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Le sens des affaires, ça démarre tôt !

Vous croyez qu’il faut sortir de la Harvard Business School pour être un entrepreneur digne de ce nom ?

Le secret, je l’ai trouvé hier.  Lors d’une brocante dans la région de Maastricht.  Le soleil a montré le bout de son nez pendant quelques heures avant de plonger à nouveau derrière les nuages.

Au bout d’un stand qui vendait tant des vêtements que des bouquins ou de vieilles horloges, un gamin était assis une guitare miniature en plastique à la main.  Il grattait littéralement le pauvre instrument qui gémissait réellement. Et nous non plus, nous n’étions pas loin de gémir sous l’attaque de ces (dés-)accords torturés…

Mais l’important n’est pas là.  L’important, c’est que ce gamin qui avait…  quoi, dix ans ?  ce gamin avait, étendus à ses pieds, quelques vêtements qui avaient connu des jours meilleurs : un vieux jean, quelques t-shirts un peu informes à force de lavages sans doute…

Mais surtout, devant lui, une caisse avec un écriteau : avec ces quelques cents, je pourrai prendre des leçons !

Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire devant cette précocité du sens des affaires et ce talent particulier pour le marketing.  Je n’ai rien acheté au gamin.  Mais j’ai pris la photo et je lui ai donné quelques cents moi aussi.  Mais la leçon, c’est moi qui l’ai prise :  Entrepreneur, ça peut démarrer drôlement  tôt…


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Le pluriel des substantifs en néerlandais : une mindmap gratuite

Comment former le pluriel des substantifs en néerlandais ?

Voici une mindmap qui récapitule les règles de formation du pluriel des substantifs en néerlandais.

C’est un modèle gratuit, sous format PDF, que vous pouvez consulter en ligne, télécharger et imprimer autant de fois que vous voulez.

Cliquez simplement sur cette image pour accéder au document PDF sur http://www.issuu.com.

Cette carte heuristique a été réalisée avec XMind PRO 3.2.1 en français.

Vous pouvez télécharger le logiciel gratuit, en français en cliquant  ici.


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Pour votre recherche d’emploi : ne négligez pas les PME !

Vous sortez tout droit d’une école prestigieuse ?  Votre diplôme tout neuf sent encore l’encre d’imprimerie ?  Et vous vous voyez déjà travailler au siège central d’une multinationale ?

N’allons pas trop vite !

Les sirènes des grandes entreprises attirent souvent de nombreux candidats : plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de candidat pour un même poste.

Vers une multinationale ? Ou une PME ?

Pourquoi postuler dans une PME plutôt que dans une grande entreprise ?

Si ce sont les grandes entreprises qui font la une des médias – le plus souvent quand elles se portent mal, d’ailleurs – ce sont les PME qui sont les plus dynamiques en termes de création d’emploi !  Ce sont les PME qui, globablement, créent le plus d’emploi en France, comme partout ailleurs en Europe.

Avant d’envoyer votre CV à une entreprise du CAC40, explorez le tissu des Petites et Moyennes Entreprises autour de vous.  Elles sont sûrement très nombreuses dans un périmètre pas très éloigné de chez vous.

Des avantages non négligeables dans les PME

  • la proximité : elles ne sont pas toutes concentrées dans ou autour de la capitale, mais disséminée à travers tout le pays et il y a gros à parier qu’il y en a tout près de chez vous
  • un milieu souvent plus convivial, des rapports plus proches entre collaborateurs
  • une hiérarchie moins verticale, souvent moins lourde que dans de grandes entreprises
  • la possibilité d’y acquérir une expérience utile à valoriser sur votre CV
Des relations plus conviviales dans les PME

Quelques inconvénients du travail dans les PME

  • le risque de paternalisme – surtout dans les plus petites entreprises : une PME cela peut-être une entreprise moyenne de moins de 250 personnes !  Le patron – ou la patronne – risque de vous traiter comme un membre de la famille.  La limite entre vie professionnelle et vie privée peut alors devenir très floue.  Votre supérieur risque d’être plus intrusif dans votre vie privée qu’un supérieur dans une multinationale, plus anonyme.
  • les possibilités moindres d’évolution de carrière à long terme : les PME ayant une structure moins verticale que les grandes entreprises, il est plus difficile d’y grimper les échelons, moins nombreux.  Une PME, c’est souvent un patron qui met la main à la pâte et quelques travailleurs.  Vous n’allez pas remplacer votre patron demain…

Une PME pourrait bien vous offrir votre prochain job !

Pourtant – comme l’explique un article de RH Tribune – depuis 2005, les PME belges ont créé plus de 10 % des nouveaux emplois.

Et qui est en tête du classement ?  La Wallonie !  Avec 11,5 % de croissance entre 2005 et 2010 !

Alors, pour votre prochaine recherche d’emploi, ne négligez pas les PME de votre Région : elles méritent mieux que la méconnaissance générale qui est souvent leur lot…

et elles pourraient bien vous offrir votre prochain job !

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Langues : le gène manquant des Francophones

Jeudi dernier – 17 février 2011 – je roulais vers le lieu de la formation que j’animais.  Dans la voiture, j’écoutais Classic 21, comme souvent lorsque je travaille en Belgique.

J’ai entendu une interview du colonel Luc Gennart, ancien patron de la base aérienne de Florennes, qui tonnait contre la flamandisation de l’armée.

Malgré toute l’admiration et la sympathie – réelles –  que j’éprouve pour cet officier loyal et honnête, j’ai bondi sur mon siège à l’écoute de l’un de ses arguments et je suis toujours en colère au moment où j’écris ce billet.

Le colonel expliquait que l’armée belge connaissait une « flamandisation » croissante des officiers supérieurs au point qu’à présent on compte parmi les généraux pas moins de 71 % de Néerlandophones pour 29 % de Francophones.  Je suis aussi révolté que lui par cet état de fait qui démontre une fois de plus, s’il en était besoin, à quel point les rouages institutionnels de ce pays ont été conquis et verrouillés par les Flamands.

Mais, il explique cette situation – entre autres choses, heureusement – par le fait que « pour nous les Francophones, apprendre une autre langue est plus difficile. »

Je ne m’explique pas comment ma voiture n’a pas quitté la route quand j’ai bondi derrière mon volant en entendant cette ineptie !

Quel est donc ce gène linguistique dont seraient dotés les Flamands – et les Hollandais – qui apprennent apparemment le français zonder moeite et l’anglais without effort ? (Pour reprendre le slogan d’une célèbre méthode de langue).

