monde du travail.
  • Etes-vous malade ?  Ici non plus, l’employeur n’a pas le droit de vous la poser.  A vous de vous poser la question d’abord : cet emploi est-il compatible avec ma maladie ?  Cette maladie représente-t-elle un danger pour mes futurs collègues ?  Si la réponse est non : foncez !
  • Etes-vous syndiqué ?  Quelles sont vos convictions politiques ? Cela vous regarde, pas l’entreprise.   Même si les employeurs ne raffolent pas des militants syndicaux, c’est votre droit le plus strict d’être membre d’un syndicat ou de militer dans un parti politique.  L’employeur n’a pas à savoir pour qui vous votez, ni quel syndicat vous représente.  Mais il y a des cas particuliers : si vous vous présentez comme attaché parlementaire dans un parti, ou comme cadre ou employé(e) dans un syndicat, il est clair qu’on va vous demander un engagement politique conforme.  C’est une question bon sens :  allez-vous travailler dans un parti qui défend des idées opposées aux vôtres ?  Attendez-vous d’un syndicat de gauche qu’il vous engage alors que vous militez dans un parti de droite ?  Encore une fois, un emploi, c’est plus qu’une fiche de salaire : ciblez donc un emploi qui vous correspond vraiment, non seulement à vos attentes en matière de rémunération, mais aussi en fonction de vos idées, de vos goûts, de vos talents…

Coaching emploi

Une stratégie de réponse efficace

Devant ce type de questions, vous vous sentez mal à l’aise, vous ne savez pas trop quoi répondre.

D’abord, gardez votre calme.  Vous énerver et répondre agressivement n’auraient qu’un seul effet : mettre fin immédiatement à l’entretien…  Et adieu le job  tant convoité !

Ensuite, affirmez poliment mais fermement : « ceci est un sujet personnel.  Je préfère ne pas répondre à cette question ».  Ou : « c’est une question qui concerne ma vie privée, je préfère donc ne pas répondre ».

Si la personne insiste, utilisez la technique du « disque rayé » : c’est terriblement efficace.  Répétez simplement la réponse, à chaque fois qu’on vous pose la question.  C’est extrêmement lassant pour votre interlocuteur.  Et cela vous évite de vous énerver.

Si vous avez affaire à un professionnel, il comprendra vite que vous utilisez ce type de technique et saura que vous n’êtes pas facilement influencé par ce type de question indiscrète.  Il cessera donc ce jeu très rapidement.

Si par contre, votre interlocuteur est une personne trop indiscrète qui continue à insister malgré tout : mettez vous-même fin à l’entretien.  Si c’est le patron d’une PME, il vaut mieux ne pas travailler avec ce type de personne.  Si c’est le recruteur d’une agence ou d’une grosse entreprise, n’hésitez pas à signaler son comportement à son employeur.   Cela évitera peut-être la même expérience à d’autres.

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Mind Mapping Outils

Mindmapping pour le journalisme

Quel rapport entre le mindmapping et le journalisme ?  Un exemple de préparation d’interview.

Plus que vous ne le pensez.  Le mindmapping – ou carte heuristique – est un outil d’une efficacité exceptionnelle pour prendre des notes, structurer des documents, donner une cohérence à l’information.

Autrement dit : à peu près toutes les tâches d’écriture et d’organisation de l’information qui incombent au journaliste.  Je vais les explorer dans une série d’articles consacrés aux rapports entre pensée visuelle – et donc le mindmapping – et journalisme.

Aujourd’hui, je vous propose d’examiner comment préparer une interview.  Mais cette méthode de structuration des idées est utile pour tout type de documents.

Vous avez votre sujet, vous avec l’angle sous lequel vous voulez le traiter et, en bon journaliste, vous avez déjà rassemblé un peu d’informations sur la personne interviewée et son projet ou son actualité.

Une Montagne pour les Pays-Bas

Je prends un exemple tout récent : une interview de Thijs Zonneveld.  Ex-coureur cycliste professionnel, Thijs est à présent journaliste sportif et a une idée géniale quoiqu’un peu folle : construire une montagne aux Pays-Bas.

J’ai eu l’info en lisant un articulet de quelques lignes sur Internet.  J’ai été emballé par l’histoire, j’ai voulu en savoir davantage et je suis donc reparti à la recherche d’infos complémentaires.

J’ai trouvé le site officiel de Thijs avec son adresse email et trois articles qu’il a publié dans De Pers sur son projet de montagne.

J’ai donc envoyé un email à Thijs qui m’a répondu très vite et avec l’enthousiasme et la gentillesse dont il ne se départira pas pendant toute l’interview.

Si vous souhaitez lire cette interview, elle est publiée, ici, sur le site de MyEurop.info.

Le plan de l’interview

Je dispose déjà de quelques informations utiles sur le sujet.  Mais je veux approfondir et, surtout, donner mon propre éclairage sur le sujet.

Plan de mon interview

Analyse du plan de l’interview

Je savais déjà que Thijs avait conçu cette montagne en pensant aux sportifs : qu’il estimait que les Néerlandais sont à la traîne dans les sports de montagne parce qu’ils n’en ont pas chez eux.  Mais je voulais en savoir plus.  C’est par là que j’allais entamer mon interview.

