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Société

Société de surveillance : tous esclaves de Google ?

Silencieusement, de manière très insidieuse et même séduisante, une société de surveillance d’un nouveau genre se met en place.  Un capitalisme qui vampirise nos données pour les transformer en milliards de dollars et influencer nos comportements à notre insu.

Tous esclaves de Google ?

Tous esclaves du Big Data ?

« La plupart des Américains se rendent compte qu’il y a deux groupes de personnes qui sont surveillées de manière constante alors qu’elles se déplacent dans le pays.  Le premier groupe est surveillé involontairement par une décision de justice qui leur impose un bracelet de détection attaché à la cheville.  Le second groupe comprend tous les autres… »

Un consultant en assurance automobile, cité par Shoshanna Zuboff dans The Secrets of Surveillance Capitalism, article publié par le journal allemand Frankfurt Algemeine Zeitung, le 5-03-2016.

Une nouvelle société de surveillance

Cette société de surveillance, c’est celle générée par les dispositifs mis en place par Google, mais aussi par Facebook, Microsoft, Apple, etc.   Toutes ces entreprises vous « offrent » des services et des produits « gratuits » en échange de la capacité à capturer, mettre en forme, conserver et vendre ces données.

Il ne s’agit plus simplement de données du type « statique » : votre adresse, votre numéro de téléphone, etc.

Il s’agit de « flux de données » en temps réel :

  • quand vous vous connectez sur le Web,
  • quels sites vous visitez,
  • ce que vous avez « liké » sur Facebook,
  • vos déplacements grâce à Google Maps,
  • vos achats grâce à votre carte bancaire,
  • vos excès de vitesse sur l’autoroute grâce à l’informatique embarquée dans votre voiture,
  • vos maladies ou vos troubles de santé grâce à vos applications de sports ou votre consultation de sites spécialisés,
  • vos transactions bancaires ou vos dépenses mensuelles
  • etc.

Ce n’est pas grave, je n’ai rien à cacher

C’est la réponse que vous entendez le plus souvent lorsque vous évoquez ce type d’outils à des personnes qui ne se sont jamais interrogées sur l’impact de ces technologies.

Or, si vous n’avez rien à cacher, certaines entreprises ont tout intérêt à ce que votre vie devienne transparente.

Par exemple, votre assurance-santé pourrait bien augmenter de manière drastique si vous achetez trop souvent des anti-douleurs.  Ou que votre application de marche quotidienne indique une activité cardiaque jugée « anormale ».  Votre banquier refusera le prochain crédit de votre PME car il estime que vos dépenses personnelles dépassent un seuil tolérable. Votre assureur auto peut vous infliger une augmentation de prime car votre vitesse sur autoroute est jugée excessive.  Votre visa aux Etats-Unis peut être refusé car vous avez consulté des sites Web jugés comme « trop socialistes ».

Des algorithmes destinés à « corriger votre comportement »

Mais, outre que ces entreprises veulent connaître votre comportement, à travers tout un réseau de « données comportementales », elles veulent aussi « corriger votre comportement« .

Et ceci, à travers un système élaboré de punitions (augmentation de primes d’assurance, amendes pour excès de toutes sortes, y compris alimentaires, interdiction d’accès à certains lieux ou services, etc.) ou de récompenses (bonus, réductions d’achats, « points » ou « badges » à collectionner pour obtenir de meilleures conditions d’achats, etc.).

Par exemple, des systèmes vont récompenser les meilleurs travailleurs, les meilleurs consommateurs, les meilleurs étudiants.

Mais qui va décider des critères d’attribution de ces sanctions et de ces récompenses ?  Des entreprises privées.  Et en fonction de leurs intérêts financiers.  Et non pas en fonction de vos bénéfices social, sanitaire ou économique.

Tous ces systèmes ne seront donc pas créés et gérés de manière démocratique, avec un niveau de transparence acceptable pour le citoyen ou le consommateur.  Ils seront créés et gérés en toute opacité par de grands groupes multinationaux en fonction des exigences de leurs actionnaires.

Une société de surveillance qui accentue les inégalités

Non seulement ce type de capitalisme nouveau genre va tirer des profits monstrueux de l’exploitation de données qui normalement devraient vous appartenir.

Mais il va également susciter de nouveaux écarts, croissants, entre ceux qui possèdent les moyens de capturer et d’exploiter ces données et ceux qui ne les possèdent pas.

Cela veut dire que les revenus générés par des données privées seront concentrés dans quelques mains qui décideront en toute opacité :

  • de l’exploitation qui sera faite de vos données privées
  • de la rémunération engendrée par cette exploitation
  • de l’acceptabilité ou non de vos comportements
  • du système de sanctions ou de récompenses applicable selon les cas

Or, ces inégalités croissantes sont ce qui rend les sociétés instables, c’est ce qui génère les crises les plus dures et les plus injustes.  C’est peut-être ce qui détruira finalement tout le système financier mondial.

