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Podcasts : l’entreprise digitale et les réseaux sociaux

J’ai lancé une série de podcasts consacrés à l’entreprise digitale et aux réseaux sociaux.  J’héberge tout ça sur Podbean et vous pouvez télécharger ces podcasts sur votre smartphone ou les écouter en ligne.

La digitalisation des entreprises et les réseaux sociaux

Je viens de mettre en ligne mon premier podcast consacré à la digitalisation des entreprises et aux réseaux sociaux. Chaque semaine, je vous donnerai ainsi un ou deux conseils ou je ferai le point sur une problématique liée à ces domaines.

Pour le premier épisode, je vous parle d’un constat interpellant : 7 messages  sur 8 adressés par les internautes aux entreprises via les réseaux sociaux restent sans réponse.

J’ai choisi d’héberger ces podcasts sur Podbean, pour plusieurs raisons.

Le site de podcasting

Une thématique plus entrepreuriale qu’éducative

D’abord, je trouve que c’est une autre problématique que celles que j’aborde dans Formation 3.0.  Même si je parle de réseaux sociaux sur ce blog, je le fais en général en lien avec l’éducation (qui reste le thème principal de ce blog).

Alors que les podcasts de l’Entreprise digitale et les réseaux sociaux traitent de ces sujets sous l’angle de l’entreprise, du marketing, des la visibilité et du trafic vers les sites web marchands ou d’entreprise.

Podbean, un hébergement professionnel des podcasts

Ensuite, Podbean est un site qui offre :

  • l’hébergement professionnel des podcasts,
  • des fonctionnalités de téléchargement, de connexion avec iTunes,
  • des applications pour iPhone et Android

C’était donc plus judicieux d’héberger ces podcasts très spécifiques dans un environnement adapté.

Pourquoi des podcasts sur l’entreprise digitale et les réseaux sociaux ?

Un moyen de parler des réseaux sociaux en proximité avec l’Internaute

Je forme des personnes – généralement des chefs d’entreprises ou des personnes qui exercent des professions libérales – à l’utilisation des réseaux sociaux.

Et je les conseille, je les aide à mettre en place leur présence sur Internet.

Je cherchais un moyen de les toucher, de leur parler comme si j’étais à leurs côtés.  Et j’ai pensé que le podcast était sans doute un bon moyen d’y arriver.

Une envie vieille de plusieurs années

Cela faisait quelques années que ça me démangeait : j’avais envie de créer mes propres podcasts.

Et puis, le côté technique me rebutait un peu.

  • Comment faire pour enregistrer la voix.
  • Pour la mixer avec la musique ?
  • Pour mettre en ligne de façon professionnelle ?
  • Pour distribuer ces fichiers pour que les internautes puissent les écouter dans leur salon, dans leur voiture ou sur leur smartphone ?

Mon passage par BXEco m’a appris beaucoup de choses sur le son…

J’ai aussi téléchargé une formation Elephorm sur Audacity.

Et je me suis lancé…

Vous pouvez écouter mon premier podcast Le marketing de papa : c’est mort !

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formation innovante

BYOD : 6 avantages pour la formation et l’innovation

Le BYOD – Bring Your Own Device – est une nouvelle tendance lourde du monde numérique.  La traduction de cette expression est  « Apportez votre propre appareil ».  Les apprenants viennent donc avec leur appareil familier pour apprendre.

Dans l’article sur la formation innovante paru hier, je cite entre autres innovations, le BYOD.  Cet acronyme constitue une nouvelle tendance lourde du monde numérique.  Il consiste à proposer aux employés d’une entreprise ou aux participants d’une formation d’apporter leur propre appareil (BYOD = « Bring Your Own Device ») au lieu d’utiliser ceux de l’école, de l’entreprise ou du centre de formation.

Multiplicité des appareils et standardisation des applications

Tablettes Android, Windows et iPad.  Ordinateurs portables Windows, Mac et Linux, avec toutes les variantes Ubuntu, Debian ou Mandrake.  Smartphones iOS ou Android (la marque de Google aux noms de friandises hypercaloriques : Jelly Bean, Cream Sandwich et bientôt Lollypop ?).

Ce n’est pas une curiosité intellectuelle pour le BYOD qui m’a conduit à le pratiquer.   C’est cette multiplicité des appareils qui m’a amené à me poser la question : comment puis-je continuer à donner des formations de mindmapping à des personnes qui ont tant de standards différents ?

La réponse était évidente : trouver une application qui puisse fonctionner sur tout !

XMind « tourne » sur tous les PC, mais sur aucune tablette.  Mindomo s’est imposé après une étude comparative dont je publierai bientôt les résultats.

Je me suis rendu compte que Cerego pouvait m’apporter la même ubiquité pour ce qui concerne les flashcards.  Et Hootsuite, mon gestionnaire de médias sociaux préféré, fonctionne également sur le Net, sur Android et sur iOS.  L’application en ligne Trello correspond bien à mes besoin en matière de planification kanban et GTD.

Avec ces quatre applications je pouvais déjà couvrir un large champ de formations tant pour les entreprises que pour les particuliers, adultes ou adolescents.

Ces derniers sont particulièrement réceptifs aux concepts et aux pratiques du BYOD.

Les ados, adeptes naturels du BYOD

Le premier public avec lequel j’ai tenté une formation en BYOD, sont les adolescents.   J’anime des ateliers « Apprendre à Apprendre » pour les étudiants du secondaire et pour les universitaires.   Lors d’un atelier à Liège, en Belgique, je me suis trouvé face à des ordinateurs portables, des tablettes Android et quelques iPad.

Je pratiquais la partie Mindmapping sur les PC avec XMind et avec Mindomo sur les iPad et les tablettes Android.  C’était l’horreur pour tout le monde, même si personne ne s’est plaint.

Mais je me vois encore courir de l’un à l’autre pour expliquer la nuance de commande entre le PC et l’iPad ; passant d’un logiciel à l’autre sur l’ordinateur et donc à l’écran sur lequel les participants suivaient le mouvement.  A la fin de la journée, j’étais épuisé.  Et je n’ai pas pu donner toute la matière prévue ce jour-là.  Heureusement, les cours en ligne de mes formations hybrides ont permis de rattraper ce retard.

Mais je me suis promis de ne plus jamais connaître cette situation.  Et donc, j’ai cherché une solution que j’ai trouvée et appliquée lors de l’atelier suivant, dans le même lieu, la semaine suivante.

Avec un peu d’appréhension, car je ne maîtrisais pas Mindomo comme je maîtrisais XMind après plusieurs années de pratique.  Mais finalement, tout s’est bien passé.

Et les ados apprécient manifestement cette façon de travailler, eux qui « sont sur leur tablette ou leur PC toute la journée« , si on en croit leurs parents…

Les six avantages du BYOD en formation (et à l’école)

Les avantages du BYOD sont au moins au nombre de six.  En fait, dans un bel exemple de sérendipité, je suis tombé sur un article d’e-learning industry que j’ai lu et relu.  Et aux conclusions duquel j’ai confronté ma propre expérience.

Et je dois dire que j’arrive aux mêmes conclusions (cliquez une ou deux fois sur la carte pour l’agrandir) :

Le BYOD en formation

1. Il y a plus d’échanges entre les apprenants

Les apprenants sont familiarisés avec la technologie qu’ils utilisent : ils connaissent leur tablette, leur PC ou leur smartphone par coeur.  Ils en connaissent les défauts comme les avantages.  Ils surfent dessus à une vitesse surprenante.

Il n’y a donc aucun frein, aucune perte de temps liée à la découverte de l’appareil du prof ou du formateur.  Ils peuvent se concentrer directement sur les contenus de l’apprentissage plutôt que sur le fonctionnement de la technologie…  L’environnement technologique, familier, est rassurant.

Comme ils sont curieux de la technologie du voisin, ils échangent, ils s’interrogent.  Mais aussi, ils s’entraident, se donnent des tuyaux.  Chose qu’ils pourraient faire de façon beaucoup plus limitée avec un équipement qui ne leur appartient pas.

2. La pédagogie est plus centrée sur l’apprenant dans une formation BYOD

Tout part de l’apprenant et de son propre environnement technologique.  C’est au professeur ou au formateur de s’adapter à la réalité technologique de l’apprenant et non l’inverse.

