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Jacques Rodet : Pratiques du tutorat à distance

Pour cet épisode 8 de notre Podcast, Jacques Rodet nous parle de son dernier livre. Mais aussi de sa vision du tutorat : un accompagnement des apprenants qui va bien au-delà de l’information sur les contenus d’une formation à distance.

Ecoutez notre Episode 8 avec Jacques Rodet : Pratiques du tutorat à distance !

Le tutorat : plus que jamais nécessaire

Le tutorat est-il toujours nécessaire, à l’heure du « tout numérique » et de l’intelligence artificielle ?

Certaines expériences ont démontré que l’Intelligence Artificielle peut assister le tuteur ou le formateur. Mais elles ont également démontré les limites de cet accompagnement. C’est surtout dans la suggestion de contenus de formation que ces dispositifs se montrent efficaces.

Mais le tutorat, c’est beaucoup plus que ça !

Episode 8 de notre Podcast – Jacques Rodet et le tutorat

Le tutorat : établir une relation de confiance pour accompagner en profondeur

Pour être efficace, le tutorat suppose que le tuteur puisse établir une relation de confiance avec l’apprenant. Que celui-ci ose confier ses difficultés, qui sont peut-être d’ordre familial ou privé. Et sans cette relation de confiance, sans cette faculté de s’exprimer sur des difficultés parfois d’ordre intime, le tuteur ne pourrait remplir sa mission qu’en investiguant de manière intrusive dans la vie de l’apprenant…

Le tutorat : accompagner les apprenants

Grâce à cette relation, le tuteur peut réellement accompagner l’apprenant dans toutes les dimension de la formation :

  • pédagogique
  • socio-affective
  • sociale
  • administrative
  • etc.

Un livre pratique avec séquences d’autoformation

Jacques Rodet nous parle aussi de son dernier livre : Pratiques du tutorat à distance.

Il s’agit d’un ouvrage pratique. L’idée de ce livre, Jacques Rodet la caressait depuis quelques années : alors que son livre précédent L’ingéniérie tutorale balisait le champ du tutorat et ses principes, son dernier livre met l’accent sur la pratique.

Ouvrages de Jacques Rodet

Il s’agit avant tout de situations que le tuteur rencontrera certainement au cours de sa pratique et pour lequel il trouvera des outils et méthodes éprouvés.

L’ouvrage en couleurs permet aussi de prendre ses propres notes pour capitaliser sur vos propres expériences.

Enfin, des clips vidéos accompagnent certaines parties du livre. Ces clips peuvent être ré-utilisés dans vos propres interventions tutorales.

Une Web-rencontre pour parler Tutorat avec Jacques Rodet

Notre invité vous invite à son tour à une Web-rencontre.

Vous pourrez discuter en direct avec l’auteur, non seulement du livre, mais aussi des pratiques du tutorat. Jacques cumule plus de 20 ans d’expérience dans ce secteur et est reconnu comme une référence en matière de tutorat.

Pour rejoindre cette réunion très attendue, cliquez sur ce lien d’inscription.

Web-rencontre avec Jaques Rodet

Jacques Rodet est également l’éditeur de la revue Tutorale dont vous trouverez le dernier numéro ici. Et enfin, il est l’animateur du blog Tad.

Où écouter le Podcast de Formation 3.0 ?

Vous pouvez écouter cet épisode 8 avec Jacques Rodet (et vous abonner à notre podcast) sur ces différentes plateformes :

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Prochain épisode de notre podcast

Dans le prochain épisode du podcast Formation 3.0, j’ai le plaisir d’inviter Isabelle Collet, informaticienne et professeure de Sciences de l’Education à l’Université de Genève.

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Les Oubliées du numérique – Isabelle Collet

Les Oubliées du numérique, dernier livre d’Isabelle Collet, explore une énigme lancinante : pourquoi le nombre de femmes qui travaillent dans le numérique n’a-t-il cessé de baisser depuis les années 80 ? Quelle est leur situation aujourd’hui ? Quelles sont les pistes pour sortir de ce biais de genre trop injuste ?

Isabelle Collet n’en est pas à son coup d’essai, mais cet ouvrage est un coup de maître et vaut le détour.

Les femmes sont-elles réellement les oubliées du numérique ?

Le livre d’Isabelle Collet

Isabelle Collet, informaticienne et professeure de Sciences de l’Education à l’Université de Genève, avait déjà écrit un livre sur le sujet, L’informatique a-t-elle un sexe?, qui lui a d’ailleurs valu le Prix de l’Académie française des sciences morales et politiques, en 2006.

Si elle a repris la plume (ou le clavier), cette année, c’est parce que, alors que pendant les années 1980, la parité hommes/femmes dans l’industrie numérique semblait à portée de main, elle n’a cessé depuis de s’éloigner un peu plus chaque année.

Aujourd’hui, la part des femmes dans la Tech, si on exclut les métiers de l’administration et du marketing, représente environ 15 % de l’ensemble des travailleurs du numérique…

Et, contre toute attente, cette part continue à diminuer. Les femmes sont peu nombreuses dans la création de jeux vidéo, encore moins dans la gestion des systèmes ou à la tête des startups…

Les hommes chassent les femmes des métiers de prestige

Dans Les Oubliées du numérique, Isabelle Collet démontre comment, dans cet univers désormais dominé par les hommes, les femmes ont souvent joué un rôle de pionnières, comme Ada Lovelace qui invente la boucle de rétroaction ou encore Grace Hopper qui écrit le premier compilateur pour langage de programmation Cobol, le rendant ainsi accessible aux non-mathématiciens.

Isabelle Collet

Elle décrit de façon convaincante la façon dont les institutions se structurent pour éloigner de plus en plus les femmes de métiers qui gagnent en prestige.

Et aussi comment on décourage – parfois inconsciemment, en jouant des clichés de genre – les filles d’accéder aux filières techniques ou scientifiques dès la petite école…

La science, c’est un truc de fille !

Ca pourrait prêter à sourire si ce n’était pas :

  • une vidéo officielle de l’Union européenne
  • un clip réalisé avec notre argent
  • une vision de la science plus proche de Barbie que de Niels Bohr

La vidéo ci-dessous est le produit final d’une campagne menée par l’Union européenne pour inciter les filles à s’inscrire dans les filières scientifiques. On a rarement fait pire dans l’exploitation des clichés sexistes et gnangnan… Comme disait Coluche « Rigolez pas, c’est avec votre pognon » !

Cette vidéo a été rapidement retirée de la circulation, même si on peut encore la trouver facilement sur YouTube. Cette opération désastreuse montre à quel point la bonne volonté ne suffit pas…

Même quand elles veulent promouvoir l’emploi féminin, les institutions le font sur un mode déterminé par les préjugés, les normes de genre, un système hiérarchique manifestement dominé par les hommes…

Des pistes pour sortir les femmes du ghetto numérique

Dans les Oubliées du numérique, Isabelle Collet examine deux types de pistes pour aider les femmes à sortir de ce ghetto numérique où elles se retrouvent exclues d’un marché du travail en pleine croissance.

Un monde dominé par les hommes

Des mesures d’empowerment pour les Oubliées du numérique

Certaines mesures favorisent l’empowerment des femmes :

  • des modèles positifs
  • des réseaux de soutien
  • du mentorat
  • des bourses destinées aux filles qui veulent étudier en filières scientifiques

Mais souvent, ces mesures peuvent accélérer ou améliorer des parcours individuels mais ne pas avoir d’effet significatif sur l’évolution des carrières féminines dans le numérique.

Les modèles positifs ont souvent un effet très limité dans le temps.