Voyez le livre de Thomas Picketty sur le nouveau capitalisme mondial et l’augmentation des inégalités : « le capitalisme produit mécaniquement des inégalités insoutenables, arbitraires, remettant radicalement en cause les valeurs méritocratiques sur lesquelles se fondent nos sociétés démocratiques. »

Et ce que nous avons connu jusqu’à présent n’est rien comparé à ce que le commerce des données nous promet pour les toutes prochaines années…

Comment se prémunir contre cette tendance ?

Il va devenir de plus en plus difficile d’échapper à cette surveillance de tous les instants.  Tous nos services en ligne et hors ligne, grâce aux applications multiples et aux objets connectés, informent sur notre comportement et nous exposent 24 heures sur 24 à une surveillance technologique face à laquelle la dystopie de George Orwell fait figure d’une plaisanterie de communiante…

Mais il existe des alternatives sur le Web.  Framasoft, une communauté d’éducateurs, y travaille.  Cette association propose des logiciels libres, des solutions garanties sans dispositif de surveillance.  Des moteurs de recherche comme Qwant ou Duck Duck Go vous garantissent des recherches sur Internet en toute sécurité.

Il est dommage que les écoles ou les administrations publiques se lient par contrat à des entreprises qui profilent les enfants dès le plus jeune âge…  L’utilisation de davantage de logiciels libres dans l’enseignement me paraît une bonne idée.  De même que la sensibilisation des enseignants aux enjeux du numérique.  Une thématique sur laquelle je travaille et dont je vous reparlerai bientôt.

En tant que citoyens et consommateurs, nous pouvons exiger de nos politiques qu’ils légifèrent en la matière.  Qu’ils exigent à leur tour des entreprises qu’elles pratiquent une politique de transparence sur la collecte des données et leur usage.  Qu’on sache par exemple, lorsqu’on achète une application sportive :

  • quel type de données elle collecte,
  • à qui elle les revend
  • à quelles conditions
  • avec quels objectifs

On nous objectera, bien entendu, qu’il y a des impératifs économiques.  Que les entreprises feront moins de bénéfices si elles doivent déclarer ce qu’elles font de ce qui nous appartient…   L’abolition de l’esclavage aussi, a entraîné des conséquences économiques pour les entreprises de l’époque.  Qui déclarera que c’était une erreur d’affranchir les esclaves ?

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Logiciels XMind

Test logiciel de mindmapping : XMind 6 beta Pro et gratuit

La version beta de XMind 6 est disponible avec quelques nouveautés intéressantes : je l’ai testée.  De nouveau, pas de révolution majeure, mais des améliorations incontestables pour ce dernier avatar du célèbre logiciel de mindmapping.

Il n’y aura pas de XMind 2014 !  Peut-être parce que la nouvelle version ne sera pas prête avant début 2015…

L’éditeur du populaire logiciel de mindmapping a décidé de baptiser son dernier né « XMind 6 ».  En écho du petit dernier d’iPhone ?

XMind 6 est le nom commercial.  L’éditeur annonce lui-même sur son blog qu’au niveau technique, il y a peu de changements.  A tel point que pour les développeurs, cette version s’appelle XMind 3.5.0.

Mais qu’y a-t-il donc d’intéressant sous le capot de ce nouveau logiciel de mindmapping ?

J’ai résumé ces nouveautés dans cette mindmap, téléchargeable sur ma page Biggerplate, comme souvent.

Essai de XMind 6

Des couleurs fruitées, acidulées : on dirait une mindmap de Mindmaple !

1. De nouveaux thèmes très tendance « flat design »

Au démarrage, à part le rectangle blanc « XMind 6 » qui remplace le rectangle rouge « XMind 2013 » au lancement du logiciel, pas de grands changements apparents.

Sauf, quelques nouveaux thèmes, très tendance, très « flat design ».  Des couleurs pastel et un graphisme dépouillé bien dans l’air du temps.

Nouveaux thèmes XMind 6

 2. Une interface plus ergonomique

A première vue, les changements de l’interface n’ont rien de révolutionnaires.  Mais, ces modifications d’apparence mineure renforcent vraiment l’ergonomie de ce nouvel XMind.  La barre du haut accueille désormais des icônes pour :

  • l’insertion des marqueurs (plus besoin de chercher dans « Voir » ou dans « Insérer »
  • l’insertion des notes audio (Pro)
  • la vue en diagramme de Gantt (Pro)
  • l’insertion d’infos de tâches (Pro)
  • l’historique (Pro)
  • la recherche (Pro)
  • le partage dans le cloud (XMind.net)
  • les exports
  • les préférences

Ce dernier menu est particulièrement bienvenu : avant, il était uniquement accessible via le menu « Editer » alors qu’il comprend des éléments d’importance cruciale…

3. Un nouveau mode de brainstorming (Pro)

Le mode brainstorming a été entièrement revu : désormais, les idées sont d’abord triées dans une boîte avant d’être glissées dans la mindmap elle-même.