Cela suppose que l’enseignant ou formateur soit formé à l’usage de ces technologies.  Cela ne veut pas dire qu’il doit être expert en tout, mais disposer d’une culture numérique suffisante pour s’adapter aux différents standards et d’y ajuster sa pédagogie.

3. Les participants sont plus actifs avec le BYOD

Ils maîtrisent leur technologie et ils sont en grande partie maître de la pédagogie appliquée : cela donne un taux de participation beaucoup plus élevé qu’avec un matériel fourni par le formateur.

Et cela se remarque aussi bien en présentiel qu’à distance : le jeune qui surfe sur sa tablette pour jouer ou chatter avec ses amis n’aura aucun mal à le faire pour répondre à des exercices ou pour chercher des ressources en ligne.

4. Le BYOD réduit les coûts d’achat, de maintenance et de fonctionnement

Comme les apprenants apportent leur propre appareils, l’école ou le centre de formation économise sur plusieurs postes liés au matériel :

  • le coût d’achat : ce sont les participants qui achètent leur matériel ; le formateur ou l’enseignant doit vérifier qu’il dispose de connexions Internet stables et fiables
  • le coût de maintenance : plus que l’achat du matériel, la maintenance grève rapidement les budgets scolaires.  Un disque dur, un écran ou une souris à remplacer, un virus à nettoyer, tout cela coûte beaucoup plus cher en main d’oeuvre plus qu’en pièces de rechange
  • le coût de fonctionnement : tablettes et smartphones consomment nettement moins qu’une ordinateur de bureau équipé.  Souvent, ils sont déjà chargés « à fond » lorsque les participants arrivent.  Et même si certains doivent rebrancher leur matériel en cours de journée, cela coûte nettement moins cher qu’une rangée de tours et d’écrans qui « sucent le jus » toute la journée, y compris pendant les exercices hors-ligne…

5. Le BYOD permet une pédagogie différenciée

 Le BYOD offre aux participants l’opportunité de travailler à leur rythme.  Ils peuvent également accéder à leurs ressources ou à leurs exercices partout et en tout temps.

Le BYOD permet une pédagogie plus différenciée : par exemple, dans mes groupes d’adolescents, j’ai souvent des participants qui présentent des troubles de type dys tels que dyslexie, dyspraxie, dysorthographie.  Ces ados travaillent avec un matériel spécifique : tablette Windows Surface Pro équipée de logiciels comme Kurzweil 300, par exemple.  Sans ce matériel adapté à leur situation, ils ne viendraient tout simplement pas à mes formations.  De l’autre côté, j’alterne les séquences pédagogiques (courtes : 20 minutes en moyennes) théoriques et pratiques, en mettant l’accent sur des exercices pratiques, le learning by doing, etc.

6. Le BYOD incite à créer de nouvelles façons d’apprendre

La maîtrise technologique de leurs propres appareils incite les participants à « hacker » les logiciels ou les documents qui leur sont proposés.  Par exemple, lors de mon dernier atelier à Bruxelles, j’ai demandé aux participants de se livrer à un exercice de communication non-verbale.  Généralement, les apprenants s’en tirent en dessinant ou en mimant ce qu’ils veulent exprimer.  Samedi dernier, une participante a trouvé une vidéo sur Youtube et l’a montrée aux autres.  Elle a détourné la fonction première du clip vidéo à son avantage…

Le fait d’étudier avec le matériel des apprenants permet aussi de travailler par projets : ils sont entièrement focalisés sur les tâches et non pas sur le support technologique.

Tout est donc roses et violettes au pays du BYOD ?

Non, évidemment.  La grande peur qui empêche les entreprises (dont les centres de formation) à passer à ce type de pratique, c’est évidemment la sécurité.  Les entreprises craignent que leurs employés ne transmettent des données sensibles à travers leurs appareils.  Qu’en est-il des mots de passe ?  Ou des virus ?

Je n’ai pas ce type de problèmes, ou en modèle très réduit par rapport à une grande entreprise.  En formation, j’utilise des applications Netware qui ne nécessitent pas de téléchargement.  Je ne véhicule pas de données sensibles pendant les sessions de formation.

Lors des formations en ligne, j’utilise aussi des applications qui ne sont pas connectées à des données sensibles.  Le risque est donc limité.

L’autre frein qui arrête beaucoup d’écoles ou de centres de formation est l’absence ou l’insuffisance de culture numérique des formateurs.  Ceux-ci doivent se tenir informés de l’actualité des différents systèmes d’exploitation, des applications iOS ou Android qui dérivent des programmes en ligne ou sur PC, etc.  Parfois, il faut chercher pour répondre à la question d’un participant.  Mais là encore, le BYOD suscite la formation par les pairs et il n’est pas rare que la question, souvent spécifique au matériel, reçoive la réponse d’un autre participant qui possède le même.

Le formateur doit apprendre l’humilité : il ne sait pas tout.  Il est l’expert en pédagogie, mais ne maîtrise sans doute pas les aspects techniques du matériel aussi bien que l’apprenant.  C’est un renversement du rapport d’autorité qui ne va pas de soi pour tout le monde…

Conclusions

Le BYOD est sans doute une des composantes les plus intéressantes des technologies d’aujourd’hui.  S’il exige une bonne culture numérique de la part des formateurs, il suscite des comportements actifs, d’échanges et de formation par les pairs qui sont non-négligeables.

La réduction des coûts de formation est un élément important à prendre en compte.

S’il permet une évolution de la pédagogie, en retour, il exige des formateurs et des enseignants de perdre une partie de leur rôle d’expert et d’accepter la « concurrence » des participants sur ce terrain.

Personnellement, c’est le mode d’application des technologies d’apprentissage que je préfère : c’est celui qui s’adapte le mieux aux besoins des apprenants.  Et c’est déjà immense.

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Applications Communication iPhone Logiciels Prezi

Pourquoi utiliser Prezi pour créer vos présentations ?

Beaucoup de gens me posent la question : pourquoi utiliser Prezi plutôt que PowerPoint pour mes présentations ? Les réponses sont multiples et j’ai tenté de les synthétiser ici.

Bien que Prezi totalise aujourd’hui 40 millions d’utilisateurs et qu’il vienne de publier une nouvelle interface en français, peu de personnes le connaissent vraiment.  Nombreux sont ceux qui ne perçoivent pas bien les différences avec PowerPoint.  Nombreux aussi ceux qui, n’ayant vu que des présentations de piètre qualité, en ont une représentation complètement faussée.

Nombreux sont ceux qui me demandent pourquoi j’ai arrêté les formations PowerPoint au profit de formations Prezi

Je vais donc essayer de vous montrer ici quels sont les avantages de Prezi.

Une petite carte mentale XMind pour commencer (elle est aussi sur ma page Biggerplate d’où vous pouvez la télécharger gratuitement) :

Pourquoi utiliser Prezi ?

Une application non-séquentielle

Prezi est non-séquentiel.  Non seulement lors de la présentation, mais déjà lors de la conception.

a. Une conception non-séquentielle

Prezi se présente d’emblée non comme une suite de slides (ou de diapositives, en français), mais comme une vaste feuille blanche.  Un espace vide dans lequel vous disposez vos textes, vos images, vos vidéos comme autant d’objets sur une table.

Cela peut-être un peu perturbant au début quand on est habitué à la séquence de diapositive des concurrents.  Mais très vite, on découvre l’incroyable liberté d’expression que vous laisse cette disposition.

Pour ceux qui ne savent pas très bien par où commencer, je leur conseille de dessiner d’abord une mindmap (ou carte mentale) de ce qu’ils veulent exprimer dans leur présentation.  C’est un guide.  Un guide qu’on suivra pas à pas… ou pas, selon votre inspiration du moment, mais qui vous donnera les grandes lignes directrices de votre communication…

b. Une présentation non-séquentielle

Jetez un coup d’oeil sur la vidéo ci-dessous : votre présentation peut voyager dans tous les sens.  Vos objets ne se suivent pas comme dans PowerPoint, ou d’autres logiciels de présentation.  Ils sont dispersés sur la feuille et vous les présentez dans l’ordre que vous souhaitez.  Vous n’êtes pas tenu par le caractère chronologique, séquentiel, de votre présentation comme dans PowerPoint…

Mieux : en cours de présentation, vous pouvez naviguer et zoomer à votre guise en cliquant sur les éléments que vous souhaitez montrer.  Lors d’une session de questions/réponses après une présentation, il est très facile de retourner à un point précis de votre présentation pour illustrer une notion mal comprise, qui fait l’objet d’une discussion ou d’un approfondissement.