 

Trouvez le gène des langues et gagnez un séjour linguistique en Laponie !

Quelle est donc cette mystérieuse prédisposition qui favorise l’apprentissage des langues chez nos voisins naturellement polyglottes alors que le pauvre Francophone, lui, se retrouve prisonnier du carcan unilingue par on ne sait quel atavisme suspect ?

Peut-être faut-il donner raison à Yves Leterme qui s’était mis la moitié du pays à dos en déclarant, lors d’une interview au journal français Libération, que « les francophones ne sont pas en état intellectuel d’apprendre le néerlandais » ?

Pour ma part, je me refuse à croire à un tel darwinisme linguistique et mon expérience de formateur me suggère d’autres sources à cette différence dans les niveaux d’apprentissage.

Une différence de maîtrise

Car il y a une différence, c’est clair : alors que beaucoup de jeunes Francophones ânonnent péniblement leurs phrases stéréotypées en néerlandais ou en anglais, les jeunes Flamands et Hollandais maîtrisent souvent ou l’anglais ou le français, voire les deux dès le milieu des études secondaires.

Mais est-ce vraiment lié à une caractéristique ethnique ou génétique ?

Je n’y crois pas une seconde !

J’ai formé au cours des dernières années suffisamment de jeunes – et moins jeunes – Francophones aux langues pour savoir qu’ils sont à même d’apprendre n’importe quelle langue, de la maîtriser et d’en tirer un plaisir croissant…

Les conditions du succès

Pourquoi les jeunes Flamands et Hollandais réussissent-ils là où les jeunes Francophones échouent ?

Parce qu’ils ne sont pas placés dans les mêmes conditions d’apprentissage… Tout simplement !

Pour moi, il y a deux grandes différences objectives et une subjective qui expliquent ce fossé linguistique entre Francophones et Néerlandophones.

La différence subjective

Les Néerlandophones ont conscience d’appartenir à un groupe linguistique peu nombreux.  Si on ajoute les Flamands aux Hollandais, on arrive grosso modo à 22 millions de locuteurs (natives) et près de 30 millions si l’on y ajoute les personnes pour qui le néerlandais constitue une deuxième langue.  C’est très peu.

De plus, le néerlandais, en Belgique n’a obtenu une reconnaissance officielle tardive.

Ils savent donc qu’ils doivent parler d’autres langues s’ils veulent trouver un emploi dans un marché tourné essentiellement vers l’exportation – c’est valable aussi bien pour la Hollande que pour la Flandre.

Les Francophones, par contre, ont conscience d’appartenir à un groupe linguistique beaucoup plus large : environ 136 millions de locuteurs (natives), et jusqu’à près de 200 millions si on y ajoute les personnes pour qui le français constitue une seconde ou une troisième langue.

Le français a été la langue de la diplomatie internationale et des cours princières pendant des siècles et le parler confère un certain prestige à son locuteur comme en témoignent les nombreuses citations françaises (parfois très approximatives, d’ailleurs) dans les journaux, magazines et livres anglais, américains ou hollandais… (Ouvrez un numéro du Guardian, du New Yorker ou de Vrij Nederland, et vous serez édifié…).

Mais, ce prestige cède la place à l’anglais dès qu’il s’agit du monde économique ou scientifique.  Et les Francophones n’ont pas encore conscience – ou pas suffisamment – de cet état de fait…

Les différences objectives

  • Une plus grande exposition aux autres langues dans l’espace culturel néerlandophone
  • Des méthodes d’apprentissage des  langues plus dynamiques et plus en prise avec le monde d’aujourd’hui dans le même espace

L‘exposition à d’autres langues

Je n’ai jamais compris pourquoi, dans l’espace culturel francophone européen, les films sont systématiquement doublés.  Sauf quelques films d’auteurs, peu accessibles au plus grand nombre, dans des ciné-clubs programmés généralement à une heure où les gens qui travaillent le lendemain  dorment depuis belle lurette…

Les séries américaines sont également doublées systématiquement.  Et donc, dans nos versions aseptisées, Tom Hanks parle avec cette affreuse voix de canard si différente de l’originale, un peu rapeuse et toute en tonalités mâles… Tant mieux pour les acteurs, qui trouvent un complément de revenus, mais tant pis pour nos jeunes !

Car, tant en Flandre qu’aux Pays-Bas, les films et les séries anglo-saxons sont systématiquement sous-titrés, ce qui change tout : les jeunes sont exposés à l’anglais, à son vocabulaire, à ses structures, à la musique de la langue… dès le plus jeune âge.   Ce qui fait que, lorsqu’ils arrivent à l’école, ils n’ont pas l’impression de s’adresser à un ambassadeur Klingon, mais bien à un professeur terrien qui les accueille dans un idiome familier.  Cela fait toute la différence.

 

Des méthodes d’apprentissage adaptées

En tant que formateur officiant dans des écoles privées – dont la nôtre, la Lingua Franca Academy – je suis confronté à des demandes de jeunes Francophones qui échouent aux examens et me demandent de les aider à préparer les sessions de rattrapage.  Des étudiants qui désirent étudier à l’étranger – Angleterre, États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande, Asie, etc. – me demandent aussi de les préparer à leur nouvel environnement…  Je coache aussi des personnes qui souhaitent travailler dans un pays ou une entreprise anglophone – ou multilingue, commes les institutions européennes…

De la parole avant toute chose

Cette adorable jeune fille brune – appelons la Sandrine –  balbutie quelques mots, bégaie, hésite, se tait, reprend péniblement… et abandonne finalement dans un hoquet qui ressemble à un sanglot.

C’est la deuxième fois que je la vois et je suis perplexe : cette adolescente intelligente de 17 ans est capable de lire, en ne perdant pas une syllabe, la version anglaise de La Mouche, la nouvelle de science-fiction de George Langelaan qui a donné son nom au film avec Jeff Goldblum.

Là, je viens de lui demander de me raconter ce qu’elle a compris d’un texte de deux pages que je lui ai donné à lire la semaine précédente et, au bout de deux minutes aussi pénibles qu’une séance chez l’inquisiteur, elle est au bord des larmes.