La module brainstorming est désormais divisé en deux parties :

a) L’usine à idées ou « Idea Factory »

Idée brillante : le mode « nuit » qui permet d’occulter la carte et de se concentrer sur la récolte d’idées :

Idea Factory du mode brainstorming

 b) Déplacer les idées vers la mindmap

Dans une seconde phase, on peut déplacer les idées de la boîte à idées vers la mindmap, d’un simple glisser-déposer.

Mindmap résultant du brainstorming

Petit inconvénient : pas possible de modifier l’affichage de la carte pendant l’opération et donc on dispose de peut de place pour vraiment glisser les idées sur la carte.

Mais ça fonctionne !

 4. Sauvegarde de la mindmap dans Evernote

 Voilà une innovation intéressante : l’exportation de votre mindmap vers l’application Evernote, qui connaît, elle aussi, des modifications importantes ces derniers jours.

Pour cela, il ne faut pas utiliser le menu « Exports » car il ne s’agit pas d’une réelle exportation, mais bien d’une sauvegarde dans la célèbre application de prise de notes.

Allez dans « Fichiers », « sauvegarder dans Evernote » et une fenêtre de dialogue s’ouvre pour vous permettre de connecter XMind 6 et Evernote.

Fenêtre de connexion XMind 6 – Evernote

La langue de la fenêtre dépend du pays où vous vous trouvez, grâce aux cookies : comme je rédige cet article aux Pays-Bas, la fenêtre s’affiche en néerlandais.  Quelle chance !

Après m’être « loggé » à mon compte Evernote, une autre fenêtre de dialogue s’affiche :

Fenêtre d’autorisation de connexion

En cliquant sur « Authorize », vous autorisez XMind 6 à utiliser certaines fonctionnalités d’Evernote.

Et ensuite ?  Ensuite, rien.  Jusqu’à ce que je visite ma boîte e-mail dans laquelle je trouve un message d’Evernote :

e-mail de confirmation

L’autorisation est concédée pour un an.

On ne plaisante pas avec la sécurité, chez Evernote, et c’est tant mieux !

Vous pouvez à présent sauvegarder votre mindmap XMind 6 dans Evernote en retournant à la commande « Sauvegarder dans Evernote » dans le menu « Fichiers ».

Une autre fenêtre de dialogue s’affiche :

Fenêtre de dialogue

Après quelques minutes d’angoisse feutrée, je reçois, au bas de l’écran de XMind 6, une notification d’Evernote qui me dit :

Confirmation de sauvegarde

 

Eh bien, ce n’est pas trop tôt !

Brûlant d’impatience, j’ouvre mon compte Evernote : toujours rien !

Je rafraîchis la page, de nouveau quelques minutes s’égrènent, pénibles.

Et enfin, la nouvelle note XMind 6 s’ouvre dans Evernote, alléluyah !

Carte sauvegardée dans Evernote

  • En position 1, je trouve le résumé du contenu de la note, comme dans toute note Evernote.
  • En position 2, le fichier au format XMind 6 sauvegardé en attachement dans la note.
  • En position 3, l’image de la carte mentale XMind au format PNG.

Si je déroule la note un peu plus bas, je trouve le texte structuré de la même manière que dans Writer d’OpenOffice :

Texte sauvegardé dans
Evernote

Tout y est !

Belle réussite pour cette intégration dans Evernote.

 5. La vue indexée de votre mindmap

Jusqu’ici, il n’était possible de voir la structure de votre mindmap XMind que dans l’ordre des branches : sujet central, premier sujet principal, premier sous-sujet, deuxième sous-sujet, etc.

C’était parfois un peu galère de retrouver un sous-ujet particulier, pour y placer un hyperlien, par exemple.

Dorénavant, il sera possible de réorganiser le contenu de cette structure de plusieurs façons :

  • dans l’ordre alphabétique (A-Z)
  • dans l’ordre anti-alphabétique (Z-A)
  • selon l’ordre des marqueurs (petites icônes)
  • selon l’ordre des étiquettes (filtres texte)
  • par date de début des tâches
  • par date de fin des tâches
  • par personne responsable des tâches

Les trois derniers ordres seront évidemment appréciés des personnes qui utilisent XMind pour la gestion de projet !