De quoi nouer une relation plus intense avec vos auditeurs.  C’est l’objectif de toute présentation digne de ce nom : instaurer un véritable dialogue avec votre public.

Le zoom : la fonction la plus (mal) connue !

Tout le monde a déjà vu ces zooms impressionnants dans Prezi : on passe d’une image à l’autre à une vitesse décoiffante et ceux qui sont assis trop près de l’écran sont pris de nausée…

Oui.  Mais l’essentiel n’est pas là.

La fonction Zoom a surtout comme avantage d’attirer l’attention sur quelque chose d’important.  Un concept-clé de votre présentation.  Une image qui va frapper votre public.

Mais attention : tout comme le reste de votre présentation, le zoom doit rester au service de votre message !

Avant d’ajouter un zoom – ou tout autre élément de votre présentation – demandez-vous : cela renforce-t-il mon message ?  Cela apporte-t-il un supplément d’information ?

Si la réponse est non, laissez tomber !  Passez à autre chose.

Dans Prezi, vous pouvez toujours tout modifier, tout effacer, tout reconstruire…

Le regroupement d’idées et d’objets dans les cadres ou des fonds différents

Contrairement aux diapositives séquentielles, Prezi peut vous indiquer un groupe d’idées ou d’objets (images, vidéos, symboles, etc.) qui a du sens.

a. Regroupement d’objets dans un cadre

Vous pouvez regrouper vos idées dans un encadrement rond ou rectangulaire.  C’est ce que j’ai fait ici :

Regroupement d’objets

C’est une fonction très puissante dans une présentation : elle aide votre public à comprendre la structure de votre message.

Vous parlez d’un sujet qui évolue à travers le temps ?  Vous pouvez regrouper les grandes étapes dans un même cadre, rond ou rectangulaire.

Vous expliquez les différents niveaux d’ingénierie de formation ?  Regroupez les tâches et responsabilité des trois niveaux dans trois cadres différents.

C’est un point qui aide votre public à rester concentré sur la présentation : il sait qu’il y a un groupe d’éléments qui vont être expliqués et cela crée un sentiment d’attente.

b. Regroupement d’objets dans plusieurs fonds différents

Une nouvelle fonction permet désormais d’ajouter jusqu’à trois fonds personnalisés à votre présentation.

Une fonction très utile pour montrer à votre public que des éléments appartiennent à une thématique différente au sein de votre conférence.

Mais, une fois encore, n’abusez pas de ces possibilités graphiques : n’en usez que lorsqu’elles apportent du sens à votre message !

Ajoutez du son et de la vidéo à votre présentation

Prezi offre aussi la possibilité d’ajouter du son et de l’image à votre présentation.

Pour la vidéo, c’est très simple : il suffit d’insérer l’URL (l’adresse web) d’une vidéo Youtube pour que celle-ci soit automatiquement intégrée à votre présentation.  Il suffit ensuite de la déplacer et d’en modifier la taille si vous le souhaitez.  Pour cela, quelques clics et mouvements de souris suffisent.

Vous pouvez aussi ajouter un fond musical à votre présentation.  De nouveau, utilisez le menu « Insérer » et choisissez l’option « Musique de fond ».

Vous pouvez ensuite télécharger un fichier MP3, Wav, etc.

Pour ajouter des commentaires à certains objets, enregistrez vos commentaires dans un fichier audio (en utilisant Audacity, par exemple).

Ensuite, dans l’éditeur de diapositives, cliquez sur « Editer le chemin ».  Sélectionnez l’image à laquelle vous souhaitez ajouter le commentaire. Et cliquez.  Un menu s’ouvre pour sélectionner le fichier sonore.  Prezi le convertit ensuite.  Et le tour est joué.

A chaque fois que la présentation affichera cette image, elle « jouera » également la bande sonore associée.

Collaboration en ligne en temps réel

Mais l’un des aspects les plus importants de Prezi, pour moi, c’est la possibilité de travailler à plusieurs en ligne en temps réel (synchrone).

Non seulement pour l’édition, mais également pour la  présentation.

a. Edition collaborative en temps réel

Vous pouvez collaborer en temps réel et en ligne jusqu’à dix personnes à la fois.

C’est-à-dire que chacun des intervenants peut tout effectuer en ligne.

Les autres participants peuvent voir en temps réel les actions effectuées par chacun.

On peut inviter de nouveaux participants à tout moment.

b. Présentation en ligne en temps réel

Vous devez présenter un nouveau projet aux responsables de vos filiales ?

Ou un nouveau produit à un client distant ?

Ou vous travaillez avec des collaborateurs en déplacement ?

Pas de problème !

Vous pouvez présenter votre Prezi en ligne en temps réel.  Vous pouvez inviter de nouveaux participants en cours de présentation.

Vous pouvez même modifier la présentation pendant que votre public la voit fonctionner.

Prezi mobile : emportez-le sur votre iPad et iPhone

Prezi n’est pas qu’une application en ligne.

Outre la version intégralement gratuite que tout le monde connaît,  il existe une version « Enjoy » qui permet de concevoir vos présentations en ligne et de les sauvegarder sur votre disque dur ou une clé USB.  Et une version Pro, de bureau, que vous pouvez installer sur votre PC ou votre Mac.

Mais Prezi existe également en version iPad et iPhone.

Si l’écran de ce dernier se révèle un peu étroit pour la conception, il est nettement suffisant pour le partage de présentations.  Quand à l’iPad, même le mini est suffisant pour composer de très belles présentations.

Importez vos PowerPoint !

Et mes vieux PowerPoint ?  Sont-ils perdus à jamais ?

Non.  Vous pouvez les importer dans Prezi.

Ils sont alors affichés comme des slides Prezi et vous pouvez les introduire dans votre présentation un par un.

Ou vous pouvez utiliser un modèle et y importer toutes vos diapositives PowerPoint en un seul lot.

Vous pouvez également retravailler tous les éléments de vos diapositives : texte, illustrations, etc.  Et les personnaliser afin qu’ils correspondent au layout de votre Prezi.

En conclusion : un outil de présentation sans égal !

Il existe de plus en plus d’alternatives à PowerPoint.  Mais aucune n’est aussi riche ni complète que Prezi.

Cette application dynamique est non seulement disponible gratuitement en ligne, mais les versions pour Mac, PC, iPad et iPhone en font un must de la présentation partagée.

Ses fonctions de collaboration en temps réels en font un outil particulièrement adapté aux nouveaux modes de travail collaboratif.

Le lien vers Prezi.

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Applications iPhone Logiciels Mind Mapping Mindmaple Outils Test

MindMaple sur iPhone : intégrez tout y compris vos photos digitales !

La version MindMaple pour iPhone est-elle complète ?  Pouvez-vous réellement intégrer tous les éléments comme dans la version Windows ?

C’est ce que j’ai voulu vérifier et les résultats sont plutôt positifs.

Cela fait deux semaines que je teste la version MindMaple pour Windows et je dois dire que je suis plus que séduit.  J’entame cette semaine ma première formation en entreprise avec ce nouveau-venu des logiciels de mindmapping.  Un nouveau-venu qui pourrait bien devenir un des nouveaux standards tant il propose de fonctionnalités intéressantes sans pour autant verser dans le côté usine à gaz que l’on reproche de plus en plus aux standards actuels.

J’ai également voulu tester la version iPhone.  Dans un article précédent sur Mindmaple multiplateforme, collaboratif et gratuit, je vous parlais d’une carte que j’avais commencée avec mon iPhone et que j’avais terminée sur mon PC.

Aujourd’hui, j’ai voulu sonder davantage cette version pour smartphone et voir quelles étaient ses limites.  Des échanges via Twitter avec certains utilisateurs laissaient entrendre qu’on « ne peut pas tout faire avec la version pour iPhone ou iPad ».

J’ai donc réalisé la carte que voici, intégralement avec l’iPhone.

Test de l’application MindMaple iPhone

J’ai donc pu vérifier qu’il est possible de créer une carte complète avec la version pour smartphone.   J’ai pu changer le thème de la carte.   J’ai pu modifier la couleur et l’épaisseur des branches, des sujets, du texte.  J’ai pu ajouter une limite ou une relation sans problème.  J’ai pu intégrer des fonctions de gestion des tâches, en y ajoutant des ressources, exactement comme dans la version Windows.