Marie Curie : le contre-modèle impossible à atteindre

Des mesures qui changent l’institution

L’autre type de mesure qu’Isabelle Collet privilégie, est celle de changement dans l’institution elle-même.

La méthode des quotas a fait ses preuves en politique. Plus de femmes aujourd’hui accèdent à des postes de direction au sein des partis et des structures politiques, du niveau local au supra-national.

Une politique de quotas dans l’industrie numérique modifierait de la même manière la place des femmes et le regard de leurs collègues masculins.

Intelligence artificielle et biais de genre

Le dernier chapitre de l’ouvrage examine un sujet brûlant de l’actualité : l’intelligence artificielle.

Isabelle Collet y démontre à la fois que les intelligences artificielles reproduisent les biais de genre de la société. Par exemple, cette IA de recrutement qui écarte systématiquement les CV de femmes des fonctions techniques ou de direction. Ou cette IA de voiture autonome qui peut éviter les piétons masculins presque sans faille, mais ne reconnaît pas une femme qui traverse la rue.

On pourrait malheureusement multiplier les exemples d’intelligences sexistes ou racistes, non par intention, mais parce que basées sur une collection de données biaisée par des années de pratique réelle…

Les IA agissent donc comme des révélateurs de pensée. Une pensée qui serait sans doute plus équilibrée si l’embauche dans ce domaine était plus diversifiée.

Les Oubliées du numérique : un livre féministe et engagé

Le livre d’Isabelle Collet est claire féministe et engagé.

Ce qu’il analyse, au-delà de l’industrie numérique, c’est un emboîtement de systèmes qui privilégient l’emploi masculin dès qu’il est rémunérateur et porteur de prestige…

Mais ces systèmes excluent donc logiquement une bonne partie de la population d’emplois rémunérateurs et de carrières profitables.

En outre, le biais des systèmes d’intelligence artificielle ou de certaines applications numériques prédisent à coup sûr des accidents ou des injustices dont les femmes seront les premières victimes.

De bonnes raisons pour rétablir l’équilibre et peupler les centres de développement de femmes réelles et non pas de fantasmes entre Barbie et la star du porno…

Les oubliées du numérique, Isabelle Collet, Paris, Le Passeur – Editeur, 2019, 224 pages.

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L’Art du Management visuel : un livre indispensable pour manager autrement !

L’Art du Management visuel : c’est le titre du dernier ouvrage que signe Pierre Mongin.  Un ouvrage fondamental pour changer vos pratiques de manager.  Et décupler votre efficience, au passage !

C’est toujours un plaisir de commenter un livre de Pierre Mongin.  Et celui-ci en particulier.

L’art du management visuel

L’Art du Management visuel : une marge laissée à l’interprétation

Tout d’abord, j’aime le titre : L’Art du Management visuel, Du Post-it au poster, rendez vos idées visibles.

Il s’agit donc bien d’un art du management et non d’une science du management.  Car, comme l’artiste doit sentir son public, percevoir les moindres nuances de ses réactions à sa prestation, le manager doit pouvoir capter et interpréter les signaux, mêmes faibles, émis par ses équipes.  Bien sûr, la technique peut aider à objectiver et à aiguiser les interprétations et les réponses, mais une bonne dose d’intuition est souvent nécessaire, à la scène comme aux manettes de l’entreprise.

Le management visuel : un va-et-vient permanent entre théorie et pratique

Une caractéristique intéressante de cet ouvrage, c’est qu’il alterne des apports théoriques – abondamment illustrés par Luis Garcia – avec des « Fiches » qui constituent autant de conseils pratiques à mettre en place chez soi et au bureau.

Quant aux outils du Management, Pierre Mongin en propose une batterie impressionnantes.

Les post-it

Si, comme moi, vous pensiez que les post-it sont réservés à conserver des notes sur le tableau de liège de la cuisine, vous êtes à côté de la plaque.

Pierre Mongin démontre que les petits carrés de papier peuvent servir à une multitude d’emplois :

  • aide au brainstorming individuel ou collectif
  • supports de kanban
  • supports de brainwriting
  • briques de systèmes de gestion de projet
  • supports d’activités collaboratives
  • récupération et réutilisation numérique via smartphone ou tablette

Les cartes mentales

Pierre Mongin n’oublie pas qu’il est l’un des introducteurs de la carte mentale ou mindmap en France.

Dans ce chapitre, il rappelle que les cartes mentales sont un instrument puissant de lutte contre les méfaits de l’infobésité. Elles nous permettent de gérer la charge cognitive que nous impose la vie moderne.

Pierre Mongin nous rappelle aussi :

  • comment choisir le type de carte mentale à réaliser selon vos objectifs,
  • comment créer des cartes mentales numériques
  • ou encore comment collaborer en ligne en temps réel avec une application comme Mindomo
Mindomo, application de mindmapping avec collaboration en ligne en temps réel

Les cartes conceptuelles

Pierre Mongin est également un spécialiste des cartes conceptuelles sur lesquelles il a d’ailleurs écrit le premier ouvrage en français.

Comme pour les cartes mentales, les cartes conceputelles sont utiles pour une foule d’applications pratiques :

  • prise de notes
  • développement de systèmes
  • construction de modèles
  • transformation des connaissances implicites en connaissances explicites
  • etc.

Le management visuel : unique pour révéler les invisibles

Dans ce chapitre, il ne s’agit pas de chasser des fantômes. Mais bien de mettre au jour toutes les relations d’une entreprise :

  • ses fournisseurs
  • ses collaborateurs
  • ses clients
  • ses prescripteurs

Mais aussi ses contraintes administratives, les spécificités de son environnement, etc.

Bref, de dresser la cartographie de l’entreprise et de tout ce qui s’y passe. Pour le Manager, cette cartographie devient un élément essentiel du pilotage des équipes.

Des Lego pour réfléchir sur l’entreprise

Réfléchir avec ses mains

Dans ce sixième et ultime chapitre, Pierre Mongin nous présente quelques techniques de visualisation – j’ai envie de dire de « matérialisation » – non plus à l’aide d’outils comme les cartes mentales ou conceptuelles, mais avec les briques Lego.

Cette partie est peut-être encore plus pratique que les précédentes, mais cela découle sans doute de la nature de l’outil utilisé.

Pierre Mongin nous explique comment utiliser les Lego :

  • comme outil de réflexion et d’innovation
  • en approche Serious Play
  • en Serious Play et Six Sigma
  • en Serious Play avec le Business Model Canvas
  • en exercice sur l’influence du numérique dans une stratégie d’entreprise

Conclusion : une vue totalement innovante du Management visuel

Et quand je dis « une vue », je ne joue pas sur les mots.

La management visuel pour une vision plus réaliste

La pensée visuelle est d’un apport essentiel au Management : il lui permet de visualiser – et même de matérialiser dans le cas des Lego – des éléments importants, voire vitaux pour l’entreprise qui sans cela risqueraient de constituer une menace invisible pour l’entreprise.

Un livre que je recommande donc chaleureusement à tous ceux qui ont une responsabilité managériale en entreprise !

L’Art du Management visuel de Pierre Mongin est publié chez Dunod. Co-auteurs : Laurent Delhalle et Elisabeth Planchon. Illustré par Luis Garcia.

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microlearning

Formez avec le Microlearning !

Qu’est-ce que le Microlearning ?  Quand et pourquoi s’en servir ?  C’est ce que Pierre Mongin, Felix Levious et moi-même vous expliquons dans Formez avec le Microlearning,  livre publié par Dunod.

Le Microlearning, qu’est-ce que c’est ?