Je ne comprends pas bien.  Je lui demande : – « Vous faites bien de l’expression orale, au cours ?  Vous parlez anglais, de temps en temps ? »

Et elle me répond cette chose incroyable : « – Oui, d’avril à juin.  Le reste de l’année, on fait de la lecture, de la grammaire, de la traduction… »

Souvenez-vous : vous étiez enfant et votre maman vous sussurait à l’oreille des choses gentilles, de ces paroles suaves comme seules les mères savent en inventer pour leur bébé…

Maintenant, imaginez : votre maman vous parle d’avril à juin.  Le reste de l’année, elle vous remet des livres de grammaire ou de très mauvaises photocopies, comme j’en vois trop souvent dans les classeurs de mes étudiants…  Il y a gros à parier qu’à 45 ans, vous en êtes encore à balbutier votre langue maternelle et à vous mettre dans des états nerveux proches de celui de Sandrine…

Une langue, ça se parle d’abord.  C’est à ça que ça sert : exprimer, avec des mots PARLÉS, ses besoins, ses envies, ses émotions, ses projets, etc.

L’écriture et la grammaire viennent plus tard consolider les acquis du langage

Nos enfants apprennent encore les langues vivantes comme nous apprenions le latin il y a 50 ans !

Mais l’anglais et le néerlandais ne doivent pas leur servir à traduire Shakespeare ou Multatuli comme nous traduisions Ciceron : ils doivent pouvoir demander à l’aéroport où se trouvent leurs bagages, au restaurant pourquoi leur pizza n’arrive pas, au chauffeur de bus si l’arrêt de Piccadilly est encore loin…   Et non pas déchiffrer à l’aide d’un dictionnaire fatigué les monologues déprimants d’un prince danois mort il y a 1000 ans… (Et c’est un passionné, collectionneur de tout ce qui se rapporte au théâtre élisabéthain et jacobéen qui vous parle…).

Des sources en prise avec l’univers des jeunes

Louise – un autre pseudo – a 16 ans.  Elle est passionnée par l’univers de Twilight, cette saga de vampires écrite par Stephenie Meyer et dont le succès auprès des jeunes constitue un véritable phénomène de société.  Xavier a 19 ans.  C’est un vrai geek : fou de jeux vidéo, il se destine à la programmation informatique.

Louise vient me voir car elle est en échec scolaire.  Xavier se rend aux États-Unis dans deux mois et veut parler les rudiments de la langue avant de partir… Après six ans d’anglais en secondaire, il est incapable de commander un sandwich dans un snack de Camden ou de New York !

Par un hasard qui fait qu’ils se croisent dans les couloirs de l’école lors de la première séance, je découvre que non seulement ils se connaissent, mais qu’ils ont eu le même professeur d’anglais.

Qui leur a procuré un medium moderne et attractif pour leur apprendre la langue de Dickens et Stevenson : Tintin et l’île noire, en traduction anglaise.

J’adore Hergé, je le tiens pour un des génies de la bande dessinée mondiale.  Mais Tintin et l’île noire a été édité en français en 1938, soit l’année de  naissance de mon père !

Et j’apprends par la même occasion que cet album sert depuis pas mal d’années pour régurgiter le même programme…

Il faut arrêter de prendre nos jeunes pour des crétins !

J’ai donné à lire à Louise des extraits de Twilight, une interview d’une des actrices principales, nous en avons discuté tous les deux.  Nous avons travaillé sur la chanson The Fear de Lilly Allen.  Nous avons visionné des extraits de films sortis dans l’année, dont Slumdog Millionaire,  dont elle a lu des extraits du livre en anglais…

Avec Xavier, nous avons travaillé sur une interview de concepteur de jeux vidéo, nous avons tenté de comprendre des extraits de The Green Hornet – la série, le film n’était pas encore sorti – et nous avons lu des passages d’Angel and Demons.  Nous avons décortiqués des extraits du New York Times et avons parlé de la chanson The Scientist de ColdPlay.

Nous avons fait aussi de la grammaire : conjugaison, accords, etc.  Nous avons simulé des entretiens au restaurant, au cinéma, dans un hôtel, dans un taxi, etc.

Louise a réussi ses examens et Xavier est en Californie.

Se donner le droit de se tromper

Amélie est aussi une jolie brune de 17 ans.  Elle parle un anglais parfait, quasi-oxfordien alors qu’elle n’a jamais mis les pieds en Angleterre.

Elle participe pour la première fois à un atelier d’anglais avec un groupe de jeunes de son âge.

Je ne comprends pas pourquoi elle est là.  Elle pourrait me remplacer demain au pied levé.  Je la soupçonne même d’être meilleure que moi en grammaire car lorsque je l’interroge sur cette matière, ses réponses fusent comme des feux d’artifice et jamais, jamais une erreur !

Je lui demande quels sont ses objectifs en venant ici.  Elle m’explique que ses parents l’emmèneront en Angleterre dans quelques mois pour un séjour d’une semaine ou deux et qu’elle veut « parler parfaitement avant d’aller là-bas« .

Car Amélie a une phobie : elle a une peur maladive de se tromper !

Imaginez un peu, si elle allait dire « I wish you was here » au lieu de « I wish you were here » !

Quel drame !  Quel déséquilibre monstrueux dans l’écosystème linguistique mondial !!!

Amélie abandonnera l’atelier après une seule séance.  Elle ne peut tout simplement pas parler devant les autres.  Par peur.  Peur que des adolescents de son âge se moquent d’elles et la montrent du doigt.  J’ai appris depuis qu’elle avait renoncé à son séjour en Angleterre…

Moi qui fréquente des Anglais, des Néo-Zélandais, des Africains, des Italiens, des Saoudiens et des Asiatiques tout au long de l’année – en plus des Hollandais et des Flamands ! – je peux vous dire une chose :

– ils se trompent tous !  Et moi aussi !

Tout le monde s’en fout !

C’est normal de se tromper !  Même dans une langue étrangère.  Même dans notre propre langue !

C’est comme ça qu’on apprend : par essai et erreur !

Il faut que les professeurs de langue cessent de traumatiser les étudiants en leur faisant viser une perfection qui n’existe pas dans le monde réel ! Et qu’en-dehors de l’école, personne n’exigera d’eux !

On ne devrait même pas donner de cotes aux cours de langue.  C’est contre-productif !