J’ai intégré deux notes de texte dans ma carte mentale MindMaple ainsi qu’un hyper-lien que j’ai testé et qui fonctionne.

Une fonctionnalité qui tire profit du potentiel  photo des smartphones !

J’ai également inséré dans ma mindmap des images en provenance de la collection de cliparts (plus riche d’ailleurs que dans la version windows) ou des icones.  J’ai pu intégrer des photos en provenance d’un fichier photos sauvegardé sur l’iPhone, mais surtout – très bonne surprise ! – des photos que j’ai prises immédiatement avec mon smartphone !

Vous cliquez sur l’icone « Image » dans le menu de droite et le menu suivant vous propose le choix entre les icones, les cliparts, les images de la bibliothèque et une icone qui représente un appareil photo.  En cliquant sur cette dernière, vous ouvrez votre appareil photo intégré, vous prenez un cliché.  Vous avez ensuite le choix de conserver cette photo dans la banque d’images de MindMaple ou de la rejeter.

Si vous choisissez de la conserver, vous pouvez l’inclure directement dans un sujet de votre carte mentale.  Cela signifie que lorsque vous mindmappez sur un événement, vous pouvez intégrer directement des photos issues de cet évènement lui-même.  Cela peut être le conférencier pendant une conférence, des clichés d’une voiture particulière au salon de l’auto, des modèles lors d’un défilé de mode, etc.  Vous devinez sans peine le parti qu’on peut tirer d’une telle fonction !

Certaines fonctions très spécifiques sont absentes

Par contre, certaines fonctions ne sont pas présentes dans la version iPhone : comme le retour à la taille d’origine de l’image ou les cadres autour des images que l’on peut redimensionner et colorer dans la version Windows.   Les retouches photo comme le changement de couleurs d’une image ne sont pas présentes non plus.

Mais il est possible d’utiliser les onglets et de créer plusieurs cartes au sein d’un même classeur.   Cela permet aussi de gérer des projets comportant des cartes secondaires à partir de votre iPhone.

La carte peut-être envoyée vers votre Dropbox, votre compte Google Drive, votre email ou en tant que photo dans le répertoire Photos de votre iPhone.  Pour ma part, j’ai choisi de l’envoyer vers un répertoire.  C’est de là que je l’ai récupérée et que je l’ai transformée en image pour cet article.  Je l’ai également transférée vers Google Drive et vers le répertoire Photos de mon iPhone.  Tout fonctionne !

En résumé, même si certaines fonctions très spécifiques – de traitement d’image, par exemple – ne figurent pas sur la version MindMaple pour iPhone, elle-ci constitue néanmoins une excellente application de mindmapping sur votre smartphone préféré.   A quand une version Android ?

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Logiciels Mind Mapping Outils Test

MindMaple: mindmapping multiplateforme, collaboratif et gratuit !

Mindmaple frappe fort !  Le logiciel de mindmapping se conjugue aujourd’hui sur Windows, iPhone, et iPad.  Et permet le travail collaboratif en temps réel en utilisant Google Drive.  Et tout cela, gratuitement pendant toute l’année 2013 !

Il y a quelques mois, je vous avais déjà dit tout le bien que je pensais de MindMaple, un logiciel de mindmapping dont l’évolution me paraissait étonnante.

Aujourd’hui, ses développeurs frappent de nouveau un grand coup !  Ils proposent quasi-simultanément une version gratuite pour iPhone et la collaboration en ligne en temps réel.  En utilisant une solution aussi  originale qu’efficace : l’intégration dans Google Drive.  Et ils annoncent en même temps la sortie prochaine d’une version Apple !

Un logiciel réellement multiplateforme

J’ai voulu en savoir plus et vérifier que la solution trouvée par MindMaple tient toutes ses promesses.  J’ai donc téléchargé la version Pro Beta V. 1.5 sur mon PC portable et sur mon PC de bureau.  J’ai synchronisé les deux avec mon compte Google Drive – un nouveau compte avec l’adresse e-mail que j’utilise pour mon entreprise.

J’ai donc téléchargé MindMaple sur mon iPhone pour tester cette version entièrement gratuite.  Et ça fonctionne !  Malgré la taille de l’écran, les cartes sont lisibles, aussi faciles à manipuler qu’avec la version Windows, le plaisir tactile en plus.

Cette version iPhone n’est pas une version bridée, limitée à quelques fonctions basiques, mais un réel logiciel de mindmapping avec les fonctions intégration d’image, de notes, de liens et de tâches pour la gestion de projets !

De l’iPhone au PC

J’ai résumé mes premières impressions sur la mindmap suivante.  Que j’ai commencée sur mon iPhone et que j’ai ensuite téléchargée sur mon Google Drive.  J’ai pu ensuite rentrer chez moi et terminer cette carte sur mon ordinateur portable, depuis le cloud !  Quant aux illustrations, elles proviennent d’un dossier stocké sur Dropbox.  C’est vraiment du travail multiplateforme dans le cloud !

Essai de MindMaple sur iPhone

Démarrez avec Google Drive !

Pour démarrer avec Mindmaple sur Google Drive, téléchargez d’abord la version Beta Pro v 1.5.  Ensuite, si vous n’avez pas de compte Google, ouvrez-en un.  C’est très simple et gratuit.  Ensuite, dans les options Google, cliquez sur Drive pour ouvrir vos documents dans le cloud.  Téléchargez Google Drive sur votre PC.  Ensuite, ouvrez MindMaple et dans le menu Share, cliquez sur la commande Signing in Google.  Votre compte Google Drive et votre logiciel Mindmaple sont à présent liés.

Connectez Google Drive et MindMaple !

Vous voilà prêt(e) à travailler à plusieurs sur une mindmap, à sauvegarder vos cartes dans le cloud, à les mettre à jour simultanément sur votre PC et dans votre compte Google Drive, etc.

C’est de nouveau le menu Share qui sera central dans toutes ces opérations.

Menu Share pour établir la connexion

La première commande à gauche vous connecte à votre compte Google.  La seconde, met à jour automatiquement votre carte sur tous vos supports, y compris Google Drive.  La troisième, Upload as Access, vous permet de télécharger votre carte vers Google Drive et de l’y sauver sous un autre nom.

Travaillez en ligne en temps réel !

Lorsque les cartes sont liées, les participants travaillent collaborent en temps réel : une manipulation de la carte sur un ordinateur se voit immédiatement sur l’autre ou les autres écrans.  Un mécanisme de protection empêche que l’on travaille simultanément à deux sur le même sujet : une bulle noire agrémentée d’un cadenas prévient qu’une branche est momentanément indisponible parce qu’en cours de modification par un autre intervenant.

C’est une version bêta, ce qui signifie que les bugs ne sont pas exclus : par exemple, une carte sauvée dans le cloud et sur un disque dur a « perdu » ses dernières modifications lors du test.  Impossible de les retrouver que ce soit sur le disque ou dans un des comptes Google Drive utilisés…

Par contre, une fois Googe Drive téléchargé sur votre disque dur, vous pouvez vous connecter avec différents comptes.  Le logiciel transfère la carte vers le compte sélectionné.

Avec cette collaboration en temps réel, MindMaple s’affirme encore plus comme un sérieux concurrent des meilleurs logiciels du moment !

La version bêta  Pro est gratuite pour toute l’année 2013, après quoi, elle deviendra payante.  Mais, j’ai acheté ma version payante pour un peu plus de 12 euros pour un an, taxes comprises…  A moins que Mindmaple change totalement sa politique de prix, cela en fait un des logiciels payants les plus abordables du marché.

La seule limite de cette version Pro gratuite est l’absence d’export en PDF, basé sur PDF Exchange version 5.  Mais si vous disposez d’une imprimante PDF virtuelle sur votre PC, cela fonctionne aussi.

J’attends avec impatience de voir la version pour Apple, promise pour bientôt 😉

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Logiciels Mind Mapping Outils Test

Comment choisir mon logiciel de mindmapping ?

Il y a en ce moment (mars 2013) plus de 200 logiciels de mindmapping sur le marché.   Comment m’y retrouver dans ce foisonnement ?

Et comment faire le bon choix parmi ce qu’on me propose ?

Voici quelques critères et conseils qui devraient vous aider.