Pour la localisation, j’avais entendu parler du Flevoland, cette province au Nord d’Amsterdam, là aussi je voulais creuser.

Qui ?  Ici, j’ai coloré en rouge deux sous-branches de ma carte : car je voulais savoir quel était encore le rôle de Thijs à présent que le projet était lancé et que des milliers de personnes s’en emparaient.  Quel serait encore son rôle ?  Quelle serait encore son implication personnelle dans le projet, maintenant et dans le futur ?

Coloration des sous-sujets

C’était d’autant plus important pour moi de connaître cette réponse que, dans son article, Thijs insistait sur le fait que ce projet devrait être « NOTRE montagne et non pas MA montagne ».  C’est ce qui figure dans la petite note inclue dans le sujet en rouge :

Notes à l’intérieur du sujet

Je savais qu’il voulait mettre sur pied un groupe pour étudier la faisabilité du projet, c’est aussi quelque chose qui était important pour moi et que j’avais envie d’en savoir plus.  Qui allait faire partie de ce groupe ?  Qui allait le coordonner ?  Etc.  J’ai donc coloré cette rubrique en rouge aussi pour ne pas l’oublier.

J’avais lu ailleurs dans la presse néerlandaise qu’un site web devrait être lancé.  Là aussi, il y a une petite note, car j’avais lu une déclaration de Thijs dans le même article, disant que le « projet doit être aussi transparent que possible ».  J’ai repris le paragraphe en néerlandais et la traduction dans ma petite note.

Extrait d’une interview précédente

 Thijs avait souligné dans une interview qu’il avait donnée à une chaîne de télé que les médias sociaux avaient joué un rôle énorme dans la diffusion du projet. Ici aussi, je voulais en savoir davantage.

La question Quand ? est également importante.  Quand va démarrer le projet ?  Combien de temps va-t-il durer ?  Se sont-ils donnés une deadline ?  Comme le site web devait démarrer la même semaine, j’ai renvoyé une flêche de Start (projet) à « Cette semaine » (site web).

Relation entre deux sous-sujets

Prêt à interviewer la vedette !

Je ne m’attendais pas à une réponse définitive à la question Combien ?  Même si je savais que Thijs avait évoqué la somme d’un milliard d’euros, je me doutais qu’à ce stade du projet cela ne pouvait être qu’un ordre de grandeur…

Pareil pour les résultats : à ce stade du projet, on ne peut guère que formuler des hypothèses.

Vous pouvez lire le texte intégral de cette interview de 30 minutes sur le site de MyEurop.info.

Dans un prochain billet, j’explorerai avec vous la prise de notes durant une interview et comment en tirer parti lors de l’écriture de l’article.

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Chomage CV Entretien d'embauche Europe formation Jeunes Orientation professionnelle Outils Recherche d'emploi Salon de l'emploi Travailler en Europe

Semaine de l’emploi : 8 salons de l’emploi en une semaine dans toute la Wallonie !

La semaine de l’emploi, ce sont 8 salons de l’emploi, en une semaine, dans toute la Wallonie. 

Pour la Semaine de l’Emploi 2012 : cliquez ici !

Et donc, 8  raisons :

  • d’aller voir de près ce qui se passe dans votre région en matière d’emploi
  • d’identifier les entreprises qui engagent près de chez vous
  • de rencontrer des employeurs potentiels
  • de réactualiser votre CV
  • de vous entrainer pour vos entretiens d’embauche
  • de TROUVER VOTRE JOB !!!

L’an dernier, 400 personnes ont trouvé un emploi durant ces salons et 2.500 se sont inscrites à une formation.  Vous aussi, profitez-en et donnez un petit coup de turbo à votre carrière !

Vous pourrez aussi améliorer votre CV ou bien préparer un entretien d’embauche avec des conseillers du Forem.

Ces salons sont organisés par le Forem dans huit implantations différentes tout au long de la semaine, de 10 à 17 heures.

Voici les dates et les lieux de ces salons  (cliquez sur les liens pour avoir plus d’info):

  • Mercredi 13 octobre :
      •  Colfontaine (Mons) à l’Espace Magnum.  Un coup de projecteur sur les métiers verts.
      • Namur : Namur Expo. Flash sur les métiers du goût et de l’horéca.

  • Jeudi 14 octobre :
      • Charleroi : Charleroi Expo (La Géode).  Focus sur les TIC et les métiers de la bureautique

  • Vendredi 15 octobre :
      • Verviers : Centre de compétences Formalim et Polygone de l’eau.

  • Mardi 19 octobre :
      • Liège : Halles des Foires de Coronmeuse.
      • Louvain-La-Neuve : Aulla Magna, avec un focus sur la recherche et l’innovation.

  • Mercredi 20 octobre :
      • Arlon : l’European Jobday, Hall polyvalent Parc des Expositions, avec l’accent sur le travail en Europe.
      • La Louvière : Hall omnisport de Bouvy.

Bonne visite !