Corrigez gentiment ! Faites prendre conscience de l’erreur – pas de la faute, pour l’amour des langues !  Et amenez la personne à se corriger d’elle-même.  Et apprenez-lui à rire de ses approximations

Vous lui rendrez un meilleur service qu’en la transformant en une de ces névrosées des langues qui n’osent pas aller à Londres ou à Amsterdam parce qu’elle parle mal ou « pas trop bien »…

Hommage aux professeurs qui…

J’ai bien conscience en écrivant ce billet que je n’ai mis l’accent que sur ce qui ne marche pas.   Parce qu’en tant que formateur dans une école privée, je répare souvent les dégâts – quand c’est encore possible – commis par une éducation aux langues déficiente…

Je voudrais quand même terminer en disant que tout n’est pas négatif.  Des écoles organisent des cours en immersion.  Des professeurs prennent des initiatives qui vont dans le bon sens.

Mais ce sont encore trop souvent des initiatives isolées au sein de programmes généraux mal adaptés aux réalités d’aujourd’hui.  On apprend encore trop souvent les langues vivantes en traduisant des textes comme s’ils avaient été écrits il y a deux mille ans.

Les classes sont surchargées.  Comment faire parler tout le monde quand le cours dure 50 minutes – la fameuse « période » – alors qu’il y a près de 30 étudiants dans la classe ?

Parents, vous avez aussi une responsabilité dans tout ça : exigez des cours de langue de qualité pour vos enfants ! Etre unilingue dans le monde d’aujourd’hui, c’est un handicap plus lourd qu’être analphabète il y a 50 ans…

Aujourd’hui, comme le dit Thomas Friedman, the world is flat

 

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Etudes et professions : les salons du Siep vous informent et vous orientent

Votre fils de 18 ans ne sait toujours pas ce qu’il veut « faire plus tard » ?  Votre fille cadette ne veut plus entendre parler d’études ?  Vous avez envie de changer de métier, mais vous ne savez pas vers quoi vous orienter ?

Les salons Etudes et Professions du Siep sont peut-être l’opportunité de trouver non pas « chaussure à votre pied », mais « avenir sur mesure »…

Il redémarrent à partir d’aujourd’hui dans 6 villes de la Communauté française :

  • Namur : les 11 et 12 février à Namur Expo
  • Tournai : les 18 et 19 février à Tournai expo
  • La Louvière : les 25 et 26 février au Hall Omnisports Bouvy
  • Liège : du 17 au 19 mars à la Halle des Foires
  • Charleroi : les 18 et 19 novembre à Charleroi Expo
  • Bruxelles : les 25 et 26 novembre

Qu’est-ce que je peux y trouver ?

Le Siep, c’est le Service d’Information sur les Études et les Professions.  Un organisme sans but lucratif qui, depuis des décennies, informe sur les métiers, les filières d’études, etc.  Ils organisent aussi depuis 17 ans maintenant divers salons à travers toute la Communauté française.

Chaque salon présente  « un panel représentatif du monde de l’Enseignement, de la Formation et de l’Emploi mais aussi de la Jeunesse et de l’International« .

Des professionnels de l’information et de la formation sont également présents et peuvent répondre à vos questions en matière d’orientation professionnelle et/ou scolaire.  Des animations et des démonstrations vous feront découvrir des métiers parfois peu connus ou mal perçus.

Chaque salon se compose de 5 espaces : Information-Orientation, Etudes, Emploi-Formation, International et Jeunesse.

Pour en savoir plus sur le Siep, cliquez ici.

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Modèle de CV-Mindmap : CV de débutant

Vous sortez de l’école et vous avez envie de décrocher votre premier emploi ?  Ou vous avez effectué quelques stages ou des contrats de courte durée ?  Et vous sentez que votre CV est un peu vide ?

Notre modèle de CV-Mindmap pour débutant va vous aider !

Après le modèle pour personne avec quelques années d’expérience que j’ai publié mercredi dernier, je vous propose un nouveau « template » destiné aux jeunes qui sortent de l’école ou qui ont presté uniquement des contrats de courte durée.

(Cliquez sur la carte pour l’agrandir).

Modèle de cv-mindmap pour employé débutant

Des objectifs professionnels pour compenser le manque d’expérience

Comme vous n’avez pas encore beaucoup – voire pas du tout – d’expérience, il vaut mieux miser sur l’avenir que sur le passé.  Donnez ici votre vision de carrière : je souhaite m’épanouir dans…  Je désire faire carrière dans…  Mes qualités et mes compétences font de moi un leader né et je souhaite…

Précisez si vous êtes plutôt leader et autonome ou plutôt sociable et apte à travailler en équipe, etc.

Détaillez ensuite quelques objectifs secondaires dans les sous-sujets.

Vos atouts : vos qualités et les compétences acquises hors de l’emploi

Comme vous n’avez pas encore beaucoup d’expérience, vous éprouvez sans doute des difficultés à énoncer vos compétences.  Pourtant, vous en avez, acquises non pas au travail, mais lors de vos études et d’activités extra-scolaires (sport, activité artistiques, etc.) et certaines d’entre elles sont transférables dans un emploi.  Si vous avez presté des stages, essayez de vous souvenir des tâches que l’on vous a confiées et des compétences que vous avez dû mobiliser pour les réaliser.

Ajouter aussi vos qualités – personnelles et/ou professionnelles – qui aideront le recruteur à mieux cerner votre personnalité.

Un petit aide-mémoire si vous hésitez entre « qualités » et « compétences » :

Qualités versus compétences

Les qualités sont de l’ordre de l’être ; je suis beau, intelligent, ponctuel, rapide, travailleur, courageux.

Lescompétences sont de l’ordre du faire : je sais faire; je sais repeindre un plafond au rouleau, je sais taper un texte en dactylo.

Les qualités sont permanentes : on est beau ou rapide toute sa vie ou en tout cas, longtemps et (presque) en toutes circonstances.

Les compétences sont circonstancielles :  je peux repeindre un plafond au rouleau avec une échelle, 5m carrés à l’heure ; je peux taper une lettre commerciale avec Word 2003 en 5 minutes…  Et avec Word 2007 ?  Non, je n’ai pas appris ce programme. Les circonstances ont changé et donc mes compétences ne sont plus à jour.

Mentionnez vos réalisations exceptionnelles

On peut n’avoir jamais travaillé en tant que salarié et avoir malgré tout réalisé quelque chose d’exceptionnel.  Je vous cite deux cas.

Le premier est celui d’un jeune homme en dernière année d’études d’interprétariat.  Appelons-le Marc (ce n’est pas son vrai prénom, il ne souhaite pas de publicité, mais cette histoire est réelle)  Marc a participé pendant trois jours, en tant que bénévole à un événement sportif rassemblant 300 jeunes de 10 pays différents.  Pendant trois jours, il a exercé son futur métier d’interprète, gratuitement, à la fois pour rendre service et pratiquer sa discipline dans un environnement réel.