(Article mis à jour le 23-03-2013 : nombre de logiciels disponibles sur tout support et plateforme collaborative de MindMaple.  Nouvelles politiques de iMindMap et de XMind.)

Pour les traitements de texte ou les tableurs, le choix n’est pas trop compliqué : quelques standards se sont imposés et ils proposent des fonctionnalités presque semblables.

Mais pour les logiciels de mindmapping, la situation se complique : plus de 200 noms s’affichent dans le domaine et vous êtes parfois perplexe devant cette offre pléthorique.

Je remercie Pascal Le Rudulier qui m’a donné l’idée de cet article au cours d’un échange sur Linked’In.

Des critères objectifs

Lorsque vous prévoyez l’achat d’un véhicule, vous tenez compte d’une série de critères objectifs.  Et puis, c’est sans doute une préférence plus subjective, un coup de coeur, qui fera la différence entre les quelques modèles que votre sélection rationnelle aura retenu.  Vous voulez une familiale, qui offre de l’espace et du confort, qui ne consomme pas plus de tant de litres aux cent kilomètres et qui ne dépasse pas votre budget disponible.

Vous pouvez effectuer la même démarche pour les logiciels de mindmapping.  Ils présentent suffisamment de particularités pour qui vous puissiez choisir en fonction de vos besoins, de vos objectifs et de vos moyens.

La carte ci-dessous, vous donne un aperçu des critères que je vais développer plus bas. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir ou cliquez ici pour la télécharger depuis Biggerplate, la plus grande communauté de mindmappeurs au monde).

Critères pour choisir votre logiciel de mindmapping

Vous avez dit « mindmapping » ?

Mettons-nous tout de suite d’accord : le mindmapping est bien cette méthode d’organisation des idées appelée aussi « pensée rayonnante ».  On y dessine des cartes qui partent d’une idée centrale qui rayonne vers les bords, on y associe des mots-clés, des images, des couleurs, les branches sont d’une épaisseur variable, etc.  On illustre des relations secondaires par des nuages ou des flèches qui relient les sujets entre eux.

Si le logiciel proposé ne répond pas au minimum à cette description, pour moi, il ne s’agit pas de mindmapping.   Vous ne le trouverez donc pas ici.  Des logiciels comme mural.ly sont des outils visuels, de qualité prometteuse, mais ce n’est pas du tout du mindmapping, contrairement à ce que j’ai pu lire sur la toile dernièrement.   Tout ce qui est visuel n’est pas du  mindmapping !   Cela ne signifie pas que c’est forcément mauvais – loin de moi l’idée de dénigrer l’infographie, les diagrammes de Venn ou de Gantt – mais cela sort du cadre de cet article.   Et si les logiciels de mindmapping intègrent de plus en plus d’autres fonctions – présentation, cartes conceptuelles, diagrammes divers, feuilles de calculs, etc. – leurs fonctions de base correspondent à la définition du mindmapping.

Attention aussi aux emballements soudains sur le Net : un jour, tout le monde parle du logiciel X comme de la perle rare mais six mois plus tard, plus personne ne se souvient même de son nom !  C’est très gai d’expérimenter – j’en parle en connaissance de cause – mais si vous voulez un minimum de sécurité et de stabilité, privilégiez les programmes qui ont une certaine durée de vie et qui ont déjà fait leurs preuves.

Quel est mon objectif ?

Tout d’abord, quel est mon objectif ?  Est-ce que je dois dessiner des cartes dans le cadre professionnel ou bien le mindmapping est-il mon hobby ?  Dois-je gérer de nombreuses informations ?  Ou bien, je suis étudiant et je veux étudier en résumant mes cours sous forme de mindmaps ?

Si vous devez réaliser souvent des présentation ou si vous êtes conférencier, mettez l’accent sur un logiciel qui propose un module de présentation de qualité, comme Novamind ou iMindmap.  Si vous évoluez dans un une entreprise qui ne jure que par PowerPoint, voyez plutôt du côté de Mindjet MindManager.

Si vous êtes étudiant, avec un budget limité, vous choisirez plutôt un logiciel gratuit mais de grande qualité comme FreePlane.

Est-ce que vous devez collaborer avec des personnes distantes ?  En temps réel, synchrone ou asynchrone ?  Cela va également peser sur votre choix.

Si vous devez gérer de nombreuses informations, Personal Brain et sa vision du mindmapping dynamique peut être un bon choix.  Mais ses particularités graphiques et son centre constamment en mouvement rebutent bon nombre de mindmappeurs qui y reconnaissent difficilement leur discipline !

Quel est mon budget ?

Le budget dont vous disposez sera également un critère de poids.  Certains logiciels sont entièrement gratuits comme FreePlane, qui est particulièrement complet.  XMind propose une version gratuite et des versions payantes, tout comme MindMaple.  Ces deux logiciels proposent des fonctionnalités complètes, sont donc très polyvalents et leur prix les met à la portée tant du particulier que de l’association ou de la petite entreprise.

MindJet MindManager est sans doute l’un des logiciels les plus complets du marché, mais sa gamme de prix le réserve aux entreprises et à l’usage professionnel intensif.  iMindMap pratique une politique de mises à jour payantes très énervante : en 2012, il a sorti deux versions, la 5 et la 6, très attratives au niveau graphique, mais qui se monnaient cash.  Alors que la plupart des logiciels payants vous permettent de mettre à jour gratuitement pendant un à trois ans après votre dernier achat…  Mais dans son discours lors du Biggerplate Unplugged de Londres, Chris Griffith, directeur général de ThinkBuzan annonce un changement radical de politique : une gamme de prix plus variée et une plus grande ouverture vers les autres logiciels.

La plupart des logiciels payants proposent une version gratuite, généralement complète, mais limitée dans le temps.  Profitez de cette option pour tester les programmes, voir s’ils répondent à vos besoins et à votre sensibilité.   Certains proposent des licences « à vie » avec mises à jour gratuite pendant un certain nombre d’années, d’autres des licences annuelles.   XMind propose désormais quatre versions : une gratuite, une version Plus,  une version Pro déclinée en licence annuelle ou « à vie ».  Ces dernières comprennent notamment le module de présentation et le diagramme de Gantt.

Attention

Si vous êtes étudiant ou si vous travaillez dans l’éducation ou le secteur non-lucratif, la plupart des producteurs de logiciels vous proposent des versions « Education » ou « Non Profit Sector » nettement moins chères que les versions courantes.  Pensez-y lors de votre achat !

L’emplacement et le système d’exploitation

Certains logiciels de mindmapping ne fonctionnent qu’en ligne.  C’est le cas de MindMeister.  Il permet la collaboration en ligne et la publication sur le Net de cartes interactives.  Mais si vous habitez ou travaillez dans un zone aux connexions plus qu’aléatoires, il vaut mieux utiliser un logiciel sur votre disque dur.  Mindomo, propose désormais une version en ligne et une version « desktop« .

Le système d’exploitation que vous utilisez sera aussi déterminant : si XMind tourne sur Mac, Windows et Linux, il n’en va pas de même pour MindMaple, disponible uniquement sous Windows et iPad.  Xmind ne tourne pas sur iPad, mais propose une véritable compatibilité avec iThoughts, probablement le meilleur programme de mindmapping pour iPad et iPhone.

MindJet propose également une version pour iPad et iPhone tandis que vous trouverez iMindMap tant sur  iPad que sur Android.  Novamind tourne sur Windows et Mac.  Mindomo travaille avec toutes les plateformes.

L’interopérabilité : pouvoir échanger avec les autres

Certains logiciels, comme Freeplane, Mindjet Mindmanager ou Novamind offrent des échanges avec de nombreux autres programmes de mindmapping.   Mais dans ce domaine, il y a encore du chemin à faire, car si vous pouvez transférer une carte d’un logiciel à l’autre sans trop perdre au niveau graphique, il n’en est généralement pas de même des données du type gestion de tâches, par exemple…

Ces logiciels permettent aussi de travailler avec la suite Microsoft.  La plupart intégrent au sein de votre carte des documents au format Word, PDF, Excel, vidéo, etc.

L’interopérabilité sera sans doute une des conditions de survie des logiciels au cours des prochaines années : seuls ceux qui permettront d’échanger avec de nombreuses applications existeront encore dans cinq ans.

Le graphisme : entre cerveau droit et conventions d’entreprise

La qualité du graphisme est importante en mindmapping : les images, les couleurs, les formes des sujets et des branches, etc. autant d’éléments qui font appel à votre cerveau droit, la partie créative de votre « ordinateur personnel« .