Voici la vue d’index de Z à A pour une mindmap XMind :

Vue indexée dans XMind 6

6. Un éditeur de style amélioré

L’éditeur de style était déjà une belle innovation de la version précédente.

Dans XMind 6 il est encore amélioré et présente des fonctions plus nombreuses de paramétrage du texte, des sujets, de la couleur, des relations, des limites, etc.

Nouvel éditeur de style

7. Exports vers OpenOffice 

Jusque-là, XMind vivait un étonnant paradoxe : logiciel freemium open-source il ne pouvait s’exporter que vers la suite logicielle la plus propriétaire au monde : Microsoft !

Cette contradiction appartient au passé puisque, désormais, Xmind exporte également ses mindmaps vers Open Office.

a) Export vers OpenOffice Spreadsheet

J’ai repris une carte créée avec la version précédente de XMind, le projet Waw, qui m’avait servi à illustrer un article sur l’export des tâches depuis XMind vers Excel.

Exemple de gestion de projet

J’ai donc cliqué sur la nouvelle icône « export » de la barre du haut de XMind 6.

J’ai obtenu l’affichage du menu Exports vers OpenOffice Spreadsheet :

Menu Export OpenOffice Spreadsheet

Après avoir cliqué sur  « Next », j’obtiens une fenêtre de dialogue pour sélectionner les options d’exportation :

Fenêtre de dialogue OpenOffice Spreadsheet

 En numéro 1, je sélectionne « Merged Cell » pour obtenir un alignement des cellules représentant les sous-sujets d’une branche en regard de la cellule principale.

Ensuite, je coche la boîte « Task info » en numéro 2 pour m’assurer que les informations de tâches seront bien exportées depuis XMind 6 vers OpenOffice Spreadsheet.

Je sélectionne ensuite, avec la commande « Browse » le nom du fichier et l’emplacement où je désire le sauvegarder.  Je clique sur Next.

Et voici ce que j’obtiens :

Export dans le tableur OpenOffice

Les résultats sont tout à fait comparables à ceux que j’avais obtenu avec mon export dans Excel.

Les cellules sont parfaitement alignées, les contenus sont intacts, les dates ont été préservées.

Du beau travail !

 b) Export vers Writer, le traitement de texte d’OpenOffice

J’ai testé aussi l’export vers le traitement de texte Writer, de la suite OpenOffice.

J’ai choisi d’inclure la vue générale de la mindmap ainsi que le contenu de l’accolade (summary) et de la relation qui en part.

Au terme de l’opération, XMind 6 m’a établi une table des matières automatiques sous le titre du document.

Table des matières

Qu’en-est-il du reste du document ?

Voici ce que je découvre en faisant défiler le document dans Writer d’Open Office :

1. Vue générale et début du texte

Vue de la carte mentale et du début du document

Tout est parfaitement en ordre : la carte mentale est centrée en haut du document et le texte est structuré selon la position des sujets et sous-sujets dans la carte.  Le résultat est tout-à-fait comparable à l’export vers Word.

Ici aussi, rien à redire.

Qu’en est-il de l’inclusion de l’accolade et de la relation ?

b) Inclusion de l’accolade et de la relation dans le document Writer

Le lien de la relation est bien présent : c’est un hyperlien cliquable qui devrait me renvoyer vers le contenu « Plus ergonomique ».

Lien cassé dans le document ODT

Le lien de la relation (flèche dans la carte, hyperlien dans le document Writer) se trouve bien à sa place dans le document final.  Mais il est cassé et ne renvoie vers rien.

A l’examen du reste du document, je comprends pourquoi : le contenu de l’accolade (plus ergonomique) n’a pas été exporté, contrairement à la relation et donc, celle-ci ne peut renvoyer vers le texte qu’elle désigne.

c) Export vers le module présentation Impress d’OpenOffice

J’ai toujours trouvé dommage d’exporter une mindmap, structure non-linéaire par définition, vers une application de présentation de type séquentiel.

Mais je sais qu’on n’a pas toujours le choix.  Et donc, j’ai également testé cette fonction.

J’ai demandé une vue de la carte complète dans la présentation.  La voici :

Diapositive avec vue de la mindmap

Et le reste des diapositives dans Impress ?

Des listes à puces :

Listes à puces d’Impress

Bon, ce n’est pas encore ça qui me fera oublier Prezi ou le module de présentation de Mindomo !

8. Exports vers Microsoft Project

Dans les exports annoncés, figure l’exportation vers Microsoft Project.