Marc a relaté ce fait dans son CV.  Et a postulé – entre autres – pour un poste d’interprète dans une agence qui dépend de l’ONU à Washington.  Et il a été engagé.  Le responsable des ressources humaines de l’agence lui a dit que ce qui avait fait la différence –  à compétences égales – avec d’autres candidats, c’était ce bénévolat de trois jours qui démontrait que Marc était prêt à s’investir pleinement dans une action à laquelle il croit – trait de personnalité évidemment très important dans un environnement tel que celui de l’ONU…

Le deuxième cas est celui d’Ahmet Ozturk, un stagiaire qui a participé à une formation en recherche d’emploi que j’ai animée à Liège en 2009.  Lors de ses études de soudeur, il avait contribué à la conception et à la fabrication d’une voiture de formule 1 que vous pouvez admirer ici.  Il ne faut pas donc nécessairement être un grand intellectuel ou un aventurier de l’espace pour ajouter quelque chose de personnel et qui sort de l’ordinaire sur votre CV.

Encore une fois, tout ce qui peut renforcer votre image positive auprès d’un employeur potentiel est le bienvenu !  Et donc, DOIT figurer sur votre CV !

Faut-il envoyer une mindmap ou un cv classique ?

J’avais déjà répondu à cette question ailleurs : faut-il envoyer mon CV sous forme de Mindmap ?  Mais je vais toute de même  vous répéter mon habituelle réponse de Normand : tout dépend !

De quoi ?  De l’entreprise à laquelle vous postulez, de l’emploi que vous visez, de l’ouverture d’esprit du recruteur !

Cela fait beaucoup de choses.  Oui.  Mais j’ai insisté lourdement là-dessus ailleurs : ne postulez jamais dans une entreprise que vous ne connaissez pas !  Ou plutôt : avant de postuler, connaissez l’entreprise sur le bout des doigts.

Voudriez-vous épouser une jeune fille (un jeune homme) dont vous ne savez rien ?  Alors pourquoi vous lier pendant des années avec une entreprise dont vous ne savez rien ?

D’autre part, si vous connaissez l’entreprise, vous marquerez des points : vous pourrez dire ce que vous apporterez à l’entreprise si elle vous engage.  Ce que la plupart des candidats sont incapables de faire.  Voyez à ce sujet mon article L’Entretien d’embauche :  La question qui fait la différence !

Connaissez la culture de l’entreprise que vous visez avant de l’aborder : allez sur Internet, explorer le site de l’entreprise, sa page Facebook, son compte Twitter, son profil sur Linked’In et Viadéo, voyez ce que la presse régionale en dit…  Servez-vous de Google.  Si elle n’est pas très loin de chez vous, allez voir sur place à quoi elle ressemble.  Et surtout à quoi ressemblent les employés qui y travaillent : sont-ils détendus ?  En costume-cravate ou en jeans ?  Majoritairement des hommes ou des femmes ?

Téléphonez à l’entreprise pour avoir des infos de première main.  Vous saurez alors si vous devez envoyer un CV très classique, noir et blanc, en Time New Roman ou au contraire une mindmap toute en couleurs.  Vous saurez aussi quel format choisir : PDF, Word, OpenOffice ?  Sans risque de rater votre cible.  Ou en tout cas, en diminuant sérieusement ce risque !

Format du modèle de CV pour employé débutant : XMind

Ce template est livré au format Modèle XMind, avec l’extension .xmt

Lorsque vous désirez l’utiliser, allez dans « Fichier« , « Nouveau« , « Nouvelle Map à partir du modèle » ou cliquez sur CTRL+ALT+N si vous aimez les raccourcis clavier.

Cela vous permettra de réaliser autant de CV que vous le souhaitez à partir de ce modèle !

Nous prévoyons de publier ce modèle – et d’autres – dans d’autres format, très bientôt.

Comment commander votre modèle de CV pour débutant ?

C’est simple :  il vous suffit de cliquez sur le bouton Paypal et de régler votre commande.  Le modèle – utilisable sans limite de temps ni de nombre de CV – est disponible pour 5,99 euros.

Dès réception de votre paiement, nous vous enverrons votre modèle ainsi qu’une reproduction au format PDF pour que vous puissiez le visualiser sur papier.  Nous vous offrons aussi une copie PDF de la carte  Compétences et Qualités ».

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L’égalité, la Chine et l’Occident : quand le banquier est aussi anthropologue

Qu’y a-t-il de commun entre l’idée d’égalité, la croissance de la Chine, le déclin de l’Occident, un banquier et l’anthropologie ?

Le commun dénominateur de cet inventaire à  la Prévert s’appelle Hakim el Karoui et n’a pas fini de nous étonner.

D’origines franco-tunisiennes, il est né à Paris en 1971.  Fils de deux professeurs d’université, il commence une carrière de professeur de géopolitique avant de bifurquer vers la politique – il est conseiller du premier ministre Jean-Pierre Raffarin – et enfin, la banque – spécialiste des marchés émergents chez Rothschild & Cie Banque (bibliographie – presque – complète ici).  Il est également le fondateur du Club du XXIe siècle et de Young Mediterranean Leaders, « réseau exclusif réunissant des jeunes décideurs issus des sphères politiques, économiques, culturelles, scientifiques, universitaires et associatives du pourtour méditerranéen.« 

J’ai découvert son nom au détour d’un article du Figaro sur la Chine qui achète le monde et  j’ai  voulu en savoir plus…

J’ai donc tapé Hakim el Karoui sur Google et trouvé deux ouvrages signés de son nom, dont le dernier, paru en 2010, Réinventer l’Occident, que je vais m’empresser d’acheter et dont je vous rendrai compte dans un futur billet.

J’ai voulu aussi vous faire profiter de cet exposé qu’il a donné aux Ernest – sorte d’équivalent francophone des conférences de TED.com, nommées ainsi en référence aux poissons rouges du bassin de l’École  – à l’Ecole Normale Supérieure  à Paris et dans lequel il traite de l’idée d’égalité.  Une idée bien française.  Et en voie de disparition dans cette même société française, y compris à gauche où elle ne fait plus recette, c’est le moins qu’on puisse dire…

Hakim el Karoui s’y révèle un essayiste proche d‘Emmanuel Todd, cet anthropologue français qui a étudié les rapports entre systèmes politiques, religieux et familiaux.  Et analyse la place de l’égalité dans la société française d’abord, dans le monde ensuite.  Il y dissèque avec une rare intelligence – et une absence de préjugé plus rarissime encore – le déclin de la puissance occidentale, l’émergence d’autres puissances économiques et propose des pistes afin de sauver nos modèles sociaux et démocratiques.  Car El Karoui n’est pas Spengler et croit encore que l’idée d’égalité a de l’avenir et l’Occident un rôle à jouer.  Si…

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Faut-il envoyer son CV sous forme de Mindmap ?