Mais toutes les entreprises ne sont pas prêtes à travailler avec des cartes en couleurs avec des branches organiques et envahies de « petits Mickeys« …   A vous de vérifier quelle est la sensibilité de votre entreprise à ce niveau et de vous adapter en conséquence.

iMindMap propose un graphisme très proche du dessin à la main.  Son système de dessin très intuitif le rend particulièrement agréable sur les tablettes : on dessine avec son doigt et on renoue avec des sensations tactiles proches de l’enfance.

XMind, Novamind, Mindgenius, Mindjet MindManager, et une foule d’autres logiciels proposent une qualité graphique très intéressante.  Je suis moins sensible à celui de MindMeister ou de Mindomo, mais ici, la subjectivité joue à plein.  Testez-les et adoptez celui ou ceux qui vous « parlent« .

Enfin, si votre entreprise fait appel à de nombreux graphiques – pour le business, la formation ou dans le domaine scientifique, cela vaut sans doute la peine de jeter un coup d’oeil du côté de la suite SmartDraw.  Je suis en train de la tester et je vous en reparlerai prochainement.

La collaboration : rencontre avec le web du 3e type

La collaboration n’est pas le point fort des logiciels de mindmapping.  Jusqu’à très récemment, seul Mindjet MindManager proposait une vraie plateforme collaborative en temps réel.   Les autres logiciels proposent de plus en plus souvent des solutions basées sur le transfert des cartes via un serveur – c’est le cas de XMind, par exemple – ou via échanges par mail.  Les logiciels en ligne – MindMeister, Mindomo – vous permettent d’inviter des amis à éditer votre carte.

Mais ici aussi, les éditeurs de logiciels devront s’adapter rapidement ou mourir : à l’heure du cloud computing, il est inconcevable de pouvoir travailler ensemble sur une feuille de calcul mais pas sur une mindmap qui reprend l’intégralité d’un projet d’équipe !

C’est ce qu’a bien compris l’équipe de MindMaple qui vient de sortir une version Beta Pro gratuite et collaborative : le logiciel se connecte à Google Drive et profite des fonctions de partage et de sauvegarde du cloud.  Une très belle réalisation de ce logiciel tout récent et qui permet de dessiner des cartes très élégantes.  Il offre à présent une version iPhone en plus de celles pour Windows et iPad et promet une version Mac OS pour bientôt.

Logiciel propriétaire ou open source ?

Si vous êtes du genre geek ou que votre entreprise veut personnaliser le logiciel de mindmapping pour répondre à ses besoins techniques ou à des impératifs de marque, il faut peut-être envisager l’acquisition d’un logiciel open source plutôt qu’un logiciel propriétaire.

XMind est open source, même s’il n’est pas entièrement gratuit.  Freeplane est gratuit et open source.   Vous pouvez donc travailler avec le code source de ces logiciels et créer votre propre programme.

Mais ceci est sans doute réservé à quelques happy fews.   Certaines associations préfèrent recourir systématiquement à l’open source pour des raisons idéologiques.  Je pense personnellement qu’il y a de la place pour toutes les solutions.   Du moment qu’elles répondent à vos besoins et à vos préférences.

Et après l’achat ?

Dernier critère et pas le moindre : les services après-vente. Ce n’est pas toujours le point fort des logiciels de mindmapping.  Certains proposent des services complets et très performants, comme iMindMap ou Novamind.  L’équipe de XMind est toujours prête à vous aider et répond à vos emails en un temps record.  D’autres vous ignorent superbement… ou sont injoignables !

FreePlane n’a pas de service après-vente, par définition, puisqu’il est gratuit : par contre, il dispose d’une communauté d’utilisateurs très large et très réactive où vous pouvez trouver de l’aide au moment voulu.

Et vous ?  Quel logiciel utilisez-vous ?  Et quels sont les critères qui déterminent vos choix ?

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Studyblue : créer ses flashcards en ligne

Vous devez mémoriser des flots de matière ?  Vous ne savez pas comment faire ?

Studyblue, une application pour créer vos flashcards en ligne peut vous aider !

Il y a quelques semaines, je vous avais dit tout le bien que je pense des « flashcards », ces fiches que l’on peut dessiner soi-même et utiliser pour mémoriser rapidement des quantités impressionnantes d’informations.

Je vous disais aussi comment les dessiner à la main.  J’ai une bonne nouvelle pour vous : plusieurs programmes et applications vous permettent de le faire en ligne ou via un programme téléchargeable sur votre PC.

Aujourd’hui, je vais vous parler de Studyblue, une application en ligne et sur iPhone.  Une autre bonne nouvelle : il existe une version de base gratuite qui permet de faire beaucoup de choses.  Une (moins bonne) nouvelle : elle est en anglais.  Voyons le bon côté des choses : c’est aussi l’occasion de réviser la langue de Shakespeare !

Une création facile et intuitive

Pour vous connecter sur Studyblue, le plus simple, c’est de vous « logger » via Facebook.

Ensuite, vous arrivez sur un écran d’accueil plutôt austère :

Ecran d’accueil

Vous avez le choix entre trois menus : Make (faire, créer), Find (trouver) ou Study (étudier).

Le premier menu vous permet de créer immédiatement de nouvelles flashcards.  Il vous conduit à un autre écran où vous pouvez composer vos cartes personnelles.

Ecran flashcards

La carte que vous êtes en train de créer figure au centre de l’écran.  Vous tapez le premier terme en haut et immédiatement, des suggestions – toutes en anglais – apparaissent à votre droite.  Ce sont des suggestions provenant de cartes similaires à la vôtre.  Cela peut être utile pour compléter vos définitions.

Une petite icone en forme de clip pour papier vous permet d’intégrer très simplement une image dans votre carte : soit en glissant une image depuis votre tableau de bord, soit en la chargeant depuis un répertoire de votre disque dur.

Vous créez la carte suivante en tapant sur la touche tab de votre clavier.

Lorsque votre jeu de cartes est terminé, vous le sauvegardez dans un répertoire :

Fenêtre de dialogue de sauvegarde

J’ai créé dans mon espace disponible, un répertoire « Anglais » dans lequel j’envisage de sauvegarder toutes mes applications dans cette langue.

Voici mon Backpack, c’est-à-dire mon espace de sauvegarde, dans lequel je retrouve mon répertoire « Anglais » et les deux jeux de vocabulaire que j’ai créés aujourd’hui afin de tester l’application.  Vous accédez à cet espace via le menu « Study » en page d’accueil.

Backpack ou espace de sauvegarde

L’application gratuite permet déjà de créer des jeux complexes.  Elle vous donne accès aussi à du contenu déjà créé par le menu Find où vous trouverez les jeux élaborés par d’autres.

Si vous êtes étudiants, vous pouvez ajouter votre école et votre classe et ainsi partager avec vos collègues les ressources que vous avez créées via StudyBlue.  Une boîte personnelle a été créée à vote nom grâce à laquelle vous pouvez aussi échanger des messages de type email.

Tarifs

Il existe deux versions payantes du logiciel : SB Go et SB PRO

Tarifs

La version Go – qui coûte un dollar par mois – vous enlève les pubs : franchement, elles ne sont pas trop dérangeantes.  Mais dans l’environnement scolaire, elles sont rarement les bienvenues…

La version PRO ajoute des Study Reminders, c’est-à-dire des rappels qui vous préviennent qu’il est temps de revoir telle ou telle matière.

Elle masque automatiquement les cartes que vous connaissez déjà ce qui vous économise des ressources mentales : vous vous fatiguez donc moins puisque vous ne revoyez pas inutilement des choses que vous connaissez déjà !

Pour les matheux, cette version comprend également un « éditeur d’équations » très utile pour revoir vos cours !

Vous pouvez également télécharger le contenu partagé et formater le texte de vos flashcards.

Mais la version gratuite offre déjà de nombreuses fonctions pour vous aider à réviser efficacement !

Et pour ceux qui ont un iPhone, il existe aussi une app gratuite téléchargeable depuis l’AppStore.  Une version Androïd est également disponible pour ceux qui travaillent sur une tablette.

C’est sur Studyblue.com !  Bon travail 😉

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La malédiction du chiffre 1 en entreprise (2)

Continuons notre inventaire des nuisances du chiffre 1 dans l’entreprise !