J’ai donc tenté l’expérience avec la même carte Projet Waw que j’ai utilisée pour l’export vers le tableur d’OpenOffice.  A l’issue de mon export, j’ai voulu ouvrir le fichier avec le logiciel gratuit GanttProject, comme je l’avais fait lors du test d’export de Mindomo vers GanttProject.

Hélas, l’export n’a pas fonctionné.  Il subsiste probablement un bug au niveau du java (c’est ce que je crois comprendre à la lecture de ce qui suit : développeurs, à vos claviers !) :

Problème lors de l’export vers Microsoft Project

9. Import et exports de ressources en paquets (bundles)

 L’import et export de ressources en paquets (bundles) existe déjà chez d’autres logiciels de mindmapping comme iMindMap, par exemple.

Cela vous permet d’échanger des éléments de votre compte XMind vers un autre.

J’ai testé les fonctions Thèmes, Templates (modèles) et Markers.

Cette fonction est elle aussi réservée aux professionnels et se trouve dans le menu Tools (outils).

Export en paquets

Ensuite, une nouvelle fenêtre de dialogue s’ouvre qui vous propose d’exporter :

  • des thèmes (environnement graphique)
  • des templates (modèles de cartes mentales réutilisables)
  • des cliparts (images)
  • des marqueurs (icônes)

Je commence par exporter un thème, Paul, que j’ai créé sur un de mes ordinateurs :

Exportation d’un thème

Ensuite, je choisis d’exporter aussi un modèle de cartes mentales que j’utilise souvent, celui de la carte cockpit :

Exportation d’un modèle

Je choisis de ne pas exporter de cliparts, par contre, il y a une série de marqueurs qui risquent de m’être utiles et donc, je vais les exporter aussi :

Exportation de marqueurs

Ensuite, le logiciel me demande où je désire sauvegarder ces ressources et je lui indique un emplacement sur mon disque dur ou sur mon réseau.

A quoi ça sert ?

A partager certaines caractéristiques uniques de votre compte XMind avec vos collaborateurs ou avec vous-même.

Par exemple, je donne des formations XMind dans un organisme de formation de formateurs.  Mais je dois utiliser  de préférence leur matériel plutôt que le mien.  Je ne peux donc pas utiliser les thèmes et les templates qui sont sur mon ordinateur personnel.  En exportant ces données sur leur réseau local, avant de donner ma formation, je peux importer ces données, exportées depuis mon ordinateur personnel, sur le leur.  Et donc, j’ai à ma disposition toutes les caractéristiques personnalisées de mon propre compte XMind.

10. Conclusion

Ma conclusion est que cette nouvelle version de XMind ne constitue toujours pas la révolution attendue par certains, dont moi : toujours pas de collaboration en ligne en temps réel ni de fonctionnement sur les tablettes ou smartphones.

Par contre, il est indéniable que la plupart des fonctionnalités présentées ici sont très intéressantes : les exportations vers OpenOffice, vers Microsoft Project (quand elle sera pleinement fonctionnelle), la sauvegard sur Evernote, le nouveau mode de brainstorming, tout cela va dans le bon sens : celui de l’ouverture et de l’interopérabilité entre les logiciels de mindmapping et les autres.

On doit constater aussi que la plupart de ces améliorations visent surtout la version Pro du logiciel de mindmapping.  Après avoir généreusement offert des milliers de licence aux étudiants et enseignants, pour gagner des parts de marché, XMind réserve l’essentiel de ses innovations à la version payante.  Une stratégie pour augmenter les ventes dans un futur plus ou moins proche ?  Une stratégie intelligente, dans ce cas…

La version 6 de XMind est une version beta, qui présente encore quelques bugs.  Lors de mes tests, le logiciel s’est bloqué une seule fois et j’ai pu récupérer la carte sans dommage.  Pas mal pour une version beta.  Par contre, l’export vers MS Project n’a pas fonctionné.

Vous pouvez vous aussi tester gratuitement cette version XMind 6 mais en étant conscient(e) des risques que vous prenez : il s’agit d’une version de test qui ne peut vous garantir pleine satisfaction ni vous offrir une sécurité maximale.  Moi-même, je suis blogueur et non pas représentant XMind (comme certains lecteurs le croient parfois) et donc je décline toute responsabilité si cette version endommage votre ordinateur ou vos logiciels…

Ces réserves prises, bon amusement si vous essayez vous aussi 😉

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Framindmap : du proto-mindmapping libre et accessible à tous

Framasoft propose du « mindmapping » en ligne et ouvert à tous, selon la philosophie open source du site.

Si le principe est prometteur, l’application elle-même l’est nettement moins.

A ce stade, on peut à peine parler de proto-mindmapping.

Framasoft est connu de nombreux internautes francophones comme LE site où trouver des applications et des logiciels libres, gratuits et de qualité.