Il ya quelques mois, j’avais rédigé un billet intitulé « Construisez un CV gagnant avec le Mindmapping ! »

L’objectif de ce billet n’était pas de rédiger un CV sous la forme d’une mindmap (ou carte heuristique), mais bien de donner quelques conseils sur « comment structurer un CV en utilisant le Mindmapping... »

Ajourd’hui, je voudrais répondre à une autre question qui m’est souvent posée :

– « Faut-il envoyer son CV sous forme de mindmap ? »

Normalement, vous connaissez la réponse mieux que moi !

Quoi ?  Je connais la réponse ?

Si vous êtes un habitué de ce blog, vous savez que pour moi :

  1. Le CV est un outil de communication qui fait partie d’une stratégie de recherche d’emploi
  2. Il est le résultat d’un travail préalable de connaissance de soi et du marché du travail
  3. Il est ciblé sur une fonction précise dans une entreprise particulière
  4. Pour être efficace dans la rédaction de votre CV, vous devez connaître l’entreprise à laquelle vous l’envoyez

Si vous maîtrisez ce dernier point, vous savez si vous avez affaire à une entreprise innovante, plutôt ouverte aux nouveaux outils et aux méthodes inédites.  Ou à une entreprise plutôt traditionnelle, où on s’en tient aux bonnes vieilles méthodes : « on a toujours fait comme ça ! »

Une mindmap pour l’entreprise innovante

Dans le cas d’une entreprise innovante, moderne : je vous dirais, oui, envoyez votre CV sous forme de mindmap en plus de votre CV traditionnel !  Cela apportera une touche supplémentaire qui démontrera que vous êtes en phase avec la tendance novatrice de la maison.

Pourquoi en plus ?

Parce que si vous le faites uniquement sous forme de mindmap, votre CV risque de ne pas convenir à une personne ou plusieurs.  Il risque aussi de ne pas être lu par les logiciels qui trient les CV en première lecture dans la plupart des cabinets de recrutement ou des sites d’emploi…  Ceux-ci effectuent une recherche par mots-clés, et je ne suis pas convaincu que votre CV-mindmap soit lisible par la plupart des logiciels de recrutement du marché (je suis même certain du contraire…).  Dans tous les cas, faites dans la simplicité : que votre carte soit réellement lisible sur une page A4.  Envoyez-la sous format PDF ou Word, toutes les entreprises ne possèdent pas de logiciel de mindmapping.  Et de toute façon, ces logiciels sont tellement nombreux en ce moment, que l’entreprise en question risque bien d’en avoir un qui ne soit pas compatible avec le vôtre.  Utilisez aussi les rubriques classiques, dans un ordre normal.  Le même que votre CV classique : soyez cohérent !

Un CV classique pour une entreprise plus traditionnelle

Dans une entreprise plus classique, plus traditionnaliste : mettez votre passion pour le mindmapping en veilleuse et envoyez un CV classique.  Lorsque vous serez engagé, il sera encore temps de faire la démonstration à vos collègues des vertus de cette méthode qui a maintenant 40 ans (eh oui !) mais que les entreprises francophones ne découvrent qu’aujourd’hui !

Dans tous les cas : n’envoyez jamais un document sous forme de mindmap sans explication à une personne qui ne maîtrise pas le concept.  Joignez un mot d’explication et/ou ajoutez une légence à votre carte.  C’est une bonne habitude, de toute façon, de légender vos cartes.

Et pour ceux qui seraient en manque d’inspiration, voici un petit exemple de  :

CV sous forme de mindmap

Cliquez sur la carte pour l’agrandir :

Votre CV-Mindmap

Envie d’essayer ?

Nous avons développé pour vous deux modèles de CV sous forme de mindmap :

un modèle de CV pour employé expérimenté, disposant de quelques années d’expérience.
– un modèle de CV pour employé débutant qui ne dispose pas de beaucoup d’expérience.

Besoin d’un coup de pouce ?  Visitez notre page Coaching emploi !

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Le travail en Europe

L’Italie manque cruellement d’artisans

Envie de travailler au soleil ?  De participer à la rénovation de palais romains ou d’églises vénitiennes ?  Ou plus simplement d’exercer un métier manuel sous le soleil toscan ?

Il est peut-être temps :

  1. d’apprendre l’italien
  2. d’envisager de déménager

En effet, alors que le chômage des jeunes dépasse allègrement les 25% dans la péninsule, les entreprises peinent à trouver de la main d’oeuvre pour une série impressionnantes de métiers manuels.  La Confartigianato – la fédération italienne des artisans –  en a repéré 68 pour lesquels la main d’oeuvre qualifiée manque cruellement.

Parmi ces métiers désertés : cuisinier, tailleur de pierre ou de marbre, menuisier, tailleur, pâtissier, etc.  Même les fabricants de glaces et de pâtes manquent, dans le pays des spaghetti et des gelati…  Un comble !

Un exemple ?  Alors que pour les deux dernières années, le nombre de demandeurs d’emploi entre 15 à 34 ans a augmenté de 216.000 unités, 83% des 1.500 postes de poseurs de volets proposés cette année  sont toujours inoccupés…

Si vous m’avez pris au mot et avez envie de travailler en Italie dans l’une de ces spécialités, rendez-vous sur la page « Italie » d’Eures, le guichet européen qui vous donnera toutes les informations utiles sur vos droits, les conditions de travail, les formalités, etc.

Article originial (en italien) sur le site de La Repubblica.

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La malédiction du chiffre 1 en entreprise (2)

Continuons notre inventaire des nuisances du chiffre 1 dans l’entreprise !

(Si vous avez raté le premier article de la série, cliquez ici).