(Si vous avez raté le premier article de la série, cliquez ici).

Si vous avez lu le premier article et que vous êtes un tantinet observateur, vous constaterez que la mindmap a un peu gonflé.  Eh oui, j’ai ajouté deux dangers supplémentaires.  Je ne prétends pas à l’exhaustivité, mais j’essaie quand même d’attirer votre attention sur un maximum de points qui peuvent s’avérer dangereux.  J’ai commis certaines de ces erreurs dans le passé et je vous fais donc profiter de mon expérience. (Cliquez dessus pour visualiser ou obtenir une copie PDF gratuite) :

Quatrième danger : un seul fournisseur

Vos affaires se développent bien, vous avez une multitudes de clients, vous vendez énormément et vous avez un fournisseur en or qui vous livre en un temps record et vous accorde de généreux délais de paiement.

Magnifique.

Pour corser le tout, vous venez d’obtenir LA grosse commande qui va donner un nouvel élan à votre business.  Superbe, non ?

Seulement voilà, votre fournisseur unique, si généreux dans ses délais de paiement, qui vous accorde de si plantureuses ristournes, vient d’être déclaré en faillite, tout son stock est saisi…  Vous ne savez pas livrer votre nouveau client…

Ou bien encore, le camion de votre unique fournisseur italien est bloqué quelque part entre le Saint-Gothard et Paris, par une de ces grèves générales brutales dont les Français ont le secret.

Ou bien votre unique  fournisseur haïtien est enseveli sous les décombres du dernier tremblement de terre.

Ou bien, il est tout simplement occupé lui aussi avec de grosses commandes et pour la première fois depuis le début de vos relations, il ne peut vous livrer à temps.

Dans tous les cas, bye bye business !

Ayez plusieurs fournisseursMettez-les en concurrence pour obtenir de  meilleurs prix ou des délais plus confortables (que ce soit pour la livraison ou le paiement).  Ne soyez jamais à la merci du bon vouloir ou de la disponibilité d’une seule personne ou d’une seule entreprise.  Vos clients ne comprendront pas pourquoi, subitement, vous ne pouvez livrer à temps alors que jusque-là ils pouvaient compter sur vous.  C’est encore pire dans le business to business : votre client attend votre produit ou service pour livrer son propre client.  Si vous rompez la chaîne, vous le ferez une fois.  Pas deux.

De plus, si vous avez un seul fournisseur, votre gamme de produits sera forcément réduite.  En ayant plusieurs fournisseurs, vous assurez un plus grand choix à vos clients qui vous en seront reconnaissants.

Dernière précision qui vaut son pesant d’or : ne signez  jamais une clause d’exclusivité qui vous lie à un seul fournisseur.  Vous vous livrez poings et pieds liés aux caprices d’une entreprise qui va vous coûter plus cher qu’une maîtresse…

Cinquième danger : une seule tête pensante à bord

Vous êtes indépendant, vous aimez prendre les décisions seul et assumer pleinement la responsabilité de vos choix.  Et vous ne supportez pas que Pierre, Paul ou Jacques viennent mettre leur grand nez dans vos affaires et vous disent comment vous devez exercer votre métier.

Je ne peux vous donner tort : c’est exactement mon profil !

Mais cette position peut s’avérer dangereuse si elle est poussée dans ses derniers retranchements : car à un moment donné, nous sommes tellement plongés dans notre business que nous n’avons plus de recul.  Nous avançons au jour le jour, en tentant de répondre au mieux aux exigeances – parfois pas piquées des vers ! – de nos clients.

Et nous perdons de vue non seulement les objectifs que nous nous sommes donnés, mais si nous ne sommes plus attentifs au marché et à ses évolutions, nous allons rater des opportunités.

La solitude du manager, ce n’est pas qu’un magnifique roman de Manuel Vasquez Montalban (que je vous recommande chaudement), c’est aussi une réalité quotidienne parfois difficile à assumer pour qui se trouve à la tête d’une entreprise.  Entourez-vous d’amis sincères qui ne passeront pas leur temps à vous encenser, mais qui pointeront aussi du doigt vos incohérences ou vos erreurs.  Fréquentez d’autres chefs d’entreprises.  Participez à des réseaux où on échange des tuyaux, des idées, des points de vue.

De cette façon, vous enrichirez votre palette de talents et vous gagnerez en notoriété dans les cercles de professionnels.  Vous pourrez aussi glâner à l’occasion l’une ou l’autre bonne idée qui deviendra votre prochain produit phare ou le service qui boostera votre entreprise pour les deux ans à venir…

Vouloir tout assumer, c’est aussi le meilleur moyen d’en arriver au burn out, cet épuisement ultime de vos ressources morales et physique.  Déléguez, sous-traitez, prenez conseil.  Vous aurez d’autant plus de temps pour vous concentrer sur l’essentiel.

Sixième danger : une seule banque

Même situation que pour le client et le fournisseur :  ne vous mettez jamais à la merci d’une institution unique.  Ici aussi, faites jouer la concurrence.  Même si votre banquier est votre partenaire (il devrait l’être en tout cas…) vous n’êtes pas marié(e) avec lui (elle) et donc vous pouvez aller voir ailleurs si on ne vous propose pas un meilleur taux ou une solution bancaire mieux adaptée à votre situationAvoir plusieurs avis financiers peut aussi être un atout.

Ici aussi, mettez-les en concurrence : on vous offre du 5 % chez Truc, mais peut-être Machin est-il prêt à vous offrir le même produit  à du 4,25 %.  Ca ne parait pas grand chose, mais sur 10 ou 15 ans, cela peut se chiffrer en milliers d’euros…

Choisissez aussi des banques ou des agences qui connaissent le monde des affaires : certaines sont très bonnes pour gérer le compte-épargne de Tante Yvonne, mais pratiquent le crédit de caisse du bout des lèvres…  Ici comme ailleurs, faites votre petit marché, comparez les offres et restez maître de vos choix…

Septième danger : un seul concurrent

Ou pire encore : pas de concurrent du tout !

Quoi ?  Mais pas de concurrent, c’est la situation idéale !  On fait ce qu’on veut, on fixe les prix comme on veut, c’est le monopôle !

Détrompez-vous : vous n’êtes ni une multinationale, ni une entreprise nationale récemment privatisée ?  Alors, regardez autour de vous : si vous n’avez pas de concurrent ou un seul, c’est mauvais signe.  Cela veut peut-être dire qu’il n’y a pas de marché du tout et que les concurrents potentiels ont déjà abandonné la partie parce qu’il n’y a rien à gagner : pas de clients, autrement dit…

Ou bien, au contraire, vous arrivez trop tôt sur un marché où il n’y a encore personne.  Ca peut être une opportunité : vous êtes le premier sur la balle !  Mais ça peut-être une situation difficile aussi, surtout si vous êtes une nouvelle entreprise qui débarque sur un nouveau marché avec un nouveau produit…  Vos chances de réussite sont quasiment nulles.   L’histoire économique regorge de gens qui ont eu raison trop tôt : ils sont arrivés avec un produit ou un service à une époque où cela n’intéressait encore personne.  Ou bien personne ne comprenait encore quel était l’intérêt de ce produit.  Apple a connu ce phénomène en 1993 avec un PDA qui s’appelait Newton.  C’était un produit révolutionnaire qui proposait déjà presque tout ce qu’un iPhone peut offrir.  Et ce fut un flop magistral.  Pour Apple, ce n’était pas trop grave : c’était un produit parmi d’autres (vous vous souvenez : pas un seul produit !) et Apple avait les reins suffisamment solides du point de vue financier pour absorber le choc.  Mais vous ?  Si vous êtes une petite entreprise ou une start up, vous ne pourrez pas vous permettre ce genre d’erreur deux fois…

Huitième danger : être le numéro 1 de son secteur

– Quoi ?  Cette fois, vous exagérez : être le leader du marché, c’est un danger ?

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.  C’est évidemment le rêve de tout entrepreneur sérieux que de devenir le numéro un dans son secteur, vous ne croyez pas ?

Mais cela comporte un certain risque : celui de s’endormir sur ses lauriers.  D’être autosatisfait.  De ne plus être attentif aux évolutions du marché.   De ne plus être aussi créatif ni agressif sur le marché.  Et donc de se faire dépasser par de jeunes loups qui « n’en veulent  » comme disaient les Deschiens…

Prenez Microsoft : ils ont été numéro 1 et Bill Gates est devenu l’homme le plus riche du monde.  Il y a seulement quelques années, la multinationale de Redmont regardait de haut les autorités européennes qui la mettaient en garde pour « abus de position dominante ».