Formez avec le Microlearning chez Dunod

J’ai l’habitude de vous présenter des ouvrages écrits par des confrères.  Aujourd’hui, c’est un peu particulier.  Je vais vous parler d’un livre que j’ai co-écrit avec mes collègues et amis Pierre Mongin et Félix Levious : Formez avec le Microlearning, à paraître chez Dunod, le 22 août prochain.

Ce livre, nous l’avons écrit parce que nous sommes convaincus que le Microlearning va devenir un mode de diffusion de la formation incontournable dans les prochaines années.

Mais nous avons voulu aussi mettre les choses au point et expliquer ce qu’est réellement le Microlearning, une discipline trop souvent confondue avec le « mobile learning »…

Le Microlearning, une philosophie de la formation avant tout

En réalité, le microlearning ne se confond pas avec l’utilisation d’un smartphone en formation.  On peut faire du microlearning sans smartphone.  On peut utiliser un smartphone en formation sans faire de microlearning.

C’est ce que nous expliquons en détail dans ce livre : le microlearning, c’est d’abord une philosophie de la formation.  Une méthode de conception de la formation qui s’appuie sur différents constats :

  • nous ne consommons plus l’information comme nous le faisions encore il y a quelques années.  Surtout chez les publics jeunes qui balaient l’information d’un regard rapide sur les réseaux sociaux ;
  • notre capacité d’attention est sans cesse mobilisée par de multiples sollicitations : réseaux sociaux, notifications de messages de type email, messagerie instantanée, rappels de rendez-vous ou de webinaires, etc.
  • nos vies trépidantes ne nous laissent plus le loisir de participer à d’interminables sessions de formation et donc nous devons concevoir des séquences d’apprentissage plus courtes;
  • le monde autour de nous évolue à une vitesse inédite : il faut donc pouvoir adapter les formations de plus en plus rapidement.  Le microlearning permet de modifier une formation en un temps record !
  • les budgets formation ne sont pas extensibles à l’infini et le microlearning offre une solution à la fois simple, efficace et bon marché pour toucher un maximum de personnes;
  • par sa flexibilité, le microlearning est une solution qui s’adapte à tous les schémas de formation : il peut s’utiliser seul ou en complément de formations en présentiel ou en ligne.
Un exemple de sollicitation de notre attention

Une méthode qui se concentre sur une chose à la fois

La véritable force du microlearning, ce n’est pas tant de faire appel aux périphériques mobiles.  C’est surtout de concentrer chaque module sur une sujet à la fois.

Ce sujet cela peut être :

  • une nouvelle connaissance : quelles sont les caractéristiques du nouveau produit X que vend mon entreprise ?
  • une nouvelle compétence :  comment reformuler la réponse du client pour m’assurer que j’ai bien compris sa demande ?
  • une nouvelle attitude : comment rester calme face aux critiques manifestement injustes de ce client ?

Idéalement, chaque module de votre formation doit correspondre à un sujet précis à maîtriser.  Une réponse à une question.

Ca a l’air simple.  En réalité, cela demande une discipline de fer.  Comme disait Pascal  » : je vous écris une longue lettre car je n’ai pas le temps d’en faire une courte ».  Aller à l’essentiel, être concis, précis tout en restant efficace : le défi est loin d’être simple…

Un livre pratique pour concevoir vos propres modules de Microlearning

Mais ce livre est avant tout pratique.

Il vous propose un parcours complet, depuis la conception jusqu’à la diffusion, depuis la conception jusqu’à la réalisation de vos contenus multimédias.

Vous y trouverez aussi les modèles pédagogiques qui fonctionnent le mieux en microlearning, comme les répétitions espacées, l’alternance de texte, image, vidéo, contenus interactifs, etc.

Nous y comparons aussi différentes solutions de microlearning avec leurs spécificités de manière à vous aider dans le choix des outils qui vous conviennent.

Conception d’un module avec Pangone

Le livre paraîtra le 22 août chez Dunod, mais vous pouvez d’ores et déjà le commander sur Amazon.

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creation d'entreprise Jeunes entrepreneurs

Création d’entreprise : 100 questions – 101 réponses

Drôle d’arithmétique, me direz-vous ?  C’est le titre d’un nouvel ouvrage sur la création d’entreprise, signé Olivier Kahn et Jean-Pierre Riquet, auquel j’ai eu le plaisir de contribuer.  Un ouvrage questions-réponses, hyper-pratique, pour les créateurs d’entreprises ou dirigeants de PME.

  • Vous avez un projet d’entreprise ?
  • Vous êtes déjà dirigeant d’une TPE ou d’une PME ?
  • Vous comptez reprendre un commerce ?
  • Ou vous voudriez vous lancer dans la franchise ?
  • Mais vous vous posez encore des tonnes de questions ?

Alors, ce livre est fait pour vous !

La couverture du livre

Un livre hyper-pratique sur la création d’entreprise

Ce livre pratique n’est pas divisé en chapitres, comme la plupart des ouvrages dédiés à ce type de sujet.  Il comporte 7 grandes parties :

  • Management
  • Administratif
  • Social
  • TVA
  • Juridique
  • Fiscal
  • Finance

Mais surtout, il est constitué de 100 questions et 101 réponses sur la création d’entreprise, sur la gestion, sur la finance, la communication et notamment la communication digitale, etc.

Ces questions sont celles que se posent la majorité des créateurs d’entreprises, des porteurs de projets ou des dirigeants de PME :

  • Est-il raisonnable de créer une entreprise en période de crise ?
  • Ai-je des chances de réussir ?
  • J’ai entendu parler de la digitalisation des entreprises ?  En quoi suis-je concerné ?
  • Vaut-il mieux créer, reprendre une entreprise ou devenir franchisé pour lancer son affaire ?
  • Au niveau social, ai-je intérêt à être salarié d’une société ou à être indépendant à titre personnel ?
  • Etc.

Les réponses sont concrètes  et illustrées de cas pratiques.  Les informations fiscales et juridiques concernent surtout le droit belge, mais les principes sont applicables partout.

Les auteurs : deux professionnels qui s’appuient sur une équipe de praticiens de terrain

Olivier Kahn est expert-comptable et coordinateur du Centre pour Entreprise en Difficulté de Beci, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bruxelles.  Jean-Pierre Pirquet est expert-comptable et fiscaliste.  Ce sont donc des professionnels de l’accompagnement des créateurs d’entreprises.  Et ils sont également professeurs à la Haute Ecole de commerce EPHEC de Bruxelles.  L’expérience pédagogique se sent aussi dans ce livre qui ne se perd jamais en digressions inutiles, mais illustre les réponses concrètes d’exemples vivants.

Ils se sont appuyés, pour la rédaction de ce livre sur une équipe de professionnels de terrain.  J’ai eu le plaisir de contribuer aux pages sur la digitalisation, sur la communication, les réseaux sociaux, etc.

Les autres membres de l’équipe sont :

  • Charles de Radiguès : coach et animateur de séminaires sur le changement de vie professionnelle
  • Jean-Christophe Bazin : créateur de la plateforme Exploradis, c’est un spécialiste reconnu du web marketing
  • Albert Arijs : responsable de l’accompagnement des starters dans une grande banque belge, il conseille de nombreux chefs d’entreprises dans la mise au point de leur gestion financière

Un bel objet incontournable pour les (futurs) dirigeants de PME ou TPE

Je voudrais accorder une mention spéciale au remarquable travail de Xavier Vanhege, le graphiste de l’équipe qui signe l’habillage graphique du livre.  Une fois de plus, Xavier a créé un véritable chef d’œuvre !