Le portail offre aussi souvent de la documentation d’un bon niveau.

Nous nous attendions donc à ce que la nouvelle application en ligne qu’il propose soit de qualité.

Hélas, il nous faut déchanter.

Une application rudimentaire

Dans sa page de description de Framindmap, Framasoft nous dit que « l’interface est franchement fluide et intuitive » : c’est tout à fait vrai.

Mais une note de bas de page ajoute : « Mais plutôt rudimentaire si on le compare à un traditionnel logiciel de mind mapping en dur sur votre ordinateur comme Freeplane. »

C’est – malheureusement – encore plus vrai !  Pas de comparaison possible entre Freeplane, logiciel gratuit mais présentant de nombreuses fonctions de très haut niveau et cette application extrêmement basique proposée par Framasoft.

Mais, conclut, l’auteur de cette page : « Nous savons où aller pour de futures améliorations 🙂 ».  Connaissant la qualité du site, nous n’avons pas trop de doute que l’application évoluera dans un futur relativement proche.

Mais pour l’instant, « peut mieux faire ».

Une interface intuitive

L’interface de Framindmap est très intuitive.  Sur le fond blanc quadrillé de l’application, le sujet central est repérable immédiatement, le tout est très lisible.  Le « contrôleur » à droite de l’écran permet de changer la taille et la couleur de la police, la couleur des branches, etc. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

L’écran de Framindmap avec ses menus interactifs

Des bulles d’informations – refermables d’un simple clic – vous donnent aussi des indications sur les outils et la façon de les utiliser.

La création des nouvelles branches est extrêmement intuitive : elle rappelle celle du logiciel de Tony Buzan, iMindmap.  Un point rouge apparaît à la fin de chaque branche et il faut le sélectionner en cliquant-maintenant pour ajouter une branche, la redimensionner et/ou la déplacer.

C’est effectivement très intuitif.

Création d’une branche

Avec le contrôleur, c’est très facile de changer les attributs des polices et des branches.   Le navigateur, à droite de l’écran, permet de repérer à tout moment où l’on se trouve dans la carte.

Par contre, nous déplorons l’absence totale d’images ou même de marqueurs, qui font partie de la définition même du mindmapping…

De même que l’absence de toute autre façon de visualiser les liens secondaires entre les concepts, comme les flèches, les accolades ou encore les limites – appelées « nuages » dans certains logiciels.

Tout un arsenal qui permet de compléter et de préciser l’information manque donc à l’appel.

Voici le résultat final de notre essai (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Mindmap finale

Les branches sont élégantes, les couleurs sont bien visibles et concourrent à distinguer les concepts les uns des autres.

Mais l’absence totale d’éléments graphiques et de visualisation des liens secondaires entre les concepts nous font dire qu’il ne s’agit pas de mindmapping, mais plutôt, pour reprendre l’expression de Tony Buzan, de « proto-mindmapping ».

Dans sa page d’accueil de l’application, Framasoft précise tout ce que l’on peut faire avec le mindmapping (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Ecran d’accueil de Framindmap

C’est clair que l’utilisation en ligne sans installation, ni incription est un concept séduisant.  Le logiciel est gratuit et accessible à tous, inutile d’insister sur cet aspect.  Nous n’avons aucun doute sur l’éthique de Framasoft et nous les croyons volontiers lorsqu’ils affirment ne conserver aucune donnée.  Ce que nous ne dirions pas de tous les logiciels en ligne…

Par contre, pour un brainstorming, je n’hésiterais pas une seconde et j’utiliserais le module Brainstorming de XMind.  Pour concevoir une leçon, je lui préférerai sans peine iMindmap, ses branches fluides et réellement organiques, ses images colorées et ses innombrables enrichissements graphiques.  Pour présenter un projet, j’utiliserais le Presenter de Novamind, qui reste pour moi le sommet de la présentation mindmapping.  Et si vous voulez travaillez gratuitement, préférez de loin Freeplane, avec ses fonctions nombreuses et de haute qualité !

Pour l’instant, Framindmap reste une curiosité, un projet appelé à se développer pour devenir une véritable application utilisable dans un contexte professionnel.  Et connaissant les animateurs de Framasoft, nous ne doutons pas un instant qu’ils savent quels chemins prendre pour y parvenir.

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Formation « Initiation au Mindmapping en ligne »

Vous avez envie de vous former au Mindmapping (carte heuristique) ?

Mais vous disposez de peu de temps ?  Vous ne savez pas où vous adresser ? Il n’y a pas de formation près de chez vous ?  Les horaires ne vous conviennent pas ?

Nous avons LA solution ! Apprenez, de chez vous, à votre propre rythme cet outil fabuleuxle Mindmapping !