Si vous avez lu le premier article et que vous êtes un tantinet observateur, vous constaterez que la mindmap a un peu gonflé.  Eh oui, j’ai ajouté deux dangers supplémentaires.  Je ne prétends pas à l’exhaustivité, mais j’essaie quand même d’attirer votre attention sur un maximum de points qui peuvent s’avérer dangereux.  J’ai commis certaines de ces erreurs dans le passé et je vous fais donc profiter de mon expérience. (Cliquez dessus pour visualiser ou obtenir une copie PDF gratuite) :

Quatrième danger : un seul fournisseur

Vos affaires se développent bien, vous avez une multitudes de clients, vous vendez énormément et vous avez un fournisseur en or qui vous livre en un temps record et vous accorde de généreux délais de paiement.

Magnifique.

Pour corser le tout, vous venez d’obtenir LA grosse commande qui va donner un nouvel élan à votre business.  Superbe, non ?

Seulement voilà, votre fournisseur unique, si généreux dans ses délais de paiement, qui vous accorde de si plantureuses ristournes, vient d’être déclaré en faillite, tout son stock est saisi…  Vous ne savez pas livrer votre nouveau client…

Ou bien encore, le camion de votre unique fournisseur italien est bloqué quelque part entre le Saint-Gothard et Paris, par une de ces grèves générales brutales dont les Français ont le secret.

Ou bien votre unique  fournisseur haïtien est enseveli sous les décombres du dernier tremblement de terre.

Ou bien, il est tout simplement occupé lui aussi avec de grosses commandes et pour la première fois depuis le début de vos relations, il ne peut vous livrer à temps.

Dans tous les cas, bye bye business !

Ayez plusieurs fournisseursMettez-les en concurrence pour obtenir de  meilleurs prix ou des délais plus confortables (que ce soit pour la livraison ou le paiement).  Ne soyez jamais à la merci du bon vouloir ou de la disponibilité d’une seule personne ou d’une seule entreprise.  Vos clients ne comprendront pas pourquoi, subitement, vous ne pouvez livrer à temps alors que jusque-là ils pouvaient compter sur vous.  C’est encore pire dans le business to business : votre client attend votre produit ou service pour livrer son propre client.  Si vous rompez la chaîne, vous le ferez une fois.  Pas deux.

De plus, si vous avez un seul fournisseur, votre gamme de produits sera forcément réduite.  En ayant plusieurs fournisseurs, vous assurez un plus grand choix à vos clients qui vous en seront reconnaissants.

Dernière précision qui vaut son pesant d’or : ne signez  jamais une clause d’exclusivité qui vous lie à un seul fournisseur.  Vous vous livrez poings et pieds liés aux caprices d’une entreprise qui va vous coûter plus cher qu’une maîtresse…

Cinquième danger : une seule tête pensante à bord

Vous êtes indépendant, vous aimez prendre les décisions seul et assumer pleinement la responsabilité de vos choix.  Et vous ne supportez pas que Pierre, Paul ou Jacques viennent mettre leur grand nez dans vos affaires et vous disent comment vous devez exercer votre métier.

Je ne peux vous donner tort : c’est exactement mon profil !

Mais cette position peut s’avérer dangereuse si elle est poussée dans ses derniers retranchements : car à un moment donné, nous sommes tellement plongés dans notre business que nous n’avons plus de recul.  Nous avançons au jour le jour, en tentant de répondre au mieux aux exigeances – parfois pas piquées des vers ! – de nos clients.

Et nous perdons de vue non seulement les objectifs que nous nous sommes donnés, mais si nous ne sommes plus attentifs au marché et à ses évolutions, nous allons rater des opportunités.

La solitude du manager, ce n’est pas qu’un magnifique roman de Manuel Vasquez Montalban (que je vous recommande chaudement), c’est aussi une réalité quotidienne parfois difficile à assumer pour qui se trouve à la tête d’une entreprise.  Entourez-vous d’amis sincères qui ne passeront pas leur temps à vous encenser, mais qui pointeront aussi du doigt vos incohérences ou vos erreurs.  Fréquentez d’autres chefs d’entreprises.  Participez à des réseaux où on échange des tuyaux, des idées, des points de vue.

De cette façon, vous enrichirez votre palette de talents et vous gagnerez en notoriété dans les cercles de professionnels.  Vous pourrez aussi glâner à l’occasion l’une ou l’autre bonne idée qui deviendra votre prochain produit phare ou le service qui boostera votre entreprise pour les deux ans à venir…

Vouloir tout assumer, c’est aussi le meilleur moyen d’en arriver au burn out, cet épuisement ultime de vos ressources morales et physique.  Déléguez, sous-traitez, prenez conseil.  Vous aurez d’autant plus de temps pour vous concentrer sur l’essentiel.

Sixième danger : une seule banque

Même situation que pour le client et le fournisseur :  ne vous mettez jamais à la merci d’une institution unique.  Ici aussi, faites jouer la concurrence.  Même si votre banquier est votre partenaire (il devrait l’être en tout cas…) vous n’êtes pas marié(e) avec lui (elle) et donc vous pouvez aller voir ailleurs si on ne vous propose pas un meilleur taux ou une solution bancaire mieux adaptée à votre situationAvoir plusieurs avis financiers peut aussi être un atout.

Ici aussi, mettez-les en concurrence : on vous offre du 5 % chez Truc, mais peut-être Machin est-il prêt à vous offrir le même produit  à du 4,25 %.  Ca ne parait pas grand chose, mais sur 10 ou 15 ans, cela peut se chiffrer en milliers d’euros…

Choisissez aussi des banques ou des agences qui connaissent le monde des affaires : certaines sont très bonnes pour gérer le compte-épargne de Tante Yvonne, mais pratiquent le crédit de caisse du bout des lèvres…  Ici comme ailleurs, faites votre petit marché, comparez les offres et restez maître de vos choix…

Septième danger : un seul concurrent

Ou pire encore : pas de concurrent du tout !

Quoi ?  Mais pas de concurrent, c’est la situation idéale !  On fait ce qu’on veut, on fixe les prix comme on veut, c’est le monopôle !