Le livre est publié sous format paysage (ou à l’italienne), un format oblong qui met  particulièrement bien en valeur les éléments visuels et la distribution de la page entre texte et illustration.

Le résultat est un objet visuel à la fois très esthétique, clair et lisible.

Une page du livre illustrée par Xavier Vanhege

Un site Web et d’autres projets au services des indépendants et créateurs d’entreprise

Outre le livre, l’équipe travaille actuellement sur d’autres projets.  Un site Web, d’abord, qui sera le lieu de rencontre, d’échange et d’information des starters et des chefs d’entreprise, le public auquel s’adresse prioritairement le livre.

Les membres de l’équipe continueront d’alimenter ce site web en articles, événements et astuces pour réussir son entreprise aujourd’hui.

Et sans doute, dans quelques mois, des modules de formation et/ou de micro-formation à destination des entrepreneurs ou candidats-entrepreneurs.

Restés connectés :  pour en savoir plus inscrivez-vous à notre lettre d’information spécifique.

Ou achetez le livre en direct.

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Livre : Enseigner autrement avec le Mind Mapping

Fabienne De Broeck et Pierre Mongin signent un ouvrage qui comble un vide massif : celui de l’utilsation des cartes mentales pour enseigner autrement.  Petit tour d’horizon d’un livre qui se signale déjà comme un incontournable du mindmapping et de l’éducation.

Fabienne De Broeck et Pierre Mongin nous proposent un nouvel ouvrage qui fera date dans l’histoire du mind mapping et qui devrait devenir le manuel de chaque enseignant en francophonie.

Enseigner autrement

Un livre pratique écrit par deux experts du Mind Mapping  à l’école

Car l’avantage principal de cet ouvrage, c’est son côté pratique.  Loin d’être du discours théorique sur les cartes mentales et conceptuelle, c’est bien d’un guide quotidien qu’il s’agit.

Et d’un guide rédigé par deux experts reconnu tant de la pensée visuelle que de la formation.

On ne présente plus Pierre Mongin dont j’ai déjà parlé abondamment sur ce blog : pionnier du Mind Mapping en France, il est aussi une référence francophone en matière de cartes conceptuelles et de management visuel.  Il propose d’ailleurs un SPOC en gestion de projet et management visuel sur SPOC en Stock dès la rentrée de septembre.

Fabienne De Broeck, fondatrice d’Optimind,  est une experte belge du  Mind Mapping avec qui j’ai eu le plaisir de co-organiser le colloque Apprendre tout au long de la vie avec le Mind Mapping en octobre 2015.  Elle dispose d’une très grande expérience du mind mapping en milieu scolaire et en coaching d’étudiants.

Des dossiers et des outils pour comprendre et utiliser les cartes mentales en classe

Première originalité de ce livre, il n’est pas divisé en chapitres classiques mais en :

  • 8 dossiers thématiques qui couvrent l’ensemble de la vie scolaire
  • 59 outils pratiques utilisables immédiatement par les enseignants

Enseigner autrement avec le mindmapping

Cette carte peut être téléchargée gratuitement au format XMind sur ma page de profil Biggerplate ou au format PDF (A3) sur mon compte Slideshare.

Des dossiers thématiques qui couvrent l’ensemble de la vie scolaire

Ces 8 dossiers thématiques recouvrent des réalités très prégnantes au sein des écoles.  Chaque dossier est introduit par une double page qui le replace dans son contexte.

Ces dossiers vont des principes de base de la pensée visuelle à l’utilisation des logiciels en passant par les techniques d’apprentissage, travailler ensemble ou encore la vie scolaire.

Des outils visuels pratiques et utilisables immédiatement

Ce sont pas moins de 59 outils qui vous sont proposés, chaque série correspondant à la thématique d’un dossier.

Par exemple, le dossier Les techniques d’apprentissage résume les étapes d’un apprentissage et replace ces techniques dans le contexte de la pensée visuelle.

Ensuite, le dossier présente en détail 7 outils qui correspondent à cette thématique :

  • le brainwriting : pour générer des idées nouvelles en groupe
  • le brainstorming : pour susciter une créativité sans contrainte (un exemple est fourni dans les deux pages suivantes
  • le textmapping : utilisation d’un rouleau de papier sur lequel on place des éléments de texte et d’image pour une vision d’ensemble d’un sujet
  • Prendre des notes : à partir d’un oral ou d’un écrit, prendre des notes sous forme de carte mentale
  • Préparer un exposé : découper son exposé en différentes étapes autour d’un message cohérent (avec un exemple sur une double-page)
  • Soutenir un oral : en utilisant la carte mentale à la fois comme technique d’élaboration de la parole et comme support visuel pendant la présentation
  • Questionner avec le QQOCCP : l’acronyme des 7 questions de Quintilien que pour ma part j’utilise sous la forme CQQCOQP, moins sérieuse et donc plus facile à mémoriser…

La méthode CQQCOQP

Des encadrés qui apportent des précisions importantes

Pour chaque outil, des encadrés sur fond vert apportent des précisions importantes :

  • avantages : ce que l’outil peut apporter de positif, de neuf par rapport aux pratiques pédagogiques habituelles
  • variantes : certains outils peuvent prendre plusieurs formes, plus adaptées au circonstances ou aux objectifs pédagogiques
  • précautions à prendre : limites de l’outil ou prérequis avant de l’utiliser avec les élèves

Des QR codes pour activer des ressources extérieures

Sur les pages de certains outils, vous trouverez des QR codes qui, scannés avec votre smartphone ou votre tablette, vous permettent d’accéder à des ressources sur le web.

Par exemple, le QR Code de l’outil 9 Gérer un projet vous conduit vers un module de gestion de projet par Pierre Mongin, tandis que celui de la page 54 du dossier Techniques d’apprentissage vous offre le témoignage d’élèves de terminale en Belgique, filmé par Fabienne De Broeck.

Conclusion : un livre très pratique et complet pour enseigner avec les cartes mentales en classe

En conclusion, je pense qu’il s’agit du meilleur ouvrage paru sur le sujet.

Même le format large du papier – qui rappelle celui d’un manuel scolaire – permet une exposition claire des cartes, du texte et des graphiques.

L’utilisation de la couleur est judicieuse.  Les cartes mentales manuelles dessinées par Luis Garcia sont non seulement agréables à l’oeil mais constituent un exemple positif de ce qu’on peut faire avec une feuille de papier, un crayon et une gomme…  Et elles forment le rappel visuel le plus convaincant des règles de l’art.

On sent, à la lecture du livre, que les deux auteurs disposent d’une réelle expérience du mind mapping et de la pensée visuelle dans le contexte académique.

Un ouvrage que je  ne peux que recommander très chaudement.

Pierre Mongin, Fabienne De Broeck, Enseigner autrement avec le mind mapping : cartes mentales et conceptuelles, Paris, Editions Dunod, 2016, 191 p., illustré.

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Critique de livre : créer son blog en moins d’une heure

Bernard Eben publie un nouveau livre sur la création d’un blog à destination des débutants.  Un livre qui risque bien de devenir une référence dans ce domaine.

Créez votre blog !

L’an dernier, je vous avais présenté un livre de Bernard Eben sur la création d’une boutique en ligne.

L’auteur nous revient cette année avec un nouvel ouvrage : Créer son blog en moins d’une heure : L’alimenter, l’améliorer, le promouvoir.

Il ne s’agit pas de blog professionnel, Bernard Eben s’adresse plutôt aux néophytes qui créent leur propre blog autour d’une passion.