A partir du 10 janvier, nous ouvrons un cours d’Initiation au Mindmapping en ligne.  Une formation en 5 modules pour maîtriser les bases du Mindmapping ou carte heuristique (cliquez sur la carte pour l’agrandir) :

5 modules pour maîtriser les bases du Mindmapping !

  • Une brève introduction pour vous accueillir et vous expliquer le fonctionnement du cours

Module 1 : Introduction au Mindmapping : principes de base

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 1 : Introduction
  • Un test pour vérifier votre niveau de compréhension et de mémorisation du manuel
  • La documentation : des cartes heuristiques, une émission de web-télé sur le Mindmapping et bien d’autres choses encore…

Module 2 : Je dessine ma première carte heuristique

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 2 : Ma première carte heuristique
  • Exercice commenté : ma première carte heuristique
  • Galerie de cartes heuristiques : reproductions commentées de cartes manuelles ou avec logiciel
  • Documentation

Module 3 : Applications du Mindmapping sur papier

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 3 : les applications du Mindmapping sur papier
  • Exercice commenté : une application au choix
  • Galerie de cartes appliquées
  • Documentation

Module 4 : Les logiciels de Mindmapping

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 4 : les logiciels de Mindmapping
  • Classement des logiciels de Mindmapping : par site, par prix, par catégorie, collaboratifs O/N, applications smartphones, etc.
  • Comment les entreprises utilisent le Mindmapping
  • Web-télé : le Mindmapping outil mainstream
  • Documentation

Module 5 : Initiation à XMind

  • Comment utiliser cette section
  • Le Manuel 5 : Initiation à XMind
  • Découverte du tableau de bord
  • Ma première carte heuristique avec XMind
  • Quelques applications du logiciel
  • Exercice commenté : une application au choix avec XMind
  • Galerie commentée de cartes réalisées avec XMind
  • Documentation

Vos avantages :

  • vous apprenez chez vous, à votre bureau ou dans votre fauteuil préféré;
  • vous choisissez vous-même les horaires de votre formation;
  • vous apprenez à votre rythme, selon vos disponibilités;
  • vous consacrez le temps que vous voulez à votre formation;
  • vous maîtrisez les techniques de base du Mindmapping tant sur papier qu’avec XMind;
  • vous ameliorez votre productivité et votre créativité;
  • vous prenez de  meilleures notes;
  • vous concevez et animez de meilleures présentations.

(Cliquez sur la carte pour l’agrandir).

Nous vous offrons :

  • une formation de qualité professionnelle de 5 semaine à 3 mois (selon votre rythme);
  • une plateforme de travail conviviale et personnalisée (Moodle );
  • un cours progressif avec des instruments d’autoévaluation;
  • un e-coaching performant : votre formateur unique vous soutient et vous conseille pendant toute la durée de votre formation;
  • des manuels sous format PDF qui vous appartiennent (consultables en ligne, téléchargeables, imprimables);
  • des modèles gratuits et une documentation  multimédia actualisée (vidéo, audio, écrite, cartes heuristiques, sites web, etc.);
  • des exercices corrigés et commentés par un formateur professionnel;
  • un chat hebdomadaire avec le formateur et les autres participants afin d’échanger, de poser des questions, de proposer vos solutions;
  • un forum où échanger avec le formateur et les autres participants quand vous le désirez;
  • la possibilité d’acquérir la licence PRO d’XMind à prix réduit:
  • un accès gratuit pendant toute votre formation à Mindmapping et pensée visuelle, un espace d’échange avec d’autres personnes intéressées par le mindmapping et la pensée visuelle qui vous fournit d’autres modèles gratuits, des actualités exclusives, etc.
  • un certificat de réussite en fin de formation.

Espace de travail Moodle

En Pratique

Comment cela fonctionne-t-il ?

  1. Vous réglez le montant de votre inscription en cliquant sur un des boutons PayPal ci-dessous.
  2. Dès réception de votre paiement, nous vous envoyons les instructions pour accéder à la plateforme (lien et code d’accès)
  3. Vous commencez à vous former !

Fiche technique du cours

  • Niveau : débutant.
  • Type de cours :  exclusivement en ligne avec e-coaching.
  • Ouverture des inscriptions : le 4 janvier 2011.
  • Début du cours : le 10 janvier à 9 heures (heure de Paris, Bruxelles, Amsterdam).  Pour les autres régions, vous pouvez convertir ici.
  • Durée de la formation : 90 jours maximum, mais le tout peut être terminé en 5 semaines (selon votre rythme).
  • Prix :
    • pour le cours seul : 89 € tout compris
    • pour le cours + licence XMind Pro pour un an : 124 € tout compris (licence XMind Pro à 35 € au lieu de 40 €)

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Apple séduit de plus en plus les jeunes… au point d’inquiéter Microsoft !