Détrompez-vous : vous n’êtes ni une multinationale, ni une entreprise nationale récemment privatisée ?  Alors, regardez autour de vous : si vous n’avez pas de concurrent ou un seul, c’est mauvais signe.  Cela veut peut-être dire qu’il n’y a pas de marché du tout et que les concurrents potentiels ont déjà abandonné la partie parce qu’il n’y a rien à gagner : pas de clients, autrement dit…

Ou bien, au contraire, vous arrivez trop tôt sur un marché où il n’y a encore personne.  Ca peut être une opportunité : vous êtes le premier sur la balle !  Mais ça peut-être une situation difficile aussi, surtout si vous êtes une nouvelle entreprise qui débarque sur un nouveau marché avec un nouveau produit…  Vos chances de réussite sont quasiment nulles.   L’histoire économique regorge de gens qui ont eu raison trop tôt : ils sont arrivés avec un produit ou un service à une époque où cela n’intéressait encore personne.  Ou bien personne ne comprenait encore quel était l’intérêt de ce produit.  Apple a connu ce phénomène en 1993 avec un PDA qui s’appelait Newton.  C’était un produit révolutionnaire qui proposait déjà presque tout ce qu’un iPhone peut offrir.  Et ce fut un flop magistral.  Pour Apple, ce n’était pas trop grave : c’était un produit parmi d’autres (vous vous souvenez : pas un seul produit !) et Apple avait les reins suffisamment solides du point de vue financier pour absorber le choc.  Mais vous ?  Si vous êtes une petite entreprise ou une start up, vous ne pourrez pas vous permettre ce genre d’erreur deux fois…

Huitième danger : être le numéro 1 de son secteur

– Quoi ?  Cette fois, vous exagérez : être le leader du marché, c’est un danger ?

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.  C’est évidemment le rêve de tout entrepreneur sérieux que de devenir le numéro un dans son secteur, vous ne croyez pas ?

Mais cela comporte un certain risque : celui de s’endormir sur ses lauriers.  D’être autosatisfait.  De ne plus être attentif aux évolutions du marché.   De ne plus être aussi créatif ni agressif sur le marché.  Et donc de se faire dépasser par de jeunes loups qui « n’en veulent  » comme disaient les Deschiens…

Prenez Microsoft : ils ont été numéro 1 et Bill Gates est devenu l’homme le plus riche du monde.  Il y a seulement quelques années, la multinationale de Redmont regardait de haut les autorités européennes qui la mettaient en garde pour « abus de position dominante ».

A présent, elle est dépassée sur sa gauche par Google, sur sa droite par Apple et ses iPad, iPod tandis que FaceBook et Twitter se partagent le gâteau des médias sociaux que personne n’a vu venir chez Microsoft.  Aujourd’hui, Microsoft abandonne le blogging et vient de signer un accord avec WordPress (sur lequel le blog que vous lisez en ce moment est publié) : une situation tout simplement impensable il y a seulement 5 ans.

Et une situation qui ne risque pas de s’arranger dans la mesure où les jeunes se dirigent surtout vers les solutions Apple du type smartphone et les médias sociaux… (voir à ce sujet mon article sur les jeunes et Apple)…

Vous voilà prévenus : superstitieux ou non, pragmatiques ou idéalistes, méfiez-vous du chiffre 1 si vous êtes chef d’entreprise ou futur businessman.  Fuyez ce chiffre comme la peste… et portez-vous bien !

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Entretien d'embauche Recherche d'emploi

Entretien d’embauche : deux simulations critiquées par un employeur du secteur

Comment réussir mes entretiens d’embauche ?  Quelles sont les choses à faire ?  A ne pas faire ?  Quelles attitudes adopter face à un employeur ?

Voici une vidéo réalisée par l’association Canal Educatif à la Demande (CED) – un groupe de jeunes réalisateurs français qui produisent des vidéos éducatives dans divers domaines – et qui répondra sans aucun doute à pas mal de vos questions.

Regardez l’attitude des deux candidats, écoutez le commentaire de l’employeur : édifiant !

Si vous croyez que les réponses du premier sont caricaturales ou irréalistes, détrompez-vous : j’ai vu pire !

 

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Apprendre à apprendre formation Jeunes Mind Mapping Outils Pédagogie

Sens et stratégies d’apprentissage : partez gagnant !

Quels sont mes sens dominants ?  Comment en tirer parti pour étudier efficacement ?

Vous vous préparer à reprendre les cours ou vous y êtes déjà ?  Ce qui suit devrait vous aider à entamer cette rentrée avec confiance.

La PNL (programmation neuro-linguistique) explore les canaux sensoriels par lesquels nous découvrons le monde.  Si vous savez quels sens vous utilisez le plus pour percevoir et comprendre ce qui vous entoure, vous pourrez définir des stratégies d’apprentissage qui en tiennent compte.  Et vous serez d’autant plus efficace !

Comment savoir quel canal vous utilisez le plus souvent ?  Nous vous proposons un test que vous pouvez télécharger ci-dessous et qui vous permettra de définir vous-mêmes quels sont vos sens dominants.  Nous terminons par quelques conseils pour étudier plus efficacement en adoptant des stratégies d’apprentissages adaptées à vos besoins spécifiques.

Si vous êtes :

  •  Visuel : vous découvrez le monde les yeux grands ouverts.  Des techniques visuelles comme le mindmapping, la vidéo, les schémas ou des images vous aideront à mieux comprendre et à retenir plus facilement.
  •  Auditif : ce sont surtout vos oreilles qui vous parlent.  Prenez beaucoup de notes et relisez-les à voix haute pour étudier.  N’hésitez pas à répéter de nombreuses fois, en trouvant le bon rythme, le tempo qui vous convient.   Enregistrez les cours, écoutez des podcasts… 
  •   Kinesthésique : c’est votre corps tout entier qui retient. Bougez ! Faites des pauses fréquentes car l’immobilité vous pèse rapidement et vous n’arrivez plus à vous concentrer.  Etudiez en marchant, en rythmant vos lectures.  Trouvez une ambiance qui vous dynamise.
  •  Olfactif : c’est votre nez vous guide, vous avez du flair.  Evitez les pièces mal aérées, les parfums agressifs pendant l’étude.  Choisissez plutôt de faire brûler de l’encens ou de diffuser un parfum que vous aimez.  Travaillez par association : utilisez le même parfum ou après-rasage pendant l’examen ou le test que lorsque vous étudiez.  Cela ravivera votre mémoire.
  • Gustatif : vous mâchouillez volontiers votre stylo ou votre crayon et la nourriture vous apporte des sensations inégalées.  Vous pouvez également  associer différents goûts à ce que vous étudiez. Mangez le même chocolat ou le même bonbon pendant l’étude et juste avant l’épreuve.  La menthe favorise la concentration : boire un thé à la menthe pendant l’étude ou pendant une pause vous aidera à vous relaxer tout en aidant à focaliser sur l’essentiel.

N’utilisez pas qu’un seul canal : même si vous êtes surtout visuel, ne vous privez pas du secours des autres sens !

Dans tous les cas, bonne chance pour cette année académique et les suivantes !