Pourtant, bon nombre d’entrepreneurs ou de dirigeants d’entreprises qui veulent se lancer dans le blogging professionnel feraient bien de suivre ses conseils !

Car, comme le précédent, cet ouvrage se veut extrêmement pratique et accessible à tous.  Le jargon en est totalement absent et le vocabulaire technique indispensable est expliqué dans des encarts que les connaisseurs peuvent passer allègrrement.

Créez votre blog en moins d’une heure même si vous n’y connaissez rien !

Le titre tient bien sa promesse : il est possible de créer un blog en moins d’une heure.

L’ouvrage est volontairement ciblé : il emmène le lecteur par la main au coeur de trois systèmes :

  • Blogger
  • WordPress automatique
  • WordPress manuel

Pourquoi se limiter à trois systèmes de blogues dont deux du même éditeur ?  Parce que ces trois plateformes de blogging couvrent plus de 80 % des weblogs en ligne à l’heure actuelle.  Et aussi, comme le dit Bernard Eben, pour ne pas transformer son ouvrage en encyclopédie indigeste.

Et donc, le livre vous montre les mêmes activités sur les trois systèmes et vous permet de comparer les avantages et inconvénients des trois plateformes de blogging.

Une pédagogie qui respecte la progression de l’apprentissage

Le livre est divisé en 6 parties qui constituent une véritable progression pédagogique et, finalement, propose plus au lecteur que ce que promettait le titre.

1. Le blog en question

Dans cette partie introductive, Bernard Eben, décortique la notion de blog : qu’est-ce qu’un blog, en quoi se distingue-t-il du site web, etc.

Il précise aussi ce qu’est un blogueur ou une blogueuse, passe en revue les différentes orthographes possibles en français.

2. Créer son blog

Cette partie explique et justifie le  choix des trois plateformes de blogging.

Il explicite en détail la création de blog sur Blogger et WordPress automatique et l’installation du blogue sur WordPress manuel.  Pour cette dernière activité, Bernard Eben a même créé un blog de démonstration sur Internet : Le Blog du Voyage.

Capture d’écran de la page

Pour l’installation du blog en WordPress manuel, l’auteur accompagne le lecteur pas à pas sur le système de l’hébergeur OVH.

3. La mise en page d’un article

Dans cette partie, l’auteur envisage la création et la mise en page d’un article sur les trois plateformes de blog retenues :

  • comment entrer du texte
  • comment inclure des images
  • comment inclure des hyperliens
  • comment intégrer une vidéo
  • etc.

4. Personnalisation du blog

Cela peut surprendre que cette partie vienne seulement après l’écriture du premier article.  En réalité, sans avoir un peu de contenu stocké sur le blogue, il est difficile de juger vraiment de l’apparence que celui-ci aura lorsqu’on y applique un thème.

Pour WordPress manuel, Bernad Eben passe aussi en revue quelques-uns des plug-in les plus populaires ainsi que les modes de sauvegarde des billets de blog.

5. Alimenter son blog

Cette partie envisage la dimension « publication » du blog :

  • combien d’articles faut-il écrire avant d’obtenir une certaine visibilité de son blog ?
  • quelle est la fréquence idéale de publication ?
  • quelle longueur pour mes billets de blogue ?
  • utilisation de la mise en forme (typographie, titres, etc.)
  • intégration des médias dans les articles

Bernard Eben passe aussi en revue quelques éléments essentiels de la législation et rappelle qu’on ne  peut pas faire n’importe quoi dans son blog, que ce dernier est soumis aux mêmes lois que n’importe quel moyen d’édition :

  • question des droits d’auteur
  • respect des personnes
  • responsabilité des commentaires modérés
  • etc.

Il aborde aussi la question des « canaux de publication » :

  • via votre ordinateur
  • par le biais d’une application mobile
  • publication par e-mail

6. Le promouvoir

Ici, l’auteur détaille les différents moyens de promouvoir son blog :

  • le référencement naturel, les balises, les mots-clés
  • l’utilisation des réseaux sociaux pour « pousser » un billet de blog
  • les échanges de bannières (bannières croisées)
  • l’utilisation des statistiques des plateformes de blog ou de Google Analytics

Conclusion : un ouvrage indispensable pour le blogueur débutant

Le blogueur chevronné ne trouvera pas grand-chose à se mettre sous la dent : ce livre ne lui est d’ailleurs pas destiné.

Par contre, le blogueur débutant ou la personne qui hésite encore à se lancer dans la création d’un blog trouvera dans ce livre plus que des conseils précieux : un guide pas à pas qui  lui évitera bien des erreurs et lui permettra de gagner du temps.

Un ouvrage que je recommande donc chaudement à tous ceux qui veulent tenter l’expérience du blog personnel.

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Critique livre

Livres : Managez avec le Concept Mapping, de Pierre Mongin !

Managez avec le concept mapping !  le dernier livre de Pierre Mongin et auquel tout manager devrait accorder une place de choix dans sa bibliothèque professionnelle.

C’est toujours une grande joie de tenir entre ses mains un livre intelligent : c’est le cas avec le dernier-né de Pierre Mongin : Managez avec le concept mapping.

Je vous ai déjà parlé de cet auteur prolifique et de son ouvrage Mieux s’organiser, La stratégie du Post-it et du kanban personnel : et je vous en disais le plus grand bien.

Je ne peux que réitérer avec celui-ci : c’est un excellent guide pour qui s’intéresse aux cartes conceptuelles et à leur utilisation tant dans la vie de tous les jours qu’en entreprise ou à l’école.

Un livre essentiel sur les cartes conceptuelles

 Pierre Mongin n’est pas un inconnu dans le monde de la pensée visuelle.  Pionnier des cartes mentales en France, auteur et co-auteur de nombreux ouvrages, il était également un des intervenants du colloque Apprendre tout au long de la vie avec le Mind Mapping que j’ai co-organisé avec Fabienne De Broeck d’Optimind.

Son dernier ouvrage, Managez avec le Concept Mapping – Du Mind Mapping aux cartes conceptuelles est sans aucun doute un livre-pivot pour tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à cette discipline mal connue de la pensée visuelle.

Pour rappel, le concept mapping ou carte conceptuelle, se distingue par plusieurs points du mindmapping ou carte mentale ou encore carte heuristique.   Alors que la carte mentale ou mindmap part toujours d’une idée centrale, la concept map ou carte conceptuelle part de n’importe quel point de la page.  L’idée ici est d’illustrer toutes les relations entre différents concepts.

Les cartes conceptuelles forment une partie importante de la pensée visuelle.  Elles sont idéales pour retracer les différentes étapes d’un parcours ou d’un processus.  Ou encore pour illustrer les différentes composantes d’un tout.  Voici un exemple réalisé avec l’outil gratuit CmapTools que Pierre Mongin présente abondamment dans son livre.

Carte conceptuelle CmapTools

Un livre structuré en deux grandes parties sur les cartes conceptuelles

Le livre de Pierre Mongin s’articule en deux grandes parties et neuf chapitres.

1. Les cartes conceptuelles pour les débutants

Les quatre premiers chapitres du livre s’adressent aux débutants, à ceux qui n’ont jamais entendu parler de concept mapping et qui souhaitent découvrir cette discipline

Chapitre 1 : pourquoi les cartes conceptuelles

L’auteur y donne une définition, les besoins couverts, les origines de la carte conceptuelle et ce qui la différencie de la mindmap ou carte mentale ou encore carte heuristique.

Chapitre 2 : comment créer une carte conceptuelle ?

Pierre Mongin nous invite à découvrir comment créer une concept map d’abord à la main, ensuite avec l’ordinateur.