Il y a quelques mois, j’avais publié les résultats d’une étude sur la fracture numérique des jeunes, qui montrait que, contrairement à une idée répandue, certains jeunes ne sont pas préparés du tout à l’utilisation des nouvelles technologies en milieu professionnel.

Mais qu’en est-il des étudiants, et en particulier, des universitaires ?

Il existe peu d’études en Europe sur le sujet, mais l’Université de Virginie a publié quelques statistiques intéressantes sur le type d’ordinateur utilisé par ses étudiants et ce, sur une période de 13 ans, de 1997 à 2009.

Tout d’abord, le nombre d’étudiants de première année possédant au moins un ordinateur a progressé de manière impressionnante puisqu’il passe de 74 à 100 % en 13 ans !

Le changement ne s’arrète pas là : le type d’ordinateur qu’utilisent les étudiants au fil des années connaît également une révolution.  L’ordinateur de bureau disparait au profit du portable – le laptop, en bon français – qui suit les déplacements de son propriétaire et permet une connexion quasi-permanente avec les ressources du web. (Cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Mais la grande surprise vient – sans aucun doute possible ! – des systèmes d’exploitation qui « tournent » sur ces machines (cliquez sur l’image pour l’agrandir) :

Si Microsoft a connu une suprématie quasi-incontestée, depuis 2004, le mouvement s’est inversé au profit des systèmes d’exploitation d’Apple. Pour en arriver, en 2009, à moins de 13 % de différence en faveur du géant de Redmont.   Quant aux autres systèmes d’exploitation, comme Linux et toutes ses distributions (Ubuntu, Debian, Red Hat, etc.), après un pic de 77 machines en 2004, leurs chiffres s’effondrent pour plafonner à 8 en 2008 et 2009.  Ici aussi, une surprise de taille : on s’attendait en effet à une progression constante du logiciel libre avec son esprit communautaire, ses valeurs de partage et ses softwares (OpenOffice, FireFox, Thunderbird, Scribus, etc.) rivalisant de qualité avec ses homologues commerciaux…  Il n’en est rien : les jeunes se tournent manifestement vers un des géants du marché, sans états d’âme, et démentent  toutes les prophéties sur la collaboration et l’intelligence collective que nous serinent à tour de bras les gourous du Net !

Le marketing d’Apple porte visiblement ses fruits : la marque se positionne en effet comme « sympa », tournée vers la convivialité et une réelle simplicité d’utilisation pour le consommateur final.  Le dernier show de Steve Jobs en fabeur de l’iPad l’a encore montré à profusion : des millions d’internautes ont visionné la vidéo online et quelques semaines plus tard, des milliers d’entre eux envahissaient les boutiques qui proposaient la précieuse tablette.

Mais il y a sans doute autre chose.  Apple, ce n’est pas qu’une gamme d’ordinateurs – c’est aussi une galaxie de médias qui touchent d’abord et surtout les jeunes : iPod, iPhone, iTune, iTunes U… Autant de noms qui résonnent comme des appels (des Apple ?) au fun, au plaisir et  à l’échange de contenus !  Et des dizaines de milliers d’applications, du jeu le plus débile au contenu universitaire de pointe en passant par l’échange de ressources et le publicité virale…

Une tendance que l’arrivée en fanfare de l’iPad ne peut que confirmer…

L’enquête de l’Université de Virginie démontre aussi la pénétration des produits Apple dans le segment des jeunes, comme l’illustrent le tableau et  le graphique suivants :

Une autre explication de ce succès, est l’investissement massif d’Apple dans les milieux éducatifs et ce depuis le début : réductions de prix pour les écoles, sites dédiés, applications spécifiques, etc.  Tout est fait pour accompagner profs et élèves depuis la maternelle jusqu’au post-doctorat ! Même les directions et le personnel administratif ne sont pas oubliés : de quoi investir le monde académique sur tous les fronts !

Mais cette tendance n’est pas limitée à l’Université de Virginie, loin s’en faut !  A tel point que Trip Chowdhry, analyste chez Global Equities Research, a baissé la cote de Microsoft au profit d’Apple.  Ce dernier base son action sur deux arguments :

  • de plus en plus d’entreprises offrent le choix de leur ordinateur à leurs employés et ceux-ci choisissent de plus en plus la formule Mac
  • Microsoft se montre « incapable de se connecter à la nouvelle génération d’utilisateurs. »

Pour l’instant, Microsoft domine toujours le marché, mais si cette croissance d’Apple devait se confirmer, le bébé de Bill Gates du souci à se faire pour les prochaines années…