A présent, elle est dépassée sur sa gauche par Google, sur sa droite par Apple et ses iPad, iPod tandis que FaceBook et Twitter se partagent le gâteau des médias sociaux que personne n’a vu venir chez Microsoft.  Aujourd’hui, Microsoft abandonne le blogging et vient de signer un accord avec WordPress (sur lequel le blog que vous lisez en ce moment est publié) : une situation tout simplement impensable il y a seulement 5 ans.

Et une situation qui ne risque pas de s’arranger dans la mesure où les jeunes se dirigent surtout vers les solutions Apple du type smartphone et les médias sociaux… (voir à ce sujet mon article sur les jeunes et Apple)…

Vous voilà prévenus : superstitieux ou non, pragmatiques ou idéalistes, méfiez-vous du chiffre 1 si vous êtes chef d’entreprise ou futur businessman.  Fuyez ce chiffre comme la peste… et portez-vous bien !

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Apple séduit de plus en plus les jeunes… au point d’inquiéter Microsoft !

Il y a quelques mois, j’avais publié les résultats d’une étude sur la fracture numérique des jeunes, qui montrait que, contrairement à une idée répandue, certains jeunes ne sont pas préparés du tout à l’utilisation des nouvelles technologies en milieu professionnel.

Mais qu’en est-il des étudiants, et en particulier, des universitaires ?

Il existe peu d’études en Europe sur le sujet, mais l’Université de Virginie a publié quelques statistiques intéressantes sur le type d’ordinateur utilisé par ses étudiants et ce, sur une période de 13 ans, de 1997 à 2009.

Tout d’abord, le nombre d’étudiants de première année possédant au moins un ordinateur a progressé de manière impressionnante puisqu’il passe de 74 à 100 % en 13 ans !

Le changement ne s’arrète pas là : le type d’ordinateur qu’utilisent les étudiants au fil des années connaît également une révolution.  L’ordinateur de bureau disparait au profit du portable – le laptop, en bon français – qui suit les déplacements de son propriétaire et permet une connexion quasi-permanente avec les ressources du web. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Mais la grande surprise vient – sans aucun doute possible ! – des systèmes d’exploitation qui « tournent » sur ces machines (cliquez sur l’image pour l’agrandir) :

Si Microsoft a connu une suprématie quasi-incontestée, depuis 2004, le mouvement s’est inversé au profit des systèmes d’exploitation d’Apple. Pour en arriver, en 2009, à moins de 13 % de différence en faveur du géant de Redmont.   Quant aux autres systèmes d’exploitation, comme Linux et toutes ses distributions (Ubuntu, Debian, Red Hat, etc.), après un pic de 77 machines en 2004, leurs chiffres s’effondrent pour plafonner à 8 en 2008 et 2009.  Ici aussi, une surprise de taille : on s’attendait en effet à une progression constante du logiciel libre avec son esprit communautaire, ses valeurs de partage et ses softwares (OpenOffice, FireFox, Thunderbird, Scribus, etc.) rivalisant de qualité avec ses homologues commerciaux…  Il n’en est rien : les jeunes se tournent manifestement vers un des géants du marché, sans états d’âme, et démentent  toutes les prophéties sur la collaboration et l’intelligence collective que nous serinent à tour de bras les gourous du Net !

Le marketing d’Apple porte visiblement ses fruits : la marque se positionne en effet comme « sympa », tournée vers la convivialité et une réelle simplicité d’utilisation pour le consommateur final.  Le dernier show de Steve Jobs en fabeur de l’iPad l’a encore montré à profusion : des millions d’internautes ont visionné la vidéo online et quelques semaines plus tard, des milliers d’entre eux envahissaient les boutiques qui proposaient la précieuse tablette.

Mais il y a sans doute autre chose.  Apple, ce n’est pas qu’une gamme d’ordinateurs – c’est aussi une galaxie de médias qui touchent d’abord et surtout les jeunes : iPod, iPhone, iTune, iTunes U… Autant de noms qui résonnent comme des appels (des Apple ?) au fun, au plaisir et  à l’échange de contenus !  Et des dizaines de milliers d’applications, du jeu le plus débile au contenu universitaire de pointe en passant par l’échange de ressources et le publicité virale…

Une tendance que l’arrivée en fanfare de l’iPad ne peut que confirmer…

L’enquête de l’Université de Virginie démontre aussi la pénétration des produits Apple dans le segment des jeunes, comme l’illustrent le tableau et  le graphique suivants :

Une autre explication de ce succès, est l’investissement massif d’Apple dans les milieux éducatifs et ce depuis le début : réductions de prix pour les écoles, sites dédiés, applications spécifiques, etc.  Tout est fait pour accompagner profs et élèves depuis la maternelle jusqu’au post-doctorat ! Même les directions et le personnel administratif ne sont pas oubliés : de quoi investir le monde académique sur tous les fronts !

Mais cette tendance n’est pas limitée à l’Université de Virginie, loin s’en faut !  A tel point que Trip Chowdhry, analyste chez Global Equities Research, a baissé la cote de Microsoft au profit d’Apple.  Ce dernier base son action sur deux arguments :

  • de plus en plus d’entreprises offrent le choix de leur ordinateur à leurs employés et ceux-ci choisissent de plus en plus la formule Mac
  • Microsoft se montre « incapable de se connecter à la nouvelle génération d’utilisateurs. »

Pour l’instant, Microsoft domine toujours le marché, mais si cette croissance d’Apple devait se confirmer, le bébé de Bill Gates du souci à se faire pour les prochaines années…

 

 

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iMindMap Pro pour iPhone : c’est parti !

Vous vous souvenez ?  Il y a quelques semaines, je vous avais parlé de la version beta gratuite de iMindMap pour iPhone et de la sortie imminente d’une version du logiciel pour iPad…

iMindMap sur iPhone

Eh bien, la version Pro pour iPhone est sortie et je viens juste de la tester pour vous !  Pour la comparaison, vous pouvez vous reporter à l’article précédent : http://format30.com/2010/04/28/imindmap-pour-iphone-application-fonctionnelle-ou-gadget-publicitaire/

La présentation du logiciel ne change pas vraiment : toujours le même écran d’accueil, si ce n’est que la mention PRO apparaît en orangé.

C’est à l’intérieur que les choses changent…

iMindMap Pro pour iPhone

Je m’étais plaint du peu d’images centrales disponibles et visiblement je n’étais pas le seul puisque de nouvelles images sont venues s’ajouter au premières, pour la plupart des images inédites, même dans la version PC.  Ce n’est pas encore Byzance, mais c’est déjà un bel effort, et puis, je suppose que les concepteurs de l’application n’ont pas voulu la surcharger puisqu’elle est désormais full compatible avec le logiciel pour PC…

Un bel effort aussi du côté des icones dont on trouve aussi de nouvelles venues dans diverses catégories : général, média, finances, conversation, drapeaux, nombres, graphiques…  Mais de nouveau, on reste sur sa fin si on compare avec la version PC… (Je sais, je suis difficile, mais je suis fan et donc, particulièrement critique…).

Il n’y a toujours pas de fonction « annuler » ! Mais on peut effacer facilement toute erreur, même si pour les branches, par exemple, c’est un tout petit peu laborieux, car il faut retourner dans la fonction edit et puis sélectionner effacer la branche et puis enfin, confirmer.

On peut toujours insérer des notes, bien entendu, mais aussi des liens, très utile pour dessiner une carte interactive sur le net…

Une autre fonction qui manquait cruellement et qui vient d’être rectifiée, est celle de l’exporation des mind maps dans un autre format que le fichier .imm : c’est fait puisque maintenant, lorsque vous exportez votre travail, une image au format PING et un PDF sont automatiquement attachés à votre email…  Ce qui facilite grandement la vie de vos collègues et/ou clients qui ne disposent pas du logiciel ad hoc !

Bref, une version Pro 1.1 plus que satisfaisante avec des outils « light » permettant de mindmapper aussi bien dans le train pour Trifouilly-les-Oies que dans l’avion à destination d’Auckland…  Et de retravailler tout cela seul à la maison ou en équipe avec des collègues distants.