Chapitre 3 : Les 4 C : Capturer – Classer – Configurer – Communiquer

Nous apprenons comment construire une carte conceptuelle en respectant les 4 étapes :

  • Capturer, c’est-à-dire, collecter les données qui nous proviennent de sources différentes : emails, conversations, lectures, réunions, veille, etc.
  • Classer ces informations selon un ordre chronologique, alphabétique, par hiérarchie de catégories, etc.
  • Configurer la carte : choisir un arrière-plan, des couleurs, des formes, des polices de caractères pour les nœuds des cartes.
  • Communiquer : utiliser le module de présentation en diapositives, rédiger un compte-rendu linéaire ou la documentation d’un projet, etc.

Chapitre 4 : communiquer

Dans ce chapitre, Pierre Mongin nous explique comment utiliser le concepteur de diapositives de CMapTools et comment prendre des vues (snapshots) des diapositives.

2. Approfondissement et perfectionnement des cartes conceptuelles

Chapitre 5 : Collaborer

L’auteur y aborde les thèmes du brainstorming et du brainwriting : façons de stimuler son cerveau pour créer de nouveaux concepts. Il y expose aussi le fait que les cartes conceptuelles sont des « objets-frontières« , partagés entre « une unité et un terrain d’échanges flexibles entre des groupes différents » (p. 97). Il explique enfin comment animer une réunion.

Chapitre 6 : du monde mental au monde visuel

« Comprendre, c’est percevoir des modèles. La visualisation traduit la complexité du travail en un modèle que chacun peut assimiler« .

La puissance de la pensée visuelle – et donc, des cartes conceptuelles – c’est de visualiser les relations entre concepts qui ne sont qu’implicites dans un texte rédigé de manière linéaire.

De ce fait, les représentations graphiques « engagent » davantage les acteurs. Pierre Mongin nous propose une série de modèles tels que le business model, la carte à bulles, la carte de flux, etc.

Chapitre 7 : des entreprises visuelles, numériques et collaboratives

Vous pouvez cartographier votre entreprise en utilisant des modèles comme la matrice de Porter, afin de visualiser les flux d’information. Mais aussi, cartographier un process de qualité ou les connaissances de vos collaborateurs.

Chapitre 8 : Quatre exemples concrets de politique publique

L’auteur nous présente quatre cas concrets d’utilisation de la carte conceptuelle dans le cadre de politiques publiques.  Il commence par la réorganisation d’une mairie parisienne ; il illustre l’exemple dun diagnostic de territoire, aborde la résolution de conflits et termine par l’analyse de l’éco-système des Comores.

Chapitre 9 : enseigner et apprendre avec les cartes conceptuelles

L’ouvrage se termine par un chapitre très important sur l’enseignement et l’apprentissage.  Pierre Mongin y repasse en revue – de manière visuelle, bien sûr – quelques concepts-clés de l’éducation : le connectivisme, les niveaux d’acquisition de la connaissance, etc.

Mais surtout, il offre des exemples pratiques et des modèles de cartes concptuelles pour enseigner ou étudier.

Conclusion

Pour conclure cet article, je pense que cet ouvrage fera date : c’est non seulement un excellent livre d’introduction aux cartes conceptuelles, mais aussi un guide pratique pour tous ceux qui s’intéressent à la pensée visuelle.  Une fois de plus – c’est récurrent chez Pierre Mongin – le livre tient plus que ce que le titre promet : car il s’adresse non pas seulement aux managers, mais à tous les utilisateurs potentiels de cartes concptuelles, c’est-à-dire nous tous.

Un livre à mettre entre toutes les mains.  D’urgence !

 

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Un livre exceptionnel pour créer votre site de vente en ligne

Envie de tout savoir avant de vous lancer dans l’e-commerce ?  Bernard Eben vient d’écrire un excellent ouvrage sur tout ce qu’il faut savoir avant de lancer votre boutique en ligne.

Le livre de Bernard Eben

Nombreux sont les dirigeants de PME et surtout de TPE qui hésitent à se lancer dans l’e-commerce.  C’est vrai que les questions ne manquent pas :

  • comment m’y prendre ?
  • combien ça coûte ?
  • comment faire connaître ma boutique ?
  • est-ce que ça correpond à mon type d’entreprise ?
  • combien de temps ça va me prendre ?
  • dois-je travailler seul ou faire appel à un expert ?
  • etc.

Un livre exceptionnel pour ne rien oublier avant de créer votre site de vente en ligne

Bernard Eben est consultant depuis de nombreuses années.  Dans ce livre, il met vraiment sa solide expérience au service du lecteur.  Son ouvrage se distingue surtout par sa clarté, par le sens pédagogique de son auteur : le livre est complet, il balaie tout le champ de l’e-commerce depuis la conception du site jusqu’à la facturation, la gestion des stocks, l’évolution graphique, etc.

Et pourtant, il reste clair, d’un langage accessible et chaque terme professionnel ou technique est expliqué dans un encart facile à repérer.

Un ouvrage que je recommande chaudement tant pour le professionnel que pour le débutant.

J’ai eu le plaisir d’interviewer l’auteur pour BXECO, l’émission économique de BXFM où je tiens une chronique sur les réseaux sociaux et le Web 2.0.  Voici une retranscription complète de cet entretien.

Interview de Bernard Eben, auteur du livre E-commerce :  Tout savoir avant de créer une boutigne en ligne !

1) Bernard Eben, pourquoi écrivez-vous ce livre maintenant ?

– Savez-vous combien de sites de commerce électroniques ont été créés en France l’an passé (2014) ?

Plus de 20.000. (Actuellement près de 160.000 sites en France selon les statistiques de la Fevad). Cela laisse présager que cette année, rien qu’en France, on mettra en ligne près de 100 nouveaux sites par jour ouvré.  Il y a donc clairement un engouement pour la création de sites e-commerce. Beaucoup y voient là un moyen de gagner rapidement beaucoup d’argent.

80 % de taux d’échec pour les sites d’e-commerce !

Mais le chiffre le plus interpellant c’est 80%.   80% d’échecs !

Sur les 20.000 sites créés, 16.000 vont devoir fermer rapidement car ils ne vendent rien, ou quasi rien.

– Qu’est-ce qui explique un taux d’échec aussi élevé ?

C’est ce que j’ai voulu comprendre : pourquoi tant de nouveaux site, et pourquoi tant d’échecs. Et me suis vite rendu compte de deux choses :

  • d’une part, on trouve sur Internet des offres, des publicités, des sociétés qui vantent la création d’une boutique e-commerce en 2 ou 3 clics. Cela semble donc facile. Du moins, c’est ce que l’on veut faire croire.
  • d’autre part, les personnes qui souhaitent se lancer dans le commerce électronique (ce sont des jeunes qui ont une idée génial, des indépendants, des petites sociétés…), ces personnes ne sont pas du tout préparées à cela. N’ont aucune idée de tout ce que cela demande comme travail, comme recherches, comme temps, comme organisation. C’est comme se lancer à 200à l’heure sur l’autoroute, sans jamais avoir appris à conduire, en ignorant totalement le code de la route. Cela ne peut que mal se terminer.

Et comme il y aura encore plus de 20.000 personnes qui vont tenter l’expérience cette année, il me semblait opportun d’écrire un livre qui puisse « aider les gens » à se faire une idée du travail qui les attend … s’il veulent réussir.

Un ouvrage qui détaille les nombreux points auxquels ils devront penser avant de se lancer :

  • l’étude de marché,
  • l’organisation du catalogue,
  • les images,
  • les textes,
  • le référencement,
  • les modes de paiement,
  • les livraisons,
  • le service après-vente,
  • le design…

Bref, tout ce que l’on oublie, ou croit facile. Le but est que les gens soient mieux préparés. Qu’ils sachent dans quelle aventure ils se lancent. De faire en sorte qu’il y ait moins d’échecs.

2) Un site pour TPE ou une PME est-ce une bonne idée ?

Si une TPE ou une PME veut créer son propre site pour concurrencer Amazon, ou la FNAC, ou eBay… cela me semble une mauvaise idée.  Même une très mauvaise idée !

De même, si vous êtes gérant d’un petit magasin qui vend des vêtements de dames en provenance de fabricants extérieurs.., que vous ne créez pas vous-même.., sincèrement cela ne sert à rien de vous lancer dans une boutique e-commerce.

– Qui sont ceux qui auraient intérêt à créer une boutique en ligne ?

Par contre, sans trop rentrer dans les détails, il y a 2 cas de figure qui vont dans le bon sens :

Le premier, c’est l’indépendant, ou la petite société, qui met au point un produit totalement novateur.., produit qui peut intéresser le grand public, et qui soit commercialisable à un prix « normal » pour une transaction e-commerce, alors oui c’est une bonne idée.

Le 2ème cas de figure concerne la société qui dispose déjà d’un catalogue de produits « grand public » qui déjà se vendent bien. Si cette société veut étendre ses activités, si elle souhaite conquérir d’autres marchés géographiques sans devoir trouver des revendeurs locaux. Là aussi c’est une bonne idée. Ce ne sera pas facile, car dès qu’on veut s’étendre, il faut penser à l’exportation, et donc aux problèmes de facturation, de taux de TVA. Mais oui, cela reste une bonne idée.

– Quelle question doit-on se poser avant de créer un site d’e-commerce ?

Personnellement, je pense que la question la plus importante à se poser est « est-ce que mon produit a une chance de bien se vendre sur Internet ?» « Est-ce qu’il en a toutes les caractéristiques ? ».

Pour bien me faire comprendre, j’aimerais donner un exemple.

Imaginons que vous souhaitiez-vendre ces espèces de gros ballons qui servent de siège dans certains bureaux, qui sont bons pour le dos. Cela existe déjà mais vous pensez avoir une idée géniale par rapport à la concurrence : le vôtre n’a pas de pipette. Donc pas de problèmes de dégonflement, et des coûts de pipette en moins à la fabrication. Votre ballon est vendu pré gonflé et vous garantissez une pression constante. Génial.

Votre prix de vente sera fixé à 30 euros au lieu de 40 euros à la concurrence.

Sauf que..

Sauf que votre ballon fait lui aussi 85 cm de diamètre, hors emballage. Et que comme vous le vendez gonflé, le colis est trop grand pour un transport traditionnel, pour un tarif normal d’expédition. Que le client devra payer 160 euros de frais supplémentaires.

 Donc, pour résumer ma réponse, oui pour une TPE ou une PME c’est certainement une bonne idée de vendre sur Internet, mais ce n’est pas la forme juridique ou le nombre de personnes qui sont le critère déterminant : c’est le produit que l’on compte commercialiser. Il doit être super-intéressant, non-concurrentiel, et facile à vendre.

Si vous avez ce produit, foncez !

 3) Dans le livre, vous parlez d’une progression de la boutique en ligne en 3 étapes : pouvez-vous nous expliquer cela  ?

Comme je le disais, si vous avez un super produit à vendre…foncez.

À partir de là, selon que vous croyez fort.. ou très fort dans la réussite de votre projet…, selon votre disponibilité, et selon vos moyens financier… vous pourrez choisir différentes voies.

a) D’abord un petit test pour sonder le marché avec eBay

Et là, passer par une boutique eBay est une excellente idée car c’est assez facile à mettre en œuvre, très rapide et quasi gratuit. Un autre énorme avantage d’eBay c’est qu’ils ont en moyenne plus d’un million de visiteurs par jour, rien qu’en France. C’est énorme.

Cette formule vous permet facilement de voir si les clients sont intéressés par votre produit, s’ils posent des questions, et surtout s’ils achètent. Si ce n’est pas le cas, vous pourrez très facilement rectifier le tir, comme diminuer le prix, proposer d’autres images du produit, changer la description.. bref, y aller à tâtons. Et si cela ne marche vraiment pas, vous n’aurez pas perdu grand-chose.

b) Ensuite, passez par les petits sites d’e-commerce en création semi-automatique

La seconde possibilité, qui peut-être une évolution par rapport à votre test sur eBay, est de passer par des sites de création semi-automatique de boutiques.

Cela vous coûtera entre 20 et 150 euros par mois selon les formules standard. C’est également facile et rapide à mettre en œuvre, vous pouvez avoir votre propre nom de domaine, choisir des modes de paiement… C’est une bonne solution pour avancer, pour « confirmer votre essai ».

Néanmoins, si votre boutique marche bien, voire très bien.. vous vous sentirez vite à l’étroit dans ce genre d’environnement. Car il y a des limitations à ce que vous pouvez imaginer, ce que vous pouvez faire.

Mais si cela marche et que vous vous y sentez à l’étroit.. c’est une excellente nouvelle. Il est alors temps de passer à la dernière possibilité qui est la boutique totalement indépendante.

c) Votre boutique de vente en ligne totalement indépendante

Pour une boutique indépendante, vous n’aurez quasi plus de limitations, ni en nombre d’articles, ni en nombre de langues pour votre boutique, de transporteurs, de catégorisation de clients qui vous permettent d’offrir des prix différents.

Vous aurez aussi la possibilité d’imaginer des interfaces pour greffer cette boutique à votre logiciel de comptabilité, ou de production. Mais si vous en êtes à ce stade, c’est chapeau. C’est que vous avez suivi les conseils du livre.

Merci infiniment pour ces précisions, Bernard Eben.

Je rappelle que votre livre s’intitule E-commerce : Tout savoir avant de créer une boutigne en ligne ! et qu’il est publié chez Eyrolles.

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Critique livre formation

Construire et animer une session de formation : suivez le guide !

Avec son livre « Construire et animer une session de formation », Bernard Lamailloux signe un ouvrage essentiel, pour les formateurs débutants comme pour les vieux routards de l’éducation.  Un véritable guide pratique nourri par l’expérience et l’humour un brin désabusé d’un formateur hors pair.

Mise à jour : version e-book accessible sur Kobo et Amazon, 21-08-2014.

« Construire et animer une session de formation » est le premier livre de Bernard Lamailloux et en refermant ses pages, on espère juste qu’il y en aura beaucoup d’autres.  Car pour un coup d’essai, c’est un coup de maître.

Un livre nourri de l’expérience et de l’humour de l’auteur

Le livre de Bernard Lamailloux

Bernard Lamailloux est formateur depuis de longues années.  Concepteur de ressources pédagogiques, formateur de formateurs, il se définit avant tout comme «formateur-baroudeur tout-terrain » (voir la vidéo de l’entretien au bas de l’article).

C’est-à-dire quelqu’un qui a une pratique et une connaissance hors pair du terrain pédagogique, des réalités des formateurs.  Quelqu’un qui a aussi longuement réfléchi sur ses pratiques, leurs fondements théoriques, leurs applicabilité dans le travail quotidien, l’avenir des pratiques pédagogiques, etc.

Avec ce lourd bagage sur ses (frêles) épaules, Bernard Lamailloux aurait pu nous pondre un de ces pavés pédagogiques indigestes, un de ces interminables pensums aussi prodigieusement ennuyeux que rigoureusement incompréhensibles dont certaines institutions éducatives raffolent.

Ce serait mal connaître le bonhomme !

 Bernard Lamailloux nous livre au contraire un petit bijou d’humour parfois décalé, parfois un brin désabusé (surtout par rapport aux dites institutions de formations qui ressemblent plus à des usines à gaz qu’à des dispositifs éducatifs).

N’allez pas croire pour autant qu’il ne s’agit que de rire, que toute notion de sérieux est exclue de cet opus !

En réalité, Bernard Lamailloux use de ce cocktail détonnant d’humour, de métaphores si propice à la vulgarisation de qualité qui font tout le suc de son blog Former plus haut.

Des grands courants pédagogiques aux situations spécifiques de formation

Dans son livre, Bernard Lamailloux brosse le panorama de la formation d’aujourd’hui.  En quatre parties, il passe en revue tout ce qui doit intéresser le formateur professionnel, qu’il soit débutant ou confirmé.

J’ai particulièrement aimé dans cette partie le « Petit lexique impertinent« , petit mélange de lexique et de critique humoristique des réalités du métier qui remettent souvent les pendules à l’heure entre les grandes théories et les (toutes petites) pratiques de certaines grandes entreprises de formation.

Beaucoup aimé aussi ce schémas en « U » qui montre avec la force de l’évidence que si formateur et apprenants se rencontrent dans un même lieu pour une session de formation, il existe en réalité une pléthore d’intermédiaires dont l’influence plus ou moins directe oriente le jeu pour le meilleur ou pour le pire.

1. Les grands courants pédagogiques et les pédagogies décalées

Où nous découvrons que nous sommes pour la plupart des « Monsieur Jourdain » de la pédagogie, car nous instillons dans nos formations, des concepts, des exercices et des objectifs issus de ces différents courants que sont :

a) Les grands courants pédagogiques

  •  le behaviorisme
  • le constructivisme
  • le socio-constructivisme
  • le connectivisme

Un chapitre qui se conclut sur la pertinence de ces théories et des ouvrages qui en traitent dans le quotidien du formateur…

b) Les pédagogies décalées

Mais outre les courants « mainstream » prônés par les institutions académiques, il existe une multitudes de chemins de traverse : les pédagogies décalées.  C’est-à-dire des pratiques et des conceptions pédagogiques qui ne se revendiquent pas nécessairement des courants ci-dessus, mais qui explorent des potentiels que l’école ou la formation classique négligent.

C’est le cas de l’accelerative learning, mieux connu dans les pays francophone sous le terme générique mieux apprendre que l’on doit à Bruno Hourst, précurseur en la matière.  Un ensemble de principes qui permettent d’apprendre mieux en un temps réduit comme je l’écrivais dans mon article sur le livre de Xavier Delengaigne, Apprendre à toute vitesse.

Bernard Lamailloux parle aussi brièvement du mindmapping (avec un renvoi amical vers ce blog) et traite plus en profondeur l’impact des croyances limitantes sur la mémorisation.  Nous avons tous une mémoire extraordinaire, mais il faut en connaître les principes pour en mobiliser toute la puissance.

Il passe ensuite en revue les jeux de Thiagi et les serious games et l’influence du jeu sur le mieux apprendre.

2. Conception et préparation

Dans cette partie du livre, Bernard Lamailloux envisage les outils réutilisables du formateur : des séquences ou des outils de formations qui peuvent faire partie d’un « kit réutilisable ».

Les objectifs de votre formation doivent vous donner les grandes lignes du canevas que vous allez utiliser.  Il met aussi l’accent sur les types d’acquisition désirés (savoir-faire, savoir-être, savoir et savoir-devenir ou capacité à se projeter dans l’avenir).  Et enfin, sur les niveaux de maîtrise que les apprenants atteindront à la fin de votre formation.

Il aborde aussi la question des supports de formation, qui sont importants :

  • quels sont les paramètres à prendre en compte dans le choix d’un support ?
  • quels supports pour les apprenants
  • quels supports pour le formateur ?

Bernard Lamailloux décortique aussi l’art de structurer un scénario pédagogique et propose enfin une checklist pour s’assurer de ne rien avoir oublié.

 3. Animation – Face à face pédagogique

Cette partie aborde l’animation d’une session de formation : comment aborder le face-à-face pédagogique avec un groupe de personnes que vous ne connaissez pas ?  Sur lesquelles vous n’avez eu aucune information préalable ?

Une fois de plus, Bernard Lamailloux nous donne les clés d’une façon unique, mêlant humour et conseils pratiques.

D’abord, arrivez en avance et assurez-vous que tout est prêt et fonctionnel.

Ensuite, appliquer quelques règles simples pour une « gestion saine des ressources dont on dispose ».  Les règles claires, explicites dès le début pour vos apprenants, traceront les grandes lignes de votre intervention… et vous faciliteront la vie tout au long de cette session.

Les questions posées par les participants peuvent être à double tranchant : répondez-y avec sincérité, ou le retour de flammes ne se fera pas attendre !  Par contre, si vous y répondez avec humilité et professionnalisme, vous contribuerez à une atmosphère vraiment propice à l’apprentissage.

La clôture de la session de formation est au moins aussi importante que le début : soyez vigilant.  Une évaluation à chaud peut se rater ou se réussir.  Mettez tous les atouts de votre côté en suivant les conseils de l’auteur !

4. Quelques cas particuliers

L’ouvrage se termine sur l’analyse de quelques cas particuliers auxquels le formateur se trouvera un jour confronté.

Notamment, la formation de formateurs, à la fois plus exigeante mais plus gratifiante, puisque ce sont vos pairs que vous formez : des gens qui maîtrisent au moins une partie des concepts et des outils que vous utilisez, avec qui vous pouvez connaître des échanges très riches sur vos propres pratiques pédagogiques…

Bernard Lamailloux évoque ensuite la façon de « reformater une formation » pour l’adapter à un nouveau public ou à des circonstances nouvelles.

Il aborde ensuite l’apprentissage à distance et ses différentes modalités, ainsi que l’usage possible des mondes virtuels dans la formation, avec leur richesse et leurs limitations – notamment les connaissances techniques minimales requises pour « entrer » dans ces mondes virtuels.

J’ai beaucoup aimé la partie qui compare les formations en bureautique et les formations techniques : en tant que formateur en mindmapping et autres méthodes issues de la pensée visuelle, je suis confronté à ce type de décalage entre ce que j’offre réellement et les attentes de certaines institutions de formation.  C’est particulièrement vrai en formation de formateurs où la capacité de transmettre connaissances et compétences via le mindmapping me paraissent bien plus intéressantes pour ce public que la maîtrise de chaque commande d’un logiciel donné…

Ce chapitre se clôture sur le cas particulier des étudiants surdoués.

Conclusion

En conclusion : un ouvrage indispensable à toute personne qui se destine au métier de formateur, mais aussi aux formateurs déjà en fonction.

En effet, tant le débutant que le formateur chevronné trouveront ici des tuyaux pratiques mais aussi des réflexions sur leur profession, sur ses conditions d’exercices, pas toujours idéales.

Un ouvrage comme on aimerait en lire plus souvent, alliant humour et conseils applicables immédiatement, outils concrets et recul par rapport à certaines pratiques du secteur.

Je vous fais une confidence pour terminer : c’est un livre que j’aurais aimé écrire moi-même 😉

Construire et animer une session de formation : Tranfert de compétences, les clés du succès, Bernard Lamailloux, Paris, Dunod, 2014, 179 p.

Egalement accessible en version e-book sur Kobo et Amazon.

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